Émissions de gaz à effet de serre directes du gouvernement du Canada : Installations
Le gouvernement fédéral possède un des portefeuilles de biens immobiliers les plus importants et diversifiés d’installations dans le pays, y compris :
- les édifices symboliques sur la Colline parlementaire;
- des hangars d’aviation sur des bases militaires;
- des laboratoires;
- des établissements correctionnels;
- des immeubles de bureaux et des entrepôts.
Figure 4 - version textuelle
Le graphique à barres représente les émissions de GES émanant des installations pour l’exercice 2024 à 2025 par organisme fédéral en kilotonnes d’équivalent en dioxyde de carbone. Au-dessus de chaque barre figurent les émissions de l’organisation en 2024 à 2025, ainsi que la variation en pourcentage par rapport à l’exercice 2005-2006 pour chaque organisation fédérale.
| Organisme fédéral | Émissions émanant des installations pour l’exercice 2005-2006 (kt CO2 éq) | Émissions émanant des installations pour l’exercice 2024-2025 (kt CO2 éq) | Pourcentage de changement par rapport à l’exercice 2005-2006 |
|---|---|---|---|
| Défense nationale | 735,5 | 455,9 | -38 % |
| Services publics et approvisionnement Canada | 269,8 | 109,2 | -60 % |
| Service correctionnel Canada | 137,4 | 87,3 | -36 % |
| Gendarmerie royale du Canada | 95,6 | 61,2 | -36 % |
| Agriculture et Agroalimentaire Canada | 91,2 | 41,1 | -55 % |
| Conseil national de recherches Canada | 71,3 | 39,8 | -44 % |
| Pêches et Océans Canada | 38,5 | 22,9 | -41 % |
| Ressources naturelles Canada | 32,5 | 17,2 | -47 % |
| Parcs Canada | 28,5 | 14,6 | -49 % |
| Agence canadienne d’inspection des aliments | 26,5 | 13,6 | -49 % |
| Environnement et Changement climatique Canada | 17,4 | 9,9 | -43 % |
| Santé Canada | 20,4 | 8,3 | -59 % |
| Agence des services frontaliers du Canada | 8,4 | 5,9 | -30 % |
| Agence de la santé publique du Canada | 7,1 | 6,7 | -5 % |
| Transports Canada | 6,8 | 4,1 | -40 % |
| Centre de la sécurité des télécommunications | 10,1 | 5,4 | -47 % |
| Sécurité publique Canada | 6,8 | 4,7 | -30 % |
| Bibliothèque et Archives Canada | 4,0 | 2,4 | -38 % |
| Savoir Polaire Canada | s.o. | 1,9 | s.o. |
| Agence spatiale canadienne | 2,4 | 1,3 | -44 % |
| Services partagés Canada | 1,3 | 1,3 | +7 % |
| Innovation, Sciences et Développement économique Canada | 1,1 | 0,5 | -51 % |
| Services de bien-être et moral des Forces canadiennes | 2,4 | 0,8 | -66 % |
| Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada | 0,3 | 0,2 | -51 % |
| Commission des champs de bataille nationaux | 0,1 | 0,2 | 34 % |
| Services aux Autochtones Canada | 0,5 | 0,04 | -92 % |
| Total | 1 615 | 917 | -43,3 % |
Figure 5 - version textuelle
Une carte du Canada qui indique l’importance des émissions de GES émanant des installations fédérales dans chaque province ou territoire, déclarées à l’exercice 2024-2025.
| Région | Émissions des gaz de combustion de sources fixes (kt éq. CO2) | Émissions de l’électricité (kt éq. CO2) | Émissions de l’énergie de quartier (kt éq. CO2) | Total de toutes les sources (kt éq. CO2) | Pourcentage de part du total des émissions de GES |
|---|---|---|---|---|---|
| Ontario | 203,5 | 53,7 | 38,7 | 295,9 | 32 % |
| Nouvelle-Écosse | 45,0 | 98,5 | 1,1 | 144,6 | 16 % |
| Alberta | 101,9 | 2,6 | 0,0 | 106,5 | 12 % |
| Québec | 86,4 | 0,9 | 2,1 | 92,5 | 10 % |
| Saskatchewan | 32,1 | 39,2 | 5,2 | 72,6 | 8 % |
| Colombie-Britannique | 44,8 | 4,4 | 1,3 | 50,5 | 6 % |
| Nouveau Brunswick | 25,4 | 20,8 | 0,5 | 46,7 | 5 % |
| Manitoba | 31,0 | 0,3 | 1,3 | 32,5 | 4 % |
| Nunavut | 22,8 | 5,8 | 0,0 | 28,6 | 3 % |
| Terre-Neuve et Labrador | 25,4 | 1,3 | 0,0 | 26,7 | 3 % |
| Territoires du Nord-Ouest | 6,0 | 2,9 | 0,0 | 9,0 | 1 % |
| l’Île-du-Prince-Édouard | 3,0 | 3,5 | 1,0 | 7,6 | 1 % |
| Yukon | 3,1 | 0,5 | 0,0 | 3,3 | 0.4 % |
| Total | 630 | 234 | 51 | 917 | 100 % |
Figure 6 - version textuelle
Le graphique à barres représente les émissions de GES émanant des installations fédérales en kilotonnes d’équivalent en dioxyde de carbone, en total, et par source d’énergie, pour les exercices 2005-2006 et 2024-2025
| Source d’énergie | Émissions (kt éq. CO2) par l’exercisce 2005 à 2006 | Émissions (kt éq. CO2) par l’exercisce 2024 à 2025 | Pourcentage de changement par rapport à l’exercice 2005-2006 |
|---|---|---|---|
| Gaz de combustion de sources fixes | |||
| Gaz naturel | 550,7 | 537,4 | -2,4 % |
| Mazout léger | 60,3 | 50,1 | -17 % |
| Mazout lourd | 68,8 | 0,0 | -100 % |
| Carburéacteur | 26,8 | 20,9 | -22 % |
| Diesel | 21,3 | 11,6 | -46 % |
| Propane | 10,9 | 11,2 | 3 % |
| Kérosène | 0,0 | 0,6 | s.o. |
| Électricité achetée | |||
| Fondé sur le marché | 750,9 | 234.4 | -69 % |
| Fondé sur l’emplacement | 750,9 | 329,6 | -58 % |
| Énergie de quartier | |||
| Chauffage | 102,3 | 50,4 | -51 % |
| Refroidissement | 23,7 | 0,8 | -97 % |
| Total des installations (marché) | 1,616 | 917 | -43 % |
| Total des installations (emplacement) | 1,616 | 1,000 | -38 % |
Résultats clés
- 26 organismes fédéraux ont déclaré des émissions de GES émanant d’installations fédérales à l’exercice 2024 à 2025.
- Les émissions pour l’exercice 2024-2025 ont totalisé 917 kilotonnes d’équivalent en dioxyde de carbone (kt) (éq. CO2) émanant des installations fédérales, soit une diminution de 699 kt éq. CO2, ou 43,3%, par rapport à l’exercice 2005-2006.
- À l’exercice 2024-2025, les 5 organismes émetteurs les plus importants (la Défense nationale, Services publics et Approvisionnement Canada, le Service correctionnel Canada, la Gendarmerie royale du Canada, et Agriculture et Agroalimentaire Canada) étaient responsables de 82 % des émissions de GES des installations du gouvernement du Canada (GC).
- À l’exercice 2024-2025, les 6 plus importantes régions émettrices pour les opérations internes (l’Ontario, la Nouvelle-Écosse, l’Alberta, le Québec, la Saskatchewan et Colombie Britannique) ont produit 83 % des émissions de GES des installations du GC.
- Une partie importante des émissions de GES produites par l’achat d’électricité provient de la consommation d’électricité dans des régions qui ont des réseaux électriques à forte intensité de carbone, y compris la Nouvelle-Écosse (42 %), la Saskatchewan (17 %), l’Alberta (1,1 %) et le Nouveau-Brunswick (8.9 %). Bien que 87 % de l’électricité produite en Ontario provienne de sources non émettrices de gaz à effet de serre, la province représente néanmoins 23 % des émissions d’électricité du gouvernement, car elle possède la plus grande partie du portefeuille des biens immobiliers.
- Répartition des émissions de GES émanant du gaz naturel utilisé dans les installations fédérales :
- 37 % en Ontario;
- 19 % en Alberta;
- 16 % au Québec;
- 7 % en Colombie-Britannique.
- 46 % des émissions de mazout léger proviennent d’opérations en Terre-Neuve-et-Labrador, et une portion supplémentaire de 35 % de ces émissions a été produite dans d’autres provinces de l’Atlantique et au Québec.
- 79 % des émissions de GES de l’énergie de quartier ont été produites par des centrales situées dans la région de la capitale nationale.
- Les gaz de combustion de sources fixes, principalement utilisés pour générer de la chaleur dans les installations, ont produit un montant important (69 %) d’émissions de GES à l’exercice 2024-2025, mais ils ont diminué de 15 % par rapport à l’exercice 2005-2006.
- L’électricité achetée a produit une quantité importante (26 %) d’émissions de GES à l’exercice 2024-2025, mais les émissions attribuées à la consommation d’électricité ont diminué de 69 % par rapport aux émissions à l’exercice 2005-2006.
- Les réductions d’émissions de GES émanant ( 699 kt éq. CO2) des installations fédérales par rapport à l’exercice 2005-2006 sont principalement dues aux éléments suivants :
- une réduction de l’intensité des GES de l’électricité à l’échelle du Canada, qui a été comptabilisée à une réduction de 350 kt éq. CO2;
- des mécanismes de passation de marchés, comme des certificats d’énergie renouvelable, qui ont permis des réductions supplémentaires de 95 kt éq. CO2
- La réduction des émissions de GES dues au chauffage et au refroidissement urbains (52 kt et 23 kt en équivalent CO2, respectivement) a été importante, mais n’a eu que peu d’impact sur les niveaux d’émissions étant donné que le chauffage et le refroidissement urbains représentent une portion moindre de la consommation d’énergie totale
- La réduction restante de 179 kt en émission s’explique par la rationalisation du portefeuille d’immeubles du gouvernement, des rénovations pour une efficacité énergétique et des mises à niveau d’équipement pour améliorer l’efficacité énergétique et pour les opportunités en matière de remplacement des carburants. Par conséquence, ces mesures ont entraîné une réduction de la consommation d’énergie sous forme de :
- les gaz de combustion de sources fixes ( 108 kt éq. CO2)
- l’électricité achetée (71 kt éq. CO2)
Renseignements supplémentaires
Les gaz de combustion de sources fixes produisent du chauffage, du refroidissement et de l’électricité dans les installations fédérales. Des sources de gaz de combustion de sources fixes au sein des installations comprennent souvent :
- des chaudières et des fournaises qui produisent du chauffage;
- des refroidisseurs à absorption ou les motocompresseurs au gaz utilisés pour le refroidissement;
- des génératrices, des turbines ou de l’équipement de cogénération qui produisent de l’électricité;
- d’autres équipements utilisés dans les installations, comme de l’équipement de laboratoire et des appareils de cuisine.
Ces émissions de GES sont considérées comme « directes », car elles sont produites dans l’installation.
L’électricité achetée fait référence à l’achat d’électricité conventionnelle liée au réseau. Les émissions de GES émanant de l’électricité achetée sont considérées comme « indirectes », car l’électricité est produite à l’extérieur du site.
Les organismes fédéraux utilisent deux méthodes de comptabilité pour calculer les émissions de GES émanant de l’électricité achetée.
- La méthode fondée sur l’emplacement tient compte de l’intensité moyenne de GES des réseaux d’électricité qui assurent l’alimentation, peu importe les ententes contractuelles que peut détenir un organisme pour de l’électricité propre. Pour calculer les émissions indirectes au moyen de la méthode fondée sur l’emplacement, les organismes déclarants utilisent des facteurs d’émission qui sont basés sur l’emplacement géographique de chaque installation et qui correspondent au facteur d’émission moyen de réseau des installations productrices d’électricité qui alimentent le réseau.
- La méthode fondée sur le marché reflète les émissions de GES émanant des sources d’électricité que les organismes déclarants ont choisies. À titre d’exemple, un organisme peut établir une entente contractuelle pour fournir de l’électricité propre à partir de sources précises au moyen d’accords d’achat d’énergie propre ou de certificats d’énergie renouvelable. Pour tout le reste de la consommation d’électricité dans une installation qui n’est pas couverte par une entente contractuelle, le facteur d’émission moyen de réseau adéquat, fondé sur l’emplacement de l’installation, s’appliquera. Le progrès par rapport à la cible de réduction fédérale des GES sera mesuré à l’aide de la méthodologie fondée sur le marché.
L’énergie de quartier représente la consommation d’énergie utilisée pour le réchauffement ou le refroidissement qui est produite à l’extérieur du site. Les émissions de GES émanant de l’énergie de quartier sont également considérées comme indirectes, car elles sont le résultat du chauffage ou du refroidissement produit dans l’installation.
Visitez le portail du gouvernement ouvert pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les émissions du GES produites par les installations fédérales.
