Diminution de l’efficacité du vaccin antigrippal au cours de la saison et implications pour le calendrier optimal des programmes de vaccination saisonnière

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Numéro : RMTC : Volume 52-6, juin 2026 : Calendrier optimal des programmes de vaccination saisonnière
Date de publication : juin 2026
ISSN : 1719-3109
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Volume 52-6, juin 2026 : Calendrier optimal des programmes de vaccination saisonnière
Examen de la portée
Diminution de l’efficacité du vaccin antigrippal au cours de la saison et implications pour le calendrier optimal des programmes de vaccination saisonnière : une revue de la portée
Pamela Doyon-Plourde1, Fazia Tadount1,2, Anabel Gil1, Calin Lazarescu1, Marie-Michelle Ursu1,2, Nadine Sicard1, Winnie Siu1,3, Angela Sinilaité1
Affiliations
1 Centre de surveillance et des programmes de l’immunisation, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, ON
2 Département de microbiologie, infectiologie et immunologie, Université de Montréal, Montréal, QC
3 École d’épidémiologie et de santé publique, Département de médecine, Université d’Ottawa, Ottawa, ON
Correspondance
Citation proposée
Doyon-Plourde P, Tadount T, Gil A, Lazarescu C, Ursu MM, Sicard N, Siu W, Sinilaité A. Diminution de l’efficacité du vaccin antigrippal au cours de la saison et implications pour le calendrier optimal des programmes de vaccination saisonnière : une revue de la portée. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2026;52(6):255–70. https://doi.org/10.14745/ccdr.v52i06a03f
Mots-clés : vaccin antigrippal, durée de la protection, efficacité vaccinale, diminution de l’efficacité, calendrier de vaccination optimal
Résumé
Contexte : Les programmes de vaccination contre la grippe saisonnière visent à offrir une protection avant le début de la circulation du virus. Toutefois, l’efficacité du vaccin (EV) peut diminuer au cours d’une même saison grippale en raison de l’affaiblissement de l’immunité, de la dérive antigénique et de facteurs spécifiques à la saison, ce qui soulève des questions quant au moment optimal d’administration de la vaccination. L’objectif de cette revue était de résumer les données probantes sur la diminution intra-saisonnière de l’EV contre la grippe saisonnière et d’examiner les implications ainsi que les principales considérations pour optimiser le calendrier de vaccination saisonnière au Canada.
Méthodes : Une revue de la portée a été réalisée, avec des recherches dans MEDLINE, Embase, Scopus, Cochrane Library et ProQuest Public Health Database, qui ont permis de repérer les études publiées entre 2010 et juin 2024, avec une mise à jour en juillet 2025. Les études admissibles comprenaient des essais cliniques, des études observationnelles, des revues systématiques et des études de modélisation rapportant au moins deux estimations de l’EV en fonction du temps écoulé depuis la vaccination au cours d’une même saison, ou évaluant le moment d’administration de la vaccination et son impact sur les résultats liés à la grippe.
Résultats : Quarante-neuf études répondaient aux critères d’inclusion, dont 37 portant sur la diminution intra-saisonnière de l’immunité et 12 examinant les calendriers de la vaccination. Dans l’ensemble, l’EV était généralement la plus élevée entre un et trois mois après la vaccination, puis diminuait au cours de la saison (p. ex., entre trois et six mois après la vaccination). La diminution était observée de façon plus constante pour la grippe A, en particulier le sous-type A(H3N2), ainsi que chez les adultes âgés de 60 ans et plus. Les études de modélisation suggéraient qu’un report de la vaccination pourrait réduire le fardeau de la grippe dans certains scénarios de pics tardifs ou de diminution rapide de l’immunité; toutefois, les bénéfices estimés étaient généralement modestes et très sensibles aux hypothèses du modèle.
Conclusion : La diminution intra-saisonnière de l’EV de la grippe est observée de façon constante, en particulier pour la grippe A et chez les personnes âgées, mais elle correspond à un affaiblissement graduel qui ne compromet généralement pas l’efficacité sur l’ensemble de la saison. Les données probantes ne soutiennent pas des bénéfices importants ou constants liés au report de la vaccination à l’échelle de la population.
Introduction
La grippe saisonnière au Canada suit un schéma annuel prévisible, commençant généralement en décembre et dure de 12 à 16 semaines, bien que certaines saisons puissent débuter dès octobre ou aussi tard qu’en février et se prolonger jusqu’à 20 semaines Footnote 1. L’activité grippale progresse généralement d’ouest en est à travers le pays Footnote 1. La vaccination annuelle constitue la principale stratégie de prévention de la grippe et de ses complications; au Canada et dans d’autres pays de l’hémisphère Nord, les programmes d’immunisation débutent habituellement en octobre afin d’assurer une protection avant l’augmentation de la circulation du virus Footnote 1Footnote 2Footnote 3.
Bien que la vaccination à l’automne soit largement établie comme moment recommandé pour l’immunisation contre la grippe saisonnière, la recherche continue d’examiner l’influence du calendrier de vaccination sur son efficacité tout au long de la saison grippale. Des données probantes émergentes indiquent que l’efficacité vaccinale (EV) peut diminuer au cours d’une même saison en raison de l’affaiblissement de l’immunité, de l’immunité préexistante, de conditions de santé sous-jacentes et de changements dans les souches en circulation Footnote 4Footnote 5Footnote 6. Des études observationnelles ont rapporté une augmentation des probabilités de grippe confirmée en laboratoire (GCL) avec l’allongement du délai depuis la vaccination, en particulier pour le sous-type A(H3N2), ce qui soulève des préoccupations quant au fait qu’une vaccination précoce pourrait entraîner une protection réduite plus tard dans la saison, surtout chez les populations à risque accru de subir des complications graves Footnote 7.
Au-delà de l’affaiblissement de l’immunité, l’EV et l’impact de la vaccination sont influencés par la variabilité d’une saison à l’autre de la circulation de la grippe, la dérive antigénique, la concordance entre les souches vaccinales et les souches en circulation, ainsi que par des facteurs programmatiques, tels que l’approvisionnement en vaccins et la couverture vaccinale Footnote 8.
Bien que des études antérieures aient examiné le déclin de l’immunité au cours de la saison, il manquait jusqu’à présent une évaluation intégrée prenant en compte à la fois de cette diminution et les données probantes relatives au calendrier de la vaccination. La présente revue de la portée comble cette lacune en cartographiant les données disponibles et en synthétisant les connaissances afin de soutenir la prise de décisions en santé publique fondées sur des données probantes ainsi que les travaux nationaux en cours visant à optimiser les stratégies de vaccination contre la grippe au Canada. Les objectifs étaient les suivants : i) résumer les données récentes sur la diminution intra-saisonnière de la protection conférée par les vaccins contre la grippe saisonnière; et ii) identifier les principales considérations liées au moment optimal de la vaccination contre la grippe saisonnière.
Méthodes
Cette revue de la portée a suivi le cadre méthodologique de l’Institut Joanna Briggs et est présentée conformément aux lignes directrices PRISMA-ScR (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-analysis Extension for Scoping Review) Footnote 9Footnote 10. Le protocole a été enregistré sur la plateforme Open Science Framework (OSF ID : Rkzc9) Footnote 11.
Stratégies de recherche
Une stratégie de recherche exhaustive a été élaborée avec l’aide d’une bibliothécaire de recherche et appliquée à MEDLINE, Embase, Scopus, la Cochrane Library et la base de données ProQuest Public Health (appendice, matériel supplémentaire, tableaux S1–S8). Les recherches incluaient des publications en anglais et en français du 1er janvier 2010 (après l’introduction de la souche H1N1 de 2009) au 17 juin 2024, et ont été mises à jour le 15 juillet 2025.
Critère d’admissibilité
Les études incluaient des personnes âgées de six mois et plus vivant dans des régions tempérées de l’hémisphère Nord ou Sud, ainsi qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande, en raison de la qualité de la recherche et du fait que ces régions présentent majoritairement un climat tempéré. Les modèles d’études admissibles comprenaient des études primaires (c.-à-d. essais cliniques et études observationnelles), des revues systématiques et des méta-analyses.
Pour les données portant sur la diminution de la protection conférée par la vaccination contre la grippe saisonnière, les études devaient présenter deux estimations de l’EV en fonction du temps écoulé depuis la vaccination au cours d’une même saison grippale, en utilisant des résultats de GCL ou d’hospitalisation liée à la grippe. Pour les données probantes relatives au moment optimal de la vaccination contre la grippe, les études admissibles évaluaient le moment de la vaccination en comparant une administration plus précoce versus plus tardive en fonction des résultats liés à la grippe, ou modélisaient l’impact du moment d’administration de la vaccination sur ces résultats.
Les études portant sur des vaccins pandémiques monovalents ou expérimentaux, des résultats limités à l’immunogénicité, l’efficacité vaccinale relative sans estimations absolues, des études non humaines, ainsi que celles axées uniquement sur la couverture ou l’acceptation vaccinale ont été exclues.
Sélection des études et extraction des données
Les citations ont été importées dans Zotero pour la déduplication, puis téléchargées dans DistillerSR (Evidence Partners Inc., Ottawa, Canada) pour le processus de sélection. Les titres et résumés ont été examinés par trois évaluateurs indépendants. Un article était inclus si au moins un évaluateur le jugeait potentiellement admissible; son exclusion nécessitait l’accord de deux évaluateurs. L’outil d’intelligence artificielle (IA) de DistillerSR a été utilisé pour appuyer l’exclusion au stade du tri des titres et des résumés, en utilisant un seuil de pertinence conservateur de 0,2 (les scores proches de 0 indiquant une exclusion avec un haut degré de confiance). Toutes les exclusions signalées par l’IA ont été examinées manuellement. Un article était exclu uniquement si au moins un évaluateur confirmait la recommandation de l’IA. Les désaccords ont été résolus par la discussion. Les articles non signalés par l’IA ont fait l’objet d’un processus standard de double évaluation humaine. L’examen des textes intégraux a été réalisé par deux évaluateurs indépendants, les divergences étant résolues par discussion.
L’extraction des données a été effectuée par un évaluateur et validée par un second, en recueillant les caractéristiques des études (p. ex., population, contexte, modèle), les interventions, les résultats et les conclusions pertinentes pour chaque objectif.
Évaluation du risque de biais
L’évaluation du risque de biais a été réalisée afin de fournir un contexte pour l’interprétation des politiques. L’évaluation critique a été effectuée par un évaluateur et validée par un second évaluateur. Les outils utilisés comprenaient la version révisée du Cochrane Risk of Bias Tool pour les essais randomisés Footnote 12, le ROBINS-I (Risk of Bias in Non-randomized Studies of Interventions) Footnote 13Footnote 14 et AMSTAR 2 (A MeaSurement Tool to Assess Systematic Reviews) Footnote 15. Les études de modélisation n’ont pas fait l’objet d’une évaluation du risque de biais.
Synthèse des données probantes
Les résultats ont été résumés de façon narrative et les estimations de l’EV stratifiées en fonction du temps écoulé depuis la vaccination ont été présentées visuellement sous forme de graphique en forêt. Les résultats relatifs au moment optimal de la vaccination contre la grippe ont été synthétisés séparément, en mettant en évidence les principales hypothèses et les facteurs influençant les décisions de calendrier vaccinal.
Résultats
Au total, 49 études répondaient aux critères d’inclusion (figure 1), couvrant des saisons grippales allant de 2005–2006 à 2023–2024 dans plusieurs pays (tableau 1 et tableau 2). La plupart des études utilisaient un devis test négatif (TND) et évaluaient la diminution intra-saisonnière de l’EV contre la GCL.
Figure 1 - Équivalent textuel
Diagramme de flux PRISMA pour l’identification, la sélection, l’admissibilité et l’inclusion des études dans la revue (n = 49).
Le diagramme illustre le processus d’identification, de sélection et d’inclusion des études selon l’approche PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses). Au total, 9 333 références ont été initialement identifiés à partir des bases de données, dont MEDLINE (n = 2 013), Embase (n = 3 264), Scopus (n = 2 595), Cochrane Central (n = 631) et ProQuest (n = 830). Avant la sélection, 4 626 doublons ont été supprimés, ce qui a donné 4 707 références uniques pour le tri des titres et résumés.
Lors de l’étape de sélection, 4 376 références ont été exclus selon des critères d’éligibilité prédéfinis. Un total de 331 rapports ont ensuite été recherchés pour obtention du texte intégral et évalués pour leur admissibilité. Parmi ceux-ci, 282 rapports ont été exclus pour les raisons suivantes : résultats inappropriés (n = 221), intervention ou comparateur inapproprié (n = 5), modèle d’étude inapproprié (n = 6), absence de données originales ou données insuffisantes/non pertinentes (n = 30), études menées en climat tropical hors du champ de la revue (n = 10) et autres raisons (n = 10).
Après l’évaluation des textes intégraux, 49 études répondaient aux critères d’inclusion et ont été retenues dans la revue finale.
| Auteur, année | Pays, saison | Modèle d’étude | Population à l’étude (n) milieu |
Intervention (n) |
Contrôle (n) |
Résultat | RB | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Diminution intra-saisonnière de la protection conférée par le vaccin contre la grippe saisonnière | ||||||||
| Castilla et al., 2013 | Espagne 2011–2012 |
TND | Individus (≥ 6 mois), à l’exclusion des travailleurs de la santé, et résidents de maisons des soins infirmiers (n = 757) Hôpitaux surveillance régionale de la grippe |
IIV3-SD (n = 193) | Non vaccinés (n = 564) | Hospitalisation pour GCL (ACP) |
FaibleFootnote a | |
| Jimenez-Jorge et al., 2013 | Espagne 2011–2012 |
TND | Adultes plus âgés (≥ 65 ans) et personnes âgées de moins de 65 ans présentant un risque élevé de SAG (n = 378) Soins primaires |
IV (n = 134) | Non vaccinés (n = 208) | GCL (ACP ou culture) | FaibleFootnote a | |
| Kissling et al., 2013 | France, Hongrie, Irlande, Italie, Pologne, Portugal, Roumanie et Espagne 2011–2012 |
TND | Adultes non institutionnalisés (≥ 18 ans) souffrant d’un SAG ou IRA (n = 1 016) Cliniques de soins primaires et hôpitaux faisant partie des réseaux sentinelles |
IV (n = 367) | Non vaccinés (n = 649) | GCL (ACP ou culture) | FaibleFootnote a | |
| Pebody et al., 2013 | Royaume-Uni 2011–2012 |
TND | Personnes souffrant d’un SAG (n = 3 869) Soins primaires |
IIV3 (n = 745) | Non vaccinés (n = 2 954) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Andrews et al., 2014 | Royaume-Uni 2012–2013 |
TND | Individus (≥ 6 mois) souffrant d’un SAG (n = 3 286) Soins primaires |
LAIV3 (n = 534) | Non vaccinés (n = 2 752) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Sullivan et al., 2014 | Australie 2012 |
TND | Personnes souffrant d’un SAG (n = 600) Soins primaires |
IIV3 (n = 134) | Non vaccinés (n = 466) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Pebody et al., 2015 | Royaume-Uni 2014–2015 |
TND | Individus (≥ 6 mois) souffrant d’un SAG (n = 2 931) Soins primaires |
LAIV (enfants) ou IIV (n = 732) | Non vaccinés (n = 2 199) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Gherasim et al., 2016 | Espagne 2014–2015 |
TND | Personnes souffrant d’un SAG (n = 5 044) Cliniques de soins primaires et hôpitaux faisant partie des réseaux sentinelles |
IIV3 (n = 520) | Non vaccinés (n = 4 524) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Kissling et al., 2016 | Allemagne, Espagne, France, Hongrie, Irlande, Italie, Pologne, Portugal et Roumanie 2010–2011 à 2014–2015 |
TND | Personnes souffrant d’un SAG (n = 23 167) Soins primaires |
IIV (n = 2 224) | Non vaccinés (n = 20 943) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Pebody et al., 2016 | Royaume-Uni 2015–2016 |
TND | Personnes souffrant d’un SAG aigu (n = 3 841) Soins primaires |
LAIV (enfants) ou IIV4 (n = 892) | Non vaccinés (n = 2 949) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Radin et al., 2016 | États-Unis 2010–2011 à 2013–2014 |
TND | Personnes souffrant d’une IR fébrile (n = 1 481) Soins de santé ambulatoires |
IIV et LAIV (n = 612) | Non vaccinés (n = 869) | GCL (ACP) | ModéréFootnote a | |
| Ferdinands et al., 2017 | États-Unis 2011–2012 à 2014–2015 |
TND | Personnes (≥ 9 ans) atteintes d’IRA (n = 20 825) Milieu ambulatoire |
IV (n = 9 094) | Non vaccinés (n = 11 731) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Hergens et al., 2017 | Suède et Finlande 2016–2017 |
TND | Adultes âgés (≥ 65 ans) vivant en Suède (n = 358 583) ou en Finlande (n = 1 144 894) Cliniques de soins primaires et hôpitaux |
IIV (Stockholm n = 157 477, Finlande n = 532 076) | Non vaccinés (Suède n = 201 106, Finlande n = 612 818) | GCL | FaibleFootnote a | |
| Bi et al., 2024 | États-Unis 2011–2012 à 2018–2019 |
TND | Individus (≥ 6 mois) avec IRA (n = 55 728) Soins en milieu ambulatoire |
IIV ou LAIV (n = 27 986) | Non vaccinés (n = 27 742) | GCL (ACP) | ModéréFootnote a | |
| Chiu et al., 2018 | Chine 2016–2017 |
TND | Enfants (6 mois à 17 ans) souffrant d’une IRA (n = 5 514) Hôpitaux |
IIV3 ou IIV4 (n = 495) | Non vaccinés (n = 5 019) | Hospitalisation pour GCL (ACP) | ModéréFootnote a | |
| Feng et al., 2018 | Chine 2012–2013 à 2016–2017 |
TND | Enfants (6 mois à 17 ans) hospitalisés pour IR (n = 15 695) Hôpitaux |
LAIV3 ou LAIV4 (n = 1 604) | Non vaccinés (n = 14 091) | GCL (test DIF, culture, ACP) | ModéréFootnote a | |
| Young et al., 2018 | Europe, Kenya, Thaïlande, Australie 2009–2016 |
SR-MA de TND (n = 14) | Personnes atteintes d’IRA Établissements de soins primaires (n = 11) |
IV (NR) | Non vaccinés (NR) | GCL (ACP) | ModéréeFootnote b | |
| Pebody et al., 2019 | Royaume-Uni 2017–2018 |
TND | Personnes souffrant d’un SAG aigu (n = 3 080) Soins primaires |
LAIV4 (enfants), IIV3 ou IIV4 (n = 838) |
Non vaccinés (n = 2 242) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Powell et al., 2019 | États-Unis 2017–2018 |
TND | Enfants (6 mois à 17 ans) souffrant d’une IRA (n = 3 595) Hôpitaux |
IV (n = 632) | Non vaccinés (n = 3 063) | Hospitalisation pour GCL (RIT ou PCR) | FaibleFootnote a | |
| Ray et al., 2019 | États-Unis 2010–2011 à 2016–2017 |
TND | Individus vaccinés (≥ 2 ans) testés pour le virus de la grippe (n = 49 272 personne-année) Cliniques de soins primaires et hôpitaux |
IIV (n = 45 184) | Temps écoulé depuis la vaccination par rapport à la période de référence (14–41 jours) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Regan et al., 2019 | Australie 2016 |
TND | Personnes souffrant d’un SAG (n = 2 085) Soins primaires |
IV (n = 332) | Non vaccinés (n = 1 753) | GCL (ACP) | ÉlevéFootnote a | |
| Wang et al., 2020 | Chine 2016–2017 |
Phase 3 de l’ECR | Enfants en bonne santé âgés de 3 à 17 ans (n = 1 999) Cliniques de soins primaires et hôpitaux |
LAIV3 (n = 996) | Placebo (n = 996) | GCL (ACP) | FaibleFootnote c | |
| Ferdinands et al., 2021 | États-Unis 2015–2016 à 2018–2019 |
TND | Adultes (≥ 18 ans) hospitalisés pour une IRA (n = 3 016 A(H3N2), 1 492 A(H1N1)pdm09 et 1 060 B/Yamagata) En milieu hospitalier |
IV (n = 3 589) | Non vaccinés (n = 1 979) | Hospitalisation pour GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Mira-Iglesias et al., 2021 | Espagne 2018–2019 |
TND | Adultes plus âgés (≥ 65 ans) atteints de SAG (n = 992) Cliniques de soins primaires et hôpitaux |
IIV3 ou IIV3-Adj (n = 662) | Non vaccinés (n = 330) | Hospitalisation pour GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Sahni et al., 2021 | États-Unis 2015–2016 à 2019–2020 |
TND | Enfants (≥ 6 mois à < 18 ans) souffrant d’une IRA (n = 8 430) Hôpitaux |
IV (n = 4 653) | Non vaccinés (n = 3 777) | Hospitalisation pour GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Hu et al., 2022 | États-Unis 2016–2017 à 2019–2020 |
TND | Adultes (≥ 18 ans) atteints d’un SAG (n = 7 114) Soins en milieu ambulatoire |
IIV-SD (n = 4 071) | Non vaccinés (n = 3 043) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Tenforde et al., 2023 | États-Unis 2021–2022 |
TND | Adultes (≥ 18 ans) ayant consulté ou été hospitalisés pour une IRA (n = 86 732) Hôpitaux (service d’urgence) |
IV (n = 45 136); environ 5 879 avaient un IIV-HD, 10 559 un IIV-SD et 11 721 un IIV-Adj | Non vaccinés (n = 58 401) | GCL (NR) | FaibleFootnote a | |
| Chung et al., 2024 | Canada 2010–2011 à 2018–2019 |
TND | Personnes vaccinées (≥ 6 mois, n = 53 065) En milieu hospitalier |
LAIV3 ou LAIV4 (n = 53 065) | Temps écoulé depuis la vaccination par rapport à la période de référence (14–41 jours) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Domnich et al., 2024 | Italie 2018–2019 à 2022–2023 |
TND | Individus (≥ 6 mois) atteints de SAG ou hospitalisés pour IRAS (n = 6 490) Cliniques de soins primaires et hôpitaux |
IIV-SD (mi-octobre à novembre, n = 1 571) | Non vaccinés (n = 4 857) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Lewis et al., 2024 | États-Unis 2022–2023 |
TND | Adultes (≥ 18 ans) atteints (n = 3 707) d’IRA Hôpitaux |
IIV (n = 1 697), les adultes plus âgés ont probablement reçu IIV-HD ou IIV-Adj | Non vaccinés (n = 2 010) | Hospitalisation pour GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Maurel et al., 2024 | Croatie, France, Allemagne, Hongrie, Irlande, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Espagne nationale, Espagne Navarre et Suède 2022–2023 |
TND | Personnes souffrant d’une IRA ou d’un SAG (n = 38 058) Soins primaires |
IV (n = 6 380) | Non vaccinés (n = 31 678) | GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Seppälä et al., 2024 | Norvège 2022–2023 |
Étude de cohorte rétrospective | Adultes âgés (≥ 65 ans) atteints d’une IRAS (n = 1 005 568) Hôpitaux |
IIV4 ou IIV4-Adj (n = 637 827) | Non vaccinés (n = 367 741) | Hospitalisation et décès associés à la grippe (codes J09, J10 ou J11 de la CIM-10) | FaibleFootnote a | |
| Zhang et al., 2024 | Chine 2022–2023 |
TND | Individus (≥ 6 mois) souffrant d’un SAG (n = 8 301) En milieu hospitalier |
IIV3-SD ou IIV4-SD (n = 182) | Non vaccinés (n = 8 119) | Hospitalisation pour GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Zhu et al., 2024 | Chine 2021–2022 à 2023–2024 |
TND | Enfants (6 mois à < 18 ans) souffrant d’une IRA (n = 27 670) Milieu ambulatoire |
IIV-SD ou LAIV (n = 2 857) | Non vaccinés (n = 24 813) | GCL (ACP ou culture) | ModéréFootnote a | |
| Abou Chakra et al., 2025 | France 2023–2024 |
TND | Personnes souffrant d’un SAG (n = 146 662) Soins primaires |
IIV4-SD ou IIV4-HD (n = 32 740) | Non vaccinés (n = 113 922) | GCL (ACP) | ModéréFootnote a | |
| Lewis et al., 2025 | États-Unis 2023–2024 |
TND | Adultes (≥ 18 ans) hospitalisés pour une IRA (n = 7 690) En milieu hospitalier |
IV (n = 3 170) | Non vaccinés (n = 4 520) | Hospitalisation pour GCL (ACP) | FaibleFootnote a | |
| Zhu et al., 2025 | États-Unis 2023–2024 |
TND | Individus (≥ 6 mois) souffre d’une IRA (n = 1 382 142) Consultations externes et hôpitaux |
IV (n = 415 390); parmi les adultes ≥ 65 ans, 84 739 avaient un IIV-HD, 1 260 un RIV et 64 959 un IIV-Adj | Non vaccinés (n = 966 752) | GCL (ACP) | ModéréFootnote a | |
| Moment optimal d’administration du vaccin antigrippal | ||||||||
| Glinka et al., 2016 | États-Unis 2005–2006 à 2012–2013 |
Étude de cohorte rétrospective | Adultes séropositifs pris en charge; vaccinés principalement avec l’IIV-SD (n = 1 176 adultes séropositifs; 4 575 événements de vaccination sur l’ensemble des saisons) Milieu ambulatoire |
IIV-SD Scénario initial : 1er septembre–15 novembre |
Scénario tardif : après le 15 novembre | Incidence de la GCL ou de SAG | ÉlevéFootnote a | |
| Worsham et al., 2024 | États-Unis 2011–2012 à 2017–2018 |
Étude de cohorte rétrospective | Enfants vaccinés entre le 1er août et le 31 janvier sur plusieurs saisons (n = 819 223 enfants; 1 261 164 enfant-saisons) Base de données de réclamations d’assurance privée MarketScan |
Moment de la vaccination influencé par le mois de naissance (les enfants nés en octobre étaient plus susceptibles d’être vaccinés en octobre) | Comparaisons entre groupes selon le mois de naissance, représentant différents moments de vaccination (août vs octobre; août vs décembre; octobre vs décembre) | Taux de diagnostic de la grippe basé sur des codes CIM (ICD-9 ou ICD-10) ou sur une prescription d’oseltamivir | FaibleFootnote a | |
Abréviations : ACP, amplification en chaîne par polymérase; ARI, affection respiratoire aiguë; CIM, Classification internationale des maladies; DIF, immunofluorescence directe; ECR, essai contrôlé randomisé; GCL, grippe confirmée en laboratoire; ICD-9, Classification internationale des maladies, 9e révision; ICD-10, Classification internationale des maladies, 10e révision; IIV, vaccin antigrippal inactivé; IIV-Adj, vaccin antigrippal inactivé avec adjuvant; IIV-HD, vaccin antigrippal inactivé à forte dose; IIV-SD, vaccin antigrippal inactivé à dose standard; IIV3, vaccin antigrippal inactivé trivalent; IIV3-Adj, vaccin antigrippal inactivé trivalent avec adjuvant; IIV3-SD, vaccin antigrippal inactivé trivalent à dose standard; IIV4, vaccin antigrippal inactivé quadrivalent; IIV4-Adj, vaccin antigrippal inactivé quadrivalent avec adjuvant; IIV4-HD, vaccin antigrippal inactivé quadrivalent à forte dose; IIV4-SD, vaccin antigrippal inactivé quadrivalent à dose standard; IR, infection respiratoire; IRAS, infection respiratoire aiguë sévère; IV, vaccin antigrippal; LAIV, vaccin antigrippal vivant atténué; LAIV3, vaccin antigrippal vivant atténué trivalent; LAIV4, vaccin antigrippal vivant atténué quadrivalent; NR, non rapporté; RB, risque de biais; RIT, test rapide de la grippe; RIV, vaccin antigrippal recombinant; SAG, syndrome d’allure grippal; SR-MA, revue systématique et méta-analyse; TND, devis test-négatif; TS, travailleurs de la santé
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| Auteur, année | Contexte de la population | Comparaison des scénarios liés au calendrier | Principales hypothèses influençant les résultats | Résultat clé concernant le calendrier |
|---|---|---|---|---|
| Lee et al., 2010 | Enfants, États-Unis | Septembre à octobre ou plus tard | Accent mis sur la protection en début de saison | Vaccination en septembre à octobre la plus rentable |
| Myers et al., 2010 | Personnes enceintes, États-Unis | Précoce ou tardive (> novembre) | Pas de déclin explicite | Retarder la vaccination réduit l’efficacité et le rapport coût-efficacité |
| Lee et al., 2015 | Population générale, États-Unis | Pratique ancienne vs pratique actuelle | Calendrier et variabilité des saisons | Une vaccination plus précoce a permis de réaliser des économies modestes; l’augmentation de la couverture a eu une incidence plus importante |
| Newall et al., 2018 | Les adultes de 65 ans et plus, États-Unis | Août à novembre | Déclin rapide ou lent; variabilité saisonnière | Le moment optimal varie en fonction de la saison et du taux de déclin |
| Costantino et al., 2019 | Population générale, Australie | Précoce ou tardive (de 2 à 3 mois) | Déclin; couverture constante vs réduite | Un report de la vaccination n’a amélioré modestement les résultats que si la couverture restait stable; les bénéfices disparaissaient en cas de légère baisse de la couverture |
| Smith et al., 2019 | Les adultes de 65 ans et plus, États-Unis | Saison comprimée (octobre à mai) ou prolongée (août à mai) | Déclin; perte de couverture; variabilité saisonnière | Le faible bénéfice de la compression est compensé par une diminution de la couverture vaccinale |
| Ferdinands et al., 2020 | Les adultes de 65 ans et plus, États-Unis | Août à septembre vs octobre | Déclin; calendrier de la saison grippale; EV; perte de couverture en cas de retard | Le report de la vaccination augmente le nombre d’hospitalisations si plus de 14 % des personnes n’ont pas été vaccinées |
| Kahana et al., 2021 | Population générale, Israël | Dates de début du programme entre le 1er juillet et le 1er décembre (p. ex., début en septembre ou en octobre) | Vitesse de déploiement en fonction de la couverture; déclin | Le moment optimal s’est décalé vers une période plus tardive à mesure que la couverture vaccinale augmentait |
| Williams et al., 2022 | Adultes de 65 ans et plus | Une dose contre deux doses; début en octobre | Diminution de l’immunité, recours à la deuxième dose | Les bénéfices dépendent des pics tardifs et d’une couverture vaccinale élevée |
| Spencer et al., 2024 | Plusieurs groupes d’âge | Précoce ou tardif | EV initiale, taux d’affaiblissement, moment du pic, couverture maintenue constante | Le moment optimal est fortement sensible au déclin et du pic de circulation |
Abréviation : EV, Efficacité réelle du vaccin |
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Diminution intra-saisonnière de la protection conférée par le vaccin contre la grippe saisonnière
Trente-sept études ont évalué le déclin intra-saisonnier, dont 34 études de type test négatif, une étude de cohorte, un essai contrôlé randomisé (ECR) et une revue systématique avec méta-analyse (tableau 1).
L’ECR a été jugé à faible risque de biais (tableau 1). La plupart des études non randomisées ont été évaluées comme présentant un risque de biais faible (n = 27) à modéré (n = 7), avec une étude présentant un risque sérieux. La revue systématique a reçu un niveau de confiance modéré. Les principales limites comprenaient des facteurs de confusion résiduels (p. ex., l’état de santé) et des données manquantes.
Estimations globales au niveau de la population
Parmi 28 études rapportant des estimations au niveau de la population sans stratification par âge, l’EV était la plus élevée peu après la vaccination et diminuait généralement au cours de la saison grippale (figure 2) Footnote 4Footnote 7Footnote 16Footnote 17Footnote 18Footnote 19Footnote 20Footnote 21Footnote 22Footnote 23Footnote 24Footnote 25Footnote 26Footnote 27Footnote 28Footnote 29Footnote 30Footnote 31Footnote 32Footnote 33Footnote 34Footnote 35Footnote 36Footnote 37Footnote 38Footnote 39Footnote 40Footnote 41. Le déclin de l’efficacité était plus systématiquement observé pour la grippe A que pour la grippe B, en particulier pour le sous-type A(H3N2) (appendice, matériel supplémentaire, tableau S9). Pour la GCL, la plupart des études ont rapporté une diminution de l’efficacité dans les trois à six mois suivant la vaccination, bien que l’ampleur varie; une étude n’a observé aucune preuve de déclin (figure 2) Footnote 30.
Figure 2 - Équivalent textuel
| Auteur et année | Groupe d’âge | EV (IC à 95 %) |
|---|---|---|
| Abou Chakra 2025 | 0 à 3 mo | 49,8 (46,1–53,2) |
| Abou Chakra 2025 | 3 à 6 mo | 42,8 (37,2–56,1) |
| Castilla 2013 | < 3 mo | 61,0 (5,0–84,0) |
| Castilla 2013 | 4 mo | 42,0 (−39,0–75,0) |
| Castilla 2013 | > 4 mo | −35,0 (−211,0–41,0) |
| Hu 2022 | < 2 mo | 50,0 (41,0–58,0) |
| Hu 2022 | < 2 à 4 mo | 39,0 (31,0–47,0) |
| Hu 2022 | 4 à 6 mo | 17,0 (0,0–32,0) |
| Jimenez-Jorge 2013 | 1 à 3 mo | 84,0 (−138,0–99,0) |
| Jimenez-Jorge 2013 | 3 à 4 mo | 19,0 (−149,0–73,0) |
| Jimenez-Jorge 2013 | 4 à 5 mo | 58,0 (−19,0–86,0) |
| Pebody 2016 | < 3 mo | 51,4 (29,9–66,3) |
| Pebody 2016 | > 3 mo | 52,7 (39,2–63,2) |
| Pebody 2019 | < 3 mo | 18,7 (−7,7–38,6) |
| Pebody 2019 | > 3 mo | 10,4 (−19,9–33,0) |
| Radin 2016 | < 1 mo | 65,0 (6,0–87,0) |
| Radin 2016 | < 1 à 2 mo | 53,0 (14,0–75,0) |
| Radin 2016 | 2 à 3 mo | 67,0 (38,0–82,0) |
| Radin 2016 | 3 à 6 mo | 60,0 (41,0–73,0) |
| Radin 2016 | 6 à 12 mo | −16,0 (−117,0–38,0) |
| Regan 2019 | < 3 mo | 60,0 (26,0–78,0) |
| Regan 2019 | 3 mo | 42,0 (1,0–66,0) |
| Regan 2019 | 4 mo | 25,0 (−30,0–57,0) |
| Regan 2019 | > 4 mo | 19,0 (−73,0–62,0) |
| Sullivan 2014 | < 3 mo | 37,0 (−29,0–69,0) |
| Sullivan 2014 | > 3 mo | 18,0 (−83,0–63,0) |
| Zhang 2024 | < 3 mo | 70,1 (−145,–96,4) |
| Zhang 2024 | 3 à 5 mo | 18,7 (−42,4–53,6) |
| Zhang 2024 | > 5 mo | 21,2 (−18,8–47,7) |
| Zhu 2025a | < 1 mo | 59,0 (56,0–61,0) |
| Zhu 2025a | 1 à 2 mo | 52,0 (50,0–53,0) |
| Zhu 2025a | 2 à 3 mo | 39,0 (38,0–41,0) |
| Zhu 2025a | 3 à 4 mo | 34,0 (32,0–36,0) |
| Zhu 2025a | 4 à 5 mo | 35,0 (32,0–37,0) |
| Zhu 2025a | 5 à 6 mo | 34,0 (30,0–37,0) |
| Zhu 2025a | > 6 mo | 23,0 (20,0–27,0) |
| Zhu 2025b | < 3 mo | 39,0 (32,0–46,0) |
| Zhu 2025b | 3 à 6 mo | 30,0 (19,0–40,0) |
| Zhu 2025b | > 6 mo | 28,0 (5,0–46,0) |
Trois études ont évalué l’EV contre les hospitalisations liées à la grippe Footnote 25Footnote 26Footnote 36. Deux d’entre elles ont rapporté une diminution de l’EV avec l’augmentation du temps écoulé depuis la vaccination, avec des réductions d’environ 20 % à 35 % au-delà de 120 jours Footnote 26Footnote 36, tandis qu’une autre a observé une EV relativement stable (~39 %), mais avec des intervalles de confiance (IC) plus larges en fin de saison Footnote 25. Les estimations spécifiques aux souches issues de Lewis et al. ont montré une plus grande stabilité pour la grippe B que pour la grippe A, l’EV passant de 72 % à 62 % pour la grippe B et de 42 % à 16 % pour la grippe A sur des intervalles de temps comparables Footnote 26.
Une méta-analyse de Young et al., incluant des études également incluses dans cette revue, a rapporté des diminutions combinées significatives de l’EV entre les intervalles précoces (15–90 jours) et tardifs (91–180 jours) pour la grippe A(H3N2) (ΔEV = −33 %, IC à 95 % : −57 %–−12 %, n = 11 études) pour la grippe A(H3N2) et de −19 % (IC à 95 % : −33 %–−6 %, n = 6 études) pour la grippe B, mais pas pour la grippe A(H1N1) (ΔEV = −8 %, IC à 95 % : −27 %–21 %, n = 5 études) Footnote 7. Ces résultats concordaient avec les tendances observées dans les études individuelles.
Les analyses modélisant le temps écoulé depuis la vaccination comme variable continue ont également confirmé le déclin de l’efficacité. Ray et al. ont rapporté une augmentation de 16 % des chances d’infection grippale par période de 28 jours après la vaccination (rapport de cotes [RC] : 1,16, IC à 95 % : 1,13–1,20) Footnote 33. Ferdinands et al. ont estimé des diminutions moyennes de l’efficacité vaccinale par tranche de 30 jours de 7,5 % (IC à 95 % : 0,3 %–16,3 %) pour A(H3N2), 8,5 % (IC à 95 % : 3,0 %–17,0 %) pour A(H1N1), et 8,0 % (IC à 95 % : 1,4 %–21,9 %) pour la grippe B/Yamagata chez les adultes hospitalisés, avec des résultats similaires pour les issues d’infection rapportés par Ferdinands et al. Footnote 40Footnote 41.
Dans l’ensemble, les données au niveau de la population indiquaient un déclin progressif intra-saisonnier de l’efficacité, avec des preuves plus cohérentes pour les GCL que pour les issues d’hospitalisation, et un déclin plus marqué pour la grippe A que pour la grippe B.
Enfants
Huit études ont rapporté des estimations d’efficacité vaccinale spécifiques à la population pédiatrique Footnote 4Footnote 16Footnote 42Footnote 43Footnote 44Footnote 45Footnote 46Footnote 47. Dans l’ensemble, l’efficacité vaccinale était la plus élevée peu après la vaccination et restait généralement stable ou ne diminuait que modestement au cours de la saison. Pour les GCL, les différences entre le début et la fin de saison étaient faibles, avec des variations d’EV d’environ 5 % à 8 % sur l’ensemble de la saison Footnote 4Footnote 16Footnote 42Footnote 43 (appendice, matériel supplémentaire, tableau S10).
Deux études ont évalué les hospitalisations liées à la grippe chez les enfants et ont rapporté des diminutions de l’EV d’environ 20 % et 30 % dans les six à neuf mois suivant la vaccination Footnote 44Footnote 45. Les analyses stratifiées selon l’âge ont montré des tendances globalement similaires entre les groupes pédiatriques (p. ex. < 2 ans, 3–5 ans et 6–17 ans), avec une variation saisonnière modeste pour les GCL et des diminutions plus importantes observées pour les issues d’hospitalisation Footnote 16Footnote 44Footnote 45.
Deux études ont rapporté une augmentation des probabilités de positivité à la grippe avec le temps écoulé depuis la vaccination Footnote 46Footnote 47, bien qu’un déclin significatif n’ait été observé que pour A(H3N2) dans une seule étude Footnote 46. Dans l’ensemble, l’efficacité vaccinale chez les enfants est demeurée protectrice tout au long de la saison, avec des preuves limitées d’un déclin intra-saisonnier important.
Adultes âgés de 18 à 64 ans
Trois études ont spécifiquement évalué le déclin intra-saisonnier de l’efficacité vaccinale contre la grippe chez les adultes âgés de 18 à 64 ans Footnote 4Footnote 16Footnote 46. De manière générale, l’EV était la plus élevée peu après la vaccination, avec des variations temporelles hétérogènes. Une étude a rapporté un déclin modeste (~5 %) après trois à six mois, une autre a observé des diminutions plus importantes (~30 %) au-delà de cinq mois, et une troisième n’a trouvé aucune association significative entre le temps écoulé depuis la vaccination et la positivité à la grippe (RC ajusté : 1,00; IC à 95 % : 0,95 %–1,06 %) Footnote 4Footnote 16Footnote 46.
Dans l’ensemble, les données dans ce groupe d’âge étaient limitées et hétérogènes, ne permettant pas de tirer des conclusions solides sur l’ampleur du déclin intra-saisonnier de l’efficacité vaccinale.
Personnes âgées
Dix études ont évalué le déclin intra-saisonnier de l’efficacité vaccinale chez les adultes âgés de 60 ou 65 ans et plus Footnote 4Footnote 16Footnote 19Footnote 22Footnote 24Footnote 40Footnote 46Footnote 48Footnote 49Footnote 50. La plupart ont rapporté une diminution de l’EV au fil du temps, avec des profils variables selon l’issue et la souche. Pour les GCL, l’EV était généralement la plus élevée dans les un à trois mois suivant la vaccination, puis diminuait par la suite (tableau 3), avec un déclin plus marqué pour A(H3N2) que pour la grippe B dans une étude Footnote 24.
| Étude | Groupes d’âge | Temps écoulé depuis la vaccination | EV (IC à 95 %) |
|---|---|---|---|
| Abou Chakra et al., 2025 | 65 ans et plus | 15 jours–3 mois | 43,11 % (37,07–48,61) |
| 3–6 mois | 39,71 % (31,31–47,19) | ||
| Castilla et al., 2013 | 65 ans et plus | < 100 jours | 47 % (−63–83) |
| 100–119 jours | 54 % (−55–86) | ||
| ≥ 120 jours | 32 % (−111–78) | ||
| Chung et al., 2024 | 65 ans et plus | 42–69 jours | −7 % (−26–9) |
| 70–97 jours | −17 % (−41–3) | ||
| 98–125 jours | −30 % (−60–−5) | ||
| 126–153 jours | −32 % (−67–−4) | ||
| ≥154 jours | −32 % (−78–3) | ||
| Jimenez-Jorge et al., 2013 | 65 ans et plus | 49–88 jours | 85 % (18–97) |
| 89–127 jours | 33 % (−102–78) | ||
| 128–166 jours | −376 % (−4 332–49) | ||
| Kissling et al., 2016Footnote a | 60 ans et plus | 40 jours | A(H3N2) : 45 % (7–67) |
| 80 jours | A(H3N2) : 33 % (12–49) | ||
| 120 jours | A(H3N2) : 10 % (−18–32) | ||
| 160 jours | A(H3N2) : −16 % (−93–31) | ||
| 40 jours | Grippe B : 62 % (3–84) | ||
| 80 jours | Grippe B : 55 % (32–71) | ||
| 120 jours | Grippe B : 41 % (13–60) | ||
| 160 jours | Grippe B : 24 % (−39–58) | ||
Abréviations : EV, efficacité du vaccin; IC, intervalle de confiance
|
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Les résultats des hospitalisations ont montré des tendances temporelles similaires, souvent avec des diminutions moins prononcées et des IC plus larges en fin de saison. Mira-Iglesias et al. ont rapporté une baisse de l’EV de 54 % à 15–82 jours à 50 % à 123–177 jours après la vaccination Footnote 48. Dans l’étude de Seppälä et al., l’EV chez les adultes âgés de 65 à 79 ans a diminué de 34 % à 7–89 jours à −3 % au-delà de 180 jours, tandis que l’EV est restée autour de 40 % chez les adultes âgés de 80 ans et plus, avec des IC s’élargissant au fil du temps Footnote 49.
Les analyses en temps continu ont généralement soutenu l’existence d’un déclin de l’efficacité Footnote 40Footnote 46Footnote 50. Domnich et al. ont rapporté une augmentation significative de 6 % à 7 % des chances d’infection grippale par semaine écoulée depuis la vaccination, pour la grippe globale et A(H3N2), à partir de 14 jours après la vaccination Footnote 46. Ferdinands et al. ont estimé des diminutions moyennes de l’EV d’environ 10 % par tranche de 30 jours après la vaccination pour les hospitalisations Footnote 40. Cependant, une autre étude a observé des diminutions saisonnières de l’EV, mais des analyses de sensibilité tenant compte de la semaine calendaire et du temps écoulé depuis la vaccination n’ont pas montré de déclin progressif clair, avec des IC qui se chevauchaient entre les estimations hebdomadaires de l’EV Footnote 50.
Dans l’ensemble, l’efficacité vaccinale chez les personnes âgés était la plus élevée peu après la vaccination et diminuait au cours de la saison, avec une hétérogénéité importante entre les études.
Moment optimal d’administration du vaccin antigrippal
Douze études ont évalué le moment optimal de la vaccination contre la grippe, dont dix études de modélisation et deux études observationnelles (tableau 1 et tableau 2) Footnote 51Footnote 52Footnote 53Footnote 54Footnote 55Footnote 56Footnote 57Footnote 58Footnote 59Footnote 60Footnote 61Footnote 62. Les études de modélisation ont examiné le calendrier de vaccination selon différentes hypothèses concernant l’EV, le déclin intra-saisonnier, la période de circulation de la grippe et la couverture vaccinale (tableau 2), tandis que les études observationnelles ont comparé les issues liées à la grippe entre une vaccination précoce et une vaccination plus tardive dans des populations spécifiques (tableau 1).
Les résultats des modèles suggéraient que, dans certains scénarios de saison tardive ou de déclin rapide de l’EV, un report de la vaccination d’un à deux mois pouvait réduire le fardeau de la grippe lorsque la couverture vaccinale était maintenue constante Footnote 51Footnote 52Footnote 53Footnote 57Footnote 58Footnote 60. Cependant, les gains estimés étaient généralement faibles, correspondant le plus souvent à moins de 5 % de différence dans les cas ou hospitalisations évités entre les scénarios de calendrier Footnote 51Footnote 57Footnote 58. Plusieurs modèles ont également montré que de légères diminutions de la couverture vaccinale associées à un report de la vaccination pouvaient compenser ou inverser ces bénéfices potentiels Footnote 51Footnote 52Footnote 58. Les modèles économiques favorisaient une vaccination automnale plus précoce, en particulier chez les enfants et les femmes enceintes Footnote 54Footnote 55Footnote 56. Des modèles examinant des périodes de vaccination compressées (p. ex., octobre–mai vs août–mai) ou des schémas à deux doses chez les personnes âgés ont montré des bénéfices dans certains scénarios de saison tardive ou de déclin rapide de l’efficacité vaccinale, mais ces bénéfices diminuaient lorsque la couverture ou l’adhésion à la vaccination baissait Footnote 58Footnote 59.
Deux études observationnelles ont rapporté des résultats mitigés. Glinka et al. ont observé davantage de résultats liés à la grippe chez des personnes vivant avec le VIH vaccinées plus tôt (avant la mi-novembre) par rapport à celles vaccinées plus tard (après la mi-novembre) Footnote 61. À l’inverse, une étude de cohorte centrée sur la population des jeunes enfants a montré que ceux nés en octobre, et donc plus souvent vaccinés en octobre, étaient les moins susceptibles de recevoir un diagnostic de grippe, notamment comparativement aux enfants nés en août, généralement vaccinés plus tôt, et à ceux nés en décembre, vaccinés plus tard Footnote 62. Ces deux études étaient susceptibles de biais de confusion résiduelle.
Dans l’ensemble, les données de modélisation suggèrent que l’impact d’une modification du calendrier vaccinal dépend fortement des hypothèses relatives au déclin de l’efficacité, au moment de la saison et à la couverture vaccinale. Les gains potentiels associés à des stratégies de vaccination plus tardives restent généralement faibles et facilement annulés par une baisse de la couverture, tandis que les données observationnelles demeurent limitées et incohérentes.
Discussion
Cette revue de la portée a synthétisé les données probantes sur le déclin intra-saisonnier de l’efficacité vaccinale contre la grippe et ses implications pour le calendrier de vaccination saisonnière, en comblant des lacunes identifiées dans de récentes synthèses nationales de données probantes. À travers les groupes d’âge et les types d’études, l’efficacité vaccinale était généralement la plus élevée dans les un à trois mois suivant la vaccination et diminuait progressivement au cours de la saison grippale (p. ex., 3 à 6 mois après la vaccination). Le déclin était le plus constamment observé pour la grippe A, en particulier le sous-type A(H3N2), ainsi que chez les personnes âgés. Les données concernant les issues d’hospitalisation étaient plus limitées que celles portant sur les GCL, mais les études disponibles suggéraient des tendances temporelles similaires, avec une plus grande incertitude.
Ces résultats concordent avec des synthèses antérieures, notamment la méta-analyse de Young et al. (2017) ainsi qu’une revue systématique et méta-analyse antérieure sur l’immunogénicité et la persistance des anticorps, qui ont montré des diminutions biologiquement plausibles de l’immunité induite par le vaccin jusqu’à six mois après la vaccination Footnote 6Footnote 63. Cependant, l’ampleur et la cohérence du déclin variaient entre les études, ce qui reflète probablement des différences dans les souches circulantes, le calendrier des saisons, les caractéristiques des populations et les approches analytiques. Il est important de noter que les diminutions observées en fin de saison peuvent refléter non seulement un déclin de l’immunité, mais aussi une dérive antigénique et une moindre correspondance entre la souche vaccinale et les souches circulantes, en particulier lors des saisons dominées par A(H3N2) Footnote 64.
Les données concernant le calendrier de vaccination suggèrent que les bénéfices potentiels d’un report de la vaccination dépendent du contexte et restent généralement modestes. Les études de modélisation indiquaient que, dans certains scénarios spécifiques (p. ex., des saisons à pic tardif ou un déclin rapide de l’efficacité), une vaccination plus tardive pouvait réduire le fardeau de la grippe lorsque la couverture vaccinale était maintenue constante Footnote 51Footnote 52Footnote 53Footnote 57Footnote 58Footnote 60. Cependant, les gains projetés étaient faibles et très sensibles aux hypothèses concernant le déclin de l’efficacité, le moment des saisons et l’adhésion vaccinale, plusieurs modèles montrant que de légères réductions de couverture pouvaient annuler ces bénéfices Footnote 51Footnote 52Footnote 58. Les études d’observation évaluant le moment de la vaccination ont rapporté des résultats mitigés et étaient sujettes à un biais de confusion résiduel Footnote 61Footnote 62.
Dans l’ensemble, le maintien d’une couverture vaccinale élevée apparaît comme un déterminant majeur de l’impact au niveau de la population. Bien que le déclin de l’efficacité vaccinale soit une caractéristique constante des vaccins antigrippaux, ses implications pour une modification du calendrier de vaccination restent incertaines et varient selon les populations, les résultats et les saisons. La vaccination précoce en début de saison offre une protection dans la majorité des cas, tandis que les stratégies de report peuvent laisser les individus non protégés lors de la circulation précoce du virus, compte tenu de la variabilité du début et du pic des saisons grippales.
Limites
L’interprétation doit tenir compte des limites méthodologiques. La plupart des études reposaient sur des modèles observationnels et étaient susceptibles de biais de confusion résiduel, de biais liés aux variables dépendantes du temps et de classifications erronées. L’hétérogénéité dans la définition du temps écoulé depuis la vaccination ainsi que dans l’ajustement pour le calendrier saisonnier et les souches circulantes complique également les comparaisons entre études. Un nombre plus limité d’études a évalué les issues d’hospitalisation, souvent avec des intervalles de confiance s’élargissant en fin de saison. Les études de modélisation reposent en outre sur des hypothèses qui peuvent ne pas refléter fidèlement les conditions du monde réel.
Cette revue fournit une synthèse complète couvrant plusieurs saisons, régions, groupes d’âge et types d’issues, en intégrant les données sur le déclin de l’efficacité vaccinale et le calendrier de vaccination. Cependant, l’hétérogénéité entre les études et la disponibilité limitée de données pour certaines populations, notamment les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées, constituent des lacunes importantes.
Conclusion
Le déclin intra-saisonnier de l’efficacité vaccinale contre la grippe est régulièrement observé, en particulier pour la grippe A et chez les personnes âgés, mais il s’agit généralement d’un déclin progressif qui ne remet habituellement pas en cause l’efficacité globale sur l’ensemble de la saison. Bien que des ajustements du calendrier vaccinal puissent théoriquement influencer la protection dans certains scénarios spécifiques, les données actuelles ne montrent pas de bénéfices substantiels ou cohérents au niveau de la population liés à une modification du moment de la vaccination. Ces résultats soulignent l’importance de prendre en compte l’affaiblissement de l’efficacité vaccinale conjointement avec la variabilité saisonnière, la dynamique des souches et les facteurs programmatiques. Ils mettent également en évidence la nécessité de recherches supplémentaires pour mieux comprendre comment ces éléments interagissent afin d’influencer les issues liées à la grippe.
Déclaration des auteurs
Pamela Doyon-Plourde et Fazia Tadount ont toutes deux contribué de manière égale à la conceptualisation, à l’analyse et à la rédaction du manuscrit.
P. D.-P. — Conceptualisation, curation des données, analyse formelle, méthodologie, validation, visualisation, rédaction de la version initiale, relecture et révision du manuscrit
F. T. — Conceptualisation, investigation, analyse formelle, méthodologie, validation, rédaction de la version initiale, relecture et révision du manuscrit
A. G. — Conceptualisation, investigation, relecture et révision du manuscrit
C. L. — Investigation, validation, relecture et révision du manuscrit
M.-M. U — Investigation, validation, relecture et révision du manuscrit
N. S. — Conceptualisation, relecture et révision du manuscrit
W. S. — Conceptualisation, rédaction–révision et édition
A. S. — Conceptualisation, supervision, relecture et révision du manuscrit
Intérêts concurrentiels
Aucun.
Identifiants ORCID
Pamela Doyon-Plourde — 0000-0002-8738-0055
Fazia Tadount — 0009-0001-4867-5942
Anabel Gil — 0009-0001-6179-0371
Calin Lazarescu — 0000-0001-5778-9362
Marie-Michelle Ursu — 0009-0004-4541-2567
Winnie Siu — 0009-0001-5772-1509
Angela Sinilaite — 0009-0001-4488-7454
Remerciements
Cette revue a été élaborée et réalisée à la demande et sous la direction du Groupe de travail sur l’influenza (GTI) du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI). Les auteurs remercient sincèrement les experts en contenu du GTI du CCNI pour leur contribution à l’amélioration du protocole, afin d’en assurer la faisabilité et la pertinence pour les principaux utilisateurs des connaissances. Les auteurs remercient également Katarina Gusic pour son aide lors du criblage et de la sélection des études.
Financement
Ce travail a été soutenu par l’Agence de la santé publique du Canada.
Appendice
Du matériel supplémentaire est disponible sur demande auprès de l’auteur : naci-ccni@phac-aspc.gc.ca

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