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Lignes directrices en matière de prévention, de suivi et de surveillance de la maladie Ebola

Avis au lecteur

Éclosion de maladie Ebola : Situation actuelle

En mai 2026, une éclosion de la maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo a été déclarée en République démocratique du Congo et en Ouganda. Le gouvernement du Canada a mis en place des mesures frontalières temporaires afin de réduire le risque d’introduction et de propagation de la maladie Ebola au Canada.

Dernière révision complète : juillet 2026

Cette déclaration a été examinée par le CCMTMV et des modifications mineures y ont été apportées afin de refléter l'éclosion actuelle (2026) de la maladie Ebola à virus Bundibugyo (MVB) en Afrique équatoriale. Aucun changement significatif n'a été apporté à : la méthodologie utilisée pour élaborer les lignes directrices (examen narratif) ; les données probantes prises en compte ; ou aux recommandations.

Sur cette page

Préambule

Le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) fournit à l'Agence de la santé publique du Canada, de façon continue et opportune, des conseils de nature médicale, scientifique et de santé publique concernant les maladies tropicales infectieuses de même que les risques pour la santé associés aux voyages internationaux. L'Agence reconnaît que les conseils et les recommandations formulés dans la présente déclaration reposent sur les meilleures et les plus récentes connaissances scientifiques et pratiques médicales. Elle les diffuse dans le but d'informer les voyageurs ainsi que les professionnels de la santé qui sont appelés à leur prodiguer des soins.

Les personnes qui administrent ou utilisent des médicaments, des vaccins ou d'autres produits devraient bien connaître la monographie des produits, ainsi que toute autre norme ou instruction approuvée concernant leur usage. Les recommandations relatives à l'usage des produits et les autres renseignements présentés dans ce document peuvent différer de ceux qui figurent dans la monographie ou dans toute autre norme ou instruction approuvée pertinente établie par les fabricants autorisés. Les fabricants font approuver leurs produits et démontrent l'innocuité et l'efficacité de ceux-ci uniquement lorsque ces produits sont utilisés conformément à la monographie ou à toute autre norme ou instruction approuvée de manière semblable.

Objectif

La présente déclaration vise à servir lors d’éclosions actives de la maladie Ebola (ME, désignation générique de toutes les maladies associées aux virus responsables), en mettant l’accent principalement sur les régions situées à l’extérieur du Canada qui sont susceptibles d’être touchées ou qui subissent actuellement une éclosion active. Elle fournit des recommandations sur les mesures préventives, le suivi et la surveillance des voyageurs revenant au Canada en provenance de pays touchés par la ME.

Nous reconnaissons que l'ampleur et les répercussions potentielles des éclosions de la ME varient et qu'elles peuvent donc ou non donner lieu à des mesures fédérales, provinciales et territoriales (FPT) prescrites par la loi ou obligatoires concernant les voyages et les voyageurs. Les conseils fournis dans le présent document ne doivent pas être interprétés comme remplaçant ou se substituant aux exigences FPT, mais visent plutôt à : compléter ces exigences ; ou servir de pratique raisonnable dans le cas où aucune directive FPT n'est en place.

Points clés pour les professionnels de la santé

  • La transmission des virus du genre Orthoebolavirus, les agents responsables de la ME, se produit principalement par contact direct avec du sang, des liquides corporels ou des tissus infectés d'une personne symptomatique, vivante ou décédée. Elle se produit également au contact d'un animal infecté ou par le biais de surfaces contaminées par des liquides corporels provenant de personnes infectées. Ces virus ne se propagent entre humains pas par voie aérienne.
  • Aucun cas de transmission attribuable à une interaction occasionnelle avec des voyageurs asymptomatiques revenant de régions  touchées n'a été signalé, et aucun cas n'est à prévoir (risque très faible).
  • Le CCMTMV suggère que, bien que la plupart des preuves scientifiques disponibles proviennent de l'expérience tirée du virus Ebola (EBOV), anciennement connu sous le nom ebolavirus du Zaïre, les approches recommandées pour la prévention et la gestion de l'EBOV s'appliquent également à d'autres espèces, telles que le virus Soudan (SUDV), le virus Bundibugyo (BDBV) et le virus Forêt de Taï (TAFV).
  • Les voyageurs doivent vérifier les exigences (liées à la ME ou autres) en vigueur à leur(s) destination(s) et pour leur retour au Canada.

Recommandations

Lorsqu'il n'est pas possible de reporter un voyage dans des régions touchées par la ME :

  • Les voyageurs doivent respecter les consignes de santé publique locales afin de réduire au minimum le risque d'exposition à la ME.

    (énoncé de bonnes pratiques)

  • Il est conseillé aux voyageurs de se laver fréquemment les mains lorsqu'ils sont à l'étranger, soit à l'eau et au savon, soit avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool.

    (énoncé de bonnes pratiques)

  • Il est conseillé aux voyageurs d'éviter tout contact étroit avec des animaux vivants ou morts, d'éviter de manipuler de la viande crue ou insuffisamment cuite et d'éviter de consommer du gibier.

    (énoncé de bonnes pratiques)

  • Il convient d’utiliser des préservatifs lors de rapports sexuels avec de nouveaux partenaires à l’étranger, afin de prévenir les infections sexuellement transmissibles courantes ainsi que la ME.

    (énoncé de bonnes pratiques)

  • Les professionnels de santé conseillant les voyageurs à l’étranger doivent aborder toutes les précautions standard visant à prévenir les maladies fébriles, notamment l’utilisation d’une chimioprophylaxie antipaludique, l’utilisation assidue d’un répulsif anti-insectes et la vaccination avant le départ. Ces mesures contribueront à réduire le risque de maladies fébriles non liées à la ME, facilitant ainsi les procédures de dépistage à l'entrée et à la sortie auxquelles les voyageurs pourraient être soumis.

    (énoncé de bonnes pratiques)

  • Tous les voyageurs doivent faire preuve de prudence face au risque d'exposition à des personnes malades. Les personnes qui voyagent pour rendre visite à des amis ou à de la famille doivent redoubler de prudence, notamment en ce qui concerne le risque d'exposition à des personnes malades dans un cadre familial.

    (énoncé de bonnes pratiques)

  • Les personnes voyageant pour rendre visite à des amis ou à de la famille, qui pourraient participer à des rites funéraires, doivent connaître et respecter les pratiques d'inhumation qui réduisent la transmission de la ME.

    (énoncé de bonnes pratiques)

  • Les professionnels de santé devraient accorder la priorité au dépistage du paludisme chez les voyageurs symptomatiques de retour d'un pays touché par la ME.

    (énoncé de bonnes pratiques)

Contexte

La ME est une maladie grave et potentiellement mortelle causée par des virus à ARN du genre OrthoebolavirusNote de bas de page 1. Il existe 4 espèces d'orthoebolavirus reconnues pour causer des maladies humaines (Tableau 1).

Tableau 1. Espèces d'orthoebolavirus reconnues pour causer des maladies humaines.
Nom du virus (Nom de l’espèce, abréviation) Nom de la maladie

Virus Ebola (Orthoebolavirus zairense, EBOV), anciennement connu sous le nom ebolavirus Zaïre

Maladie Ebola à virus Ebola (MVE)

 Virus Soudan (Orthoebolavirus sudanense, SUDV)

Maladie Ebola à virus Soudan (MVS)

 Virus Bundibugyo (Orthoebolavirus bundibugyoense, BDBV)

Maladie Ebola à virus Bundibugyo (MVB)

Virus de la forêt de Taï (Orthoebolavirus taiense, TAFV)

Maladie Ebola à virus de la forêt de Taï (MVT)

L'identification des espèces est importante, car les traitements et les vaccins développés contre une espèce peuvent ne pas avoir la même efficacité contre les autres espèces.

Ce sont la MVE et la MVS qui ont le plus souvent été impliqués dans des éclosions, mais une importante éclosion de la MVB s'est produite en Afrique équatoriale en 2026Note de bas de page 2Note de bas de page 3.

Les orthoebolavirus sont le plus souventNote de bas de page 4 transmis aux humains par contact avec le sang, les liquides corporels ou les tissus infectés d'une personne atteinte d'une maladie symptomatique, vivante ou décédéeNote de bas de page 5Note de bas de page 6. Les virus peuvent également être transmis par :

Définition des régions touchées par la ME

En cas d'éclosion de ME, l'OMS considère qu'une région est touchée s'il y a eu 1 cas de la ME confirmé localement ou si 1 personne atteinte d'un cas infectieux de la ME y a résidé. Vous trouverez des renseignements à jour sur les régions touchées dans la page Web de l'OMS intitulée Bulletins d'information sur les flambées épidémiques.

Méthodologie

La présente déclaration a été élaborée par le groupe de travail (GT) sur la ME du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV), un sous-groupe composé de membres du CCMTMV, avec le soutien du secrétariat du CCMTMV.

Lors de la révision et de la mise à jour de ces recommandations, le GT a déterminé qu’il était approprié d’évaluer les recommandations préexistantes et d’élaborer de nouvelles recommandations en appliquant les lignes directrices GRADE (Grading of Recommendations, Assessment, Development and Evaluation) relatifs à l’élaboration et à l’utilisation des énoncés de bonnes pratiquesNote de bas de page 13Note de bas de page 14.

Les recommandations ont été évaluées à l’aune de cinq critères clés afin de déterminer la pertinence de l’élaboration des énoncés de bonnes pratiques (ÉBP) :

  • la déclaration doit être claire et réalisable ;
  • le message doit être nécessaire en ce qui concerne la pratique réelle des soins de santé ;
  • après avoir pris en compte tous les résultats pertinents et les conséquences potentielles en aval, la mise en œuvre de l’énoncé de bonnes pratiques devrait entraîner des conséquences nettes positives importantes ;
  • la collecte et la synthèse des données probantes constitueraient une mauvaise utilisation du temps et des ressources du comité chargé des lignes directrices ;
  • une justification bien documentée, claire et explicite doit relier les données probantes indirectes.

La déclaration finale et les recommandations ont été approuvées par le CCMTMV.

Épidémiologie

Les chaînes de transmission soutenues des virus à l'origine de la ME se limitent généralement aux régions de l'Afrique subsaharienne, les foyers de maladies épidémiques se produisant dans certaines parties de l'Afrique centrale, de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique de l'EstNote de bas de page 2. Les éclosions historiques de la ME ont principalement été signalées en République démocratique du Congo (RDC ; notamment dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu), en Guinée, au Libéria, en Sierra Leone et en OugandaNote de bas de page 2.

Au cours de l'éclosion à grande échelle de 2014-2016 qui a touché la Sierra Leone, le Libéria et la GuinéeNote de bas de page 15, l'exportation de cas vers d'autres pays d'Afrique et, dans une très faible mesure, vers des pays d'outre-mer, y compris en Europe et en Amérique du Nord, s'est accompagnée d'un nombre limité de transmissions secondairesNote de bas de page 16Note de bas de page 17. Aucun cas de la MVE n'a été importé au Canada au cours de cette éclosionNote de bas de page 15.

Compte tenu de la période d'incubation prolongée de la ME (c'est-à-dire jusqu'à 21 jours) et de la facilité relative des voyages internationaux, il est possible que les symptômes de la ME contractée par un voyageur se manifestent une fois de retour chez luiNote de bas de page 18. Cependant, chez certains patients rétablis de la ME, on constate un portage prolongé d'EBOV dans des sanctuaires immunitaires (telles que les testicules, les yeux). De plus, on a signalé la transmission d'EBOV lors de relations sexuelles ou autres contacts étroits des mois à des années après qu'une éclosion a été déclarée terminéeNote de bas de page 10.

Néanmoins, l'expérience montre que le risque de transmission de la ME à l'extérieur d'une région d'éclosion par un voyageur qui rentre chez lui sans symptômes est très faible.

Des éclosions plus récentes ont eu une épidémiologie considérablement modifiée en raison de la disponibilité des vaccins contre la MVE pour les travailleurs de la santé et pour les contacts étroits des patients infectés par la MVE. Au cours des essais du vaccin rVSVΔG-ZEBOV-GP contre l'EBOV (ErveboMD) réalisés entre 2014 et 2016, la vaccination immédiate des contacts étroits a eu une efficacité de 100 % pour prévenir la MVE. Cela devrait donc améliorer la réponse aux éclosions de la MVE à l'avenirNote de bas de page 19.

Ce vaccin n'est ni approuvé ni recommandé pour prévenir d'autres souches d'orthoebolavirus, tels que le SUDV ou le BDBV, ni pour les filovirus apparentés, comme le virus de Marburg. De plus, à l'heure à laquelle ces lignes sont écrites, l'efficacité des vaccins actuellement disponibles contre les orthoebolavirus autres que l'EBOV est considérée faible.

Transmission

La ME est transmise par la manipulation, la préparation ou la consommation d'animaux infectés (par exemple, les chauves-souris, le gibier), ou par le contact avec le sang, les liquides corporels (par exemple, les selles, les vomissures, la salive, le sperme) ou les tissus de personnes infectées, pendant leur maladie symptomatique ou peu de temps après leur décès, directement ou par l'intermédiaire d'objets contaminés par ces liquidesNote de bas de page 5Note de bas de page 6Note de bas de page 7Note de bas de page 9Note de bas de page 11.

Les personnes particulièrement exposées au risque de contracter la ME sont notamment les professionnels de santéNote de bas de page 20 et les proches s'occupant de personnes malades, ainsi que les personnes intervenant dans le cadre des funérailles, y compris celles chargées de la préparation du défunt en vue de l'inhumationNote de bas de page 6.

En général, la ME présente une période d'incubation comprise entre 2 et 21 jours, la plupart des cas se manifestant dans les 6 à 10 jours suivant l'expositionNote de bas de page 21. Le risque de transmission est plus grand lorsque la charge virale est plus élevée chez les personnes infectées, comme chez les patients gravement malades qui présentent de la fièvre, des vomissements et de la diarrhée, ou peu de temps après leur décèsNote de bas de page 22. Les données actuelles suggèrent que la transmission ne se produit pas avant l'apparition des symptômes dans la phase aiguë de la maladieNote de bas de page 5.

Après le rétablissement et la fin de l'isolement, le risque de transmission sexuelle peut demeurer préoccupant pour les survivants de la MENote de bas de page 9Note de bas de page 11, en raison de la persistance asymptomatique des orthoebolavirus dans le spermeNote de bas de page 23. Par exemple, il a été démontré que le virus Ebola viable (Orthoebolavirus zairense) persiste pendant plusieurs mois, et peut-être plus rarement durant des années, dans des organes du corps qui sont protégés du système immunitaire du survivant, comme les testicules, les yeux et le système nerveux central (SNC)Note de bas de page 10.

La transmission verticale de la ME est bien documentée. Presque tous les cas de transmission congénitale du EBOV pendant l'éclosion de la MVE de 2014-2016 en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée ont entraîné le décès du fœtusNote de bas de page 8Note de bas de page 24. Les femmes enceintes et les personnes enceintes atteintes de la ME peuvent également avoir des résultats cliniques graves, y compris la mort, plus souvent que les personnes qui ne sont pas enceintesNote de bas de page 25.

L'OMS a publié des directives particulières sur la prévention de la transmission congénitale et post-partum de la maladie Ebola aux nourrissons. Bien que l'examen complet du sujet n'entre pas dans la portée du présent document, notons, parmi ces recommandations, l'interruption de l'allaitement maternel pour les mères souffrant de la ME aiguë et la vaccination des mères exposées au virusNote de bas de page 26.

Le risque d'exposition à la ME est généralement très faible pour les voyageurs. Les voies de transmission potentielles sont les mêmes que pour les personnes résidant dans les régions touchées par la ME. Certains groupes, tels que les professionnels de santé fournissant des soins directs aux patients, en particulier s'ils exercent dans une région touchée par une éclosion, ou les voyageurs rendant visite à des amis ou à de la famille, présentent un risque d'exposition nettement accruNote de bas de page 6.

Manifestations cliniques

La ME se caractérise par un syndrome viral d'apparition soudaine constitué de fièvre, de malaise, de myalgie, de pharyngite, de violents maux de tête et d'une injection conjonctivaleNote de bas de page 5. Les symptômes gastro-intestinaux apparaissent souvent quelques jours plus tard, soit des vomissements et une diarrhée à grand volume pouvant contenir du sang. Ces symptômes peuvent être accompagnés d'une éruption maculopapulaire ou pétéchiale qui peut évoluer vers un purpuraNote de bas de page 27. Étant donné la nature non spécifique des premières phases de la maladie (phase prodromique), un fort indice de présomption fondé sur l'épidémiologie est nécessaire.

Jusqu'à la moitié des patients peuvent présenter des saignements des muqueuses (gencives, nez), du tractus gastro-intestinal ou urogénital ou à des sites de ponction veineuseNote de bas de page 28. À mesure que la maladie progresse, la déshydratation entraînant des anomalies électrolytiques peut devenir grave et sera suivie de l'émaciation et de l'apathie.

Les cas graves de la ME qui comportent des symptômes hémorragiques présentent généralement aussi des lésions concomitantes et importantes aux systèmes et aux organes, comme une insuffisance rénale aiguë, un dysfonctionnement du SNC, une suppression de la moelle osseuse (avec leucopénie et thrombocytopénie) et une insuffisance hépatiqueNote de bas de page 27Note de bas de page 29. Des infections bactériennes secondaires peuvent compliquer davantage l'évolution de la maladie. Historiquement, les éclosions de la ME se sont toujours produites dans des pays où le paludisme est endémique, ce qui indique qu'une co-infection du paludisme peut survenir et justifie un dépistageNote de bas de page 30Note de bas de page 31.

Le taux moyen de létalité de la ME est élevé, même avec des soins intensifs optimaux. S'il y a décès, il survient habituellement de 7 à 10 jours après l'apparition des symptômesNote de bas de page 5Note de bas de page 29. Les survivants ont une phase de rétablissement prolongée et peuvent éprouver toute une gamme de complications après le rétablissement. Parmi les principales séquelles possibles, notons la fatigue non spécifique, les douleurs articulaires, les douleurs musculaires une uvéite, parmi d'autresNote de bas de page 32.

Il est justifié de surveiller les cas rétablis puisque la récidive ou la rechute de la ME peut se produire, bien que rare, et que la période de latence n'est pas bien établieNote de bas de page 33. Des tests de suivi peuvent également être nécessaires pour déterminer le moment où les liquides corporels (lait maternel, sperme) ne sont plus infectieuxNote de bas de page 34Note de bas de page 35. La durée et la fréquence des tests de suivi de l'excrétion du virus après une ME aiguë ne sont pas bien établies.

Recommandations en matière des mesures préventives pour les voyageurs

ÉBP 1. Dans la mesure du possible, il convient de reporter tout voyage vers les régions touchées par la ME, telles qu'identifiées sur la page web « Bulletins d'information sur les flambées épidémiques » de l'OMS.

Lors d'une éclosion de ME, les voyageurs se rendant dans une région touchée peuvent faire face à des interruptions importantes de leurs voyages, notamment des restrictions de déplacement et des conditions d'entrée et de sortie, y compris la mise en quarantaine ; un accès limité à des soins médicaux rapides et adaptés, tant pour la ME que pour d'autres problèmes de santé, le cas échéant ; et une capacité réduite à rentrer rapidement chez eux.

Selon la raison de son voyage et les activités prévues, un voyageur peut également présenter un risque accru de contracter la ME. Une revue systématique a révélé qu'un voyage récent dans une région où des cas de la ME ont été signalés augmentait considérablement le risque de contracter la maladie, pouvant atteindre 40 % dans certains cas, d'après les données recueillies lors de l'épidémie de BVD survenue en Ouganda en 2007-2008Note de bas de page 6.

Si un voyageur venait à présenter des symptômes de la maladie, rien ne garantit qu’il puisse bénéficier d’une évacuation médicale vers un établissement de santé occidental, ni qu’il ait accès à l’ensemble des interventions de soutien et des traitements qui pourraient être disponibles au Canada pour la prise en charge de la maladie. Enfin, comme indiqué précédemment, les taux de létalité chez les personnes atteintes de la ME sont élevés, même avec des pratiques de soins intensifs optimales.

Le report d'un voyage contribue à protéger le voyageur, réduit le risque de transmission de la maladie et soutient les efforts de gestion de l'éclosion dans la région touchée.

Conseils généraux de voyage applicables à tous les voyageurs se rendant dans des régions touchées par la ME lorsque le voyage ne peut être reporté

Les voyageurs doivent vérifier les exigences (liées à la ME ou autres) en vigueur à leur(s) destination(s) et pour leur retour au Canada.

ÉBP 2. Les voyageurs doivent respecter les consignes de santé publique locales afin de réduire au minimum le risque d'exposition à la ME.

Les voyageurs se trouvant dans une région touchée ou prévoyant de s'y rendre doivent savoir qu'ils pourraient être soumis à des mesures de santé publique locales (par exemple, s'ils entrent en contact avec un cas confirmé ou suspecté). Le respect des mesures de santé publique obligatoires permet de limiter efficacement l'exposition et de réduire la transmission de la ME.

ÉBP 3. Il est conseillé aux voyageurs de se laver fréquemment les mains lorsqu'ils sont à l'étranger, soit à l'eau et au savon, soit avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool.

Le savon est utilisé pour se laver les mains partout dans le monde ; il est généralement accessible, familier et bien accepté dans les communautés qui ont connu des éclosions d'EbolaNote de bas de page 36. Les méthodes de lavage des mains, qu'elles impliquent l'utilisation d'eau et de savon ou d'un gel hydroalcoolique, sont à la fois sûres et efficaces pour prévenir la transmission de la MENote de bas de page 36Note de bas de page 37.

ÉBP 4. Il est conseillé aux voyageurs d'éviter tout contact étroit avec des animaux vivants ou morts, d'éviter de manipuler de la viande crue ou insuffisamment cuite et d'éviter de consommer du gibier.

La ME est une maladie zoonotique transmise aux humains principalement par la manipulation, la préparation ou la consommation d’animaux infectés (par exemple, les chauves-souris ou le gibier)Note de bas de page 6Note de bas de page 7. Les voyageurs se rendant dans des régions touchées par la ME doivent éviter tout contact étroit avec les animaux (vivants, malades ou morts), notamment la manipulation de viande crue ou insuffisamment cuite, ainsi que la consommation du gibier, car ces pratiques pourraient entraîner une exposition à la ME. Si cette activité à haut risque ne peut être évitée, les voyageurs doivent être informés des précautions nécessaires à prendre. Voir « Maladie Ebola : prévention et risques ».

ÉBP 5. Il convient d’utiliser des préservatifs lors de rapports sexuels avec de nouveaux partenaires à l’étranger, afin de prévenir les infections sexuellement transmissibles courantes ainsi que la ME.

Des preuves d'une persistance prolongée du EBOV dans le sperme, plusieurs mois voire plusieurs années après l'infection aiguë, laissent entrevoir la possibilité que des voyageurs contractent le virus par voie sexuelle auprès d'un homme guéri de la MENote de bas de page 23Note de bas de page 38. Bien qu'il ne soit pas précisément connu, ce risque est probablement beaucoup plus faible que le risque de contracter d'autres infections transmissibles sexuellement, et est probablement atténué par certains moyens, comme l'utilisation constante de méthodes barrière, comme les préservatifs.

ÉBP 6. Les professionnels de santé conseillant les voyageurs à l’étranger doivent aborder toutes les précautions standard visant à prévenir les maladies fébriles, notamment l’utilisation d’une chimioprophylaxie antipaludique, l’utilisation assidue d’un répulsif anti-insectes et la vaccination avant le départ. Ces mesures contribueront à réduire le risque de maladies fébriles non liées à la ME, facilitant ainsi les procédures de dépistage à l'entrée et à la sortie auxquelles les voyageurs pourraient être soumis.

Parmi les voyageurs de retourNote de bas de page 39Note de bas de page 40, les symptômes rapportés les plus fréquents comprennent des affections fébriles telles que le paludisme, la dengue et les syndromes grippaux, qui constituent les causes courantes de fièvre, selon la région visitée.

Des éclosions de la ME ont principalement été signalées en République démocratique du Congo, en Guinée, au Libéria, en Sierra Leone et en OugandaNote de bas de page 2Note de bas de page 30Note de bas de page 31; ce sont tous des pays où le paludisme est endémique.

Pour ceux qui ne peuvent pas éviter les voyages vers des régions où la ME circule, les recommandations standard de prévention des infections liées aux voyages présenteront un intérêt encore plus grand que d’habitude pour prévenir les maladies fébriles non liées à la ME et, potentiellement, réduire au minimum les formalités de sortie et d’entrée pour les voyageurs.

Les voyageurs se rendant dans des régions touchées par la ME pour rendre visite à des amis ou à de la famille

Les personnes qui se rendent dans une région touchée par la ME pour rendre visite à des amis ou à de la famille doivent faire preuve de plus de prudence que les touristes typiques étant donné qu'elles séjournent souvent chez l'habitant pendant une période plus longue et qu'elles participent à des activités à haut risque (par exemple, la consommation du gibier ou la participation à des rites funéraires), ce qui peut présenter un risque de transmission de la MENote de bas de page 27.

Outre les mesures préventives générales énumérées ci-dessus ;

ÉBP 7. Tous les voyageurs doivent faire preuve de prudence face au risque d'exposition à des personnes malades. Les personnes qui voyagent pour rendre visite à des amis ou à de la famille doivent redoubler de prudence, notamment en ce qui concerne le risque d'exposition à des personnes malades dans un cadre familial.

Les voyageurs rendant visite à des amis ou à de la famille sont plus susceptibles d’être exposés à des locaux malades ; ils doivent donc faire preuve de prudence et être informés des risques d’exposition potentielle à la ME dans un cadre familial, où toute maladie fébrile peut être présente. Les voyageurs doivent éviter tout contact direct avec les personnes malades et leurs fluides corporels, ainsi que tout contact avec les surfaces, notamment les toilettes, le linge de maison, les vêtements et les articles de toilette, afin de prévenir la propagation de la MENote de bas de page 6Note de bas de page 22. Si cela s’avère inévitable, les voyageurs doivent être informés des précautions à prendre. Voir « Maladie Ebola : prévention et risques ».

L'OMS fournit des recommandations détaillées sur la prestation de soins à des membres de la famille dans les régions touchées par la MENote de bas de page 41. Toutefois, pour ces régions, les cas de fièvre ou de maladie clinique grave dans un foyer local où un voyageur pourrait être exposé devraient être signalés aux autorités de santé locales, et ses recommandations devraient être suivies. Dans un tel scénario, la personne doit être rapidement transférée à un établissement de soins de santé aux fins d'évaluation et de soins.

ÉBP 8. Les personnes voyageant pour rendre visite à des amis ou à de la famille, qui pourraient participer à des rites funéraires, doivent connaître et respecter les pratiques d'inhumation qui réduisent la transmission de la ME.

Les pratiques intimes liées à la préparation d'un corps en vue de ses funérailles et de son inhumation, telles que le lavage rituel des mains, le lavage et l'habillage du corps, ainsi que le contact direct avec un cadavre, ses fluides corporels ou des objets souillés, augmentent considérablement le risque de transmission de la MENote de bas de page 6. Les voyageurs susceptibles d'assister ou de participer à des rites funéraires doivent connaître et respecter les pratiques d'inhumation qui réduisent la transmission de la ME, telles que décrites par l'OMSNote de bas de page 42.

Des directives sur les mesures préventives à l'intention des travailleurs de la santé qui prodiguent des soins à des patients chez qui on soupçonne ou on a confirmé la présence d’une ME sont disponibles dans d'autres documentsNote de bas de page 20Note de bas de page 43.

Vaccins contre l'EBOV

Vaccin anti-Ebola rVSVΔG-ZEBOV-GP (ErveboMD, Merck)

Le vaccin contre le virus Ebola (Orthoebolavirus zairense), ErveboMD, est autorisé au Canada ; toutefois, il n'est actuellement ni disponible ni recommandé pour les Canadiens dans le cadre du calendrier vaccinal habituel ou des vaccinations préalables à un voyage.

À l'heure à laquelle ces lignes sont écrites, le vaccin ErveboMD n'est ni autorisé ni recommandé pour prévenir les maladies causées par d'autres orthoebolavirus, notamment le BDBV, le SUDV et le TAFV. En raison d'importantes différences antigéniques, le vaccin ErveboMD n'est pas prévu pour offrir une protection significative contre d'autres orthoebolavirus.

Le vaccin ErveboMD a été utilisé pour vacciner du personnel humanitaire et des contacts lors d’une éclosion de la MVE en RDCNote de bas de page 44. L’efficacité de la vaccination immédiate des contacts étroits contre la MVE survenue 10 jours après la vaccination avoisinait les 100 %Note de bas de page 19. Il est difficile d’évaluer avec certitude l’efficacité vaccinale. Par conséquent, les personnes vaccinées doivent faire l’objet des mêmes mesures de suivi et de surveillance que celles qui n’ont pas été vaccinées lorsqu’elles reviennent de régions touchées.

Pour plus d'informations sur le vaccin ErveboMD, consultez la section « Vaccin contre le virus Ebola » de la partie 4 : Agents immunisants du Guide canadien de vaccination.

Voyageurs revenant de régions touchées par la ME

Le risque d'exportation et de transmission ultérieure de la ME à l'extérieur des régions  touchées peut théoriquement être atténué par la mise en œuvre de mesures de contrôle des sorties. De telles mesures sont habituellement mises en place dans le but de repérer les personnes symptomatiques ou celles qui présentent un risque élevé d'avoir été exposées à un cas de ME. Elles peuvent être mises en œuvre dans un pays touché (par exemple, entre les régions de transmission active et les régions  où aucune transmission n'a été documentée) ainsi qu'aux points d'entrée et de sortie internationaux (par exemple, les aéroports et les ports maritimes, les postes frontaliers terrestres, etc.)Note de bas de page 45.

À la suite des éclosions, le gouvernement du Canada peut mettre en place des mesures frontalières temporaires visant à réduire le risque d'introduction et de propagation de la ME au Canada. Les voyageurs de retour au pays sont invités à consulter la page maladie Ebola : Conseils de santé pour les voyages à l'étranger afin de vérifier les exigences réglementaires prévues par la Loi sur la mise en quarantaine avant leur retour au Canada.

ÉBP 9. Les professionnels de santé devraient accorder la priorité au dépistage du paludisme chez les voyageurs symptomatiques de retour de régions touchées par la ME.

Certaines mesures de dépistage à l'entrée et à la sortie, telles que la prise de température, peuvent être mises en place dans certains paysNote de bas de page 46; toutefois, les cas présymptomatiques ou subcliniques ne seront généralement pas détectés, et la fièvre est un signe non spécifique pouvant être observé dans de nombreuses maladies liées aux voyages autres que les maladies à transmission vectorielle, en particulier le paludismeNote de bas de page 47.

Les données du réseau mondial de surveillance GeoSentinel indiquent que, parmi les voyageurs de retour et les nouveaux immigrants en provenance de Sierra Leone, du Libéria ou de Guinée au cours de la période couvrant l'épidémie de la MVE de 2014 en Afrique de l'Ouest, le diagnostic le plus fréquent était le paludismeNote de bas de page 48.

Le paludisme fait toujours partie des diagnostics les plus fréquents chez les voyageurs en provenance d’Afrique. Les données recueillies par le Réseau canadien de médecine des voyages (CanTravNet) et le Réseau canadien sur le paludisme (RCP) entre 2014 et 2023 indiquent que la grande majorité des cas de paludisme chez les voyageurs de retour au Canada ont été contractés en Afrique. Ce constat correspond aux tendances mondiales en matière de paludisme : on estime en effet que 94 % de l’ensemble des cas recensés dans le monde en 2024 se sont produits dans la Région africaine de l’OMSNote de bas de page 49. Parmi les cas pour lesquels des données d'exposition sont disponibles à la fois dans CanTravNet et dans le RCP, les pays qui ont connu des éclosions de la ME figurent également parmi les principaux pays africains où sont recensés plus de 50 % des cas de paludisme : le Nigeria, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Ouganda, la Guinée, le Ghana et la République-Unie de Tanzanie.

Il est essentiel de procéder à un dépistage rapide des voyageurs de retour afin de détecter le paludisme et d'autres maladies infectieuses courantes associées à de la fièvre et à d'autres symptômes non spécifiques, et de mettre en place un traitement empirique contre le paludisme en cas de retard dans le dépistage, afin de limiter la morbidité et la mortalité.

Définitions des risques d'exposition pour les voyageurs

L'un ou l'autre des éléments suivants est considéré comme ne présentant aucun risque d'exposition connu :

  • s'il n'a pas eu de contact dans le milieu familial, de contact sexuel ou de contact direct connu avec un cas symptomatique de la ME ou avec les liquides corporels, la dépouille, des matériaux ou des surfaces contaminés par un corps ou ses liquides corporels au cours des 21 jours précédents
  • s'il est seulement le contact d'un contact, par exemple, s'il a interagi avec une personne asymptomatique qui prodiguait des soins ou vivait dans le même ménage qu'un cas de ME
  • s’il n'a pas voyagé au cours des 21 derniers jours dans une région touchée par la ME, même s'il s'est rendu dans un pays ayant signalé des cas de la ME
  • si toute exposition potentielle s'est produite plus de 21 jours avant son arrivée au Canada

L'un ou l'autre des éléments suivants est considéré comme une exposition à faible risque :

  • s'il y a eu un contact direct dans les situations suivantes, tout en respectant les Mesures de prévention et de contrôle des infections (PCI) pour la maladie Ebola dans les établissements de soins actifs recommandées et sans violation connue des précautions en matière de PCI :
    • un cas symptomatique de ME, ses liquides corporels, sa dépouille ou toute autre source connue d'orthoebolavirus (par exemple, un animal infecté, un spécimen de laboratoire positif)
    • des objets ou des surfaces pouvant être contaminés par des orthoebolavirus provenant des liquides corporels d'un patient, y compris la literie, les vêtements et les instruments médicaux
  • s'il n'y a eu que des interactions occasionnelles et aucun contact direct avec une personne ayant une ME ou avec ses liquides corporels. Exemples d'interactions occasionnelles : partager une région de places assises dans un transport public ou une salle d'attente
  • si la personne a séjourné dans une communauté où il y a une transmission active de la ME, mais ne répond à aucun des critères d'exposition à risque élevé

L'un ou l'autre des éléments suivants est considéré comme une exposition à risque élevéNote de bas de page 6Note de bas de page 32:

  • s'il y a eu un contact direct dans les situations suivantes, sans respecter les mesures de PCI recommandées, ou en raison d'une violation des précautions en matière de PCI :
    • un cas symptomatique de ME, ses liquides corporels, sa dépouille ou toute autre source connue d'orthoebolavirus (par exemple, un animal infecté, un spécimen de laboratoire positif)
    • des objets ou des surfaces pouvant être contaminés par des orthoebolavirus provenant des liquides corporels d'un patient, y compris la literie, les vêtements et les instruments médicaux
  • tout contact avec un cas dans un milieu familial ou tout contact sexuel avec un cas
  • s'il y a eu des relations sexuelles non protégées avec une personne qui se remet d'une ME, puisque le virus peut persister pendant des mois dans le sperme des hommes infectésNote de bas de page 34.
    • Bien que cela soit possible, la transmission de la femme à l'homme par les sécrétions vaginales de femmes rétablies n'a pas été décriteNote de bas de page 32.

Les travailleurs de la santé et de l'aide humanitaire sont considérés différemment des autres voyageurs en ce qui concerne l'évaluation de leur risque d'exposition en raison de la nature de leur risque d'exposition potentiel. Certains travailleurs de la santé et de l'aide humanitaire peuvent choisir de faire une quarantaine de 21 jours avant leur départ pour réduire le risque de voyager en état de maladie. Toutefois, s’ils prévoient d’arriver au Canada dans les 21 jours suivant leur travail dans une région touchée, les travailleurs de la santé et d’aide humanitaire doivent :

En l'absence d'exigences réglementaires :

  • s'identifier auprès des autorités de santé publique appropriées après leur arrivée, même s'ils n'ont pas d'exposition connue ou qu'ils présentent seulement un faible risque d'exposition
  • à l'aéroport, s'identifier immédiatement à un agent de l'Agence des services frontaliers du Canada ou à un agent de quarantaine, s'ils présentent un risque élevé d'exposition ou des symptômes compatibles avec la ME.

Il est à noter que les voyageurs qui présentent des symptômes ou un risque élevé d'exposition sont peu susceptibles de se présenter à un point d'entrée au Canada, car les régions touchées par la ME assurent habituellement le dépistage à la sortie. Toutefois, au début d'une éclosion, il est possible que des voyageurs quittent une région touchée par un moyen de transport public en raison d'un contrôle inadéquat des sorties ou de la nature inconnue ou non reconnue d'une exposition.

Recommandations pour le contrôle et la surveillance des voyageurs en provenance de régions touchées par la maladie Ebola en fonction du risque d'exposition

Des recommandations spécifiques en matière de suivi et de surveillance, y compris la mise en quarantaine ou en isolement, des voyageurs de retour peuvent être établies par la Loi sur la mise en quarantaine et/ou par les autorités sanitaires provinciales et territoriales. Les recommandations contenues dans le présent document visent à guider les responsables de la santé et les particuliers, et ne visent pas à remplacer les exigences spécifiques prévues par la Loi sur la mise en quarantaine ou les autorités provinciales et territoriales de la santé publique.

Ces recommandations s'appliquent uniquement aux personnes qui reviennent de régions touchées par la ME, définies comme des régions infranationales particulières où des cas sont documentés.

Les voyageurs qui reviennent de pays où des cas de la ME ont été signalés, mais qui n'ont pas voyagé dans les régions touchées du pays (qu'ils soient symptomatiques ou non), doivent être évalués comme des voyageurs de retour qui n'ont pas été exposés à la ME.

1. Voyageurs en provenance d'une région touchée par la ME sans exposition préoccupante connue

  • Nous suggérons aux voyageurs qui rentrent au pays et qui ne présentent aucun symptôme de consulter le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada Maladie Ebola : Symptômes et traitement pour savoir quoi faire s'ils présentent des symptômes au cours des 21 jours suivant leur départ de la région touchée.
  • Il est recommandé que ces voyageurs suivent les recommandations du groupe 1 concernant le contrôle et la surveillance présentées au tableau 2.

Les médecins qui examinent des voyageurs présentant des symptômes et n'ayant aucune exposition connue doivent communiquer avec les autorités de santé publique appropriées pour obtenir des conseils supplémentaires.

2. Voyageurs en provenance d'une région touchée par la ME et présentant un faible risque d'exposition, mais ne présentant aucun symptôme

À leur arrivée au Canada, il est recommandé que ces voyageurs :

  • s'identifient auprès des autorités de santé publique appropriées le premier jour ouvrable suivant leur arrivée au Canada pour obtenir des conseils sur les procédures et les mesures à prendre s'ils développent des symptômes compatibles avec la ME au cours de la période d'incubation potentielle
  • suivent les recommandations du groupe 2 concernant le contrôle et la surveillance fournies au tableau 2 pour le reste de la période de 21 jours suivant la dernière exposition potentielle à la ME.

3. Voyageurs en provenance d'une région touchée par la ME présentant un risque élevé d'exposition, mais ne présentant aucun symptôme

Si un voyageur apprend qu'il présente un risque élevé d'exposition pendant qu'il est en transit vers le Canada, il est recommandé qu'il :

  • s'identifie à un agent des services frontaliers du Canada qui communiquera avec un agent de quarantaine afin que ce dernier effectue une évaluation des risques individuels et détermine les mesures à prendre pour soutenir le voyageur et protéger les personnes qui l'entourent
  • suive les recommandations du groupe 3 concernant le contrôle et la surveillance fournies au tableau 2 pour le reste de la période de 21 jours suivant la dernière exposition potentielle à la ME

Si un voyageur apprend qu'il présente un risque élevé d'exposition après son entrée au Canada, il est recommandé qu'il :

  • s'identifie aux autorités de santé publique appropriées afin qu'elles effectuent une évaluation des risques individuels et déterminent les mesures à prendre pour soutenir le voyageur et protéger les personnes qui l'entourent
  • suive les recommandations du groupe 3 concernant le contrôle et la surveillance fournies au tableau 2 pour le reste de la période de 21 jours suivant la dernière exposition potentielle à la ME

Les travailleurs humanitaires doivent suivre les directives fournies par leur organisation, en plus des directives fournies dans le présent document.

4. Voyageurs en provenance d'une région touchée par la ME qui ont développé des symptômes compatibles avec la maladie

Si un voyageur provenant d'une région touchée par la ME présente des symptômes compatibles avec la maladie à son arrivée à un point d'entrée au Canada, il doit :

  • s'identifier auprès d'un agent des services frontaliers du Canada qui communiquera avec un agent de quarantaine. Conformément à la Loi sur la mise en quarantaine, l'agent de quarantaine effectuera immédiatement une évaluation de la santé et prendra les dispositions nécessaires (y compris la délivrance des ordonnances nécessaires) pour le suivi médical ou le suivi des autorités de santé publique appropriéesNote de bas de page 50
  • suivre les recommandations du groupe 4 concernant le contrôle et la surveillance fournies au tableau 2 pour le reste de la période de 21 jours suivant la dernière exposition potentielle à la ME

Si un voyageur en provenance d'une région touchée par la ME présente des symptômes compatibles avec la maladie après son entrée au Canada, au cours de la période de 21 jours suivant la dernière exposition potentielle à la maladie, le voyageur doit :

  • s'isoler immédiatement (rester à la maison jusqu'à ce qu'il demande des soins de santé et maintenir une distance de 2 mètres avec des personnes, des animaux ou des animaux de compagnie, et ne pas avoir de contact physique avec eux)
  • se laver les mains, surtout après avoir saigné, vomi ou être allé aux toilettes
  • s'assurer que personne n'entre en contact avec son sang ou ses liquides corporels (incluant l'urine, les matières fécales, les vomissures, la salive, la sueur et le sperme) ou avec quoi que ce soit qui pourrait avoir été en contact avec son sang ou ses liquides corporels (par exemple, draps, vêtements, siège de toilette, produits de soins corporels). Se reporter aux mesures sur la Gestion des déchets et du linge souillé avec le virus Ebola dans les habitations ou ailleurs pour la gestion des déchets associés à la ME
  • s'il est vu par un professionnel de la santé, se soumettre à un triage aux fins de dépistage et d'évaluation conformément aux Mesures de prévention et de contrôle des infections pour la maladie Ebola dans les établissements de soins actifs
  • suivre les instructions fournies par les autorités locales de santé publique

Si les symptômes du voyageur nécessitent une intervention médicale immédiate, les autorités de santé publique appropriées doivent être avisées pour s'assurer que tous les ambulanciers, le personnel des services médicaux d'urgence et les fournisseurs de soins de santé avec lesquels le patient peut interagir sont prêts à prendre les précautions appropriées en matière de PCI. Les autorités de santé publique aideront à :

  • prendre des dispositions pour que la personne fasse l'objet d'une évaluation médicale dans un établissement de soins actifs (où des mesures appropriées de prévention et de contrôle des infections peuvent être mises en place, si un tel établissement se trouve à proximité immédiate de la personne) afin de confirmer ou d'infirmer la présence de la MVE, de la MVS ou d'une autre ME
  • recommander un transport approprié à l'hôpital. Il s'agit généralement de prendre des dispositions pour que la personne soit transportée à l'hôpital par ambulance, à moins que les autorités locales de santé publique autorisent son déplacement vers l'établissement médical par véhicule privé. Les personnes faisant l'objet d'une évaluation pour la ME ne doivent pas prendre de transports publics (par exemple, ne pas prendre d'autobus, de train, de taxi, de covoiturage) pour se rendre à l'hôpital ou à l'établissement de soins de santé
  • s'assurer que le personnel ambulancier ou d'urgence (s'il y a lieu) et l'établissement de soins actifs concerné sont informés à l'avance de la présence de symptômes possiblement liés à la ME afin que des mesures de prévention et de contrôle des infections appropriées soient mises en place lors du transport et avant l'arrivée de la personne à l'établissement de soins de santé actifs.
Tableau 2 : Contrôle et surveillance des voyageurs arrivant des régions touchées par la MENote de bas de page a
  Groupe 1 : Voyageurs asymptomatiques sans exposition connueNote de bas de page b Groupe 2 : Voyageurs asymptomatiques présentant un faible risque d'expositionNote de bas de page c Groupe 3 : Voyageurs asymptomatiques présentant un risque élevé d'expositionNote de bas de page d Groupe 4 : Voyageurs présentant des symptômes compatibles à une MENote de bas de page e
Mesures proposées

Mesures à prendre à l'arrivée au Canada

  • Les voyageurs doivent consulter le site Web de l'Agence de la santé publique du Canada Maladie Ebola : Symptômes et traitement pour savoir quoi faire s'ils présentent des symptômes au cours des 21 jours suivant leur départ de la région touchée.
  • Les voyageurs doivent s'identifier auprès des autorités de santé publique appropriées le premier jour ouvrable suivant leur arrivée au Canada pour obtenir des conseils sur les mesures et les procédures à suivre dans l'éventualité où des symptômes compatibles avec la ME se manifesteraient au cours de la période d'incubation potentielle.
  • Les voyageurs doivent s'identifier auprès d'un agent des services frontaliers du Canada qui communiquera avec un agent de quarantaine.
  • L'agent de quarantaine procédera à une évaluation immédiate des risques et déterminera les mesures à prendre.
  • Les voyageurs doivent s'identifier auprès d'un agent des services frontaliers du Canada qui communiquera avec un agent de quarantaine.
  • L'agent de quarantaine procédera à une évaluation immédiate de la santé et prendra les dispositions nécessaires pour un suivi médical ou de santé publique.
Directives opérationnelles (pour le reste de la période de 21 jours depuis la dernière exposition potentielle)

Voyage autorisé à l'intérieur du Canada

Oui

Oui

À déterminer à la suite de l'évaluation de l'agent de quarantaine ou du médecin hygiéniste.

Non

Surveillance

Non

Les voyageurs doivent procéder immédiatement à l'autosurveillance des symptômes de la MENote de bas de page f

Les autorités de santé publique déterminent le plan de surveillance des symptômes de la MENote de bas de page f

Oui (à l'hôpital, puis selon le risque d'exposition si la ME est exclue au moment de l'évaluation).

Planification d'urgence

Sans objet

Les voyageurs doivent :

  • se préparer à s'isoler immédiatement et à communiquer avec les autorités de santé publique appropriées en cas d'apparition de symptômes compatibles avec ceux de la MENote de bas de page g
  • déclarer toute intention de voyage aux autorités de santé publique afin d'obtenir les coordonnées des autorités de santé publique du lieu de destination

Les voyageurs doivent :

  • se préparer à s'isoler immédiatement et à communiquer avec les autorités de santé publique appropriées en cas d'apparition de symptômes compatibles avec ceux de la MENote de bas de page g
  • élaborer un plan pour accéder facilement à des soins de santé si cela s'avère nécessaire, y compris demeurer à proximité d'un établissement de soins actifs appropriés (si possible, à moins d'une heure de route)Note de bas de page h
  • déclarer toute intention de voyage aux autorités de santé publique afin d'obtenir les coordonnées des autorités de santé publique du lieu de destination

Sans objet

Présence au travail

Oui

Oui (à la suite de l'évaluation par les autorités de santé publique)Note de bas de page i

NonNote de bas de page j

Non (jusqu'à ce que la ME soit écartée)Note de bas de page j

Sortie dans des endroits publique

Oui

Oui (à la suite de l'évaluation par les autorités de santé publique)Note de bas de page i

NonNote de bas de page j

Non (jusqu'à ce que la ME soit écartée)Note de bas de page j

Utilisation de moyens de transport en commun

Oui

Oui (à la suite de l'évaluation par les autorités de santé publique)Note de bas de page i

NonNote de bas de page j

Non (jusqu'à ce que la ME soit écartée)Note de bas de page j

Autres mesures de précaution

Sans objet

Les voyageurs doivent :

  • essayer d'éviter les médicaments connus pour réduire la fièvreNote de bas de page k; s'ils doivent être pris, en aviser les autorités de santé publique
  • informer tous les fournisseurs de soins de santé qu'ils côtoient, y compris les services paramédicaux, de leur exposition potentielle à la ME
  • reporter les visites médicales et autres procédures non urgentes (par exemple, visites chez le dentiste, analyses de sang non urgentes)
  • ne pas donner de sang ou tout autre liquide ou tissu
  • maintenir de bonnes pratiques d'hygiène respiratoire et se laver les mains régulièrementNote de bas de page l

Les voyageurs doivent :

  • essayer d'éviter les médicaments connus pour réduire la fièvreNote de bas de page k; s'ils doivent être pris, en aviser les autorités de santé publique
  • informer tous les fournisseurs de soins de santé qu'ils côtoient, y compris les services paramédicaux, de leur exposition potentielle à la ME
  • reporter les visites médicales et autres procédures non urgentes (par exemple, visites chez le dentiste, analyses de sang non urgentes)
  • ne pas donner de sang ou tout autre liquide ou tissu
  • s'abstenir de tout contact sexuel ou adopter des pratiques sexuelles sécuritaires pendant 21 jours
  • limiter davantage les contacts avec d'autres personnes (par exemple, la quarantaine), s'il y a lieu, en fonction de l'évaluation des risques de la personne menée par les autorités de santé publique
  • maintenir de bonnes pratiques d'hygiène respiratoire et se laver les mains régulièrementNote de bas de page l
  • Rester à la maison avec sa famille pourrait être envisagé ; rendre visite à des proches vivant ailleurs ne devrait pas être autorisé.

Les travailleurs humanitaires doivent :

  • suivre les directives fournies par leur organisation

Sans objet

 Explications:

Note de bas de page a

Les régions touchées par la ME comprennent des régions infranationales particulières où des cas actifs sont signalés. Ces régions sont reconnues comme des régions d'éclosion. Une personne qui voyage dans un pays touché sans se rendre dans les régions infranationales touchées ne devrait généralement pas nécessiter de suivi ou de surveillance.

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Note de bas de page b

Personne n'ayant eu aucun contact direct avec un cas symptomatique de la ME ou ses liquides corporels; ou pouvant avoir interagi avec une personne asymptomatique qui prodiguait des soins ou qui vivait dans le même ménage qu'un cas de ME.

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Note de bas de page c

Personne ayant été en contact direct avec un cas symptomatique de ME, ses liquides corporels, sa dépouille ou toute autre source connue des orthoebolavirus en prenant les précautions recommandées en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) et pour laquelle il n'y a aucune violation connue des précautions en matière de PCI; ou vivant dans le même ménage, mais n'ayant pas eu de contact direct avec un cas symptomatique ou ses liquides corporels (par exemple, par des surfaces contaminées); ou n'ayant eu que des interactions occasionnelles et aucun contact direct avec un cas de la ME ou ses liquides corporels. Exemples d'interactions occasionnelles : partager une région de places assises dans un transport public ou une salle d'attente.

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Note de bas de page d

Personne ayant été en contact direct avec un cas symptomatique de ME, ses liquides corporels, sa dépouille ou toute autre source connue des orthoebolavirus sans avoir pris les précautions recommandées en matière de PCI, ou ayant eu un contact sexuel non protégé avec un cas de la ME en phase aiguë ou en phase de convalescence.

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Note de bas de page e

Symptômes de la ME au point d'entrée.

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Note de bas de page f

La surveillance comprend la vérification et la documentation de la température à l'aide d'un thermomètre oral 2 fois par jour. Reportez-vous au Formulaire de consignation de la température pour les contacts de la maladie Ebola (pdf).

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Note de bas de page g

L'auto-isolement comprend le maintien d'une distance de 2 mètres et l'absence de tout contact physique avec les autres.

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Note de bas de page h

Les autorités de santé publique indiqueront si un établissement de soins actifs approprié a été désigné dans la région à cette fin, où des mesures appropriées de prévention et de contrôle des infections peuvent être mises en œuvre.

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Note de bas de page i

En général, les activités essentielles peuvent être maintenues (par exemple, travail, épicerie), mais il faut éviter tout contact direct inutile avec d'autres personnes que les membres du ménage.

Retour à la référence de la note de bas de page i

Note de bas de page j

Les évaluations pourraient être faites par les autorités de santé publique au cas par cas. Par exemple, la personne pourrait faire du jogging ou du vélo dans un milieu non urbain. Elle ne devrait pas participer à un rassemblement communautaire ou religieux. Le principe directeur est que les autorités de santé publique appropriées doivent être en mesure de s'assurer, et d'assurer au grand public, que les objectifs de la quarantaine ou de l'isolement sont atteints de manière durable tout au long de la période de 21 jours.

Retour à la référence de la note de bas de page j

Note de bas de page k

Il faut éviter les médicaments connus pour réduire la fièvre (par exemple, acétaminophène, ibuprofène, acide acétylsalicylique), car ces médicaments pourraient masquer les premiers symptômes de ME. S'ils doivent être pris, en informer les autorités de santé publique.

Retour à la référence de la note de bas de page k

Note de bas de page l

Pour plus de renseignements, consultez se laver les mains et rester en bonne santé.

Retour à la référence de la note de bas de page l

Traitement de la maladie Ebola

Le traitement de la ME demeure un traitement agressif de soins de soutien, souvent dans une unité de soins intensifs dotée de l'équipement de protection individuelle et des installations d'isolement appropriés. En outre, deux traitements à base d'anticorps monoclonaux se sont révélés efficaces pour réduire la mortalité chez les patients infectés par l'EBOV qui avaient une charge virale plus faible au cours de l'éclosion du Nord-Kivu de 2018Note de bas de page 5. L'atoltivimab, le maftivimab et l'odésivimab (REGN-EB3, vendu sous le nom Inmazeb) et l'ansuvimab (mAb114, vendu sous le nom Ebanga) sont des traitements à base d'anticorps monoclonaux qui se sont révélés modérément efficaces pour réduire la mortalité chez les patients atteints de la MVE ayant une charge virale sérique plus faible (définie comme une valeur de cycle seuil de >22,0 par RT-PCR)Note de bas de page 51. À l'heure à laquelle ces lignes sont écrites, aucun de ces traitements n'est autorisé au Canada. Comme ces traitements à base d'anticorps monoclonaux ont été conçus pour lutter contre l'EBOV, on ne s'attend pas à ce qu'ils soient efficaces pour le traitement d'autres orthoebolavirus.

En mai 2026, l’OMS a réuni le Groupe consultatif stratégique d’experts sur la vaccination (SAGE), son groupe de travail sur le vaccin contre la ME et les groupes consultatifs techniques du Plan d’action de l’OMS en matière de recherche et développement afin de recueillir des avis sur les candidats-vaccins et les traitements contre la BVD. À l’heure à laquelle ces lignes sont écrites, il n’existe aucun traitement ni vaccin homologué spécifiquement pour la prévention et le traitement de la BVD.

L'Association pour la microbiologie médicale et l'infectiologie du Canada (AMMI Canada), de concert avec la Société canadienne de soins intensifs et l'Association canadienne des médecins d'urgence ont publié des lignes directrices sur les soins à fournir aux patients chez qui on soupçonne ou on a confirmé la présence d'une MENote de bas de page 52Note de bas de page 53. De plus, l'OMS offre des directives sur le traitement de soutienNote de bas de page 54. Le traitement des patients qui ont une ME confirmée au Canada se fera dans un centre de traitement désigné, conformément aux protocoles fédéraux et provinciaux.

Abréviations

ARN
Acide ribonucléique
ASPC
Agence de la santé publique du Canada
BDBV
irus Bundibugyo
CanTravNet
Réseau canadien de médecine des voyages
CCMTMV
Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages
DCC
Déclaration d'un comité consultatif
AMMI Canada
L'Association pour la microbiologie médicale et l'infectiologie du Canada
É.U.
États-Unis
EBOV
Virus Ebola
ÉBP
Énoncé de bonnes pratiques
FPT
Fédéral, provinciale et territoriale
GRADE
Grading of Recommendations, Assessment, Development, and Evaluation (Anglais seulement)
GT
Groupe de travail
ME
Maladie Ebola
MVB
Maladie Ebola à virus Bundibugyo
MVE
Maladie Ebola à virus Ebola
MVS
Maladie Ebola à virus Soudan
MVT
Maladie Ebola à virus de la forêt de Taï
OMS
Organisation mondiale de la santé
PCI
Prévention et contrôle des infections
RCP
Réseau canadien sur le paludisme
RDC
République Démocratique du Congo
REGN-EB3
Odesivimab, Inmazeb
RT-PCR
Réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse
rVSVΔG-ZEBOV-GP
Vaccin ErveboMD
SNC
Système nerveux central
SUDV
Virus Soudan
TAFV
Virus de la forêt de Taï

Remerciements

La présente déclaration a été préparée par le groupe de travail sur la maladie Ebola du CCMTMV : P Lagacé-Wiens (responsable), YG Bui, M Libman, J Pernica, S Schofield, M Desroches et T Nguyen (secrétariat) et a été approuvée par le CCMTMV.

Le CCMTMV tient à remercier AK Boggild, A McCarthy, M Crockett, S Vaughn, J Geduld, J Sciberras, T Piggott, N Pachal et E Payne pour leur contribution aux versions précédentes de cette déclaration.

Membres du CCMTMV : M Libman (président), YG Bui (vice-présidente), K Plewes (présidente du sous-comité sur le paludisme), I Bogoch, C Hogan, K Kazmi, A Khatib, P Lagacé-Wiens, J Lee, et C Yansouni.

Agents de liaison : K O'Laughlin (Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis) et J Pernica (Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada).

Ancienne représentante de liaison : I Viel-Thériault (Société canadienne de pédiatrie)

Représentants d’office : V Donici (ministère de la Défense nationale et Forces armées canadiennes [MDN-FAC]), C Jensen (secrétariat du Comité consultatif national de l’immunisation [CCNI], ASPC), D Marion (MDN-FAC), S Schofield (MDN-FAC), M Tunis (secrétariat du CCNI, ASPC), et R Zimmer (Direction des médicaments biologiques et radiopharmaceutiques, Santé Canada)

Conflits d’intérêts

Aucun déclaré.

Annexe: Tableau d’évaluation de l’applicabilité des énoncés de bonne pratiques

Tableau 3. Évaluation de l’applicabilité des énoncés de bonnes pratiques en matière de prévention de la ME
Critère Renseignements à l’appui Vérification

La population et les composantes de l’intervention sont claires.

Mesures préventives à l'intention des Canadiens, y compris ceux qui pourraient être exposés à un risque accru (par exemple, ceux qui rendent visite à des amis ou à de la famille) ou qui se rendent dans des régions touchées par la ME.

Oui

Le message est nécessaire en ce qui concerne la pratique réelle des soins de santé.

Les stratégies de prévention de la ME jouent un rôle important dans la réduction des risques individuels ainsi que dans l'atténuation des préoccupations liées à la santé publique.

Oui

La mise en œuvre de l’énoncé de bonnes pratiques a des conséquences nettes positives importantes.

Oui, la mise en œuvre de stratégies de prévention de la ME réduit le risque d'exposition aux virus responsables de la ME et peut simplifier les exigences en matière de surveillance au retour d'une région touchée. De plus, ces stratégies soutiennent les efforts de gestion de l'éclosion dans la région touchée.

Oui

La collecte et la synthèse des données probantes constituent une mauvaise utilisation du temps, de l’énergie et des ressources limités d’un groupe d’experts chargé de l’élaboration des lignes directrices. Le coût d’option de la collecte et de la synthèse des données probantes est important et peut être évité.

Oui, cette recommandation vise à informer les voyageurs sur les stratégies de prévention de la ME. Ces conseils s'appuient sur des principes bien établis en matière de santé publique et d'atténuation des risques, et le temps et les ressources nécessaires pour recueillir et synthétiser des données supplémentaires empêcheraient de se consacrer à d'autres priorités.

Oui

Il existe une justification claire, explicite et bien documentée, qui établit un lien entre les données probantes indirectes.

Compte tenu du risque de perturbations importantes des transports et du risque potentiellement accru d'exposition lié aux déplacements vers des régions touchées par la ME où des cas ont été confirmés, il convient de diffuser des recommandations de bonnes pratiques concernant les mesures de protection contre l'exposition à la ME.

Oui

Clair et réalisable.

Sans objet.

Oui

Décision définitive : L’élaboration d’un énoncé de bonnes pratiques est appropriée.

Références

Note de bas de page 1

International Committee on Taxonomy of Viruses (ICTV). Virus Taxonomy: 2025 Release 2025 [Disponible à l'adresse: https://ictv.global/taxonomy].

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Note de bas de page 2

Centers for Disease Control and Prevention. History of Ebola Virus Disease Outbreaks 2023 [Disponible à l'adresse: https://www.cdc.gov/ebola/outbreaks/?CDC_AAref_Val=https://www.cdc.gov/vhf/ebola/history/chronology.html].

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Note de bas de page 3

Organisation mondiale de la Santé. Ebola The Democratic Republic of the Congo 2026 (Anglais seulement) [Disponible à l'adresse: https://www.who.int/emergencies/situations/ebola-outbreak---drc-2026].

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Note de bas de page 4

Glynn JR, Bower H, Johnson S, Houlihan CF, Montesano C, Scott JT, et al. Asymptomatic infection and unrecognised Ebola virus disease in Ebola-affected households in Sierra Leone: a cross-sectional study using a new non-invasive assay for antibodies to Ebola virus. The Lancet Infectious Diseases. 2017;17(6):645-53.

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Note de bas de page 5

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Note de bas de page 6

Brainard J, Hooper L, Pond K, Edmunds K, Hunter PR. Risk factors for transmission of Ebola or Marburg virus disease: a systematic review and meta-analysis. International Journal of Epidemiology. 2016;45(1):102-16.

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Note de bas de page 7

Pourrut X, Kumulungui B, Wittmann T, Moussavou G, Délicat A, Yaba P, et al. The natural history of Ebola virus in Africa. Microbes and Infection. 2005;7(7-8):1005-14.

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Note de bas de page 8

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Note de bas de page 9

Mate SE, Kugelman JR, Nyenswah TG, Ladner JT, Wiley MR, Cordier-Lassalle T, et al. Molecular Evidence of Sexual Transmission of Ebola Virus. New England Journal of Medicine. 2015;373(25):2448-54.

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Note de bas de page 10

Kupferschmidt K. Ebola virus may lurk in survivors for many years: Genomic analyses of Guinea patients point to "new paradigm" for how outbreaks start. Science. 2021;371(6535):1188-.

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Note de bas de page 11

Organisation mondiale de la Santé. Interim advice on the sexual transmission of the Ebola virus disease 2016 (Anglais seulement) [Disponible à l'adresse: https://www.who.int/publications/m/item/interim-advice-on-the-sexual-transmission-of-the-ebola-virus-disease].

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Note de bas de page 12

Organisation mondiale de la Santé. What we know about transmission of the Ebola virus among humans Ebola situation assessment 2014 (Anglais seulement) [Disponible à l'adresse: https://www.who.int/news-room/detail/06-10-2014-what-we-know-about-transmission-of-the-ebola-virus-among-humans].

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Note de bas de page 13

Dewidar O, Lotfi T, Langendam MW, Parmelli E, Saz Parkinson Z, Solo K, et al. Good or best practice statements: proposal for the operationalisation and implementation of GRADE guidance. BMJ Evidence-Based Medicine. 2023;28(3):189-96.

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Note de bas de page 14

Guyatt GH, Alonso-Coello P, Schünemann HJ, Djulbegovic B, Nothacker M, Lange S, et al. Guideline panels should seldom make good practice statements: guidance from the GRADE Working Group. J Clin Epidemiol. 2016;80:3-7.

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Note de bas de page 15

Organisation mondiale de la Santé. Situations: Ebola outbreak 2014-2016 - West Africa (Anglais seulement) [Disponible à l'adresse: https://www.who.int/emergencies/situations/ebola-outbreak-2014-2016-West-Africa].

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Note de bas de page 16

MS C, W C, J S, LM W, SM H, SN J, et al. Ebola virus disease cluster in the United States--Dallas County, Texas, 2014. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2014;63(46):1087-8.

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Note de bas de page 17

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Note de bas de page 18

Undurraga EA, Carias C, Meltzer MI, Kahn EB. Potential for broad-scale transmission of Ebola virus disease during the West Africa crisis: lessons for the Global Health security agenda. Infectious Diseases of Poverty. 2017;6(1).

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Note de bas de page 19

Choi MJ, Cossaboom CM, Whitesell AN, Dyal JW, Joyce A, Morgan RL, et al. Use of Ebola Vaccine: Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices, United States, 2020. Recommendations and Reports. 2021;70(1):1-12.

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Note de bas de page 20

Organisation mondiale de la Santé. Prévention et contrôle de l'infection pour les soins aux cas suspects ou confirmés de fièvre hémorragique à filovirus dans les établissements de santé, avec un accent particulier sur le virus Ebola (guide provisoire) 2014. [Disponible à l'adresse : https://iris.who.int/items/feac158c-cbb1-49eb-afd1-9bc4da236086].

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Note de bas de page 21

Feldmann H, Geisbert TW. Ebola haemorrhagic fever. Lancet. 2011;377(9768):849-62.

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Note de bas de page 22

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Note de bas de page 23

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Note de bas de page 24

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Note de bas de page 25

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Note de bas de page 26

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Note de bas de page 27

Beeching NJ, Fenech M, Houlihan CF. Ebola virus disease. BMJ. 2014;349(dec10 28):g7348-g.

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Note de bas de page 28

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Note de bas de page 29

Chertow DS, Kleine C, Edwards JK, Scaini R, Giuliani R, Sprecher A. Ebola virus disease in West Africa--clinical manifestations and management. N Engl J Med. 2014;371(22):2054-7.

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Note de bas de page 30

De Wit E, Falzarano D, Onyango C, Rosenke K, Marzi A, Ochieng M, et al. The Merits of Malaria Diagnostics during an Ebola Virus Disease Outbreak. Emerging Infectious Diseases. 2016;22(2).

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Note de bas de page 31

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Note de bas de page 32

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Note de bas de page 33

Mbala-Kingebeni P, Pratt C, Mutafali-Ruffin M, Pauthner MG, Bile F, Nkuba-Ndaye A, et al. Ebola Virus Transmission Initiated by Relapse of Systemic Ebola Virus Disease. N Engl J Med. 2021;84(13):1240-7.

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Note de bas de page 34

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Note de bas de page 35

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Note de bas de page 36

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Note de bas de page 37

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Note de bas de page 38

Fischer WA, Wohl DA. Confronting Ebola as a Sexually Transmitted Infection. Clinical Infectious Diseases. 2016;62(10):1272-6.

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Note de bas de page 39

Centers for Disease Control and Prevention. Post-Travel Evaluation of the Ill Traveler 2025 [Disponible à l'adresse: https://www.cdc.gov/yellow-book/hcp/post-travel-evaluation/post-travel-evaluation-of-the-ill-traveler.html].

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Note de bas de page 40

Boggild A, Geduld J, Libman M, Ward B, McCarthy A, Hajek J, et al. Travel-acquired infections in Canada: CanTravNet 2011—2012. Canada Communicable Disease Report. 2014;40(16):313-25.

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Note de bas de page 41

Organisation mondiale de la Santé. Recommandations aux personnes et aux familles dans les zones touchées par le virus Ebola: conseils aux communautés 2014 [Disponible à l'adresse : https://iris.who.int/handle/10665/136475].

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Note de bas de page 42

Organisation mondiale de la Santé. How to conduct safe and dignified burial of a patient who has died from suspected or confirmed Ebola or Marburg virus disease 2014 (Anglais seulement) [Disponible à l'adresse: https://www.who.int/publications/i/item/WHO-EVD-Guidance-Burials-14.2].

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Note de bas de page 43

Agence de la santé publique du Canada. Mesures de prévention et de contrôle des infections pour la maladie Ebola dans les établissements de soins actifs 2026 [Disponible à l'adresse : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/maladie-virus-ebola/pour-professionnels-sante-maladie-virus-ebola/mesures-prevention-controle-milieux-soins.html.

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Note de bas de page 44

Organisation mondiale de la Santé. Weekly epidemiological record: Meeting of the Strategic Advisory Group of Experts on Immunization, 31 March–1 April 2020: conclusions and recommendations 2020 (Anglais seulement) [Disponible à l'adresse: https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/332218/WER9522-eng-fre.pdf?ua=1&ua=1].

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Note de bas de page 45

Centers for Disease Control and Prevention. Airport Exit and Entry Screening for Ebola – August-November 10, 2014. MMWR 2014;63(49):1163-7.

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Note de bas de page 46

Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Mesures de prévention et de lutte contre la maladie à virus Ebola: Mesures de filtrage à l’entrée et à la sortie 2014 [Disponible à l'adresse : https://www.ecdc.europa.eu/en/publications-data/infection-prevention-and-control-measures-ebola-virus-disease-entry-and-exit?etrans=fr].

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Note de bas de page 47

Bogoch I, Creatore MI, Cetron MS, Brownstein JS, Pesik N, Miniota J, et al. Assessment of the potential for international dissemination of Ebola virus via commercial air travel during the 2014 west African outbreak. The Lancet. 2015;385(9962):29-35.

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Note de bas de page 48

Boggild AK, Esposito DH, Kozarsky PE, Ansdell V, Beeching NJ, Campion D, et al. Differential Diagnosis of Illness in Travelers Arriving From Sierra Leone, Liberia, or Guinea: A Cross-sectional Study From the GeoSentinel Surveillance Network. Ann Intern Med. 2015;162(11):757–64.

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Note de bas de page 49

Organisation mondiale de la Santé. World malaria report 2025: addressing the threat of antimalarial drug resistance 2025 (Anglais seulement) [Disponible à l'adresse: https://www.who.int/teams/global-malaria-programme/reports/world-malaria-report-2025].

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Note de bas de page 50

Loi sur la mise en quarantaine (2005).

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Note de bas de page 51

Mulangu S, Dodd LE, Davey RT, Tshiani Mbaya O, Proschan M, Mukadi D, et al. A Randomized, Controlled Trial of Ebola Virus Disease Therapeutics. New England Journal of Medicine. 2019;381(24):2293-303.

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Note de bas de page 52

Canadian Critical Care Society CAoEP, Association of Medical Microbiology & Infectious Diseases Canada,. Ebola Clinical Care Guidelines 2014 [Disponible à l'adresse: https://www.researchgate.net/profile/Michael-Christian-4/publication/273172074_Ebola_Clinical_Care_Guidelines_A_guide_for_clinicians_in_Canada/links/54faf97e0cf2859b885787a4/Ebola-Clinical-Care-Guidelines-A-guide-for-clinicians-in-Canada.pdf?origin=scientificContributions].

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Note de bas de page 53

Agence de la santé publique du Canada. Définition de cas de l'Agence de la santé publique du Canada : Éclosion de maladie Ebola 2023 [Disponible à l'adresse : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/maladie-virus-ebola/pour-professionnels-sante-maladie-virus-ebola/definition-nationale-cas.html].

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Note de bas de page 54

Organisation mondiale de la Santé. Optimized supportive care for Ebola virus disease 2019 (Anglais seulement) [Disponible à l'adresse: https://www.who.int/publications/i/item/optimized-supportive-care-for-ebola-virus-disease].

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2026-07-30

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