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Renforcer la surveillance du radon en Colombie-Britannique

RMTC

Volume 52-7/8, juillet/août 2026 : Programme Canadien d’épidémiologie de terrain – 50 ans

Étude qualitative

Renforcer la surveillance du radon en Colombie-Britannique : enseignements tirés d’une évaluation qualitative du Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique

Bridget Irwin1,2, Jiayun Angela Yao2,3, David McVea2,3

Affiliations

1 Programme canadien d’épidémiologie de terrain, Centre de préparation aux situations d’urgence, Direction générale de la réglementation, des opérations et de la gestion des urgences, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, ON

2 Services de santé environnementale, Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, Vancouver, BC

3 École de santé publique et des populations, Université de la Colombie-Britannique, Vancouver, BC

Correspondance

bridget.irwin@bccdc.ca

Citation proposée

Irwin B, Yao JA, McVea D. Renforcer la surveillance du radon en Colombie-Britannique : enseignements tirés d’une évaluation qualitative du Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2026;52(7/8):312–20. https://doi.org/10.14745/ccdr.v52i78a03f

Mots-clés : radon, système de surveillance, évaluation, qualitative

Résumé

Contexte : Le radon est un gaz cancérogène qui constitue la principale cause environnementale de cancer du poumon chez les non-fumeurs. Bien que ses risques pour la santé soient bien connus, l’exposition au radon est variable et difficile à déterminer, ce qui complique l’évaluation des risques et la mise en œuvre de mesures d’atténuation. Le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC) gère le Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique (BCRDR) afin de regrouper les résultats des tests de radon pour soutenir la recherche et les interventions en santé publique. Cette étude évalue le BCRDR en mettant l’accent sur son utilité et son acceptabilité pour les personnes qui alimentent le répertoire en données et celles qui l’utilisent.

Méthodes : Entre novembre 2024 et juillet 2025, cinq fournisseurs de données sur le radon au BCRDR et six utilisateurs des données du BCRDR ont été interrogés. De plus, six détenteurs de données, cinq utilisateurs de données et 74 membres du public ont répondu à des sondages en ligne. Les entretiens et les sondages ont été analysés qualitativement à l’aide d’une analyse thématique inductive du contenu afin de dégager les principaux thèmes.

Résultats : Dans l’ensemble, les utilisateurs et les fournisseurs de données considèrent que le BCRDR est utile et acceptable. Les détenteurs de données qui contribuent au répertoire ont décrit le processus de soumission des données comme étant rapide et simple, et ont estimé que le BCCDC avait répondu à leurs préoccupations. Le répertoire soutient un large éventail d’utilisations par divers intervenants, dont la plupart jugent les données précieuses. Les répondants ont formulé des recommandations visant à renforcer davantage le répertoire.

Conclusion : Les résultats confirment la valeur du BCRDR tant pour les fournisseurs de données que pour les utilisateurs. Les réponses recueillies peuvent orienter les améliorations du répertoire provincial existant et contribuer à la conception de futurs systèmes de surveillance du radon.

Introduction

Le radon est un gaz cancérogène formé lors de la dégradation naturelle de l’uranium présent dans le sol et la roche. Le radon présente un risque minimal à l’extérieur, où il se dilue rapidement Footnote 1, mais il peut s’accumuler à des concentrations élevées à l’intérieur des bâtiments. À l’échelle mondiale, une exposition prolongée au radon constitue la principale cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs et contribue à plus de 3 000 décès chaque année au Canada seulement Footnote 1Footnote 2. Afin de réduire ce risque, Santé Canada recommande d’effectuer des travaux d’atténuation dans les habitations lorsque la concentration moyenne de radon intérieur dépasse 200 Bq/m3 Footnote 3. Néanmoins, l’exposition à toute concentration de radon intérieur augmente le risque de cancer du poumon Footnote 3.

Le radon pénètre dans les bâtiments par les fissures et autres ouvertures, et les concentrations intérieures varient considérablement en fonction des caractéristiques géographiques et du milieu bâti. Les concentrations de radon sont les plus élevées dans les régions où les niveaux d’uranium sont importants, notamment dans le nord et l’intérieur de la Colombie-Britannique Footnote 3. Toutefois, même au sein de quartiers présentant une géologie similaire, les concentrations de radon intérieur peuvent différer d’un bâtiment à l’autre en raison de facteurs tels que la conception, l’âge, la ventilation et l’entretien des bâtiments Footnote 4Footnote 5. Compte tenu de ces facteurs, et parce qu’il est incolore et inodore, la seule façon de savoir si un bâtiment présente des concentrations élevées de radon est d’effectuer un test, soit à l’aide d’une trousse d’autodépistage, soit en faisant appel à un professionnel certifié en mesure du radon Footnote 3. Au Canada, le dépistage et les mesures d’atténuation reposent en grande partie sur l’initiative individuelle et sont freinés par un manque de sensibilisation : en 2023, seulement 58 % des ménages avaient entendu parler du radon, et à peine 12 % des ménages ne vivant pas en appartement qui connaissaient ce gaz avaient effectué un test de dépistage Footnote 6.

Bien que les effets du radon sur la santé soient bien documentés, l’évaluation du risque demeure difficile en raison de la variabilité de l’exposition et du nombre limité de tests réalisés. Bien que de nombreux pays disposent de bases de données nationales sur le radon, la plupart reposent sur des données d’enquêtes transversales et ne sont pas conçues pour fonctionner comme des systèmes centralisés de surveillance mis à jour en continu Footnote 7. Au Canada, la surveillance du radon n’est pas normalisée et les données de mesure disponibles ont historiquement été fragmentées et difficiles d’accès, étant conservées séparément par les différents organismes ayant effectué des tests. L’absence d’un système complet a compliqué la caractérisation de l’exposition au radon à l’échelle du pays et a entravé les efforts d’intervention et d’atténuation.

Afin de remédier à cette situation en Colombie-Britannique, le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC) a lancé, en 2021, le Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique (BCRDR). Le BCRDR et son processus de développement ont été décrits ailleurs Footnote 8. Ce répertoire regroupe les mesures de radon intérieur fournies volontairement par différents détenteurs de données au sein d’un système unique destiné à soutenir la recherche, l’évaluation des risques et les interventions. Les données sont nettoyées et anonymisées conformément à une entente sur l’échange de données (EED) et sont accessibles aux chercheurs sur demande. Les données du répertoire sont également présentées dans la Carte du radon de la Colombie-Britannique, un outil public qui affiche des statistiques sommaires selon différentes échelles géographiques. En date de juillet 2025, le BCRDR contenait 45 060 mesures au total provenant de plus de 23 000 bâtiments présumés uniques.

En tant que premier système du genre au Canada, le BCRDR représente une avancée importante dans la surveillance du radon. Toutefois, il existe des possibilités d’améliorer davantage le fonctionnement et l’utilité du répertoire, particulièrement alors que les appels à la création d’un système national de surveillance du radon se multiplient. Cette étude évalue l’expérience des personnes qui contribuent au BCRDR et de celles qui utilisent ses données. Les objectifs étaient les suivants : 1) comprendre l’acceptabilité du BCRDR du point de vue des fournisseurs de données; 2) décrire la façon dont les intervenants utilisent le BCRDR et cerner les possibilités d’amélioration. Les résultats permettront d’orienter les améliorations du répertoire provincial existant et pourraient également guider le développement de répertoires de données sur le radon dans d’autres administrations, au Canada comme à l’étranger.

Méthodes

Plan d’étude

Afin d’évaluer officiellement le BCRDR, cette étude qualitative a adapté les méthodes décrites dans le Data Quality Monitoring and Surveillance System Evaluation Handbook du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies Footnote 9 ainsi que dans les Updated Guidelines for Evaluating Public Health Surveillance Systems des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis Footnote 10. En fonction des objectifs de l’étude, deux attributs de rendement d’un système de surveillance ont été examinés : l’acceptabilité et l’utilité. Un résumé de ces attributs est présenté au tableau 1.

Tableau 1 : Attributs évalués dans le cadre de l’évaluation du système de surveillance du Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique
Attribut Définition dans le contexte du BCRDR Méthodes Analyse/synthèse
Acceptabilité La volonté des fournisseurs de données sur le radon de participer au système de surveillance du BCRDR, actuellement et à l’avenir. Sondage auprès des détenteurs de données Analyse qualitative thématique du contenu des réponses aux questions ouvertes
Entretiens semi-structurés avec les détenteurs de données Analyse qualitative thématique du contenu des transcriptions d’entrevues
Utilité L’utilité du BCRDR et de la Carte du radon de la Colombie-Britannique pour orienter les interventions de santé publique et contribuer à la prévention et au contrôle des effets néfastes sur la santé associés à l’exposition au radon. Sondage auprès des utilisateurs de données Analyse qualitative thématique du contenu des réponses aux questions ouvertes
Entretiens semi-structurés avec les utilisateurs de données Analyse qualitative thématique du contenu des transcriptions d’entrevues
Sondage public en ligne Analyse qualitative thématique du contenu des réponses aux questions ouvertes

Participants à l’étude

Trois groupes pertinents de parties prenantes ont été identifiés :

  1. Détenteurs de données sur le radon, incluant toutes les personnes et organisations qui recueillent des données sur le radon intérieur en Colombie-Britannique, qu’elles contribuent ou non ces données au BCRDR
  2. Utilisateurs du BCRDR, incluant les chercheurs et les professionnels de la santé publique qui utilisent les tableaux de données du BCRDR ou la Carte du radon de la Colombie-Britannique dans le cadre de leurs travaux
  3. Membres du public, qui consultent la Carte du radon de la Colombie-Britannique

Ces catégories n’étaient pas mutuellement exclusives, et plusieurs contributeurs étaient également des utilisateurs du BCRDR.

Collecte de données

Pour appuyer l’évaluation, trois sondages en ligne ont été élaborés à l’aide de Checkbox (résumés dans le tableau 2 et présentés en appendice dans le matériel supplémentaire), chacun étant adapté à un groupe d’intervenants différent. Le sondage auprès des détenteurs de données évaluait les expériences liées à la contribution au BCRDR et a été distribué à l’ensemble des 41 détenteurs de données sur le radon connus dans la province entre mai et août 2025. Le sondage auprès des utilisateurs de données examinait la manière dont le BCRDR et la Carte du radon de la Colombie-Britannique sont utilisés en pratique. Il a été distribué entre mai et août 2025 à des intervenants de 17 organisations pertinentes, notamment des organismes de santé publique locaux et provinciaux ainsi que des ministères provinciaux de la Santé, du Logement et de l’Éducation. L’enquête auprès du public visait à recueillir des commentaires des utilisateurs de la Carte du radon de la Colombie-Britannique sur son utilité pour accroître les connaissances et évaluer les risques. Il a été diffusé sur le site Web de la carte entre novembre 2024 et avril 2025, et les participants pouvaient participer à un tirage pour une carte-cadeau de 100 $ à titre d’incitatif. Toutes les enquêtes ont été prétestées avant leur lancement.

Tableau 2 : Résumé des enquêtes menées pour évaluer l’acceptabilité et l’utilité du registre des données sur le radon de la Colombie-Britannique
Public Description Date Distribution Réponses
Détenteurs de données

L’enquête auprès des détenteurs de données visait à comprendre les expériences des personnes détenant des données sur le radon contribuant au BCRDR. Les questions couvraient quatre domaines :

Renseignements généraux (p. ex., nombre de tests effectués par année, types de renseignements recueillis)

Acceptabilité de la participation (p. ex., préoccupations liées à la participation, temps et ressources nécessaires)

Rapports et diffusion (p. ex., fréquence des rapports, connaissance des utilisations du BCRDR et de la Carte du radon de la Colombie-Britannique)

Commentaires généraux (p. ex., défis rencontrés, suggestions d’amélioration)

Lancé en mai 2025. Résultats extraits le 7 août 2025. Distribué par courriel à l’ensemble des 41 détenteurs de données sur le radon connus dans la province, incluant 12 contributeurs actuels du BCRDR et 29 détenteurs de données n’ayant jamais participé au répertoire. Huit réponses à l’enquête ont été reçues, dont six provenant de contributeurs actuels ou anciens et deux de détenteurs de données n’ayant jamais participé. Cinq entrevues supplémentaires avec des détenteurs de données ont été réalisées, pour un taux de réponse global de 31,7 %.
Utilisateurs des données

L’enquête auprès des utilisateurs de données visait à explorer la manière dont le BCRDR et la Carte du radon de la Colombie-Britannique sont utilisés en pratique, ainsi qu’à recueillir des commentaires sur leur fonctionnalité. Les questions couvraient cinq domaines :

Renseignements généraux (p. ex., fonction/organisation, modalités d’utilisation des données)

Satisfaction à l’égard des différents éléments des données/de la carte (p. ex., actualité, accessibilité, facilité d’interprétation)

Utilité des données/de la carte (p. ex., changements apportés aux politiques ou aux pratiques à la suite de l’utilisation des données/carte, éléments ou variables manquants)

Acceptabilité de l’utilisation des données/de la carte pour orienter le travail (p. ex., niveau de confort, préoccupations)

Commentaires généraux (p. ex., défis rencontrés, suggestions d’amélioration)

Lancé en mai 2025. Résultats extraits le 7 août 2025. Distribué par courriel à des intervenants de 17 organisations susceptibles d’utiliser les données, notamment des organismes de santé publique locaux et provinciaux ainsi que les ministères provinciaux de la Santé, du Logement et de l’Éducation. Quatre réponses ont été reçues, dont deux provenant d’utilisateurs de la carte, une d’un utilisateur des tableaux de données et une d’un utilisateur à la fois de la carte et des tableaux. Six entrevues supplémentaires avec des utilisateurs de données provenant de cinq organisations ont été réalisées, pour un taux de réponse global de 52,9 %.
Public

L’enquête en ligne auprès du public visait à recueillir les commentaires du grand public sur la Carte du radon de la Colombie-Britannique, en particulier sur son utilité pour l’évaluation des risques. Les questions couvraient quatre domaines :

Renseignements généraux (p. ex., rôle, âge, code de RTA du code postal)

Connaissances sur le radon avant et après l’utilisation de la carte (p. ex., risques pour la santé, répartition spatiale)

Utilité de la carte (p. ex., utilité pour l’évaluation des risques, fonctionnalités de la carte, actions prévues)

Commentaires généraux (p. ex., défis rencontrés, suggestions d’amélioration)

Un tirage permettant de gagner une carte-cadeau de 100 $ a été offert comme incitatif afin d’encourager la participation.

Lancé sur la page Web de la Carte du radon de la Colombie-Britannique en novembre 2024, afin de coïncider avec le Mois de la sensibilisation au radon. Demeuré en fonction jusqu’en avril 2025. Résultats extraits le 22 avril 2025. Le lien vers le sondage était affiché en haut de la carte afin d’attirer l’attention des utilisateurs généraux. Soixante-quatorze réponses ont été reçues.

Pour compléter les données recueillies par les sondages, des entretiens ont également été menés auprès d’un sous-groupe de personnes clés, en priorisant les détenteurs de données fournissant le plus grand nombre de mesures ainsi que les utilisateurs ayant formellement demandé des données du BCRDR. Les entretiens avaient une durée de 30 à 90 minutes et se sont déroulées virtuellement via Microsoft Teams ou Zoom à l’aide d’un guide d’entrevue semi-structuré (appendice, matériel supplémentaire). Les questions d’entretien étaient adaptées des sondages et ouvertes, afin de permettre de recueillir des commentaires plus détaillés. Avec le consentement des personnes interrogées, toutes les entrevues ont été enregistrées puis transcrites. Cette étude est considérée comme une évaluation de programme et a donc été exemptée de l’approbation d’un comité d’éthique de la recherche.

Analyse et synthèse des données

Guidée par le cadre de Virginia Braun et Victoria Clarke Footnote 11, une analyse thématique inductive du contenu a été utilisée afin de cerner les principaux thèmes émergents à partir des données des sondages et des entrevues, selon les groupes d’intervenants et les attributs du système de surveillance. Un auteur a réalisé l’analyse principale, en relisant plusieurs fois les transcriptions d’entrevues et en notant les tendances, incohérences et contradictions au sein des données. Cet auteur a ensuite codé les transcriptions et généré des thèmes selon une approche latente, puis a discuté les codes et les thèmes avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin d’assurer la clarté, le consensus et la cohérence avec les données. Enfin, les thèmes ont été affinés et des citations représentatives ont été sélectionnées à partir des entrevues pour illustrer chaque thème.

Résultats

Les résultats sont organisés selon les thèmes issus de l’analyse qualitative, en lien avec chacun des attributs du système de surveillance. Les caractéristiques des participants sont présentées dans les tableau 3 et tableau 4, tandis que les recommandations fondées sur les résultats sont présentées dans le tableau 5.

Tableau 3 : Renseignements sur les participants
Numéro de participant Type de collecte des données Lien avec le BCRDR
P1 Entrevue Fournisseur et utilisateur actuels des données du BCRDR et de la Carte du radon de la Colombie-Britannique
P2–P4 Entrevue Fournisseur de données actuel et utilisateur de la Carte du radon de la Colombie-Britannique
P5 Entrevue Fournisseur actuel et utilisateur des données du BCRDR
P6, P9, P10 Entrevue Utilisateur des données du BCRDR
P7, P8 Sondage Utilisateur de la carte du radon de la Colombie-Britannique
P11, P12, P16, P17 Sondage Ancien fournisseur de données
P13, P15 Sondage Détenteur de données n’ayant jamais fourni de données
P14, P18 Sondage Fournisseur actuel de données
P19–P92 Sondage Utilisateur public de la carte du radon de la Colombie-Britannique
Tableau 4 : Participants par fonction/organisation
Fonction/organisation Nombre de participants
(n = 92)
Établissement universitaire 4 (4,3 %)
Gouvernement fédéral 3 (3,3 %)
Gouvernement local 1 (1,1 %)
Membre du public 42 (45,7 %)
Organisation non gouvernementale spécialisée dans le radon 7 (7,6 %)
Gouvernement provincial 1 (1,1 %)
Praticien/Praticienne de la santé publique 16 (17,4 %)
Agent immobilier 2 (2,2 %)
Autorité de santé publique régionale 4 (4,3 %)
Chercheur 5 (5,4 %)
Autre 5 (5,4 %)
Préfère ne pas répondre 3 (3,3 %)
Tableau 5 : Résumé des recommandations issues de l’évaluation du Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique
Recommandation Mesures spécifiques
Renforcer la confiance, la réciprocité et l’engagement des détenteurs de données afin de maximiser l’acceptabilité de la participation au BCRDR
  • Continuer de mettre l’accent, lors du recrutement, sur les protections de renseignements personnels et les processus d’anonymisation prévus dans l’entente d’échange de données.
  • Faire un suivi auprès des détenteurs de données qui ne contribuent pas afin de répondre aux préoccupations en suspens.
  • Améliorer la réciprocité en fournissant des mises à jour périodiques aux contributeurs sur la manière dont les données du BCRDR sont utilisées.
Maintenir un processus de soumission de données à faible charge pour assurer la facilité de participation au BCRDR
  • Maintenir le processus actuel de soumission de données basé sur un simple fichier tableur ainsi que la fréquence annuelle de soumission, qui s’harmonise bien avec les cycles de dépistage du radon.
  • Continuer de fournir des conseils d’intégration et un soutien aux nouveaux contributeurs.
  • Réexaminer les processus internes liés aux ententes de partage de données afin de réduire les délais d’intégration.
  • Lorsque possible, offrir un soutien léger supplémentaire pour réduire la charge de travail (p. ex., modèles, rappels discrets durant les périodes de soumission des données).
Améliorer la sensibilisation au BCRDR et à la Carte du radon de la Colombie-Britannique afin d’en accroître l’utilité
  • Continuer de promouvoir le BCRDR et la Carte du radon de la Colombie-Britannique comme une ressource publique fiable et faisant autorité.
  • Renforcer les activités de sensibilisation afin que l’existence et la disponibilité du BCRDR et de la Carte du radon de la Colombie-Britannique soient largement connues.
Améliorer la clarté, l’interprétation et la communication des risques de la Carte du radon de la Colombie-Britannique pour le grand public
  • Continuer d’affiner les messages de la Carte du radon de la Colombie-Britannique afin de souligner que toutes les habitations devraient être testées, indépendamment de la couleur affichée sur la carte.
  • Ajouter des explications et des avertissements plus clairs concernant les limites de la cartographie du radon.
  • Développer un court tutoriel intégré directement dans la carte pour expliquer ses différentes fonctionnalités.
  • Ajouter des messages plus orientés vers l’action (p. ex., « vous devriez tester votre habitation, quel que soit le résultat de la carte »).
  • Ajouter des définitions en langage clair des indicateurs de la carte (p. ex., 95e percentile, différents niveaux géographiques).
Accroître la transparence et l’utilité du BCRDR et de la Carte du radon de la Colombie-Britannique grâce à davantage de contexte et de granularité
  • Améliorer la transparence concernant la taille des échantillons et l’incertitude (p. ex., avertissements lorsque les données sont limitées).
  • Encourager une collecte de données accrue dans les régions moins bien couvertes afin d’améliorer la résolution spatiale des données.
  • Explorer les possibilités d’intégrer des variables supplémentaires, des informations contextuelles et des filtres lorsque cela est possible (p. ex., filtres selon le type de bâtiment, la présence d’un système d’atténuation, intégration de données de tests non résidentiels, informations sur la géologie, les taux de cancer du poumon, les ressources locales de dépistage, etc., dans les fenêtres contextuelles de la carte).

Acceptabilité

Cinq contributeurs actuels du BCRDR ont été interrogés, tandis que huit autres ont rempli des sondages (six contributeurs actuels ou anciens et deux détenteurs de données n’ayant jamais contribué). À partir du cadre de codage, quatre thèmes liés à l’acceptabilité ont été dégagés.

Les détenteurs de données étaient disposés à participer, malgré des préoccupations initiales

La majorité des contributeurs actuels se sont montrés disposés à participer au BCRDR et indiqueraient qu’ils referaient ce choix si l’occasion se présentait. Bien que les répondants aient évoqué certaines préoccupations initiales concernant la vie privée et la confidentialité, celles-ci ont été largement atténuées grâce aux échanges avec le BCCDC et à une EED précisant les principes d’anonymisation et de propriété des données. Un contributeur a indiqué : « la confidentialité est importante pour nous, donc nous ne travaillons pas avec tout le monde, mais je pense qu’entre la façon dont les données étaient partagées avec le public et l’entente de confidentialité que nous avons pu signer avec le BCCDC, nous étions à l’aise de partager les données jusqu’au niveau auquel nous les partageons » (P3). Parmi les deux détenteurs de données n’ayant jamais contribué, tous deux ont mentionné des préoccupations liées à la confidentialité, mais se sont montrés ouverts à des discussions supplémentaires avec le BCCDC.

L’intégration et la soumission des données étaient généralement simples

Les contributeurs ont généralement indiqué n’avoir rencontré aucun problème lors de leur intégration au BCRDR et ont souligné le soutien du personnel du BCCDC, l’un d’eux mentionnant : « nous avions une personne qui [nous] disait simplement tout ce qu’il fallait savoir… donc c’était en fait super facile » (P1). Un contributeur a décrit un délai de 18 mois pour la signature de l’entente de partage de données (EPD), qualifiant l’expérience de « pénible » (P2). Toutefois, il a reconnu que cette situation s’était produite pendant la pandémie de COVID-19 et n’était pas représentative du processus habituel. Dans l’ensemble, les contributeurs ont apprécié la simplicité du processus de soumission des données, celles-ci étant transmises sous forme de fichier tableur par courriel. Un participant a indiqué : « je travaille avec divers autres groupes avec lesquels je dois partager des données, et parfois je dois essayer de les téléverser sur leur portail ou autre, et c’est un cauchemar » (P3).

La participation au Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique ne représentait pas une charge importante

Le temps consacré aux activités liées au répertoire, y compris l’extraction, le nettoyage et la soumission des données, était minimal, bien que quelques contributeurs aient indiqué que ces tâches n’étaient pas une priorité pour eux, ce qui pouvait les rendre plus difficiles à réaliser. Comme l’a exprimé un répondant : « trouver le temps pour réellement dégager ces deux heures, c’est ça le plus difficile. Mais le travail en lui-même, une fois que j’ai le temps de le faire, n’est pas si pénible » (P5). La soumission annuelle des données a été jugée appropriée compte tenu de la nature à long terme des tests de radon, et un répondant a noté que « le dépistage du radon est vraiment une activité annuelle… une année, c’est à peu près juste » (P5).

La valeur perçue des contributions était mitigée

La connaissance de la manière dont les données du BCRDR sont utilisées en pratique variait selon les contributeurs. Bien que tous aient connaissance de la Carte du radon de la Colombie-Britannique une plus grande incertitude entourait les tableaux de données, et plusieurs ignoraient les détails de leur utilisation, ce qui les amenait à remettre en question la valeur de leur participation. Un fournisseur a commenté : « je vois que ça peut être un problème si personne ne le demande… pourquoi est-ce qu’on conserve ça? » (P1). Certains contributeurs ont indiqué que recevoir des résultats et des produits issus du BCRDR pourrait accroître leur motivation à partager des données, l’un d’eux mentionnant : « ce serait bien de savoir… si je savais que quelque chose est fait avec [les données], ça pourrait aider » (P2). D’autres se montraient moins préoccupés par les utilisations des données, l’un expliquant : « j’ai mes propres données… je ne cherche généralement pas d’autres [données] » (P3).

Résultats

Utilité

Six utilisateurs des tableaux de données du BCRDR et/ou de la Carte du radon de la Colombie-Britannique ont été interrogés et 78 sondages ont été reçus (quatre provenaient d’utilisateurs professionnels des tableaux de données du BCRDR ou de la Carte du radon de la Colombie-Britannique, et 74 provenaient de membres du public). À partir du cadre de codage, six thèmes liés à l’utilité ont été dégagés.

Les données du BCRDR et la Carte du radon de la Colombie-Britannique soutiennent des usages diversifiés

Les utilisateurs du BCRDR utilisaient principalement les tableaux de données à des fins de recherche, tandis que la carte soutenait un éventail plus large d’utilisations, notamment l’identification des zones insuffisamment testées, l’orientation des interventions et l’appui à des changements de politiques. En effet, de nombreux intervenants estimaient que le BCRDR avait contribué aux récentes modifications du Code du bâtiment de la Colombie-Britannique qui exige désormais l’installation de dispositifs de préparation à l’atténuation du radon dans toutes les nouvelles constructions, l’un d’eux affirmant que « le travail réalisé grâce à cette carte… a permis au code du bâtiment de la Colombie-Britannique de… ne plus avoir différentes zones » (P2). Les utilisateurs décrivaient également la carte comme une source fiable à mobiliser lors d’échanges avec les communautés et les partenaires externes. Comme l’a indiqué un utilisateur : « le fait qu’elle provienne du BCCDC en fait un outil puissant » (P4).

Bien que tous les intervenants aient trouvé le BCRDR utile, les opinions variaient quant à son importance. Certains considéraient qu’une source unique de données pour l’ensemble de la province était essentielle, tandis que d’autres la jugeaient plus complémentaire, notant que « c’est intéressant [mais] je ne dirais pas que cela joue un rôle central » (P3). Parmi les utilisateurs du public, les retours étaient très positifs : 90 % des répondants ont jugé la carte très utile pour évaluer la probabilité de vivre dans une habitation à forte concentration de radon. La majorité a signalé une amélioration de leurs connaissances sur les effets du radon sur la santé (70,3 %) et sur sa répartition spatiale (87,8 %) après avoir consulté la carte, et plus de la moitié ont indiqué avoir l’intention de faire tester leur habitation.

Certains utilisateurs exprimaient des préoccupations concernant la cartographie du radon

La plupart des utilisateurs se sentaient à l’aise d’utiliser la Carte du radon de la Colombie-Britannique dans leur travail, l’un d’eux indiquant que « c’est maintenant une carte du radon très robuste selon les standards mondiaux » (P1). Malgré cela, plusieurs ont souligné les limites générales de la cartographie du radon, notamment le fait qu’elle peut masquer les variations locales et simplifier excessivement le risque. Comme l’a observé un utilisateur : « la tendance des gens semble être de regarder une carte, voir “oh, ce n’est pas si grave dans ma région, donc je n’ai pas besoin de tester”, alors qu’en réalité, même si un très petit nombre de maisons dans votre région ont des niveaux élevés de radon, il est impossible de savoir si vous en faites partie » (P3). Les différences de risque selon le type de bâtiment étaient également peu mises en évidence dans la carte, certains utilisateurs notant que « si [une personne] vit dans un immeuble de 17 étages… elle a probablement un risque négligeable. Si [une] personne vit dans une maison unifamiliale détachée… son risque est d’un ordre de grandeur plus élevé, mais ils regardent la même carte et c’est [faible risque] pour les deux » (P5). Les utilisateurs reconnaissaient néanmoins les efforts du BCCDC pour atténuer ces enjeux et estimaient que la carte les avait pris en compte dans la mesure du possible à travers des choix de conception (p. ex., les couleurs) et des messages explicatifs.

L’interprétation pouvait être difficile pour les utilisateurs non spécialistes

Les utilisateurs professionnels de la Carte du radon de la Colombie-Britannique trouvaient généralement la carte facile à interpréter après une période d’apprentissage initiale, mais plusieurs estimaient qu’elle pouvait prêter à confusion pour le grand public. Un utilisateur a ainsi remarqué : « j’ai entendu [le personnel du BCCDC] expliquer différentes façons de présenter les données, et je me suis dit “c’est vraiment intéressant, mais je ne pense pas que la personne moyenne les interprétera ainsi” » (P3). Les retours du public confirmaient cette perception, plusieurs répondants indiquant ne pas être certains de devoir tester leur habitation en fonction des informations de la carte. Par exemple, un répondant vivant dans une zone où très peu d’habitations dépassaient le seuil estimait que la carte avait une utilité limitée, puisque la recommandation reste de tester dans tous les cas. Des utilisateurs de tous les groupes ont suggéré de développer un tutoriel intégré directement dans la carte.

La granularité des données était insuffisante pour certains utilisateurs

Les opinions sur la granularité des données variaient selon la localisation des utilisateurs, ceux des régions disposant de petits échantillons signalant une utilité limitée. Plusieurs ont indiqué qu’il est difficile de formuler une évaluation généralisée du risque, et les répondants du public, en particulier, ont demandé un niveau de détail géographique plus fin que celui des municipalités (le plus petit niveau actuellement disponible).

Des renseignements supplémentaires amélioreraient l’utilité

Les utilisateurs du BCRDR, tous profils confondus, ont exprimé le souhait d’obtenir davantage d’informations, notamment des filtres supplémentaires et des données contextuelles. Bien que les détenteurs de données recueillent rarement ces informations à l’heure actuelle, ce qui complique leur mise en œuvre, les ajouts suggérés pour l’avenir, si ces données deviennent disponibles, incluent des filtres selon le type d’habitation, la présence ou l’absence d’un système d’atténuation du radon, ainsi que le fait que le test ait été réalisé avant ou après une remédiation. Un utilisateur a indiqué : « si vous aviez des données montrant les personnes vivant dans les bâtiments en phase de pose préliminaire des tuyaux… ou, à l’inverse, des personnes ayant eu une atténuation complète par un professionnel certifié… ce serait formidable » (P1). Les utilisateurs ont également demandé que les mesures provenant des milieux de travail, des écoles et des garderies soient intégrées à la carte afin d’augmenter le nombre de points de données. Ils ont aussi suggéré d’ajouter davantage de renseignements contextuels dans les fenêtres contextuelles lorsque l’on sélectionne une région de la carte, telles que les concentrations géologiques de radon, les taux de cancer du poumon et les ressources locales de dépistage.

Discussion

Cette évaluation a examiné l’acceptabilité et l’utilité du BCRDR, deux attributs essentiels à la durabilité et à l’impact des systèmes de surveillance Footnote 8Footnote 9. À la connaissance des auteurs, il s’agit de la première évaluation formelle d’une base de données intégrée de surveillance du radon à ce jour.

Dans l’ensemble, les répondants ont porté un regard positif sur le répertoire, tout en identifiant certaines pistes d’amélioration. L’acceptabilité était élevée chez les fournisseurs de données, qui ont décrit l’intégration et la soumission des données comme rapides et simples, nécessitant peu de temps ou de ressources supplémentaires. Les préoccupations liées à la confidentialité et à la protection des données, bien que fréquentes au départ, ont été largement atténuées grâce à l’EED, et aucun autre enjeu majeur n’a été signalé. Certains fournisseurs ont toutefois souhaité une plus grande réciprocité, soulignant qu’ils recevaient rarement des retours sur l’utilisation de leurs données. Cela a généré une certaine incertitude quant à la valeur de leur participation continue, et une meilleure communication pourrait donc renforcer la motivation ainsi que la confiance entre les fournisseurs de données et le BCCDC.

L’utilité a également été jugée élevée, et les répondants issus de différents groupes d’intervenants utilisaient le BCRDR pour des applications variées, telles que l’évaluation de la probabilité de vivre dans une habitation à forte concentration de radon, l’orientation de la recherche, ainsi que l’appui à la planification de programmes et à l’élaboration de politiques. Bien que la plupart des utilisateurs aient jugé les informations utiles, certains aspects d’amélioration ont été relevés, principalement en lien avec la Carte du radon de la Colombie-Britannique. L’interprétation a notamment été identifiée comme un défi pour les utilisateurs non spécialistes, et les risques de mauvaise interprétation — une préoccupation fréquemment rapportée dans la littérature sur la cartographie du radon Footnote 12 — ont été soulignés. De nombreux utilisateurs ont indiqué que l’ajout de données supplémentaires pourrait réduire ces risques de mauvaise interprétation et améliorer l’utilité globale du BCRDR. Ils ont notamment demandé l’intégration de renseignements contextuels (p. ex., caractéristiques géologiques, taux de cancer du poumon), de mesures provenant de bâtiments non résidentiels (p. ex., garderies, lieux de travail) et de filtres de données élargis (p. ex., type de logement, statut d’atténuation), ainsi que l’ajout d’un tutoriel pour la carte.

Les thèmes identifiés dans cette évaluation peuvent être utilisés à la fois pour améliorer le système provincial de surveillance du radon existant en Colombie-Britannique et pour guider le développement de systèmes comparables, en veillant à ce que l’acceptabilité et l’utilité demeurent au cœur de leur conception. Plus précisément, les résultats soulignent l’importance d’un processus de soumission des données simplifié afin de réduire la charge associée à la production de rapports pour les contributeurs, ainsi que la nécessité de principes de gouvernance des données transparents et d’une communication ouverte et continue. Ils mettent également en évidence l’intérêt d’intégrer, lorsque cela est possible, d’autres informations pertinentes afin de maximiser l’utilité pour l’ensemble des groupes d’intervenants, ainsi que la nécessité de concevoir les cartes et autres produits de données en tenant compte du public non spécialiste, en privilégiant la simplicité et la facilité d’interprétation afin de réduire les risques de mauvaise interprétation. Ces enseignements seront particulièrement importants alors que le BCCDC continue de soutenir d’autres provinces et territoires à travers le Canada dans l’agrégation et la cartographie de leurs propres données sur le radon, dans le but de créer à terme un répertoire national intégré basé sur le BCRDR. Ils pourraient également éclairer l’amélioration des programmes internationaux de surveillance du radon, dont plusieurs ont mis en évidence des défis semblables liés à l’intégration, à l’accessibilité et à l’utilisabilité des données Footnote 13Footnote 14Footnote 15Footnote 16.

Limites

Cette étude comportait quelques limites. Premièrement, les taux de réponse étaient faibles tant chez les détenteurs de données sur le radon (31,7 %) que chez les utilisateurs (52,9 %), ce qui introduit un risque de biais. En effet, les répondants ayant fourni des commentaires étaient possiblement plus engagés envers le BCRDR que ceux n’ayant pas répondu, et donc plus susceptibles d’en avoir une perception positive. Cela est particulièrement important pour l’évaluation de l’acceptabilité du système de surveillance, car peu de retours ont été obtenus de la part de détenteurs de données ne contribuant pas actuellement au répertoire, lesquels pourraient avoir des points de vue systématiquement différents. De même, le sondage public a été recruté directement via le site de la carte et surreprésente donc probablement des personnes déjà sensibilisées au radon et à ses risques pour la santé, comparativement à la population générale. Les résultats pourraient donc surestimer l’acceptabilité et l’utilité perçues du BCRDR.

Conclusion

Le BCRDR est généralement jugé acceptable et utile par les intervenants. Les enseignements tirés de cette évaluation peuvent orienter les améliorations du système provincial et éclairer le développement de futurs systèmes de surveillance du radon à l’échelle nationale, tant au Canada qu’à l’international.

Déclaration des auteurs

B. I. — Conceptualisation, méthodologie, analyse formelle, rédaction de la version originale
D. M. — Conceptualisation, méthodologie, supervision, rédaction–révision et édition
J. A. Y. — Conceptualisation, méthodologie, supervision, rédaction–révision et édition

Intérêts concurrents

Aucun.

Identifiants ORCID

Bridget Irwin — 0000-0002-5932-1891
David McVea — 0000-0003-4019-130X

Remerciements

Les auteurs remercient sincèrement les participants qui ont donné de leur temps pour partager leurs réflexions et leurs expériences concernant le Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique (BCRDR). Ils tiennent également remercier le Dr Pawel Mekarski, la Dre Janet Gaskin et de Debora Quayle, qui ont fourni des commentaires précieux sur le protocole d’évaluation, ainsi que Courtney Smith et Anja Bilandzic du Programme canadien d’épidémiologie de terrain, qui ont révisé des versions préliminaires du manuscrit. Enfin, les auteurs remercient le personnel des Services de santé environnementale du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC), et en particulier Jeffrey Trieu, pour avoir fourni des données complémentaires et pour ses nombreuses années de dévouement au développement et à la maintenance du BCRDR, ainsi que Titus Liu pour son travail sur la Carte du radon de la Colombie-Britannique.

Financement

Cette évaluation a été soutenue par l’Agence de la santé publique du Canada. Le Répertoire des données sur le radon de la Colombie-Britannique a été mis en place et est maintenu grâce au financement de CAREX Canada et de Santé Canada.

Appendice

Du matériel supplémentaire est disponible sur demande auprès de l’auteur : bridget.irwin@bccdc.ca

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2026-07-30

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