Une évaluation du Rapport quotidien de surveillance de la fumée à Eeyou Istchee

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Numéro : RMTC : Volume 52-7/8, juillet/août 2026 : Programme Canadien d’épidémiologie de terrain – 50 ans
Date de publication : juillet 2026
ISSN : 1719-3109
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Volume 52-7/8, juillet/août 2026 : Programme Canadien d’épidémiologie de terrain – 50 ans
Science de la mise en œuvre
« Ces incendies que j’ai dû affronter ont été un apprentissage » : une évaluation du Rapport quotidien de surveillance de la fumée à Eeyou Istchee
Anna JW Manore1,2, Jason Coonishish3, Isabelle Duguay1, Colleen Fuller1, Juliette Ottereyes4, Équipe de santé environnementale1
Affiliations
1 Service de santé publique, Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James, Mistissini, QC
2 Programme canadien d’épidémiologie de terrain, Centre de préparation aux situations d’urgence, Agence de la santé publique du Canada, Montréal, QC
3 Mesures d’urgence et de planification aux désastres, Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James, Chisasibi, QC
4 Bureau de la protection contre les incendies, des travaux d’infrastructure et des services, Gouvernement de la Nation Crie, Montréal, QC
Correspondance
anna.manore@phac-aspc.gc.ca, isabelle.duguay@ssss.gouv.qc.ca
Citation proposée
Manore AJW, Coonishish J, Duguay I, Fuller C, Ottereyes J, Équipe de santé environnementale. « Ces incendies que j’ai dû affronter ont été un apprentissage » : une évaluation du Rapport quotidien de surveillance de la fumée à Eeyou Istchee. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2026;52(7/8):354–64. https://doi.org/10.14745/ccdr.v52i78a08f
Mots-clés : santé environnementale, feux de forêt, santé des populations autochtones, santé des Cris, Eeyou Istchee, évaluation de la surveillance, analyse thématique
Résumé
Contexte : En 2023, Eeyou Istchee a connu une saison de feux de forêt record, causant des dommages sans précédents aux terres, aux écosystèmes et aux infrastructures culturelles interconnectés. Les feux de forêt peuvent avoir de graves répercussions sur la santé, notamment des problèmes respiratoires et cardiovasculaires, ainsi que des maladies liées à la chaleur. De mai 2023 à septembre 2023, le Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James (CCSSSBJ) a communiqué des mises à jour orales sur la fumée, les incendies et la chaleur lors de réunions quotidiennes avec les partenaires de la santé publique et les services d’intervention d’urgence au sens large. En 2024, le CCSSSBJ a formalisé ces mises à jour orales sous la forme d’un rapport écrit quotidien, diffusant des informations accessibles au public par courriel afin de permettre une réponse rapide en matière de santé publique.
Objectif : Évaluer l’utilité du Rapport quotidien de surveillance de la fumée à Eeyou Istchee (ci-après dénommé « le Rapport ») à l’issue de la première saison de mise en œuvre et cerner les améliorations possibles.
Méthodes : L’évaluation a été élaborée conjointement avec des partenaires clés à l’aide d’approches participatives, les objectifs de l’évaluation étant axés sur l’utilité du Rapport pour la prise de décision en matière de fumée, d’incendies et de chaleur. Des entretiens avec des informateurs clés (n = 6) ont été menés auprès des destinataires du Rapport, et les résultats ont été synthétisés à l’aide d’une analyse thématique.
Résultats : Les destinataires ont décrit le Rapport comme utile et rassurant quant aux conditions actuelles à Eeyou Istchee. Parmi les améliorations suggérées figuraient l’ajout de plus d’éléments visuels, l’utilisation d’un langage clair et l’accompagnement des destinataires à la recherche d’informations complémentaires pour compléter le Rapport (c.-à-d. des informations plus précises que les mises à jour quotidiennes au niveau régional).
Conclusion : Les possibilités d’amélioration cernées grâce à cette évaluation ont servi de base aux mises à jour du Rapport pour 2025 et au-delà, et pourraient également être mises en œuvre par d’autres organisations autochtones qui établissent ou améliorent leurs propres processus de surveillance et de production de rapports sur l’environnement.
Introduction
« Depuis des temps immémoriaux, les feux de forêt ont toujours été présents à Eeyou Eenou Istchee et partout au Canada, façonnant les forêts et les écosystèmes. Nos ancêtres considéraient le feu comme une force naturelle, capable à la fois de renouveler et de détruire, et ils ont appris à vivre avec lui. » — Reggie Tomatuk, agent de planification, de programmation et de recherche, service de la santé publique régionale, Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James
Des feux de forêt de grande ampleur se sont déclarés ces dernières années au Canada et dans le monde entier Footnote 1Footnote 2Footnote 3Footnote 4Footnote 5. Malgré les connaissances, la compréhension et les pratiques autochtones de longue date sur la façon de vivre avec le feu, les récents feux de forêt ont eu des répercussions disproportionnées sur les populations autochtones, notamment en raison de l’éloignement géographique et des ressources limitées en matière de lutte contre les incendies Footnote 6Footnote 7Footnote 8Footnote 9. Ces répercussions devraient s’intensifier à mesure que le changement climatique accroît la fréquence et la gravité des feux de forêt Footnote 10Footnote 11Footnote 12Footnote 13Footnote 14.
Des feux de forêt sans précédent ont ravagé en 2023 11 % d’Eeyou Istchee Footnote 5Footnote 11Footnote 15, une région de plus de 400 000 km² située le long de la côte est de la Baie James et à l’intérieur des terres, où vivent environ 20 000 Eeyouch/Eenouch (Cris). Huit des neuf communautés des Premières Nations cries desservies par le Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James (CCSSSBJ) ont été évacuées en raison des incendies entre juin 2023 et août 2023, ce qui a entraîné des répercussions négatives sur le plan physique, émotionnel, mental et spirituel pour les Eeyouch/Eenouch. Les incendies et la fumée ont entraîné des fermetures intermittentes de routes, perturbant la circulation des personnes, des approvisionnements et des denrées alimentaires à destination et en provenance des communautés. Les modifications subies par le territoire ont eu des répercussions à la fois immédiates et à long terme sur le territoire, la faune et la flore, éléments essentiels à la chasse, à la pêche et à d’autres modes d’expression de la culture crie Footnote 9Footnote 11.
Au Canada, la communication d’information sur la fumée des feux de forêt et la communication des risques s’effectuent principalement à l’aide d’outils centralisés, tels que la cote air santé, qui traduisent les mesures ambiantes de PM2,5 et de co-polluants en recommandations standardisées en matière de santé publique. La cote air santé peut présenter une sensibilité limitée aux schémas d’exposition propres à la fumée des feux de forêt et à la variabilité locale lors d’événements incendiaires extrêmes Footnote 16Footnote 17. Cette démarche est moins accessible et moins adaptée au contexte des communautés autochtones, où les inégalités structurelles, les différences linguistiques et l’intégration limitée des systèmes de gouvernance et de savoirs autochtones peuvent réduire l’efficacité de la communication des risques et des mesures de protection Footnote 18. Les équipes d’intervention d’urgence cries doivent prendre des décisions rapides et éclairées concernant l’utilisation des voies de transport isolées afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement alimentaire de la communauté, l’exploitation des lignes de piégeage et la préparation à l’évacuation des personnes médicalement vulnérables. L’intervention de santé publique comprend des missions de liaison, la coordination des zones d’air pur et des ressources d’abris sur place, la distribution de masques N95 en dehors des établissements de santé, la diffusion de messages de santé publique et la mise en place de capacités d’urgence. Lors des incendies de 2023, l’équipe régionale de santé environnementale du CCSSSBJ a été sollicitée pour fournir quotidiennement à ses partenaires des informations régionales sur la fumée, les incendies et la chaleur, afin d’étayer ces mesures. En l’absence de dispositif de surveillance préexistant, les experts de l’équipe ont examiné les données fragmentaires disponibles et s’en sont servis pour communiquer oralement les informations pertinentes.
En 2024, un rapport quotidien structuré a été élaboré afin de surveiller l’activité des feux, de prévoir la propagation de la fumée sur l’ensemble du territoire, de suivre les mesures de la qualité de l’air et de prévoir les pics de chaleur (Rapport quotidien de surveillance de la fumée à Eeyou Istchee, ci-après dénommé « le Rapport ») (appendice, matériel supplémentaires, figures S1–S2 et tableau S1) dans le but d’améliorer la mise en œuvre et l’utilisation de ce service de surveillance. L’utilité du Rapport pour soutenir les mesures de santé publique a été évaluée à l’issue de la première saison de mise en œuvre. Cette évaluation répond directement à un besoin exprimé de renforcer la surveillance environnementale, la coordination et la communication lors des situations d’urgence à Eeyou Istchee Footnote 12Footnote 19.
Une part importante de la population d’Eeyou Istchee étant particulièrement vulnérable aux effets sur la santé de la fumée, des incendies et de la chaleur, une surveillance s’accompagnant d’une communication et d’une coordination en temps opportun entre les partenaires chargés des interventions adaptatives est cruciale pour gérer une réponse rapide aux besoins complexes découlant de ces événements de plus en plus graves.
Méthodes
Planification de l’évaluation
Conformément aux principes de recherche Miyupimaatisiiun en matière de planification, d’exécution et d’interprétation collaboratives, ainsi qu’aux travaux antérieurs sur l’évaluation dans des contextes autochtones Footnote 20Footnote 21Footnote 22, cette évaluation a été élaborée conjointement avec les producteurs et les destinataires du rapport 2024 (tableau 1).
| Rédacteurs du Rapport | Destinataires du Rapport 2024 | Destinataires du Rapport 2025Footnote a |
|---|---|---|
| Santé environnementale du CCSSSBJ | Santé environnementale du CCSSSBJ Mesures d’urgence du CCSSSBJ Service des communications du CCSSSBJ Centres Miyupimaatisiiun communautaires (CMC) et hôpitaux, selon les besoins Bureau de la protection contre les incendies du gouvernement de la Nation Crie (GNC) |
Santé environnementale du CCSSSBJ Mesures d’urgence du CCSSSBJ Service des communications du CCSSSBJ Centres Miyupimaatisiiun communautaires (CMC) et hôpitaux Bureau de la protection contre les incendies du gouvernement de la Nation Crie (GNC) Agents de sécurité publique régionaux et communautaires du GNC Santé au travail du CCSSSBJ |
Les groupes de discussion ont cerné des questions clés qui ont servi à définir les objectifs de l’évaluation. Les questions et les objectifs ont été mis en correspondance avec les Lignes directrices actualisées pour l’évaluation des attributs des systèmes de surveillance de la santé publique reflétant l’utilité et la qualité des données des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis Footnote 23 (tableau 2). L’utilité correspond au degré auquel le Rapport « contribue à la prévention et au contrôle des événements indésirables liés à la santé » associés à la fumée et aux feux de forêt, « y compris une meilleure compréhension des conséquences de ces événements pour la santé publique ». La qualité des données « reflète l’exhaustivité et la validité » des informations contenues dans le Rapport. Bien qu’une évaluation interne plus large du Rapport ait également fait appel à une enquête, à une analyse des messages publiés sur les réseaux sociaux et à une comparaison entre les températures signalées et celles enregistrées, cet article se concentre exclusivement sur l’évaluation de l’utilité à l’aide de méthodes qualitatives.
| Objectifs de l’évaluation | Question(s) clé(s) |
|---|---|
| Mettre en perspective les ressources nécessaires à la production et à la diffusion du Rapport | Quelle a été la portée du Rapport? Des « niveaux » de production de rapports différents (c.-à-d. des rapports plus courts les jours où la pollution est faible ou nulle) répondraient-ils aux besoins de la population? |
| Décrire les mesures prises à la suite du Rapport | Quelle a été la portée du Rapport? |
| Décrivez comment le Rapport a été utilisé par ses destinataires et en quoi il a aidé les décideurs d’Eeyou Istchee à réagir face à la fumée, aux incendies et à la chaleur | Quelle a été la portée du Rapport? Le format est-il adapté au public visé, ou pourrait-il être amélioré? La fréquence de publication du Rapport est-elle acceptable? Différents « niveaux » de couverture (c.-à-d. des rapports plus courts les jours calmes ou sans incident) répondraient-ils aux besoins des gens? |
| Cernez les sections ou les aspects du Rapport qui sont plus ou moins utiles à ceux qui l’ont reçu | Le Rapport contient-il les informations nécessaires aux décideurs? Quelles informations contenues dans le Rapport sont les plus utiles pour les décideurs? Y a-t-il des informations qui ne sont pas nécessaires? |
Entretiens avec des informateurs clés
Au cours de l’été 2025, six entretiens semi-structurés (d’une durée de 45 à 60 minutes chacun) ont été menés auprès des destinataires du Rapport en 2024. Les invitations aux entretiens avec les informateurs clés ont été envoyées par courriel, en ciblant principalement les organisations et les communautés ayant réagi à des épisodes de forte fumée ou d’incendies en 2024 (première saison de mise en œuvre du Rapport). Un échantillon de commodité a été constitué à partir de tous les participants volontaires. Un guide d’entretien a été élaboré conjointement avec les auteurs et les destinataires du Rapport, sur la base des questions clés (appendice, matériel supplémentaire, liste S1), et a permis de passer en revue des exemples de rapports datant à la fois de 2024 et de 2025 (appendice, matériel supplémentaire, figures S1–S2). Les entretiens ont été menés via Microsoft Teams, avec transcription et enregistrement, après obtention du consentement préalable des participants. Les transcriptions ont été relues par un coauteur et transmises aux informateurs clés pour validation.
Analyse thématique
Une analyse thématique a été réalisée dans Microsoft Excel à partir de thèmes a priori et émergents (tableau 3). Ceux-ci ont été classés en thèmes de contenu et en thèmes d’action. L’analyse a suivi un processus structuré et itératif comprenant une première familiarisation avec les données, un codage systématique des thèmes, la définition des thèmes émergents et un affinage visant à renforcer la transparence et la rigueur analytique. Un membre du service de santé publique du CCSSSBJ a joué le rôle de deuxième évaluateur : il a codé deux transcriptions d’entretiens anonymisées et discuté des résultats avec un coauteur afin d’assurer la cohérence.
| Objectifs de l’évaluation | Origine | Thèmes | |
|---|---|---|---|
| 1,2,3,4 | Aspects généraux du Rapport (a priori) | Actions inspirées par le Rapport Priorités des destinataires dans le Rapport |
|
| Format et fréquence du Rapport | |||
| 2,3,4 | Sections du Rapport (a priori) | Qualité de l’air | |
| Température | |||
| Vent | |||
| Visibilité | |||
| Recommandations du Rapport | |||
| 3,4 | Thèmes émergents | Signaler pour rassurer | |
| Apprentissage et préparation | |||
| Compétences et coordination | |||
Considérations éthiques
L’évaluation de la surveillance de la santé publique ne relève pas de la définition de la recherche donnée par le CCSSSBJ Footnote 21. Toutefois, conformément aux principes de recherche Miyupimaatisiiun Footnote 20 et aux principes des Premières Nations en matière de propriété, de contrôle, d’accès et de possession (PCAP®) Footnote 24, le protocole d’évaluation a été discuté avec le bureau de recherche du CCSSSBJ lors de la phase de planification, et le manuscrit a été examiné par le comité consultatif de recherche du CCSSSBJ. La confidentialité a été garantie aux informateurs clés; ceux-ci ont été informés des objectifs et des méthodes de l’évaluation, ont reçu des explications sur l’utilisation qui serait faite de leurs informations et ont donné leur consentement oral ou écrit avant de participer.
Résultats
Entretiens avec les informateurs clés
Les personnes interrogées étaient des employés du CCSSSBJ (Miyupimâtisîun [n = 2], Mesures d’urgence [n = 1], Santé publique [n = 2]) et du Bureau de la protection contre les incendies du gouvernement de la Nation Crie (n = 1). Cela représentait quatre des cinq groupes ayant reçu le Rapport en 2024 (c.-à-d. avant l’élargissement de la liste de diffusion en 2025).
Thème : Mesures issues du Rapport
Les objectifs du Rapport sont les suivants : 1) surveiller les conditions relatives aux feux, à la fumée, à la qualité de l’air et à la température dans la région d’Eeyou Istchee afin de faciliter une intervention rapide en matière de santé publique; 2) déterminer à quel moment les critères d’activation et de désactivation d’un système de gestion des incidents de santé publique sont remplis.
Les mesures pouvant être prises à la lumière du Rapport variaient en fonction des rôles des destinataires et de la gravité de la situation (tableau 4).
| Évaluation objectifs | Thème | Observations |
|---|---|---|
| 1,2,3,4 | Actions pouvant s’appuyer sur le Rapport | Selon les informateurs clés, le Rapport aurait pu servir de base aux mesures suivantes :
|
Les résultats supplémentaires de l’analyse thématique sont résumés selon les questions clés dans le tableau 5, et par thème dans le tableau 6.
| Évaluation objectif(s) | Question clé | Résumé des résultats |
|---|---|---|
| 1,2,3 | Quelle a été la portée du Rapport? | Les destinataires ont indiqué avoir communiqué les informations contenues dans le Rapport aux organismes provinciaux de sécurité civile, les chefs des pompiers locaux, le personnel et les usagers du CMC, les comités communautaires de gestion des urgences, ainsi que les membres de la communauté concernés. |
| 1,3 | Différents « niveaux » de production de rapports répondraient-ils aux besoins des destinataires? | Plusieurs destinataires ont qualifié le Rapport quotidien de rassurant et ont indiqué qu’un Rapport « allégé » les jours où il n’y a pas de sujet de préoccupation répondrait également à leurs besoins. Un destinataire a suggéré un rapport abrégé similaire à la première page du Rapport 2025 pour ces jours-là. |
| 3 | Le format convenait-il au public visé, ou pourrait-il être amélioré? | Les destinataires ont salué les éléments plus visuels du Rapport, tandis que les avis sur les parties comportant davantage de texte étaient mitigés. Certains destinataires ont exprimé le souhait d’une version plus synthétique pouvant être diffusée à plus grande échelle. La réception du Rapport par courriel fonctionne généralement bien. Les personnes interrogées ont aimé que les informations leur soient transmises directement le matin sans qu’elles aient à les rechercher, et qu’elles soient consultables dans leur boîte de réception plus tard dans la journée. |
| 3 | La fréquence de publication du Rapport est-elle acceptable? | En général, oui. Les destinataires du Rapport ont salué la mise à jour quotidienne, et les deux mises à jour quotidiennes en cas de préoccupations accrues et/ou de situation évoluant rapidement. Cependant, les destinataires ont également décrit des situations où la prise de décision nécessitait des renseignements très précis à un moment ou à un lieu donné (c.-à-d. dépassant le champ d’application d’un Rapport quotidien au niveau régional). |
| 4 | Le Rapport contient-il les informations nécessaires aux décideurs pour faire face à la fumée, aux incendies et à la chaleur? | En général, oui. Parmi les suggestions d’informations supplémentaires à ajouter figurait la qualité de l’air dans des lieux situés en dehors des communautés. |
| 4 | Quelles informations contenues dans le Rapport sont les plus utiles pour les décideurs? | La plupart des destinataires ont mentionné la fumée et la qualité de l’air comme des priorités lors de la lecture du Rapport. D’autres sections désignées comme prioritaires étaient la température et les recommandations d’actions en matière de santé publique. |
| 4 | Y a-t-il des informations qui ne sont pas nécessaires? | Le sentiment général a été bien résumé par l’une des personnes interrogées, qui a déclaré : « Tout est intéressant et tout est utile. » Toutefois, les informations sur le vent et la visibilité ont été jugées potentiellement moins utiles en l’absence d’incendies actifs ou de fumée dense sur le territoire. |
| Thème | Observation(s) | Possibilités d’amélioration |
|---|---|---|
| Priorités des bénéficiaires dans le Rapport | La qualité de l’air a été la priorité la plus souvent mentionnée par les destinataires, suivie de la température et des recommandations d’actions en matière de santé publique | Continuer à rendre compte de la qualité de l’air et de la température, et à fournir des recommandations écrites |
| Format et fréquence | Les éléments visuels du Rapport 2025 ont été salués, tandis que les paragraphes de texte écrit ont été qualifiés de « très longs » | Ajouter des éléments visuels (p. ex., des cartes ou des infographies); mettre en évidence les mots-clés ou les lieux |
| Format et fréquence | Les destinataires ont aimé pouvoir parcourir rapidement le Rapport pour y trouver le nom de leur propre communauté et de celles voisines; cependant, les Eeyouch/Eenouch vivent et se déplacent souvent en dehors de leurs communautés | Inclure des lieux situés au-delà des communautés; privilégier un résumé à l’échelle régionale |
| Format et fréquence | La diffusion du Rapport le matin était utile pour planifier la journée de travail; il est important de disposer d’informations sur la fumée, les incendies et la chaleur pour les réunions de coordination quotidiennes | Maintenir les rapports quotidiens (le matin) et, le cas échéant, les rapports deux fois par jour |
| Format et fréquence | Les destinataires aiment les rapports quotidiens, et aucune objection n’a été formulée concernant un rapport allégé les jours où il n’y a pas de sujet de préoccupation | Poursuivre les rapports quotidiens; envisager de n’envoyer que la première page du formulaire 2025 les jours où il n’y a pas de problèmes |
| Qualité de l’air | La situation actuelle et future en matière de fumée et de qualité de l’air était essentielle pour contextualiser les risques sanitaires et orienter les interventions de santé publique (p. ex., déterminer les sites d’accueil des personnes évacuées) | Continuer à rendre compte à la fois de la fumée et de la qualité de l’air actuelles et futures |
| Température | Les informations sur la température ont guidé la réponse de santé publique face à la chaleur et aux risques combinés de la chaleur et de la fumée | Continuer à rendre compte de la température; adapter les recommandations relatives à la canicule lorsque la fumée et la chaleur coexistent |
| Vent | Les informations sur le vent se sont avérées utiles en raison de l’influence de ce dernier sur le comportement de la fumée et des incendies, mais elles sont potentiellement moins pertinentes en l’absence d’incendies ou de fumée susceptibles d’être touchés | Ne communiquez des informations sur le vent que s’il existe des menaces importantes pour une communauté liées au feu ou à la fumée; aidez les destinataires à trouver des informations fiables sur le vent, propres à leur situation |
| Visibilité | La visibilité peut constituer une information cruciale pour déterminer si les déplacements routiers ou aériens entre les communautés sont possibles (p. ex., pour les évacuations ou le ravitaillement), mais elle est potentiellement moins pertinente lorsque la qualité de l’air est bonne | Ne communiquez des informations sur la visibilité que s’il existe des menaces importantes pour une communauté liées à un incendie ou à la fumée; aidez les destinataires à trouver des informations fiables sur la visibilité adaptées à leur situation |
| Recommandations du Rapport | Les recommandations contenues dans le Rapport ont guidé les échanges des destinataires avec leurs partenaires communautaires et leur participation aux réunions de gestion des urgences | Continuez à fournir des recommandations écrites dans le Rapport |
| Recommandations du Rapport | Les bénéficiaires ont aimé les recommandations adaptées à des publics particuliers (p. ex., les garderies, les lieux de travail, les organisateurs d’événements), à des communautés ou à des bâtiments, et intégrant les savoirs traditionnels cris | Continuer à adapter les recommandations pour qu’elles reflètent les publics et les réalités propres à chaque contexte |
| Signaler pour rassurer | Les informations sur la fumée et les feux de forêt se sont avérées rassurantes pour de nombreux destinataires, tant pour leurs propres communautés que pour les communautés voisines où eux-mêmes, leurs collègues ou leurs patients peuvent avoir des proches | Poursuivre la diffusion quotidienne de rapports comprenant un aperçu régional à l’intention de tous les destinataires |
| Compétences et coordination | Les entretiens ont souligné l’importance de définir clairement les rôles et les responsabilités des partenaires lors des situations d’urgence liées à la fumée, aux incendies et à la chaleur | Collaborer avec les partenaires pour clarifier les rôles et les responsabilités dans le cadre de discussions, d’exercices sur table ou d’autres moyens appropriés avant les prochaines saisons de feux de forêt; dans la mesure du possible, désigner une ou plusieurs parties responsables lors de la formulation de recommandations écrites |
| Apprentissage et préparation | Les expériences passées en matière d’incendies de forêt ont constitué une source d’enseignements pouvant être mis à profit pour les futures saisons d’incendies de forêt | Réfléchir aux enseignements tirés et les appliquer aux futures activités de préparation aux feux de forêt; organiser des discussions ou des sessions de formation avant le début de la saison |
Priorités du Rapport cernées par les destinataires
La qualité de l’air a été citée comme une priorité dans cinq entretiens, suivie de la température et des recommandations d’actions de santé publique (trois chacune).
Thème : format et fréquence
Tous les informateurs clés ont salué les éléments visuels du Rapport (c.-à-d. les cartes) pour leur rapidité de lecture et leur facilité de diffusion. Le Rapport fait souvent référence à des communautés précises, ce que les destinataires ont salué car cela leur permettait de repérer rapidement leur propre communauté, ou celles où eux-mêmes ou leurs collègues ont des proches. Cependant, ce format crée un manque d’informations concernant les risques sanitaires pour les Eeyouch/Eenouch sur le terrain ou sur les autoroutes (c.-à-d. en dehors des communautés). L’envoi du Rapport par courriel le matin permettait de le consulter facilement dès le début de la journée de travail, de le retrouver facilement par la suite et de gagner du temps en évitant d’avoir à rechercher des informations ailleurs.
Si les destinataires ont salué les rapports quotidiens, un rapport allégé les jours où la qualité de l’air et la température sont inférieures aux seuils préoccupants permettrait également de répondre à ce besoin. Un destinataire a suggéré de n’envoyer que la première page du Rapport 2025 ces jours-là (c.-à-d. une carte de la qualité de l’air actuelle et un bref résumé de la qualité de l’air et de la température prévues).
Les rapports biquotidiens étaient appréciés lorsque les recommandations étaient particulièrement urgentes (p. ex., fermer les fenêtres pendant la journée ou la nuit) ou susceptibles d’évoluer au cours de la journée. Les destinataires ont souligné l’importance de disposer d’informations facilement accessibles pour les réunions d’intervention d’urgence.
Thème : contenu relatif à la qualité de l’air et à la température
La qualité de l’air et la température ont toutes deux été désignées comme des thèmes prioritaires du Rapport, ces informations servant à faire face aux risques sanitaires liés à la fumée et à la chaleur. Lorsque les communautés sont menacées d’évacuation, les prévisions concernant la fumée ont été décrites comme « cruciales » pour déterminer les sites appropriés d’accueil des évacués. Une personne interrogée a décrit une expérience datant de 2023 (avant la mise en œuvre du Rapport écrit) :
« Pour [COMMUNAUTÉ A], il y a eu une deuxième évacuation. Nous nous sommes réfugiés dans la communauté voisine, à savoir [COMMUNAUTÉ B], et cela nous a vraiment aidés à prendre ces décisions. J’étais un peu inquiet au sujet de la communauté que nous avions choisie au départ, mais une fois que nous avons eu ce rapport, [COMMUNAUTÉ B] n’a été exposée à cette fumée que pendant environ une heure, puis le vent a tourné et tout est rentré dans l’ordre pendant environ deux ou trois jours. »
Les informations sur la température ont guidé la prise de décision concernant les risques sanitaires potentiels et le comportement du feu :
« En cas d’urgence, si le temps est humide et froid, le feu ralentit. Cela nous laisse donc quelques heures pour agir. »
Thème : données sur le vent et la visibilité
Les informations sur le vent et la visibilité se sont avérées utiles lorsque ceux-ci avaient une incidence sur la fumée et les incendies existants, et ont guidé les décisions d’évacuation et de déplacement en cas d’urgence :
« S’il n’y a pas de visibilité, on ne peut pas évacuer les gens. »
« Nous disposions d’une fenêtre de trois ou quatre heures avant que le vent ne tourne, ce qui rendrait l’autoroute praticable pour rentrer chez nous. Nous avons dû organiser un convoi avec des poids lourds afin qu’ils puissent acheminer de la nourriture, de l’essence, mais aussi ramener les personnes qui s’étaient rendues à un tournoi de hockey. Il y avait […] des personnes bloquées à [COMMUNAUTÉ] qui voulaient rentrer chez elles. »
Thème : contenu des recommandations du Rapport
Les recommandations du Rapport ont alimenté les discussions avec les collègues et les partenaires communautaires, et ont guidé la participation des destinataires aux réunions de gestion des urgences :
« Les gens veulent toujours une recommandation écrite. »
« [Lors des] réunions des équipes locales d’urgence, c’est la première chose qu’ils demandent : “Quelles sont les recommandations du Conseil de santé des Cris?” »
Les recommandations adaptées à des publics particuliers (p ex., les garderies, les lieux de travail, les organisateurs d’événements) ont également été saluées, les garderies constituant en particulier un public clé, car leur fermeture peut avoir des répercussions considérables au sein d’une communauté. Les destinataires ont également suggéré d’adapter les recommandations pour refléter les réalités des bâtiments ou des infrastructures à Eeyou Istchee (p. ex., empêcher la fumée de s’infiltrer par les interstices des fenêtres ou des portes), et d’intégrer ou de reconnaître les savoirs traditionnels cris :
« Traditionnellement, ils utilisaient simplement un tissu qu’ils mouillaient avec de l’eau, et cela servait de filtre contre la fumée. Encore une fois, je pense que cela renvoie aux méthodes traditionnelles qui étaient également réconfortantes et rassurantes. »
Thème émergent : signaler pour rassurer
Les informations sur la fumée et les feux de forêt contenues dans le Rapport se sont avérées rassurantes pour les destinataires concernant leur propre communauté et les communautés voisines où eux-mêmes, leurs collègues ou leurs patients peuvent avoir des proches :
« Quand il y a des feux dans notre région, que ce soit à [COMMUNAUTÉ] ou… Une grande partie de notre communauté vit là-bas, il y a des familles là-bas, vous voyez, alors ils s’inquiètent, vraiment. Et donc, pour apaiser leurs inquiétudes, j’organise une réunion… Je les tiens simplement au courant de la situation pour qu’ils puissent se concentrer sur leur travail sans avoir à se demander : « OK, ma famille est là-bas, je me demande comment ils vont. »
Thème émergent : compétences et coordination
Les bénéficiaires ont souligné l’importance de rôles et de responsabilités clairs dans les situations d’urgence, ainsi que leur souhait de savoir précisément qui serait chargé de mettre en œuvre les recommandations formulées dans le Rapport (p. ex., communiquer avec les partenaires et le public, colmater les interstices au niveau des fenêtres ou des portes, ou apporter des modifications aux systèmes de ventilation).
Thème émergent : apprentissage et préparation
Les bénéficiaires ont réfléchi à la manière dont les expériences passées en matière d’incendies de forêt avaient été une source d’apprentissage, et à la façon dont cet apprentissage pourrait être mis à profit lors des futures saisons d’incendies de forêt :
« Quand [LA COMMUNAUTÉ A] a été évacuée vers [COMMUNAUTÉ B]. C’est comme ça qu’on a découvert que ce genre de chose pouvait arriver. Quand ils sont arrivés dans les gymnases, de la fumée s’infiltrait à l’intérieur, et cette fumée, en quelque sorte, les avait suivis depuis [COMMUNAUTÉ A], tu vois? Et comme la fumée s’infiltrait, ils ont dû bloquer le système de ventilation de ces écoles. C’est là qu’on s’est dit : “Hé, ça pourrait nous arriver aussi, chez nous”, alors on s’est préparés à cette éventualité. »
Discussion
Les destinataires du Rapport ont salué les informations « utiles » et « essentielles » propres à Eeyou Istchee qui leur ont été transmises directement, et ont exprimé le souhait de disposer de plus d’éléments visuels et d’un langage clair. Les prochaines périodes de production de rapports pourraient donc privilégier un rapport plus court comportant davantage d’éléments visuels (p. ex., des cartes ou des infographies) ou la publication d’un rapport allégé les jours où les seuils de préoccupation ne sont pas atteints.
La fumée, la qualité de l’air et la chaleur ont été désignées comme des thèmes prioritaires pour orienter la réponse de santé publique, tandis que le vent et la visibilité se sont avérés utiles dans le contexte des répercussions sur les incendies en cours ou la fumée. Lorsque le vent et la visibilité ont guidé la prise de décision (c.-à-d. les évacuations, les convois de transport), ces décisions ont nécessité des précisions dépassant le cadre d’un Rapport quotidien au niveau régional. Pour combler cette lacune, l’une des approches suggérées par l’équipe d’évaluation consistait à aider les destinataires à obtenir ces informations auprès de sources fiables, en continuant à inclure des liens Internet dans le Rapport, en organisant des sessions de formation ou en élaborant des documents d’orientation. Des sessions de formation ou des exercices sur table pourraient également être utilisés pour aborder d’autres thèmes émergents (p. ex., l’importance des compétences territoriales et de la coordination dans les interventions d’urgence, ou l’application des enseignements tirés des incendies passés aux incendies futurs).
Le Rapport s’est avéré rassurant pour les destinataires concernant leur propre communauté et celles voisines, ce qui concorde avec le fait que le manque d’informations a été cerné comme une source de détresse chez les membres des Premières Nations confrontés à des feux de forêt ailleurs au Canada Footnote 25. Cette utilité exprimée du Rapport fait écho à l’appel en faveur de stratégies de communication et de coordination adaptées, émanant de sources fiables, dans le contexte de saisons prolongées de fumée et de feux de forêt Footnote 18Footnote 26Footnote 27.
Cette évaluation a mis en évidence un certain nombre de défis communs à l’ensemble des juridictions canadiennes, à savoir la clarification des rôles et des responsabilités, ainsi que la nécessité de disposer de recommandations précises en matière de santé publique lorsque la fumée et la chaleur se produisent simultanément Footnote 28. Au Canada, les interventions sanitaires liées aux feux de forêt et à la chaleur s’appuient sur des outils centralisés (p. ex., la cote air santé et les alertes canicule) qui privilégient la standardisation mais dont la pertinence et l’adoption au niveau local peuvent être limitées Footnote 16Footnote 17. En revanche, cette intervention (c.-à-d. le Rapport) s’aligne sur les données issues des interventions d’urgence menées par les communautés autochtones et locales, qui montrent qu’une communication des risques ancrée dans la culture et gérée localement renforce la confiance, la compréhension et les mesures de protection en cas de fumée de feux de forêt, d’épisodes de canicule et d’autres urgences de santé publique Footnote 18. D’autres défis, tels que la synthèse et la réponse aux conditions sur une vaste zone géographique, sont communs aux collectivités autochtones, rurales et isolées Footnote 28Footnote 29Footnote 30.
Alors que les entretiens se sont concentrés sur les destinataires du Rapport de 2024, la liste de diffusion s’est considérablement élargie en 2025, et d’autres destinataires pour 2026 et au-delà (p. ex., les maisons de retraite pour aînés) ont été cernés au cours de la rédaction de cet article. Les nouveaux destinataires de 2025 n’ont pas été inclus dans les entretiens avec les informateurs clés, ce qui souligne l’importance d’une évaluation et d’une amélioration continues.
Limites
Cette évaluation s’est principalement appuyée sur des analyses thématiques qualitatives fondées sur un petit échantillon raisonné d’informateurs clés (n = 6). L’échantillonnage par commodité pourrait introduire un biais de sélection potentiel et une prise en compte incomplète des perspectives organisationnelles, ce qui limite la généralisation des résultats. Les analyses des communications publiques et des données de température étaient descriptives, limitées dans le temps et de portée sélective, ce qui restreint la généralisation. Les indicateurs de mobilisation et les comparaisons avec les prévisions météorologiques constituent des mesures indirectes de la portée et de l’exposition et n’évaluent pas l’incidence comportementale ni d’autres composantes du Rapport (p. ex., la qualité de l’air), ce qui représente des sources supplémentaires de biais de mesure.
Conclusion
Le Rapport quotidien de surveillance de la fumée à Eeyou Istchee a été jugé utile et a rassuré ses destinataires. Les axes d’amélioration cernés dans le cadre de l’évaluation pourraient également s’avérer pertinents pour d’autres organisations autochtones qui élaborent ou perfectionnent leurs propres processus de surveillance environnementale. Il s’agit notamment de l’intégration d’éléments visuels supplémentaires, de l’utilisation d’un langage clair, d’un rapport simplifié lorsque les conditions restent en dessous des seuils préoccupants ainsi que de mesures visant à aider les destinataires à accéder à des informations fiables supplémentaires lorsque cela est nécessaire à la prise de décision. Dans l’ensemble, le présent Rapport constitue un nouvel outil de protection de la santé qui vient compléter la compréhension que les Eeyouch/Eenouch ont toujours eue de la cohabitation avec le feu en tant que force naturelle.
Déclaration des auteurs
A. M. — Conceptualisation, gestion des données, analyse formelle, enquête, méthodologie, gestion du projet, rédaction du premier jet
J. C. — Conceptualisation, méthodologie, validation, rédaction–révision et correction
I. D. — Conceptualisation, méthodologie, ressources, supervision, rédaction–révision et mise en forme
C. F. — Conceptualisation, méthodologie, ressources, supervision, rédaction–révision et mise en forme
J. O. — Conceptualisation, méthodologie, validation, rédaction–révision et mise en forme
Équipe de santé environnementale — Conceptualisation, méthodologie, ressources, validation, rédaction–révision et correction
Contributeurs
Au cours de la période d’évaluation (novembre 2024–septembre 2025), l’équipe régionale de santé environnementale du service de santé publique du CCSSSBJ comprenait (par ordre alphabétique) : Emmanuelle Beauvais-Lacasse, le Dr Max Boulet, Maya Côté, Justine Daoust-Lalande, la Dre Catherine Dickson, le Dr Tavis Hayes, Imi Khailat, Paul Meillon, Haylee Petawabano et Reggie Tomatuk. Chaque membre de l’équipe a contribué à la planification de l’évaluation dans le cadre de discussions de groupe, ou à la planification, à la préparation ou à la diffusion du Rapport quotidien sur la fumée d’Eeyou Istchee. De plus, la Dre Catherine Dickson a relu l’intégralité du rapport d’évaluation, qui a servi de base au présent article.
Intérêts concurrents
Les auteurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts.
Identifiants ORCID
Anna J.W. Manore — 0000-0002-3377-1608
Remerciements
Nous remercions Nanor Rita Hamamdjian (Équipe de suivi et d’évaluation, Département de santé publique, CCSSSBJ), qui a assuré la fonction de deuxième relectrice pour les transcriptions des entretiens avec les informateurs clés. Nous remercions également le Bureau de recherche et le Comité consultatif de recherche du CCSSSBJ pour leur relecture attentive et leurs commentaires. Merci aux destinataires du Rapport quotidien de surveillance de la fumée à Eeyou Istchee qui ont donné de leur temps et fait part de leurs témoignages et de leur expertise.
Financement
Ce travail a été possible grâce au Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie James et l’Agence de la santé publique du Canada.
Appendice
Le rapport quotidien de surveillance de la fumée comprenait des informations sur la qualité de l’air, les prévisions de fumée, l’activité des feux, les recommandations sanitaires, la température, le vent et la visibilité. Une description détaillée des éléments de données, des sources et de la justification est disponible dans les documents complémentaires hébergés sur Open Science Framework (OSF) (en anglais seulement). https://osf.io/nxewh/overview?view_only=cd44372ccee6452cb0d81d0938ed8b2a
Figure S1 : Exemple de rapport quotidien de surveillance de la pollution atmosphérique (2024)
Figure S2 : Exemple de rapport quotidien de surveillance de la fumée (2025)
Tableau S1 : Éléments de données du Rapport quotidien de surveillance de la fumée d’Eeyou Istchee
Liste S1 : Guide de conversation

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