Surveillance des pneumococcies invasives au Canada, 2023

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Numéro : RMTC : Volume 52-1/2, janvier/février 2026 : La surveillance des tiques et des moustiques au Canada
Date de publication : février 2026
ISSN : 1719-3109
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Volume 52-1/2, janvier/février 2026 : La surveillance des tiques et des moustiques au Canada
Surveillance
Surveillance des pneumococcies invasives au Canada, 2023
Alyssa Golden1, Averil Griffith1, Brigitte Lefebvre2, Allison McGeer3, Gregory Tyrrell4, Julianne Kus5,6, Jennifer Grant7, Jessica Minion8, Paul Van Caeseele9, Guillaume Desnoyers10, David Haldane11, Yang Yu12, Xiaofeng Ding13, Laura Steven14, Jan McFadzen15, George Zhanel16, Courtney Primeau17, Irene Martin1
Affiliations
1 Laboratoire national de microbiologie, Agence de la santé publique du Canada, Winnipeg, MB
2 Laboratoire de santé publique du Québec, Institut national de santé publique du Québec, Sainte-Anne-de-Bellevue, QC
3 Toronto Invasive Bacterial Diseases Network (TIBDN), Département de microbiologie, Hôpital Mount Sinai, Toronto, ON
4 Laboratoire provincial de santé publique, Edmonton, AB
5 Santé publique Ontario, Toronto, ON
6 Département de médecine de laboratoire et de pathobiologie, Université de Toronto, Toronto, ON
7 Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique, Vancouver, BC
8 Laboratoire provincial Roy Romanow, Regina, SK
9 Laboratoire provincial Cadham, Winnipeg, MB
10 Laboratoire de santé publique du Nouveau-Brunswick, Moncton, NB
11 Centre des sciences de la santé Queen Elizabeth II, Halifax, NS
12 Laboratoire de santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador, St. John’s, NL
13 Hôpital Queen Elizabeth, Charlottetown, PEI
14 Hôpital territorial Stanton, Yellowknife, NT
15 Centre de lutte contre les maladies transmissibles du Yukon, Whitehorse, YT
16 Département de microbiologie médicale et de maladies infectieuses, Faculté de médecine Max Rady, Faculté des sciences de la santé Rady, Université du Manitoba, Winnipeg, MB
17 Centre des infections émergentes et respiratoires et de la préparation aux pandémies, Agence de la santé publique du Canada, Ottawa, ON
Correspondance
Citation proposée
Golden AR, Griffith A, Lefebvre B, McGeer A, Tyrrell GJ, Kus JV, Grant JM, Minion J, Van Caeseele P, Desnoyers G, Haldane D, Yu Y, Ding X, Steven L, McFadzen J, Zhanel GG, Primeau C, Martin I. Surveillance des pneumococcies invasives au Canada, 2023. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2026;52(1/2):38–48. https://doi.org/10.14745/ccdr.v52i0102a05f
Mots-clés : PI, Canada, Streptococcus pneumoniae, PCV15, PCV20, V116, pneumocoque, sérotype, surveillance, résistance aux antimicrobiens
Résumé
Contexte : La pneumococcie invasive (PI) causée par Streptococcus pneumoniae, est une maladie à déclaration obligatoire au Canada depuis 2000. Ce rapport résume les données démographiques, les sérotypes et la résistance aux antimicrobiens des isolats de PI au Canada en 2023.
Méthodes : Le Laboratoire national de microbiologie (Winnipeg, Manitoba) de l’Agence de la santé publique du Canada collabore avec les laboratoires de santé publique provinciaux et territoriaux pour assurer la surveillance nationale des PI. Les sérotypes et les concentrations minimales inhibitrices ont été obtenus à partir des données de séquençage du génome entier.Résultats : Dans l’ensemble, l’incidence des PI au Canada était de 10,2 cas pour 100 000 habitants en 2022, en hausse par rapport au faible taux de 5,6 cas pour 100 000 habitants en 2021. Au total, 4 760 isolats de PI ont été collectés en 2023. Les sérotypes les plus fréquents étaient 3 (12,3 %, n = 587), 4 (12,2 %, n = 580), 22F (8,2 %, n = 391) et 9V (7,1 %, n = 340). Les sérotypes 4 (7,1 %–12,2 %, p < 0,0001) et 9V (1,3 %–7,1 %, p < 0,0001) ont également vu leur prévalence augmenter de manière significative depuis 2019, ce qui s’est traduit par une augmentation globale de la proportion de sérotypes PCV15 et PCV20/non-V116 à l’origine de la maladie. Les taux les plus élevés de résistance aux antimicrobiens en 2023 ont été observés avec la clarithromycine (25,8 %), la doxycycline (17,5 %) et le triméthoprime/sulfaméthoxazole (15,9 %). La multirésistance a continué d’augmenter entre 2019 et 2023 (8,4 %–13,2 %, p < 0,0001) et les taux étaient les plus élevés pour les sérotypes 9V, 15A, 19A, 23A et 35B.
Conclusion : Le nombre élevé de cas de PI collectés en 2023 représente un retour à un niveau d’activité comparable à celui avant la pandémie de SRAS-CoV-2. Plusieurs sérotypes inclus dans les précédentes formulations de vaccins conjugués, notamment les sérotypes 3, 4 et 9V, sont très courants ou leur prévalence a augmenté. Il est impératif de poursuivre la surveillance des sérotypes de pneumocoque pour évaluer l’efficacité des vaccins, en particulier lorsque de nouvelles formulations vaccinales sont approuvées et intégrées dans les calendriers de vaccination au Canada.
Introduction
Streptococcus pneumoniae est un micro-organisme à Gram positif commun qui peut provoquer des pneumococcies invasives (PI) graves, telles que la bactériémie et la méningite. Les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées sont les plus exposés Footnote 1. Les vaccins conjugués contre le pneumocoque ont été utilisés avec succès et ont permis de réduire le fardeau des PI dans le monde entier. Récemment, l’utilisation de vaccins conjugués à couverture élargie a été approuvée au Canada, notamment le PCV 15-valent (PCV15 : 1, 3, 4, 5, 6A, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19A, 19F, 22F, 23F et 33F), 20-valent (PCV20 : PCV15 sérotypes plus 8, 10A, 11A, 12F et 15BC) et 21-valent (V116 : 3, 6A, 7F, 8, 9N, 10A, 11A, 12F, 15A, 15BC, 16F, 17F, 19A, 20A, 22F, 23A, 23B, 24F, 31, 33F et 35B). Alors que le PCV15 et le PCV20 ont suivi le modèle d’ajout de sérotypes supplémentaires à une formulation précédente, le V116 est le premier vaccin conjugué contre le pneumocoque spécifiquement conçu pour être utilisé chez les adultes de plus de 18 ans, contenant une série de sérotypes uniques communément responsables de l’infection à pneumocoque chez les adultes Footnote 2. Au moment de la rédaction du présent document, le Comité consultatif national de l’immunisation du Canada recommande les vaccins contre le pneumocoque PCV15 et PCV20 pour la vaccination pédiatrique systématique et les vaccins PCV20 et V116 pour les adultes de plus de 65 ans Footnote 3Footnote 4Footnote 5. L’objectif de ce rapport de surveillance annuel est de fournir un résumé des sérotypes et de la résistance aux antimicrobiens associés aux PI au Canada en 2023.
Méthodes
Programme de surveillance
Comme décrit précédemment, la surveillance des PI au Canada consiste en un système passif, basé sur les laboratoires, dans lequel les isolats invasifs provenant des laboratoires de santé publique provinciaux et territoriaux sont envoyés au Laboratoire national de microbiologie (LNM, Winnipeg), au Laboratoire provincial de santé publique de l’Alberta ou au Laboratoire de santé publique du Québec pour y être sérotypés Footnote 6. En 2023, un total de 4 760 isolats de PI ont été déclarés, dont 2 932 soumis directement au LNM par des laboratoires de santé publique provinciaux et territoriaux et des données pour 824 et 1 004 isolats supplémentaires collectés et testés par le Laboratoire provincial de santé publique de l’Alberta et le Laboratoire de santé publique du Québec, respectivement (tableau 1). Les sites d’isolement clinique stériles comprennent le sang, le liquide céphalo-rachidien, le liquide péritonéal, péricardique ou articulaire, les sites internes du corps et les tissus profonds, y compris les échantillons chirurgicaux ou de biopsie. Dans le présent rapport, les isolats provenant du liquide pleural (empyème) sont inclus, bien qu’ils ne répondent pas à la définition de cas nationale actuelle pour les maladies invasives, car ils sont considérés comme invasifs dans certaines régions Footnote 7Footnote 8. Il convient de noter que cette analyse n’inclut pas les données de typage pour les échantillons positifs à la PCR sans données de culture.
| Province | Groupe d’âge (ans) | Non communiqué | Total | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 2 | 2 à 4 | 5 à 14 | 15 à 49 | 50 à 64 | 65 et plus | |||
| Colombie-BritanniqueFootnote a | 3 | 9 | 6 | 195 | 196 | 199 | 3 | 611 |
| Alberta | 16 | 15 | 18 | 317 | 230 | 207 | 21 | 824 |
| Saskatchewan | 5 | 3 | 5 | 146 | 73 | 85 | 0 | 317 |
| Manitoba | 7 | 4 | 13 | 136 | 86 | 81 | 1 | 328 |
| Ontario | 47 | 61 | 48 | 312 | 428 | 587 | 2 | 1 485 |
| Québec | 53 | 40 | 29 | 175 | 245 | 450 | 12 | 1 004 |
| AtlantiqueFootnote b | 4 | 6 | 5 | 23 | 54 | 77 | 4 | 173 |
| NordFootnote c | 0 | 1 | 0 | 5 | 4 | 8 | 0 | 18 |
| Total | 135 | 139 | 124 | 1 309 | 1 316 | 1 694 | 43 | 4 760 |
L’incidence des PI dans la population jusqu’en 2022 a été obtenue par le Système canadien de surveillance des maladies à déclaration obligatoire (SCSMDO). Les taux d’incidence pour 2023 n’étaient pas disponibles au moment de la rédaction. Les données démographiques pour les taux d’incidence ont été obtenues à partir des estimations démographiques annuelles du 1er juillet de Statistique Canada.
Tests sur les isolats
Tous les isolats de PI soumis au LNM en 2023 ont été testés par séquençage du génome entier (WGS) à l’aide de la plateforme Illumina. Les isolats ont été confirmés comme étant S. pneumoniae par l’analyse de la séquence du gène rpoB Footnote 9. Les sérotypes ont été identifiés directement à l’aide du pipeline WADE (https://github.com/phac-nml/wade). Les isolats non typables par WGS ont été confirmés par la réaction de Quellung, à l’aide d’antisérums commerciaux (SSI Diagnostica; Statens Serum Institut, Copenhague, Danemark) Footnote 10. Le sérotypage des PI au Laboratoire provincial de santé publique de l’Alberta et au Laboratoire de santé publique du Québec a été effectué par la réaction de Quellung. Les sérotypes 15B et 15C ont été regroupés sous l’appellation 15B/C en raison du passage réversible entre les 2 types de sérotypes rapportés in vivo au cours de l’infection, ce qui rend difficile la différenciation précise des deux types Footnote 11Footnote 12.
Pour tous les isolats soumis au LNM, les concentrations minimales inhibitrices ont été prédites à l’aide de WADE et d’algorithmes précédemment décrits pour la pénicilline, la ceftriaxone, le chloramphénicol, la clarithromycine, la clindamycine, la doxycycline, la lévofloxacine et le triméthoprime/sulfaméthoxazole Footnote 13. Les concentrations minimales inhibitrices ont été interprétées en utilisant les seuils du Clinical and Laboratory Standards Institute Footnote 14; la pénicilline a été interprétée en utilisant les seuils de la pénicilline V orale, et la ceftriaxone en utilisant les seuils de la méningite. La multirésistance aux médicaments (MRM) a été définie comme une résistance à au moins trois classes différentes d’antimicrobiens. Les génomes ont été analysés pour détecter les gènes de la famille van afin de déterminer toute émergence de la non-susceptibilité à la vancomycine Footnote 15.
Analyse des données
Les données démographiques soumises avec les isolats bactériens comprenaient l’âge du patient, le sexe, la source clinique, la province et la date de prélèvement. Les doubles isolats prélevés chez le même patient au cours d’une période de 21 jours ont été comptés une fois s’il s’agissait du même sérotype en ne retenant que le site d’isolement de l’isolat le plus invasif. Les isolats liés à la méningite ont été considérés comme les plus invasifs, suivis par le sang, puis par les autres sites stériles. Les données ont été regroupées par âge en groupes de moins de 2 ans, de 2 à 4 ans, de 5 à 14 ans, de 15 à 49 ans, de 50 à 64 ans et de 65 ans et plus, et par région en régions de l’Ouest (Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba), du Centre (Ontario et Québec), de l’Est (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador) et du Nord (Territoires du Yukon, Territoires du Nord-Ouest et Nunavut) du Canada. La signification statistique des tendances a été évaluée à l’aide du test de tendance de Cochran Armitage, une valeur p de < 0,05 étant considérée comme significative.
Résultats
L’incidence globale des PI au Canada est passée à 10,2 cas pour 100 000 habitants en 2022. Cela représente une forte augmentation par rapport à l’incidence de 5,6 cas pour 100 000 habitants en 2021, et un retour à l’incidence d’avant la pandémie de COVID-19, qui avait culminé en 2018 à 10,9 cas pour 100 000 habitants (figure 1). Le nombre d’isolats de PI soumis en 2023 (n = 4 760) a fortement augmenté par rapport à 2022 (n = 3 867), ce qui représente le total annuel d’isolats de PI le plus élevé collecté par le LNM à ce jour.
Figure 1 : Équivalent textuel
Cette figure est un graphique à barres affichant l’incidence des cas de pneumococcie invasive pour 100 000 habitants au Canada de 2013 à 2022, par groupe d’âge.
| Groupe d’âge (années) | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 1 | 18,6 | 17,6 | 14,4 | 15,6 | 15,5 | 11,9 | 13,4 | 5,9 | 9,9 | 14,6 |
| 1 à 4 | 11,2 | 10,9 | 9,8 | 12,1 | 12,2 | 12,5 | 11,2 | 6,1 | 9,4 | 16,3 |
| 5 à 9 | 3,8 | 3,7 | 3,9 | 3,6 | 3,5 | 3,7 | 3,7 | 1,6 | 1,5 | 5,2 |
| 10 à 14 | 1,5 | 1,1 | 1,2 | 1,3 | 1,2 | 1,2 | 1,2 | 0,5 | 0,4 | 2,2 |
| 15 à 19 | 1,3 | 1,0 | 1,5 | 1,7 | 1,4 | 1,2 | 1,3 | 0,8 | 0,6 | 2,0 |
| 20 à 24 | 1,5 | 1,7 | 1,9 | 2,3 | 1,5 | 1,6 | 2,1 | 1,5 | 2,1 | 2,9 |
| 25 à 29 | 2,8 | 2,6 | 2,8 | 2,6 | 2,7 | 3,6 | 2,8 | 2,5 | 2,6 | 4,6 |
| 30 à 39 | 4,6 | 4,4 | 4,5 | 4,8 | 5,3 | 5,7 | 6,0 | 3,9 | 4,2 | 7,2 |
| 40 à 59 | 8,4 | 8,6 | 8,9 | 9,0 | 9,0 | 11,5 | 10,3 | 7,2 | 6,6 | 11,2 |
| Plus de 60 ans | 21,9 | 21,2 | 20,6 | 20,0 | 21,4 | 23,5 | 21,3 | 11,0 | 9,3 | 17,6 |
| Tous les âges | 9,1 | 9,0 | 9,0 | 9,1 | 9,5 | 10,9 | 10,0 | 5,9 | 5,6 | 10,2 |
Sur les 4 760 isolats de PI testés en 2023, on connaissait l’âge du patient pour 4 717 isolats (99,1 %). Les nourrissons de moins de deux ans représentaient 2,9 % (n = 135), les bambins de 2 à 4 ans 2,9 % (n = 139), les enfants de 5 à 14 ans 2,6 % (n = 124), les patients de 15 à 49 ans 27,8 % (n = 1 309), les adultes plus âgés de 50 à 64 ans 27,9 % (n = 1 316) et les personnes âgées de 65 ans et plus 35,9 % (n = 1 694). On ne connait pas l’âge du patient pour quarante-trois isolats. Parmi les isolats pour lesquels l’information sur le sexe était disponible, les isolats provenant de patients de sexe masculin représentaient 57,0 % et 61,7 % des isolats en 2021 et 2022, respectivement. Le sang était le principal site d’isolement clinique, représentant 92,8 % (n = 4 418) des isolats collectés.
Les sérotypes les plus fréquemment collectés en 2023 étaient 3 (12,3 %, n = 587), 4 (12,2 %, n = 580), 22F (8,2 %, n = 391) et 9V (7,1 %, n = 340). Les autres types les plus courants sont 12F, 19A, 8 et 9N. Les sérotypes dont la tendance de prévalence a augmenté significativement entre 2019 et 2023 comprennent les sérotypes 4 (7,1 %–12,2 %, p < 0,0001), 9V (1,3 %–7,1 %, p < 0,0001) et 19F (2,1 %–2,9 %, p = 0,0051); le sérotype 19A du PCV15/PCV20/V116 (4,2 %–5,2 %, p = 0,0011); et le sérotype 12F du PCV20/V116 (4,0 %–6,1 %, p = 0,0002) (figure 2). Les sérotypes vaccinaux dont la prévalence a significativement diminué entre 2019 et 2023 comprenaient les sérotypes 22F et 33F du PCV15/PCV20/V116 (p ≤ 0,018), les sérotypes 8 et 10A du PCV20/V116 (p ≤ 0,0002) et les sérotypes 9N, 15A, 16F, 17F, 23B, 35B du V116-unique (p ≤ 0,0196) (figure 2).
Figure 2 : Équivalent textuel
Cette figure est un graphique à barres affichant le pourcentage de sérotypes Streptococcus pneumoniae dans tous les groupes d’âge de 2019 à 2023, sur la base du nombre total d’isolats testés annuellement.
| Sérotype (n) | 2019 (n = 3 690) |
2020 (n = 2 122) |
2021 (n = 2 008) |
2022 (n = 3 848) |
2023 (n = 4 760) |
|---|---|---|---|---|---|
| 1Footnote a (0,1,0,3,1)Footnote e | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,0 % |
| 4Footnote a (262,237,246,468,580) | 7,1 % | 11,2 % | 12,3 % | 12,2 % | 12,2 % |
| 5Footnote a (0,0,0,0,0) | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,0 % |
| 6BFootnote a (8,1,2,8,3) | 0,2 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,2 % | 0,1 % |
| 9VFootnote a (48,57,87,193,340) | 1,3 % | 2,7 % | 4,3 % | 5,0 % | 7,1 % |
| 14Footnote a (11,6,4,9,9) | 0,3 % | 0,3 % | 0,2 % | 0,2 % | 0,2 % |
| 18CFootnote a (15,9,4,12,22) | 0,4 % | 0,4 % | 0,2 % | 0,3 % | 0,5 % |
| 19FFootnote a (76,47,51,107,139) | 2,1 % | 2,2 % | 2,5 % | 2,8 % | 2,9 % |
| 23FFootnote a (2,2,1,10,15) | 0,1 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,3 % | 0,3 % |
| 3Footnote b (429,227,171,459,587) | 11,6 % | 10,7 % | 8,5 % | 11,9 % | 12,3 % |
| 6AFootnote b (8,3,2,3,8) | 0,2 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,2 % |
| 7FFootnote b (119,60,49,86,151) | 3,2 % | 2,8 % | 2,4 % | 2,2 % | 3,2 % |
| 19AFootnote b (155,87,104,242,246) | 4,2 % | 4,1 % | 5,2 % | 6,3 % | 5,2 % |
| 22FFootnote b (366,151,111,281,391) | 9,9 % | 7,1 % | 5,5 % | 7,3 % | 8,2 % |
| 33FFootnote b (145,53,44,56,59) | 3,9 % | 2,5 % | 2,2 % | 1,5 % | 1,2 % |
| 8Footnote c (221,151,103,193,223) | 6,0 % | 7,1 % | 5,1 % | 5,0 % | 4,7 % |
| 10AFootnote c (69,53,24,49,55) | 1,9 % | 2,5 % | 1,2 % | 1,3 % | 1,2 % |
| 11AFootnote c (101,68,54,122,148) | 2,7 % | 3,2 % | 2,7 % | 3,2 % | 3,1 % |
| 12FFootnote c (147,120,128,205,292) | 4,0 % | 5,7 % | 6,4 % | 5,3 % | 6,1 % |
| 15BCFootnote c (104,50,65,127,142) | 2,8 % | 2,4 % | 3,2 % | 3,3 % | 3,0 % |
| 9NFootnote d (255,138,138,198,209) | 6,9 % | 6,5 % | 6,9 % | 5,1 % | 4,4 % |
| 15AFootnote d (163,76,66,112,145) | 4,4 % | 3,6 % | 3,3 % | 2,9 % | 3,0 % |
| 16FFootnote d (108,58,54,83,81) | 2,9 % | 2,7 % | 2,7 % | 2,2 % | 1,7 % |
| 17FFootnote d (35,17,14,21,20) | 0,9 % | 0,8 % | 0,7 % | 0,5 % | 0,4 % |
| 20Footnote d (134,84,115,168,166) | 3,6 % | 4,0 % | 5,7 % | 4,4 % | 3,5 % |
| 23AFootnote d (131,64,49,113,141) | 3,6 % | 3,0 % | 2,4 % | 2,9 % | 3,0 % |
| 23BFootnote d (119,53,66,108,98) | 3,2 % | 2,5 % | 3,3 % | 2,8 % | 2,1 % |
| 24FFootnote d (14,3,2,7,4) | 0,4 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,2 % | 0,1 % |
| 31Footnote d (45,35,27,55,40) | 1,2 % | 1,6 % | 1,3 % | 1,4 % | 0,8 % |
| 35BFootnote d (83,49,42,69,79) | 2,2 % | 2,3 % | 2,1 % | 1,8 % | 1,7 % |
| 6C (70,32,38,55,86) | 1,9 % | 1,5 % | 1,9 % | 1,4 % | 1,8 % |
| 6D (9,4,5,6,8) | 0,2 % | 0,2 % | 0,2 % | 0,2 % | 0,2 % |
| 7C (44,24,28,60,63) | 1,2 % | 1,1 % | 1,4 % | 1,6 % | 1,3 % |
| 10B (2,4,4,2,4) | 0,1 % | 0,2 % | 0,2 % | 0,1 % | 0,1 % |
| 10F (2,0,2,2,10) | 0,1 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,1 % | 0,2 % |
| 13 (9,4,12,12,9) | 0,2 % | 0,2 % | 0,6 % | 0,3 % | 0,2 % |
| 21 (12,4,9,10,24) | 0,3 % | 0,2 % | 0,4 % | 0,3 % | 0,5 % |
| 24A (7,4,1,3,4) | 0,2 % | 0,2 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,1 % |
| 28A (9,7,12,11,16) | 0,2 % | 0,3 % | 0,6 % | 0,3 % | 0,3 % |
| 29 (0,1,1,5,3) | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,1 % |
| 34 (35,19,22,34,25) | 0,9 % | 0,9 % | 1,1 % | 0,9 % | 0,5 % |
| 35D (4,2,7,2,9) | 0,1 % | 0,1 % | 0,3 % | 0,1 % | 0,2 % |
| 35F (56,38,33,61,56) | 1,5 % | 1,8 % | 1,6 % | 1,6 % | 1,2 % |
| 38 (29,13,1,6,23) | 0,8 % | 0,6 % | 0,0 % | 0,2 % | 0,5 % |
| NT (8,2,1,1,6) | 0,2 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % |
| Autres (21,4,9,11,20) | 0,6 % | 0,2 % | 0,4 % | 0,3 % | 0,4 % |
Les sérotypes les plus fréquents chez les enfants de moins de deux ans en 2023 étaient 15BC (17,8 %, n = 24) et 19A (16,3 %, n = 22). Chez les enfants âgés de 2 à 4 ans et de 5 à 14 ans, les sérotypes 19A (19,4 %, n = 27; 16,1 %, n = 20, respectivement) et 3 (15,1 %, n = 21; 18,5 %, n = 23) étaient les plus fréquents. Chez les patients âgés de 15 à 49 ans, le sérotype 4 était le plus répandu (22,6 %, n = 296), suivi des sérotypes 9V (10,8 %, n = 141), 12F (10,0 %, n = 131) et 3 (9,8 %, n = 128). Les sérotypes 4 (13,3 %, n = 175), 3 (12,8 %, n = 169) et 9V (8,8 %, n = 116) étaient les plus fréquents chez les adultes de 50 à 64 ans, tandis que les sérotypes 3 (14,1 %, n = 239) et 22F (11,7 %, n = 198) étaient dominants chez les adultes de plus de 65 ans.
Une augmentation significative du sérotype 19A (7,1 %–17,9 %, p = 0,0007) a été observée chez les enfants de moins de cinq ans entre 2019 et 2023 (figure 3), mais aucun changement significatif n’a été noté chez les enfants de 5 à 14 ans. Les patients âgés de 15 à 49 ans et de 50 à 64 ans ont connu des augmentations importantes et significatives des sérotypes 4 (14,5 %–22,6 %, p < 0,0001; 8,4 %–13,3 %, p < 0,0001, respectivement) et 9V (2,2 %–10,8 %, p < 0,0001; 1,6 %–8,8 %, p < 0,0001). Les adultes de 65 ans et plus ont également connu une augmentation des sérotypes 4 et 9V, mais dans une moindre mesure (3,6 %–5,8 %, p = 0,0064; 0,8 %–4,6 %, p = 0,0093, respectivement) (figure 4). Les patients âgés de 15 à 49 ans ont également connu une augmentation faible, mais significative du sérotype 11A (1,3 %–2,8 %, p = 0,0098), tandis que les adultes âgés de 50 à 64 ans ont connu une augmentation du sérotype 19F (1,0 %–2,7 %, p = 0,0033). Les adultes de 50 à 64 ans et de 65 ans et plus ont tous deux vu une augmentation du sérotype 12F (4,6 %–7,1 %, p = 0,0298; 1,8 %–3,5 %, p = 0,0121, respectivement).
Figure 3 : Équivalent textuel
Cette figure est un graphique à barres affichant le pourcentage de sérotypes Streptococcus pneumoniae chez les enfants de moins de cinq ans de 2019 à 2023, sur la base du nombre total d’isolats testés annuellement.
| Sérotype (n) | 2019 (n = 241) |
2020 (n = 129) |
2021 (n = 198) |
2022 (n = 299) |
2023 (n = 274) |
|---|---|---|---|---|---|
| 1Footnote a (0,0,0,0,0)Footnote e | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 4Footnote a (0,2,2,3,0) | 0,0 % | 1,6 % | 1,0 % | 1,0 % | 0,0 % |
| 5Footnote a (0,0,0,0,0) | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 6BFootnote a (0,0,0,0,0) | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 9VFootnote a (1,0,3,2,1) | 0,4 % | 0,0 % | 1,5 % | 0,7 % | 0,4 % |
| 14Footnote a (0,0,2,0,0) | 0,0 % | 0,0 % | 1,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 18CFootnote a (0,0,1,1,1) | 0,0 % | 0,0 % | 0,5 % | 0,3 % | 0,4 % |
| 19FFootnote a (10,6,10,17,15) | 4,1 % | 4,7 % | 5,1 % | 5,7 % | 5,5 % |
| 23FFootnote a (1,0,0,0,2) | 0,4 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,7 % |
| 3Footnote b (23,9,7,19,24) | 9,5 % | 7,0 % | 3,5 % | 6,4 % | 8,8 % |
| 6AFootnote b (0,0,2,0,0) | 0,0 % | 0,0 % | 1,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 7FFootnote b (1,1,0,0,2) | 0,4 % | 0,8 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,7 % |
| 19AFootnote b (17,13,26,32,49) | 7,1 % | 10,1 % | 13,1 % | 10,7 % | 17,9 % |
| 22FFootnote b (27,15,19,37,27) | 11,2 % | 11,6 % | 9,6 % | 12,4 % | 9,9 % |
| 33FFootnote b (18,7,5,6,4) | 7,5 % | 5,4 % | 2,5 % | 2,0 % | 1,5 % |
| 8Footnote c (2,2,5,3,1) | 0,8 % | 1,6 % | 2,5 % | 1,0 % | 0,4 % |
| 10AFootnote c (6,12,6,11,7) | 2,5 % | 9,3 % | 3,0 % | 3,7 % | 2,6 % |
| 11AFootnote c (11,5,5,7,11) | 4,6 % | 3,9 % | 2,5 % | 2,3 % | 4,0 % |
| 12FFootnote c (1,1,4,1,6) | 0,4 % | 0,8 % | 2,0 % | 0,3 % | 2,2 % |
| 15BCFootnote c (30,12,33,47,42) | 12,4 % | 9,3 % | 16,7 % | 15,7 % | 15,3 % |
| 9NFootnote d (7,2,2,6,1) | 2,9 % | 1,6 % | 1,0 % | 2,0 % | 0,4 % |
| 15AFootnote d (12,7,10,9,21) | 5,0 % | 5,4 % | 5,1 % | 3,0 % | 7,7 % |
| 16FFootnote d (8,6,2,5,2) | 3,3 % | 4,7 % | 1,0 % | 1,7 % | 0,7 % |
| 17FFootnote d (1,0,1,2,1) | 0,4 % | 0,0 % | 0,5 % | 0,7 % | 0,4 % |
| 20Footnote d (1,5,3,5,1) | 0,4 % | 3,9 % | 1,5 % | 1,7 % | 0,4 % |
| 23AFootnote d (6,0,6,12,8) | 2,5 % | 0,0 % | 3,0 % | 4,0 % | 2,9 % |
| 23BFootnote d (18,9,22,17,12) | 7,5 % | 7,0 % | 11,1 % | 5,7 % | 4,4 % |
| 24FFootnote d (4,1,0,2,3) | 1,7 % | 0,8 % | 0,0 % | 0,7 % | 1,1 % |
| 31Footnote d (2,0,0,2,0) | 0,8 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,7 % | 0,0 % |
| 35BFootnote d (4,3,6,11,5) | 1,7 % | 2,3 % | 3,0 % | 3,7 % | 1,8 % |
| 7C (2,2,3,7,4) | 0,8 % | 1,6 % | 1,5 % | 2,3 % | 1,5 % |
| 21 (7,0,4,4,6) | 2,9 % | 0,0 % | 2,0 % | 1,3 % | 2,2 % |
| 34 (0,3,1,5,1) | 0,0 % | 2,3 % | 0,5 % | 1,7 % | 0,4 % |
| 35F (7,3,2,10,8) | 2,9 % | 2,3 % | 1,0 % | 3,3 % | 2,9 % |
| 38 (4,0,0,3,3) | 1,7 % | 0,0 % | 0,0 % | 1,0 % | 1,1 % |
| Autres (10, 3, 6, 13, 6) | 4,1 % | 2,3 % | 3,0 % | 4,3 % | 2,2 % |
Figure 4 : Équivalent textuel
Cette figure est un graphique à barres affichant le pourcentage de sérotypes Streptococcus pneumoniae chez les adultes âgés de 65 ans et plus de 2019 à 2023, sur la base du nombre total d’isolats testés annuellement.
| Sérotype (n) | 2019 (n = 1 470) |
2020 (n = 719) |
2021 (n = 596) |
2022 (n = 1 210) |
2023 (n = 1 694) |
|---|---|---|---|---|---|
| 1Footnote a (0,0,0,1,1)Footnote e | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % | 0,1 % |
| 4Footnote a (53,39,34,70,98) | 3,6 % | 5,4 % | 5,7 % | 5,8 % | 5,8 % |
| 5Footnote a (0,0,0,0,0) | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 6BFootnote a (6,1,2,2,2) | 0,4 % | 0,1 % | 0,3 % | 0,2 % | 0,1 % |
| 9VFootnote a (12,10,16,37,78) | 0,8 % | 1,4 % | 2,7 % | 3,1 % | 4,6 % |
| 14Footnote a (5,1,0,5,2) | 0,3 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,4 % | 0,1 % |
| 18CFootnote a (7,1,1,5,3) | 0,5 % | 0,1 % | 0,2 % | 0,4 % | 0,2 % |
| 19FFootnote a (31,16,15,30,47) | 2,1 % | 2,2 % | 2,5 % | 2,5 % | 2,8 % |
| 23FFootnote a (0,0,1,5,3) | 0,0 % | 0,0 % | 0,2 % | 0,4 % | 0,2 % |
| 3Footnote b (195,75,62,161,239) | 13,3 % | 10,4 % | 10,4 % | 13,3 % | 14,1 % |
| 6AFootnote b (5,1,0,2,5) | 0,3 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,2 % | 0,3 % |
| 7FFootnote b (16,8,7,10,30) | 1,1 % | 1,1 % | 1,2 % | 0,8 % | 1,8 % |
| 19AFootnote b (60,30,27,64,69) | 4,1 % | 4,2 % | 4,5 % | 5,3 % | 4,1 % |
| 22FFootnote b (169,75,38,120,198) | 11,5 % | 10,4 % | 6,4 % | 9,9 % | 11,7 % |
| 33FFootnote b (57,21,16,25,19) | 3,9 % | 2,9 % | 2,7 % | 2,1 % | 1,1 % |
| 8Footnote c (58,25,29,46,63) | 3,9 % | 3,5 % | 4,9 % | 3,8 % | 3,7 % |
| 10AFootnote c (32,18,6,12,20) | 2,2 % | 2,5 % | 1,0 % | 1,0 % | 1,2 % |
| 11AFootnote c (47,31,27,52,59) | 3,2 % | 4,3 % | 4,5 % | 4,3 % | 3,5 % |
| 12FFootnote c (27,19,21,30,59) | 1,8 % | 2,6 % | 3,5 % | 2,5 % | 3,5 % |
| 15BCFootnote c (34,16,15,32,52) | 2,3 % | 2,2 % | 2,5 % | 2,6 % | 3,1 % |
| 9NFootnote d (93,54,40,78,87) | 6,3 % | 7,5 % | 6,7 % | 6,4 % | 5,1 % |
| 15AFootnote d (100,34,29,53,74) | 6,8 % | 4,7 % | 4,9 % | 4,4 % | 4,4 % |
| 16FFootnote d (48,30,22,42,44) | 3,3 % | 4,2 % | 3,7 % | 3,5 % | 2,6 % |
| 17FFootnote d (20,11,3,8,8) | 1,4 % | 1,5 % | 0,5 % | 0,7 % | 0,5 % |
| 20Footnote d (36,15,21,41,54) | 2,4 % | 2,1 % | 3,5 % | 3,4 % | 3,2 % |
| 23AFootnote d (74,34,23,59,91) | 5,0 % | 4,7 % | 3,9 % | 4,9 % | 5,4 % |
| 23BFootnote d (50,21,18,42,42) | 3,4 % | 2,9 % | 3,0 % | 3,5 % | 2,5 % |
| 24FFootnote d (6,2,1,1,1) | 0,4 % | 0,3 % | 0,2 % | 0,1 % | 0,1 % |
| 31Footnote d (25,17,13,24,21) | 1,7 % | 2,4 % | 2,2 % | 2,0 % | 1,2 % |
| 35BFootnote d (51,27,21,38,49) | 3,5 % | 3,8 % | 3,5 % | 3,1 % | 2,9 % |
| 6C (40,16,17,22,42) | 2,7 % | 2,2 % | 2,9 % | 1,8 % | 2,5 % |
| 6D (4,1,1,1,2) | 0,3 % | 0,1 % | 0,2 % | 0,1 % | 0,1 % |
| 7C (22,14,12,31,36) | 1,5 % | 1,9 % | 2,0 % | 2,6 % | 2,1 % |
| 13 (4,1,4,0,2) | 0,3 % | 0,1 % | 0,7 % | 0,0 % | 0,1 % |
| 21 (3,2,2,3,11) | 0,2 % | 0,3 % | 0,3 % | 0,2 % | 0,6 % |
| 28A (4,2,4,2,9) | 0,3 % | 0,3 % | 0,7 % | 0,2 % | 0,5 % |
| 34 (17,8,13,15,11) | 1,2 % | 1,1 % | 2,2 % | 1,2 % | 0,6 % |
| 35D (1,1,3,1,4) | 0,1 % | 0,1 % | 0,5 % | 0,1 % | 0,2 % |
| 35F (31,23,20,30,33) | 2,1 % | 3,2 % | 3,4 % | 2,5 % | 1,9 % |
| 38 (16,8,1,1,11) | 1,1 % | 1,1 % | 0,2 % | 0,1 % | 0,6 % |
| Autres (11,11,11,9,15) | 0,7 % | 1,5 % | 1,8 % | 0,7 % | 0,9 % |
Les sérotypes les plus fréquemment isolés dans l’Ouest canadien en 2023 étaient 4 (17,4 %, n = 362), 3 (11,3 %, n = 235) et 9V (10,5 %, n = 217). Dans le Centre du Canada, le sérotype 3 est resté le plus répandu (13,1 %, n = 325), suivi du 22F (9,4 %, n = 234) et du 19A (8,2 %, n = 205). Dans l’Est du Canada, les sérotypes 3 (14,5 %, n = 25), 22F (11,6 %, n = 20) et 4 (11,0 %, n = 19) étaient les plus fréquents en 2023. Les sérotypes 20 (22,7 %, n = 5) et 9V (18,2 %, n = 4) étaient les plus fréquents dans le Nord du Canada, bien que les soumissions provenant de cette région soient restées peu nombreuses (appendice, figure S1).
Les sérotypes appartenant aux vaccins PCV15 et PCV20 actuellement recommandés, mais pas au V116 (1, 4, 5, 6B, 9V, 14, 18C, 19F et 23F) ont vu leur prévalence globale augmenter de manière significative entre 2019 et 2023 (11,4 %–23,3 %, p < 0,0001). Cette augmentation a été observée dans tous les groupes d’âge adultes. La proportion de sérotypes inclus dans les trois formulations (3, 6A, 7F, 19A, 22F et 33F) a augmenté chez les enfants de 5 à 14 ans (35,7 %–50,8 %, p = 0,186), mais a diminué chez les patients de 15 à 49 ans (32,2 %–24,1 %, p = 0,0007). La catégorie des sérotypes partagés par PCV20 et V116 (8, 10A, 11A, 12F et 15BC) est restée stable au fil du temps. La proportion de sérotypes uniques V116 (9N, 15A, 16F, 17F, 20, 23A, 23B, 24F, 31 et 35B) a diminué de manière significative dans l’ensemble (29,5 %–20,7 %, p < 0,0001). Cette diminution a été observée dans tous les groupes d’âge, à l’exception du groupe des enfants de moins de cinq ans, pour lesquels aucun changement significatif n’a été identifié, quelle que soit la catégorie de vaccin. Globalement, la proportion de sérotypes non vaccinaux n’a pas changé de manière significative (figure 5; appendice, tableau S1).
Figure 5 : Équivalent textuel
A. Enfants de moins de cinq ans
Cette figure est un graphique à barres empilées affichant le pourcentage d’isolats de Streptococcus pneumoniae collectés dans chaque catégorie de vaccin (PCV15 et PCV20/non-V116; PCV15, PCV20 et V116; PCV20 et V116; V116/non-PCV15/20; et types non vaccinaux) chez les enfants âgés de moins de cinq ans, de 2019 à 2023.
| Catégorie de vaccins (< 5 years) |
2019 (n = 241) |
2020 (n = 129) |
2021 (n = 198) |
2022 (n = 299) |
2023 (n = 274) |
|---|---|---|---|---|---|
| PCV15 et PCV20/non-V116 | 5,0 % | 6,2 % | 9,1 % | 7,7 % | 6,9 % |
| PCV15, PCV20 et V116 | 35,7 % | 34,9 % | 29,8 % | 31,4 % | 38,7 % |
| PCV20 et V116 | 20,7 % | 24,8 % | 26,8 % | 23,1 % | 24,5 % |
| V116/non-PCV15/20 | 26,1 % | 25,6 % | 26,3 % | 23,7 % | 19,7 % |
| SNV | 12,4 % | 8,5 % | 8,1 % | 14,0 % | 10,2 % |
B. Adultes de 65 ans et plus
Cette figure est un graphique à barres empilées affichant le pourcentage d’isolats de Streptococcus pneumoniae collectés dans chaque catégorie de vaccin (PCV15 et PCV20/non-V116; PCV15, PCV20 et V116; PCV20 et V116; V116/non-PCV15/20; et types non vaccinaux) chez les adultes âgés de 65 ans et plus, de 2019 à 2023.
| Catégorie de vaccins (≥ 65 years) |
2019 (n = 1 470) |
2020 (n = 719) |
2021 (n = 596) |
2022 (n = 1 210) |
2023 (n = 1 694) |
|---|---|---|---|---|---|
| PCV15 et PCV20/non-V116 | 7,8 % | 9,5 % | 11,6 % | 12,8 % | 13,8 % |
| PCV15, PCV20 et V116 | 34,1 % | 29,2 % | 25,2 % | 31,6 % | 33,1 % |
| PCV20 et V116 | 13,5 % | 15,2 % | 16,4 % | 14,2 % | 14,9 % |
| V116/non-PCV15/20 | 34,2 % | 34,1 % | 32,0 % | 31,9 % | 27,8 % |
| SNV | 10,4 % | 12,1 % | 14,8 % | 9,5 % | 10,4 % |
La prédiction de la sensibilité aux antimicrobiens basée sur le séquençage du génome entier a été réalisée sur 3 058 isolats de S. pneumoniae collectés en 2023 (tableau 2). Le taux de résistance le plus élevé en 2023 a été observé pour la clarithromycine, avec 25,8 % (n = 790), mais il est resté stable entre 2019 et 2023. La résistance à la pénicilline a augmenté au cours de la période 2019 à 2023, passant de 2,9 % (n = 60) à 8,0 % (n = 246; p < 0,0001). Les autres taux de résistance aux antimicrobiens pour 2023 incluent la doxycycline à 17,5 % (n = 535), le triméthoprime-sulfaméthoxazole à 15,9 % (n = 486), la clindamycine à 7,9 % (n = 242) et le chloramphénicol à 2,7 % (n = 83). La résistance à la ceftriaxone était limitée (0,2 %, n = 5) et tous les isolats étaient sensibles à la lévofloxacine. Aucun déterminant de la résistance à la vancomycine n’a été identifié. Les taux de résistance pour des sérotypes spécifiques en 2023 sont indiqués dans le tableau 3.
| Antimicrobien | Année (n, %) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | |
| PEN | 60 (2,9) | 46 (3,9) | 58 (5,1) | 90 (8,3) | 246 (8,0) |
| CRO | 6 (0,3) | 6 (0,5) | 6 (0,5) | 2 (0,2) | 5 (0,2) |
| CHL | 60 (2,9) | 46 (3,9) | 40 (3,5) | 37 (3,4) | 83 (2,7) |
| CLR | 517 (24,7) | 271 (22,9) | 245 (21,4) | 273 (25,2) | 790 (25,8) |
| CLI | 166 (7,9) | 90 (7,6) | 101 (8,8) | 100 (9,2) | 242 (7,9) |
| DOX | 237 (11,3) | 143 (12,1) | 163 (14,2) | 186 (17,2) | 535 (17,5) |
| LEV | 9 (0,4) | 1 (0,1) | 0 (0,0) | 2 (0,2) | 0 (0,0) |
| SXT | 127 (6,1) | 99 (8,4) | 122 (10,6) | 164 (15,1) | 486 (15,9) |
| Total testé | 2 093 | 1 182 | 1 147 | 1 083 | 3 058 |
| SérotypeFootnote a | Pourcentage d’isolats présentant une résistance aux antimicrobiensFootnote b | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PEN | CRO | CHL | CLR | CLI | DOX | LEV | SXT | MDR | |
| 1Footnote c (n = 1) | - | - | - | - | - | - | - | 100 | - |
| 4Footnote c (n = 354) | - | - | 2,0 | 5,1 | 4,2 | 8,2 | - | 19,8 | 4,2 |
| 9VFootnote c (n = 204) | 64,7 | 1,0 | 0,5 | 67,2 | - | 66,7 | - | 69,1 | 67,2 |
| 14Footnote c (n = 9) | 88,9 | - | - | 88,9 | 77,8 | 66,7 | - | 88,9 | 77,8 |
| 18CFootnote c (n = 8) | - | - | - | 37,5 | - | 37,5 | - | 37,5 | 37,5 |
| 19FFootnote c (n = 98) | 5,1 | - | - | 6,1 | 6,1 | 5,1 | - | 1,0 | 5,1 |
| 23FFootnote c (n = 15) | - | - | - | 26,7 | 20,0 | 20,0 | - | 20,0 | 13,3 |
| 3Footnote d (n = 351) | 0,3 | - | 9,4 | 10,8 | 8,5 | 12,0 | - | 0,9 | 8,3 |
| 6AFootnote d (n = 8) | 12,5 | - | - | 75,0 | - | - | - | - | - |
| 7FFootnote d (n = 116) | - | - | - | 15,5 | 15,5 | 15,5 | - | 0,9 | 15,5 |
| 19AFootnote d (n = 112) | 24,1 | 1,8 | 3,6 | 51,8 | 41,1 | 27,7 | - | 25,0 | 30,4 |
| 22FFootnote d (n = 234) | - | - | 2,1 | 51,3 | 2,1 | 2,6 | - | 1,3 | 2,1 |
| 33FFootnote d (n = 42) | 4,8 | - | - | 90,5 | - | - | - | 19,0 | - |
| 8Footnote e (n = 143) | - | - | 0,7 | 1,4 | - | 2,1 | - | - | - |
| 10AFootnote e (n = 29) | - | - | - | 6,9 | - | - | - | - | - |
| 11AFootnote e (n = 97) | - | - | - | 25,8 | 4,1 | 4,1 | - | 14,4 | 3,1 |
| 12FFootnote e (n = 235) | - | - | 3,4 | 39,6 | 0,9 | 41,7 | - | 41,3 | 3,8 |
| 15BCFootnote eFootnote f (n = 113) | 4,4 | 0,9 | - | 26,5 | 5,3 | 8,8 | - | 5,3 | 6,2 |
| 9NFootnote g (n = 130) | 2,3 | - | - | 12,3 | 3,1 | 10,8 | - | 4,6 | 7,7 |
| 15AFootnote g (n = 82) | 13,4 | - | 1,2 | 51,2 | 42,7 | 43,9 | - | 2,4 | 43,9 |
| 16FFootnote g (n = 51) | - | - | 3,9 | 9,8 | 7,8 | 7,8 | - | 2,0 | 7,8 |
| 17FFootnote g (n = 17) | - | - | - | 11,8 | 5,9 | 5,9 | - | - | 5,9 |
| 20Footnote g (n = 123) | - | - | - | 4,1 | 4,1 | 4,1 | - | 0,8 | 4,1 |
| 23AFootnote g (n = 87) | 1,1 | - | - | 26,4 | 26,4 | 26,4 | - | 2,3 | 26,4 |
| 23BFootnote g (n = 65) | 1,5 | - | 1,5 | 7,7 | 4,6 | 3,1 | - | 10,8 | 1,5 |
| 24FFootnote g (n = 3) | - | - | - | 100 | 100 | 100 | - | - | 100 |
| 31Footnote g (n = 26) | - | - | - | 3,8 | - | - | - | - | - |
| 35BFootnote g (n = 57) | 66,7 | - | 1,8 | 59,6 | 3,5 | 3,5 | - | 21,1 | 21,1 |
| 6C (n = 44) | 6,8 | - | 6,8 | 29,5 | 4,5 | 13,6 | - | 27,3 | 15,9 |
| 6D (n = 8) | - | - | 87,5 | 12,5 | 12,5 | 75,0 | - | 87,5 | 75,0 |
| 7A (n = 1) | - | - | - | 100 | 100 | 100 | - | - | 100 |
| 7C (n = 39) | - | - | 2,6 | 7,7 | 7,7 | 7,7 | - | 64,1 | 7,7 |
| 9A (n = 1) | 100 | - | - | 100 | - | 100 | - | 100 | 100 |
| 10B (n = 3) | - | - | 33,3 | 33,3 | 33,3 | 100 | - | 33,3 | 33,3 |
| 12A (n = 2) | - | - | - | - | - | - | - | 50,0 | - |
| 13 (n = 7) | - | - | - | 85,7 | 85,7 | 85,7 | - | 42,9 | 85,7 |
| 17A (n = 1) | - | - | - | 100 | 100 | 100 | - | - | 100 |
| 21 (n = 22) | - | - | - | - | - | - | - | 13,6 | - |
| 24A (n = 4) | - | - | - | 25,0 | - | - | - | 75,0 | - |
| 28A (n = 12) | - | - | 58,3 | - | - | 58,3 | - | - | - |
| 34 (n = 23) | - | - | - | 13,0 | 13,0 | 26,1 | - | 30,4 | 13,0 |
| 35A (n = 9) | - | - | - | 100 | - | 100 | - | 100 | 100 |
| 35D (n = 9) | 55,6 | - | - | 55,6 | - | 11,1 | - | 11,1 | 22,2 |
| 35F (n = 39) | - | - | - | 10,3 | 2,6 | - | - | - | - |
| 38 (n = 16) | - | - | - | 12,5 | - | 25,0 | - | 6,3 | - |
| NT (n = 4) | 50,0 | - | - | 100 | 25,0 | 100 | - | 25,0 | 50,0 |
Le taux de PI multirésistante a augmenté, passant de 8,4 % (n = 175) des isolats testés en 2019 à 13,2 % (n = 404) en 2023 (p < 0,0001) (figure 6). Parmi les sérotypes pour lesquels 10 isolats ou plus ont été collectés en 2023, les taux les plus élevés de MRM ont été identifiés dans les sérotypes 9V (67,2 %, n = 137), 15A (43,9 %, n = 36), 19A (30,4 %, n = 35), 23A (26,4 %, n = 23) et 35B (21,1 %, n = 12) (tableau 3; appendice, figure S2). Ensemble, ces sérotypes représentaient 59,9 % (n = 242/404) des isolats MRM collectés en 2023. Le schéma de MRM le plus fréquent en 2023 était β-lactam-macrolide-tétracycline-triméthoprime/sulfaméthoxazole, pour lequel le sérotype 9V représentait la majorité des cas (n = 130). Le schéma le plus fréquent de MRM des sérotypes 15A et 23A était un profil macrolide-clindamycine-tétracycline (n = 23 et n = 22, respectivement). Les isolats du sérotype 19A multirésistants étaient le plus souvent résistants à cinq classes d’antimicrobiens (β-lactamines, macrolides, clindamycine, tétracycline et triméthoprime/sulfaméthoxazole; n = 23), tandis que le schéma de multirésistance le plus courant pour le sérotype 35B était β-lactamines-macrolides-triméthoprime/sulfaméthoxazole (n = 10) (appendice, tableau S2).
Figure 6 : Équivalent textuel
Cette figure est une combinaison d’un graphique linéaire et d’un graphique à barres empilées. Les barres représentent le pourcentage d’isolats de Streptococcus pneumoniae collectés entre 2019 et 2023 qui sont résistants à une à six classes d’antimicrobiens. La ligne représente le taux de Streptococcus pneumoniae multirésistant de 2019 à 2023.
| Année | Résistant à ≥ 3 classes | Résistant à 6 classes | Résistant à 5 classes | Résistant à 4 classes | Résistant à 3 classes | Résistant à 2 classes | Résistant à 1 classe |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2019 (n = 2 093) | 8,4 % | 0,0 % | 0,7 % | 2,6 % | 5,1 % | 5,0 % | 17,2 % |
| 2020 (n = 1 182) | 10,3 % | 0,0 % | 1,6 % | 3,4 % | 5,3 % | 3,2 % | 15,0 % |
| 2021 (n = 1 147) | 9,2 % | 0,0 % | 1,4 % | 3,1 % | 4,7 % | 8,4 % | 13,2 % |
| 2022 (n = 1 083) | 13,1 % | 0,0 % | 2,5 % | 5,6 % | 4,9 % | 6,2 % | 16,2 % |
| 2023 (n = 3 058) | 13,2 % | 0,0 % | 1,2 % | 6,6 % | 5,3 % | 6,4 % | 16,3 % |
Discussion
La pandémie de COVID-19 et les mesures de confinement qui ont suivi ont eu un impact significatif sur la propagation d’agents pathogènes respiratoires tels que S. pneumoniae Footnote 16. En 2020 et 2021, l’incidence des PI au Canada était la plus faible observée depuis 2001, avec respectivement 5,89 et 5,63 cas pour 100 000 habitants. En 2022, 3 984 cas de PI ont été déclarés au SCSMDO, avec un taux d’incidence national de 10,2 cas pour 100 000 habitants. Cela représente un retour à l’incidence prépandémique, où les taux avaient progressivement augmenté pour atteindre un sommet de 10,86 cas pour 100 000 habitants en 2018. Bien que l’incidence en 2023 ne soit pas disponible au moment de la publication, la forte augmentation du nombre d’isolats soumis à des tests en 2023 (n = 4 760) par rapport au nombre annuel le plus élevé rapporté au SCSMDO en 2018 (n = 4 026) suggère que l’incidence en 2023 était plus élevée qu’en 2022. Cette situation n’est pas propre au Canada. Des rapports d’autres pays ont également indiqué un retour à l’activité de la maladie prépandémie en 2023 Footnote 17Footnote 18Footnote 19, y compris certains où les taux ont maintenant dépassé celui des années prépandémiques Footnote 20Footnote 21.
Le sérotype 3, un sérotype du vaccin PCV13, est le type le plus fréquemment collecté au Canada en 2023, devançant de très peu le sérotype 4. À l’exception de 2021, la prévalence du sérotype 3 est restée stable dans l’ensemble du Canada au cours de la période d’étude, et particulièrement élevée dans les groupes d’âge adultes. Les rapports annuels de Hong Kong, de l’Espagne et du Danemark indiquent que le sérotype 3 est le sérotype le plus courant en 2023 Footnote 17Footnote 19Footnote 20, De leur côté, l’Irlande, la Belgique et la Nouvelle-Zélande le place parmi les trois types les plus courants Footnote 18Footnote 21Footnote 22. D’autres sérotypes vaccinaux étaient également fréquents au Canada en 2023, en particulier les sérotypes 4 et 9V, qui ont été inclus dans les vaccins conjugués depuis la formulation originale du PCV-7. Le taux de sérotype 4 est en augmentation au Canada depuis plusieurs années Footnote 6Footnote 23. En 2023, il était particulièrement répandu dans l’Ouest du Canada et le type le plus communément collecté chez les adultes âgés de 15 à 49 ans et de 50 à 64 ans. Le rapport annuel le plus récent de la Belgique décrit une distribution similaire, le sérotype 4 étant le troisième type le plus fréquent dans l’ensemble, mais le plus fréquent chez les adultes âgés de 16 à 49 ans Footnote 18. Une étude récente menée aux États-Unis a montré que le risque de maladie invasive est le plus élevé au moment de la première acquisition, notant que le sérotype 4 a une durée de portage particulièrement faible, ce qui lui permet de passer rapidement à la maladie dans les populations sensibles Footnote 24. Beall et al. ont donc émis l’hypothèse que le sérotype 4 se transmet rapidement et directement entre adultes, provoquant des PI peu de temps après l’acquisition initiale Footnote 25. Cela confirme les résultats d’études antérieures menées dans l’Ouest de l’Amérique du Nord, qui ont associé les infections par le sérotype 4 à des populations adultes sensibles présentant des facteurs de risque tels que l’absence de domicile fixe et la toxicomanie Footnote 26Footnote 27.
Le sérotype 9V n’a pas été décrit aussi facilement dans la littérature que d’autres types de vaccins et n’a pas été mentionné dans les rapports annuels de 2023 d’autres pays publiés au moment de la rédaction de ce manuscrit Footnote 18Footnote 19Footnote 21Footnote 22. Dans notre étude, le sérotype 9V était le deuxième sérotype invasif le plus fréquent chez les adultes de 15 à 49 ans, le troisième type le plus fréquent chez les adultes de 50 à 64 ans et le troisième type le plus fréquent collecté dans l’Ouest du Canada. La prévalence du sérotype 9V a constamment augmenté au Canada au cours de la pandémie. En revanche, un nombre minime d’isolats 9V a été collecté par les 30 pays participants au consortium IRIS (Invasive Respiratory Infection Surveillance), avec une diminution globale de la prévalence au cours des années de la pandémie Footnote 16. Sur la base des distributions d’âge comparables, il est possible que le sérotype 9V soit semblable au sérotype 4 dans la mesure où il est associé à certains facteurs de risque qui sont moins fréquents chez les enfants et les adultes plus âgés (par exemple, la consommation de substances). Des données épidémiologiques sont nécessaires pour confirmer cette théorie. Les sérotypes 4 et 9V sont également semblables en ce sens que ni l’un ni l’autre n’est inclus dans le nouveau vaccin V116 spécifique aux adultes. Bien que des comités consultatifs tels que le l’Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) des États-Unis aient recommandé l’utilisation de ce vaccin chez les adultes pour lesquels l’utilisation du vaccin conjugué contre le pneumocoque est indiquée, l’ACIP a également noté que ce vaccin pourrait ne pas être un choix approprié dans les régions où le sérotype 4 est fortement prévalent chez les adultes Footnote 28. Au Canada, cette logique peut être appliquée de la même manière pour les sérotypes 4 et 9V.
Le sérotype 9V était l’un des sérotypes les plus résistants aux antimicrobiens en 2023, avec des taux élevés de résistance aux β-lactamines, aux macrolides, aux tétracyclines et au triméthoprime/sulfaméthoxazole. Le sérotype 9V résistant à la pénicilline faisait partie des clones résistants aux antimicrobiens définis par le Réseau d’épidémiologie moléculaire du pneumocoque en 2001 Footnote 29; L’inclusion de ce type dans le premier vaccin conjugué (PCV-7) a permis de réduire l’incidence des PI causées par ce type résistant Footnote 7. Le retour du sérotype 9V a également été associé à une MRM importante; 67,2 % des isolats 9V étaient MRM, ce qui représentait 33,9 % du total des isolats MRM collectés en 2023. L’inclusion de ce sérotype dans le PCV20 (mais pas dans le V116) suggère qu’il pourrait être un choix plus approprié pour la vaccination des enfants et des adultes dans les régions où le sérotype 9V est très répandu. Cependant, le V116 couvre trois des cinq sérotypes présentant une MRM les plus courants au Canada qui ne sont pas inclus dans le PCV20 (15A, 23A, 35B) en plus du 19A, ce qui suggère que l’utilisation de ces vaccins en tandem pourrait potentiellement prévenir un nombre substantiel d’infections résistantes aux antimicrobiens au Canada.
Au fur et à mesure que le Canada atteindra le stade où l’utilisation de plusieurs formulations de vaccins conjugués contre le pneumocoque sera également recommandée, il sera important de surveiller la façon dont la distribution des sérotypes s’ajuste, tant au niveau national que régional, ainsi que les taux de résistance aux antimicrobiens. Les provinces et les territoires étant libres de choisir les vaccins à offrir en fonction des achats et des considérations épidémiologiques, la distribution des sérotypes peut varier plus que jamais d’une administration à l’autre.
Limites
Les données présentées dans ce rapport doivent être interprétées avec prudence. Les provinces et les territoires ne peuvent soumettre qu’un sous-ensemble de leurs isolats au LNM pour analyse. Le nombre d’isolats soumis au LNM par rapport aux informations soumises au SCSMDO peut différer en raison des différences dans les protocoles de soumission des provinces. Les données pour 2020 et 2021 peuvent ne pas refléter les tendances réelles, car la pandémie de COVID-19 a eu un impact sur l’incidence de la maladie dans tous les groupes d’âge.
Conclusion
L’incidence des cas de PI au Canada en 2022 a considérablement augmenté après la pandémie de COVID-19, et le nombre élevé de cas de PI collectés en 2023 représente un retour à l’activité prépandémie de la maladie. Plusieurs sérotypes inclus dans les formules antérieures de vaccins conjugués (PCV7, PCV13) étaient courants en 2023 (sérotype 3), y compris certains dont la prévalence a augmenté de manière significative (sérotypes 4, 9V). Il est impératif de poursuivre la surveillance des sérotypes de pneumocoque pour évaluer l’efficacité des vaccins, en particulier lorsque de nouvelles formulations vaccinales sont approuvées et intégrées dans les calendriers de vaccination au Canada.
Déclaration des auteurs
-
A. R. G. — Analyse formelle, conservation des données, visualisation, rédaction de la version originale, révision et édition de la version finale
A. G. — Analyse formelle, validation, investigation, conservation des données, visualisation, rédaction–révision et édition
B. L. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
A. M. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
G. J. T. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
J. V. K. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
J. M. G. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
J. Minion — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
P. V. C. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
G. D. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
D. H. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
Y. Y. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
X. D. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
L. S. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
J. McFadzen — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
G. G. Z. — Ressources, méthodologie, rédaction–révision et édition
C. P. — Rédaction–révision et édition
I. M. — Conceptualisation, validation, méthodologie, supervision, administration du projet, rédaction–révision et édition
Intérêts concurrents
Aucun.
Identifiants ORCID
Alyssa Golden — 0000-0002-1788-1794
Allison McGeer — 0000-0001-5647-6137
Gregory Tyrrell — 0000-0002-5276-2416
Julianne Kus — 0000-0001-6033-7244
Irene Martin — 0000-0002-3941-5583
Remerciements
Nous remercions Angela Yuen, Rachel Hink et Anastasia Anistratov de la section des streptocoques et des maladies sexuellement transmissibles du Laboratoire national de microbiologie pour leur assistance technique en laboratoire, ainsi que le personnel des laboratoires provinciaux et de santé publique du Canada pour leur participation au programme national de surveillance en laboratoire.
Financement
Ce projet a été soutenu par un financement interne de l’Agence de la santé publique du Canada.
Appendice
Du matériel supplémentaire est disponible sur demande auprès de l’auteur : alyssa.golden@phac-aspc.gc.ca
Figure S1 : Nombre d’isolats invasifs de Streptococcus pneumoniae collectés en 2023, par région et par sérotype
Tableau S1 : Proportion de sérotypes vaccinaux par groupe d’âge, 2019–2023
Figure S2 : Sérotypes invasifs de Streptococcus pneumoniae par résistance à différentes classes d’antimicrobiens, 2023
Tableau S2 : Profils de multirésistance aux médicaments des sérotypes invasifs de Streptococcus pneumoniae, 2023

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