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Évaluation de substance dangereuse : Hypochlorite de sodium (dans les solutions liquides)

Remarque importante : Les évaluations des substances dangereuses sont des documents techniques produits par Santé Canada en tant que ressources éducatives et informatives pour les fournisseurs de produits dangereux en vertu de la Loi sur les produits dangereux (LPD) et de son règlement. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les rôles et responsabilités des fournisseurs, consultez les responsabilités des fournisseurs.

Cette évaluation de substance dangereuse a été réalisée conformément au Règlement sur les produits dangereux (RPD).

Identification

Nom chimique :

Hypochlorite de sodium

No CAS :

7681-52-9

Composition chimique :

NaOCl

Synonymes :

Acide hypochloreux, sel de sodium
Hypochlorite de sodium
Eau de Javel
Oxychlorure de sodium

No UN :

UN 1791

Pictogrammes :

Figure 1.
Figure 1. - Équivalent textuel

Le symbole à l'intérieur du pictogramme représente un point d'exclamation. Ce symbole indique que les produits dangereux avec ce pictogramme peuvent causer certains effets sur la santé, par exemple :

  • irritation de la peau
  • irritation des yeux
  • sensibilisation de la peau
Figure 2.
Figure 2. - Équivalent textuel

Le symbole à l'intérieur du pictogramme, qui s'applique uniquement aux solutions aqueuses d'hypochlorite de sodium à 5 % ou plus, représente un récipient duquel s'écoule un liquide sur une pièce de métal et un autre contenant duquel s'écoule un liquide sur une main. Ce symbole indique que les produits dangereux affichant ce pictogramme peuvent :

  • endommager ou détruire le métal;
  • causer des lésions cutanées irréversibles (par exemple, brûlures, ampoules, cicatrices);
  • produire une lésion des tissus oculaires ou une perte de la vue qui est irréversible ou qui n'est pas totalement réversible dans les 21 jours suivants.

Classification du SIMDUT

Dangers pour la santé :

Dangers physiques :

Les solutions d'hypochlorite de sodium ne répondent pas aux critères de classification.

Dangers pour la santé

Toxicité aiguë – voie orale :

Catégorie 4

Dose létale médiane par voie orale (DL50) : 654 milligrammes de chlore disponible par kilogramme de poids corporel (mg/kg-p.c.) (rat) Note de bas de page 1.

Une étude équivalente ou similaire à la Ligne directrice 401 (Toxicité orale aiguë) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a été menée chez des rats mâles Wistar (10 par dose) gavés une fois avec une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium (12,5 % de chlore disponible) à une dose de 5,01, 7,94, 8,64, 9,3 ou 10,0 grammes de solution par kilogramme de poids corporel (g/kg-p.c.). Des signes cliniques tels qu'un pelage négligé, une sédation légère à modérée, de la diarrhée, une ataxie et une respiration accélérée de gravité variable ont été signalés à des degrés divers en fonction de la dose. Comme la DL50 de la solution à 12,5 % était de 8,83 g/kg-p.c., la DL50 de l'hypochlorite de sodium était de 1 100 mg/kg-p.c. de chlore disponible Note de bas de page 1. La DL50 de cette étude répond aux critères de classification de « Toxicité aiguë – voie orale – catégorie 4 ».

Une autre étude similaire à la Ligne directrice 401 de l'OCDE menée chez des rats albinos mâles (5 par dose) ayant reçu de l'hypochlorite de sodium « non dilué » à une dose de 4,64, 6,81, 10,00 ou 14,70 g/kg-p.c. (méthode d'administration orale présumée être le gavage) a signalé une DL50 de 8 910 mg/kg-p.c. Les signes cliniques suivants ont été observés à toutes les doses testées : hypoactivité, faiblesse musculaire, rhinite hémorragique et émaciation. Aucun effet pathologique manifeste n'a été signalé Note de bas de page 1. Le résumé de l'étude indique que l'hypochlorite de sodium administré est « non dilué ». Toutefois, comme l'hypochlorite de sodium pur est un solide instable, il est plus probable qu'une solution aqueuse, d'une concentration non précisée, ait été administrée.

Une autre étude similaire à la Ligne directrice 401 de l'OCDE menée chez des rats Sprague-Dawley (5 par sexe et par dose) gavés une fois avec une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium (12,5 % de chlore disponible) à une dose de solution de 3,5, 4,66, 6,20, 8,26 ou 11,0 g/kg p.c. a signalé une DL50 de la solution de 5,23 g/kg p.c. basée sur des taux de mortalité combinés des deux sexes. Les principaux signes cliniques observés ont été une diminution de l'activité, une ataxie, une incontinence urinaire, des écoulements nasaux avec saignement, de la diarrhée, des râles, une salivation et une chromodacryorrhée. Les principaux résultats de la nécropsie ont été une décoloration des poumons, du foie, de la rate et des reins, une vascularisation de l'estomac et du pylore, une distension des intestins et la présence d'une substance sombre dans le cæcum Note de bas de page 1. Comme la DL50 de la solution à 12,5 % était de 5,23 g/kg-p.c., la DL50 de l'hypochlorite de sodium était de 654 mg/kg p.c. de chlore disponible. La DL50 de cette étude répond aux critères de classification de « Toxicité aiguë – voie orale – catégorie 4 ».

Une étude non conforme aux lignes directrices menée chez des souris albinos mâles (9 ou 10 par dose), et pour laquelle les données sont limitées, a révélé une DL50 orale pour l'hypochlorite de sodium de 880 mg/kg-p.c. Note de bas de page 1.

Les données existantes répondent aux critères de classification de « Toxicité aiguë – voie orale – catégorie 4 » [paragraphe 8.1.1(1) du RPD].

Toxicité aiguë – par contact cutané :

Ne répond pas aux critères.

DL50 par contact cutané : > 2 500 mg/kg-p.c. (lapin) Note de bas de page 1.

Une étude similaire à la Ligne directrice 402 (Toxicité cutanée aiguë) de l'OCDE a été menée chez des lapins albinos mâles et femelles (4 par sexe et par dose) exposés à une solution aqueuse à 12,5 % d'hypochlorite de sodium à une dose de 7,5, 10,4, 14,42 ou 20,0 g/kg-p.c de solution. Aucune mortalité n'a été observée avec une DL50 de la solution supérieure à 20 000 mg/kg-p.c. (ou supérieure à 2 500 mg/kg-p.c. de chlore disponible). Une diminution de l'activité, un dos très rouge et très enflé, un écoulement nasal, des selles molles, une ataxie, des plaies dans la bouche, de la salive contenant du sang et une incontinence urinaire ont été observés à la dose la plus faible et au-delà. Les résultats pathologiques macroscopiques mentionnaient des poumons, des reins et des intestins pâles, un foie foncé et tacheté, une rate foncée et granuleuse, une vessie et un estomac pleins, ainsi que la présence d'un liquide contenant du sang dans la cavité thoracique Note de bas de page 1.

On a observé que la toxicité cutanée aiguë chez les rats était supérieure à 2 000 mg/kg-p.c. d'une solution à 5,25 % de chlore disponible (ou supérieure à 105 mg/kg-p.c. de chlore disponible). Aucun autre détail relatif à l'étude n'est disponible Note de bas de page 2.

Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité aiguë – par contact cutané ».

Toxicité aiguë – par inhalation – gaz :

Sans objet

Bien que les solutions aqueuses d'hypochlorite de sodium puissent réagir avec d'autres substances pour produire du chlore gazeux, elles ne sont pas elles-mêmes des gaz. Les critères de classification de « Toxicité aiguë – par inhalation – gaz » ne s'appliquent pas aux solutions aqueuses d'hypochlorite de sodium.

Toxicité aiguë – par inhalation – vapeurs :

Sans objet

Une étude équivalente ou similaire à la Ligne directrice 403 (Toxicité aiguë par inhalation) de l'OCDE a été menée chez des rats albinos mâles (n = 6) exposés à une concentration de 10,5 milligrammes par litre (mg/l) d'hypochlorite de sodium, identifiée comme étant sous forme de vapeur, pendant 1 heure. Aucune mortalité n'a été observée. Des signes cliniques tels qu'une inactivité et un larmoiement ont été observés. Aucun résultat pathologique macroscopique important n'a été observé. La concentration létale médiane (CL50) était supérieure à 10,5 mg/l pour une exposition de 1 heure, ce qui correspond à une CL50 supérieure à 5,25 mg/l pour une exposition de 4 heures Note de bas de page 1.

La pertinence de l'étude pour l'évaluation de la classification est limitée. Le véhicule d'administration n'est pas précisé. Bien que l'hypochlorite de sodium puisse réagir pour produire du chlore gazeux en présence de certaines substances, il n'est pas volatil en soi. L'exposition par inhalation à l'hypochlorite de sodium dans une solution aqueuse ne peut se produire que par aérosols.

Toxicité aiguë – par inhalation – poussières et brouillards :

Aucune donnée disponible

Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'hypochlorite de sodium dans les solutions aqueuses répond aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité aiguë – par inhalation – poussières et brouillards ».

Corrosion cutanée/irritation cutanée :

Catégorie 2 (pour les solutions aqueuses à 2 % ou plus)

Données chez les humains : L'exposition à une solution d'hypochlorite de sodium à une concentration de 5 à 5,25 % de chlore disponible (pH de 10,7) s'est avérée très irritante pour la peau humaine intacte chez 4 des 7 sujets de l'essai, provoquant notamment des suintements et la formation d'escarres sur le site d'application, après une exposition de 4 heures dans le cadre d'un test épicutané recouvert. L'application d'une solution d'hypochlorite de sodium à 2 % lors d'un test épicutané de 48 heures a provoqué une irritation faible à modérée chez 15 patients des 69 patients atteints de dermatite. Chez 20 de ces patients, d'autres tests avec des solutions à 1 % et à 0,5 % n'ont pas entraîné d'irritation Note de bas de page 2.

Données chez les animaux : Une étude similaire à la Ligne directrice 404 (Effet irritant/corrosif aigu sur la peau) de l'OCDE a été menée chez des lapins albinos (n = 6) exposés à 0,5 millilitre (ml) d'une solution d'hypochlorite de sodium à 12,5 % pendant 24 heures dans des conditions semi-occlusives. Chez les animaux exposés avec une peau intacte, les scores moyens pour la période de 24 à 72 heures après l'exposition étaient de 2,16 sur 4 pour l'érythème et de 1,04 sur 4 pour l'œdème. Chez les animaux exposés avec une peau abrasée, les scores moyens pour la période de 24 à 72 heures après l'exposition étaient de 3,63 sur 4 pour l'érythème et de 1,13 sur 4 pour l'œdème. L'exposition à une solution d'hypochlorite de sodium à 12,5 % irritait la peau des lapins Note de bas de page 1. Bien que les scores moyens par animal n'aient pas été indiqués et qu'aucune évaluation n'ait été effectuée 48 heures après l'exposition, le résultat concernant l'érythème sur la peau abrasée est considéré comme respectant les critères de classification de « Irritation cutanée – catégorie 2 ».

Une étude conforme à la Ligne directrice 404 de l'OCDE a été menée chez des lapins albinos et des cobayes Hartley (6 par espèce) exposés à une solution d'hypochlorite de sodium à 5,0 à 5,25 % en poids pendant 4 heures dans des conditions semi-occlusives. La somme des scores moyens pour l'érythème et l'œdème, évalués sur une échelle de 0 à 4, au cours des 4, 24 et 48 heures suivant l'exposition chez les lapins, était de 1,0 et de 1,3 pour l'exposition sur une peau intacte et sur une peau abrasée, respectivement. L'indice d'irritation primaire moyen était de 1,2 sur 8. La somme des scores moyens pour l'érythème et l'œdème, également évalués sur une échelle de 0 à 4, au cours des 4, 24 et 48 heures suivant l'exposition chez les cobayes, était de 0,3 et de 1,2 pour l'exposition sur une peau intacte et sur une peau abrasée, respectivement. L'indice d'irritation primaire moyen était de 0,8 sur 8. Aucun score moyen pour l'érythème ou l'œdème ou score moyen par animal n'a été précisé. Tous les effets observés étaient totalement réversibles (les délais de réversibilité au cours de la période d'observation d'un mois n'ont pas été fournis) Note de bas de page 1. Les résultats de l'étude ne répondent pas aux critères de classification.

Une étude non conforme aux lignes directrices menée chez des lapins, dont les détails ne sont pas disponibles, a révélé que l'exposition à l'hypochlorite de sodium était très irritante à une concentration de 6,4 % de chlore disponible, irritante à 3,2 % et légèrement irritante à 1,6 %. Aucune autre information n'était disponible. Deux autres études dont l'information était limitée ont également révélé que des solutions d'hypochlorite de sodium de 4,74 % ou 5,25 % n'irritaient pas les lapins Note de bas de page 1. En raison du manque de données, ces études n'ont pas été utilisées pour établir une classification.

Les données existantes permettent de classer les solutions d'hypochlorite de sodium à une concentration d'au moins 2 % dans « Irritation cutanée – catégorie 2 » [paragraphe 8.2.2(3) du RPD].

Lésions oculaires graves/irritation oculaire :

Catégorie 1 (pour une solution aqueuse à 5 % ou plus); catégorie 2A (pour une solution aqueuse à 3,6 % ou plus, mais inférieure à 5 %)

Données chez les humains : Une exposition accidentelle à l'œil d'une patiente avec une solution commerciale d'hypochlorite de sodium (contenant 0,5 % d'hypochlorite de sodium) a provoqué une sensation de brûlure et une légère altération superficielle de l'épithélium cornéen (l'œil a été rincé pendant plusieurs minutes après l'exposition). Les effets se sont dissipés complètement dans les 2 jours sans traitement supplémentaire Note de bas de page 1. Dans 2 autres cas où du Clorox (contenant 5,25 % d'hypochlorite de sodium) est accidentellement entré en contact avec les yeux, une sensation de brûlure et de légères lésions de la cornée ont été signalées. Le rinçage des yeux à l'eau a permis une guérison complète en 48 heures Note de bas de page 3.

Données chez les animaux : Une étude similaire à la Ligne directrice 405 (Effet irritant/corrosif aigu sur les yeux) de l'OCDE a été menée chez des lapins blancs néo-zélandais (3 animaux avec rinçage oculaire, 6 animaux sans rinçage oculaire) exposés par voie oculaire à 0,1 gramme (g) d'hypochlorite de sodium non dilué (la concentration précise n'était pas claire). Dans le groupe sans rinçage oculaire, les scores moyens 24, 48 et 72 heures après l'instillation chez les 6 animaux exposés étaient de 0,83 sur 4 pour l'opacité cornéenne, de 0,94 sur 2 pour l'iritis, de 3 sur 3 pour la rougeur conjonctivale et de 3,72 sur 4 pour le chémosis. Les effets de la cornée et de l'iris ont été observés chez 5 des 6 animaux, tandis que les effets conjonctivaux ont été observés chez les 6 animaux. Les effets n'étaient pas totalement réversibles dans les 7 jours. Dans le groupe avec rinçage oculaire, les scores moyens 24, 48 et 72 heures après l'instillation chez les 3 animaux exposés étaient de 0 sur 4 pour l'opacité cornéenne, de 0,11 sur 2 pour l'iritis, de 3 sur 3 pour la rougeur conjonctivale et de 2,77 sur 4 pour le chémosis. Les effets de l'iris ont été observés chez 1 des 3 animaux, tandis que les effets conjonctivaux ont été observés chez les 3 animaux. Les effets sur l'iris étaient totalement réversibles dans les 48 heures, mais les autres effets n'étaient pas réversibles en 7 jours. Bien qu'aucune information sur la réversibilité au-delà des 7 jours n'ait été fournie, les données existantes répondent aux critères de classification pour au moins « lrritation oculaire – catégorie 2A » Note de bas de page 1.

Une étude menée selon la méthode de Draize chez des lapins exposés par voie oculaire à une solution d'hypochlorite de sodium à 5 % a observé une irritation oculaire légère à modérée, évaluée 24, 48 et 72 heures après l'instillation chez des groupes d'animaux avec et sans rinçage oculaire. Dans le groupe avec rinçage oculaire, les effets étaient réversibles dans les 14 jours après l'instillation. Cependant, dans le groupe sans rinçage, des lésions prononcées de la cornée et de la conjonctive ont été signalées et les effets n'ont pas été totalement inversés au 21e jour après l'instillation. Aucun score ou détail supplémentaire n'était disponible Note de bas de page 3. Comme les effets n'étaient pas entièrement réversibles dans les 21 jours, les résultats répondent aux critères de classification de « Lésions oculaires graves – catégorie 1 ».

Une autre étude selon la méthode de Draize a été menée chez des lapins exposés par voie oculaire à une solution commerciale d'hypochlorite de sodium à 12,5 % ou à des dilutions de celle-ci (1,85, 3,6 ou 6,25 %). Les animaux exposés à une concentration d'hypochlorite de sodium à 12,5 % ou 6,25 % ont présenté une irritation oculaire grave, avec des cotes maximales moyennes (CMM) de 60 et 49 sur 110, respectivement (méthode de Draize). Un rétablissement complet n'a été observé qu'à la 10e semaine après l'instillation pour la solution à 12,5 % et à la 4e semaine pour la solution à 6,25 %. L'exposition à la solution à 3,6 % a provoqué une irritation modérée, avec une CMM de 11 sur 110 (méthode de Draize), et une inversion complète des effets a été observée 15 jours après l'instillation. L'exposition à la solution à 1,85 % a provoqué une légère irritation, avec une CMM de 1 sur 110 (méthode de Draize), et une inversion complète des effets a été observée 4 jours après l'instillation Note de bas de page 3. En ce qui concerne les concentrations d'hypochlorite de sodium à 6,25 % et plus, comme les effets n'étaient pas entièrement réversibles dans les 21 jours, les résultats répondent aux critères de classification de « Lésions oculaires graves – catégorie 1 ». À une concentration d'hypochlorite de sodium à 3,6 %, les résultats répondent aux critères de classification de « Irritation oculaire –catégorie 2A », car les effets étaient réversibles au 21e jour après l'instillation (mais pas au 7e jour). À une concentration d'hypochlorite de sodium de 1,85 %, les résultats ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou d'une sous-catégorie de cette classe de danger.

Un certain nombre d'autres études in vivo sur les lapins et d'études in vitro indiquent qu'une exposition à l'hypochlorite de sodium irrite l'œil. Toutefois, la plupart de ces études sont non conformes aux lignes directrices et ne contiennent pas assez de détails pour établir une classification.

Les données existantes satisfont aux critères de classification de « Lésions oculaires graves – catégorie 1 » [paragraphe 8.3.2(1) du RPD] à une concentration de 5 % ou plus et de « Irritation oculaire – catégorie 2A » [paragraphe 8.3.2(3) du RPD] à une concentration inférieure à 5 %, mais égale ou supérieure à 3,6 %.

Sensibilisation respiratoire :

Aucune donnée disponible

Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si les solutions d'hypochlorite de sodium répondent aux critères de classification d'une catégorie ou d'une sous-catégorie de « Sensibilisation respiratoire ».

Sensibilisation cutanée :

Ne répond pas aux critères

Données chez les humains : Lors d'une étude de tests épicutanés sur des humains menée auprès d'un groupe de 40 personnes, 2 personnes ont présenté une réaction cutanée positive après une exposition à une solution d'hypochlorite de sodium à 1 %. Aucun autre détail relatif à l'étude n'était disponible Note de bas de page 1. Les résultats ne répondent pas aux critères de classification. Lors d'une étude de tests épicutanés, 50 volontaires ont été exposés à une solution d'hypochlorite de sodium à 1 %. Aucune personne n'a présenté de signe de sensibilisation Note de bas de page 1. Toutefois, 2 cas de dermatite des mains due à une exposition professionnelle à l'hypochlorite de sodium, avec des réactions positives au test épicutané pour l'hypochlorite de sodium à des concentrations de 0,1 à 2 %, ont été signalés Note de bas de page 1. Quelques autres réactions positives au test épicutané d'une personne ont été signalées. Toutefois, la substance d'essai utilisée dans la plupart de ces cas est un produit nettoyant ménager dont la composition exacte n'a pas été précisée Note de bas de page 1.

Des tests épicutanés par applications répétées avec des formulations d'hypochlorite de sodium effectués chez des volontaires humains en bonne santé n'ont montré aucun signe de développement d'une dermatite de contact allergique. Lors de tests réalisés avec des solutions d'hypochlorite de sodium à 0,034 % et 0,076 % sur 86 et 90 volontaires respectivement, 1 sujet du deuxième groupe a présenté des signes de sensibilisation cutanée, qui pourraient être attribuables à une autre substance d'essai appliquée sur un site voisin Note de bas de page 2.

Données chez les animaux : Une étude similaire à la Ligne directrice 406 (Sensibilisation de la peau) de l'OCDE a été menée chez des cobayes Dunkin-Hartley (10 animaux exposés par sexe) induits par 3 applications épicutanées d'une substance d'essai non diluée contenant de l'hypochlorite de sodium à une concentration non précisée dans des conditions occlusives. Les animaux ont par la suite été provoqués avec une solution contenant une dilution à 40 % en volume de la substance d'essai dans de l'eau distillée. Parmi les 20 animaux exposés, aucun n'a manifesté de réaction positive 24 et 48 heures après la provocation. Les auteurs de l'étude ont conclu que la substance testée n'était pas un sensibilisant cutané Note de bas de page 1.

Deux autres études similaires à la Ligne directrice 406 de l'OCDE ont été menées chez des cobayes (10 exposés par sexe), induits et provoqués avec une dilution à 25 % ou 50 % dans l'eau d'un produit d'essai contenant de l'hypochlorite de sodium. Parmi les 20 animaux exposés dans chaque étude, aucun n'a manifesté de réaction positive 24 et 48 heures après la provocation. La substance d'essai n'a pas été considérée comme sensibilisante pour la peau Note de bas de page 1.

Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou d'une sous-catégorie de « Sensibilisation cutanée ».

Mutagénicité sur les cellules germinales :

Ne répond pas aux critères

In vivo :

Une étude similaire à la Ligne directrice 474 (Test du micronoyau sur érythrocytes de mammifères) de l'OCDE a été menée chez des souris ddY mâles (6 par dose), qui ont reçu une injection intrapéritonéale d'une dose unique allant jusqu'à 2 500 mg/kg-p.c. d'hypochlorite de sodium (à partir d'une solution à 6,6 %) dans une solution saline, ou 4 doses de 300 mg/kg-p.c. chacune espacées sur 24 heures. Les résultats obtenus pour la génotoxicité étaient négatifs Note de bas de page 1.

Une analyse des dommages à l'ADN non conforme aux lignes directrices a été effectuée chez des rats Fischer 344 mâles ayant reçu une dose unique de 900 mg/kg-p.c. d'hypochlorite de sodium par gavage (véhicule non précisé). Des effets génotoxiques négatifs ont été signalés jusqu'à 48 heures après l'administration, aucune augmentation significative des taux de 8-hydroxydéoxyguanosine n'ayant été constatée dans le foie et les reins Note de bas de page 1.

Un essai in vivo des anomalies de la tête des spermatozoïdes chez la souris, non conforme aux lignes directrices, a été mené chez des souris B6C3F1 mâles (10 par dose). Elles ont reçu par gavage 1 fois par jour, pendant 5 jours, une dose de 0, 1,6, 4 ou 8 mg/kg-p.c. d'hypochlorite de sodium dans de l'eau distillée, ce qui a donné des résultats ambigus quant à la génotoxicité. L'observation d'une augmentation des anomalies de la tête de spermatozoïdes 3 semaines après le traitement (aux 3 doses testées), mais pas à 1 ou 5 semaines après, suggère que ces anomalies peuvent être spécifiques aux spermatocytes primaires tardifs. Les augmentations observées étaient faibles, démontraient une relation dose-réponse peu marquée et ne s'écartaient que légèrement de la fourchette des groupes témoins historiques. En outre, l'interprétation des résultats variait considérablement d'une personne à l'autre Note de bas de page 1. Par conséquent, l'étude n'a pas été utilisée pour la classification.

Une étude similaire à la Ligne directrice 474 de l'OCDE a été menée chez des souris CD-1 (5 par sexe et par dose), gavées 1 fois par jour avec une dose de 0, 1,6, 4,0 ou 8,0 mg/kg-p.c. de chlore disponible pendant 5 jours consécutifs. Les résultats ont révélé une activité clastogène négative, sans augmentation significative du nombre d'érythrocytes avec micronoyaux observés dans la moelle osseuse Note de bas de page 1.

Une étude similaire à la Ligne directrice 475 de l'OCDE (Essai d'aberration chromosomique sur moelle osseuse de mammifères) a été menée chez des souris CD-1 (4 par sexe et par dose), gavées avec une dose de 0, 1,6, 4,0 ou 8,0 mg/kg-p.c. de chlore disponible dans de l'eau distillée, soit 1 fois, soit 5 fois par intervalle de 24 heures. Les résultats ont révélé une activité clastogénique négative, sans augmentation du nombre d'aberrations chromosomiques observées dans la moelle osseuse Note de bas de page 1.

In vitro :

Une étude similaire à la Ligne directrice 471 (Essai de mutation réverse sur des bactéries) de l'OCDE menée sur les souches TA100 et TA98 de S. typhimurium a obtenu des résultats positifs avec activation métabolique par le mélange S9 dans la souche TA100, négatifs avec activation dans la souche TA98, et négatifs sans activation dans les 2 souches Note de bas de page 1. Une étude similaire à la Ligne directrice 471 de l'OCDE sur les souches TA98, TA100 et TA102 de S. typhimurium a obtenu des résultats négatifs sans activation métabolique Note de bas de page 1. Un essai de mutation réverse sur des bactéries non conforme aux lignes directrices réalisé sur les souches TA97 et TA102 de S. typhimurium s'est avéré négatif avec et sans activation métabolique par le mélange S9 Note de bas de page 1. En revanche, un essai de mutation réverse sur des bactéries non conforme aux lignes directrices réalisé sur les souches TA98, TA100 et TA1537 de S. typhimurium s'est avéré positif avec activation métabolique Note de bas de page 1.

Une étude similaire à la Ligne directrice 473 (Essai d'aberration chromosomique in vitro chez les mammifères) de l'OCDE menée sur des cellules pulmonaires de hamster chinois a révélé des résultats positifs à 48 heures, mais négatifs à 24 heures, avec et sans activation métabolique. Les résultats de l'essai étaient équivoques Note de bas de page 1. Une autre étude similaire à la Ligne directrice 473 de l'OCDE menée sur des cellules pulmonaires de hamster chinois a révélé une faible clastogénicité avec activation métabolique par le mélange S9 à la concentration d'hypochlorite de sodium testée, et n'a donné aucun résultat sans activation en raison de la cytotoxicité observée Note de bas de page 1. Une autre étude similaire à la Ligne directrice 473 de l'OCDE menée sur des fibroblastes HE2144 humains exposés sans activation métabolique à 2 concentrations d'hypochlorite de sodium a fait état d'une augmentation du nombre d'échanges de chromatides sœurs par cellule aux 2 concentrations d'essai, dépassant légèrement le seuil de réponse cible par rapport aux témoins uniquement à la concentration élevée. Compte tenu du dépassement minime et de l'absence de rupture des chromosomes et de formation de micronoyaux, le résultat de l'étude de la clastogénicité a été jugé ambigu Note de bas de page 1.

Il existe plusieurs autres études de génotoxicité sur les bactéries et essais d'aberration chromosomique in vitro chez les mammifères démontrant des résultats positifs et négatifs contradictoires selon les souches bactériennes utilisées, les concentrations d'hypochlorite de sodium testées ou la présence ou l'absence d'activation métabolique. Dans de nombreux cas, la cytotoxicité aux concentrations testées peut avoir été excessive Note de bas de page 1.

Malgré certains résultats positifs de génotoxicité dans les études in vitro, possiblement associés à une cytotoxicité excessive, les critères de classification d'une catégorie ou d'une sous-catégorie de « Mutagénicité sur les cellules germinales » ne sont pas considérés comme étant respectés compte tenu des résultats négatifs obtenus dans les études in vivo.

Cancérogénicité :

Ne répond pas aux critères

L'hypochlorite de sodium n'a pas été évalué par le National Toxicology Program (NTP) ou l'American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH). Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) a évalué les sels d'hypochlorite, y compris l'hypochlorite de sodium, et les a classés dans le groupe 3 (inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'Homme), en raison d'indications insuffisantes de cancérogénicité chez l'animal de laboratoire et du manque de données sur la cancérogénicité chez l'humain Note de bas de page 4.

Une étude similaire à la Ligne directrice 453 (Études combinées de toxicité chronique et de cancérogenèse) de l'OCDE a été menée chez des rats Fischer 344 (50 par sexe et par dose) exposés quotidiennement à de l'hypochlorite de sodium dans leur eau à une concentration de 0, 0,05 ou 0,1 % (mâles) ou de 0, 0,1 ou 0,2 % (femelles) pendant 104 semaines. Les doses nominales correspondantes d'hypochlorite de sodium s'élevaient à 0, 25 et 50 milligrammes par kilogramme de poids corporel par jour (mg/kg-p.c./jour) chez les mâles et à 0, 57,2 et 114,4 mg/kg-p.c./jour chez les femelles. Le poids corporel a diminué chez les mâles et les femelles de manière liée à la dose, atteignant une signification statistique à une dose de 114,4 mg/kg-p.c./jour chez les femelles. Il n'y a pas eu d'augmentation liée au traitement des lésions non néoplasiques ou de l'incidence des tumeurs Note de bas de page 1. Une autre étude similaire à la Ligne directrice 453 de l'OCDE a été menée chez des rats Fischer 344 et des souris B6C3F1 (70 par sexe, par dose et par espèce). Les animaux ont été exposés quotidiennement à l'hypochlorite de sodium dans leur eau pendant 103 à 104 semaines à des doses de chlore atomique disponible allant jusqu'à 13,75 et 15,7 mg/kg-p.c./jour chez les rats mâles et femelles, respectivement, et jusqu'à 45,8 et 55 mg/kg-p.c./jour chez les souris mâles et femelles, respectivement. L'étude n'a fait état d'aucun signe de cancérogénicité liée au traitement Note de bas de page 1.

Une étude similaire à la Ligne directrice 451 (Études de cancérogenèse) de l'OCDE a été menée chez des rats Fischer 344 et des souris B6C3F1 (50 par sexe, par dose et par espèce) exposées à l'hypochlorite de sodium dans leur eau pendant 104 et 103 semaines, respectivement. La dose nominale à laquelle les animaux ont été exposés était de 25 ou 50 mg/kg-p.c./jour pour les rats mâles, de 57,1 ou 114,3 mg/kg-p.c./jour pour les rats femelles, de 83,3 ou 166,7 mg/kg-p.c./jour pour les souris mâles, et de 100 ou 200 mg/kg-p.c./jour pour les souris femelles. Aucun signe de cancérogénicité n'a été observé Note de bas de page 1. Une étude conforme à la Ligne directrice 451 de l'OCDE menée chez des rats Sprague-Dawley (50 par sexe et par dose) exposés à de l'hypochlorite de sodium dans leur eau pendant 104 semaines à une dose de chlore actif pouvant atteindre 37,5 ou 42,9 mg/kg-p.c./jour chez les mâles et les femelles, respectivement, a fait état d'une augmentation de l'incidence de lymphomes, de leucémies et de tumeurs de l'estomac et des poumons. Toutefois, les effets n'étaient pas clairement liés à la dose et les auteurs ont conclu que les résultats de l'étude étaient ambigus Note de bas de page 1.

Une étude non conforme aux lignes directrices, dans laquelle une solution commerciale d'hypochlorite de sodium à une concentration efficace de chlore supérieure à 10 % a été appliquée 60 fois sur la peau de souris ddN femelles sur une période de 300 jours, n'a signalé aucune tumeur cutanée ni leucémie Note de bas de page 1. Une autre étude non conforme aux lignes directrices menée chez des souris Sencar femelles exposées par voie cutanée à 0,2 ml d'une solution à 1 % d'hypochlorite de sodium 2 fois par semaine pendant 51 semaines n'a également révélé aucune tumeur cutanée ni hyperplasie épidermique Note de bas de page 1. Une troisième étude non conforme aux lignes directrices menée chez des souris NMRI femelles exposées par voie cutanée à une solution à 1 % d'hypochlorite de sodium 2 fois par semaine pendant 10 semaines, qui ont été observées jusqu'à la semaine 124, n'a également révélé aucun signe de cancérogénicité Note de bas de page 1.

Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Cancérogénicité ».

Toxicité pour la reproduction :

Ne répond pas aux critères

Une étude similaire à la Ligne directrice 414 (Étude de la toxicité pour le développement prénatal) de l'OCDE a été menée chez des rates Sprague-Dawley (6 par dose) exposées à de l'hypochlorite, provenant d'acide hypochloreux, dans leur eau à une dose de chlore disponible de 0, 0,057, 0,57 ou 5,7 mg/kg-p.c./jour pendant 2,5 mois avant et pendant la gestation. La toxicité maternelle n'a pas été évaluée dans cette étude. Aucun changement lié au traitement n'a été observé en ce qui concerne la viabilité, le poids ou l'apparence externe des fœtus de tous les groupes de doses. Les fréquences des malformations du squelette et des anomalies des tissus mous se situaient dans la fourchette des valeurs de référence pour tous les groupes de doses Note de bas de page 1.

Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Toxicité pour la reproduction ».

Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique :

Ne répond pas aux critères

Exposition par voie orale :

Données chez les humains :

Un cas de rétrécissement de l'estomac dû à une cicatrisation et une fibrose après une ingestion suicidaire de Clorox (5,25 % d'hypochlorite de sodium; pH de 10,8) a été signalé Note de bas de page 1.

Une étude de cas chez des enfants a signalé des brûlures caustiques de l'œsophage et un rétrécissement œsophagien après l'ingestion accidentelle d'eau de Javel chez 80 enfants, causés par le potentiel irritant et corrosif de l'hypochlorite de sodium Note de bas de page 1.

Une étude portant sur 27 cas d'ingestion accidentelle d'hypochlorite de sodium a révélé qu'aucun des 27 patients concernés n'avait subi de dommages importants. Des vomissements et une rougeur visible dans la bouche et la gorge ont été observés chez quelques cas. Une radiographie à contraste d'un cas a révélé des brûlures superficielles de l'œsophage Note de bas de page 1. Une autre étude a examiné 129 cas d'ingestion de Clorox survenus entre 1954 à 1962 au Children's Hospital de Washington, DC. Seulement 2 cas ont montré des signes de lésion œsophagienne légère Note de bas de page 1.

Une femme de 66 ans serait décédée d'un arrêt cardiaque 4,5 heures après avoir ingéré une quantité inconnue d'eau de Javel. L'autopsie a révélé des érosions de la muqueuse œsophagienne et gastrique, des perforations à la jonction gastro-œsophagienne et une nécrose profonde des tissus mous adjacents Note de bas de page 2. Compte tenu de la gravité des effets gastro-intestinaux, l'arrêt cardiaque pourrait avoir été un effet secondaire.

Bien que les effets gastro-intestinaux n'aient pas été systématiquement mortels, les décès observés peuvent être attribués à la corrosion alcaline du tractus gastro-intestinal. Étant donné que l'hypochlorite de sodium répond aux critères de classification de « Toxicité aiguë – voie orale – catégorie 4 », une classification plus poussée de ces effets aigus est superflue.

Données chez les animaux :

Une étude similaire à la Ligne directrice 401 de l'OCDE a été menée chez des rats Wistar mâles (10 par dose) gavés une fois avec une solution aqueuse d'hypochlorite de sodium (12,5 % de chlore disponible) à une dose de 5,01, 7,94, 8,64, 9,3 ou 10,0 g/kg-p.c. Des signes cliniques tels qu'un pelage négligé, une sédation légère à modérée, de la diarrhée, une ataxie et une respiration accélérée de gravité variable ont été signalés à des degrés divers en fonction de la dose. La DL50 de l'hypochlorite de sodium était de 1 100 mg/kg-p.c. en tant que chlore disponible Note de bas de page 1.

Une autre étude similaire à la Ligne directrice 401 de l'OCDE menée chez des rats albinos mâles (5 par dose) ayant reçu de l'hypochlorite de sodium non diluée à une dose de 4,64, 6,81, 10,00 ou 14,70 g/kg-p.c. a signalé une DL50 de 8 910 mg/kg-p.c. Les signes cliniques suivants ont été observés à toutes les doses testées : hypoactivité, faiblesse musculaire, rhinite hémorragique et émaciation. Aucun effet pathologique manifeste n'a été signalé Note de bas de page 1.

Exposition par voie cutanée : Une étude similaire à la Ligne directrice 402 de l'OCDE a été menée chez des lapins albinos mâles et femelles (4 par sexe et par dose) exposés à une solution aqueuse à 12,5 % d'hypochlorite de sodium à une dose de 7,5, 10,4, 14,42 ou 20,0 g/kg-p.c de solution. Aucune mortalité n'a été observée avec une DL50 supérieure à 2 500 mg/kg-p.c. de chlore disponible. Une diminution de l'activité, un dos très rouge et très enflé, un écoulement nasal, des selles molles, une ataxie, des plaies dans la bouche, de la salive contenant du sang et une incontinence urinaire ont été observés à la dose la plus faible et au-delà. Les résultats pathologiques macroscopiques mentionnaient des poumons, des reins et des intestins pâles, un foie foncé et tacheté, une rate foncée et granuleuse, une vessie et un estomac pleins, ainsi que la présence d'un liquide contenant du sang dans la cavité thoracique Note de bas de page 1.

Exposition par inhalation : Une étude équivalente ou similaire à la Ligne directrice 403 de l'OCDE a été menée chez des rats albinos mâles (n = 6) exposés à une concentration de 10,5 mg/l d'hypochlorite de sodium, identifiée comme étant sous forme de vapeur, pendant 1 heure. Aucune mortalité n'a été observée. Des signes cliniques tels qu'une inactivité et un larmoiement ont été observés. Aucun résultat pathologique macroscopique important n'a été observé. La CL50, convertie en une exposition de 4 heures, est supérieure à 5,25 mg/l Note de bas de page 1. La pertinence de l'étude pour l'évaluation de la classification est limitée.

Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique ».

Toxicité pour certains organes cibles – expositions répétées :

Ne répond pas aux critères

Exposition par voie orale : Une étude similaire à la Ligne directrice 453 de l'OCDE a été menée chez des rats Fischer 344 (50 par sexe et par dose) exposés quotidiennement à de l'hypochlorite de sodium dans leur eau pendant 104 semaines à une dose nominale de 0, 25 ou 50 mg/kg-p.c./jour chez les mâles et de 0, 57,2 ou 114,4 mg/kg-p.c./jour chez les femelles. Le poids corporel a diminué chez les mâles et les femelles de manière liée à la dose, atteignant une signification statistique à une dose de 114,4 mg/kg-p.c./jour chez les femelles Note de bas de page 1. Cette dose ne correspond pas aux valeurs indicatives pour une catégorie de cette classe de danger.

Une étude conforme à la Ligne directrice 408 (Toxicité orale à doses répétées – rongeurs : 90 jours) de l'OCDE a été menée chez des rats Sprague-Dawley (10 par sexe et dose) exposés pendant 90 jours à une solution chlorée présente dans leur eau, à une dose de chlore disponible de 0, 2,1, 7,5, 12,8 ou 16,7 mg/kg-p.c./jour chez les mâles et de 0, 3,5, 12,6, 19,5 ou 24,9 mg/kg-p.c./jour chez les femelles. Aucune toxicité liée au traitement n'a été signalée Note de bas de page 1.

Une étude conforme à la Ligne directrice 408 de l'OCDE a été menée chez des souris B6C3F1 (9 ou 10 par sexe et par dose) exposées pendant 90 jours au chlore présent dans leur eau, à une dose de chlore disponible de 0, 2,7, 5,1, 10,3, 19,8 ou 34,4 mg/kg-p.c./jour chez les mâles et de 0, 2,8, 5,8, 11,7, 21,2 ou 39,2 mg/kg-p.c./jour chez les femelles. Les souris mâles des 2 groupes ayant reçu les doses les plus élevées ont présenté une diminution du gain de poids corporel, tandis que chez les souris femelles des 2 groupes ayant reçu les doses les plus élevées, une baisse de la consommation d'eau liée à la dose a été observée. En outre, des changements dans le nombre de globules rouges et blancs, l'hématocrite et l'activité de certaines enzymes ont été observés, et le poids absolu et relatif de certains organes a diminué. Les effets observés ont été jugés légers, non liés à la dose administrée, ou secondaires à des carences nutritionnelles résultant du mauvais goût de l'eau Note de bas de page 1.

Plusieurs autres études sur l'administration par voie orale à doses répétées conformes à la ligne directrice ont été menées chez des rongeurs; aucune n'a relevé de signes importants de toxicité aux doses testées Note de bas de page 1.

Exposition par voie cutanée : Aucune donnée disponible

Exposition par inhalation : Aucune donnée disponible

Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité pour certains organes cibles – expositions répétées ».

Danger par aspiration :

Aucune donnée disponible

Aucune donnée humaine n'est disponible et l'hypochlorite de sodium n'est pas un hydrocarbure liquide.

Matières infectieuses présentant un danger biologique :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium n'est ni un micro-organisme, ni une protéine, ni un acide nucléique.

Dangers physiques

Matières et objets explosibles :

Non évalué*

* Les explosifs sont exclus de la LPD et de son règlement. Les matières explosives sont réglementées aux termes de la Loi sur les explosifs. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site de Ressources naturelles Canada.

Gaz inflammables :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium n'est pas un gaz. Les critères de classification de « Gaz inflammables » ne s'appliquent pas à cette substance.

Aérosols :

Non évalué

La classification d'un produit dangereux dans la classe de danger « Aérosols » dépend du produit.

Gaz comburants :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium n'est pas un gaz. Les critères de classification de « Gaz comburants » ne s'appliquent pas à cette substance.

Gaz sous pression :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium n'est pas un gaz. Les critères de classification de « Gaz sous pression » ne s'appliquent pas à cette substance.

Liquides inflammables :

Ne répond pas aux critères

Un essai conforme aux lignes directrices, utilisant la méthode rapide à l'équilibre en creuset fermé, a déterminé que le point d'éclair de l'hypochlorite de sodium à une concentration de chlore disponible de 24,3 % était supérieur à 111 °C à la pression atmosphérique standard Note de bas de page 1.

Le point d'éclair de la solution d'hypochlorite de sodium mise à l'essai n'est pas égal ou inférieur à 93 °C. Elle ne répond donc pas à la définition d'un liquide inflammable [article 7.6 du RPD].

Matières solides inflammables :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium sous forme de solution n'est pas un solide. Les critères de classification de « Matières solides inflammables » ne s'appliquent pas à cette substance.

Matières autoréactives :

Aucune donnée disponible

Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si les solutions d'hypochlorite de sodium répondent aux critères de classification d'une catégorie de « Matières autoréactives ».

Liquides pyrophoriques :

Aucune donnée disponible

Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si les solutions d'hypochlorite de sodium répondent aux critères de classification d'une catégorie de « Liquides pyrophoriques ».

Matières solides pyrophoriques :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium sous forme de solution n'est pas un solide. Les critères de classification de « Matières solides pyrophoriques » ne s'appliquent pas à cette substance.

Matières auto-échauffantes :

Aucune donnée disponible

Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si les solutions d'hypochlorite de sodium répondent aux critères de classification d'une catégorie de « Matières auto-échauffantes ».

Matières qui, au contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables :

Exclu de la classification

L'hypochlorite de sodium forme des solutions aqueuses stables. La solubilité dans l'eau est de 79,9 g de substance par 100 g d'eau à une température de 25 °CNote de bas de page 5.

L'hypochlorite de sodium est donc exclu de la classification dans une catégorie de cette classe de danger [alinéa 7.12.1(1)c) du RPD].

Liquides comburants :

Ne répond pas aux critères de classification

Lors d'un essai sur les propriétés oxydantes des liquides, le temps moyen nécessaire pour que la pression dans un récipient chauffé passe de 690 à 2 070 kilopascals au-dessus de la pression atmosphérique, pour de la cellulose en poudre mélangée dans un rapport massique de 1:1 avec une substance de référence non précisée ou avec une solution d'hypochlorite de sodium contenant une concentration de chlore disponible de 24 %, s'élevait à 5 150 ou 34 666 millisecondes, respectivement.

Étant donné que le temps moyen d'augmentation de la pression pour la cellulose mélangée à la solution d'hypochlorite de sodium était plus long que celui obtenu avec la substance de référence, la solution d'hypochlorite de sodium n'était pas considérée comme oxydanteNote de bas de page 1.

Matières solides comburantes :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium sous forme de solution n'est pas un solide. Les critères de classification de « Matières solides comburantes » ne s'appliquent pas à cette substance.

Peroxydes organiques :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium n'est pas un peroxyde organique. Les critères de classification de « Peroxydes organiques » ne s'appliquent pas à cette substance.

Matières corrosives pour les métaux :

Aucune donnée disponible

Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si les solutions d'hypochlorite de sodium répondent aux critères de classification d'une catégorie de « Matières corrosives pour les métaux ».

Poussières combustibles :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium sous forme de solution n'est pas un solide. Les critères de classification de « Poussières combustibles » ne s'appliquent pas à cette substance.

Asphyxiants simples :

Sans objet

L'hypochlorite de sodium n'est pas un gaz. Les critères de classification de « Asphyxiants simples » ne s'appliquent pas à cette substance.

Produits chimiques sous pression :

Non évalué

La classification d'un produit dangereux dans la classe de danger « Produits chimiques sous pression » dépend du produit.

Renseignements sur la réglementation et autres renseignements

Renseignements sur la réglementation :

Les évaluations des substances dangereuses sont préparées par Santé Canada en tant que ressources éducatives et informatives. En vertu de la LPD, les fournisseurs de produits dangereux doivent, lors de la vente ou de l'importation d'un produit dangereux, fournir une étiquette et une fiche de données de sécurité qui répondent aux exigences énoncées dans le RPD.

Autres renseignements :

Les données et les classifications contenues dans ces évaluations de substances dangereuses sont basées sur des sources accessibles au public, telles que la littérature évaluée par des pairs ou les rapports d'organismes internationaux. De nouvelles données, y compris des informations exclusives, pourraient avoir un impact sur la classification des substances ou des produits dangereux qui les contiennent. Il est de la responsabilité du fournisseur de s'assurer de l'exactitude, de la suffisance et de la fiabilité de ses classifications de produits dangereux.

Dernière mise à jour :

2025

Préparé par :

Bureau des matières dangereuses utilisées au travail, Santé Canada

Références

Note de bas de page 1

Agence européenne des produits chimiques (2022). Dossier REACH – Hypochlorite de sodium No CAS 7681-52-9. Disponible à l'adresse suivante : https://echa.europa.eu. Cité en : 2022

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Note de bas de page 2

NICNAS (2014). Hypochlorous acid, sodium salt: Human health tier II assessment – CAS Number: 7681-52-9, Australie, https://services.industrialchemicals.gov.au/search-assessments/.

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Note de bas de page 3

Bureau européen des substances chimiques (2007) Sodium Hypochlorite. CAS No: 7681-52-9 EINECS No: 231-668-3. European Union Risk Assessment Report. Office des publications officielles des Communautés européennes, Italie.

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Note de bas de page 4

CIRC (1991). Chlorinated Drinking-water; Chlorinated By-products; Some Other Halogenated Compounds; Cobalt and Cobalt Compounds. Centre international de Recherche sur le Cancer, Lyon, France. Volume 52.

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Note de bas de page 5

Rumble, J. (2025). CRC Handbook of Chemistry and Physics. 106e édition. CRC Press/Taylor & Francis, Boca Raton (Floride).

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Note de bas de page 6

Grgur, B. N., Trišović, T. L. et Rafailović, L. (2020). Corrosion of stainless steel 316Ti tank for the transport 12–15% of hypochlorite solution. Engineering Failure Analysis 116:10. Elsevier Ltd.

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2026-03-31

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