Évaluation de substance dangereuse : Alcool benzylique
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Cette évaluation de substance dangereuse a été réalisée conformément au Règlement sur les produits dangereux (RPD).
Identification
Nom chimique :
Alcool benzylique
No CAS :
100-51-6
Composition chimique :
C7H8O
Synonymes :
Benzèneméthanol
Phénylméthanol
Phénylcarbinol
Benzènecarbinol
No UN :
Aucun numéro UN spécifique au produit chimique disponible
Pictogramme(s) :
Figure 1. - Équivalent textuel
Le symbole à l'intérieur du pictogramme représente un point d'exclamation. Ce symbole indique que les produits dangereux avec ce pictogramme peuvent causer certains effets sur la santé, par exemple :
- irritation de la peau
- irritation des yeux
- sensibilisation de la peau
Classification du SIMDUT
Dangers pour la santé :
Dangers physiques :
Dangers pour la santé
Toxicité aiguë – voie orale :
Catégorie 4
Dose létale médiane par voie orale (DL50) : 1 570 milligrammes par kilogramme de poids corporel (mg/kg-p.c.) (rat)Note de bas de page 1Note de bas de page 2.
Une étude conforme à la Ligne directrice 401 de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), réalisée sur des rats Sprague-Dawley (5 par sexe et dose) gavés avec une dose de 1 000, 1 410, 2 000 ou 2 830 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique dans l'eau, a révélé une DL50 de 1 570 mg/kg-p.c. et des signes cliniques de léthargie, de prostration, d'ataxie, de respiration accélérée, des yeux à moitié fermés et une horripilation chez tous les animaux traitésNote de bas de page 1Note de bas de page 2Note de bas de page 3.
Une étude non conforme aux lignes directrices, réalisée sur des rats Wistar mâles (10 par dose) gavés avec une dose unique de 1 045, 1 254, 1 463, 1 467, 2 090 ou 2 195 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique et observés pendant 14 jours, a révélé une DL50 de 1 620 mg/kg-p.c. À une dose de 1 254 mg/kg-p.c. ou plus, des signes cliniques de sédation, des positions latérale et ventrale, des yeux ensanglantés et une réduction de l'état général ont été signalésNote de bas de page 2.
Les données disponibles répondent aux critères de classification de « Toxicité aiguë – voie orale – catégorie 4 » [paragraphe 8.1.1(1) du RPD].
Toxicité aiguë – par contact cutané :
Ne répond pas aux critères
DL50 par contact cutané : > 2 000 mg/kg-p.c. (lapin) Note de bas de page 2.
Une étude menée selon une méthode similaire à celle de la ligne directrice 798.1100 (Acute Dermal Toxicity) de l'Office of Toxic Substances (OTS) de la United States Environmental Protection Agency (USEPA), réalisée sur des lapins (4 par sexe) exposés à une seule dose de 2 000 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique pendant 24 heures dans des conditions occlusives, n'a révélé aucune mortalité ni aucun signe clinique indésirable de toxicité. La DL50 était supérieure à 2 000 mg/kg-p.c.Note de bas de page 2.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité aiguë – par contact cutané ».
Toxicité aiguë – par inhalation – gaz :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas un gaz. Les critères de classification de « Toxicité aiguë (par inhalation – gaz) » ne s'appliquent pas à cette substance.
Toxicité aiguë – par inhalation – vapeurs :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'alcool benzylique répond aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité aiguë – par inhalation – vapeurs ».
Toxicité aiguë – par inhalation – poussières et brouillards :
Ne répond pas aux critères
Concentration létale médiane par inhalation (CL50) : >5,4 milligrammes par litre (mg/l) (rat)Note de bas de page 2.
Dans le cadre d'une étude réalisée conformément à la Ligne directrice 403 de l'OCDE, des rats Wistar (5 par sexe et concentration) ont été exposés à une concentration de 3,3 ou 4,2 mg/l d'alcool benzylique sous forme d'aérosol pendant 4 heures. Aucune mortalité n'a été signalée à l'une ou l'autre concentration. Les rats exposés à 4,2 mg/l présentaient des signes cliniques d'horripilation et de légère bradypnée. La CL50 était supérieure à 4,2 mg/lNote de bas de page 2.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité aiguë – par inhalation – poussières et brouillards ».
Corrosion cutanée/irritation cutanée :
Ne répond pas aux critères
Une étude conforme à la Ligne directrice 404 de l'OCDE (Effet irritant/corrosif aigu sur la peau), réalisée sur des lapins blancs néo-zélandais (n=3) exposés à 0,5 millilitre (ml) d'alcool benzylique non dilué pendant 4 heures dans des conditions semi-occlusives, a révélé des notes moyennes individuelles sur des périodes de 24, 48 et 72 heures après le retrait du timbre de 0 sur 4 pour l'érythème chez 2 des animaux et de 0,7 sur 4 chez 1 animal (entièrement dissipé dans les 72 heures) et de 0 sur 4 pour l'œdème chez les 3 animauxNote de bas de page 2.
Une étude non conforme aux lignes directrices, réalisée sur des lapins blancs néo-zélandais (n=2) exposés à 0,5 ml d'alcool benzylique non dilué pendant 24 heures dans des conditions semi-occlusives, a révélé des notes moyennes individuelles sur des périodes de 24, 48 et 72 heures après le retrait du timbre de 0 sur 4 pour l'érythème et l'œdème chez les deux animauxNote de bas de page 2.
Dans 2 études supplémentaires réalisées chez des lapins (n=3 et n=4) exposés à 0,5 ml d'alcool benzylique pendant 4 heures, les notes d'irritation primaire étaient respectivement de 1,56 et 1,83, ce qui indique qu'une légère irritation s'était produite (note maximale de 8)Note de bas de page 4.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Corrosion cutanée/irritation cutanée ».
Lésions oculaires graves/irritation oculaire :
Catégorie 2A
Une étude conforme à la Ligne directrice 405 de l'OCDE (Effet irritant/corrosif aigu sur les yeux), réalisée sur des lapins blancs néo-zélandais (n=3) exposés à 0,1 ml d'alcool benzylique non dilué pendant 24 heures (rincé), a révélé des notes moyennes individuelles sur des périodes de 24, 48 et 72 heures après l'instillation de 1 sur 4 pour l'opacité de la cornée chez les 3 animaux, 0 sur 2 pour l'iritis chez 2 animaux et 0,3 sur 2 chez 1 animal, 2 sur 3 pour la rougeur de la conjonctive chez les 3 animaux et 1 sur 4 pour le chémosis chez 1 animal et 0,7 sur 4 chez 2 animaux. Certains effets ont persisté au 14e jour, mais tous étaient entièrement réversibles dans les 21 jours suivant l'observationNote de bas de page 2. Les résultats répondent aux critères de classification de « Irritation oculaire – catégorie 2A ».
Une autre étude conforme à la Ligne directrice 405 de l'OCDE, réalisée sur des lapins blancs néo-zélandais (n=3) exposés à une dose de 0,1 ml d'alcool benzylique non dilué (non rincé), a révélé des notes moyennes individuelles sur des périodes de 24, 48 et 72 heures après l'instillation de 2 sur 4 pour l'opacité de la cornée chez les 3 animaux, 1 sur 2 pour l'iritis chez les 3 animaux, 2 sur 3 pour la rougeur de la conjonctive chez 1 animal, 2,3 sur 3 chez un autre animal et 3 sur 3 chez le troisième animal, et 1,7 sur 4 pour le chémosis chez 1 animal, 2 sur 4 chez un autre animal et 3 sur 4 chez le troisième animal. La plupart des effets étaient réversibles dans les 11 jours suivant l'observation, sauf l'opacité de la cornée qui était réversible dans les 18 jours chez 2 lapins sur 3Note de bas de page 2. Les résultats répondent aux critères de classification de « Irritation oculaire – catégorie 2A ».
Deux autres études réalisées sur des lapins ont révélé des effets irritants similairesNote de bas de page 2Note de bas de page 5.
Les données disponibles répondent aux critères de classification de « Irritation oculaire – catégorie 2A » [paragraphe 8.3.2(3) du RPD].
Sensibilisation respiratoire :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'alcool benzylique répond aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Sensibilisation respiratoire ».
Sensibilisation cutanée :
Ne répond pas aux critères
Données chez les humains : Un certain nombre d'études faisant état de réactions positives de sensibilisation cutanée avec l'alcool benzylique ont été signalées; toutefois, la prévalence de la sensibilisation est très faible et est habituellement observée chez les personnes atopiquesNote de bas de page 2Note de bas de page 6Note de bas de page 7 Note de bas de page 8Note de bas de page 9Note de bas de page 10Note de bas de page 11Note de bas de page 12Note de bas de page 13Note de bas de page 14Note de bas de page 15Note de bas de page 16Note de bas de page 17Note de bas de page 18Note de bas de page 19.
Données chez les animaux : Une étude conforme à la Ligne directrice 429 de l'OCDE (Sensibilisation cutanée : essai de stimulation locale des ganglions lymphatiques), réalisée sur des souris CBA/Ca femelles (4 par concentration) exposées à 0,025 ml d'une solution de 2,5, 5, 10, 25 ou 50 % en poids par volume (p/v) d'alcool benzylique dans une part d'éthanol et trois parts de phtalate de diéthyle, a révélé des indices de stimulation respectivement de 1, 0,9, 0,5, 0,6 et 1,2 pour chaque concentration, et une concentration estimée nécessaire pour produire un indice de stimulation de 3 (CE3) supérieure à 50 %. Cela correspond à une dose à la peau supérieure à 12,5 milligrammes par centimètre carré (mg/cm2). La substance d'essai ne présentait pas de réaction de sensibilisation cutanée aux concentrations testéesNote de bas de page 2.
Un test modifié de Draize sur des cobayes Hartley mâles et femelles (n=10), qui ont été induits sur le plan intradermique et soumis à un test de provocation sur les plans intradermique et topique 14 jours plus tard avec une solution contenant respectivement 0,25 % et 10 % d'alcool benzylique, n'a révélé aucune réaction positive (0 animal sur 10). La substance d'essai était non irritante, voire très légèrement irritante, aux concentrations testéesNote de bas de page 2Note de bas de page 20. Plusieurs autres études sur la sensibilisation ont également révélé des résultats négatifs Note de bas de page 2Note de bas de page 20.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Sensibilisation cutanée ».
Mutagénicité sur les cellules germinales :
Ne répond pas aux critères
In vivo : Une étude conforme à la Ligne directrice 474 de l'OCDE (Test du micronoyau sur érythrocytes de mammifères), réalisée sur des souris mâles (6 par dose), à qui on a administré une seule dose de 50, 100 ou 200 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique dans une solution saline par injection intrapéritonéale, n'a pas démontré l'induction d'un nombre accru de micronoyaux dans les érythrocytes polychromatiquesNote de bas de page 21.
Un test de synthèse de l'ADN réplicatif, non conforme aux lignes directrices, réalisé sur des souris mâles B6C3F1 (4 ou 5 par dose) gavées avec une dose unique de 0, 400 ou 800 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique dans de l'huile de maïs, n'a pas démontré l'induction de la synthèse de l'ADN réplicatif chez les hépatocytes de sourisNote de bas de page 22.
In vitro : Une étude conforme à la Ligne directrice 471 de l'OCDE (Essai de mutation réverse sur des bactéries), réalisée sur les souches TA98, TA100, TA1535 et TA1537 de Salmonella typhimurium, a donné des résultats négatifs avec et sans activation métabolique Note de bas de page 2Note de bas de page 23Note de bas de page 24.
Une étude conforme à la Ligne directrice 476 de l'OCDE (Essais in vitro de mutation génique sur cellules de mammifères utilisant les gènes Hprt et xprt), réalisée sur les cellules L5178Y de lymphome de souris, a donné des résultats négatifs avec activation métabolique et positifs sans activation métabolique Note de bas de page 25Note de bas de page 26.
Un essai d'échange de chromatides sœurs dans des cellules ovariennes de hamster chinois a donné des résultats faiblement positifs avec et sans activation métabolique Note de bas de page 27.
Une étude conforme à la Ligne directrice 473 de l'OCDE (Essai d'aberration chromosomique in vitro chez les mammifères), réalisée sur des cellules ovariennes de hamster chinois, a donné des résultats négatifs sans activation métabolique et faiblement positifs avec activation métabolique Note de bas de page 2.
Plusieurs autres études in vitro portant sur différents types de cellules et fondées sur différentes lignes directrices ont surtout donné des résultats négatifs pour la mutagénicité, mais quelques-unes ont fourni des résultats faiblement positifs ou équivoquesNote de bas de page 2Note de bas de page 24Note de bas de page 28Note de bas de page 29Note de bas de page 30Note de bas de page 31Note de bas de page 32Note de bas de page 33Note de bas de page 34.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Mutagénicité sur les cellules germinales ».
Cancérogénicité :
Ne répond pas aux critères
L'alcool benzylique n'a pas été examiné par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) ou l'American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH).
Dans les études réalisées conformément à la Ligne directrice 451 de l'OCDE par le National Toxicology Program, il n'y avait aucune preuve de cancérogenèse chez des rats gavés avec une dose de 200 ou 400 milligrammes par kilogramme de poids corporel par jour (mg/kg-p.c./jour) d'alcool benzylique ou chez des souris gavées avec une dose de 100 ou 200 mg/kg-p.c./jour d'alcool benzylique pendant 2 ans Note de bas de page 34.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Cancérogénicité ».
Toxicité pour la reproduction :
Ne répond pas aux critères
Une étude non conforme aux lignes directrices a été réalisée chez des souris CD-1 femelles gestantes (50 par sexe et dose) gavées une fois par jour avec une dose de 0 ou 750 mg/kg-p.c./jour d'alcool benzylique dans de l'eau distillée du 7e au e jour de la gestation. Une toxicité maternelle a été observée, comme l'indiquent une diminution de la prise de poids corporel, une posture accroupie, des tremblements, une inactivité, une prostration, une hypothermie, une ataxie, une dyspnée, un abdomen enflé ou cyanotique et une horripilation. Une augmentation de la mortalité maternelle (19 animaux sur 50) a également été observée et attribuée au traitement. Des réductions importantes du poids corporel des petits ont été signalées Note de bas de page 2Note de bas de page 35Note de bas de page 36. Cette étude n'a pas été utilisée pour la classification, car l'effet développemental était concomitant à une toxicité maternelle excessive.
Une étude non conforme aux lignes directrices, réalisée sur des souris B6C3F1 et des rats Fischer 344 (10 de chaque espèce par sexe et dose) gavés une fois par jour avec une dose de 50, 100, 200, 400 ou 800 mg/kg-p.c./jour d'alcool benzylique dans de l'huile de maïs pendant 5 jours par semaine pendant 13 semaines, a révélé des signes cliniques de toxicité, une réduction du gain de poids corporel et/ou des changements histopathologiques dans le cerveau des animaux parentaux à partir d'une dose de 400 ou 800 mg/kg-p.c./jour, mais aucun effet sur la reproduction quelle que soit la dose testée Note de bas de page 2.
Une étude sur la cancérogénicité, conforme à la Ligne directrice 451 de l'OCDE, a été réalisée sur des souris B6C3F1 et des rats Fischer 344 (50 de chaque espèce par sexe et dose) gavés une fois par jour avec une dose de 100 ou 200 mg/kg-p.c./jour (pour les souris) ou de 200 ou 400 mg/kg-p.c./jour (pour les rats) d'alcool benzylique dans de l'huile de maïs pendant 5 jours par semaine pendant 2 ans. Il n'y avait aucun signe clinique de toxicité et aucun effet sur la reproduction chez les animaux parentaux Note de bas de page 2Note de bas de page 34.
Une étude conforme à la Ligne directrice 412 de l'OCDE (Toxicité subaigüe par inhalation : étude sur 28 jours), menée auprès des rats Sprague-Dawley (10 par sexe et dose) exposés par inhalation par le nez seulement à une concentration de 0, 0,041, 0,102, 0,290 ou 1,072 mg/L d'alcool benzylique dans un aérosol ou dans une atmosphère mixte aérosol/vapeur pendant 6 heures par jour, 5 jours par semaine pendant 4 semaines, n'a révélé aucun signe clinique ni effet indésirable sur les organes reproducteurs chez les animaux parentaux Note de bas de page 2.
Une étude non conforme aux lignes directrices, menée auprès de 50 souris CD-1 femelles gravides ayant reçu une dose de 0 ou 550 mg/kg p.c. d'alcool benzylique 1 fois par jour par gavage dans l'huile de maïs au cours des jours gestationnels 6 à 15, n'a démontré aucun effet sur le poids corporel de la mère et la prise de poids corporel, l'indice de gestation, le nombre moyen de petits vivants par portée, la survie postnatale ou le poids corporel des petits Note de bas de page 2.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Toxicité pour la reproduction ».
Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique :
Ne répond pas aux critères
Exposition par voie orale : Une étude non conforme aux lignes directrices, réalisée sur des rats Sprague-Dawley (5 par sexe et dose) gavés avec une dose unique de 1 000, 1 410, 2 000 ou 2 830 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique dans l'eau, a révélé une DL50 de 1 570 mg/kg-p.c. et des signes cliniques de léthargie, de prostration, d'ataxie, de respiration accélérée, des yeux à moitié fermés et une horripilation chez tous les animaux traités Note de bas de page 1Note de bas de page 2.
Une étude non conformes aux lignes directrices, réalisée sur des rats Osborne-Mendel (5 par sexe et dose) gavés avec des doses non précisées, a révélé une DL50 de 1 230 mg/kg p.c. avec des signes cliniques de dépression, de coma et d'excitabilité Note de bas de page 3.
Une étude non conforme aux lignes directrices, réalisée sur des rats Wistar mâles (10 par dose) gavés avec une dose unique de 1 045, 1 254, 1 463, 1 467, 2 090 ou 2 195 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique et observés pendant 14 jours, a révélé une DL50 de 1 620 mg/kg-p.c. À une dose de 1 254 mg/kg-p.c. ou plus, des signes cliniques de sédation, des positions latérale et ventrale, des yeux ensanglantés et une réduction de l'état général ont été signalés Note de bas de page 2.
Exposition par voie cutanée : Une étude menée selon une méthode similaire à celle de la ligne directrice 798.1100 de l'OTS de l'USEPA, réalisée sur des lapins (4 par sexe) exposés à une seule dose de 2 000 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique dans des conditions occlusives, n'a révélé aucune mortalité ni aucun signe clinique indésirable de toxicité. La DL50 était supérieure à 2 000 mg/kg-p.c. Note de bas de page 2.
Exposition par inhalation : Dans le cadre d'une étude réalisée conformément à la Ligne directrice 403 de l'OCDE, des rats Wistar (5 par sexe et concentration) ont été exposés à une concentration de 3,3 ou 4,2 mg/l d'alcool benzylique sous forme d'aérosol pendant 4 heures. Aucune mortalité n'a été signalée. Les rats exposés à une concentration de 4,2 mg/l présentaient des signes cliniques d'horripilation et de légère bradypnéeNote de bas de page 2.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique ».
Toxicité pour certains organes cibles – expositions répétées :
Ne répond pas aux critères
Exposition par voie orale : Une étude sur 16 jours, réalisée sur des rats et des souris à qui on a administré une dose de 120, 250, 500, 1 000 ou 2 000 mg/kg-p.c./jour d'alcool benzylique dans de l'huile de maïs par gavage pendant 12 jours au cours de la période de 16 jours, a révélé une léthargie, du sang autour de la bouche et du nez, des hémorragies sous-cutanées, du sang dans le tractus urinaire et gastro-intestinal et la vessie urinaire, ainsi que des décès chez les animaux aux deux doses les plus élevées testées. Les animaux des groupes d'exposition à des doses de 120, 250 et 500 mg/kg-p.c./jour n'ont présenté aucun effet indésirable Note de bas de page 34. Les doses auxquelles les effets ont été observés dépassent les valeurs indicatives pour la classification.
Les rats et les souris à qui on a administré une dose de 50, 100, 200, 400 ou 800 mg/kg p.c./jour d'alcool benzylique dans de l'huile de maïs par gavage pendant 5 jours par semaine pendant 13 semaines ont présenté une marche chancelante, des difficultés à respirer et une léthargie, ainsi que des lésions et une nécrose du gyrus denté de l'hippocampe à la dose de 800 mg/kg p.c./jour Note de bas de page 34. Cette dose dépasse les valeurs indicatives pour la classification.
Dans le cadre d'une étude conforme à la Ligne directrice 451 de l'OCDE, réalisée sur des rats gavés à 200 ou 400 mg/kg-p.c./jour ou sur des souris gavées à 100 ou 200 mg/kg-p.c./jour d'alcool benzylique dans de l'huile de maïs pendant 5 jours par semaine pendant 2 ans, aucun signe significatif de toxicité systémique n'a été observé Note de bas de page 34.
Dans une autre étude, des souris (10 par sexe et dose) ont reçu une dose de 0, 160, 325, 645, 1 300 ou 2 595 mg/kg-p.c. d'alcool benzylique une fois par jour par gavage pendant 8 jours. Une posture voûtée, une horripilation, une ataxie et un comportement abattu ont été observés chez les 3 groupes de souris ayant reçu la dose la plus élevée. Les animaux recevant 1 300 ou 2 595 mg/kg p.c./jour d'alcool benzylique sont également devenus prostrés et ont montré des signes d'ataxie, de tremblements corporels, de dyspnée, d'hypoactivité, d'hypothermie et de polypnée Note de bas de page 35.
Une étude dans laquelle des rats (5 par sexe et dose) ont reçu une dose de 50, 150 ou 500 mg/kg-p.c./jour d'alcool benzylique dans du propylèneglycol pendant 6 jours par semaine pendant 3 semaines n'a révélé aucun signe de toxicité systémique Note de bas de page 37.
Exposition par voie cutanée : Aucune donnée disponible
Exposition par inhalation : Une étude conforme à la Ligne directrice 412 de l'OCDE, réalisée sur des rats Sprague-Dawley (10 par sexe et concentration) exposés par inhalation par le nez seulement à une concentration de 0, 0,041, 0,102, 0,290 ou 1,072 mg/l d'alcool benzylique dans un aérosol ou dans une atmosphère mixte aérosol/vapeur pendant 6 heures par jour, 5 jours par semaine pendant 4 semaines, n'a révélé aucun signe significatif de toxicité systémique Note de bas de page 2.
Une autre étude conforme à la Ligne directrice 412 de l'OCDE, dans laquelle des rats mâles (6 par concentration) ont été exposés à une concentration de 216 à 270 parties par million (ppm) d'alcool benzylique (forme physique non précisée) pendant 4 heures par jour pendant 4 semaines, n'a révélé aucun signe significatif de toxicité systémiqueNote de bas de page 2.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité pour certains organes cibles – expositions répétées ».
Danger par aspiration :
Aucune donnée disponible
Aucune donnée chez les humains n'est disponible et l'alcool benzylique n'est pas un hydrocarbure liquide.
Matières infectieuses présentant un danger biologique :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est ni un microorganisme, ni une protéine, ni un acide nucléique.
Dangers physiques
Matières et objets explosibles :
Non évalué*
* Les explosifs sont exclus de la LPD et de son règlement. Les matières explosives sont réglementées aux termes de la Loi sur les explosifs. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site de Ressources naturelles Canada .
Gaz inflammables :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas un gaz. Les critères de classification de « Gaz inflammables » ne s'appliquent pas à cette substance.
Aérosols :
Non évalué
La classification d'un produit dangereux dans la classe de danger « Aérosols » dépend du produit.
Gaz comburants :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas un gaz. Les critères de classification de la classe de danger « Gaz comburants » ne s'appliquent pas à cette substance.
Gaz sous pression :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas un gaz. Les critères de classification de « Gaz sous pression » ne s'appliquent pas à cette substance.
Liquides inflammables :
Catégorie 4
L'alcool benzylique a un point d'éclair de 93 °C (creuset fermé) Note de bas de page 38.
Les données disponibles répondent aux critères de classification de « Liquides inflammables – catégorie 4 » [paragraphe 7.6.1(2) du RPD].
Matières solides inflammables :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas une matière solide. Les critères de classification de « Matières solides inflammables » ne s'appliquent pas à cette substance.
Matières autoréactives :
Ne répond pas aux critères
L'alcool benzylique a un point d'ébullition de 206 °C Note de bas de page 38. Les matières autoréactives doivent présenter une température de décomposition autoaccélérée de 75 °C ou moins pour satisfaire aux critères minimaux de classification pour une catégorie de cette classe de danger [paragraphe 7.8.1(3) du RPD].
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification de « Matières autoréactives ».
Liquides pyrophoriques :
Ne répond pas aux critères
L'alcool benzylique a un point d'éclair de 93 °C (creuset fermé) Note de bas de page 38. Les liquides pyrophoriques réagissent à température ambiante.
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification de « Liquides pyrophoriques ».
Matières solides pyrophoriques :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas une matière solide. Les critères de classification de « Matières solides pyrophoriques » ne s'appliquent pas à cette substance.
Matières auto-échauffantes :
Ne répond pas aux critères
L'alcool benzylique a un point d'ébullition de 206 °C Note de bas de page 38, ce qui est nettement supérieur à la température d'auto-inflammation maximale de 50 °C pour la classification [paragraphe 7.11.1(3) du RPD].
Les données disponibles ne répondent pas aux critères de classification de « Matières auto-échauffantes ».
Matières qui, au contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables :
Exclu de la classification
L'alcool benzylique a une structure chimique qui ne contient pas de métaux ou de métalloïdes et est donc exclu de la classification [alinéa 7.12.1(1)a) du RPD].
Liquides comburants :
Ne répond pas aux critères
L'alinéa 7.13.1(1)b) du RPD exclut de la classification tout liquide organique qui contient de l'oxygène, du fluor ou du chlore si ces éléments sont chimiquement liés uniquement au carbone ou à l'hydrogène. L'alcool benzylique contient de l'oxygène qui n'est chimiquement lié qu'au carbone et à l'hydrogène.
Matières solides comburantes :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas une matière solide. Les critères de classification de « Matières solides comburantes » ne s'appliquent pas à cette substance.
Peroxydes organiques :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas un peroxyde organique. Les critères de classification de « Peroxydes organiques » ne s'appliquent pas à cette substance.
Matières corrosives pour les métaux :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'alcool benzylique répond aux critères de classification d'une catégorie de « Matières corrosives pour les métaux ». Bien que des renseignements sur la compatibilité de l'alcool benzylique et de l'acier inoxydable ou de l'aluminium soient disponibles dans les tableaux de résistance aux agents chimiques, ces listes ne sont qu'un guide et doivent être confirmées par un essai de résistance aux agents chimiques Note de bas de page 39Note de bas de page 40Note de bas de page 41.
Poussières combustibles :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas une matière solide. Les critères de classification de « Poussières combustibles » ne s'appliquent pas à cette substance.
Asphyxiants simples :
Sans objet
L'alcool benzylique n'est pas un gaz. Les critères de classification de « Asphyxiants simples » ne s'appliquent pas à cette substance.
Produits chimiques sous pression :
Non évalué
La classification d'un produit dangereux dans la classe de danger « Produits chimiques sous pression » dépend du produit.
Renseignements sur la réglementation et autres renseignements
Renseignements sur la réglementation :
Les évaluations des substances dangereuses sont préparées par Santé Canada en tant que ressources éducatives et informatives. En vertu de la LPD, les fournisseurs de produits dangereux doivent, lors de la vente ou de l'importation d'un produit dangereux, fournir une étiquette et une fiche de données de sécurité qui répondent aux exigences énoncées dans le RPD.
Autres renseignements :
Les données et les classifications contenues dans ces évaluations de substances dangereuses sont basées sur des sources accessibles au public, telles que la littérature évaluée par des pairs ou les rapports d'organismes internationaux. De nouvelles données, y compris des renseignements exclusifs, pourraient avoir une incidence sur la classification des substances ou des produits dangereux qui les contiennent. Il est de la responsabilité du fournisseur de s'assurer de l'exactitude, de la suffisance et de la fiabilité de ses classifications de produits dangereux.
Dernière mise à jour :
2025
Préparé par :
Bureau des matières dangereuses utilisées au travail, Santé Canada
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