Évaluation de substance dangereuse : Acide chlorhydrique et chlorure d’hydrogène
Remarque importante : Les évaluations des substances dangereuses sont des documents techniques produits par Santé Canada en tant que ressources éducatives et informatives pour les fournisseurs de produits dangereux en vertu de la Loi sur les produits dangereux (LPD) et de son règlement. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les rôles et responsabilités des fournisseurs, consultez les responsabilités des fournisseurs.
Cette évaluation de substance dangereuse a été réalisée conformément au Règlement sur les produits dangereux (RPD).
Identification
Nom chimique :
Acide chlorhydrique et chlorure d'hydrogène
No CAS :
7647-01-0
Composition chimique :
HCl(aq) [pour l'acide chlorhydrique]; HCl [pour le chlorure d'hydrogène]
Synonymes :
Acide muriatique
Acide hydrochlorique
No UN :
UN 1789 [pour l'acide chlorhydrique]; UN 1050 [pour le chlorure d'hydrogène anhydre]; UN 2186 [pour le chlorure d'hydrogène liquide réfrigéré]
Pictogramme(s) :
Figure 1. - Équivalent textuel
Le symbole à l'intérieur du pictogramme, qui s'applique à l'acide chlorhydrique à une concentration de 5 % ou plus et au chlorure d'hydrogène, représente un contenant duquel s'écoule un liquide sur une pièce de métal et un autre contenant duquel s'écoule un liquide sur une main. Ce symbole indique que les produits dangereux affichant ce pictogramme peuvent :
- endommager ou détruire le métal
- causer des lésions cutanées irréversibles (par exemple, brûlures, ampoules, cicatrices)
- produire une lésion des tissus oculaires ou une perte de la vue qui est irréversible ou qui n'est pas totalement réversible dans les 21 jours suivants
Figure 2. - Équivalent textuel
Le symbole à l'intérieur du pictogramme, qui s'applique à l'acide chlorhydrique, mais pas au chlorure d'hydrogène, est un point d'exclamation. Ce symbole indique que les produits dangereux avec ce pictogramme peuvent causer certains effets sur la santé, par exemple :
- irritation de la peau
- irritation des yeux
- sensibilisation de la peau
Figure 3. - Équivalent textuel
Le symbole à l'intérieur du pictogramme, qui s'applique uniquement au chlorure d'hydrogène, est un crâne humain avec 2 tibias croisés derrière. Le symbole indique que les produits dangereux avec ce pictogramme peuvent causer la mort ou l'empoisonnement.
Classification du SIMDUT
Dangers pour la santé :
- Toxicité aiguë – voie orale – catégorie 4 (acide chlorhydrique)
- Toxicité aiguë – par inhalation – catégorie 3 (chlorure d'hydrogène)
- Toxicité aiguë – par inhalation – catégorie 4 (acide chlorhydrique)
- Corrosion cutanée – catégorie 1 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 17 %; chlorure d'hydrogène); Irritation cutanée – catégorie 2 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 3,3 %, mais < 17 %)
- Lésions oculaires graves – catégorie 1 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 5 %; chlorure d'hydrogène); Irritation oculaire – catégorie 2 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 3,3 %, mais < 5 %)
Dangers physiques :
Dangers pour la santé
Toxicité aiguë – voie orale :
Catégorie 4 (acide chlorhydrique)
Dose létale médiane par voie orale (DL50) : 700 milligrammes par kilogramme de poids corporel (mg/kg-p.c.) (rat)Note de bas de page 1.
Dans une étude de toxicité aiguë par voie orale, une solution aqueuse d'acide chlorhydrique à 31,45 % a été administrée à des rats albinos Sprague-Dawley (5 par dose, dont 2 ou 3 par sexe) en une seule administration à une dose de solution de 501, 631, 794, 1 000 ou 1 260 mg/kg-p.c. Aux doses respectives, 0, 2, 3, 4 et 5 animaux sont morts. La DL50 de la solution a été calculée à 700 mg/kg-p.c. Une diminution de l'appétit, une faible activité, une faiblesse croissante et un effondrement ont été observés chez les animaux traités. Les autopsies ont révélé une hyperémie pulmonaire, une décoloration hépatique et une inflammation gastro-intestinale aiguë. Certains animaux survivants présentaient des ulcérations de l'estomacNote de bas de page 1. La DL50 d'une solution aqueuse d'acide chlorhydrique à 31,45 % répond aux critères de classification de la catégorie 4.
Dans une étude de toxicité aiguë par voie orale non conforme aux lignes directrices menée chez des rats albinos femelles de souches mixtes, la DL50 d'une solution aqueuse d'acide chlorhydrique à 3,3 % était de 238 à 277 mg/kg-p.c. La solution a été administrée à 4 groupes de doses différentes (10 animaux par dose), soit 4,0, 6,3, 10,0 ou 16,0 millilitres de solution par kilogramme de poids corporel (ml/kg-p.c.), la concentration de 3,3 % ayant été choisie pour minimiser les effets corrosifs. Le nombre de décès à chaque dose était respectivement de 0, 3, 8 et 10 rats. Aucun autre détail de l'étude, comme les signes cliniques ou la pathologie, n'a été rapportéNote de bas de page 2.
Les données existantes sur l'acide chlorhydrique répondent aux critères de classification de « Toxicité aiguë – voie orale – catégorie 4 » [paragraphe 8.1.1(1) du RPD].
Toxicité aiguë – par contact cutané :
Ne répond pas aux critères
DL50 par contact cutané : > 5 000 mg/kg-p.c. (lapin)Note de bas de page 1.
Une étude non conforme aux lignes directrices menée chez des lapins blancs néo-zélandais (1 mâle à faible dose et 1 mâle et 1 femelle à forte dose) exposés par voie cutanée pendant 24 heures à une solution aqueuse d'acide chlorhydrique à 31,45 % à une dose de 5 010 ou 7 940 mg/kg-p.c. a signalé un seul décès (femelle à la dose la plus élevée) et une DL50 de la solution supérieure à 5 010 mg/kg-p.c. Les signes cliniques comprenaient une diminution de l'appétit et de l'activité, une faiblesse croissante, un effondrement et la mort. L'autopsie macroscopique de l'animal décédé a révélé une hyperémie pulmonaire et hépatique, une légère hypertrophie de la vésicule biliaire et un noircissement de la rate et des reins, tandis que les viscères des 2 survivants semblaient normaux 14 jours après l'expositionNote de bas de page 1.
Les données existantes sur l'acide chlorhydrique ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité aiguë – par contact cutané ».
Toxicité aiguë – par inhalation – gaz :
Catégorie 3 (chlorure d'hydrogène)
Concentration létale médiane par inhalation (CL50) : 1 562 parties par million (ppm) (4 heures; rat)Note de bas de page 3.
Dans les études non conformes aux lignes directrices, des rats CFE mâles (dérivés de Sprague-Dawley) et des souris CF-1 femelles (10 par espèce et par concentration) ont été exposés pendant 1 heure à des vapeurs de chlorure d'hydrogène à une concentration dans l'air de 1 813, 2 585, 3 274, 3 941 ou 4 455 ppm (rats) ou de 557, 985, 1 387, 1 902 ou 2 476 ppm (souris) et observés pendant 14 jours. Les vapeurs de chlorure d'hydrogène ont été dosées à l'aide d'un rotamètre en verre à partir d'un cylindre en acier vers la chambre d'exposition. Les valeurs de CL50 à 1 heure ont été rapportées comme étant respectivement de 3 124 et 1 108 ppm pour les rats et les souris. Les signes cliniques comprenaient une irritation des yeux et du nez, une respiration laborieuse, une salivation, un larmoiement et une rhinorrhée. L'examen pathologique macroscopique des animaux décédés a révélé une congestion pulmonaire et des hémorragies intestinales et thymiques. Chez les survivants, cet examen n'a révélé aucune lésion macroscopique chez les souris, mais des zones multifocales d'hépatisation rouge des poumons et des foies engorgés ou pâles chez les ratsNote de bas de page 3.
Converties en une exposition de 4 heures conformément au paragraphe 8.1.1(4) du RPD, les valeurs de CL50 sont respectivement de 1 562 et 554 ppm pour les rats et les souris.
Les données existantes sur le chlorure d'hydrogène répondent aux critères de classification de « Toxicité aiguë – par inhalation – catégorie 3 » [paragraphe 8.1.1(1) du RPD].
Toxicité aiguë – par inhalation – vapeurs :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'acide chlorhydrique répond aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité aiguë – par inhalation – vapeurs ».
Toxicité aiguë – par inhalation – poussières et brouillards :
Catégorie 4 (acide chlorhydrique)
CL50 par inhalation : 1,04 milligramme par litre (mg/l) (4 heures; rat)Note de bas de page 4.
Dans les études de toxicité aiguë par inhalation non conformes aux lignes directrices, des rats CFE mâles (dérivés de Sprague-Dawley) et des souris CF-1 mâles (dérivées de l'ICR) ont été exposés jusqu'à 30 minutes à des aérosols d'acide chlorhydrique respirables obtenus en mélangeant du chlorure d'hydrogène et un brouillard de gouttelettes d'eau saturée dans une chambre d'exposition de Longley. Par concentration dans l'air testée, 10 rats ou 10 souris ont été exposés. Une CL50 de 30 minutes de 8,3 mg/l a été estimée pour les rats (convertie en une CL50 de 4 heures de 1,04 mg/l) et de 3,2 mg/l pour les souris (convertie en une CL50 de 4 heures de 0,4 mg/l). L'exposition aux aérosols d'acide chlorhydrique était extrêmement irritante pour les yeux, les muqueuses et les zones de peau exposées. Des ulcérations du scrotum ont été fréquemment observées chez les rats et les souris. Une irritation grave des voies respiratoires, des altérations de la texture et de la couleur du pelage, ainsi qu'une érosion et une opacification de la cornée ont également été signalées chez les 2 espèces.
L'examen pathologique macroscopique des animaux décédés des 2 espèces a révélé un emphysème alvéolaire, une atélectasie, un œdème et des taches sur les tissus pulmonaires, ainsi que des lésions de l'épithélium nasal et trachéal. Chez les animaux survivants, en particulier ceux exposés à des concentrations plus élevées, un écoulement nasal sanguinolent a été observé, ainsi qu'une décoloration et des lésions pulmonaires lors de l'examen pathologique macroscopique effectué 7 jours après l'exposition. L'examen histopathologique des tissus pulmonaires des 2 espèces a également révélé des lésions, alors qu'aucune lésion n'a été observée dans les autres tissusNote de bas de page 4.
Les données existantes sur l'acide chlorhydrique pour l'espèce animale privilégiée (rat) répondent aux critères de classification de « Toxicité aiguë – par inhalation – catégorie 4 » [paragraphe 8.1.1(1) du RPD].
Corrosion cutanée/irritation cutanée :
Catégorie 1 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 17 %; chlorure d'hydrogène); catégorie 2 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 3,3 %, mais < 17 %)
Données chez les humains : Une solution d'acide chlorhydrique à 10 % a été testée sur 30 volontaires humains dans le cadre d'un test épicutané de 4 heures. Le test consistait à appliquer 0,2 millilitre (ml) de la solution d'essai sur la partie supérieure externe du bras. Des réactions à la suite de l'exposition à la solution se sont produites chez 6 des 30 sujets (20 %), comparativement à 72 % des sujets (23 sur 32) exposés à un contrôle positif simultané, une solution de dodécylsulfate de sodium (SDS) à 20 %. La différence dans la vitesse de réaction était statistiquement significative (p < 0,05), bien que le degré des réactions n'ait pas été rapporté. Comme la vitesse de réaction était inférieure à celle de la solution de SDS à 20 %, que les auteurs ont utilisée pour définir un seuil de classification pour l'irritation cutanée, ils ont proposé que la solution d'acide chlorhydrique à 10 % ne soit pas classée comme irritante pour la peau en vertu de l'ancienne directive sur les substances dangereuses de la Commission européenneNote de bas de page 5.
Données chez les animaux : Une solution d'acide chlorhydrique à 37 % s'est révélée corrosive lorsqu'une quantité de 0,5 ml a été appliquée non diluée sur la peau dorsale rasée de 6 lapins blancs néo-zélandais dans des conditions occlusives ou semi-occlusives pendant 1 ou 4 heures. Une corrosion a été observée dans tous les casNote de bas de page 6Note de bas de page 7. Les résultats de cette étude répondent aux critères de classification de « Corrosion cutanée – catégorie 1 ».
Une autre étude animale a démontré une corrosion cutanée chez 6 lapins blancs néo-zélandais femelles exposés dorsalement à 0,5 ml d'une solution d'acide chlorhydrique à 17 % pendant 4 heures dans des conditions occlusives. Une réaction corrosive a été définie comme une destruction visible des tissus chez au moins 2 des animaux testés. Une solution à 15 % n'était pas corrosive dans la même étudeNote de bas de page 8. Les résultats de cette étude répondent aux critères de classification de « Corrosion cutanée – catégorie 1 ».
Dans une étude in vitro conforme à la Ligne directrice 431 de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'application de 40 microlitres (µl) d'une solution d'acide chlorhydrique à 14,4 % sur des échantillons de 0,5 centimètre carré (cm2) d'épiderme humain reconstitué s'est révélée corrosive. Cette détermination a été faite à partir d'un modèle de prédiction pour les acides inorganiques appliqué aux pourcentages de viabilité cellulaire, pour lesquels les moyennes inter-essais étaient respectivement de 76,4, 0,77 et 0,3 après une exposition de 3 minutes, 1 heure ou 4 heuresNote de bas de page 9.
Dans une autre étude in vitro réalisée conformément à la Ligne directrice 431 de l'OCDE, des solutions d'acide chlorhydrique à 10, 15 (3 minutes seulement), 25 et 30 % se sont révélées corrosives lorsque 50 µL de chacune d'entre elles ont été appliquées pendant 3 minutes ou 1 ou 4 heures sur des échantillons de 0,38 cm2 d'épiderme humain reconstituéNote de bas de page 7.
L'application quotidienne pendant 5 jours de 0,5 ml d'une solution d'acide chlorhydrique à 3,3 % sur la peau intacte du flanc de 3 lapins a été caractérisée comme modérément irritante pour 1 lapin, avec une rougeur légère à marquée, une petite nécrose isolée et une légère fissuration et des saignements de la peau, tandis que des applications similaires d'une solution à 1 % n'étaient pas irritantesNote de bas de page 2. Aucun classement des réactions n'a été fourni. Comme une nécrose mineure et des saignements ont été observés chez 1 animal, cela est considéré comme la preuve d'une irritation cutanée sévère; par conséquent, une solution à 3,3 % est considérée comme répondant aux critères de classification de « Irritation cutanée – catégorie 2 » du sous-alinéa 8.2.2(3)b)(iii) du RPD.
Dans une étude de toxicité aiguë par inhalation, des souris CF-1 mâles (15 par concentration et durée) et des rats CFE mâles (10 par concentration et durée) ont été exposés à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration variant de 30 000 à 57 290 ppm (rats; exposition de 5 minutes), de 2 078 à 6 681 ppm (rats; exposition de 30 minutes), de 3 200 à 13 655 ppm (souris; exposition de 5 minutes) ou de 410 à 4 045 ppm (souris; exposition de 30 minutes). L'exposition au chlorure d'hydrogène gazeux s'est avérée extrêmement irritante pour les zones de peau exposées, des ulcérations du scrotum ayant été observées chez les 2 espècesNote de bas de page 4.
Les données existantes sur l'acide chlorhydrique répondent aux critères de classification de « Corrosion cutanée – catégorie 1 » à des concentrations de 17 % ou plus et de « Irritation cutanée – catégorie 2 » à des concentrations de 3,3 % ou plus, mais inférieures à 17 % [paragraphes 8.2.2(2) et (3) du RPD].
Le chlorure d'hydrogène gazeux réagit avec l'humidité atmosphérique pour former de l'acide chlorhydrique en aérosol, la concentration de chlorure d'hydrogène étant dissoute dans l'aérosol en fonction de la température de l'air, de l'humidité relative et de la concentration de chlorure d'hydrogène. La concentration prévue de chlorure d'hydrogène dissous peut dépasser 17 % à une température de l'air comprise entre -10 et 40 °C et à une humidité relative et une concentration de chlorure d'hydrogène aussi faibles qu'environ 65 % et 10 ppm, respectivementNote de bas de page 10. Ces conditions sont pertinentes pour les lieux de travail, où la croissance hygroscopique des sites de nucléation se produit à des humidités relatives d'environ 60 % ou plusNote de bas de page 11. Le chlorure d'hydrogène répond donc aux critères de classification de « Corrosion cutanée – catégorie 1 », selon les données sur l'acide chlorhydrique [paragraphe 8.2.2(2) du RPD]. Cette classification est étayée par une étude de toxicité aiguë par inhalation sur le chlorure d'hydrogène gazeux, qui a démontré des effets cutanés gravesNote de bas de page 4.
Lésions oculaires graves/irritation oculaire :
Catégorie 1 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 5 %; chlorure d'hydrogène); catégorie 2 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 3,3 %, mais < 5 %)
L'application de 0,1 ml d'une solution d'acide chlorhydrique à 31,45 % dans un œil de chacun des 3 lapins blancs néo-zélandais a entraîné une corrosion oculaire en moins de 15 secondes. Les animaux ont immédiatement manifesté un inconfort intense, se grattant, poussant des cris aigus, se débattant dans leur cage et fermant les yeux très fortNote de bas de page 1. Les résultats répondent aux critères de classification de « Lésions oculaires graves – catégorie 1 ».
Dans une étude conforme à la Ligne directrice 405 de l'OCDE, l'application de 0,1 ml d'une solution d'acide chlorhydrique à 10 % dans le sac conjonctival inférieur d'un œil de chacun des 6 lapins blancs néo-zélandais a donné lieu à des scores moyens pour le groupe de 2,9 sur 3 pour la conjonctivite, de 2,1 sur 4 pour le chémosis, de 1,6 sur 2 pour l'iritis et de 2,7 sur 4 pour l'opacité cornéenne dans les 24, 48 et 72 heures suivant l'instillation. Aucune observation n'a été effectuée au-delà de 96 heures après l'instillation afin de permettre une évaluation de la réversibilité des effets, et aucun score moyen individuel par animal n'a été rapportéNote de bas de page 12. Toutefois, le score moyen de 1,6 sur 2 pour l'iritis dans le groupe indiquerait que les résultats répondent aux critères de classification de « Lésions oculaires graves – catégorie 1 ».
Dans une étude menée de manière similaire à celle de la Ligne directrice 405 de l'OCDE, 0,1, 0,03, 0,01 ou 0,003 ml d'une solution d'acide chlorhydrique à 5 % a été administré directement sur la cornée d'un œil de chacun des 3 lapins blancs néo-zélandais sans rinçage oculaire. L'application de 0,1 ou 0,03 ml a entraîné de graves lésions oculaires. Il n'a pas été possible d'attribuer un score pour l'application de 0,1 ml en raison de la gravité des lésions, qui ont nécessité l'euthanasie des animaux au deuxième ou troisième jour de l'expérience, tandis qu'une cote moyenne maximale (CMM) de 90 sur 110 a été calculée (méthode de Draize) pour l'application de 0,03 ml, sans inversion complète des effets au cours de la période d'observation de 21 jours. En revanche, les applications de 0,01 ou 0,003 ml n'ont provoqué qu'une légère irritation, avec des CMM de 0 et 1 sur 110, respectivement, et une inversion complète des effets dans les 1 à 2 jours après l'applicationNote de bas de page 13. Sur la base des résultats obtenus pour les 2 volumes d'application les plus importants, les critères de classification de « Lésions oculaires graves – catégorie 1 » sont respectés.
Dans une autre étude, l'application de 0,1 ml d'une solution d'acide chlorhydrique à 3,3 % dans le sac conjonctival d'un œil de chacun des 3 lapins n'a provoqué qu'une légère irritation au cours d'une période d'observation de 48 heures, avec une rougeur très légère à légère des yeux, un gonflement léger à plus marqué, quelque peu opaque, de la conjonctive et une légère opacité cornéenne, tandis qu'une application similaire d'une solution à 0,33 % n'a pas provoqué d'irritation au cours de la même période d'observation. Aucune notation des réactions n'a été effectuéeNote de bas de page 2. Bien que la réversibilité des effets n'ait pas été évaluée, sur la base de la légère irritation, les résultats pour la solution à 3,3 % sont considérés comme répondant aux critères de classification de « Irritation oculaire – catégorie 2 ».
Dans une étude de toxicité aiguë par inhalation, des souris CF-1 mâles (15 par concentration et durée) et des rats CFE mâles (10 par concentration et durée) ont été exposés à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration variant de 30 000 à 57 290 ppm (rats; exposition de 5 minutes), de 2 078 à 6 681 ppm (rats; exposition de 30 minutes), de 3 200 à 13 655 ppm (souris; exposition de 5 minutes) ou de 410 à 4 045 ppm (souris; exposition de 30 minutes). L'exposition au chlorure d'hydrogène gazeux s'est avérée extrêmement irritante pour les yeux, une érosion et une opacification de la cornée ayant été observées chez les 2 espècesNote de bas de page 4.
Dans une autre étude de toxicité aiguë par inhalation, des cobayes mâles à poils lisses anglais ont été exposés uniquement par voie nasale à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration de 0, 320, 680, 1 040 ou 1 380 ppm pendant 30 minutes. Pour le groupe témoin et les 2 groupes exposés à des concentrations plus faibles, 4 animaux ont été utilisés par groupe, tandis que pour les 2 groupes exposés à des concentrations plus élevées, 8 animaux ont été utilisés par groupe. Des opacités cornéennes ont été observées chez 4 des 6 survivants à la concentration d'exposition de 1 040 ppm et chez les 5 survivants à la concentration de 1 380 ppm. À la concentration d'exposition de 680 ppm, 1 animal sur 4 présentait une opacité cornéenne, tandis que l'apparence oculaire était normale chez tous les animaux à la concentration de 320 ppmNote de bas de page 7.
Dans une autre étude de toxicité aiguë par inhalation, des souris Swiss-Webster mâles (4 par concentration d'exposition) ont été exposées, vraisemblablement sur l'ensemble du corps, à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration de 17, 131, 280, 493, 723, 1 088, 1 973, 3 110 ou 7 279 ppm pendant 10 minutes. Une destruction complète des yeux des 4 animaux exposés à la concentration la plus élevée a été observée, ainsi que des tentatives maladroites de respiration par la bouche, une incapacité à manger ou à boire et un état moribond 24 heures après l'expositionNote de bas de page 7.
Dans une autre étude de toxicité aiguë par inhalation, des souris Swiss-Webster mâles (4 par concentration d'exposition) ont été exposées uniquement au niveau de la tête à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration variant de 0,025 à 29 mg/l pendant 10 minutes. Des lésions oculaires ont été observées à une concentration d'exposition de 0,73 mg/l et plus. À 0,73 mg/l, une infiltration modérée à marquée de leucocytes polymorphonucléaires dans la conjonctive palpébrale et globale a été observée. À 1,6 mg/l, la cornée exposée présentait une nécrose et une infiltration marquée de leucocytes polymorphonucléaires dans les paupières a été observée. À 4,57 mg/l, des lésions étendues et une rupture spontanée des globes oculaires ont été observéesNote de bas de page 7.
Les données existantes sur l'acide chlorhydrique répondent aux critères de classification de « Lésions oculaires graves – catégorie 1 » à des concentrations de 5 % ou plus et de « Irritation oculaire – catégorie 2 » à des concentrations de 3,3 % ou plus, mais inférieures à 5 % [paragraphes 8.3.2(1) et (3) du RPD].
Étant donné que le chlorure d'hydrogène peut réagir avec l'humidité atmosphérique pour former des aérosols dont la teneur en chlorure d'hydrogène dissous dépasse 5 % dans des conditions de travail pertinentes, le chlorure d'hydrogène répond aux critères de classification de « Lésions oculaires graves – catégorie 1 », selon les données sur l'acide chlorhydrique [paragraphe 8.3.2(1) du RPD]. Cette classification est également étayée par des études de toxicité aiguë par inhalation sur le chlorure d'hydrogène gazeux, qui ont démontré des effets oculaires gravesNote de bas de page 4Note de bas de page 7.
Sensibilisation respiratoire :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'acide chlorhydrique ou le chlorure d'hydrogène répond aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Sensibilisation respiratoire ».
Sensibilisation cutanée :
Ne répond pas aux critères
Données chez les humains : Dans une étude de test épicutané à répétition chez l'humain, 50 volontaires ont reçu 9 applications de 24 heures chacune d'une solution d'acide chlorhydrique à des concentrations d'induction et de provocation non précisées et d'un véhicule pendant 3 semaines. Aucun n'a présenté de réaction positive lors d'une application de provocation, qui a eu lieu 10 à 14 jours après la dernière application d'inductionNote de bas de page 14.
Dans une autre étude de test épicutané à répétition chez l'humain, 119 sujets ont été exposés dans des conditions occlusives à 9 applications d'induction de 24 heures chacune de 0,5 ml d'une solution aqueuse de chlorure d'hydrogène de concentration non précisée pendant 3 semaines. Après une période de repos de 2 semaines, les sujets ont été exposés à un timbre de provocation contenant 0,5 ml de la même solution pendant 24 heures, puis le site d'application du timbre a été évalué 48 et 96 heures après l'application. Bien que 8 des sujets aient présenté une légère irritation cutanée à la suite du test de provocation, aucun n'a présenté de réponse indiquant une sensibilisation cutanéeNote de bas de page 7.
Données chez les animaux : Lors d'un test d'enflure des oreilles de souris, des souris CF-1 femelles ont été préparées par rasage et la dénudation de la peau abdominale à la bande adhésive, puis par application abdominale de 2 injections intradermiques totalisant 0,05 ml d'émulsion d'adjuvant complet de Freund (ACF). Des groupes de 10 (ou 15) souris testées et de 5 (ou 10) souris témoins ont reçu une dose topique de 0,1 ml d'une solution à 1 % d'acide chlorhydrique dans un solvant aqueux à 70 % d'éthanol et de solvant seul, respectivement, dans les zones rasées. La dénudation à la bande adhésive et les applications topiques ont été répétés pendant 3 jours consécutifs supplémentaires. Une semaine après la dernière application topique, 20 µL d'une solution à 5 % d'acide chlorhydrique dans un solvant aqueux à 70 % d'éthanol ont été appliqués sur l'oreille gauche de chaque animal testé et témoin, et 20 µL du solvant seul ont été appliqués sur l'oreille controlatérale. L'épaisseur des 2 oreilles de chaque animal a été mesurée 24 et 48 heures après la provocation. Aucune sensibilisation cutanée n'a été signalée chez aucun des animaux testés, ni aucune différence dans la somme des épaisseurs entre les oreilles testées et les oreilles témoinsNote de bas de page 14.
Lors d'un test de maximisation chez des cobayes impliquant des groupes de 15 cobayes Hartley testés et 6 cobayes Hartley témoins, 2 injections intradermiques d'une solution d'acide chlorhydrique à 1 % dans de l'éthanol, d'une émulsion d'ACF ou d'une solution d'acide chlorhydrique à 1 % dans de l'ACF ont été administrées à chaque animal du groupe testé. Une semaine plus tard, une solution d'acide chlorhydrique à 1 % dans de l'éthanol a été appliquée sur le site d'injection intradermique au moyen d'un timbre fermé pendant 48 heures. Après une période de repos de 2 semaines, une solution d'acide chlorhydrique à 1 % dans de l'éthanol a été appliquée sur la peau naïve au moyen d'un timbre fermé pendant 24 heures, avec un nouveau test de provocation 1 semaine plus tard au besoin. Aucun des animaux testés n'a présenté de sensibilisation cutanéeNote de bas de page 14.
Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Sensibilisation cutanée ».
Mutagénicité sur les cellules germinales :
Ne répond pas aux critères
In vivo : Il n'existe aucune étude sur des humains ou des animaux.
In vitro : Les tests microbiens sur l'acide chlorhydrique à concentration non précisée n'ont pas démontré de réponse positive pour les mutations génétiques chez Salmonella typhimurium TA 1535, TA 1537, TA 1538, TA 98 et TA 100, pour la recombinaison mitotique chez Saccharomyces cerevisiae D4 ou pour la réparation de l'ADN chez Escherichia coli W3110, avec ou sans activation métabolique par la fraction S-9 du foie de rat induite par le Aroclor 1254Note de bas de page 15. De même, les tests sur des cellules de mammifères pour détecter la mutation génétique, les aberrations chromosomiques, les échanges de chromatides sœurs et les dommages à l'ADN sur des cellules de lymphome de souris Fischer L5178Y n'ont pas démontré de réponse positive à l'exposition à l'acide chlorhydrique pour aucun des critères d'évaluation, avec ou sans activation métabolique par la fraction S-9 du foie de souris CD-1 non induiteNote de bas de page 15.
Dans un essai d'aberration chromosomique similaire en conception à la Ligne directrice 473 de l'OCDE sur des cellules K1 d'ovaires de hamster chinois, une augmentation importante de l'activité clastogène, principalement dans la fréquence des cassures de chromatide, a été observée en réponse à une exposition à l'acide chlorhydrique à des concentrations entraînant des valeurs de pH inférieures à 5,5 ou 6,0, en l'absence ou en présence respective d'une activation métabolique par la fraction S-9 du foie de rat induite par le phénobarbital et la 5,6-benzoflavoneNote de bas de page 16.
Dans des tests sur des cellules de mammifères utilisant des cellules L5178Y TK+/- de lymphome de souris, l'exposition à l'acide chlorhydrique n'a entraîné qu'une légère augmentation de la fréquence des mutants TK-/- à une concentration donnant un pH de 6,3 en l'absence d'activation métabolique par la fraction S-9 du foie de rat Fischer 344 induite par le Aroclor 1254. Cependant, une forte augmentation de la fréquence des mutants a été observée en présence d'une telle activation à des concentrations d'acide chlorhydrique entraînant des valeurs de pH comprises entre 6,0 et 6,5. Ces résultats démontrent que même des conditions faiblement acides, en particulier en présence d'activation, peuvent entraîner une activité mutagène. Les mutations induites étaient principalement de type clastogène, comme l'ont confirmé une augmentation de la proportion de petites colonies et une augmentation statistiquement significative (p ≤ 0,01) de la fréquence des cellules présentant des aberrations chromosomiques. Les cellules aberrantes contenaient principalement des cassures de chromatide multiples et des réarrangements complexesNote de bas de page 17.
Les résultats positifs obtenus lors des 2 tests in vitro sur des cellules de mammifères sont considérés comme des artefacts liés à un pH faibleNote de bas de page 2.
Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Mutagénicité sur les cellules germinales ».
Cancérogénicité :
Ne répond pas aux critères
L'acide chlorhydrique et le chlorure d'hydrogène ont été classés dans le groupe 3 (inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'Homme) par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) et comme A4 (non classable comme agent cancérogène pour l'humain) par l'American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH), tandis qu'aucun des 2 n'a été examiné par le National Toxicology ProgramNote de bas de page 18Note de bas de page 19. Le CIRC a également classé les brouillards provenant d'acides inorganiques forts, comme ceux de l'acide chlorhydrique, dans le groupe 1 (cancérogène pour l'Homme)Note de bas de page 20.
Données chez les humains : Une étude de cohorte sur la mortalité menée auprès de 8 854 hommes ayant travaillé dans l'une des 4 usines d'acrylamide aux États-Unis ou aux Pays-Bas a révélé un excès statistiquement significatif de décès dus à des cancers du système respiratoire chez les travailleurs non exposés à l'acrylamide (c.-à-d. dont l'exposition cumulative à l'acrylamide était inférieure à 0,001 milligramme par mètre cube [mg/mNote de bas de page 3 par année). Le ratio standardisé de mortalité (RSM) de ces décès, indirectement standardisé en fonction de la race et de l'usine, était de 1,31, en grande partie en raison d'un excès de décès dus au cancer du poumon (RSM de 1,32). L'excès de décès s'est avéré limité à 2 groupes d'hommes, dont l'un était composé d'hommes (n = 11 décès) ayant travaillé dans un ancien service d'acide chlorhydrique. L'analyse détaillée étayant cette conclusion n'a pas été fournieNote de bas de page 21.
Une étude de cohorte sur la mortalité a été menée auprès de 1 165 travailleurs de 3 aciéries situées aux États-Unis qui avaient été employés dans le domaine du décapage de l'acier pendant au moins 6 mois à partir de n'importe quel moment entre 1920 et 1964, dont 189 avaient été exposés par inhalation principalement à de l'acide chlorhydrique en aérosol lors de son utilisation comme agent de décapage dans l'une des usines. Sur ces 189 travailleurs, 68 (36 %) étaient décédés en date du 27 octobre 1981, date à laquelle le suivi de leur statut vital a pris fin. Sur ces 68 décès, 9 ont été attribués à un cancer du poumon, alors que seuls 4 étaient attendus sur la base des taux observés dans la population générale des États-Unis entre 1940 et 1978 (RSM de 2,24; p < 0,05). Afin de contrôler les différences entre la cohorte de l'étude et la population générale des États-Unis en ce qui concerne des variables comme les habitudes de tabagisme et le statut socio-économique, une comparaison a également été effectuée entre 813 des 1 165 travailleurs, qui étaient des hommes blancs employés entre 1950 et 1954, et un groupe témoin de 51 472 travailleurs de l'acier blancs de sexe masculin employés en 1953 dans 7 autres usines aux États-Unis. La mortalité due au cancer du poumon était encore statistiquement significativement élevée dans le sous-groupe des 813 travailleurs qui n'avaient principalement été exposés qu'à de l'acide chlorhydrique (RSM de 2,00), mais elle était réduite par rapport à celle observée dans la population générale des États-UnisNote de bas de page 22. Bien qu'un risque accru de cancer du poumon ait été observé chez les travailleurs exposés principalement et uniquement à de l'acide chlorhydrique, ces travailleurs pourraient aussi avoir été exposés à de l'acide nitrique, fluorhydrique ou cyanhydrique mentionnés dans l'étude.
Une étude de morbidité de suivi portant sur un sous-groupe de 879 des 1 165 travailleurs de l'acier (77 %) a été menée afin d'étudier l'incidence du cancer du larynx par rapport aux taux de référence américains de 1940 à 1985. La durée moyenne d'exposition de cette cohorte d'« incidence » à un acide de décapage de l'acier était de 9,5 ans, comparativement à 8,8 ans pour la cohorte de mortalité initiale, et 17 % de la cohorte d'incidence n'avait été exposée principalement qu'à de l'acide chlorhydrique. Le ratio standardisé d'incidence (RSI) pour l'ensemble de la cohorte d'incidence du cancer du larynx était de 2,30, le nombre attendu de ces cancers dans le groupe de référence ayant été ajusté pour tenir compte du risque en excès lié au tabagisme et à la consommation d'alcool. Ce risque en excès de cancer du larynx était statistiquement significatifNote de bas de page 23. Bien que l'étude ait identifié 2 cas de cancer du larynx chez les personnes exposées principalement et uniquement à de l'acide chlorhydrique, l'analyse du risque en excès n'a été effectuée que sur l'ensemble de la cohorte d'incidence.
Une étude de cas-témoin a été menée auprès d'une population de cas de 28 personnes décédées d'une tumeur intracrânienne primaire et ayant travaillé dans une usine chimique située au Texas, aux États-Unis, appariées à 110 ou 111 personnes décédées dans 2 groupes témoins. Parmi la population de cas, 13 personnes avaient vraisemblablement été exposées au chlorure d'hydrogène, comparativement à 42 ou 51 dans les 2 groupes témoins. Les rapports de cotes (RC) appariés pour la mortalité par tumeur cérébrale pour ce sous-groupe de la population de cas par rapport aux sous-groupes correspondants des populations témoins, soit 1,02 et 1,40, n'ont pas été considérés comme significativement élevés. En limitant davantage l'analyse aux personnes décédées présumées exposées au chlorure d'hydrogène qui n'avaient été employées que pendant 1 à 4 ans ou qui avaient un glioblastome, les RC respectifs étaient de 2,02 et 0,97Note de bas de page 24. Malgré un RC de 2,02, l'étude n'a pas fait état d'un risque accru de mortalité par tumeur cérébrale chez les personnes décédées présumées exposées au chlorure d'hydrogène qui avaient été employées pendant plus de 20 ans.
Une étude cas-témoin portant sur une population de cas de 26 anciens employés d'une usine chimique située au Texas, aux États-Unis, décédés entre 1958 et 1980 d'un cancer rénal primaire, a été menée par rapport à 2 groupes témoins constitués d'un échantillon aléatoire de 5 % d'employés actuels et anciens de l'usine. Le premier groupe témoin était constitué de tous les hommes blancs décédés de l'échantillon aléatoire qui n'avaient pas eu de cancer, les sujets témoins ayant été appariés aux cas en fonction de leur année de naissance et de leur durée d'emploi (n = 92). Le deuxième groupe témoin a également été sélectionné parmi les hommes blancs de l'échantillon aléatoire, mais sans tenir compte de leur statut vital ou de la cause de leur décès (n = 98). Ces sujets témoins ont été appariés aux cas en fonction de leur année de naissance et de leurs dates d'embauche et de cessation d'emploi. Sur la base des renseignements relatifs à l'affectation de la zone de travail et aux fonctions professionnelles, 12 sujets dans la population de cas ont été présumés avoir été exposés à de l'acide chlorhydrique, comparativement à 44 ou 50 dans les populations témoins. Les RC pour la mortalité liée au cancer rénal étaient de 0,90 et 0,86 par rapport aux 2 populations témoins, ce qui indique que l'exposition à l'acide chlorhydrique n'augmente pas le risqueNote de bas de page 25.
Une étude cas-témoin a été menée sur une population de cas issue d'une cohorte de 19 608 hommes ayant travaillé dans une usine chimique située au Texas, aux États-Unis, pendant au moins 1 an entre 1940 et 1980. La population de cas était composée de 308 anciens employés de sexe masculin décédés d'un cancer primaire du poumon avant le 31 décembre 1980. À des fins de comparaison, 2 groupes témoins composés chacun de 308 sujets masculins, soit un groupe de personnes décédées et un groupe de personnes « vivantes », ont été sélectionnés parmi les membres de la cohorte ne souffrant pas de cancer du poumon. Chaque sujet témoin a été apparié individuellement à un sujet cas, 28 sujets étant communs aux 2 groupes témoins. Les sujets ont été présumés exposés à une moyenne de 7,5 agents chimiques et physiques différents au cours de leur carrière chez l'employeur de l'usine. Les RC pour l'incidence du cancer du poumon sans et avec une latence de 15 ans étaient respectivement de 1,02 et 0,92 pour l'exposition présumée au chlorure d'hydrogène par rapport aux sujets témoins regroupés, ce qui indique l'absence d'un risque accru dans la population de casNote de bas de page 26.
Une étude cas-témoin subséquente a été menée sur la même population de cas de 308 anciens employés masculins d'une usine chimique située au Texas, aux États-Unis, décédés d'un cancer du poumon. Les 2 groupes témoins étaient également les mêmes. Bien que l'étude précédente ait évalué l'exposition présumée au chlorure d'hydrogène comme variable dichotomique, cette étude a estimé une exposition moyenne pondérée dans le temps (MPT) sur 8 heures pour chaque emploi en utilisant 4 catégories de MPT. L'exposition des sujets au chlorure d'hydrogène a été mesurée en fonction de la durée d'exposition, d'un score d'exposition cumulatif et de la catégorie de MPT la plus élevée atteinte au cours d'une carrière. Un risque relatif (RR) brut de cancer du poumon de 1,0 a été calculé par rapport aux groupes témoins regroupés, sans preuve de confusion due au tabagisme évaluée en fonction du nombre de paquets-années. La prise en compte d'une latence de 15 ans n'a fait que légèrement baisser le RR à 0,9. Les RR ajustés en fonction du tabagisme étaient égaux ou proches de l'unité pour chaque catégorie de chaque mesure d'exposition (durée, exposition cumulative et MPT la plus élevée), aucune n'ayant atteint une signification statistique, et aucune tendance exposition-réponse n'a été observéeNote de bas de page 27.
Données chez les animaux : Dans une étude de toxicité à doses répétées, 100 rats Sprague-Dawley mâles ont été exposés à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration unique de 10 ppm pendant 6 heures par jour, 5 jours par semaine, pendant une période pouvant aller jusqu'à 128 semaines. Aucune différence statistiquement significative n'a été notée entre le groupe traité et un groupe témoin exposé à l'air, ni en termes de mortalité, ni en termes de poids corporel moyen. Bien qu'une hyperplasie du larynx et de la trachée ait été observée, aucune tumeur de la muqueuse nasale n'a été détectée chez les animaux traités. De plus, aucune différence statistiquement significative n'a été constatée dans l'incidence totale des tumeurs dans d'autres organes entre le groupe traité et les groupes témoins de colonie ou exposés à l'airNote de bas de page 28.
Les études sur des humains n'ont pas révélé un risque accru de cancer, n'ont pas fourni suffisamment de renseignements à l'appui, n'ont pas tenu compte de l'exposition à d'autres acides ou n'ont pas démontré de relation dose-réponse. L'étude sur des animaux n'a pas révélé un risque accru de cancer. Bien que le CIRC ait classé les brouillards d'acides inorganiques forts comme cancérogènes pour l'humain, les études de cohorte et les études cas-témoin examinées ont porté sur l'exposition à divers acides, notamment l'acide sulfurique, l'acide nitrique, l'acide chlorhydrique ou d'autres acides non répertoriés.
Les données existantes sur l'acide chlorhydrique et le chlorure d'hydrogène ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Cancérogénicité ».
Toxicité pour la reproduction :
Ne répond pas aux critères
Une étude non conforme aux lignes directrices a été menée chez des rats Wistar femelles nullipares sexuellement matures (8 à 15 par groupe d'exposition) exposés 1 fois par inhalation à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration de 0,45 mg/l pendant 1 heure, soit avant la gestation, l'accouplement commençant 12 jours après, soit au 9e jour de gestation. L'étude a fait état d'effets graves sur les fœtus, notamment une augmentation de la mortalité des descendants des femelles exposées au 9e jour de gestation, une réduction du poids corporel à 4 semaines après la mise bas chez les descendants des femelles exposées avant la conception, des troubles de la fonction rénale chez les descendants des 2 groupes à 2 et 3 mois après la mise bas, ainsi que des troubles de la fonction hépatique et une augmentation du poids relatif des reins chez les descendants mâles des femelles exposées avant la conception. Un tiers des animaux parents des 2 groupes exposés sont morts, les animaux décédés présentant une congestion, un œdème et une hémorragie pulmonaires, ainsi qu'une dyspnée sévère et une cyanose. Des troubles de la fonction pulmonaire ont été observés chez les survivants des 2 groupes. La fonction rénale a été perturbée dans les 2 groupes, tandis que la fonction hépatique n'a été perturbée que chez les animaux gravides. Une augmentation du poids relatif du foie n'a été observée que chez les animaux non gravidesNote de bas de page 29. Les effets observés chez la descendance sont considérés comme une conséquence secondaire non spécifique de la toxicité maternelle grave concomitante.
Dans une étude de toxicité par inhalation subchronique, des rats Sprague-Dawley et Fischer 344 (10 par sexe, dose et souche) et des souris B6C3F1 (10 par sexe et dose) ont été exposés à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration de 0, 10, 20 ou 50 ppm pendant 6 heures par jour, 5 jours par semaine, pendant 90 jours. Aucun effet lié à l'exposition n'a été observé lors de l'examen histopathologique des testicules, de l'épididyme, de la prostate et des vésicules séminales des mâles et des ovaires, de l'utérus, des oviductes et des glandes mammaires des femellesNote de bas de page 2.
Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Toxicité pour la reproduction ».
Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique :
Ne répond pas aux critères
Exposition par voie orale :
Données chez les humains : Une étude portant sur 25 cas de consommation humaine d'acide chlorhydrique a fait état d'une nécrose grave du tractus gastro-intestinal, suivie d'une morbidité et d'une mortalité élevéesNote de bas de page 30. Un rapport de cas concernant un homme de 57 ans a fait état d'une nécrose gastrique hémorragique étendue après l'ingestion de 20 centimètres cubes (cm3) d'une solution contenant de l'acide chlorhydrique à une concentration non préciséeNote de bas de page 31.
Données chez les animaux : Dans une étude de toxicité orale aiguë, la DL50 chez le rat d'une solution aqueuse d'acide chlorhydrique à 31,45 % était de 700 mg/kg-p.c. Une diminution de l'appétit, une faible activité, une faiblesse croissante et un effondrement ont été observés chez les animaux traités. Les autopsies ont révélé une hyperémie pulmonaire, une décoloration hépatique et une inflammation gastro-intestinale aiguë. Certains animaux survivants présentaient des ulcérations de l'estomacNote de bas de page 1. Bien que les effets gastro-intestinaux n'aient pas été systématiquement mortels, les décès observés peuvent être attribués à la corrosion acide du tractus gastro-intestinal. Étant donné que l'acide chlorhydrique répond aux critères de classification de « Toxicité aiguë – voie orale – catégorie 4 », une classification plus poussée de ces effets aigus est jugée superflue.
Dans une étude de toxicité aiguë par voie orale non conforme aux lignes directrices menée chez des rats femelles, la DL50 d'une solution aqueuse d'acide chlorhydrique à 3,3 % était de 238 à 277 mg/kg-p.c. Toutefois, aucun autre détail de l'étude, comme des signes cliniques ou une pathologie, n'a été rapporté qui permettrait d'évaluer la toxicité pour certains organes cibles. Dans une autre étude, la DL50 par voie orale de l'acide chlorhydrique chez le lapin était de 900 mg/kg-p.c., mais ni la concentration ni d'autres détails de l'étude n'ont été fournisNote de bas de page 2.
Exposition par voie cutanée :
Une étude de toxicité aiguë par contact cutané non conforme aux lignes directrices chez le lapin a rapporté une DL50 d'une solution d'acide chlorhydrique à 31,45 % supérieure à 5 010 mg/kg-p.c. Les signes cliniques comprenaient une diminution de l'appétit et de l'activité, une faiblesse croissante, un effondrement et la mort. L'autopsie macroscopique de l'animal décédé a révélé une hyperémie pulmonaire et hépatique, une légère hypertrophie de la vésicule biliaire et un noircissement de la rate et des reins, tandis que les viscères des survivants semblaient normaux 14 jours après l'expositionNote de bas de page 1. Compte tenu des résultats d'autopsie normaux chez les survivants, les résultats de l'étude ne sont pas suffisants pour étayer l'hypothèse d'une toxicité non létale pour certains organes cibles.
Exposition par inhalation :
Données chez les humains : Une étude de cas chez l'humain a examiné les effets sur la santé qui ont suivi une fuite de 800 litres d'acide chlorhydrique provenant d'un camion près d'un parc de maisons mobiles. La population de cas était composée de 45 adultes et de 24 enfants résidant dans ce parc de maisons mobiles qui avaient été présumés exposés aux vapeurs d'acide chlorhydrique. Une augmentation statistiquement significative des scores de fréquence des symptômes, telle que rapportée dans les questionnaires auto-administrés par les sujets, a été observée pour 33 des 35 symptômes liés aux fonctions respiratoires, neurocomportementales, générales et végétatives, comme l'oppression thoracique, l'essoufflement, les maux de tête et les nausées. Des tests neurocomportementaux, neurophysiologiques et spirométriques ont été réalisés 20 mois plus tard auprès des adultes et des enfants présumés exposés, et les résultats ont été comparés à ceux d'un groupe témoin non exposé et apparié en âge vivant dans un autre parc de maisons mobiles éloigné du site du déversement (56 adultes; 39 enfants).
Des différences statistiquement significatives ont été observées dans certaines des mesures des fonctions neuropsychologiques et des scores affectifs entre les adultes présumés exposés et non exposés. En ce qui concerne les fonctions neuropsychologiques, les temps de réaction simples et de choix ont été considérablement retardés, l'équilibre, mesuré par la vitesse d'oscillation les yeux ouverts et fermés, a été considérablement plus rapide, et des différences significatives ont été notées dans le score des fonctions cognitives du test des symboles numériques et dans le score de la vitesse motrice perceptive du « Trail Making Test B » (test des tracés B). Le score total de perturbation de l'humeur était significativement plus élevé chez les adultes présumés exposés que chez les adultes non exposés, les scores des sous-échelles de tension, de dépression, de colère, de fatigue et de confusion étant également significativement plus élevés. Chez les enfants âgés de 8 à 17 ans (14 présumés exposés; 29 non exposés), une altération importante des fonctions neuropsychologiques a également été constatée.
Des réductions statistiquement significatives de certaines mesures de la fonction pulmonaire ont été observées chez les enfants présumés exposés par rapport aux enfants non exposés, mais pas chez les adultes présumés exposés. Aucune mesure de la concentration d'acide chlorhydrique dans l'air n'a été effectuée, mais les 50 % des sujets présumés exposés qui vivaient dans le profil de dérive visuelle du nuage de fumée ont présenté une altération plus importante de certaines mesures des fonctions neuropsychologiques et pulmonaires que ceux qui vivaient plus loin ou dans d'autres directionsNote de bas de page 32. L'étude a permis d'identifier la présence d'acide chlorhydrique dans un étang et des fossés situés à proximité, confirmant ainsi le déversement.
Il existe une incertitude quant au lien de causalité entre l'exposition présumée à l'acide chlorhydrique et les effets neurocomportementaux observés. Cette étude est la seule étude chez l'humain qui ait examiné ces effets. Les auteurs de l'étude ont noté qu'une analyse dose-réponse n'avait pas pu être effectuée en raison de l'absence de mesures dans l'air. De plus, comme il s'agissait d'une étude rétrospective, aucun test comparatif de la fonction neurocomportementale n'avait été effectué avant le déversement. Bien que l'étude soutienne le rôle potentiel de l'exposition par inhalation à l'acide chlorhydrique dans le développement d'effets neurocomportementaux, elle n'est pas jugée suffisante à elle seule pour déterminer la classification.
Données chez les animaux : Dans une étude de toxicité aiguë par inhalation, des rats Fischer 344 mâles ont été exposés pendant 30 minutes à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration dans l'air d'environ 1 300 ppm, soit sans manipulation (exposition nasale), soit à l'aide d'un tube endotrachéal relié à un embout buccal (exposition buccale). Comparativement aux témoins exposés à de l'air filtré, une augmentation statistiquement significative de la perte de poids corporel a été observée 24 heures après l'exposition chez les animaux exposés respirant par le nez, tandis que des augmentations statistiquement significatives du poids humide des poumons et du poids sec du lobe crânien droit ont été observées chez les animaux exposés respirant d'une manière pseudo-buccale. L'examen histopathologique a révélé des lésions importantes au niveau de la cavité nasale chez les animaux exposés respirant par le nez et au niveau de la trachée et des poumons chez les animaux exposés respirant d'une manière pseudo-buccale. La pléthysmographie pulmonaire a révélé une diminution de la ventilation minute et du volume courant ainsi qu'une augmentation de la fréquence respiratoire chez les animaux exposés respirant par le nez. Chez les animaux exposés respirant d'une manière pseudo-buccale, une augmentation de la ventilation minute et du volume courant a été constatée. Dans les 24 heures suivant l'exposition, 6 % des animaux respirant par le nez et 46 % des animaux respirant d'une manière pseudo-buccale étaient décédésNote de bas de page 33.
Dans des études de toxicité aiguë par inhalation non conformes aux lignes directrices, des rats CFE mâles et des souris CF-1 mâles ont été exposés pendant 5 ou 30 minutes à diverses concentrations de chlorure d'hydrogène gazeux (10 rats et 15 souris par durée et concentration d'exposition) ou à un aérosol d'acide chlorhydrique respirable (10 par espèce, durée et concentration d'exposition). Les signes cliniques observés chez les 2 espèces après exposition au gaz ou à l'aérosol comprenaient une irritation grave des yeux, des muqueuses et de la peau, des ulcérations du scrotum, une augmentation de l'activité de toilettage et de lissage, une respiration rapide et superficielle, une altération de l'apparence et de la texture du pelage, ainsi qu'une érosion et une opacification de la cornée. L'examen pathologique macroscopique a révélé que les voies respiratoires étaient le principal organe cible, avec un emphysème alvéolaire modéré à grave, une atélectasie, un œdème pulmonaire, des taches sur le tissu pulmonaire et des lésions épithéliales graves des voies nasales et trachéales. Chez les survivants, des lésions résiduelles ont été observées même 14 jours après l'exposition, avec une décoloration pulmonaire et une altération de la collapsibilité, des lésions alvéolaires et une consolidation du tissu pulmonaire. La mortalité a été observée chez au moins 1 animal à la plupart des concentrations d'exposition et a été attribuée principalement à des effets respiratoiresNote de bas de page 34.
Bien que les effets respiratoires n'aient pas été systématiquement mortels dans les 3 études, les décès d'animaux ont été attribués principalement à des effets respiratoires dans l'une des études. Étant donné que l'acide chlorhydrique et le chlorure d'hydrogène répondent aux critères de classification de « Toxicité aiguë – par inhalation – catégories 4 » et « 3 », respectivement, une classification plus poussée de ces effets aigus est jugée superflue.
Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité pour certains organes cibles – exposition unique ».
Toxicité pour certains organes cibles – expositions répétées :
Ne répond pas aux critères
Exposition par voie orale :
Une étude de toxicité à doses répétées comprenant 3 expériences a été menée sur des rats Wistar albinos afin d'examiner l'effet d'une supplémentation alimentaire en acide chlorhydrique sur la prise alimentaire et le métabolisme. Dans la première expérience, des rats sevrés (4 par sexe et concentration d'exposition) ont reçu pendant 7 semaines un régime alimentaire commercial pour rats contenant de l'acide chlorhydrique à une concentration alimentaire de 0, 280, 420 ou 560 millimoles par kilogramme de matière sèche (mmol/kg MS). Dans la deuxième expérience, des rats adultes (4 par sexe et concentration d'exposition) ont reçu pendant 9 semaines le même régime alimentaire pour rats contenant de l'acide chlorhydrique à une concentration alimentaire de 0, 312, 625, 937 ou 1 250 mmol/kg MS. Dans la troisième expérience, des rats sevrés (6 mâles et 4 femelles par concentration d'exposition) ont reçu pendant 12 semaines le même régime alimentaire pour rats contenant de l'acide chlorhydrique à une concentration alimentaire de 0, 300, 600 ou 900 mmol/kg MS. Une relation inverse entre la concentration en acide chlorhydrique alimentaire et le pH a été observée, le pH des doses les plus élevées étant respectivement de 3,50, 1,82 et 2,54 pour les première, deuxième et troisième expériences, comparativement au pH du régime alimentaire témoin compris entre 5,8 et 5,9.
Dans la première expérience, aucun changement significatif lié au traitement n'a été observé en ce qui concerne la prise alimentaire, la prise de poids vif, les paramètres hématologiques ou liés aux os. Dans la deuxième expérience, des réductions statistiquement significatives de la prise alimentaire et de la prise de poids vif ont été observées aux 2 doses les plus élevées testées, avec une mortalité de 100 % des rats à ces 2 doses au cours de la période d'exposition de 9 semaines. Une réduction statistiquement significative du pH sanguin a été observée aux 2 doses les plus faibles testées. Aucun autre changement n'a été constaté au niveau des paramètres hématologiques ou liés aux os à ces doses, qui étaient les 2 seules doses pour lesquelles de telles mesures ont été effectuées dans le cadre de cette expérience. Dans la troisième expérience, un taux de mortalité de 30 % et des réductions statistiquement significatives de la prise alimentaire et de la prise de poids vif ont été observés à la dose élevée. La teneur en dioxyde de carbone plasmatique a été considérablement réduite aux doses intermédiaires et élevées, et l'excès de base plasmatique a été statistiquement réduit de manière significative à la dose élevée. Des réductions statistiquement significatives de la longueur du fémur, du poids des solides non gras (SNG) dans les fémurs et de la teneur en cendres dans les SNG ont été observées à la dose élevéeNote de bas de page 35. Les doses auxquelles les effets se sont produits dépassent les valeurs indicatives de cette classe de danger ajustées en fonction de la durée d'exposition.
Exposition par voie cutanée : Aucune donnée disponible
Exposition par inhalation :
Une étude de toxicité par inhalation à exposition répétée portant sur 10 irritants sensoriels a été menée chez 16 à 24 souris Swiss-Webster mâles par irritant afin d'examiner les changements pathologiques des voies respiratoires à des concentrations cibles provoquant une diminution de 50 % de la fréquence respiratoire (RD50). Pour le chlorure d'hydrogène gazeux, les souris ont été exposées 6 heures par jour pendant 3 jours à une concentration moyenne pondérée dans le temps (MPT) de 304 ppm. L'exposition au chlorure d'hydrogène a entraîné une diminution du poids corporel, la présence d'exsudat dans les voies nasales, une distension abdominale et une décoloration du pelage. Dans les 3 jours suivant l'exposition, toutes les souris exposées ont été retrouvées mortes ou moribondes. L'examen histopathologique a révélé une exfoliation, une érosion, une ulcération et une nécrose sévères, ainsi qu'une inflammation légère de l'épithélium respiratoire, une ulcération et une nécrose légères de l'épithélium olfactif, une présence minimale d'exsudat séreux, une légère exfoliation et une inflammation d'importance douteuse de l'épithélium squameux, et aucune lésion des voies respiratoires inférieures. Un gradient antéro-postérieur distinct de diminution de la gravité des changements histologiques des voies nasales a été observéNote de bas de page 36. Les résultats de l'étude reflètent un effet corrosif aigu et ne permettent pas de comprendre la toxicité liée à une exposition répétée à des concentrations non corrosives.
Une étude de toxicité par inhalation subchronique a été menée chez des souris B6C3F1 et des rats Sprague-Dawley et Fischer 344 exposés à du chlorure d'hydrogène gazeux à une concentration cible de 0, 10, 20 ou 50 ppm pendant 6 heures par jour, 5 jours par semaine, pendant 90 jours. Pour chaque concentration d'exposition et chaque espèce ou souche, 31 mâles et 21 femelles ont été exposés. Plusieurs décès de souris exposées et 1 décès d'un rat Sprague-Dawley exposé ont été signalés, mais n'ont pas été considérés comme liés au traitement. Après 90 jours d'exposition à la concentration élevée, des souris des 2 sexes et des rats Fischer 344 mâles ont présenté une diminution de leur poids corporel par rapport aux témoins. Aucune différence biologiquement significative n'a été constatée dans aucun groupe exposé par rapport aux témoins en ce qui concerne les paramètres hématologiques, chimiques sériques et d'analyse d'urine. Une réduction du poids du foie par rapport aux témoins a été observée chez des souris des 2 sexes et des rats Fischer 344 femelles exposés à la concentration élevée; toutefois, cette réduction pourrait être liée à une croissance réduite.
Une rhinite minime à légère a été observée dans la partie antérieure de la cavité nasale des 2 souches de rats après 5 jours (sacrifice intermédiaire) et après 90 jours d'exposition; la gravité dépendait de la concentration et de la durée d'exposition. Après 90 jours d'exposition à la concentration élevée, des souris avaient développé une chéilite et une accumulation de macrophages chargés d'hémosidérine dans les tissus péribuccaux. De plus, après 90 jours d'exposition aux concentrations faibles, moyennes et élevées, des souris avaient développé des globules éosinophiles dans l'épithélium des cornets nasauxNote de bas de page 37. Bien que les concentrations testées respectent la valeur indicative d'une catégorie de cette classe de danger, les effets sont considérés comme reflétant une irritation légère ou comme une réponse adaptative à la substance inhalée.
Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie de « Toxicité pour certains organes cibles – expositions répétées ».
Danger par aspiration :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée sur l'humain et ni l'acide chlorhydrique ni le chlorure d'hydrogène ne sont des hydrocarbures liquides.
Matières infectieuses présentant un danger biologique :
Sans objet
Ni l'acide chlorhydrique ni le chlorure d'hydrogène ne sont des micro-organismes, des protéines ou des acides nucléiques.
Dangers physiques
Matières et objets explosibles :
Non évalué*
* Les explosifs sont exclus de la Loi sur les produits dangereux et de son règlement. Les matières explosives sont réglementées aux termes de la Loi sur les explosifs. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site de Ressources naturelles Canada.
Gaz inflammables :
Ne répond pas aux critères
Des échantillons pesant de 10 à 20 milligrammes de polymère de polychlorure de vinyle ou de polychlorure de vinyle formulé avec des plastifiants, des stabilisants et des produits de remplissage ont été chauffés à une température pouvant atteindre 800 °C à une vitesse d'élévation de la température de 10 °C par minute et à un débit de gaz porteur de 500 cm3 par minute. Les échantillons se sont décomposés et ont libéré entre 9,6 et 100 % de la teneur théorique en chlorure d'hydrogène, telle que déterminée par une technique micro-thermogravimétrique modifiée avec une électrode sélective d'ionsNote de bas de page 38. Le chlorure d'hydrogène a été identifié comme un produit de la combustion complète du polymère d'hydrocarbure chloré.
Les données existantes ne répondent pas aux critères de classification d'une catégorie ou sous-catégorie de « Gaz inflammables ».
Aérosols :
Non évalué
La classification d'un produit dangereux dans la classe de danger « Aérosols » dépend du produit.
Gaz comburants :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si le chlorure d'hydrogène répond aux critères de classification d'une catégorie de « Gaz comburants ».
Gaz sous pression :
Non évalué
La classification d'un produit dangereux dans la classe de danger « Gaz sous pression » dépend du produit.
Liquides inflammables :
Aucune donnée disponible
Un résumé de l'étude a indiqué qu'une solution d'acide chlorhydrique à 37 % était ininflammable selon un point d'éclair mesuré au moyen d'une méthode de creuset ouvertNote de bas de page 2. Étant donné que les critères de classification du paragraphe 7.6.1(2) du RPD exigent que les points d'éclair soient mesurés au moyen d'une méthode de creuset fermé et que les méthodes de creuset ouvert ont tendance à produire des points d'éclair plus élevés, le résultat de l'étude ne convient pas à l'évaluation de la classification.
Il n'existe aucune donnée appropriée permettant de déterminer si l'acide chlorhydrique répond aux critères de classification d'une catégorie de « Liquides inflammables ». De plus, cette classe de danger ne s'applique pas aux gaz, comme le chlorure d'hydrogène.
Matières solides inflammables :
Sans objet
Ni l'acide chlorhydrique ni le chlorure d'hydrogène ne sont des solides. Les critères de classification de « Matières solides inflammables » ne s'appliquent pas à ces 2 substances.
Matières autoréactives :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'acide chlorhydrique répond aux critères de classification d'une catégorie de « Matières autoréactives ». De plus, cette classe de danger ne s'applique pas aux gaz, comme le chlorure d'hydrogène.
Liquides pyrophoriques :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'acide chlorhydrique répond aux critères de classification d'une catégorie de « Liquides pyrophoriques ». De plus, cette classe de danger ne s'applique pas aux gaz, comme le chlorure d'hydrogène.
Matières solides pyrophoriques :
Sans objet
Ni l'acide chlorhydrique ni le chlorure d'hydrogène ne sont des solides. Les critères de classification de « Matières solides pyrophoriques » ne s'appliquent pas à ces 2 substances.
Matières auto-échauffantes :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'acide chlorhydrique répond aux critères de classification d'une catégorie de « Matières auto-échauffantes ». De plus, cette classe de danger ne s'applique pas aux gaz, comme le chlorure d'hydrogène.
Matières qui, au contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables :
Ne répond pas aux critères
L'acide chlorhydrique est une solution aqueuse stable qui ne contient pas de métaux ni de métalloïdes. Il est donc exclu de l'évaluation en vertu de cette classe de danger, conformément aux alinéas 7.12.1(1)a) et c) du RPD. De plus, cette classe de danger ne s'applique pas aux gaz, comme le chlorure d'hydrogène.
Liquides comburants :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si l'acide chlorhydrique répond aux critères de classification d'une catégorie de « Liquides comburants ». De plus, cette classe de danger ne s'applique pas aux gaz, comme le chlorure d'hydrogène.
Matières solides comburantes :
Sans objet
Ni l'acide chlorhydrique ni le chlorure d'hydrogène ne sont des solides. Les critères de classification de « Matières solides comburantes » ne s'appliquent pas à ces 2 substances.
Peroxydes organiques :
Sans objet
Ni l'acide chlorhydrique ni le chlorure d'hydrogène ne sont des peroxydes organiques. De plus, cette classe de danger ne s'applique pas aux gaz, comme le chlorure d'hydrogène. Les critères de classification de « Peroxydes organiques » ne s'appliquent donc pas à l'acide chlorhydrique ni au chlorure d'hydrogène.
Matières corrosives pour les métaux :
Catégorie 1 (acide chlorhydrique à une concentration ≥ 15 %; chlorure d'hydrogène)
Dans une étude sur la performance des inhibiteurs de corrosion, des mesures de perte de poids de l'acier doux immergé dans une solution d'acide chlorhydrique à 15 % ont été prises à une température de 303, 313, 323 ou 333 kelvins (K) en l'absence d'inhibiteurs. Les taux de corrosion respectifs étaient de 37,7, 66,4, 115,2 et 169,8 millimètres de pénétration par année. Dans une autre étude sur la performance des inhibiteurs de corrosion, des mesures de perte de poids de l'acier au carbone N80 immergé dans une solution d'acide chlorhydrique à 15 % ont été prises à une température de 298, 303, 313 ou 323 K en l'absence d'inhibiteurs. Les taux de corrosion respectifs étaient de 9,54, 12,09, 19,27 et 30,42 millimètres de pénétration par annéeNote de bas de page 39Note de bas de page 40.
Étant donné la relation positive entre le taux de corrosion et la température observée dans les deux expériences, et comme les taux de corrosion à des températures inférieures à 55 °C dépassaient 6,25 millimètres de pénétration par année, les données disponibles sur l'acide chlorhydrique répondent aux critères de classification de « Matières corrosives pour les métaux – catégorie 1 » [article 7.16.1 du RPD].
Étant donné que le chlorure d'hydrogène peut réagir avec l'humidité atmosphérique pour former des aérosols dont la teneur en chlorure d'hydrogène dissous dépasse 15 % dans des conditions de travail pertinentes, le chlorure d'hydrogène répond également aux critères de classification de « Matières corrosives pour les métaux – catégorie 1 », selon les données sur l'acide chlorhydrique [article 7.16.1 du RPD].
Poussières combustibles :
Sans objet
Ni l'acide chlorhydrique ni le chlorure d'hydrogène ne sont des solides. Les critères de classification de « Poussières combustibles » ne s'appliquent pas à ces 2 substances.
Asphyxiants simples :
Aucune donnée disponible
Il n'existe aucune donnée permettant de déterminer si le chlorure d'hydrogène répond aux critères de classification d'une catégorie de « Asphyxiants simples ». De plus, cette classe de danger ne s'applique pas aux liquides, comme l'acide chlorhydrique.
Produits chimiques sous pression :
Non évalué
La classification d'un produit dangereux dans la classe de danger « Produits chimiques sous pression » dépend du produit.
Renseignements sur la réglementation et autres renseignements
Renseignements sur la réglementation :
Les évaluations des substances dangereuses sont préparées par Santé Canada en tant que ressources éducatives et informatives. En vertu de la LPD, les fournisseurs de produits dangereux doivent, lors de la vente ou de l'importation d'un produit dangereux, fournir une étiquette et une fiche de données de sécurité qui répondent aux exigences énoncées dans le RPD.
Autres renseignements :
Les données et les classifications contenues dans ces évaluations de substances dangereuses sont basées sur des sources accessibles au public, telles que la littérature évaluée par des pairs ou les rapports d'organismes internationaux. De nouvelles données, y compris des informations exclusives, pourraient avoir un impact sur la classification des substances ou des produits dangereux qui les contiennent. Il est de la responsabilité du fournisseur de s'assurer de l'exactitude, de la suffisance et de la fiabilité de ses classifications de produits dangereux.
Dernière mise à jour :
2025
Préparé par :
Bureau des matières dangereuses utilisées au travail, Santé Canada
Références
- Note de bas de page 1
-
1. Monsanto Co. (1977). « Initial Submission: Toxicological investigation of: muriatic acid 20 degrees be' with cover letter dated 081392 », Younger Labs.
- Note de bas de page 2
-
2. OECD SIDS (2002). « Hydrogen Chloride CAS No: 7647-01-0 ». SIAM 15, pp. 1-157. UNEP Publications.
- Note de bas de page 3
-
3. MacEwen, J. D. et Vernot, E. H. (1974). « Toxic Hazards Research Unit Annual Technical Report: 1974 ». AMRL-TR-74-78. NTIS, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio.
- Note de bas de page 4
-
4. Darmer, K. I., Kinkead, E. R. et Di Pasquale, L. C. (1974). « Acute toxicity in rats and mice exposed to hydrogen chloride gas and aerosols ». American Industrial Hygiene Association Journal 35:623–631.
- Note de bas de page 5
-
5. Basketter, D. A., et coll. (1997). « The classification of skin irritants by human patch test ». Food & Chemical Toxicology 35(8):845–852.
- Note de bas de page 6
-
6. Potokar, M. S., et coll. (1985). « Studies on the design of animal tests for the corrosiveness of industrial chemicals ». Food & Chemical Toxicology 23(6):615–617.
- Note de bas de page 7
-
7. Agence européenne des produits chimiques (2025). Chlorure d'hydrogène – dossier REACH. Disponible sur : [https://www.echa.europa.eu/].
- Note de bas de page 8
-
8. Vernot, E. H., MacEwen, J. D., Haun, C. C. et Kinkead, E. R. (1977). « Acute toxicity and skin corrosion data for some organic and inorganic compounds and aqueous solutions ». Toxicology & Applied Pharmacology 42(2):417–423.
- Note de bas de page 9
-
9. Tornier, C., Roquet, M. et Fraissinette, A. D. B. D. (2010). « Adaptation of the validated SkinEthicTM Reconstructed Human Epidermis (RHE) skin corrosion test method to 0.5cm2 tissue sample ». Toxicology in Vitro 24(5):1379–1385.
- Note de bas de page 10
-
10. Rhein, R. A. (1973). « Hydrochloric acid aerosol formation by the interaction of hydrogen chloride with humid air », pp. 15P. Hydrochloric acid aerosol formation by the interaction of hydrogen chloride with humid air.
- Note de bas de page 11
-
11. Silva, H. G., Conceição, R., Wright, M. D., Matthews, J. C., Pereira, S. N., Shallcross, D. E. (2015). « Aerosol hygroscopic growth and the dependence of atmospheric electric field measurements with relative humidity ». Journal of Aerosol Science 85(C):42–51. Royaume-Uni, Elsevier Ltd.
- Note de bas de page 12
-
12. Jacobs, G. A. (1992). « OECD eye irritation tests on two strong acids ». Journal of the American College of Toxicology 11(6):734.
- Note de bas de page 13
-
13. Griffith, J. F., et coll. (1980). « Dose-response studies with chemical irritants in the albino rabbit eye as a basis for selecting optimum testing conditions for predicting hazard to the human eye ». Toxicology & Applied Pharmacology 55:501–513.
- Note de bas de page 14
-
14. Gad, S. C., et coll. (1986). « Development and validation of an alternative dermal sensitization test: the mouse ear swelling test (MEST) ». Toxicology & Applied Pharmacology 84:93–114.
- Note de bas de page 15
-
15. Matheson, D., Slesinski, R. et Isquith, A. (1988). « Genotoxicity studies on selected organosilicon compounds: in vitro assays ». Food & Chemical Toxicology 26(3):255–261.
- Note de bas de page 16
-
16. Morita, T., Watanabe, Y., Takeda, K. et Okumura, K. (1989). « Effects of pH in the in vitro chromosomal aberration test ». Mutation Research 225:55–60.
- Note de bas de page 17
-
17. Cifone, M. A., et coll. (1987). « Effect of pH shifts on the mutant frequency at the thymidine kinase locus in mouse lymphoma L5178Y TK+/− cells ». Mutation Research/Genetic Toxicology 189(1):39–46. Amsterdam, Elsevier B.V.
- Note de bas de page 18
-
18. ACGIH (2024). « TLVs and BEIs with 9th Edition Documentation ». 9e Édition. ACGIH, Cincinnati, Ohio. pp. 142.
- Note de bas de page 19
-
19. CIRC (1992). « Occupational Exposures to Mists and Vapours from Strong Inorganic Acids; and Other Industrial Chemicals ». Centre international de Recherche sur le Cancer, Lyon, France. Volume 54.
- Note de bas de page 20
-
20. CIRC (2012). « Chemical Agents and Related Occupations ». Centre international de Recherche sur le Cancer, Lyon, France. Volume 35 Supplément 7 - 100F.
- Note de bas de page 21
-
21. Collins, J. J., et coll. (1989). « Mortality patterns among workers exposed to acrylamide ». Journal of Occupational and Environmental Medicine 31(7):614–617. États-Unis, Ovid Technologies (Wolters Kluwer Health).
- Note de bas de page 22
-
22. Beaumont, J. J., et coll. (1987). « Lung cancer mortality in workers exposed to sulfuric acid mist and other acid mists ». JNCI: Journal of the National Cancer Institute 79(5):911–921. Cary, Caroline du Nord, Oxford University Press.
- Note de bas de page 23
-
23. Steenland, K. (1997). « Laryngeal cancer incidence among workers exposed to acid mists ». Cancer Causes and Control 8(1):34–38.
- Note de bas de page 24
-
24. Bond, G. G., Cook, R. R., Wight, P. C. et Flores, G. H. (1983). « A Case-Control Study of Brain Tumor Mortality at a Texas Chemical Plant ». Journal of Occupational Medicine 25(5):377–386. États-Unis, American Occupational Medical Association.
- Note de bas de page 25
-
25. Bond, G. G., et coll. (1985). « A case-control study of renal cancer mortality at a Texas chamical plant ». American Journal of Industrial Medicine 7:123–139.
- Note de bas de page 26
-
26. Bond, G. G., et coll. (1986). « Nested case-control study of lung cancer among chemical workers ». American Journal of Epidemiology 124(1):53–66. Cary, Caroline du Nord, Oxford University Press.
- Note de bas de page 27
-
27. Bond, G. G., Flores, G. H., Stafford, B. A. et Olsen, G. W. (1991). « Lung Cancer and Hydrogen Chloride Exposure: Results from a Nested Case-Control Study of Chemical Workers ». Journal of Occupational Medicine 33(9):958–961. Baltimore, Maryland, Williams & Wilkins.
- Note de bas de page 28
-
28. Sellakumar, A. R., Snyder, C. A., Solomon, J. J. et Albert, R. E. (1985). « Carcinogenicity of formaldehydeand hydrogen chloride in rats ». Toxicology and Applied Pharmacology 81:401–406.
- Note de bas de page 29
-
29. Pavlova, T. E. (1976). « Disturbance of development of the progeny of rats exposed to hydrogen chloride ». Bulletin of Experimental Biology & Medicine 82(7):1078–1081.
- Note de bas de page 30
-
30. Munoz Munoz, E., et coll. (1998). « Swallowing of Hydrochloric acid: study of 25 cases ». Revista Espaola De Enfermedades Digestivas 90(10):705–707.
- Note de bas de page 31
-
31. Diaz-Sanchez, A., et coll. (2009). « Massive gastric necrosis from hydrochloric acid ingestion ». Revista Espaola De Enfermedades Digestivas 101(8):568–570.
- Note de bas de page 32
-
32. Kilburn, K. H. (1996). « Effects of a hydrochloric acid spill on neurobehavioral and pulmonary function ». Journal of Occupational & Environmental Medicine 38(10):1018–1025.
- Note de bas de page 33
-
33. Stavert, D. M., Archuleta, D. C., Behr, M. J. et Lehnert, B. E. (1991). « Relative acute toxicities of hydrogen fluoride, hydrogen chloride, and hydrogen bromide in nose- and pseudo-mouth-breathing rats ». Fundamental & Applied Toxicology 16(4):636–655.
- Note de bas de page 34
-
34. Darmer, K. I., Kinkead, E. R. et DiPasquale, L. C. (1972). « Acute toxicity in rats and mice resulting from exposure to HCl gas and HCl aerosol for 5 and 30 minutes », Aerospace Medical Research Laboratory, Aerospace Medical Division, Air Force Systems Command, Wright-Patterson Air Force Base, Ohio 45433. pp. 1–17.
- Note de bas de page 35
-
35. Upton, P. K. et L'Estrange, J. L. (1977). « Effects of chronic hydrochloric and lactic acid administrations on food intake, blood acid-base balance and bone composition of the rat ». Experimental Physiology 62(3):223–235. Angleterre, The Physiological Society.
- Note de bas de page 36
-
36. Buckley, L. A., et coll. (1984). « Respiratory Tract Lesions Induced By Sensory Irritants At The RD50 Concentration ». Toxicology & Applied Pharmacology 74(3):417–429.
- Note de bas de page 37
-
37. Chemical Industry Institute of Toxicology (1984). « Ninety Day Inhalation Toxicity Study of Hydrogen Chloride Gas in B6C3F1 Mice, Sprague-Dawley Rats and Fisher-344 Rats » with Cover Letter dated 05/06/85 and EPA Receipt Letter, Toxigenics Inc.
- Note de bas de page 38
-
38. Sze On Chan, H. (1984). « Measurement of Hydrochloric Acid Emission From Burning PVC Compounds ». Journal of Fire Sciences 2(2):106–122. Thousand Oaks, Californie, Sage Publications.
- Note de bas de page 39
-
39. Yadav, M., Behera, D. et Sharma, U. (2016). « Nontoxic corrosion inhibitors for N80 steel in hydrochloric acid ». Arabian Journal of Chemistry 9:S1487–S1495Elsevier B.V.
- Note de bas de page 40
-
40. Yadav, M., Gope, L., Kumari, N. et Yadav, P. (2016). « Corrosion inhibition performance of pyranopyrazole derivatives for mild steel in HCl solution: Gravimetric, electrochemical and DFT studies ». Journal of Molecular Liquids 216:78–86Elsevier B.V.
