Saccharomyces cerevisiae (levure brassicole) souche BY-989
En 2025, Santé Canada a reçu une demande visant à autoriser la vente de la souche BY-989 génétiquement modifiée de Saccharomyces cerevisiae afin de conférer à la bière des saveurs et des arômes de fruits tropicaux en transformant les thiols conjugués sans saveur naturellement présents dans l'orge et le houblon en thiols libres. Des préparations commerciales liquides et séchées de cette souche seront vendues respectivement sous les noms de « Tropics London » et « Dry Tropics London », et sont destinées à remplacer les levures provenant d'autres sources commercialement disponibles dans la fermentation de la bière.
Afin de déterminer si S. cerevisiae souche BY-989 pouvait être vendue au Canada pour la production de bière, les scientifiques de Santé Canada ont mené une évaluation scientifique visant à s'assurer qu'elle est sans danger pour la consommation. Nos scientifiques ont examiné comment la souche de levure a été mise au point et produite, et ont évalué si elle pouvait être toxique ou provoquer des réactions allergiques.
Des scientifiques possédant une expertise en biologie moléculaire, en microbiologie, en toxicologie, en chimie et en nutrition ont procédé à une analyse approfondie des données et des protocoles fournis par le requérant afin de s'assurer de la validité des résultats.
À la suite de cette évaluation, il a été déterminé que les modifications apportées à cette souche de levure ne présentent pas de risque plus élevé pour la santé humaine que les autres souches de levure actuellement disponibles sur le marché canadien. De plus, Santé Canada a également conclu que cette souche de levure n'aurait aucune incidence sur les allergies et qu'il n'y a aucune préoccupation nutritionnelle liée à son utilisation dans les aliments.
L'évaluation effectuée par Santé Canada des préparations de S. cerevisiae souche BY-989 a été menée conformément aux Lignes directrices sur l'évaluation de l'innocuité des aliments nouveaux. L'approche adoptée par Santé Canada pour l'évaluation de l'innocuité des aliments nouveaux repose sur des principes scientifiques élaborés au cours des 20 dernières années dans le cadre de consultations internationales d'experts menées avec des organismes tels que l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L'approche adoptée par le Canada est actuellement appliquée par des organismes de réglementation partout dans le monde, notamment dans des pays comme ceux de l'Union européenne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, le Japon et les États-Unis.
