Rhiza mycoprotein
En 2025, Santé Canada a reçu une demande visant à autoriser la commercialisation de Rhiza mycoprotein, une biomasse de mycélium déshydraté non viable issue d'un isolat environnemental non génétiquement modifié de Neurospora crassa, destinée à être utilisée comme protéine de substitution et source de fibres alimentaires dans la viande, la volaille, les fruits de mer, les substituts de viande et les substituts de produits laitiers.
Afin de déterminer si Rhiza mycoprotein pouvait être commercialisée au Canada en tant qu'aliment, les scientifiques de Santé Canada ont mené une évaluation scientifique visant à assurer l'innocuité de ce produit pour la consommation. Nos scientifiques ont examiné le processus de développement du produit, ses spécifications et son mode de fabrication, ses utilisations prévues, y compris l'exposition alimentaire prévue au sein de la population canadienne, sa composition nutritionnelle, son innocuité microbiologique, ainsi que son potentiel de toxicité ou de provoquer des réactions allergiques.
Des scientifiques spécialisés en biologie moléculaire, en microbiologie, en toxicologie, en chimie et en nutrition ont procédé à une analyse approfondie des données et des protocoles fournis par la compagnie afin de s'assurer de la validité des résultats.
À l'issue de cette évaluation, il a été déterminé que l'utilisation proposée de Rhiza mycoprotein ne présentait aucun risque nutritionnel, microbiologique, toxicologique ou allergène pour les consommateurs.
L'évaluation de Rhiza mycoprotein par Santé Canada a été menée conformément aux Lignes directrices sur l'évaluation de l'innocuité des aliments nouveaux. L'approche adoptée par Santé Canada pour évaluer l'innocuité des aliments nouveaux repose sur des principes scientifiques élaborés au cours des 20 dernières années dans le cadre de consultations internationales d'experts avec des organismes tels que l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L'approche adoptée par le Canada est actuellement appliquée par les organismes de réglementation du monde entier, notamment dans des pays tels que ceux de l'Union européenne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, le Japon et les États-Unis.
