SECD – Asile – 9 février 2026
Messages clés
- Le gouvernement s’est engagé à garantir la confiance des Canadiens dans le système d’immigration.
- Nous renforçons nos frontières et veillons à ce que le système soit résilient et réponde mieux aux pressions émergentes.
- Ces efforts portent leurs fruits : les demandes d’asile ont diminué de 33 % par rapport à la même période l’année dernière.
- Entre le 1er janvier et le 30 novembre 2025 : 107 005 demandes d’asile
- Entre le 1er janvier et le 30 novembre 2024 : 159 860 demandes d’asile.
- Nos mesures et notre message sont clairs et efficaces : le système d’octroi de l’asile ne doit pas être perçu comme étant un raccourci pour immigrer au Canada.
Nombre de demandes d’asile
- Le nombre de demandes d’asile est difficile à prévoir et dépend d’un certain nombre de facteurs. Au cours des dernières années, le Canada a reçu un nombre sans précédent de demandes d’asile.
- Pour faire face au volume élevé de demandes, le Canada a augmenté ses capacités de traitement tout en apportant d’autres changements afin d’améliorer l’intégrité de ses programmes d’immigration.
- Le plus récent Plan pluriannuel des niveaux d’immigration et les nouvelles mesures d’intégrité contribueront à mieux contrôler l’admissibilité des ressortissants étrangers qui présentent une demande pour venir au Canada et à réduire le nombre global de résidents temporaires admis au pays.
- Nous constatons des résultats : entre le 1er janvier et le 30 novembre 2025, le nombre total de demandes d’asile au Canada a diminué d’environ 33 % par rapport à la même période l’an dernier.
- D’autres réformes figurant dans le projet de Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada continueront d’améliorer le système d’octroi de l’asile en permettant une prise de décisions par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) plus rapide et plus efficace.
Demandes d’asile dans les aéroports, les bureaux intérieurs et à la frontière terrestre
- Les demandes faites dans un aéroport ont diminué de 73 % : il y en a eu 40 240 entre janvier et novembre 2024, contre 10 780 pour la même période cette année (de janvier à novembre 2025).
- Les demandes faites depuis le Canada ont diminué d’environ 29 % : elles sont passées de 102 270 entre janvier et novembre 2024, par rapport à 72 535 pour la même période cette année (de janvier à novembre 2025).
- Les demandes faites à la frontière terrestre ont augmenté d’environ 40 % : elles sont passées de 13 400, entre janvier et novembre 2024, à 18 725 pendant la même période cette année (de janvier à novembre 2025).
- Bien que le nombre total de demandes d’asile ait considérablement diminué, nous continuons de surveiller de près les demandes d’asile à la frontière terrestre, plus particulièrement au Québec.
Résidents temporaires
- Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) prend des mesures importantes pour renforcer l’intégrité du programme des résidents temporaires.
- Le nombre de résidents temporaire présentant des demandes d’asile est en baisse, car nous contrôlons mieux l’admissibilité des étrangers qui demandent à venir au Canada. Nous limitons également le nombre total de personnes admises au pays, comme le montre le Plan pluriannuel des niveaux d’immigration.
- Le renforcement des mesures de contrôle et d’intégrité a entraîné une baisse de 43 % des demandes d’asile liées aux résidents temporaires entre janvier et novembre 2025 (80 360 demandes), par rapport à la même période en 2024 (140 115 demandes). Cela est principalement attribuable à une réduction de 65 % (33 020 entre janvier et novembre 2025 contre 93 710 pour la même période en 2024) des demandes d’asile provenant de titulaires de visas de résident temporaire.
Permis de travail
- Les permis de travail permettent aux demandeurs de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille pendant qu’ils attendent une décision finale liée à leur demande, ce qui réduit leur dépendance aux programmes d’aide sociale et aux refuges d’urgence. Dans les cas où une demande est refusée et que la personne n’est plus autorisée à rester au Canada, son permis de travail est annulé conformément à la réglementation en matière d’immigration.
- En date de novembre 2025, on comptait environ 238 000 demandeurs d’asile ayant des permis de travail ouverts (y compris des demandeurs qui ont un permis d’études ainsi qu’un permis de travail).
- Si on insiste : Entre janvier et novembre 2025, on a compté environ 13 195 demandes d’asile faites par des personnes ayant un permis d’études ou bénéficiant d’une prolongation du permis d’études.
Permis d’études
- Si on insiste : Entre janvier et novembre 2025, on a compté environ 18 465 demandes d’asile faites par des personnes ayant un permis d’études ou bénéficiant d’une prolongation de leur permis d’études.
Données et délais de traitement
- En date du 30 novembre, le délai global de traitement pour 80 % des décisions sur la recevabilité concernant les demandes d’asile reçues était de 19 jours.
- Les délais de traitement excédaient l’objectif visant à répondre à 80 % des décisions sur la recevabilité dans les 30 jours qui suivent.
- Une fois la décision sur la recevabilité rendue et l’examen médical terminé, le délai de traitement du permis de travail pour les demandeurs d’asile est de 49 jours.
Arriéré de la CISR
- En date de novembre 2025, la Section de la protection des réfugiés (SPR) de la CISR comptait un arriéré d’environ 299 452 demandes en attente.
- Le délai d’attente moyen pour une décision à la SPR de la CISR à la fin de novembre 2025 était de 16 mois, à partir du moment où la demande était prête à être entendue.
Personnes protégées au Canada
- Une personne protégée au Canada est une personne qui serait exposée à un risque de persécution ou de préjudice si elle était renvoyée dans son pays d’origine à la suite d’une demande d’asile acceptée ou d’un examen des risques avant renvoi positif.
- Les personnes protégées sont autorisées à vivre et à travailler au Canada indéfiniment, mais elles ne bénéficient pas des mêmes avantages et privilèges qu’un résident permanent, comme le parrainage de membres de la famille à l’étranger aux fins de l’immigration au Canada.
- Le Plan pluriannuel des niveaux d’immigration établit les cibles d’admission pour les personnes protégées et les membres de leur famille à charge qui souhaitent obtenir la résidence permanente. Dans le Plan 2026–2028, ces cibles sont fixées à 20 000 personnes pour les trois années.
- En date du 30 novembre 2025, le délai de traitement des demandes de résidence permanente présentées par des Personnes protégées au Canada et qui ont été finalisées au cours des six derniers mois était de 31 mois pour les personnes résidant hors Québec, et de 48 mois pour celles résidant au Québec. Au total, plus de 144 000 demandes ont été présentées par des personnes protégées au Canada, sans compter les autres demandes provenant de membres de la famille à charge.
- Puisque les gens se voient accorder la protection et demandent la résidence permanente, le nombre de demandes a connu une croissance plus importante que les places prévues dans le Plan des niveaux pluriannuel. Ce déséquilibre a mené à un arriéré croissant de demandes de résidence permanente présentées par des personnes protégées au Canada, à de longs délais de traitement et à des retards dans la réunification des familles.
- Dans le cadre d’un effort plus général visant à ramener notre système d’immigration à des niveaux viables, IRCC procédera à la transition d’environ 115 000 personnes protégées au Canada et leurs personnes à charge au Canada vers la résidence permanente en 2026 et en 2027. Cela s’ajoute aux cibles d’immigration régulière énoncés pour ce groupe dans le Plan des niveaux d’immigration de 2026–2028.
- De nombreuses personnes protégées au Canada on rebâti leur vie au Canada—travaillant, étudiant et contribuant à nos communautés et à notre économie. La réduction de façon contrôlée et ordonnée des arriérés de demandes de résidence permanentes provenant de personnes protégés aidera des personnes vulnérables à avoir de la stabilité et à soutenir leur intégration.
Entente sur les tiers pays sûrs
- Le Canada et les États-Unis continuent d’appliquer l’Entente sur les tiers pays sûrs (ETPS) afin de gérer les demandes d’asile à notre frontière commune. C’est dans l’intérêt national des deux pays de recevoir des demandes d’asile d’une manière ordonnée qui respecte l’intégrité de notre frontière et nos obligations visant à protéger les personnes dans le besoin.
- Dans le cadre de l’ETPS, les personnes doivent demander l’asile dans le premier pays sûr où elles arrivent, au Canada ou aux États‑Unis, à moins qu’elles ne fassent l’objet d’une exception ou d’une dispense au titre de l’Entente.
- Les personnes qui ne satisfont pas aux critères d’exception ou de dispense sont renvoyées aux États‑Unis afin d’y présenter leur demande d’asile, ou vice versa, comme c’est le cas pour le Canada.
- En mars 2023, l’application de l’Entente a été élargie pour inclure des personnes qui présentent une demande d’asile dans les 14 jours suivant leur entrée irrégulière au Canada à n’importe quel point le long de la frontière terrestre (y compris par les voies navigables intérieures).
- Le gouvernement du Canada utilise un cadre solide pour surveiller l’évolution de la situation aux États‑Unis et les possibles répercussions des changements apportés aux politiques et aux pratiques en relation avec le système de protection des réfugiés des États‑ Un suivi est mené de façon continue.
- Pour le moment, les États‑Unis continuent d’être le seul pays désigné comme étant un tiers pays sûr. Nous ne formulons aucun commentaire sur les mesures prises par le gouvernement des États‑Unis relativement à ses politiques internes.
- Nous communiquons régulièrement avec nos homologues des États‑Unis sur des questions liées à notre frontière commune, et nous nous attendons à ce que cela se poursuive.
Passages irréguliers
- Le nombre d’arrivées irrégulières au Canada par les frontières terrestres a diminué de façon importante après l’entrée en vigueur du Protocole additionnel de l’ETPS.
- L’arrivée au pays entre des points d’entrée ne permet pas d’avoir un meilleur accès au système d’octroi de l’asile du Canada. Les personnes qui présentent une demande d’asile dans les 14 jours suivant un passage irrégulier sont renvoyées aux États-Unis, à moins qu’elles ne remplissent les critères d’exception ou de dispense prévus dans l’ETPS.
- Le Canada a connu une légère augmentation du nombre de migrants irréguliers ayant demandé l’asile au cours de la deuxième moitié de 2025. Cependant, ces chiffres restent nettement inférieurs aux 165 migrants par jour enregistrés avant mars 2023 et l’entrée en vigueur du Protocole additionnel. Depuis ce temps, la moyenne quotidienne s’élève à 13 migrants par jour.
- IRCC continue de travailler en étroite collaboration avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour surveiller l’évolution du nombre de demandes d’asile présentées à la frontière terrestre canado‑américaine, ce qui inclut les tendances liées aux passages irréguliers.
- Le passage entre des points d’entrée présente des dangers bien réels. Les personnes devraient demander l’asile dans le premier pays tiers sûr où elles entrent et le faire légalement à un point d’entrée officiel.
- Grâce aux récentes mesures prises par le Canada afin de gérer la frontière, la GRC a accru sa présence et le nombre d’interceptions le long de la frontière. La GRC continuera de collaborer avec ses partenaires chargés de l’application de la loi au Canada et aux États‑Unis afin de surveiller la frontière commune, d’entraver les mouvements transfrontaliers illicites dans les deux sens, et d’enquêter sur ceux-ci.
Québec
- Au printemps et à l’été 2025, le Québec a connu une hausse inhabituelle des demandes d’asile présentées à la frontière terrestre. La grande majorité des arrivées étaient rattachées à des ressortissants haïtiens (67 %) qui sont admissibles à une exception liée à la famille au titre de l’ETPS et qui entrent principalement par le point d’entrée de Lacolle.
- Depuis la forte hausse estivale, le nombre de demandeurs à la frontière terrestre de Lacolle a considérablement diminué pour atteindre des volumes similaires à ceux observés dans les dernières années.
- Malgré l’augmentation des passages aux postes frontaliers terrestres observée au cours de l’été, le nombre total de demandes d’asile faites depuis le Québec en 2025 est de 31 % inférieur à celui de la même période l’an dernier (1er janvier au 30 novembre 2024) :
- Québec ─ 2025 : 37 175
- Québec ─ 2024 : 53 605
- IRCC continue de travailler en étroite collaboration avec l’ASFC et la GRC ainsi qu’avec d’autres partenaires fédéraux pour assurer l’harmonisation et la coordination de la réponse du gouvernement fédéral.
- Des plans d’urgence sont en place au cas où le nombre de demandes d’asile augmenterait. Nous sommes prêts à réagir à toute éventualité.
