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Indicateurs environnementaux récents

Indicateurs environnementaux récents

Cette page liste les indicateurs récemment publiés par le programme d'Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement. 


#Indicateurs #Durabilité #EnvCan

Août 2026

Indicateurs sur la biodiversité

Tendances mondiales des aires conservées

Les aires conservées sont des terres et des eaux qui sont gérées de manière à obtenir des résultats positifs à long terms pour la conservation de la biodiversité. Ils offrent également aux gens la possibilité de se connecter avec la nature. Les parties à la Convention sur la diversité biologique ont fixé un objectif de conserver au moins 30  % des aires terrestres et des eaux intérieures et 30 % des aires côtières et marines, d'ici 2030.

Le terme « aires conservées » inclus à la fois les aires protégées et d'autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ). Les aires protégées incluent les parcs nationaux, provinciaux et territoriaux, les aires protégées autochtones, les aires de faune nationales, les sanctuaires des oiseaux migratoires, et les aires protégées marins.Les AMCEZ sont les aires qui conservent la biodiversité à long terme et qui atteindront les mêmes résultats que les aires protégées, mais ils ne répondent pas à la définition d’une aire protégée. Des examples d’AMCEZ comprennent : des bassins versants protégées qui conservent la réserve d’eau potable, des zones de péche fermées et des aires àaccés restreint, tel qui sont utilises par l’armée. Cet indicateur donne un aperçu global des aires terrestres et marines conservées.

Aperçu des résultats

Depuis juin 2026, à l'échelle mondiale,

  • 18,4 % des aires terrestres, y compris les eaux douces, étaient conservées, avec 17,3 % en aires protégées;
  • 10,0 % des aires marines, y compris les eaux internationales, étaient conservées, presque toutes dans des aires protégées (9,8 %).

Indice des espèces canadiennes

La faune vertébrée (les animaux qui possèdent une colonne vertébrale) est l’une des composantes les plus visibles et les mieux étudiées de la biodiversité. L’Indice Planète vivante 2024, qui suit les populations de la faune vertébrée, montre un déclin mondial moyen de 73 % de l’abondance relative des populations suivies depuis 1970. Cela correspond à un déclin annuel moyen de 2,6 %.

L’indice des espèces canadiennes utilise des méthodes semblables à celles de l’Indice Planète vivante. Cependant, il a été adapté aux populations d’espèces vertébrées régulièrement présentes au Canada. Il montre comment l’abondance moyenne de ses populations des a évolué depuis 1970. L’indice représente une « moyenne des tendances », plutôt qu’une mesure de l’évolution du nombre total d’animaux : chaque espèce, qu’elle soit commune ou rare, exerce la même influence sur l’indice. Cette information fournit, à son tour, une mesure intégrée de l’état de notre environnement.

Aperçu des résultats
  • Entre 1970 et 2023,
    • l’indice pour toutes les espèces de vertébrés surveillées a baissé de 14 % en moyenne;
    • l’indice pour les espèces surveillées d’oiseaux et de poissons a connu une diminution moyenne de 16 % et de 13 % respectivement.
  • Bien que l’indice des espèces surveillées de mammifères semble avoir augmenté de 3 % au cours des dernières années, des données supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si la tendance à la hausse observée depuis 2020 est représentative des mammifères au Canada.

Indicateurs sur le climat

Changements des précipitations au Canada

Les changements dans les variables climatiques, telles que la température, les précipitations et l'humidité, influent sur une vaste gamme de processus naturels et d'activités humaines. Les précipitations sous différentes formes (pluie et neige) jouent un rôle vital pour les écosystèmes, la disponibilité des eaux de surface et la recharge des eaux souterraines. Des changements de précipitations peuvent influer sur les cultures agricoles, les forêts, les infrastructures, la santé humaine, la propagation des maladies, la disponibilité de l'eau et la santé des écosystèmes.

Les valeurs des précipitations moyennes de 1961 à 1990 sont utilisées comme base de référence. Cet indicateur compare l'écart des précipitations d'une année donnée avec la « normale ». L'indicateur présente à l'échelle nationale les écarts annuels et saisonniers de précipitations pour les années 1949, date à laquelle l’enregistrement national d’observations climatiques cohérentes et comparables a commencé, à 2023, dernière année pour laquelle des données complètes sont disponibles. Il présente également spatialement les écarts de précipitations pour 2023 et l'évolution des précipitations depuis 1949.

Aperçu des résultats
  • En 2023, les précipitations moyennes nationales étaient inférieures de 6,8 % à la valeur de référence de 1961 à 1990.
  • De 1949 à 2023, on observe une tendance dans les écarts moyens des précipitations à l’échelle nationale, montrant une augmentation de 1,3 % par décennie au cours de cette période.
  • Les précipitations annuelles moyennes ont été supérieures à la valeur de référence 29 fois au cours des 40 dernières années.

Juillet 2026

Indicateurs sur le climat

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale

Les rejets des gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère causent le changement climatique, l'un des problèmes environnementaux les plus importants de notre époque. Ce changement affecte l'environnement, la santé humaine, et l'économie. L'augmentation des concentrations de GES est principalement causée par des activités humaines, comme l'utilisation des combustibles fossiles.

Aperçu des résultats
  • Entre 2005 et 2024, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 26,1 %, passant de 39 800 à 50 200 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • Entre 2005 et 2024, les émissions mondiales par habitant ont augmenté de 2,0 %, passant de 6,05 à 6,17 tonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (t d'éq. CO2).

Indicateurs sur la biodiversité

Aires conservées au Canada

Les aires conservées préservent la biodiversité, les écosystèmes et les services écosystémiques pour les générations présentes et futures en réduisant les pressions exercées par les activités humaines. Elles offrent aussi aux gens la possibilité d'entrer en contact avec la nature. Le Canada s'est fixé pour objectif de conserver 25 % de ses terres et 25 % de ses océans d'ici 2025, et 30 % de chacun d'ici 2030.

Les aires conservées comprennent les aires protégées et d'autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ). Les aires protégées comprennent les parcs nationaux, provinciaux et territoriaux, les aires protégées autochtones, les réserves nationales de faune, les refuges d'oiseaux migrateurs et les aires marines protégées. Les AMCEZ sont des aires qui préservent la biodiversité à long terme et atteignent les mêmes résultats qu'une aire protégée, mais qui ne rencontrent pas la définition officielle d'aire protégée. Des exemples d'AMCEZ peuvent inclure : les bassins versants protégés dans le but de conserver les réserves d'eau potable, les fermetures de zones de pêche, ainsi que les zones d'accès restreint, telles que celles utilisées par les militaires. Ces indicateurs font le suivi de la quantité et de la proportion des aires reconnues comme conservées au Canada.

Aperçu des résultats
  • À la fin de 2025, le Canada avait conservé :
    • 14,0 % de son territoire terrestre (terres et eaux douces), incluant 12,9 % dans des aires protégées;
    • 15,5 % de son territoire marin, incluant 11,4 % dans des aires protégées.
  • La superficie terrestre conservée a augmenté de 10 % au cours des 5 dernières années, et d'environ 2 % au cours de la dernière année.
  • La superficie marine conservée a augmenté d'environ 25 % au cours des 5 dernières années, et de moins de 0,1 % au cours de la dernière année.

Juin 2026

Indicateurs sur l’air

Émissions de polluants atmosphériques

La pollution atmosphérique, tels que le smog et les pluies acides, sont le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. Ces polluants peuvent affecter la santé des personnes au Canada, l'environnement, les infrastructures et l'économie. La majorité de ces polluants est libérée par l'activité humaine, notamment l'utilisation de combustibles pour l'électricité et le chauffage, le transport et les activités industrielles.

Aperçu des résultats
  • En 2024, les émissions de 5 des principaux polluants atmosphériques étaient inférieures par rapport à 1990 :
    • SOX 81 % inférieur;
    • NOX 46 % inférieur;
    • COV 38 % inférieur;
    • CO 65 % inférieur; et
    • PM2,5 22 % inférieur.
  • Le niveau des émissions de NH3 était 28 % plus élevé en 2024 qu'en 1990.

Mai 2026

Indicateurs sur la biodiversité

Niveaux d’exploitation des principaux stocks de poissons

Les limites de prises de poissons sauvages et d'autres animaux marins sont établies de manière à les protéger pour l'avenir. L’indicateur compare les niveaux de récolte actuels avec les seuils de récolte établis pour les principaux stocks de poissons et les autres animaux marins. Certains stocks de poissons ont un niveau d'exploitation de référence, qui est le taux ou le niveau de prélèvement maximum acceptable pour le stock basé sur des données historiques de productivité du stock. Lorsque les niveaux d'exploitation de référence ne sont pas disponibles, les niveaux de récolte réels sont comparés à d'autres niveaux approuvés, comme le total autorisé des captures.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 198 principaux stocks évalués en 2024 :
    • 191 stocks (96 %) ont été exploités à des niveaux inférieurs ou égaux aux niveaux d'exploitation de référence ou à d’autres niveaux approuvés;
    • 7 stocks (4 %) ont été exploités à des niveaux supérieurs aux niveaux d'exploitation de référence ou à d’autres niveaux approuvés.
  • Entre 2012 et 2024, le pourcentage de stocks faisant l'objet d'une surexploitation est demeuré faible (en dessous de 5 % des stocks totaux).

État des principaux stocks de poissons

Les activités humaines dans les océans (y compris la pêche) ainsi que les conditions environnementales ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissons à l'échelle nationale et mondiale. Afin de préserver les stocks de poissons pour les générations futures, il est important de suivre leur état et d'adapter les mesures de gestion telles que les taux et limites de captures. Cet indicateur présente l'état (Zone Saine, Zone de Prudence, Zone Critique ou état incertain) des principaux stocks de poissons canadiens faisant l’objet de l'Étude sur la durabilité des pêches.

Aperçu des résultats
  • Plusieurs des nouveaux stocks de poissons ajoutés au cours des dernières années, ont un état incertain.
  • Parmi les 199 principaux stocks évalués en 2024 :
    • 72 stocks (36 %) étaient dans la Zone Saine;
    • 21 stocks (11 %) étaient dans la Zone de Prudence;
    • 32 stocks (16 %) étaient dans la Zone Critique;
    • 73 stocks (37 %) n'ont pas pu être classés et leur état est incertain.

Avril 2026

Indicateurs sur l'eau

Qualité de l'eau des cours d'eau canadiens

Une eau douce propre est essentielle à la santé des écosystèmes aquatiques afin qu’ils puissent soutenir la biodiversité animale et végétale. Selon les normes mondiales, le Canada possède d'abondantes ressources en eau douce dont la qualité varie naturellement d'une région à l'autre à travers le pays, en fonction de la géologie locale et du climat. Cependant, les activités humaines sur les terres environnant les lacs et les rivières ont un impact important sur la qualité de l'eau à chaque site.

Aperçu des résultats
  • Pour la période de 2022 à 2024 :
    • la qualité de l'eau dans les rivières a été classée de satisfaisante à excellente à 77 % des sites surveillés
    • la proportion de sites classée douteux ou mauvais était de 23 %, soit le taux le plus élevé des 10 dernières années

Indicateurs sur le climat

Émissions de gaz à effet de serre

Le changement climatique est un des enjeux environnementaux les plus importants de notre temps. Le changement climatique est causé par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère. Cette augmentation est principalement causée par les émissions de GES liées aux activités humaines telles que l'utilisation des combustibles fossiles. Ce changement du climat a des incidences sur l'environnement, la santé humaine et l'économie. Ces indicateurs font état des estimations des émissions des gaz à effet de serre du Canada.

Aperçu des résultats
  • Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada en 2024 s'élevaient à 685 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2), soit une diminution de 0,3 % par rapport aux 687 Mt d'éq CO2 émises en 2023.
  • De 2005 à 2024, les émissions de GES du Canada ont diminué de 10,3 % (-78 Mt d'éq. CO2).
  • De 1990 à 2024, les émissions de GES du Canada ont augmenté de 12,6 % (+77 Mt d'éq. CO2).

Émissions de gaz à effet de serre des installations d'envergure

Les rejets de gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leurs concentrations dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Ce changement a un impact sur l'environnement, la santé humaine et l'économie. Cet indicateur fait le suivi des émissions de GES provenant des plus grandes installations émettrices au Canada. L'indicateur complète les indicateurs sur les Émissions de gaz à effet de serre et fournit des informations sur une importante source d'émissions industrielles de GES au Canada.

Aperçu des résultats
  • En 2024, 292 mégatonnes de GES en équivalent dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2) ont été émises par les installations d’envergure, représentant 44 % des émissions totales de GES du Canada.
  • En 2024, les secteurs de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière et de l’extraction de pétrole et de gaz représentaient collectivement 43 % (126 Mt d’éq. CO2) des émissions déclarées, le secteur manufacturier 29 % (84 Mt d’éq. CO2) et le secteur des services publics 20 % (59 Mt d’éq. CO2).
  • De 2017 à 2024, les émissions de GES des installations d’envergure ont diminué de 1,5 % (4 Mt d’éq. CO2), principalement en raison de réductions dans le secteur des services publics.

Mars 2026

Indicateurs sur l'eau

Quantité d'eau dans les cours d'eau canadiens

Le Canada abonde en eau. Toutefois, la quantité d’eau de surface varie grandement dans le temps et dans l’espace, et cette variation a des répercussions majeures sur la vie des gens. Une surabondance ou un manque d’eau peut entraîner de graves problèmes, comme des inondations et des sécheresses. Selon la région au Canada, les fluctuations de la quantité d’eau qui s’écoule dans les cours d’eau peuvent être liées aux changements météorologiques et climatiques, ainsi qu’à d’autres facteurs comme le développement humain et l’augmentation de l’utilisation de l’eau.

Aperçu des résultats
  • Dans l’ensemble, en 2023, la quantité d’eau au Canada était
    • supérieure à la normale dans 10 % des stations;
    • normale dans 61 % des stations;
    • inférieure à la normale dans 29 % des stations.

Indicateurs sur le climat

Couverture de neige

La couverture de neige terrestre est une composante importante pour le climat, les ressources en eau et les écosystèmes au Canada. La quantité, la couverture et la durée de la couverture de neige terrestre varient selon la température, les précipitations et les cycles climatiques (p. ex., El Niño), ce qui influence les tendances à long terme. Les renseignements sur ces 3 aspects de la couverture de neige terrestre sont importants afin d’évaluer les changements à long terme du climat au Canada. 

Aperçu des résultats
  • Depuis le début des années 1970, l’étendue de la couverture de neige a considérablement diminué au Canada pendant les mois de mai et de juin.

Projections des émissions de gaz à effet de serre

Pour estimer les futures émissions de GES, le Canada élabore des projections de GES sur une base annuelle, en utilisant les hypothèses les plus récentes des principaux facteurs qui influencent les émissions du Canada. Cet indicateur utilise les plus récentes projections des émissions de GES afin de présenter les progrès prévus vers l'atteinte des cibles de 2030 et de 2035 du Canada.

Aperçu des résultats
  • Les émissions de 2026 devraient être de :
    • 635 mégatonnes d’équivalent en dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2) (16 % sous le niveau de 2005) dans le cadre du scénario « avec mesures »;
    • 636 Mt d’éq. CO2 (16 % sous le niveau de 2005) dans le cadre du scénario « avec mesures supplémentaires ».
  • Les émissions en 2030 devraient être de :
    • 600 Mt d’éq. CO2 (21 % sous le niveau de 2005) selon le scénario « avec mesures »;
    • 546 Mt d’éq. CO2 (28 % sous le niveau de 2005) selon le scénario « avec mesures supplémentaires », incluant les SCFN et les mesures agricoles.
  • Les émissions en 2035 devraient atteindre :
    • 577 Mt d’éq. CO2 (24 % en dessous des niveaux de 2005) dans le scénario « avec mesures »;
    • 513 Mt d’éq. CO2 (32 % en dessous des niveaux de 2005) dans le scénario « avec mesures supplémentaires », incluant les SCFN et les mesures agricoles.

Février 2026

Indicateurs sur l'air

Exposition de la population aux polluants atmosphériques extérieurs

L'exposition aux polluants atmosphériques contribue à des problèmes de santé comme l'asthme, les maladies cardiovasculaires et d’autres maladies ainsi qu’à la mortalité prématurée. Les Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant (NCQAA, les normes) sont des objectifs pour les concentrations de polluants atmosphériques extérieurs axés sur la santé et l'environnement.

Aperçu des résultats
  • Lors de la plus récente période (2020 à 2023), 74 % de la population canadienne vivait dans des régions où les concentrations des polluants atmosphériques extérieurs étaient inférieures ou égales aux normes.
    • Ce résultat est identique à celui établi pour la période antérieure (2020 à 2022);
    • Ce résultat est essentiellement dû aux dépassements des normes pour l’ozone troposphérique dans le sud de l’Ontario, ainsi qu’à l'impact généralisé des feux de forêt de 2022 et 2023 qui ont provoqué des dépassements des normes pour les particules fines, particulièrement dans les Prairies et en Colombie-Britannique.

Indicateurs sur l'eau

Réduction des rejets de phosphore dans le lac Winnipeg

Le lac Winnipeg est le sixième plus grand lac d'eau douce du Canada. Son bassin hydrographique s'étend sur 4 provinces et 4 états américains. Les terres du bassin sont principalement utilisées pour l'agriculture et abritent près de 7 millions de personnes.

Aperçu des résultats
  • Les projets achevés en 2025 ont empêché l'entrée d'une quantité estimée de 1 810 kilogrammes de phosphore dans les rivières et les ruisseaux se jetant dans le lac Winnipeg.

Janvier 2026

Indicateurs sur la biodiversité

Changement de statut des espèces sauvages en péril

La biodiversité soutient des processus écologiques vitaux et fournit une large gamme de ressources. Il est important de préserver la biodiversité pour prévenir l’extinction des espèces sauvages et la perte des écosystèmes. Les espèces sauvages sont essentielles à l'intégrité des écosystèmes. Cependant, certaines espèces sont à risque de disparaître du Canada. Les espèces sauvages considérées comme étant en péril font périodiquement l'objet d'une évaluation.

Aperçu des résultats

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a commencé à évaluer les espèces sauvages en péril en 1978. Les espèces sont réévaluées lorsque suffisamment de données sont disponibles pour déterminer si leur statut a changé. Depuis 1978, 542 espèces ont été réévaluées et parmi celles-ci,

  • 84 espèces sauvages (15 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque plus élevé;
  • 112 espèces sauvages (21 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque moins élevé;
  • 346 espèces sauvages (64 %) n'ont pas changé de statut.

Tendances des populations d'espèces en péril

Des populations d’espèces sauvages en santé constituent un élément important de la biodiversité. Au Canada, certaines espèces ont connu un déclin de leur population ou sont naturellement rares et risquent maintenant de disparaître. Des mesures de rétablissement ou de gestion sont mises en place pour protéger les espèces sauvages identifiées comme étant en péril et menacées de disparition. Le rétablissement ou la gestion réussie des espèces en péril peut être un processus à long terme incluant plusieurs mesures pour arrêter ou inverser le déclin et pour améliorer la probabilité que les espèces persistent à l’état sauvage.

Aperçu des résultats

Pour les 170 espèces en péril ayant des objectifs de population et de répartition pour lesquelles des tendances de population et de répartition ont pu être déterminées en mai 2025 :

  • 66 espèces (39 %) montrent des progrès vers leurs objectifs;
  • 25 espèces (15 %) présentent des preuves mitigées par rapport au progrès, c’est-à-dire que certaines données suggèrent une amélioration des tendances mais qu’il existe également des signes de déclin;
  • 79 espèces (46 %) ne montrent aucun progrès vers leurs objectifs.

Indicateurs sur l'air

Qualité de l'air

Les polluants atmosphériques causent des effets néfastes sur la santé et l’environnement. Des problèmes tels que le smog et les pluies acides sont le résultat du rejet de polluants dans l’atmosphère. La majorité de ces polluants provient des activités humaines, tel que la combustion de carburants pour transport, l’électricité, le chauffage et l’industries Les polluants provenant de sources naturelles, comme les feux de forêt, peuvent contribuer tout autant à la mauvaise qualité de l’air lorsqu’ils se produisent. Les indicateurs de la qualité de l’air présentent les concentrations des 5 principaux polluants atmosphériques extérieurs du Canada à savoir: les particules fines (P2,5), l’ozone troposphérique (O3), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et les composés organiques volatiles (COV).

Aperçu des résultats

De 2009 à 2023,

  • Les concentrations nationales moyennes de NO2, de SO2 et des COV ont généralement diminué ;
  • Aucun changement significatif n’a été observé des concentrations nationales (moyennes et de pointe) de l’O3 ;
  • Les concentrations nationales (moyennes et de pointe) des P2,5 étaient nettement supérieures aux niveaux de 2009, particulièrement en 2017, 2018 et 2023, qui correspondent à des saisons de feux de forêt intenses.

Décembre 2025

Indicateurs sur la biodiversité

Aménagement et perturbations des forêts

En 2023, les forêts du Canada couvraient une superficie approximative de 3,7 millions de kilomètres carrés (km2), soit environ 40 % de la superficie terrestre canadienne et 9 % des forêts mondiales. Une grande partie de ces forêts se trouve dans la région boréale, où plus de 2,8 millions km2 sont entrecoupés de lacs, de milieux humides et d’autres écosystèmes. Les écosystèmes forestiers du Canada, riches et diversifiés, offrent de nombreux avantages environnementaux, sociaux et culturels, ainsi que des opportunités de développement économique responsable.

Aperçu des résultats

En 2023 :

  • l’approvisionnement durable en bois du Canada s’élevait à environ 210 millions de m3
  • la quantité de bois rond industriel récoltée était près de 115 millions de m3, soit environ 55 % de l’approvisionnement durable en bois.

Novembre 2025

Indicateurs sur l'eau

Charge en phosphore dans le lac Érié

Le lac Érié est le quatrième plus grand lac en superficie et le moins profond des Grands Lacs nord-américains. Situé de part et d’autre de la frontière canado-américaine, le lac Érié couvre une superficie totale de 103 700 kilomètres carrés (km2). Il revêt une grande importance économique et environnementale pour une population de 11 millions qui vit dans son bassin hydrologique, en termes de transport, d’activités récréatives et touristiques et en termes de biodiversité et services écologiques. Le lac Érié est également exposé à la pression exercée par des activités telles que l’agriculture et l’urbanisation. Ces activités entraînent des déversements quotidiens et du ruissellement de polluants comme le phosphore.

Aperçu des résultats
  • En 2024, la charge en phosphore total estimée dans le lac Érié était de 7 536 tonnes, dont 30 % (2 237 tonnes) provenaient du Canada.
  • La charge en phosphore total estimée la plus élevée dans le lac Érié était de 13 536 tonnes en 2019, dont 19 % (2 592 tonnes) provenaient du Canada.
  • Une baisse de la charge totale estimée a été enregistrée en 2023 et 2024 par rapport à celle de 2022 (11 % et 20 % respectivement).
  • Les réductions observées de la charge totale en phosphore en 2023 et 2024 pourraient être attribuables aux faibles débits enregistrés dans l'ensemble du bassin pendant cette période, comparativement aux années précédentes.

Octobre 2025

Indicateurs sur la biodiversité

Intégrité écologique des parcs nationaux

Les écosystèmes sont intègres lorsque leurs éléments, tels que les espèces indigènes et les communautés biologiques, les paysages naturels et leurs fonctions écologiques, sont intacts et sont vraisemblablement maintenus. Annuellement, Parcs Canada résume l'état (bon, passable ou mauvais) et la tendance (en amélioration, stable, en déclin) de l'intégrité écologique des écosystèmes dans les parcs nationaux (comprenant 35 parcs nationaux, 7 réserves de parc national, et 1 parc urbain national) à l'aide d'une série de mesures de surveillance pour suivre la biodiversité et les processus naturels.

Aperçu des résultats
  • En 2024, 119 écosystèmes répartis dans 43 parcs nationaux ont fait l'objet d'une évaluation. De ceux-ci,
    • 65 (55 %) étaient en « bon » état, 33 (28 %) étaient en état « passable » et 21 (18 %) étaient dans un état « mauvais »;
    • 77 (65 %) étaient stables, 17 (15 %) étaient en amélioration et 24 (20 %) étaient en déclin.
  • De façon générale, l'intégrité écologique de 80 % des écosystèmes des parcs était stable ou en amélioration en 2024, ce qui représente une baisse de 10 % par rapport à 90 % en 2016. Toutefois, ce pourcentage est demeuré stable au cours des 2 dernières années.

Indicateurs sur le climat

Émissions et absorptions de gaz à effet de serre terrestres

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) constituent les principaux facteurs des changements climatiques. Les activités liées à l'utilisation des terres (comme la récolte de bois et la conversion des terres) ainsi que les perturbations naturelles (comme les feux de forêt et les infestations d'insectes) entraînent des émissions de GES. Les activités liées à l'utilisation des terres peuvent aussi entraîner des absorptions de GES. Par exemple, lorsque les forêts poussent ou se régénèrent, du carbone est absorbé à partir de l'atmosphère et converti en biomasse par les arbres. Le suivi des tendances d'émissions et d'absorptions de GES terrestres du Canada peut nous aider à comprendre comment les décisions relatives à la gestion des terres peuvent réduire les émissions et augmenter les absorptions au fil du temps.

Aperçu des résultats
  • En 2023,
    • les perturbations naturelles représentaient des émissions nettes d'environ 1 100 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2);
    • les activités humaines représentaient des émissions nettes de 4,6 Mt d'éq. CO2.
  • Entre 1990 et 2001, les estimations de GES terrestres ont montré plus d’absorptions que d’émissions pour toutes les années, à l'exception de 1995 (émissions nettes de 150 Mt d'éq. CO2), 1998 (émissions nettes de 150 Mt d'éq. CO2) et 1999 (émissions nettes de 14 Mt d'éq. CO2).
  • Depuis 2002, les estimations montrent plus d’émissions que d’absorptions, avec des émissions nettes comprises entre 28 Mt d'éq. CO2 et 1 100 Mt d'éq. CO2, principalement dues aux émissions des feux de forêt.

Septembre 2025

Indicateurs sur l'eau

Rétablissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs est la région la plus peuplée du Canada. Sa grande population et le développement intensif de ses activités mettent à rude épreuve la santé de l'écosystème. Les emplacements qui ont subi des dommages importants liés à l'activité humaine ont été nommé « secteurs préoccupants », une désignation établie en vertu de l’Accord Canada-États-Unis relatif à la qualité de l’eau dans Grands Lacs.

Aperçu des résultats
  • La qualité de l'environnement dans les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs s'est améliorée depuis le début du programme de rétablissement en 1987.
  • En 2025,
    • 3 des 17 secteurs préoccupants ont été entièrement rétablis et retirés de la liste
    • 1 secteur (la baie Nipigon) a été entièrement restauré, mais il est toujours considéré comme secteur préoccupant en attendant l'approbation finale de son rapport d'achèvement après la consultation publique

Traitement des eaux usées municipales

Chaque jour, des millions de mètres cubes (m3) d’eaux usées sont rejetés dans les égouts municipaux par les foyers, les entreprises, les institutions et les industries. Les eaux usées municipales sont l’une des sources majeures de pollution des eaux de surface au Canada. Avant leur rejet dans l’environnement, les eaux usées doivent être traitées. Un traitement plus efficace des eaux usées permet d’obtenir un effluent (déchet liquide) plus propre et de réduire l’impact sur l’environnement. Les indicateurs présentent le niveau de traitement des eaux usées offert à la population canadienne ainsi que la proportion des systèmes de traitement des eaux usées respectant les normes nationales de qualité des effluents.

Aperçu des résultats
  • Au cours de la période de 2013 à 2023, la proportion de la population desservie par les systèmes municipaux d’assainissement est restée stable à environ 86 %.
  • Depuis 2013, la proportion de la population desservie par chaque catégorie de traitement est restée stable, soit environ 28 %, 43 % et 13 % pour les traitements tertiaires, secondaires et primaires, respectivement;
  • En 2023,
    • 0,8 % de la population était desservie par des systèmes rejetant des eaux usées non traitées.
    • 14,1 % de la population n’était pas desservie par les systèmes municipaux de traitement des eaux usées.
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2026-08-27

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