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Attribution des phénomènes météorologiques extrêmes

Les vagues de chaleur, les fortes pluies et les feux de forêt sont des phénomènes météorologiques extrêmes liés aux changements climatiques d’origine humaine.

L’attribution des phénomènes météorologiques extrêmes est la science qui permet de calculer la mesure dans laquelle les changements climatiques d’origine humaine influent sur ces phénomènes.

Derniers résultats

Dernière analyse d’attribution et résultats

Tout au long de l’année, nous diffusons une analyse détaillée des phénomènes de chaleur, de froid et de précipitations extrêmes les plus intenses au Canada. Les résultats illustrent la manière dont les changements climatiques d’origine humaine ont influé sur la probabilité de ces phénomènes.

Pour obtenir les données d’analyse les plus récentes, veuillez consulter le catalogue de données d’attribution des phénomènes météorologiques extrêmes.

Résultats d’attribution : phénomènes de chaleur extrême

Chaque analyse d'attribution de chaleur extrême comprend :

  • les dates visées par l’analyse;
  • la température maximale quotidienne la plus élevée moyenne sur la région pendant la vague de chaleur;
  • le nombre de degrés au-dessus de la température maximale quotidienne normale;
  • un énoncé sur la probabilité (le phénomène était xxx probable en raison de l’influence humaine sur le climat).
  • un énoncé sur la probabilité actuelle : le phénomène était xxx probable en raison de l’influence humaine sur le climat, dans le climat actuel par rapport au climat préindustriel
  • un énoncé sur la probabilité future : dans un climat futur avec un réchauffement planétaire de 2,0°C, le phénomène serait xxx probable par rapport au climat préindustriel

Froid extrême : Derniers résultats de l’analyse d’attribution des froids extrêmes

Pendant la saison froide, nous diffusons une analyse détaillée des températures extrêmes les plus froides au Canada. Les résultats illustrent la probabilité que les changements climatiques causés par les humains aient influé sur les températures extrêmes les plus froides.

Chaque analyse montre :

  • les dates des périodes visées par l’analyse;
  • la température quotidienne la plus froide moyenne dans la région pendant l’épisode de froid extrême;
  • le nombre de degrés en-dessous de la température minimale quotidienne normale;
  • un énoncé sur la probabilité actuelle : le phénomène était xxx probable en raison de l’influence humaine sur le climat, dans le climat actuel par rapport au climat préindustriel
  • un énoncé sur la probabilité future : dans un climat futur avec un réchauffement planétaire de 2,0°C, le phénomène serait xxx probablepar rapport au climat préindustriel

Précipitations extrêmes : dernière analyse d'attribution et résultats

Tout au long de l'année, nous partageons des analyses détaillées sur les épisodes de précipitations les plus intenses au Canada. Les résultats montrent comment les changements climatiques causés par l'homme ont influencé la probabilité de ces épisodes.
Chaque analyse indique :

  • la date de chaque épisode
  • la moyenne totale des précipitations cumulées dans la région pendant l'épisode
  • le pourcentage des précipitations mensuelles normales qui se sont accumulées pendant l'épisode
  • Un énoncé sur la probabilité actuelle: le phénomène était XXX probable en raison de l’influence humaine sur le climat, dans le climat actuel par rapport au climat préindustriel
  • un énoncé sur la probabilité future : dans un climat futur avec un réchauffement planétaire de 2,5 °C, l’événement serait xxx probable par rapport au climat préindustriel.
Comprendre les résultats

Comprendre les résultats de l’attribution

Nous communiquons les résultats de l’analyse d’attribution des phénomènes météorologiques extrêmes de trois façons :

  • énoncé sur la probabilité;
  • pourcentage de probabilité ou échelle du pourcentage du risque;
  • graphiques et éléments visuels.

Énoncé sur la probabilité

Nous décrivons la probabilité qu’un phénomène météorologique extrême ait été influencé par les changements climatiques causés par les activités humaines au moyen de sept énoncés prédéfinis. 

À un bout du spectre, le phénomène était :

  • considérablement moins probable en raison de l’influence humaine sur le climat;
  • beaucoup moins probable en raison de l’influence humaine sur le climat;
  • moins probable en raison de l’influence humaine sur le climat.

Au milieu du spectre :

  • il n’y a aucune preuve d’un changement de probabilité pour ce phénomène.

À l’autre bout du spectre, le phénomène était :

  • plus probable en raison de l’influence humaine sur le climat;
  • beaucoup plus probable en raison de l’influence humaine sur le climat;
  • considérablement plus probable en raison de l’influence humaine sur le climat.

Des événements qui sont plus, beaucoup plus ou considérablement plus probables se produisent plus souvent aujourd’hui qu’à l’ère préindustrielle (de 1850 à 1900). Les événements qui sont moins, beaucoup moins ou considérablement moins probables deviennent de plus en plus rares.

Figure 1 Énoncé sur la probabilité

Description longue

À un bout du spectre, le phénomène était :

  • considérablement moins probable en raison de l’influence humaine sur le climat;
  • beaucoup moins probable en raison de l’influence humaine sur le climat;
  • moins probable en raison de l’influence humaine sur le climat;

Au milieu du spectre :

  • il n’y a aucune preuve d’un changement de probabilité pour ce phénomène.

À l’autre bout du spectre, le phénomène était :

  • plus probable en raison de l’influence humaine sur le climat;
  • beaucoup plus probable en raison de l’influence humaine sur le climat;
  • considérablement plus probable en raison de l’influence humaine sur le climat.

Échelle de probabilité ou de risque

L’échelle de probabilité ou de risque décrit la mesure dans laquelle l’activité humaine influe sur la probabilité qu’un phénomène météorologique extrême se produise. 

À un bout du spectre, si le phénomène était :

  • considérablement moins probable – au moins dix fois moins probable d’avoir eu lieu;
  • beaucoup moins probable – au moins deux à dix fois moins probable d’avoir eu lieu;
  • moins probable – au moins une à deux fois moins probable d’avoir eu lieu en raison de l’influence humaine sur le climat.

Au milieu du spectre, s’il n’y avait :

  • aucune preuve – aucun changement n’a été attribué à l’influence humaine sur le climat.

À l’autre bout du spectre, si le phénomène était :

  • plus probable – au moins une à deux fois plus probable d’avoir eu lieu;
  • beaucoup plus probable – au moins deux à dix fois plus probable d’avoir eu lieu;

considérablement plus probable – au moins dix fois plus probable d’avoir eu lieu en raison de l’influence humaine sur le climat.

Figure 2 Échelle de probabilité ou de risque

Description longue

À un bout du spectre :

  • un phénomène considérablement moins probable était au moins dix fois moins probable de se produire;
  • un phénomène beaucoup moins probable était au moins deux à dix fois moins probable de se produire;
  • un phénomène moins probable était au moins une à deux fois moins probable de se produire en raison de l’influence humaine sur le climat.

Au milieu du spectre :

  • s’il n’y avait aucune preuve, aucun changement n’était attribuable à l’influence humaine sur le climat.

À l’autre bout du spectre :

  • un phénomène plus probable était au moins une à deux fois plus probable de se produire;
  • un phénomène beaucoup plus probable était au moins deux à dix fois plus probable de se produire;
  • un phénomène considérablement plus probable était au moins dix fois plus probable de se produire en raison de l’influence humaine sur le climat.

Graphiques et éléments visuels

Nous utilisons divers graphiques pour illustrer l’attribution des phénomènes météorologiques extrêmes, comme les graphiques de distribution des probabilités.

Les graphiques de distribution peuvent aider à illustrer la mesure dans laquelle un phénomène météorologique extrême a été rendu plus ou moins probable en raison de l’influence humaine sur le climat. L’image ci-dessous montre la façon dont les températures extrêmes évoluent avec les changements climatiques.

Figure 3 Graphique de distribution des probabilités*

Description longue

Les climatologues utilisent le système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes pour comparer les climats passés et présents. L’image montre de quelle manière les extrêmes de température changent sous l’influence des changements climatiques.

L’image comporte six parties :

Courbe de gauche (bleue) : La courbe de gauche montre la probabilité des températures dans un climat passé. Elle commence à gauche, s’élève jusqu’à un sommet, puis elle redescend et se termine en queue à droite.

Cette courbe est fondée sur les teneurs en gaz atmosphériques qui étaient présentes avant la révolution industrielle.

Courbe de droite (rouge) : La courbe de droite montre la probabilité des températures actuelles. Elle commence à droite de la courbe bleue et s’élève jusqu’à un sommet, avant de redescendre en queue à droite de la courbe bleue.

Cette courbe est fondée sur les teneurs actuelles en gaz à effet de serre et sur d’autres effets des activités humaines.

Échelle : Sous les courbes rouges et bleues, une échelle indique les températures, qui vont de froid extrême, à gauche, à chaleur extrême, à droite, avec les températures moyennes au centre. Le côté gauche de l’échelle est réservé aux températures plus froides et le côté droit, aux températures plus chaudes.

Ligne verticale : La ligne verticale noire indique un événement extrême observé. L’emplacement de la ligne noire sur l’échelle montre la force de l’événement. 

Région pointillée (courbe de gauche) : La région pointillée indique la probabilité d’une vague de chaleur au moins aussi forte que celle observée dans le climat antérieur.

Région hachurée (courbe de droite) : La région hachurée indique le risque d’une vague de chaleur au moins aussi forte que celle observée dans le climat actuel.

Comparaison des courbes

La comparaison de la courbe de gauche (bleue) et de la courbe de droite (rouge) montre que le climat actuel est plus chaud que le climat passé.

La région hachurée sous la courbe rouge est plus grande que la région pointillée sous la courbe bleue, ce qui indique que les vagues de chaleur sont plus susceptibles de se produire dans le climat d’aujourd’hui qu’elles l’étaient dans le passé.

La première courbe (bleue) montre la probabilité des températures dans le passé. La deuxième courbe (rouge) montre la probabilité des températures aujourd’hui. La région hachurée de points et de lignes à la fin des courbes indique le risque qu’un épisode de chaleur extrême se produise.

Si l’on compare les deux courbes, on constate que le climat d’aujourd’hui (la courbe rouge) est décalé vers la droite. Cela montre que le risque d’être exposé à une chaleur extrême est plus élevé. La surface hachurée totale de la courbe rouge est plus grande que celle de la courbe bleue. Cette différence signifie que les vagues de chaleur sont plus susceptibles de se produire dans le climat actuel qu’elles ne l’étaient dans le passé.

*À des fins d’illustration. Il ne s’agit pas d’un graphique de distribution des probabilités réelles.

Système rapide

Système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes

Le système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes analyse rapidement les phénomènes météorologiques extrêmes. Ce système montre la façon dont les changements climatiques d’origine humaine modifient la probabilité que ces phénomènes se produisent.

Système pilote pour l’attribution des phénomènes météorologiques extrêmes

Le système d’attribution rapide des événements météorologiques extrêmes est nouveau au Canada et est encore en développement. En 2024, il a servi à établir le lien entre les changements climatiques d’origine humaine et les récentes vagues de chaleur extrêmes. En 2025, des climatologues ont commencé à tester de nouvelles fonctionnalités pour analyser les épisodes de froid extrême et de fortes précipitations.

Son fonctionnement : deux climats distincts sont simulés

Le système utilise des modèles climatiques pour comparer :

  • le climat du 19e siècle, selon les teneurs en gaz atmosphériques qui existaient avant la révolution industrielle;
  • le climat d’aujourd’hui, selon les teneurs observées en gaz à effet de serre et d’autres résultats des activités humaines.

Dans les quelques jours qui suivent un épisode de froid ou de précipitations extrêmes, les scientifiques peuvent comparer le nombre d’épisodes extrêmes dans les deux climats simulés. Ils peuvent ensuite calculer le rapport entre les deux pour déterminer la mesure dans laquelle les activités humaines ont modifié la probabilité qu’une vague de chaleur ou un épisode froid de ce genre se produise.Note de bas de page 1

Température quotidienne normale

Nous déterminons la température  quotidienne normale à partir d’une moyenne des températures historiques (de 1991 à 2020) du mois autour de l’épisode.

Précipitations mensuelles normales

Nous déterminons les précipitations mensuelles normales à l’aide de données historiques. Il s’agit d’une moyenne des précipitations totales pour le mois de l’événement (de 1991 à 2020).

Importance du système d’analyse de l’attribution des événements extrêmes 

Lorsque nous pouvons comprendre les causes et calculer les probabilités des phénomènes extrêmes comme les vagues de chaleur, les feux de forêt, les froids extrêmes, les sécheresses et les inondations, nous pouvons : 

  • mieux planifier les urgences météorologiques, y réagir et reconstruire après coup;
  • aider à prendre des décisions éclairées pour protéger la santé, la sécurité et les biens;
  • encourager la réalisation d’autres études environnementales;
  • appuyer les efforts d’adaptation aux changements climatiques.

Régions du Canada pour l’analyse de l’attribution des phénomènes extrêmes

Pour les épisodes de chaleur et de froid extrêmes, les spécialistes du climat analysent les températures de 17 grandes régions couvrant l'ensemble du Canada. Concernant les épisodes de précipitations extrêmes, ces 17 régions sont subdivisées en 89 sections plus petites.

Figure 4 Régions pour l’analyse de l’attribution des phénomènes de temperatures extrêmes

carte de provinces et territoires numérotés
Description longue

Carte du Canada illustrant les 17 régions pour l'analyse d'attribution des événements de températures extrêmes. Chaque numéro ci-dessous correspond à la région d'attribution des événements extrêmes au Canada.

  1. Yukon
  2. Inuvik (Territoires du Nord-Ouest)
  3. Fort Smith (Territoires du Nord-Ouest)
  4. Kitikmeot (Nunavut)
  5. Kivalliq (Nunavut)
  6. Nord de la région Qikiqtaaluk (Nunavut)
  7. Sud de la région Qikiqtaaluk (Nunavut)
  8. Nord de la Colombie-Britannique
  9. Sud de la Colombie-Britannique
  10. Alberta
  11. Saskatchewan
  12. Manitoba
  13. Ouest de l’Ontario
  14. Est de l’Ontario
  15. Nord du Québec
  16. Sud du Québec
  17. Canada atlantique

Figure 5 Régions sous-divisées pour l’analyse des précipitations extrêmes

Description longue

Carte du Canada illustrant les 17 régions d'analyse d'attribution des événements de températures extrêmes, subdivisées en 89 sections plus petites pour l'analyse des événements de précipitations extrêmes. Chaque numéro ci-dessous correspond à la région d'attribution des événements extrêmes au Canada, avec ses nouvelles subdivisions.

  1. Yukon (4 subdivisions)
  2. Inuvik (Territoires du Nord-Ouest) (5 subdivisions)
  3. Fort Smith (Territoires du Nord-Ouest) (7 subdivisions)
  4. Kitikmeot (Nunavut) (5 subdivisions)
  5. Kivalliq (Nunavut) (5 subdivisions)
  6. Nord de la région Qikiqtaaluk (Nunavut) (4 subdivisions)
  7. Sud de la région Qikiqtaaluk (Nunavut) (6 subdivisions)
  8. Nord de la Colombie-Britannique (4 subdivisions)
  9. Sud de la Colombie-Britannique (4 subdivisions)
  10. Alberta (6 subdivisions)
  11. Saskatchewan (6 subdivisions)
  12. Manitoba (5 new subdivisions)
  13. Ouest de l'Ontario (5 subdivisions)
  14. Est de l'Ontario (4 subdivisions)
  15. Nord du Québec (7 subdivisions)
  16. Sud du Québec (7 subdivisions)
  17. Canada atlantique (5 subdivisions)
En savoir plus

En savoir plus sur les phénomènes météorologiques extrêmes

On parle de phénomène météorologique extrême lorsqu’on observe un événement extrême inhabituel ou hors saison par rapport aux données historiques. Parmi les phénomènes météorologiques extrêmes, notons les suivants :

  • les vagues de chaleur, qui peuvent provoquer des feux de forêt et des sécheresses;
  • les épisodes de froid extrême et les coups de froid;
  • les précipitations extrêmes, qui peuvent causer des inondations.

Changements climatiques d’origine humaine

Les activités humaines, principalement celles qui causent des émissions de gaz à effet de serre, entraînent un changement climatique à l’échelle de la planète, ce qui conduit à :

  • l’accroissement de la chaleur extrême;
  • la diminution du froid extrême;
  • le raccourcissement des saisons de couverture de neige et de glace;
  • l’amincissement des glaciers;
  • la fonte du pergélisol.Note de bas de page 2

Le dioxyde de carbone (CO2) et les autres émissions provenant des activités humaines influencent l’intensité, le nombre et la probabilité des phénomènes météorologiques extrêmes.

Certains phénomènes, comme les vagues de chaleur, se produisent plus fréquemment en raison du réchauffement de l’environnement. D’autres phénomènes, comme les froids extrêmes, se produisent moins fréquemment en raison du réchauffement de l’environnement et seront plus rares à l’avenir. 

Recherche sur l’attribution des phénomènes météorologiques extrêmes passés

Dans le cadre de notre mandat, nous menons des recherches approfondies sur la science du climat au Canada et à l’échelle internationale, et en communiquons les résultats.

Nos recherches aident les décideurs, les dirigeants et les professionnels à prendre des décisions éclairées fondées sur des données scientifiques.

La Stratégie nationale d’adaptation du Canada est la vision à long terme visant à réduire les effets néfastes et les risques de catastrophes liées au climat. Notre objectif est d’aider à préparer nos collectivités aux répercussions des changements climatiques et à leur fournir les moyens de protéger leur santé, leur bien-être et leurs moyens de subsistance.

Les changements climatiques au Canada

Le Canada se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale

En raison de sa grande superficie terrestre, de sa situation sur la planète et de la diminution de sa couverture de neige et de glace, le Canada se réchauffe environ deux fois plus vite que la moyenne mondiale, et sa région arctique se réchauffe encore plus rapidement.

Pour en savoir plus :

Renseignements connexes

Recherche sur le climat

Phénomènes météorologiques extrêmes

Adaptation aux changements climatiques

Ressources connexes

Communiqués

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2026-07-02

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