Yellowknife, 28 mai 2026 — Un rapport du Bureau du vérificateur général du Canada conclut que le ministère de la Santé et des Services sociaux et les 3 administrations des services de santé et des services sociaux des Territoires du Nord-Ouest ont laissé subsister d’importantes lacunes dans la protection et le soutien des enfants à risque et de leurs familles.
L’audit a fait ressortir de graves lacunes dans les services de protection de l’enfance du territoire. Le tiers des signalements de cas possibles de mauvais traitements ou de négligence n’avait pas été évalué dans le délai prescrit de 24 heures afin d’établir le suivi requis. Dans les cas où un signalement était évalué comme nécessitant une enquête, les administrations des services de santé et des services sociaux n’avaient pas terminé celle-ci dans les 30 jours prescrits dans 71 % des signalements audités, retardant ainsi la prise de mesures pour assurer la sécurité des enfants.
Les administrations des services de santé et des services sociaux n’avaient pas maintenu le contact mensuel requis avec les enfants bénéficiant de services de protection 91 % du temps. Il y avait aussi des lacunes préoccupantes en ce qui concerne l’évaluation préalable et la surveillance des foyers d’accueil. Par exemple, les vérifications du casier judiciaire de l’ensemble des adultes et tutrices ou tuteurs vivant dans le foyer d’accueil n’avaient pas été effectuées ou mises à jour dans 12 % des cas.
Presque tous les enfants bénéficiant de services de protection dans les Territoires du Nord-Ouest s’identifiaient comme étant des Autochtones, malgré qu’ils représentent 58 % des enfants du territoire. Bien que les 3 administrations et le Ministère se soient engagés à fournir des services sécuritaires sur le plan culturel, l’audit a fait ressortir que les normes en place pour appuyer cet engagement n’avaient pas toujours été respectées.
L’audit fait état des difficultés persistantes en matière de ressources humaines et financières. Les taux de postes d’intervenantes et d’intervenants en protection de l’enfance de première ligne qui étaient vacants se situaient entre 14 % et 34 % dans l’ensemble des 3 administrations des services de santé et des services sociaux. Le nombre de cas à traiter était élevé, et les intervenantes et intervenants devaient parfois prendre en charge plus de trois fois le nombre de cas prévu que l’objectif visé de 11 cas actifs par intervenante ou intervenant.
« Des problèmes relevés il y a plus de 10 ans, dans nos audits de 2014 et de 2018 sur les services à l’enfance et à la famille, persistent », a déclaré Jo Ann Schwartz, directrice principale de l’audit, qui a présenté le rapport au nom de la vérificatrice générale du Canada. « Le système reste sous forte pression à cause des pénuries de personnel et du nombre élevé de cas, qui limitent la mesure dans laquelle le ministère de la Santé et des Services sociaux et les administrations des services de santé et des services sociaux peuvent améliorer les résultats pour les enfants vulnérables et leurs familles. »
Le rapport de 2026 de la vérificatrice générale du Canada intitulé « Les services à l’enfance et à la famille dans les Territoires du Nord-Ouest » peut être consulté sur le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.
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