Cette pétition dénonce des défaillances graves dans la gestion durable de la population de phoques du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest. Dans cette pétition, on remet en question la conformité des pratiques de gestion actuelles avec les obligations légales du gouvernement du Canada en matière de conservation de la faune, fondée sur le principe de la prudence et sur des données scientifiques, ainsi qu’avec la Stratégie fédérale de développement durable. On demande également à la ministre des Pêches la raison selon laquelle elle a autorisé la chasse commerciale au phoque du Groenland avant de vérifier l’existence de marchés légitimes pour les produits dérivés du phoque, et ce, malgré le déclin de la population. Selon la pétition, les autorités de réglementation n’ont pas tenu compte des phoques « abattus et perdus » et n’ont pas appliqué le principe de la prudence malgré les déclins documentés de la population et la perte d’habitat attribuable au changement climatique. La pétition soutient en outre que le fait que le gouvernement se fie à des affirmations non vérifiées de l’industrie concernant la demande du marché, les pratiques d’abattage sans cruauté et la durabilité a nui à la transparence et à la responsabilisation. La pétition indique qu’une révision à la baisse de la capacité de charge de la population de phoques masque les risques pesant sur celle-ci et évite de classer le stock de phoques dans la « zone de prudence ».
Dans le cadre de la pétition, on interroge la ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, la ministre des Affaires étrangères et la ministre de l’Industrie sur les risques climatiques connexes, la demande du marché, le financement fédéral, la viabilité économique et la cohérence des politiques. La pétition indique que la gestion actuelle semble incohérente avec les engagements du Canada en matière de développement durable, d’adaptation aux changements climatiques, de transparence et de prise de décisions fondées sur des données probantes.
