Cette pétition fait part de préoccupations suscitées par la décision du gouvernement d’autoriser la réintroduction temporaire de la strychnine comme mesure d’urgence pour le contrôle du spermophile de Richardson en Alberta et en Saskatchewan. Selon la pétition, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (devenue la Direction de la réglementation des pesticides) de Santé Canada avait interdit l’utilisation de la strychnine à cette fin, invoquant des risques inacceptables pour la faune non ciblée, les animaux domestiques et la santé humaine. La pétition indique en outre que l’organisme avait par la suite interdit toute utilisation de la strychnine en raison de risques environnementaux inacceptables. La strychnine provoquerait notamment un empoisonnement secondaire chez les prédateurs et les charognards, présenterait des risques pour les espèces en péril et les animaux domestiques, compromettrait la stabilité des écosystèmes et irait à l’encontre des engagements du Canada en matière de biodiversité.
On demande dans la pétition aux ministres de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, de la Santé ainsi que de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature comment le rétablissement d’urgence de la strychnine peut être justifié compte tenu des risques inacceptables constatés auparavant, et comment de nouvelles mesures de gérance permettront de ramener les risques environnementaux à un niveau acceptable. On demande également si une évaluation d’impact sur les espèces en péril liée à l’utilisation de la strychnine dans les écosystèmes des Prairies a été réalisée, si la réintroduction de la strychnine est conforme aux obligations fédérales découlant de la Loi sur les espèces en péril, de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement et des engagements internationaux du Canada en matière de biodiversité, et quelles mesures seront prises pour passer à d’autres solutions plus sûres et durables de lutte contre les ravageurs.
