Collecte de données – Bulletin du PCML 001
Nguyen Khanh Trang Dang, Karine Léonard Brouillet et Nicholas Lobraico
Table des matières
- Introduction
- Origine et liste des établissements
- Collecte de données
- Données complémentaires
- Fiabilité du jeu de données
- Contactez-nous
- Note en fin de texte
Introduction
Dans cette toute première édition du Bulletin du PCML, nous vous présentons brièvement le processus de collecte de données. Plus précisément, nous répondrons aux questions suivantes :
- Comment avons-nous dressé la liste des établissements à analyser?
- Quelles données avons-nous recueillies?
- Comment avons-nous recueilli les données?
- Quelles autres données avons-nous utilisées?
Pour obtenir une version au format PDF, veuillez consulter Publications du gouvernement du Canada.
Pour consulter les données et la documentation associée, visitez la page Panorama des collections de musée en ligne.
Origine et liste des établissements
En 2022, le Réseau canadien d’information sur le patrimoine (RCIP) a commandé un projet visant à recueillir des données sur la présence en ligne des établissements du patrimoine du Canada. Le projet visait à analyser près de 2 000 établissements à travers le pays. La liste des établissements à analyser avait initialement été créée à partir de la Base de données ouvertes sur les installations culturelles et artistiques (BDOICA), gérée par Statistique Canada, et des listes internes qu’utilise le ministère du Patrimoine canadien, notamment la liste des contributeurs d’Artefacts Canada et celle des établissements associés à l’Enquête du gouvernement du Canada sur les établissements du patrimoine.
Par la suite, la liste a été précisée pour viser principalement les établissements du patrimoine qui gèrent activement des collections qui comprennent principalement des objets et des biens culturelsNote en fin de texte 1. Les centres d’exposition, les sites historiques, les bibliothèques et les archives n’ont donc pas été inclus dans la liste, sauf dans les cas concernant des collections spéciales ou dans les cas de fusion d’établissements (par exemple, un site historique qui assure la gestion d’une collection ou un musée qui garde des archives généalogiques). Les jardins botaniques et les zoos ont également été exclus, puisqu’ils gèrent des collections vivantes.
En outre, plusieurs établissements ont été supprimés, soit parce qu’ils étaient jugés non admissibles (par exemple, l’établissement était une bibliothèque ou un autre type d’établissement dépassant le champ d’intérêt défini), soit parce qu’ils constituaient des doublons (dans pareil cas, les enregistrements en double ont été consolidés en un seul) ou encore parce que l’établissement semblait avoir fermé ses portes. Dans un premier temps, nous avons donc obtenu un jeu de données incluant 1 915 établissements (ou enregistrements). Toutefois, un nouveau tri des données, effectué en préparation de la publication, nous a permis d’éliminer les données moins fiables et d’obtenir un jeu de données final composé de 1 870 établissements (ou enregistrements). Bien que la liste obtenue ne soit en aucun cas exhaustive, il s’agit d’un échantillon suffisamment large pour être considéré comme représentatif des établissements du patrimoine assurant la gestion de collections au Canada.
Collecte de données
La collecte des données s’est déroulée entre juillet 2022 et septembre 2023. Le RCIP a analysé la présence en ligne des établissements répertoriés en répondant aux questions suivantes :
- L’établissement est-il en activité de manière saisonnière?
- L’établissement déclare-t-il avoir parmi son personnel des employés spécialisés dans les technologies de l’information?
- L’établissement dispose-t-il d’un site Web spécialisé?
- Le site Web de l’établissement propose-t-il une collection en ligne sous quelque forme que ce soit? Dans l’affirmative, est-il possible d’y effectuer des recherches?
- Combien d’objets sont présentés en ligne?
- Quels types d’objets font partie de la collection?
- À quelles disciplines l’établissement se consacre-t-il (par exemple, histoire naturelle ou beaux-arts)?
- L’établissement offre-t-il autre chose en ligne (par exemple, des programmes éducatifs ou des expositions virtuelles)?
- L’établissement contribue-t-il à des portails de collections en ligne (Artefacts Canada, Nova Muse, Données Québec, Sask Collections, OurOntario, Musetoba, etc.)
- L’établissement est-il présent sur les réseaux sociaux (Facebook, X [Twitter], Instagram, YouTube)?
- S’il est disponible, quel est le budget opérationnel de l’établissement?
Les données liées à ces questions ont été recueillies principalement grâce à des recherches en ligne, ainsi qu’à l’examen des sites Web et des rapports annuels des établissements. Le site Web d’un établissement a été désigné comme la principale source d’information, mais d’autres sources d’information nous ont également servi pour finaliser chaque enregistrement, notamment les répertoires des associations provinciales et territoriales de musées, les listes de l’Agence du revenu du Canada, certains comptes sur les réseaux sociaux et certains articles de presse.
Données complémentaires
En plus des données recueillies en ligne, l’équipe du projet a été en mesure de trouver une poignée de jeux de données externes qui améliorent notre faculté à utiliser ces données pour déterminer la capacité numérique des établissements du patrimoine au Canada. Il s’agit de données provenant des sources suivantes :
- Statistique Canada
- Liste des établissements de la Base de données ouvertes sur les installations culturelles et artistiques (BDOICA) [2020]
- Ensembles de données du recensement sur la population, la langue et les subdivisions de recensement (2021)
- Carte nationale de l’Internet haute vitesse d’Innovation, Sciences et Développement économique (ISED) Canada (2024)
- Liste des organismes de bienfaisance enregistrés de l’Agence du revenu du Canada (2023)
- Wikipedia
Les données provenant du recensement de Statistique Canada ou de la carte nationale de l’Internet haute vitesse d’ISED nécessitaient que notre jeu de données soit cartographié selon le même modèle de repérage géographique. Pour ce faire, nous avons utilisé le logiciel libre QGIS, avec lequel nous avons également pu effectuer des analyses spatiales débouchant sur de nouvelles données, comme la distance entre les établissements et la densité des établissements dans une zone donnée.
Fiabilité du jeu de données
Deux considérations importantes influencent la fiabilité de ce jeu de données :
- La nature dynamique des sites Web combinée à une période de collecte de données prolongée
- La nature subjective de l’analyse
La nature dynamique des sites Web combinée à une période de collecte de données prolongée
L’une des limitations inévitables de ces données est qu’elles sont basées sur des recherches menées sur Internet, qui est un outil intrinsèquement dynamique. Le site Web d’un établissement peut être mis à jour ou modifié à tout moment, et il en va de même pour la création ou la fermeture de comptes sur les réseaux sociaux. Chaque établissement n’ayant été étudié qu’à un moment précis, il est probable qu’un grand nombre des sites Web analysés aient été améliorés depuis.
La nature dynamique des sites Web combinée à la période prolongée de collecte de données est une source de préoccupation. En effet, établir une présence en ligne et offrir un accès à des collections en ligne sont des objectifs de plus en plus courants pour les établissements du patrimoine. Par conséquent, les établissements analysés plus tôt dans notre processus de collecte de données pourraient être étiquetés de manière inadéquate comme ayant une présence en ligne moindre ou une collection en ligne moins étoffée que les établissements qui ont été analysés plusieurs mois plus tard. On peut atténuer ces préoccupations, dans une certaine mesure, en comparant les enregistrements effectués à différents moments de la période de référence. Le tableau ci-dessous présente une analyse de cette nature et suggère que l’allongement de la période consacrée à la collecte de données ne compromet pas l’intégrité du jeu de données.
| Paramètre |
2022 2e trimestre |
2022 3e trimestre |
2022 4e trimestre |
2023 1er trimestre |
2023 2e trimestre |
2023 3e trimestre |
Moyennes |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d’établissements analysés | 143 | 462 | 290 | 135 | 489 | 351 | Pas de données |
| Nombre moyen d’enregistrements en ligne | 12 490 | 19 910 | 25 906 | 6 626 | 5 624 | 3 567 | 13 769 |
| Pourcentage des établissements disposant d’un site Web | 80 % | 75 % | 70 % | 70 % | 75 % | 75 % | 74 % |
| Pourcentage des établissements sans collection en ligne | 55 % | 68 % | 83 % | 87 % | 83 % | 82 % | 77 % |
| Pourcentage des établissements ayant un échantillon interrogeable | 3 % | 6 % | 4 % | 4 % | 4 % | 5 % | 5 % |
| Pourcentage des établissements ayant un échantillon non consultable | 26 % | 13 % | 7 % | 6 % | 8 % | 6 % | 10 % |
| Pourcentage des établissements ayant une collection interrogeable | 13 % | 11 % | 5 % | 3 % | 4 % | 4 % | 7 % |
| Pourcentage des établissements ayant une collection non interrogeable | 4 % | 2 % | 1 % | 0 % | 1 % | 2 % | 1 % |
| Pourcentage des établissements offrant une exposition en ligne | 9 % | 12 % | 13 % | 14 % | 15 % | 13 % | 13 % |
| Pourcentage des établissements offrant des programmes éducatifs | 14 % | 16 % | 9 % | 4 % | 6 % | 6 % | 9 % |
| Pourcentage des établissements offrant des programmes spécialisés | 1 % | 3 % | 2 % | 1 % | 2 % | 1 % | 2 % |
La nature subjective de l’analyse
La nature subjective de l’analyse concerne principalement les renseignements enregistrés sur les types d’objets qui se trouvent dans les collections exposées en ligne et les disciplines associées à chaque établissement du patrimoine. Les champs faisant référence aux « types d’objets » et aux « disciplines » sont constitués de termes issus de vocabulaires contrôlés. Dans certains cas, un établissement se décrira comme appartenant à une certaine discipline ou comme ayant un certain type d’objets dans sa collection, mais cela est rare : dans la plupart des cas, ces étiquettes sont appliquées selon le jugement propre de la personne qui examine les données disponibles. Cela signifie aussi que dans les cas où seul un petit échantillon de la collection est affiché en ligne, notre enregistrement pourrait ne constituer qu’un aperçu partiel des véritables avoirs de l’établissement. Cela témoigne d’une limite inhérente à nos données, en ce sens qu’elles ne concernent que la présence en ligne des établissements. Un établissement peut avoir une collection beaucoup plus riche, se consacrer à une plus grande variété de disciplines ou offrir beaucoup plus de programmes que ce qui est visible en ligne.
Contactez-nous
Malgré les limitations mentionnées ci-dessus, nous espérons que ce jeu de données sera utile à ceux et à celles qui souhaitent évaluer la capacité numérique des établissements du patrimoine du Canada et qu’il permette l’étude de cette capacité au fil du temps. Nous nous engageons à perfectionner nos méthodes afin de mieux répondre aux besoins d’information de la communauté muséale du Canada.
Dans cette optique, nous vous encourageons à nous contacter pour nous faire part de vos commentaires, de vos réactions, de vos préoccupations ou de vos questions en écrivant à panoramamuseesrcip-chinmuseumslandscape@pch.gc.ca.
© Gouvernement du Canada, Réseau canadien d’information sur le patrimoine, 2026
Publié par :
Réseau canadien d’information sur le patrimoine
Ministère du Patrimoine canadien
1030, chemin Innes
Ottawa (Ontario) K1B 4S7
Canada
Nº de catalogue : CH12-3F-PDF
ISSN 3110-939X
