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Stratégie intégrée en matière de ressources humaines et de paye
Séance de mise à jour sur les progrès, mars 2026

Depuis le lancement du système de paye actuel en 2016, les efforts consacrés à la stabilisation de ses activités ont continué. Malgré les efforts considérables du Bureau de la dirigeante principale des ressources humaines (BDPRH) du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) et Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), les conséquences sont encore ressenties par les fonctionnaires dix ans plus tard.

L’objectif de la session était d’informer les fonctionnaires des efforts déployés pour stabiliser les opérations et donner une mise à jour sur le projet de transformation vers un système de ressources humaines et de paye intégré.

Nous nous sommes engagés à opérer de façon transparente sur ce dossier en offrant des mises à jour régulières, une page web améliorée et une meilleure mobilisation des utilisateurs. Cette sixième session trimestrielle sera suivie par d’autres sessions qui seront organisées au courant de la prochaine année.

Cette vidéo est l'enregistrement de l'événement qui a eu lieu le 5 mars 2026. Une session en français et une session en anglais ont eu lieu séparément. La plupart des sujets ont été abordés de manière égale au cours des deux sessions, à l'exception de la période de questions-réponses à la fin, qui a recueilli les questions des différents membres de l'audience. Sous la vidéo, vous trouverez la liste de toutes les questions et réponses abordées pendant la session en anglais.

Transcription : Séance de mise à jour sur les progrès, mars 2026

Début de la vidéo

(Texte à l'écran : Services publics et Approvisionnement Canada)

[La vidéo s’ouvre avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

La présente séance se déroulera en français et s’adresse à tous les fonctionnaires. Je serai le modérateur de la séance d’aujourd’hui.

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

(Texte à l’écran : Mathew Nepssy, Directeur, Protection des renseignements personnels et surveillance, Direction générale de la stratégie et de l’intégration de la gestion du capital humain, Services publics et Approvisionnement Canada)

Je m’appelle Mathew Nepssy et je suis directeur de la Direction générale de la stratégie et de l’intégration du portefeuille de gestion du capital humain à Services publics et Approvisionnement Canada.

Je vous parle depuis Gatineau, qui est situé sur les territoires traditionnels non-cédés de la Nation algonquine Anishinabe. En tant que fonctionnaire, nous devons reconnaitre que les politiques que nous élaborons, les services que nous fournissons et les décisions que nous prenons ont de véritables conséquences pour les populations autochtones.

Cette reconnaissance territoriale nous invite à réfléchir à la manière dont notre travail appuie les droits des autochtones, la réconciliation et l’obtention pour de meilleurs résultats pour les collectivités autochtones. Je vous incite tous à vous renseigner au sujet du territoire autochtone sur lequel vous vous trouvez et à réfléchir à la manière dont nous pouvons, tous ensemble, renforcer la réconciliation et contribuer à des relations respectueuses dans l’ensemble du Canada. Ce rappel doit nous inciter à envisager nos rôles avec bienveillance, humilité et responsabilité, afin de contribuer à la réalisation des systèmes qui défendent les droits des populations autochtones et contribuent à des changements significatifs et durables.

Quatre mois se sont écoulés depuis notre dernière mise à jour, en octobre. Aujourd’hui, nous avons l’occasion de faire le point sur les RH et la paye et c’est votre occasion de poser des questions en direct. Cet événement et d’autant plus important qu’il offre la possibilité d’une participation directe. N’hésitez donc pas à poser vos questions au sous-ministre délégué, Alex Benay et à la dirigeante principale de la technologie et sous-ministre adjointe principale, Kim Steele, pendant les périodes de questions. Veuillez noter que cette session visera les questions liées à la stabilisation et à la transformation des ressources humaines et de la paye. Nous reconnaissons qu’il s’agit d’une période marquée par l’incertitude et les défis. Nous comprenons que beaucoup d’entre vous se posent des questions. Toutefois, nous n’aborderons pas dans la séance les sujets comme le réaménagement des effectifs ou la présence sur place, car nous ne disposons pas des renseignements à ce sujet.

[La vidéo affiche un graphique couvrant 60 % de l’écran, accompagné à droite d’un petit encadré où Mathew Nepssy qui continue de parler.]

(Texte à l’écran : Récapitulatif : Ce que nous avons dit la dernière fois.

En octobre 2025, nous avons informé les employés, les syndicats et les médias au sujet des RH et de la paye.

Progrès réalisés depuis juin 2025

  • L’inventaire et l’arriéré du Centre des services de paye sont à leur niveau le plus bas depuis 2021, les cas ne respectant pas la norme de service ou datant de plus d’un an ont été considérablement réduits.
  • La transformation de Dayforce s’est poursuivie, avec la réalisation technique à environ 50 % et l’obtention de premiers résultats prometteurs en matière de préparation des données pour les ministères d’Avant-garde.

Efforts de mobilisation accrus

  • Les efforts de mobilisation se sont multipliés, notamment sous la forme de séances pilotes, de tournées de présentation, de bulletins d’information, d’ateliers et de sondages.
  • Un nouveau numéro de bulletin d’information sur les RH et la paye « À titre ouvert » a été envoyé à la suite de l’évènement qui a eu lieu en octobre.
  • Le sondage éclair a été lancé peu de temps après l’évènement. Les résultats sont en cours d’analyse.

Préparation des ministères à la gestion du changement

  • La réussite de la transformation dépend de la responsabilité partagée entre les ministères, les gestionnaires et les employés.
  • Des critères de préparation clairs, une formation, une capacité de mise à l’essai et une solide gestion du changement sont essentiels avant l’intégration.

Suivi des engagements

  • La réduction de l’arriéré et la préparation des ministères d’Avant-garde progressent bien.
  • L’adoption de l’IA et de l’automatisation a commencé lentement, mais elle s’accélère, avec de nombreux types de cas désormais en ligne et d’autres à venir.
  • La normalisation des processus de RH et de paye dans les différents services progresse, bien que de manière inégale.)

Avant de commencer notre mise à jour, récapitulons ce dont nous avons parlé au mois d’octobre. Nous avons souligné les progrès réalisés depuis juin de 2025, notamment en ce qui concerne la réduction des arriérés et la réalisation de Dayforce, d’un point de vue technique. Nous avons lancé une nouvelle itération de sondage éclair auprès des employés. Nous vous avons entendu et les renseignements que vous nous avez communiqués font actuellement l’objet d’un examen par nos équipes. Nous avons insisté sur l’importance de l’état de préparation des ministères et sur la manière dont nous ferons le suivi d’un partage des responsabilités entre les ministères, les gestionnaires et les employés. Enfin, nous avons examiné les résultats de suivi des engagements et constaté que la préparation en vue d’un projet Avant-garde progressait bien, que l’adoption de l’IA et de l’automatisation s’accélérait progressivement et que la normalisation des processus des RH et de la paye, dans les différents ministères, progressait, bien que de manière inégale.

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Maintenant, sans plus tarder, permettez-moi de vous présenter nos orateurs.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

Je souhaite la bienvenue à Alex Benay, sous-ministre délégué de la Direction générale de la gestion du capital humain de Services publics et Approvisionnement Canada. Kim Steele, dirigeante principale de la technologie et sous-ministre principale de la Direction de la gestion du capital humain. Plus tard, Brianne Lamarche, directrice principale de Service et expérience des utilisateurs partagera une vidéo sur Dayforce pour vous donner un premier aperçu du système de ressources humaines et de la paye.

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Si vous avez déjà assisté à une de ces mises à jour, vous vous demandez peut-être où se trouve la sous-greffière du Conseil privé et le dirigeant principal adjoint des ressources humaines du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada.

Le SMD Benay et la DPT et SMA Steele sont les seuls à nous rejoindre aujourd’hui au nom de SPAC et de nos partenaires pour nous donner les dernières nouvelles sur la stabilisation et la transformation des ressources humaines et de la paye. Nous tenons à nous concentrer sur le progrès réalisé au cours des derniers mois.

S’il y a des questions auxquelles il serait préférable que nos collègues du BCP ou du STC répondent. Nous collaborerons avec eux pour y répondre sur notre page Web « réponses à vos questions ». Nous vous rappellerons que ces questions doivent être en rapport avec le sujet traité aujourd’hui.

Je laisse maintenant la parole au SMD Benay.

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Comme si je ne l’ai jamais fait auparavant. Merci Mathew et merci à tous d’être ici aujourd’hui. Comme Mathew l’a mentionné, la sous-greffière et le dirigeant principal adjoint des ressources humaines ne sont pas ici aujourd’hui, mais ils vont se joindre à nous à des événements futurs.

(Texte à l’écran : Alex Benay, Sous-ministre délégué, Portefeuille de gestion du capital humain, Services publics et Approvisionnement Canada)

Aujourd’hui, nous nous concentrons sur le progrès accompli. Puis, c’est pourquoi il me fait plaisir d’être ici, en compagnie de la dirigeante principale de la technologie et sous-ministre adjointe principale, Kim Steele.

[Plan d’Alex Benay et Kim Steele, assis à une table.]

Elle va m’accompagner pour répondre à vos questions sur Dayforce, le système de RH et de paye de nouvelle génération que ses équipes sont responsables pour mettre au point.

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Donc, parlant de Dayforce, nous avons le plaisir d’annoncer que la plateforme est en bonne voie d’être entièrement réalisée et nous avons une démonstration passionnante, je dirais, de la part de Brianne, pour pouvoir vous démontrer ce à quoi elle ressemblera et la façon dont elle fonctionnera pour vous, les utilisateurs.

Je tiens à rappeler à tous que la séance d’aujourd’hui est axée sur la stabilisation et la transformation des ressources humaines et de la paye. Comme Matthew l’a mentionné, nous n’aborderons donc pas les questions de retour au bureau et de l’examen exhaustif des dépenses.

Donc, sans plus tarder, examinons maintenant notre outil de suivi des engagements.

[La vidéo affiche un graphique couvrant 60 % de l’écran, accompagné à droite d’un petit encadré où Alex Bennay qui continue de parler.]

(Texte à l’écran : Engagements : Suivre nos progrès.

Progrès réalisés par rapport aux engagements de la phase 1 (avril 2025 à juin 2026)*

Opérations actuelles

  • Traiter les cas de l’arriéré : 102 600 cas – 87 % (hausse de 44 %)
  • Éliminer les cas prioritaires et les cas de l’arriéré de SPAC : 19 900 cas – 77 % (hausse de 22 %)
  • Capacité d’automatisation développée pour fermer complètement et partiellement des cas : 134 000 – 83 %
  • Consolider les systèmes de RH à l’échelle du GC sous la responsabilité de SPAC : 13 nouveaux ministères – 23 % (hausse de 10 %)

Transformation

  • Développement et validation du système Dayforce (année 2) : Configuration du système de RH et de paye terminée – 82 % (hausse de 32 %)
  • Normalisation des RH et de la paye : 50 % des ministères ont passé en revue les processus normalisés pour Dayforce – 52 % (hausse de 45 %)
  • Centre de données : Approvisionnement terminé et configuration entamée – 69 % (hausse de 36 %)
  • Préparation des données pour l’intégration à Dayforce : 3 ministères – 80 % (hausse de 50 %))

Par rapport aux engagements des opérations actuelles, dans le cadre des opérations en cours, on a réalisé de solides progrès en ce qui concerne l’arriéré — 87% des 102 000 cas ciblés ont été traités. Donc, on est en très bonne forme pour atteindre nos objectifs sur cet élément-là. Il est à noter que le nombre de transactions en suspens, datant de plus d’un an, est maintenant inférieur à 100 000, pour la première fois de l’histoire de Phénix et continue de diminuer à chaque période de paye. On a encore beaucoup de travail à faire, mais c’est quand même un momentum positif. Nous avons également traité plus de 77% des 19 000 cas prioritaires du projet Avant-garde, ciblé par SPAC. À noter que le projet Avant-garde, c’est trois ministères qu’on veut utiliser comme pilotes. C’est l’Agence de sécurité nucléaire, Services partagés Canada et puis SPAC.

Donc, nous sommes sur la bonne voie pour intégrer les ministères du projet Avant-garde, sans la complexité supplémentaire de la gestion d’un arriéré sur l’ancien système. Nos efforts en matière d’intelligence artificielle et d’automatisation continuent de renforcer. La capacité d’automatisation, afin de réduire le travail manuel et de réorienté les employés vers les cas complexes. Depuis le mois d’avril 2025, nous avons construit 80,3 % de la capacité d’automatisation prévue pour juin 2026. Nous avons également poursuivi le travail de consolidation des systèmes de ressources humaines dans l’ensemble du gouvernement du Canada. Jusqu'à présent, nous avons terminé trois ministères et nous prévoyons en achever dix autres d’ici la fin de juin. C’est un délai. Pour être très transparents, on s’attendait à en avoir plus à ce point-ci. Donc, on a révisé notre engagement, passant de 21 à 13 ministères, d’ici la fin de l’exercice, étant donné que les huit autres ministères supplémentaires prévus seront consolidés d’ici le mois de décembre 2026.

Donc, par rapport aux engagements de transformation, la réalisation et la validation de Dayforce sont terminés à 82%, comme j'ai mentionné auparavant. Il s'agit là d'un excellent progrès et nous avons hâte de commencer les essais en entreprise au cours de l’été. Vous verrez ces progrès plus en détail dans la démonstration de Dayforce par Brianne très prochainement. Donc en outre, nous sommes rendus à plus de la moitié de notre objectif de 50% d'examen par la moitié des ministères, des processus normalisés. Dayforce, grâce à la collaboration que nous avons avec vous au sein des ministères, nous avons pu identifier environ plus de 200 processus à normaliser. Ce montant va continuer à fluctuer au fur et à mesure que nous travaillerons avec d'autres organisations. La préparation des données pour l'intégration à Dayforce a progressé pour atteindre 80%, ce qui représente une augmentation de 50% depuis la dernière période, où nous avons, ensemble, examiné cet outil de suivi l'automne dernier. Donc, depuis septembre dernier, un engagement avant la transformation emprunte une nouvelle voie. Pour être très clair, on parle ici — quand on vous a communiqué avec vous la dernière fois —, les travaux sur le Centre de données avait progressé, mais nous cherchons — on a changé de cap et la direction a changé. On est rendus au point où l’on ne recherche plus de faire un approvisionnement unique. On va utiliser les outils qui sont disponibles à notre disposition actuellement, sans être obligés de passer par l’approvisionnement, ce qui devrait nous permettre d'accélérer les travaux, mais pour l’instant, vous voyez un retard mineur. Donc, on va vous tenir au courant des progrès de ce prochain cycle de production de rapports, par rapport au Centre de données. Donc, ces différents degrés expliquent pourquoi on fait les suivis de nos progrès pour comprendre si les aspects ou les choses évoluent comme prévu et ceux où nous devons augmenter nos efforts, comme la consolidation des ressources, des systèmes de ressources humaines ou du Centre de données. Donc, dans ce contexte, j'aimerais vous présenter un nouvel élément de notre travail qui n'est pas illustré sur le rapport que vous voyez à l’écran.

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

La transformation vers une solution intégrée de RH et de paye signifie également qu'il faut examiner à quoi pourrait ressembler un modèle intégré de prestations de services de paye à l’avenir. Il est important de noter qu'on met en œuvre une plateforme intégrée de ressources humaines et de paye. On doit être en mesure de considérer un rapprochement des services de ressources humaines et de la paye, non seulement du point de vue technologique, mais du point de vue service aussi.

Donc présentement, nous recueillons des renseignements en pilotant deux initiatives, soit l'accès direct, ainsi que le réaménagement. Au fil des ans, vous nous avez fait peur de votre souhait d'accéder directement à des conseillers en rémunération qui pourrait vous aider à formuler des demandes d'intervention de paye et vous fournir de plus amples renseignements sur des situations précises liées à votre paye. Donc, c'est la raison pour laquelle nous pilotons présentement ce qu'on appelle un accès direct. Le projet pilote explore de nouvelles façons pour les employés de certains ministères de communiquer directement avec des conseillers en rémunération spécialisés, afin de combler le fossé entre le Centre de service de la paye, ainsi que le Centre de contact avec la clientèle.

Ce projet est actuellement piloté dans dix ministères et poursuivra son développement cette année. Les premières réactions, je dois admettre sont positives, mais nous allons continuer de recueillir encore les données et nous serons en mesure de vous faire part de résultats plus concrets au fur et à mesure que d'autres ministères participeront au projet pilote ce printemps.

Un autre projet pilote, celui du réaménagement, mais a laisser un modèle de réaménagement où la rémunération et les ressources humaines travaillent ensemble au sein des ministères pour fournir un service complet axé sur le client. Pour être clair, lorsqu'on parle de réaménagement, on parle d'une réintroduction des agents de la paye au sein d’un ministère. Ce projet pilote a démarré à la mi-janvier à SPAC et à Services partagés Canada. Des discussions sont également en cours pour l'étendre à d'autres ministères clients.

On va s'efforcer d'évaluer l'incidence de ces projets pilotes tout en veillant ce que les responsabilités, en matière de traitement de la paye actuel, soit maintenues de manière harmonieuse. Les ministères utilisent des outils communs qui nous permettent de faire une analyse comparative des pilotes au moyen d'indicateurs de rendement clés, tels que par exemple, nos inventaires, la productivité, la qualité et les interactions avec les clients. L'avenir de la prestation de service de RH et de paye déprendra du modèle opérationnel cible qui serait établi au courant de cette année.

Dans l’intervalle, nous augmenterons et enregistrerons l'incidence de ces projets pilotes, afin de disposer du plus grand nombre possible de renseignements, pour prendre à l'avenir des décisions fondées sur des données et non sur des présentations. La réalisation des projets pilotes d'accès direct et de réaménagement constituent un aspect important de la suite, pour nous, ici à SPAC. Comme toujours, nous nous engageons à faire preuve de transparence à chaque étape du processus et nous vous ferons part des résultats autant qu’ils nous montrent des réussites que des éléments à ajuster.

Nous sommes également déterminés à réduire encore davantage l’arriéré et à passer sous la barre des 70 000 dossiers à l'approche de l’été. Ceci dit, je veux également mentionner que notre système de paye, présentement, est rendu à un taux de 98,8% d’efficacité. Donc, on a beaucoup d'espoir pour le futur de continuer d'augmenter l'efficacité de notre système de paye actuel.

Alors, que nous achetons la réalisation de Dayforce d’un point de vue technique, je suis convaincu que nous serons prêts à commencer des essais de la plateforme en juin. Ces essais vont être faits de façon publique. Les résultats, ainsi que les indicateurs de performance vont être communiqués au public, au grand public, pour que tous puissent voir les résultats. Donc, les résultats de cet essai nous en diront longuement sur la manière d'intégrer les ministères du projet Avant-garde. Au fur et à mesure que nous mettons en œuvre la solution intégrée de ressources humaines et de paye, nous continuerons à nous pencher sur l'avenir d'un modèle intégré de prestations de services de paye qui sera éclairé par les projets pilotes que j'ai mentionnés auparavant. Nous vous fournirons de plus amples renseignements dans notre mise à jour de juin sur tous ces développements. La transformation ne se limite pas à ce que nous faisons, La réussite dépend du partage des responsabilités. Donc, j'espère que vous allez continuer à vous investir dans la solution, dans votre solution de ressources humaines et de paye. Ceci dit, je cède la parole à Brianne pour qu'elle vous fasse la démonstration de Dayforce. Je suis heureux de la voir faire part de ce à quoi ressemblera le système de ressources humaines et de paye du point de vue de l’utilisateur. Je suis fortement — je suis extrêmement au courant que les équipes de Kim sont très fiers du progrès qui ont fait et puis qu'est-ce que vous allez voir, c'est le vrai outil que vous devriez avoir dans vos mains d'ici peu.  Donc, je vous cède la parole, Brianne.

[Plan de Brianne Lamarche en plein écran.]

(Texte à l’écran : Brianne Lamarche, Directrice principale, Service et expérience des utilisateurs, Conception, réalisation et essais de l’entreprise, Direction générale des solutions en gestion du capital humain, Services Publics et Approvisionnement Canada)

Donc vraiment, c'est un plaisir pour moi d'être ici aujourd’hui, puis de vous donner un aperçu de ce que Dayforce est en train de devenir. Je vais vous montrer comment fonctionne la plateforme et comment les employés l’utiliseront. Ce sera aussi l'occasion pour que je puisse mettre en lumière tout le travail que l'équipe a réalisé durant la phase de développement.

Certains d'entre vous se souviennent peut-être qu'en janvier 2025, nous avons présenté un aperçu très précoce de Dayforce. C'était en quelque sorte peut-être même une ébauche de la plateforme, puis de ce qu'elle permettrait de faire. Donc, à ce moment-là, nous étions encore dans l'étape de l'analyse de la faisabilité. Puis, nous avions besoin de vos commentaires francs. Donc, est-ce que la plateforme semble intuitive? Est-ce qu'elle semble facile à utiliser? Est-ce que vous vous imaginez naviguer au quotidien? Puis, vos commentaires ont fait partie des nombreux critères clés que nous avons examinés pour déterminer si Dayforce pouvait vraiment répondre aux besoins du gouvernement du Canada. Puis, plus de 3 000 employés à l’échelle du GC nous ont fourni leurs commentaires. Puis, cette rétroaction nous a donné la confiance dont nous avions besoin pour aller de l'avant avec le projet. Donc, dès le début, des gens nous ont dit oui, c'est facile à utiliser, mais vous nous avez aussi dit : « on veut en voir plus ». Vous ne voulez pas seulement être renseigné sur les concepts et les idées proposées, mais vous voulez voir de façon tangible à quoi ressemble la navigation dans la plateforme pour vos tâches quotidiennes. Donc aujourd’hui, c'est exactement ce que nous allons faire.

Puis, je vous rappelle — puis, je veux vraiment qu'on soit clair là-dessus —, il ne s’agit pas d'une séance de formation, puis le système est toujours en cours de développement. Donc, nous allons tout de même vous montrer comment une personne peut naviguer dans Dayforce actuellement, mais ce n'est pas le produit final. On verra comment ça se passe pour un nouvel employé, un employé actuel, puis pour un gestionnaire.

Puis, l'idée principale ici, derrière la plateforme, c'est vraiment que ça change. Il y a des choses qui changent aussi. Dayforce réunit les RH et la paye en une seule plateforme simple, moderne et conviviale. Fini le temps où ce qu'il fallait accéder à PeopleSoft ou à MesRHGC, puis ensuite à Phénix et à MaPayeGC simplement pour trouver un renseignement ou faire une tâche de RH ou de paye. Donc, avec Dayforce, tout est au même endroit. Une seule ouverture de session et une expérience. La plateforme s'adapte à vous, que ce soit parce que vous vous intégrez dans une nouvelle organisation ou parce que vous signalez des événements de la vie, ou encore parce que vous dirigez une équipe. Dayforce met en évidence l'information qui compte exactement au moment où vous en avez besoin et la plateforme semble pour vous, mais vraiment, ça offre tout de même l’uniformité, puis la fiabilité dont nous avons besoin au niveau pangouvernemental.

Aussi, Dayforce permet une clarté et une responsabilisation accrue. Donc, la solution vous aide à voir ce qui est fait, ce qui s'en vient et qui est responsable, puis tout ça dans une seule vue. Comme je l'ai mentionné, ce que vous voyez aujourd’hui, ça ne correspond pas au produit final. Le travail n'est pas terminé, mais nous collaborons directement avec vous, alors que nous travaillons en vue de la phase d’essai, qui débutera en juin. Les fonctionnalités de base sont déjà définies, oui, mais vos commentaires sont essentiels pour façonner l'expérience des gens dans la plateforme, de la navigation à la disposition, en passant par des pages de renvoi qui guident les utilisateurs dans leurs tâches. C'est sur ces éléments que vos opinions auront le plus d’incidence. Donc, après la démonstration, je vais vous parler un peu de la façon dont vous pouvez participer, puis nous aider à peaufiner ces éléments à mesure que nous avançons. Sans plus tarder, passons aux démonstrations.

[Plan d’une vidéo en pleine écran.]

(Texte à l'écran : Services publics et Approvisionnement Canada)

[Animation d’un graphique qui contient plusieurs lignes bleues qui tournent pour former un losange à la forme arrondie au centre de l’écran.]

Donc, Dayforce simplifie les tâches du quotidien, que ce soit votre première journée au travail, pour consulter votre paye ou pour demander un congé.

[Le graphique disparaît pour faire place à la page d’accueil Dayforce de Maria, une employée fictive du Gouvernement du Canada. Un encadré qui contient une image d’une classe et un mot de bienvenue figure au centre de la page. La souris défile au bas de la page où on peut apercevoir des icônes d’application et quelques liens rapides.]

Donc, voici Maria. C'est sa première journée en tant que fonctionnaire et voici sa page d'accueil où tout est clair et adapté à son rôle. Elle voit tout de suite par où commencer et peu importe où elle clique : sur le message de la bienvenue, sur celle de ses tâches ou encore sur les liens rapides. Elle est dirigée au bon endroit. C'est simple, intuitif et difficile de se tromper.

[La souris clique sur le mot de bienvenue. Une page intitulée « Mon intégration » s’affiche puis la souris clique sur la flèche à côté du mot « Formulaires ». Une page affichant diverses tâches apparaît et la souris clique sur l’hyperlien « Complétez vos données personnelles ». Une fenêtre apparaît et la souris défile vers le bas pour montrer tous les volets à remplir, puis clique sur le bouton « Fermer » au bas de la fenêtre. La souris clique ensuite sur la flèche de retour en arrière qui nous dirige de nouveau à la page « Formulaires » où la souris survol les hyperliens « Compléter vos informations fiscales » et « Fournir vos informations bancaires ».]

Sa première tâche, c'est de confirmer ses renseignements personnels : son nom, son prénom d’usage, sa date de naissance, son numéro d'assurance sociale. Elle le fait tout de suite. Comme ça, elle sait que tout est exact dès le départ. Puis, ses infos la suivront partout, peu importe son poste ou son ministère. La prochaine étape, ses formulaires d'impôts et ses infos bancaires. Le système lui donne automatiquement les bons formulaires, selon où elle travaille et vit. Donc, il n’y a pas de casse-tête.

[La souris clique sur la flèche de retour en arrière et la page d’intégration s’affiche. Elle clique ensuite sur le premier hyperlien qui mène à la première tâche et enfin sur le bouton « Marquer comme terminée ». La page des tâches s’affiche à nouveau alors que le statut de cette même tâche indique que cette dernière est terminée. La souris clique sur la flèche de retour en arrière. La page Mon intégration s’affiche et une ligne bleue avance pour illustrer le progrès réalisé.]

Lorsqu'elle indique qu'une tâche est terminée — donc, ici on va juste aller dans les tâches, indiquer que c'est terminé —, et voilà! La date est enregistrée. Le gestionnaire peut aussi voir cette info. C'est simple, mais ça laisse une trace claire de ce qui a été fait et quand. À mesure que Maria poursuit son intégration, la barre de progression se remplit.

[La souris défile plus bas, puis encercle 3 sections intitulées : « Commencez votre parcours d’apprentissage », « Inscrivez-vous à vos avantages sociaux » et « Votre équipe ». La souris clique sur un bouton « Mon équipe ». Une page avec les photos et coordonnées de deux membres de son équipe s’affiche et puis le tout s’estompe jusqu’à ce l’écran devienne entièrement blanc.]

De là, elle peut commencer ses formations, s'inscrire aux avantages sociaux ou même rencontrer son équipe. Bref, elle est guidée étape par étape dans le système. Voyons maintenant le cas d’Adaline.

[La page d’accueil Dayforce d’Adaline, une employée fictive du Gouvernement du Canada, apparaît. On peut apercevoir une section consacrée aux revenus et une autre aux soldes. La souris défile plus bas où on peut apercevoir des icônes d’application et quelques liens rapides en marge de la page.]

Elle travaille au gouvernement du Canada depuis quelques temps. Sa page d'accueil ressemble à celle de Maria, mais elle est adaptée à son quotidien. Elle lui permet d'accéder rapidement à ses soldes, à ses gains et aux outils qu'elle utilise le plus.

[La souris se dirige vers la barre de recherche située au centre tout au haut de la page. Le mot « adresse » apparaît dans la barre recherche alors que plusieurs options de formulaires, pages et fichiers apparaissent directement en dessous de la barre de recherche.]

Naviguer, c'est facile. Elle peut cliquer sur des vignettes ou simplement taper dans la barre de recherche. Par exemple, si elle veut changer son adresse, elle peut écrire, adresse, et le bon formulaire apparaît. C'est rapide et simple.

[La souris clique sur un petit bouton bleu contenant deux petites étoiles blanches à côté de la barre de recherche. Une fenêtre avec un assistant virtuel apparaît à droite de l’écran. La souris clique dans la boîte de conversation. La question « Quand est ma prochaine paye? » apparaît. La souris clique sur « Envoyer ». L’assistant virtuel se met au travail pour générer une réponse. La souris clique ensuite sur un choix automatisé intitulé « Quel était ma paye précédente? ». L’assistant virtuel affiche un tableau comportant le montant de sa paye brute, retenues totales et paye nette. La souris choisit une autre option automatisée « Comparer mes deux dernières payes ». L’assistant virtuel affiche une comparaison des deux dernières payes côte à côte.]

Puis, si elle a besoin d’aide, elle peut aussi poser des questions à l'assistant virtuel comme : quand est ma prochaine paye ou encore compare mes deux dernières payes. Puis, elle obtient sa réponse tout de suite.

[La souris clique ensuite sur l’option « Afficher mes revenus » qui ouvre une nouvelle page comportant une section « bulletin de paye » à gauche et un aperçu d’un talon de paye à droite de l’écran. La souris clique sur l’option « Explication » en haut du talon de paye qui ouvre un tableau détaillé de cette même paye. La souris clique sur l’hyperlien : « Régulier » qui ouvre une fenêtre comportant un tableau décliné par jour, heures, taux et montants. Puis, la souris ferme la fenêtre.]

Si elle veut voir sa paye plus en détails, elle ouvre « Afficher les revenus ». Ses payes s'affichent côte à côte avec tous les détails des gains et des déductions. Elle peut même filtrer par journée précise, ce qui est vraiment pratique, par exemple, pour vérifier quand une rémunération d'intérim a commencé.

[De retour à la page des revenus. La souris défile vers le bas et clique sur l’hyperlien « Pension EE ». Une fenêtre s’affiche avec un hyperlien vers le site web de la pension. La souris ferme la fenêtre et clique sur le drapeau du Canada en haute à gauche pour revenir au menu d’accueil.]

Et parfois, la réponse n'est pas dans Dayforce. Par exemple, lorsqu’il est question des avantages sociaux ou de la pension, mais pas de stress, le système la dirige toujours vers la bonne ressource. Plus besoin de se rappeler quel site Web fait quoi!

[La souris clique sur le bouton « Nouvelle demande d’absence » situé au haut de la section des soldes. Une nouvelle page s’affiche et la souris sélectionne l’option « Vacances » du menu déroulant et choisit une date à partir d’un calendrier. La liste des soldes de congé à droite se met automatiquement à jour. La souris clique sur le bouton « Soumettre ». La fenêtre disparaît et fait place à une liste exhaustive de tous les congés demandés ainsi que leurs statuts respectifs soit approuvé, rejeté ou en attente.]

Donc aujourd’hui, Adaline veut planifier un congé. Elle peut y accéder à partir de ses soldes, de la barre de recherche ou encore de l'assistant virtuel. Encore une fois, il n'y a pas de mauvaise place. Quand elle choisit ses dates, ses soldes se mettent à jour en temps réel, Donc, ça lui permet de voir tout de suite combien de crédits seront utilisés avant de soumettre sa demande. Une fois que c'est soumis, elle peut suivre tout le parcours d’approbation. Ce qui a été envoyé, ce qui a été approuvé et qui est impliqué. Ça permet d'assurer la transparence et la responsabilisation du début à la fin.

[La souris clique sur le drapeau du Canada pour revenir à la page d’accueil.]

Donc, que ce soit votre premier jour ou juste une journée comme une autre dans la fonction publique, Dayforce regroupe tout ce qui touche les RH et la paye d'une façon simple, intuitive et transparente. Le tout au même endroit.

[Fin de la vidéo démonstrative.]

[Plan de Brianne Lamarche en plein écran.]

Donc, comme vous le voyez, que ce soit votre première journée à l'emploi comme Maria ou une journée typique au travail comme Adaline, c’est vraiment conçu pour vous guider, puis pour être simple et transparent. Il n’est pas nécessaire d’essayer de deviner ou cliquer et de sauter d'un système à un autre. On obtient une vue claire de ce qui est fait et de ce qui s'en vient en toute simplicité. Puis, le niveau de transparence ne s'arrête pas à l’employé. Toutes les tâches accomplies par Maria et Adaline, toutes les demandes qu'elles ont soumises et tous les renseignements qu’elles ont confirmés, c'est visible en temps réel pour leur gestionnaire. C'est cette vision commune qui est à l'origine des changements dans le flux de travail entre les employés et les gestionnaires.

Donc maintenant, on va changer de point de vue. On va jeter un coup d'œil à l'expérience des gestionnaires, parce que Dayforce, ce n’est pas seulement conçu pour faciliter la vie des employés. Il est également conçu pour aider les gestionnaires à diriger avec plus d’efficacité, à rester au fait de qu'est-ce qui se passe au sein de leurs équipes, puis à prendre des décisions éclairées sans effort supplémentaire.

[Plan d’une vidéo en pleine écran.]

(Texte à l'écran : Services publics et Approvisionnement Canada)

[Animation d’un graphique qui contient plusieurs lignes bleues qui tournent pour former un losange à la forme arrondie au centre de l’écran.]

Donc, Dayforce aide les gestionnaires à garder le pouls de leur équipe et à rester connectés tout aussi facilement.

[Le graphique disparaît pour faire place à la page d’accueil Dayforce de Brande, une employée fictive du Gouvernement du Canada. Un encadré qui contient quelques statistiques sur son équipe figure au haut de la page. La souris défile vers le bas où on peut apercevoir un article qui met en avant-plan une image d’une équipe collaborant à gauche ainsi qu’un sommaire sur l’intégration à droite. La souris clique sur le bouton « Afficher dans la fonction intégration ».]

Donc, voici Brande, une gestionnaire dans la fonction publique. On voit ici sa page d'accueil Dayforce. Toujours le même style épuré, mais cette fois-ci, axée sur les gestionnaires. Elle a rapidement le pouls de son équipe. Juste ici, en haut. Tout ce qu'il faut pour agir est accessible dès le départ. Donc en premier, elle veut vérifier l'outil de suivi de suivi d’intégration.

[Une nouvelle page s’affiche avec une liste de chaque employé(e) qui font partie de son équipe. La souris clique sur le nom de Maria Sullivan. Une nouvelle fenêtre s’affiche, puis la souris clique sur l’onglet « Liste de tâches de l’employé » et la liste de tâches d’intégration à compléter par Maria apparaît. Elle clique ensuite sur « Liste de tâches du gestionnaire » où une liste similaire apparaît. La souris clique sur la flèche de retour en arrière.]

De là, elle voit immédiatement tous les nouveaux employés. Qui a terminé les charges d’intégration? Qui doit encore agir? Tout est là, pas besoin de fouiller, ni de feuilles de calcul.  Vous vous souvenez de Maria? Brande voit tout de suite les tâches qu'elle a déjà complétées. Elle a une visibilité en temps réel, sans avoir besoin de mises à jour. Si quelqu'un dans son équipe prend du retard, elle peut intervenir rapidement pour soutenir son équipe. Juste à côté, se trouve sa propre liste de tâches. Tout ce qu'elle doit faire pour accompagner ses nouveaux employés, avant, durant et après le premier jour. Rien n’est oublié.

[De retour sur la page d’intégration, la souris survole l’icône de crochet en haut à droite de l’écran et puis clique dessus. Une nouvelle page avec une liste détaillée des demandes à approuver apparaît.]

Puis en haut, vous voyez ce crochet? C'est la fonction que tout le monde préfère, puis c'est vraiment ce qui fait la donne. C'est le bouton d’approbation. Il permet de regrouper toutes les demandes dans une seule liste : congés, corps de travail, feuilles de temps, etc.

[La souris clique sur une demande. Une nouvelle fenêtre s’affiche avec tous les détails de cette demande. La souris défile au bas de la page et sélectionne l’option « Couverture de l’employé » qui ouvre un menu déroulant avec tous les noms des employés disponibles pour ce quart de travail.]

Lorsque l'on ouvre une demande, Brande voit plus de détails que l’employé. Donc, puisqu’elle gère une équipe qui fonctionne par quarts de travail, elle peut rapidement mesurer l'impact de la demande et identifier qui peut prendre le relais, si elle approuve le congé d’Adaline.

[La souris sélectionne la barre de recherche et le mot « examen » apparaît dedans. Quelques options apparaissent sous la barre de recherche et la souris sélection l’option « Examen de la période ».]

Par la suite, si elle veut un aperçu des heures et coûts, elle tape « Examen de la période ».

[Une nouvelle page s’affiche sur laquelle on peut voir un tableau détaillé des heures travaillées de chaque employé(e). La souris clique sur l’encadré « Rémunération des heures supplémentaires » au haut de la page qui par conséquent affiche seulement le nom des trois employés ayant travaillé des heures supplémentaires. La souris sélectionne le nom de la première personne sur la liste et un tableau détaillé pour chaque journée apparaît.]

Dayforce génère un tableau de bord avec les heures régulières, les primes, les heures supplémentaires et les coûts. Tout s'affiche en temps réel sans avoir à se rappeler où elle doit cliquer. Puis, si quelque chose attire son attention, comme des heures supplémentaires, elle peut cliquer sur la feuille de temps. Et juste comme ça, elle peut voir tous les motifs derrière chaque demande, sans avoir à faire de suivi pour des explications.

[La souris sélectionne le drapeau du Canada en haut à gauche pour retourner à la page d’accueil et défile vers le bas jusqu’à la section « Mon équipe » à droite de la page. La souris clique sur le nom d’Adaline. Une fenêtre apparaît avec les coordonnées et toute les informations relatives à Adaline.]

Et avant de fermer sa session, elle peut ouvrir l'onglet « Mon équipe », ce qui lui permet de consulter les infos de n'importe quel membre, à partir d'une seule fenêtre. Ça l'aide à rester connectée, sans efforts ni détours. Et voilà! L'expérience des gestionnaires dans Dayforce. Intuitive, transparente et tout au même endroit.

[Fin de la vidéo démonstrative.]

[Plan de Brianne Lamarche en plein écran.]

Donc, vous avez vu aujourd'hui un aperçu réel de ce que Dayforce deviendra. Plus que le concept, ce sera une plateforme que les gens utiliseront jour après jour pour gérer leur RH et leur paye. Vous avez vu comment la plateforme soutient les employés à divers moments. Donc, de leur intégration à leurs tâches quotidiennes, en passant par la gestion de leurs heures et de leur paye. Vous avez aussi vu comment la solution fournie au gestionnaire, des renseignements en temps réel sur leurs équipes, notamment l'état d'avancement des tâches d’intégration, des tendances en matière d'heures supplémentaires et l'effet de leurs décisions avant qu'ils ne les prennent.

Donc, tous ces renseignements et toutes ces possibilités sont réunies dans une seule plateforme, proposant une expérience commune et conçue pour simplifier le travail quotidien lié au RH et à la paye. Tout ça, en offrant une transparence accrue sur la façon dont les tâches sont effectuées.

Par contre, ce que vous voyez aujourd’hui — encore, je vais le dire —, ce n'est pas un produit final. Donc, les fonctions de base sont définies oui, mais l'expérience des utilisateurs, c'est à dire comment vous naviguerez dans la plateforme, comment les pages de renvoi vous guideront et comment l'information vous sera présentée, tout ça doit encore être peaufiné. Et voilà! C'est là que vous intervenez.

[La vidéo affiche un écran de site Web occupant 60 % de l’écran, avec une petite fenêtre à droite où Brianne Lamarche continue de parler.]

(Texte à l’écran : Opportunités d’engagement. Bassin de consultation des employés. Séances de sensibilisation des utilisateurs)

Vous voyez présentement à l'écran la page qui vous permet de vous inscrire pour participer aux prochaines consultations des employés, visant à améliorer la navigation sur les pages de renvoi et la façon dont l'information est présentée sur la plateforme. Donc, si vous souhaitez contribuer à façonner le fonctionnement pratique de Dayforce pour les employés, les gestionnaires et les spécialistes des RH et de la paye de l’ensemble du gouvernement du Canada, je vous encourage fortement à vous inscrire. C'est dans le cadre de ces consultations que vos commentaires ont la plus grande incidence. L’inscription, ça prend vraiment juste quelques minutes. Vous recevrez ensuite un courriel et chaque fois qu'une occasion qui va se présenter, vous aurez la chance de décider si vous souhaitez participer et si vous avez le temps de contribuer à cette ronde d’essai par les utilisateurs. Donc, prenez un instant pour vous inscrire, puis faites-nous part de votre intérêt. Vous allez nous aider à améliorer l’expérience, alors que nous avançons ensemble dans ce projet. Avec ça, je redonne maintenant la parole au modérateur.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Merci Brianne. Finalement, le moment est venu de procéder à la séance de questions et réponses. Nous vous rappelons que cet événement est enregistré et qu'il serait publié sur votre site Web. Nous vous demandons donc de ne pas donner de renseignements personnels dans vos questions. Nous vous rappelons également que cette séance de questions et réponses est réservée à la stabilisation et à la transformation des RH et de la paye. Nous comprenons que de nombreuses questions se posent actuellement sur d'autres sujets importants, mais ce n'est pas sur quoi porte le présent événement.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Déjà, je vois qu’on a de nombreuses questions qui sont arrivées.

La première d'entre elles nous demande : concernant les progrès des cas en arriérés, plusieurs de mes collègues et moi-même avons encore des cas de paye ouverts et non assignés qui datent de 2017. À quand peut-on s'attendre à un système de paye à jour et sans « back log »?

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Je suis content de voir que même dans la question, le mot arriéré est dur à prononcer pour un francophone, puis qu'on utilise à terme « back log ». Donc, merci beaucoup. Mais blague à part, nos intentions sont de ne pas mettre en œuvre aucun ministère avec des arriérés. Ça a toujours été ça va toujours l’être. C'est la raison pour laquelle nos trois projets pilotes qu’on a mentionnés, on a un focus sur leurs arriérés pour s'assurer que par le temps qu'on mette le système en œuvre, on ait, justement, aucun arriéré.

Donc, on a une cédule qui est disponible en ligne. Vous pouvez aller trouver tous nos documents de nos conseils de gestion avec les sous-ministres, puis avec les sous-ministres adjoints. Toutes nos décisions, nos rapports de décision sont en ligne. Donc, vous pouvez aller voir la cellule et les poster dans nos documents. Puis, voir où est-ce que votre ministère se situe dans la cédule présentement. On va se garder un peu de gêne, dans le sens que les plans changent. Si un ministère n’est pas prêt, on ne va pas le mettre en œuvre. Il y a du potentiel pour changer l'horaire que vous allez voir en ligne, mais ceci dit, l’intention, c'est de ne jamais avoir une mise en œuvre dans un ministère où est-ce que le ministère a des arriérés. Nous, on a vécu ça à SPAC dans le passé. Je n'étais pas là, mais j'ai entendu beaucoup d'histoires d'horreur de la part des agents de compensation de la paye qui ont reçu des données et des situations non propices à une paye, une bonne paye, dans le temps qu'on a fait Phénix. Donc, beaucoup de ministères nous ont envoyé un fardeau de données à gérer, à nettoyer. On ne veut pas répéter l'expérience et on ne la répétera pas. Donc, vous avez — nous, de la manière qu’on opère à l'intérieur du projet, le principe, c'est aucune mauvaise donnée, donc, aucun arriéré avant qu'on mette qui que ce soit en œuvre. As-tu quelque chose à rajouter? En passant. Kim est très brave de prendre les questions techniques en français, dans sa deuxième langue. Donc, je veux juste souligner. Merci beaucoup Kim, d’être ici aujourd’hui.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Une question un petit peu technique, mais spécifiquement en question d’inclusion. Est-ce que Dayforce pourra inclure de nouvelles données RH qui ne sont pas dans le système actuellement, comme un autre genre que les options binaires homme, femme?

[Plan de Kim Steele en plein écran.]

(Texte à l’écran : Kim Steele, Sous-ministre adjointe, Direction générale des Solutions en gestion du capital humain, Services publics et Approvisionnement Canada)

La réponse est oui. C’est inclus dans le système et aussi dans la démo. Les employés peuvent mettre aussi le nom préféré. Donc, c’est existant dans le système de Dayforce.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

La prochaine question est en vue des demandes de six ans et plus. Les employés ont contesté avec succès des trop-perçus de six ans et plus, alors que d'autres les ont remboursés, ne sachant pas que le remboursement est volontaire après six ans. Est-ce que l'employeur considère que son approche est éthique?

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Vu que ce n’est pas moi l’employeur, malheureusement je ne peux pas répondre à votre question. C'est une question plutôt pour le Conseil du Trésor. Je suis désolé. Nous, notre responsabilité pour l’instant, c'est de récupérer les fonds, puis suivre les directives du Conseil du Trésor. Donc, je vous recommande de demander la question au Conseil du Trésor malheureusement. Qu'est-ce que je peux vous dire, du point de vue, du processus par lequel on veut récupérer les fonds, on a commencé à retourner aux ministères. Puis, vous allez voir un thème au courant de la journée aujourd’hui. Les procédures pour les trop-payés. Les nouveaux trop-payés qui sont créés dans le système. Nous, qu'est-ce qu'on veut avoir comme focus à SPAC, c'est les trop-payés, les cas historiques, parce que justement, comme que j'ai mentionné dans la dernière question, c’est on veut s'assurer que tous les dossiers sont à jour avant de mettre en œuvre la nouvelle solution. Donc, si vous avez des questions par rapport au processus, nous, on est capables de se pencher là-dessus, mais par rapport à ce que le processus est éthique ou non, malheureusement, ce n'est pas une question pour SPAC. Désolé.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

La prochaine question nous demande : comment seront gérés les dossiers de paye des employés qui quittent la fonction publique dans le cadre du réaménagement des effectifs et qui ont toujours des problèmes de paye?

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Oui, c'est une très bonne question, puis dans le contexte actuel, je pense que malgré le fait qu’on avait parlé de ne pas prendre des questions de réaménagement, je pense que vous avez trouvé une manière d'avoir une question qui est quand même très à propos. On a une équipe dédiée au sein du Centre de paye justement, qui va être capable d'être en mesure de prendre les appels de ceux qui ont reçu justement, une notice ou une notification. Très bon français en passant… Désolé. Tous ceux qui vont avoir été affectés par le processus, notre équipe de paye a une équipe dédiée à ces gens-là. Donc, vous allez avoir du service aux gants blancs.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Des questions simples sont des fois un petit peu compliquées à répondre et nous en avons une. Dayforce sera en place quand exactement?

[Plan de Kim Steele en plein écran.]

C'est une question excellente. On a un plan de déploiement qui se déroule durant environ cinq ans. On va commencer avec une organisation. La première va être sur Dayforce durant le mois de juillet 2027. C'est notre première organisation d’Avant-Garde. Après ça, c'est SPAC et Services partagés durant le mois de décembre 2027. Après ça, à chaque année, on va avoir un groupe de ministères, des organisations, chaque année après ça. C'est un peu difficile à expliquer dans une réponse courte, mais on a un plan qui était partagé avec les ministères.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Y'a-t-il une stratégie en place pour régler les dossiers complexes d'employés qui ont plusieurs problèmes de paye sur plusieurs années?

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Oui. Tout va être relié avec l'horaire de mise en œuvre. Nous, pour l’instant, comment que je vous décrirais ça, c'est que tout le monde a des problèmes partout, puis on est perpétuellement dans un cycle négatif. Pour être capable d'arrêter le « spin », si je peux me permettre, qu'on a vécu depuis la dernière décennie, nous, on veut se concentrer sur les ministères qui vont faire part du projet pilote pour s'assurer justement que tous les dossiers sont à jour, qu'on mette Dayforce en place, que ces ministère-là soient « okay » et qu'on puisse procéder au prochain ministère. Je sais que ce n'est peut-être pas une réponse idéale, mais c'est la manière avec laquelle on va pouvoir traiter tous les cas complexes aussi. On a, de toute évidence, une équipe qui continue d'être dédiée aux arriérés. Donc, si vous faites partie de ce groupe là, vous allez être traité mis à part de Dayforce, mais il faut commencer à jongler les arriérés de deux façons. Donc, pour la mise en œuvre d'un côté, pour que les ministères soient à jour, puis d'un autre côté, on va continuer avec notre équipe dédiée à adresser les cas d’arriérés plus complexes. Comme j'ai mentionné, c'est la première fois qu'on se retrouve sur 100 000 cas de l'histoire de Phénix. On a des estimés qui nous présentent des chiffres d'environ 70 000 dans le prochain trimestre de cas d’arriérés. Donc, on continue d’y arriver. On a un momentum positif présentement. Donc, l’intention, c'est d'être près du 50 000 à la fin de l’été, début de l’automne. Donc, encore une fois, nos projections sont quand même assez positives. Je sais que je demande la patience pour quelque chose qui a pris énormément de temps, qui a pris trop de temps, mais on a quand même plusieurs stratégies en place à ce point-ci par rapport au traitement des arriérés. Donc, merci beaucoup pour votre patience continue.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Brianne nous a donné un aperçu en avance de ce que Dayforce aurait l’air, mais avec ces aperçus, viennent des questions et spécifiquement lorsqu'on parle de gestionnaire, dans le portail gestionnaire de Dayforce, est-ce qu'on veut dire des gestionnaires section 34 ou n'importe qui ayant des employés se rapportant à eux?

[Plan de Kim Steele en plein écran.]

La réponse est un peu complexe, mais vraiment, c’est les deux. Le système Dayforce est basé sur les différents types de permissions, donc si quelqu'un a le droit — section 34 —, c'est un type de permission, mais il y a d’autres permissions pour donner l'approbation pour les vacances, etc. Donc, c’est important qu’on travaille avec les ministères pour déterminer les droits de chaque gestionnaire dans le système.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Question de planification. Qu’arrivera-t-il si Dayforce s’avère aussi pire que Phénix?

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Un, je n’ai plus d’emploi, pour commencer! Deux, je vous dirais que — je vais répondre à la question en deux volets. Premièrement, il faut comprendre à quel point Phénix ne fonctionne pas. Nos agents de la paye, au Centre de la paye, doivent utiliser une calculatrice, des macros Excel et puis un calendrier pour essayer de réconcilier notre système de RH et de paye. Chaque ministère a un système quelque peu différent de RH. On a un système de paye. Le système Dayforce est un système intégré RH et paye. C’est l’énorme différence. Au début des années 2000, 2010, quand on a fait le design de notre système actuel, on a pris une décision énormément intelligente de découpler nos ressources humaines, de fédérer nos services de ressources humaines et puis d'intégrer nos systèmes de paye. Puis, on s'attendait à ce que ça fonctionne bien, parce que le gouvernement du Canada a un historique de bien gérer les choses de façon fédérée. J'essaie d'être sarcastique et poli en même temps. En plus de ça, qu'est-ce qu'on a fait? C’est qu'on a pris une solution de Oracle, que tous ceux à travers le monde qui ont mis en place cette solution-là l’ont mis de façon intégrée. Nous, dans notre intelligence extrême, on a décidé de découpler le système de RH et paye de Oracle. La seule entité sur la planète à le faire, en passant selon Goss Gilroy. Je vous le dis tout de suite, il n’y a aucune manière que le système peut être pire que qu'est-ce qu'on a là. On a des milliers de mises à jour, de codes qu’on gère à tous les jours. C'est une technologie archaïque. On a un modèle de service désintégré qui ne fonctionne pas. Donc, ce n’est pas juste la technologie. Donc, je vous dis du point de vue technologie moderne, ça fonctionne mieux, parce que les deux sont intégrés. Qu’est-ce qui va nous rester à faire comme décision, ce qu'on décide de procéder suite au test qu'on va faire, les essais qu'on va faire en juin sur Dayforce, c'est qu'est-ce qu'on fait avec notre modèle de service? On en a quatre différents. C'est très gouvernement du Canada d'avoir quatre différents modèles de service. Ça ne fonctionne pas. Si l’on ne peut pas avoir les ressources humaines fédérées et puis un centre de paye centralisé, ça a créé beaucoup de problèmes pour beaucoup de gens au cours des années, puis j'ai vu un travail acharné des gens ici à SPAC pour à peine arriver à être capables de mettre à jour nos arriérés. Donc, ça ne fonctionne pas nécessairement. Donc, c'est certain de ce point de vue-là, le modèle dans lequel on s'en va, que ce soit le service ou technologique va être meilleur. Ça va dépendre en partie de vous. Ça va dépendre aussi de : est-ce que vos données sont mises à jour, est-ce que vos demandes sont à temps, est-ce les gestionnaires s'assoient sur des demandes, comme qui le font présentement, qui est trop-payé? Est-ce que ces choses-là vont être gérées comme il faut au sein du ministère, parce que je sais que certains d'entre vous qui vont aller sur Reddit, puis me dire qu’on blâme les gestionnaires. Ce n’est pas ça qu'on fait, mais c'est très évident chez nous, quand on regarde les statistiques, que beaucoup de trop- payés au-dessus de 70% actuellement viennent du fait que les gestionnaires n’approuvent pas les transactions à temps. Donc nous, comme je viens de vous dire qu'on paye à une efficacité de 98,8%, puis que les transactions ne sont pas approuvées à temps dans le système actuel, il faut qu'elles soient approuvées à temps dans le système futur aussi. Donc, il va avoir un chemin à deux sens. Ce n'est pas un chemin à sens unique.

La dernière chose que je vous dirais par rapport à cette question, c'est que si on continue de procéder avec Dayforce et que ça ne fonctionne pas — je pense que vous nous avez déjà entendus dire qu’on va opérer deux systèmes en même temps. On va opérer notre vieux système qui fonctionne « okay », pour être capables, justement, de retourner à ce système-là, si jamais il y a une erreur catastrophique qui se produit avec Dayforce. Encore une fois, on apprend des leçons apprises de Goss Gilroy. Puis, c'est la raison pour laquelle on a des plans pour Oracle, présentement, des plans pour Dayforce dans le futur et puis pourquoi qu'on veut avoir, justement, un centre de données centralisé pour être capables de gérer les deux environnements. C'est extrêmement complexe. Donc, ça crée d'autres complexités, mais si jamais les choses ne vont pas bien dans Dayforce, on va avoir un environnement pour être capables de retourner — qui est quelque chose qu'on n'avait pas l'opportunité de faire avec Phénix.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Notre prochaine question est en lien de l'abornement des départements par vagues, spécifiquement, comment prévoyez-vous gérer les transferts selon les différentes vagues de Dayforce? L'exemple qu’on nous donne est un employé dans Dayforce. Il transfère dans un ministère qui est sous Phénix. Est-ce qu'il devrait attendre que son ministère soit sous Dayforce?

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

J'adore la suggestion, parce que ça rendrait notre vie beaucoup plus facile, mais malheureusement, conventions collectives, etc. On n'a pas le droit de vous empêcher de bouger. Donc, ça ne produira pas, de un.

De deux, la question est extrêmement pertinente. Moi, je me fais dire de tous bords et de tous côtés, c’est quoi les plus gros risques de Phénix? Puis, tout le monde a le droit d'avoir une opinion, mais chez nous, qu'est-ce que vous venez de décrire, c'est un des gros problèmes qui va falloir gérer au cours des cinq prochaines années. Il va avoir des — vu qu'on ne veut pas faire un « big bang ». Il va avoir certains ministères sur Phénix. Il va y avoir certains ministères sur Dayforce. C'est la raison pourquoi on veut un outil de gestion de données centralisées pour être capables de mieux gérer le transfert entre les deux. Donc, vos données ne sont pas nécessairement juste dans Dayforce ou juste dans Phénix. Elles vont être dans notre répertoire central. Puis, on va être capables de pointer divers systèmes à ce répertoire central-là.

Notre but, c'est justement d'éliminer le fait que ça peut prendre trois, quatre, cinq, six mois de plus de transférer des dossiers entre les ministères, parce que vous allez exister de façon centrale avec le gouvernement du Canada. Présentement, vous n’avez aucune relation avec le gouvernement du Canada en tant qu’employé, vous avez une relation avec votre ministère. Puis, c’est ça qu'il faut changer, justement, pour essayer d'éliminer les problèmes potentiels qui auraient entre les deux systèmes, puis opérer deux systèmes en même temps. C'est une des raisons pourquoi autant que on peut critiquer les décisions qui ont été prises dans le passé, c'est une des grosses raisons pourquoi nos prédécesseurs ont choisi de faire un « big bang ». C'était justement pour essayer d'éviter le problème que vous décrivez.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Maintenant, question de données qui ne seront pas disponibles. Est-ce que le suivi de l’état des trop-payés sera disponible sur Dayforce? Par exemple, pour savoir combien a été remboursé, combien reste-t-il à rembourser, quel sera le montant des prochaines déductions?

[Plan de Kim Steele en plein écran.]

Je pense que oui, mais je cherche à mon expert pour la bonne réponse.

[Alex Benay parle.]

On essaie « call a friend ».

[Plan d’Alex Benay et Kim Steele, assis à une table.]

Donc, on va Carl à venir l’estrade. On n'a jamais fait ça auparavant. Donc désolé, mais c'est une très bonne question. Vous avez — on est bouche bée, nous, de notre côté!

[Plan de Carl Hurtubise en plein écran.]

(Texte à l’écran : Carl Hurtubise, Directeur général, Conception, réalisation et essais de l’entreprise, Direction générale des solutions en gestion du capital humain, Services publics et Approvisionnement Canada)

On a un petit moment technique. Donc, si on regarde ça va vraiment dépendre, parce que lors des dernières conversations, de conversions plutôt, on va avoir les éléments de trop-payés pour s'assurer qu'on puisse gérer ces dossiers-là. Dans le futur, une fois qu'on va avoir tous les éléments réglés, le montant des trop-payés devrait beaucoup diminuer. Puis, ça va être géré de façon individuelle. J'espère que ça répond à la question, parce qu'il va avoir une période de transition durant ce temps-là.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Merci, Carl!

Allez-vous écouter les employés et les experts, si le système n'est pas prêt, afin d'éviter un autre lancement prématuré comme Phénix, qui a entraîné des coûts majeurs et touché des milliers d’employés. Tout ça, pour que des exécutifs aient une prime?

[Plan d’Alex Benay et Kim Steele, assis à une table.]

[Plan de Kim Steele en plein écran.]

Oui, absolument! On va écouter les employés et les experts si le système n'est pas prêt.  Absolument, 100%! Donc, c'est tellement important pour moi d'avoir un système qui fonctionne bien. Donc, on a un plan avec les essais. Les essais vont être partagés avec notre système de « Open Government ». Donc, c'est tellement important pour moi que le système fonctionne bien. Sinon, on va commencer avec le déploiement. C’est simple.

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Je rajouterais, je vais renchérir un peu, comment, je dirais ça… Je ressens beaucoup d'émotion dans votre question, si je peux me permettre. Puis, c'est normal. Puis, c'est correct. C'est un dossier émotionnel au sein de la fonction publique. On a déjà parlé environ à 3 000 individus. On a touché environ 3 000 individus à travers des sessions dans les lobbys qu’on a faits à travers les différents édifices fédéraux. On a des sessions en ligne que les gens peuvent venir voir la solution. C'est certain qu'un événement de changement de culture, les choses ne vont pas être faites de la même manière dans Dayforce, qu’elles sont faites présentement. Puis nous, notre défi, c'est de jongler justement avec des commentaires qui viennent de gens qui ne veulent pas changer versus des commentaires que ça ne fonctionne pas. Donc pour nous, c'est certain qu'on veut recueillir le plus de commentaires possibles. C'est la raison pourquoi qu'on fait des sessions comme celle-ci. Donc évidemment, comme Kim a mentionné, on ne mettra pas le système, si ça ne fonctionne pas. On connaît le nom des gens qui ont été affectés chez nous. Je vois l'ardeur avec laquelle le travail de l'équipe s’effectue. Donc, il n’y a personne qui veut revivre la situation, plus peut-être que SPAC, où est-ce qu'on a des gens qui ont couché en dessous de leur bureau pour s'assurer que la paye puisse être fournie aux employés du gouvernement du Canada depuis les derniers dix ans. Puis, ce n'est pas une exagération! C'est des choses qui se passent vraiment. Donc, on est tous sur la même équipe quand ça vient à ça.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Dayforce, tel quel, est une société américaine. Cela peut, en effet, être une source d’inquiétude. Où seront entreposées les données de paye?

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

C’est une bonne question. Malheureusement, on n'a pas le temps de rentrer dans l'historique du domaine technologique canadien, puis pourquoi qu'on n'a pas nos propres capacités ici au pays. Ça a, en partie, rapport au fait qu’on vient de faire un pivot avec des politiques d’acheter canadien en premier, mais on n'a pas généré de demande pour le secteur technologique canadien depuis des années en tant que le gouvernement canadien. Donc, on a juste des solutions américaines et allemandes dans le domaine des ressources humaines et de la paye. Il n’y a pas grand choix. Donc, c'est un bon point que vous soulignez. Donc, pour nous, c'est une des raisons pourquoi qu'on veut faire justement notre centre de données centralisé. On veut vérifier comment est-ce qu'on est capables de gérer les données de façon plus souveraine. Ça inclut aussi, avec notre solution Dayforce — je vais utiliser un anglicisme désolé —, comment est-ce qu'on peut utiliser nos données de façon « encrypted ». Donc, s'assurer que les choses sont bien gérées du point de vue infonuagique pour s'assurer que c'est nous qui maintenons le contrôle de nos données.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Notre prochaine question nous demande : est-ce que les gens d’informatique, les ingénieurs du gouvernement seront impliqués dans la maintenance du logiciel ou si nous allons être dépendants de l'entreprise privée? Qui sera imputable s'il y a des ratés?

[Plan d’Alex Benay et Kim Steele, assis à une table.]

[Plan de Kim Steele en plein écran.]

Donc, dans l’avenir, pour moi, c'est tellement important que nos employés soient responsables de gérer le système. Donc, on est en train de mettre en place la formation de Dayforce pour nos employés. C'est essentiel. C'est important.  Oui maintenant, on travaille avec les entreprises privées, parce qu’elles ont l’expertise, mais au fur et à mesure qu’on va donner la formation à nos employés.

[Plan d’Alex Benay et Kim Steele, assis à une table.]

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Oui. C’est la dernière question? Je peux me permettre?

[Mathew Nepssy parle.]

Alors, on aura une question après.

Donc, rapidement, préciser la formation que Kim parle pour nos employés qu'on offre au gouvernement du Canada, c'est la même formation que Dayforce offre aux consultants. Donc, c'est extrêmement important de faire ce différentiel-là, parce qu’on va être « kif-kif » avec des consultants du secteur privé, puis c'est la première fois, je pense que Dayforce fait ça. Donc, crédit à eux. Puis, par rapport à c'est qui est imputable, c'est moi qui est imputable. Il n’y a personne d’autre. « The bus stops with me » — excusez. Ça arrête à moi. C’est moi qui est imputable. C’est moi qui est responsable du problème de paye. Puis, je suis très confiant de la direction dans laquelle on s'en va avec Dayforce. C'est probablement le meilleur partenariat technologique que j'ai vu dans mon histoire de travailler dans le public et dans le privé à travers le monde.  Donc, mais, l’imputabilité reste avec moi.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Pour notre dernière question de la journée, est-ce que le « testing » sera fait avec des scénarios complexes, parce qu'en effet, tu peux ouvrir et fermer des pages et dire que tout va bien.

[Plan d’Alex Benay en plein écran.]

Oui, c’est vrai. En fait, beaucoup de démos à des gouvernements à travers le monde, des fois même ouvrir des pages et dire que tout va bien — ça ne va pas bien, en tous cas.  Mis à part, la démonstration. Oui, il y a beaucoup de scénarios complexes qui sont testés. Une des raisons pourquoi on ne commence pas nos projets pilotes plus tôt, c'est qu'on attend justement certains — je dirais « inputs » de la part de Dayforce, par rapport à nos problèmes très complexes. On est complexes. On n'est pas si compliqués que ça non plus, mais des choses comme payer pour des arriérés en masse, quand on fait des nouvelles conventions collectives, ce n'est pas quelque chose qui se passe nulle part ailleurs. Donc, Dayforce est en train de développer une solution pour nous. Donc, on part de ce niveau de complexité-là à, par exemple, des agents dans centre de correction gouvernement du Canada, qui eux, ont des « shifts » de cinq minutes. C'est compliqué ça aussi. On est en train de tester ça. Donc, il y a beaucoup de complexités qu'on est en train de mettre en œuvre et puis on va continuer de le faire. Puis, vous allez pouvoir voir tous les résultats des tests en ligne, au fur et à mesure que Kim et son équipe les fait. On va pouvoir publier les résultats. Donc, vous allez voir justement tout ce qu'on teste.

[La vidéo change avec Mathew Nepssy qui parle au podium, tandis qu’Alex Benay et Kim Steele sont assis à la table à ses côtés.]

[Plan de Mathew Nepssy en plein écran.]

Voilà qui conclut notre session de questions et réponses.

[La vidéo affiche un écran de site Web occupant 60 % de l’écran, avec une petite fenêtre à droite où Mathew Nepssy continue de parler.]

(Texte à l’écran : Merci! Envoyez-nous vos commentaires, vos questions et vos suggestions par courriel : TransparenceRHetPaye-HRandPayTransparency@tpsgc-pwgsc.gc.ca. Pour en savoir plus : https://www.canada.ca/gc-rh-paye. Pour s’inscrire au bulletin de RH et de la paye.)

Merci à tous de votre participation active. N'oubliez pas de vous inscrire pour recevoir notre bulletin d'informations sur les RH et la paye à « Livre ouvert », directement dans votre boîte de réception. Nous envoyons ces bulletins après chaque événement, de sorte qu'il n'encombre pas votre boîte de réception. Le troisième numéro sera publié la semaine prochaine. Un code QR à toucher à l'écran vous permettra d'accéder à la page d’inscription.

Vous pouvez consulter canada.ca/gc-rh-paye pour obtenir les dernières mises à jour et notre sixième rapport d'activités trimestriel, ainsi que des liens rapides vers des documents sur le portail du gouvernement ouvert. De plus, vous avez la possibilité de consulter notre site Web pour vous inscrire à une prochaine séance de sensibilisation des utilisateurs de Dayforce et vous informer sur d'autres possibilités de participer à cette transformation.

Je vous remercie de vous être joints à nous aujourd'hui et tout particulièrement au SMD Benay et à la DPT et SMA Steele à la directrice principale Lamarche et à l'équipe de gestion et de soutien de l’événement, qui a assuré le bon déroulement de la séance.

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution des situations dans quelques mois. Passez une bonne semaine.

(Texte à l’écran : Passez nous voir : Web : canada.ca/gc-rh-paye, Facebook :/ PayeAvantagesSociauxEmployésGC, Reddit : u/GCPay_PayeGC)

(Texte à l’écran : ISBN : 978-0-660-99324-9, Catalogue : P4-156/6-2026F-MP4)

(Signature de Services publics et Approvisionnement Canada)

(Mot-symbole « Canada »)

Fin de la vidéo

Questions et réponses abordées pendant la session en anglais

Phénix a été déployé, malgré des avertissements relatifs à l’état de préparation. Quelles seraient les conditions d’un arrêt non négociable des travaux pour Dayforce?

Kim Steele : Merci pour votre question. C’est une excellente question. Il y a un certain nombre de conditions à remplir avant de pouvoir procéder au déploiement de Dayforce. Pour vous donner une idée de la situation, il y a des responsabilités à la fois du côté du ministère ou de l’organisation, ainsi que du côté des équipes de projet de SPAC. Nous organisons donc le projet de manière à disposer essentiellement de deux leviers pour pouvoir, en quelque sorte, actionner le mécanisme.

Les ministères devront donc prouver qu’ils sont prêts. Plusieurs conditions devront être satisfaites : ils devront notamment participer aux essais, valider les résultats de ces essais et confirmer que leurs employés et leurs gestionnaires ont reçu la formation nécessaire et sont prêts pour la mise en service. Il y a donc plusieurs tâches à accomplir.

Du côté des équipes de projet, nous voulons nous assurer que le système fonctionne correctement. Toutes les fonctionnalités doivent donc être disponibles et testées. Nous devons avoir de bons résultats d’essais qui répondent à des critères qui, pour certains, n’ont pas encore été définis, c’est clair. Ces deux éléments vont vraiment de pair.

Alors, je peux nommer quelques défis qui, pour moi, seraient des obstacles majeurs. Nous devons nous assurer que le traitement rétroactif de masse fonctionne correctement. Nous devons nous assurer d’avoir testé tous les composants de la solution. Nous devons nous assurer que les résultats de paye sont exacts. Ce n’est que quelques exemples. Il y en a bien d’autres, mais cela vous donne déjà une petite idée de ce que nous surveillons et des critères qui seront mis en place. Alex?

Alex Benay : J’aimerais ajouter quelque chose. Quand je dis que les résultats des essais sont automatiquement rendus publics, cela signifie que nous allons définir des indicateurs de rendement clés (IRC) avant de commencer les essais et que nous allons ensuite publier les résultats connexes sur notre site web. Ainsi, à chaque cycle de paye, nous pourrons vérifier la précision des données et consulter les chiffres. C’est le niveau de transparence qu’il nous faut ici. C’est Phénix. Je dirais que nous devrions peut-être adopter cette approche pour un bon nombre de projets du gouvernement du Canada, mais dans le cas présent, comme il y a un lien avec Phénix, nous devons redoubler d’effort par rapport à ce niveau de transparence. Tout le monde pourra voir les résultats des IRC au fur et à mesure que nous effectuons les essais et que nous progressons.

Comment allons-nous transférer l’arriéré actuel de problèmes de paye dans Dayforce?

Alex Benay : Nous ne le ferons pas. C’est le but. C’est la raison pour laquelle, pour les ministères d’Avant-garde, c’est-à-dire les trois premiers ministères qui seront intégrés à la solution (la CCSN, SPC et SPAC – une véritable soupe d’acronymes), notre objectif est d’éliminer complètement l’arriéré. L’arriéré de cas de plus d’un an de Services partagés Canada n’est plus. Le travail a commencé à SPAC et nous atteignons les cibles. L’arriéré de la Commission canadienne de sûreté nucléaire est inexistant. L’objectif est de s’assurer que, encore une fois, à la lumière des leçons tirées de Goss Gilroy, nous ne reproduisons pas ce qui pose problème dans le système précédent, dans le nouveau système. Nous ne voulons pas transférer n’importe quoi. Ce sur quoi nous travaillons, ce sont certains détails concernant les cas. Par exemple, si vous avez une demande de changement d’adresse dans le système (ce n’est pas le meilleur exemple, mais au moins c’est simple à comprendre), jusqu’à quel point dans la file d’attente des tâches est-ce que nous devons aller? Il existe en effet une grande différence – et c’est important, car la plupart des gens ne le comprennent pas – entre un arriéré de nature financière et un arriéré d’opérations de RH envoyées au Centre des services de paye. Nous devrons nous assurer qu’il n’y a pas d’arriéré de nature financière, et c’est bien de cela que nous parlons ici lorsque nous évoquons la nécessité de résorber l’arriéré, mais nous devrons également réfléchir à ce que nous allons faire de toutes ces autres opérations. Est-ce que nous les mettons en suspens? Est-ce que nous les fermons? Nous allons tester tout cela au cours de l’année à venir.

Kim Steele : Je voudrais peut-être juste ajouter qu’il y a d’autres arriérés que les arriérés liés à la paye. Il y a beaucoup de travail en cours, que ce soit le nettoyage des données ou le traitement de l’arriéré d’opérations de RH à traiter. Nous allons collaborer avec toutes les organisations afin de bien cerner les arriérés, le volume de travail qu’ils représentent et la stratégie à mettre en place pour les traiter.

Est-ce que tout aura été mis en ordre avant le début du processus d’intégration? C’est peu probable, mais, au moins, nous aurons une idée du seuil acceptable à cet égard. Encore une fois, des efforts sont déployés pour valider et confirmer ces seuils, ainsi que pour analyser les arriérés, non seulement dans un contexte de paye, mais aussi de manière plus générale au sein des organisations.

Quel soutien est offert aux ministères qui seront intégrés en premier? Nous n’avons pas de fonds supplémentaires pour soutenir notre travail. C’est un projet mené à temps perdu. Nous avons entendu dire qu’il n’y avait pas de budget pour cela, mais nous faisons partie de la première vague. Est-ce que des fonds supplémentaires seront accordés par le Secrétariat du Conseil du Trésor?

Alex Benay : Non. Et voici pourquoi : nous avons l’intention de demander des fonds pour mettre en place une équipe d’intervention centralisée que nous déploierons au fur et à mesure de l’intégration d’autres ministères.

Si les ministères d’Avant-garde se font dire que c’est un projet à temps perdu, contactez-moi. Vous connaissez mon adresse courriel. Ce n’est pas toujours une question d’argent, mais il faut que ce soit une question de priorité. Je dois le savoir s’il y a un enjeu de priorité dans un des trois ministères d’Avant-garde, car les administrateurs de ces ministères accordent clairement une grande importance au dossier. La solution n’est pas toujours de demander plus de fonds. Il faut réorganiser notre façon de faire et nos priorités. Encore une fois, vous bénéficiez d’un soutien des instances supérieures, alors signalez-nous cette situation sans tarder, s’il vous plaît.

Nous voulons que votre priorité soit de régler les problèmes de base liés aux RH qui auraient dû être corrigés des décennies plus tôt. Par exemple, je sais que, dans certains ministères, il y a parfois huit personnes pour une seule case dans l’organigramme. C’est un comportement de RH inacceptable, quel que soit le système... Un ménage de l’organigramme, c’est précisément le genre de choses que nous voulons voir du côté des ministères d’Avant-garde. Tout ce que vous avez vu dans les démonstrations fonctionne bien à condition que les pratiques de gestion des RH correspondent aux attentes. Alors, si le projet est mené à temps perdu, il y a un problème. C’est un signal d’alarme important que vous devez soulever et qui devrait être porté à mon attention. Je vous encourage à en parler à vos supérieurs, et si cela ne donne rien, vous pouvez également me contacter, car c’est une priorité pour les trois administrateurs de ces ministères : le sujet revient tout le temps.

Est-ce que le système de paye actuel, Phénix, et le système de RH, MesRHGC, seront fusionnés en un seul système, Dayforce?

Alex Benay : Kim répond par l’affirmative à cette question, tandis que je réponds par la négative, car j’ai interprété la question un peu différemment; cela promet donc une réponse intéressante. Selon ma compréhension de la question, je suis d’accord sur le fond. Ma réponse : la solution proposée est un système intégré de RH et de paye. Certaines des fonctionnalités que vous voyez actuellement, et qui étaient présentées dans la démonstration, ne peuvent fonctionner que si les systèmes de RH et de paye communiquent entre eux. Une décision a été prise dans les années 2000 pour dissocier les RH et la paye sur le plan informatique; c’était une erreur totale qui a conduit à la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Maintenant, est-ce que nous allons fusionner MesRHGC et Phénix? Non. Nous voulons tourner la page.

C’est donc là que ma réponse diffère légèrement. Alors, Kim, je crois que j’ai abordé les deux aspects de la question. Mais bon, vous avez peut-être autre chose à ajouter?

Kim Steele : Il s’agit d’une solution de RH et de paye entièrement intégrée. Nous réunissons les RH et la paye. Donc, même si Alex répond oui et que je réponds non, ou l’inverse, j’espère que cet aspect-là est clair.

Avec Dayforce, est-ce que tous les ministères, organismes publics, etc., utiliseront le même système? Est-ce que cela permettra de réduire les délais pour les mutations entre les ministères?

Kim Steele : Je vais commencer, et je suis sûr qu’Alex pourra prendre le relais s’il y a lieu. Le principal problème derrière les délais liés aux mutations vient des cas qui se retrouvent dans l’arriéré, parce que ça touche aux responsabilités financières des ministères, etc. Donc oui, je dirais que le système devrait accélérer le processus, car les données dont nous disposerons seront à jour. Le système veillera à ce que nous maintenions l’information à jour. Et même s’il y aura toujours des travaux en cours, notamment pour certains éléments précis, nous renforçons l’automatisation des opérations liées aux RH et à la paye. Ainsi, un volume important d’interventions manuelles devrait pouvoir être éliminé. Alors, en théorie, oui.

Alex Benay : Oui. Et il y a d’autres solutions que nous comptons également mettre en œuvre pour résoudre cet ensemble de problèmes. L’un des objectifs du centre de données est de regrouper les données dans un environnement centralisé capable de communiquer avec de nombreux systèmes, de sorte que vos données personnelles soient gérées dans le cadre de votre relation avec le gouvernement du Canada, et non plus dans le cadre de votre relation avec un ministère en particulier, comme c’est le cas actuellement. Donc, voilà un autre exemple de ce que nous allons essayer de mettre en place.

Quant au concept selon lequel tout le monde devrait utiliser le même système... culturellement, cela a toujours été un problème au sein du gouvernement, n’est-ce pas? Nous avons eu du mal à mettre en place des systèmes d’entreprise pour la messagerie électronique, car nous sommes tous différents. Nous avons du mal à gérer les RH et la paye de façon uniforme, car nous partons du principe que nous sommes tous différents alors qu’en réalité ce n’est pas forcément le cas.

Le gouvernement du Canada devra donc, du point de vue du leadership, s’efforcer avant tout de mettre fin à cette volonté d’être unique ou à cette idée reçue selon laquelle nous serions complètement différents. Si vous appartenez à un certain groupe au sein du gouvernement du Canada, vous êtes recruté de la même manière, vous êtes rémunéré de la même manière, et vous devriez être encadré de la même manière; cela fait partie de l’objectif de transformation que nous poursuivons, et c’est pourquoi, dans le système, nous nous efforçons d’uniformiser autant de processus que possible. Je crois, Kim, que nous avions près de 70 procédures relatives aux lettres d’offres dans l’environnement actuel. Ce nombre sera réduit à l’essentiel dans le nouvel environnement. C’est le travail de normalisation que nous menons parallèlement au déploiement. Cela permettra, par exemple, de faciliter les mouvements de personnel. Cela paraît anodin, mais il s’agit là d’une multitude de petits détails auxquels nous devons prêter attention au quotidien, et c’est pourquoi je suis satisfait du niveau de participation que nous avons. Brianne a mentionné, je crois, que 3 000 personnes différentes ont déjà été consultées au sujet de la normalisation, de l’apparence et de la convivialité du système, ainsi que de son fonctionnement, afin d’assurer une certaine uniformité à l’échelle du gouvernement.

Quel est le plan pour régler définitivement tous les billets en suspens liés à Phénix, y compris les dossiers de trop-payé de l’ancien système, avant le lancement du nouveau système de paye?

Kim Steele : Donc, comme l’a mentionné Alex, nous travaillons activement avec les ministères d’Avant-garde. Nous avons travaillé d’arrache-pied pour éliminer presque entièrement l’arriéré de Services partagés Canada, et nous nous attaquons actuellement à celui de SPAC, car l’objectif est de résorber tous les arriérés avant de passer à la nouvelle solution. Cela dit, il est probable qu’il reste certains points à régler auxquels nous devrons nous attaquer sans tarder. Nous voulons donc éliminer l’arriéré et tous ces points avant. Le déploiement se fera par étapes, ce qui signifie qu’il y aura du temps pour ça à mesure que nous avançons.

Alex Benay : Oui. La seule chose que j’ajouterais, c’est qu’il y a certains points sur lesquels nous travaillons activement, notamment en ce qui concerne les trop-payés. Plutôt que de les traiter de façon centralisée, nous avons renvoyé une bonne partie des nouveaux cas de recouvrement de trop-payés aux points de service, c’est-à-dire aux ministères, pour pouvoir nous concentrer sur les cas plus anciens. Désormais, de nombreux ministères ont la formation, les capacités et les accès nécessaires pour pouvoir aider avec les trop-payés. Nous nous concentrons de plus en plus sur les cas plus anciens, en particulier pour cette question. Donc, chaque fois que nous allons passer à un nouveau ministère (en supposant que le déploiement soit approuvé, car cette décision doit encore être prise), vu que nous procédons par étapes, rappelons-le, nous devrons nous assurer que les données sur le personnel sont propres. Donc, nous allons nous concentrer sur les cas les plus anciens pendant que les ministères se concentrent sur les nouveaux cas. Nous essayons de redonner, je dirais, plus de responsabilité en matière de paye aux ministères, qui sont mieux placés pour répondre aux questions.

Dayforce est désormais détenue conjointement par des entreprises des États-Unis et du Moyen-Orient. Comme la propriété canadienne de Ceridian avait été un facteur déterminant lors du choix initial, quelles sont les conséquences de ce changement pour le projet de la solution de prochaine génération?

Alex Benay : Ça me vieillit un peu, mais, comme j’étais là lors du processus d’approvisionnement de la solution de prochaine génération et que c’était moi qui m’en occupais, je peux me permettre de reformuler légèrement la question. Mais, d’abord, pour y répondre : En fait, Ceridian n’était pas une entreprise canadienne au moment du marché, et je dirais que l’idée selon laquelle une entreprise canadienne doit mener ou remporter le concours est irréaliste, car il n’y a pas de PRE. Il n’existe aucun logiciel purement canadien sur le marché. Ils sont tous américains ou allemands, non? C’est la réalité. Nous pourrions nous lancer dans une longue discussion pour expliquer pourquoi, depuis vingt ans, nous ne disposons pas de capacités et de technologies canadiennes, mais je préfère ne pas aborder ce sujet aujourd’hui. Nous devons composer avec ça. Quand nous avons lancé la procédure d’approvisionnement pour la solution de prochaine génération, notre objectif était de présenter les problèmes aux fournisseurs et de leur demander s’ils étaient en mesure de les résoudre. Jusqu’à présent, par rapport à tout ce qui nous avons fait avec Dayforce (et je dois avouer que j’ai travaillé aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé pour des entreprises technologiques et en collaboration avec elles), jamais je n’ai eu affaire à un fournisseur de technologies qui intègre nos problèmes dans son code. Ce n’est pas quelque chose que nous allons devoir gérer. C’est quelque chose qu’ils vont gérer pour nous. À ma connaissance, un tel partenariat n’existe pas à cette échelle avec aucune autre entreprise. Nous sommes donc plutôt satisfaits des résultats obtenus jusqu’à présent.

Premièrement, dans quelle mesure est-ce que l’intelligence artificielle sera utilisée dans les systèmes de RH et de paye? Deuxièmement, est-ce que des humains participeront à la prise de décisions dans le cadre de ces processus basés sur l’intelligence artificielle? Enfin, est-ce qu’il y a un plan pour minimiser les risques associés au recours à l’intelligence artificielle dans les systèmes de RH et de paye?

Kim Steele : Je pense que nous pouvons aborder cette question de plusieurs façons. Je vais me concentrer sur Dayforce. Donc, aujourd’hui, l’intelligence artificielle est directement intégrée dans la plupart des grands systèmes d’entreprise, que ce soit pour la gestion des dossiers, pour les RH ou pour la paye. Je pense que vous avez pu constater dans la démonstration que les décisions ne sont pas prises par l’intelligence artificielle. Il s’agit d’un outil qui permet à l’utilisateur de trouver des renseignements plus rapidement et de manière plus intuitive. Ma réponse est donc que c’est toujours au gestionnaire de décider s’il approuve ou non une demande. L’employé a une vue d’ensemble sur sa paye. Il peut poser des questions et le système lui fournira des résultats et des renseignements, mais c’est toujours à lui de prendre les décisions qu’il juge opportunes en fonction de l’information dont il dispose. Alex, voulez-vous...

Pourquoi ne pas simplement mettre à jour Phénix en y intégrant toutes les règles opérationnelles manquantes? Ne serait-ce pas plus rapide, moins cher et plus simple de procéder ainsi?

Alex Benay : Bonne question. La réponse est non. Mais c’est une excellente question; elle revient souvent. Avec l’arriéré qui commence à diminuer et l’automatisation qui gagne du terrain au Centre des services de paye, les gens se disent « à quoi bon changer de système? ». En fait, le système actuel n’est pas une plateforme intégrée de RH et de paye. Du coup, nous avons dû mettre en place une multitude de solutions de contournement, aussi bien sur le plan technologique que du point de vue humain. Les ministères ont des adjoints en rémunération, nous avons des conseillers en rémunération. Il y a quatre modèles de service différents. C’est un peu le bazar avec toute l’infrastructure de soutien que nous avons dû mettre en place autour du système. Donc, c’est la première raison.

Deuxièmement, le système actuel comporte quoi? 3 000 lignes de personnalisation? Je ne sais pas, mais c’est des milliers d’éléments sur mesure que nous devons gérer. Cela nous coûte beaucoup d’argent. Ce modèle n’est tout simplement pas viable, parce que nous avons dû le personnaliser à l’extrême.

Troisièmement : la plateforme. Le fournisseur de cette technologie commence tranquillement à la retirer du marché. Le produit approche la fin de son cycle de vie. C’est un ancien produit. Donc, un changement de technologie s’impose d’une façon ou d’une autre.

Enfin, la dernière chose que j’aimerais rajouter, on ne compare pas des pommes avec des oranges, n’est-ce pas? Si vous voulez une comparaison plus fidèle de ce que nos conseillers en rémunération doivent endurer, il suffit de le demander. Nous essaierons de vous trouver ça. Nous avons une vidéo qui résume en deux minutes ce qui prend habituellement plusieurs heures. À titre de comparaison avec ce que vous venez voir dans la démonstration, ces pauvres gens doivent tout calculer à l’aide de macros, de tableurs, de calendriers et de calculatrices, puis composer avec le système pour faire le lien entre les RH et la paye.

Enfin, regrouper les RH et la paye sur la plateforme actuelle coûterait probablement plus cher que ce que nous faisons avec la nouvelle plateforme, sans compter que cette plateforme est basée sur de la technologie désuète.

Des problèmes majeurs et des retards sont actuellement observés dans le cadre d’autres projets de modernisation des systèmes fédéraux, notamment en ce qui a trait aux prestations versées aux personnes âgées. Compte tenu des précédents en matière de transformations informatiques d’envergure, en quoi cette initiative de transformation de la paye est-elle différente?

Alex Benay : C’est une question tout à fait pertinente. Il y a d’abord le fait que nous sommes ici, devant vous, aujourd’hui. Nous nous efforçons de rendre toutes nos activités aussi transparentes que possible. C’est votre paye. Ce sont vos impôts. Nous faisons chaque trimestre des présentations techniques devant les médias. Beaucoup d’information est disponible en ligne. Quand le Groupe directeur des sous-ministres se réunit aux deux semaines, les comptes rendus des décisions sont rendus publics. Si vous vous cherchez une lecture récréative pour le vendredi soir, vous avez accès aux comptes rendus de toutes les réunions du Comité de gestion du programme, où nos livrables sont passés au peigne fin et chacun des jalons est examiné et géré. Donc, c’est la première raison.

Je pense que le niveau de transparence que nous avons instauré pour ce programme constitue une différence majeure. Nous ne nous cachons de rien. Nous avons évoqué aujourd’hui les difficultés rencontrées pour consolider les systèmes de RH actuels au sein d’une même équipe. Cela tient surtout à nos processus, d’ailleurs, mais nous avons pris du retard à ce niveau-là. Et nous devons apprendre à dire franchement aux gens quand nous avons du retard, sans le cacher. Alors, voilà.

Une autre différence importante tient au fait que nous avons divisé ce projet en petites étapes, du moins, depuis mon arrivée en 2023, avec un financement prévu pour un an ou deux. Cela engendre des complications. Il faut soumettre plus de présentations au Conseil du Trésor, mais c’est la bonne chose à faire. Le financement demandé n’est pas démesuré. Il ne s’agit pas de se projeter dix ans dans l’avenir et d’essayer de prévoir ce qui se passera d’ici là, pour ensuite ne plus dévier de cette trajectoire, car c’est précisément cela qui crée les conditions de l’échec. Les objectifs sont modestes, les progrès sont graduels et nous nous adaptons au fur et à mesure. Il serait très, très, très facile de faire volte-face et d’affirmer que tous les projets de modernisation de TI du gouvernement du Canada sont voués à l’échec. Cela serait beaucoup trop facile. C’est bien vrai. Ce projet est géré de manière très différente, et toute l’information est accessible. C’est parce que, si quelque chose nous échappe, nous voulons que vous le portiez à notre attention. Pas juste avec un commentaire en passant. Si vous prenez le temps de lire certains des documents et que vous pensez que nous avons oublié quelque chose, ou qu’il manque quelque chose dans les scripts des essais pour le lancement prévu en juin, je tiens absolument à le savoir. Il faut aussi dire (et je ne veux pas minimiser l’importance de cette question, qui est selon moi excellente) que, lorsque vous travaillez au sein de l’équipe de Gestion du capital humain, il y a une certaine pression, car vous savez que tout le monde va vous dire que ça ne fonctionne pas. Il y a un risque réputationnel associé au fait de prétendre que tout va bien. Nous savons pertinemment que personne ne nous dira jamais que ce que nous faisons est bien, car il y a des craintes inhérentes au système. Pour lutter contre ce phénomène, nous nous efforçons donc d’être aussi transparents que possible, et c’est pour cette raison que nous sommes ici aujourd’hui. Parce que l’équipe est confrontée à cette difficulté tous les jours, n’est-ce pas? Ce n’est pas vraiment réjouissant de dire que le nombre de cas dans l’arriéré est passé sous la barre des 100 000. Nous faisons toutefois du progrès, et nous prévoyons une réduction à 70 000.

Pour ce qui est des démonstrations, nous savons qu’il y aura toujours des sceptiques. Quand nous aurons réglé le problème une fois pour toutes, il faudra probablement une génération complète pour éliminer la stigmatisation associée à Phénix. Nous en sommes tout à fait conscients. Je pense que la question est tout à fait légitime compte tenu du contexte actuel, mais nous nous efforçons vraiment de procéder différemment, notamment en ce qui concerne les procédures de transmission au niveau supérieur. Au gouvernement du Canada, l’acheminement d’enjeux aux échelons supérieurs est mal vu. Nous essayons de faire comprendre aux membres de l’équipe que, lorsqu’un problème survient, il faut le signaler plus rapidement. Au privé, quand un problème n’est pas signalé assez rapidement, les gens se font virer. Ici, nous avons tendance à ne pas vouloir alourdir la charge de travail de nos gestionnaires. L’intention est bonne, mais cela ne nous aide pas à obtenir des résultats. Il y a donc également des aspects culturels à prendre en compte.

Mais j’ai évidemment un parti pris. Je suis vendu. Kim, avez-vous quelque chose à ajouter?

Kim Steele : Bon, peut-être quelques petits points. Ne nous leurrons pas, ce n’est pas évident. Le projet n’est pas, fondamentalement, un projet de SPAC. C’est un projet du gouvernement du Canada. Il est donc essentiel que tous les ministères participent, coopèrent et jouent leur rôle pour que cette transformation soit un succès.

Nous procédons différemment, notamment en mobilisant les ministères beaucoup, beaucoup plus tôt. En fait, pour certaines organisations, ça peut aller jusqu’à cinq ans avant même qu’elles n’envisagent d’adopter la solution. Nous communiquons avec les ministères, qui participent aux ateliers. Ils participent à la définition et à la validation des exigences. Une autre partie des ateliers consiste, là encore, à modifier la culture. Nous voulons nous « adapter pour adopter ». Nous ne voulons pas personnaliser la solution.

Tout cela fait donc partie intégrante de ce que nous essayons de faire différemment, mais je ne vais pas vous mentir. C’est énorme et c’est difficile, et vous savez quoi? Il serait très facile d’échouer. Il va falloir… nous avons besoin de tout le monde pour réussir. Tout le monde ici devra suivre la formation. Vous devez comprendre votre rôle au sein de la solution. Si vous êtes un gestionnaire, vous allez devoir vous assurer de valider les demandes dans les délais. En fait, tout le monde va avoir un rôle à jouer dans cet écosystème. Et c’est justement ce qui rend la tâche si difficile.

Sachant que certains modules de RH ne figurent pas dans les livrables prévus pour la mise en service de Dayforce, comment est-ce que les ministères combleront ce vide?

Kim Steele : Alors, comme pour toute solution, les choses se font par vagues. Nous devons gérer la portée pour être en mesure d’avancer. Je précise toutefois que les modules essentiels permettant d’assurer le traitement de paye au sein d’un ministère seront opérationnels dès la mise en service. Alors, je précise, les éléments essentiels seront bien présents. Nous avons prévu un deuxième déploiement, qui aura lieu un peu plus tard, et qui comprendra davantage de modules de gestion des talents. Mais encore une fois, cela vaut principalement pour nos ministères d’Avant-garde. Les autres recevront tous les éléments à peu près en même temps. Pas tout à fait, mais ça viendra. Donc, si vous avez des préoccupations précises, je vous invite, si vous travaillez aux RH, à en parler à votre chef des ressources humaines. Nous échangeons régulièrement avec les chefs des ressources humaines et je me ferai un plaisir d’aborder plus en détail des exemples concrets.

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