Reanne, agente correctionnelle II
Faites la connaissance de Reanne, une agente correctionnelle II au Centre psychiatrique régional à Saskatoon. Elle explique comment elle contribue au maintien d’un environnement sûr et sécuritaire tout en soutenant les détenues et détenus ayant des besoins en santé mentale.
Transcription du vidéo
Je dirais que l’un des plus grands défis de notre travail, ici, ce sont les imprévus qui peuvent survenir tous les jours. Comme c’est un établissement de santé mentale, l’imprévisibilité fait partie de nos principaux défis. Avec le temps, il faut apprendre à communiquer, à négocier et à nous adapter aux besoins de chaque personne.
Bonjour, je m’appelle Reanne. Je suis agente correctionnelle au Centre psychiatrique régional de Saskatoon. Comme je travaille dans un centre de traitement, mon rôle est peut-être un peu différent de ce qu’il serait dans un établissement accueillant une population générale. Dans un milieu de santé mentale comme celui-ci, la communication a une place beaucoup plus importante. Et nous offrons aussi beaucoup plus de soutien, je dirais.
Vous savez, il arrive souvent que des personnes soient frustrées ou qu’elles aient l’impression de ne pas être entendues. La seule façon qu’elles connaissent de réagir, parfois, c’est de couvrir leurs fenêtres pour empêcher qu’on les voie, ou encore de s’automutiler. Une grande partie du travail consiste simplement à écouter et à leur montrer qu’elles sont entendues. L’écoute active est essentielle, je dirais. Et une fois qu’elles le réalisent, très souvent, elles finissent par collaborer.
Ce qui m’a amenée ici, c’est que j’ai toujours su que je voulais faire carrière dans l’application de la loi, sans savoir exactement dans quel domaine. C’est un peu comme ça que je me suis retrouvée ici. C’est un travail exigeant, où les journées ne se ressemblent jamais. Il y a toujours beaucoup d’action, et j’aime ça.
Je dirais que ce que je préfère dans mon travail, c’est la camaraderie et la communication entre le personnel infirmier et les agents. Nous travaillons en très étroite collaboration. Nous améliorons nos compétences en communication et en négociation, et nous développons une solide expérience dans les domaines de la santé mentale et des dépendances. Ce sont des acquis qu’on peut aussi mettre à profit à l’extérieur du travail.
Il ne faut jamais baisser la garde. Il faut toujours savoir qui se trouve autour de nous et ce qui se passe autour de nous.
Voir les changements chez des personnes qui arrivent parfois ici en état de psychose aiguë, puis les voir retrouver un état de stabilité ou recevoir un traitement… On observe vraiment de grands changements dans ce qu’elles sont comme personnes. C’est assez remarquable, en fait. Oui.
