Alison, agente correctionnelle
Faites la connaissance d’Alison, une agente correctionnelle à l’Établissement de Cowansville, au Québec. En tant qu’agente correctionnelle, Alison contribue à la sécurité publique en effectuant de la surveillance et des patrouilles de sécurité dans plusieurs secteurs.
Transcription du vidéo
Oui, on est appelé à intervenir. Ça peut être lourd, ça peut être négatif, il peut y avoir des interventions plus difficiles que d'autres. Mais je dirais qu'en général, j'ai quand même une bonne relation avec les détenus. Je suis professionnel, je suis juste, je suis quand même by the book, j'applique les règlements.
Bonjour, je m'appelle Alison et je suis agente correctionnelle ici à l'établissement de Cowansville. Donc, ce que je fais comme travail. Je suis agente correctionnelle dans un pénitencier fédéral à sécurité moyenne. Mon travail consiste à effectuer de la surveillance, faire des patrouilles de sécurité dans les différents secteurs. On patrouille dans les, dans les pavillons. Dans la cuisine. À l'école.
Au centre de soins, à travers l'établissement. Non seulement qu'on assure la sécurité du public en faisant ça, mais on assure la sécurité des détenus, des membres du personnel à l'intérieur de l'établissement. Il ne faut pas qu'on soit vulnérable dans ce genre de métier là. C'est dans ces situations là qu'on peut se faire manipuler par les détenus. Puis je dis ça autant pour les femmes que pour les hommes.
C'est important de bien se connaître, d'être capable d'établir ses limites, d'appliquer les règles avec confiance et avec certitude. C'est sûr qu'il faut rester calme. Il faut garder son sang froid, d'avoir une bonne communication, de ne pas se laisser grimper dans les rideaux, de ne pas se laisser emporter émotionnellement. Bien sûr, c'est un milieu lourd et négatif, donc c'est important d'avoir des personnes avec qui on peut discuter de notre travail pour pouvoir évacuer des fois le trop plein de les choses qui arrivent à l'ouvrage.
Parce que souvent la famille ou des personnes de notre entourage qui ne travaillent pas en dedans, ils ne comprennent pas nécessairement la réalité ou ça pourrait les inquiéter quand on parle de notre travail. Donc moi, j'adore ma job, je suis fier de mon travail, je suis fier de mon métier. Initialement, j'avais étudié en criminologie. Je voulais être à ALC, agente de libération conditionnelle, et je l'ai fait pendant un an.
Mais j'aimais vraiment mieux l'agent... le métier d'agente correctionnelle. Je me sentais plus utile, en tant qu'agente correctionnelle, à effectuer la surveillance, la sécurité et tout. Je crois que s'il y a bien un département qui est important pour les aider avec leur réinsertion, c'est bien le département de la visite. Tu sais, ceux qui ont des enfants, ceux qui ont de la famille, des proches et qui vont aller les voir, leurs visites, que ce soit des visites en personne ou des visites par visio.
Ce contact là avec leurs proches, c'est ça qui pourrait les inspirer, les motiver puis les pousser à devenir des citoyens respectueux des lois pour pouvoir plus revenir une fois qu'ils vont sortir.
