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Comparution du président du Conseil du Trésor devant le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires (OGGO) – Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025-2026 – Mars 2026

Examen exhaustif des dépenses

Dans cette section

Enjeu

Pouvez-vous faire le point sur l’Examen exhaustif des dépenses?

Réponse

Le gouvernement du Canada s’est engagé à réduire les dépenses liées au fonctionnement de l’État afin d’investir davantage dans notre pays et de stimuler la croissance économique.

Le budget de 2025 a mis en place des économies à long terme dans le cadre de l’Examen exhaustif des dépenses, avec des réductions à partir de 2026‑2027 afin d’assurer une bonne soutenabilité des finances publiques.

L’examen permettra de réaliser des économies de 9 milliards de dollars en 2026‑2027, de 10 milliards de dollars en 2027‑2028 et de 13 milliards de dollars en 2028‑2029.

Ces économies proviennent de programmes et d’activités qui affichaient un rendement insuffisant, qui ne relevaient pas du mandat fondamental du gouvernement fédéral, qui faisaient double emploi ou qui n’étaient pas alignés sur les priorités.

Si l’on insiste au sujet des répercussions sur la population canadienne :

L’Examen exhaustif des dépenses a obligé le gouvernement à faire des choix difficiles, mais responsables, afin de s’assurer que les dépenses sont rentables et donnent des résultats pour les Canadiens.

Les économies proviennent de gains d’efficacité ainsi que de programmes et d’activités qui ne sont plus nécessaires, efficaces ou conformes au mandat fédéral.

Si l’on insiste au sujet des pertes d’emplois :

Afin de gérer les réductions dans la mesure du possible par le biais des départs naturels et volontaires, le budget 2025 propose d’offrir un programme d’incitation à la retraite anticipée dans le cadre du régime de retraite de la fonction publique.

Questions et réponses

Q. Les réductions de Bibliothèque et Archives Canada signifieront-elles qu’ils ne pourront plus respecter leurs obligations en matière d’accès à l’information et de protection des renseignements personnels (AIPRP)?

R. Dans le cadre des économies réalisées par Bibliothèque et Archives Canada, le Ministère met fin à ses activités temporaires d’AIPRP qui étaient axées sur la gestion de l’arriéré et le traitement de demandes d’AIPRP d’envergure précises. Le Ministère a confirmé qu’il disposait de ressources suffisantes pour maintenir ses fonctions et responsabilités de base en matière d’AIPRP à l’avenir.

Q. Dans le rapport du directeur parlementaire du budget, les organisations ont indiqué que leurs réductions n’auront que peu ou pas d’incidence sur le service. Comment est-il possible de réduire jusqu’à 15 % le budget d’un ministère sans avoir d’incidence?

R. L’un des principaux objectifs de l’examen approfondi des dépenses était de s’assurer que les organisations gouvernementales se concentrent sur les priorités fondamentales.

Il incombait à chaque organisation de déterminer les économies en examinant les programmes et les activités dont le rendement était insuffisant, qui n’étaient pas essentiels au mandat fédéral, qui faisaient double emploi ou qui ne correspondaient pas aux priorités du gouvernement. Par conséquent, on ne s’attend pas à ce que la réduction ou l’élimination de ces services ait des répercussions notables sur les services importants pour les Canadiens et qui sont essentiels au mandat des organisations. De plus, dans de nombreux cas, les économies étaient le résultat d’une restructuration des opérations et de gains d’efficacité internes, qui n’avaient pas d’incidence directe sur les services.

Q. Y a-t-il des compressions dans le personnel de première ligne de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)?

R. Non. En fait, les deux organisations sont en train d’augmenter leur effectif de première ligne de 1 000 postes respectivement.

Q. Des mesures de protection sont-elles en place pour empêcher les employés qui décident de quitter la fonction publique de revenir à titre d’experts-conseils?

R. Dans la plupart des cas, la passation d’un contrat avec le gouvernement par un ancien fonctionnaire n’est pas un problème, pourvu que le contrat soit dans l’intérêt public et que le processus de passation de marchés soit mené d’une manière qui résiste à l’examen public le plus minutieux.

Cela dit, nous ne prévoyons pas voir un nombre important de situations de ce genre à la suite des compressions actuelles dans le secteur public. La réduction des budgets se traduira par une réduction des dépenses à l’avenir, et le budget de 2025 a annoncé que le gouvernement réduira les dépenses liées aux services de gestion et autres services de consultation de 20 % au cours des trois prochaines années.

Contexte

, le président du Conseil du Trésor et le ministre des Finances ont annoncé le lancement de l’Examen exhaustif des dépenses dans une lettre adressée à l’ensemble des ministres.

Les organisations devaient soumettre, avant , des propositions d’économies totalisant jusqu’à 7,5 % en 2026‑2027, 10 % en 2027‑2028 et 15 % en 2028‑2029 de leur base d’examen (c’est-à-dire le budget voté pour les dépenses de fonctionnement et les paiements de transfert conformément au Budget principal des dépenses 2025‑2026).

Les organisations ont été invitées à cibler les programmes et les activités qui ne sont pas suffisamment performants, qui ne sont pas essentiels au mandat fédéral, qui font double emploi ou qui ne sont pas en phase avec les priorités du gouvernement.

Le comité du Cabinet sur la transformation du gouvernement et l’efficience du gouvernement était chargé d’examiner les propositions des ministères et de présenter des recommandations à leur sujet au premier ministre.

Les économies réalisées par les différents ministères et programmes varient, ce qui reflète la nécessité de protéger les mandats importants que certaines organisations ont dans la prestation de services de première ligne, de programmes sociaux et de priorités telles que la défense et la sécurité.

  • L’objectif annuel d’économies de Défense nationale, de la GRC et de l’ASFC a été fixé à 2 % de la base d’examen. Compte tenu de leur rôle essentiel dans la sécurité de notre pays, cette approche est également adoptée par le Service canadien du renseignement de sécurité et le Centre de la sécurité des télécommunications Canada.
  • Une économie canadienne résiliente doit faire progresser la recherche et attirer et retenir les meilleurs talents dans ce domaine afin de stimuler notre croissance. Compte tenu de cette priorité, les objectifs du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et des Instituts de recherche en santé du Canada ont également été fixés à 2 %, afin de protéger les contributions importantes de ces conseils à l’amélioration de notre compétitivité mondiale et à l’économie de l’avenir.
  • Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC) autonomise les femmes et les personnes 2SLGBTQI+ grâce à des programmes visant à éliminer la discrimination et à faire progresser les droits des femmes et des communautés 2SLGBTQI+. Afin d’aider FEGC à poursuivre ce travail essentiel, son objectif d’économies annuelles est fixé à 2 % de sa base de référence.
  • Le gouvernement reste déterminé à poursuivre la réconciliation. Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada mettent en œuvre d’importants programmes qui sont requis par la loi ou la Constitution, notamment des services à l’enfance et à la famille, des soins de santé primaires et des infrastructures communautaires essentielles. Afin de protéger ces programmes importants, l’objectif d’économies annuelles pour ces organisations a été fixé à 2 % de leur base d’examen respective.

Le budget 2025 comprend des informations générales sur les mesures d’économie proposées (chapitre 5) ainsi que des informations plus détaillées sur les réductions prévues par organisation (annexe 3).

Le Budget principal des dépenses tient également compte des économies approuvées dans le cadre de l’examen complet des dépenses du gouvernement. Les plans ministériels fournissent également des détails supplémentaires sur la Régie.

Les plans ministériels du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) indiquent que pour répondre aux exigences en matière d’économies de l’examen complet des dépenses, le SCT réduira ses dépenses de 57,8 M$ d’ici 2028‑2029. Il réalisera ces économies en éliminant progressivement les programmes et les initiatives temporaires, en rationalisant le travail et en mettant l’accent sur les priorités qui renforcent la fonction publique.

Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025‑2026

Dans cette section

Enjeu

Que comprend le budget supplémentaire des dépenses (C) 2025‑2026?

Réponse

Avec le Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025‑2026, le gouvernement demande au Parlement d’approuver 5,4 milliards de dollars en nouvelles dépenses votées.

Cela est compensé par une diminution de 1,4 milliard de dollars des dépenses législatives, pour un total de 4,0 milliards de dollars en dépenses prévues pour appuyer les priorités fondamentales des Canadiens.

Le financement proposé renforcerait les forces armées canadiennes en soutenant des capacités clés et en faisant progresser de grands projets d’immobilisations comme le projet Avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol.

Il contribuerait à moderniser l’équipement et les installations, notamment en fournissant des fonds aux opérations dans le Nord des Forces armées canadiennes.

Il améliorerait également les services essentiels pour les peuples autochtones et les anciens combattants, y compris les services à l’enfance et à la famille pour les Premières Nations et le soutien aux déplacements médicaux dans les collectivités du Nord.

Si l’on insiste sur les nouvelles dépenses du SCT :

Le nouveau financement pour mon ministère appuierait les besoins urgents en matière de défense et de sécurité par l’intermédiaire du nouveau crédit 50 et couvrirait les paiements obligatoires des employés et les récents rajustements de la rémunération.

Le financement supplémentaire permettrait de faire progresser les initiatives pangouvernementales, y compris la fonction de contrôleur numérique, les projets de réduction des émissions et les obligations découlant de la Loi sur l’équité salariale.

Questions et réponses

Q. Votre gouvernement prétend s’engager à faire des compressions budgétaires, alors comment ce Budget supplémentaire des dépenses se compare-t-il à celui de l’an dernier en ce qui concerne les dépenses totales?

A. Le Budget supplémentaire des dépenses (C) porte le total des autorisations budgétaires en 2025‑2026 à 510,7 milliards de dollars. Il s’agit d’une augmentation de 0,8 % des dépenses budgétaires pour 2025‑2026, et d’une augmentation de 24 milliards de dollars ou de 4,9 % par rapport aux estimations de l’année précédente jusqu’à ce jour au même moment. Il est à noter qu’aucun Budget supplémentaire des dépenses (C) n’a été déposé en 2024‑2025 en raison de la prorogation du Parlement.

Q. Qu’est-ce que le nouveau crédit central 50 et comment fonctionnera-t-il?

R. Le crédit central 50 du Conseil du Trésor est proposé pour les fonds de prévoyance du gouvernement liés spécifiquement aux dépenses de défense et de sécurité.

Le nouveau crédit central fonctionnerait de la même manière que le crédit central 5 du Conseil du Trésor (crédit 5 du Conseil du Trésor). Le crédit central 50 accorde les pouvoirs qui sont requis de toute urgence avant la fin du prochain processus d’approvisionnement. L’autorisation d’accéder aux fonds nécessiterait l’approbation du Conseil du Trésor. Par souci de transparence, les affectations de ce fonds seraient publiées dans le prochain Budget supplémentaire des dépenses ou dans le prochain rapport de fin d’exercice.

Défense nationale et d’autres organisations fédérales œuvrant dans le domaine de la défense et de la sécurité seraient en mesure de voter.

Q. Comment le Parlement examinera-t-il les dépenses proposées en fonction de ce vote?

R. Le crédit central 50 du Conseil du Trésor est proposé pour les fonds de prévoyance du gouvernement, particulièrement liés aux dépenses de défense et de sécurité qui sont requises de toute urgence avant la fin du prochain processus d’affectation des crédits.

L’autorisation d’accéder aux fonds nécessiterait l’approbation du Conseil du Trésor. Par souci de transparence, les affectations de ce fonds seront publiées dans le prochain Budget supplémentaire des dépenses.

Q. Quel est le montant des dépenses liées aux services professionnels proposé dans le Budget supplémentaire des dépenses, et à quelles fins?

R. Le Budget supplémentaire des dépenses (C) indique des dépenses prévues d’environ 371 millions de dollars pour les services professionnels.

Deux organisations ont la majeure partie des dépenses prévues en services professionnels :

  • Défense nationale : 221,1 M$ - Le financement est principalement destiné aux services d’ingénierie et d’architecture pour les projets d’immobilisations, y compris le projet Avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol et les projets d’acquisition ou d’amélioration de l’équipement, des systèmes et des installations dans le cadre du Fonds d’investissement en immobilisations.
  • Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada : 90,7 M$ - L’augmentation des services professionnels et spéciaux dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) concerne principalement les services opérationnels pour le Programme de passeport afin de maintenir la capacité de traitement et les services informatiques liés à la modernisation de la plateforme numérique, y compris permettre aux clients d’accéder aux services en ligne et passer à une plateforme moderne de gestion des cas.

Il est important de noter que les services professionnels et spéciaux constituent une vaste catégorie de dépenses qui englobe de nombreux services, par exemple :

  • les comptables, les avocats, les ingénieurs, les scientifiques et les traducteurs;
  • médecins, infirmières et autres membres du personnel médical;
  • la direction et d’autres consultants en recherche;
  • l’assistance technique, professionnelle et autre expertise externe, par exemple pour des travaux d’ingénierie et d’architecture;
  • les paiements pour les traitements hospitaliers;
  • d’autres services d’exploitation et d’entretien exécutés dans le cadre d’un contrat, comme le nettoyage des bâtiments, l’entreposage et l’entreposage.

Contexte

Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025‑2026 (À l’échelle du gouvernement)

Les budgets supplémentaires des dépenses présentent des renseignements sur les besoins relatifs aux dépenses qui n’étaient pas suffisamment étoffés lors de la préparation du budget principal des dépenses ou qui ont été précisés après le dépôt de celui-ci pour tenir compte de l’évolution de certains programmes et services.

Le Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025‑2026 est le troisième et dernier des budgets supplémentaires des dépenses prévus au cours du présent exercice. Ce Budget des dépenses présente un total de 4,0 milliards de dollars en dépenses budgétaires supplémentaires concernant 56 organisations, soit un montant de 5,4 milliards de dollars en dépenses votées et une diminution de 1,4 milliard de dollars en dépenses législatives prévues.

Les principaux objectifs des nouvelles dépenses votées sont les suivants :

  • l’approvisionnement militaire et les opérations de défense (Défense nationale, notamment 560,9 millions de dollars pour le Fonds d’investissement en immobilisations et 313,7 millions de dollars pour le projet Avion stratégique de transport et de ravitaillement en vol, et SCT : 1,0 milliard de dollars pour compléter le financement des initiatives de défense et de sécurité);
  • soutien financier à Postes Canada (1,0 milliard de dollars);
  • services aux Autochtones (Services aux Autochtones Canada : notamment 348,4 millions de dollars pour les services à l’enfance et à la famille et 155,6 millions de dollars pour les frais de transport pour raisons médicales).

Le Budget supplémentaire des dépenses (C) de 2025‑2026 indique aussi les montants qui ont été annoncés dans le budget fédéral de 2025, notamment 150 millions de dollars destinés à moderniser Radio-Canada, 127,3 millions de dollars pour élargir le rôle de la Garde côtière canadienne en matière de sécurité et 34,4 millions de dollars pour soutenir les opérations des Forces armées canadiennes au Moyen-Orient.

Les dépenses budgétaires législatives devraient diminuer de 1,4 milliard de dollars et atteindre un total de 263,0 milliards de dollars. La diminution est principalement attribuable à la mise à jour des prévisions relatives à la Sécurité de la vieillesse (diminution de 1,6 milliard de dollars) et au Supplément de revenu garanti (diminution de 773,0 millions de dollars). Bien que les prestations aux aînés aient augmenté d’une année à l’autre, le nombre de bénéficiaires et la prestation mensuelle moyenne sont inférieurs aux prévisions.

Le Budget supplémentaire des dépenses (C) comprend également une annexe sur les « affectations bloquées ». Au cours de l’exercice, le gouvernement peut prendre des décisions visant à modifier les priorités ou à mettre en œuvre des initiatives individuelles. Ces décisions sont mises en œuvre au moyen d’affectations bloquées pour freiner l’utilisation des crédits autorisés, au besoin. À la fin de l’exercice, ces affectations bloquées sont incluses dans les fonds inutilisés figurant dans les Comptes publics. Pour l’exercice 2025‑2026, le montant total gelé des autorisations votées est d’environ 7,4 milliards de dollars au . La plupart de ces affectations bloquées découlent du report prévu de fonds à des exercices ultérieurs.

Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025‑2026 (Postes spécifiques au SCT)

Le SCT (en tant que ministère) demandera l’approbation du Parlement pour augmenter de 1 193,6 millions de dollars ses autorisations dans le Budget supplémentaire des dépenses (C) de 2025‑2026, afin de tenir compte de ce qui suit :

Crédit 50, Initiatives en matière de défense et de sécurité

Le SCT demandera l’approbation du Parlement pour inclure le nouveau crédit 50 – Initiatives en matière de défense et de sécurité d’un milliard de dollars. Ce financement supplémentaire donnera aux organisations la souplesse nécessaire pour faire face aux dépenses imprévues liées à la défense nationale ou à la sécurité nationale.

La portée du nouveau crédit 50 du Conseil du Trésor – Initiatives en matière de défense et de sécurité sera harmonisée avec celle du crédit central 5 du Conseil du Trésor – Éventualités du gouvernement. Comme dans le cas d’un prêt, tout accès temporaire au crédit 50 doit être remboursé à la réception du prochain budget des dépenses disponible. Si les affectations sont effectuées après le dernier Budget des dépenses prévu dans un exercice financier, l’affectation sera considérée comme permanente et l’organisation ne remboursera pas le crédit central.

Crédit 30, Besoins en matière de rémunération

Le SCT demandera l’approbation du Parlement pour augmenter de 140,0 millions de dollars son crédit 30 – Besoins en matière de rémunération. Cette augmentation permettra :

  • Financement pour soutenir les paiements obligatoires, tels que les congés annuels excédentaires, les indemnités parentales et de maternité, et d’autres ajustements qui n’ont pas été fournis par le crédit 15, Rajustements de rémunération.
Crédit 15, Rajustements à la rémunération

Le SCT demandera l’approbation du Parlement pour augmenter de 31,2 millions de dollars son crédit 15 – Rajustements à la rémunération. Cette augmentation permettra :

  • Financement des rajustements à la rémunération découlant de conventions collectives récemment conclues et de la mise à jour des conditions d’emploi pour le groupe Réparation des navires – Ouest (SR-W) et le groupe Contrôle de la circulation aérienne (AI);
  • Financement à Défense nationale pour le paiement forfaitaire unique de 2 500 $ fondé sur les données du système de paye reçues de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC). Ce montant est fondé sur les paiements versés aux employés admissibles par le système de paye jusqu’au .
Crédit 1, Dépenses du programme

Le SCT demandera l’approbation du Parlement pour augmenter de 22,4 millions de dollars ses autorisations de dépenser au titre du crédit 1 – Dépenses du programme en 2025‑2026, ce qui représente divers transferts d’autres ministères.

Le crédit 1 est utilisé pour les dépenses ministérielles du SCT (en tant que ministère), y compris les dépenses liées au personnel et au fonctionnement.

Transferts en provenance d’autres organisations (22,4 millions de dollars) :

  • 20,3 millions de dollars provenant de diverses organisations au SCT pour soutenir le Programme de la fonction de contrôleur numérique.
  • 1,5 million de dollars de Défense nationale au SCT pour appuyer des projets qui réduiront les émissions de gaz à effet de serre dans les opérations du gouvernement fédéral;
  • 0,6 million de dollars de Défense nationale au SCT pour le respect des obligations découlant de la Loi sur l’équité salariale.

Budget principal des dépenses 2026‑2027

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Enjeu

Que comprend le budget principal des dépenses 2026‑2027 pour l’ensemble du gouvernement et pour le SCT?

Réponse

Chaque année, le gouvernement demande au Parlement d’approuver les dépenses prévues et fournit des renseignements à la population canadienne dans le cadre du processus budgétaire.

Le Budget principal des dépenses de 2026‑2027 prévoit des dépenses budgétaires de 502,8 milliards de dollars.

Ce montant comprend 300 milliards de dollars en paiements de transfert, qui contribuent à bâtir un Canada plus fort et plus résilient. Ce financement appuie des priorités comme les prestations aux aînés, le Transfert canadien en matière de santé, les projets d’infrastructure et la péréquation fiscale entre les provinces et les territoires.

Le Budget des dépenses prévoit également plus de 48 milliards de dollars pour appuyer Défense nationale. Ces investissements soutiennent l’équipement moderne, la formation et la coopération avec les partenaires internationaux, contribuant ainsi à la sécurité des Canadiens et de la Canadienne, ainsi qu’à la stabilité mondiale.

Si l’on insiste sur les dépenses du SCT :

Mon ministère cherche à obtenir 11,8 milliards de dollars dans le Budget principal des dépenses. La grande majorité de ce montant est destinée aux coûts à l’échelle du gouvernement, comme l’assurance de la fonction publique et les éventualités gouvernementales.

Le Budget principal des dépenses prévoit également un milliard de dollars pour le crédit central 50, ce qui donne au gouvernement la souplesse nécessaire pour réagir rapidement aux pressions imprévues en matière de défense et de sécurité.

Le budget de fonctionnement du SCT pour 2026‑2027 comprend une réduction de 28,9 millions de dollars à la suite de l’Examen exhaustif des dépenses. Les économies annuelles du SCT atteindront 57,8 millions de dollars annuellement d’ici 2028‑2029.

Questions et réponses

Q. Le Budget principal des dépenses prévoit plus de 26,6 milliards de dollars pour les services professionnels. Comment justifiez-vous cette dépense tout en réduisant la taille de la fonction publique, comme le prévoit le budget de 2025?

R. Les affectations proposées pour les services professionnels appuient une série d’initiatives importantes. Par exemple, ils seraient utilisés pour fournir :

  • des services de santé et de bien-être dans le cadre du Programme fédéral de santé intérimaire;
  • les services offerts aux Canadiens dans le cadre de la modernisation du versement des prestations;
  • les services de construction, d’ingénierie et d’architecture;
  • des services de santé et de bien-être pour les Canadiens autochtones.

Les services professionnels continueront de jouer un rôle important pour que le gouvernement puisse s’acquitter de son mandat. Parallèlement, le gouvernement s’est engagé à réduire les dépenses liées aux services de gestion et autres services de consultation de 20 % d’ici trois ans – afin de réduire les dépenses et de donner à la fonction publique les moyens d’assumer davantage de responsabilités et de rendre compte.

Q. Le budget de 2025 prévoyait des économies de 9 milliards de dollars en 2026‑2027, mais le budget principal des dépenses est beaucoup plus élevé que l’an dernier. Comment est-ce possible?

R. Il y a eu une augmentation des dépenses prévues pour diverses priorités, notamment des augmentations des dépenses prévues en matière de défense pour atteindre les objectifs du Canada de l’OTAN, des transferts aux provinces pour les soins de santé et les programmes sociaux et des avantages pour les particuliers, comme les prestations aux aînés, pour répondre aux besoins croissants de la population canadienne.

Q. Quels sont les programmes particuliers qui ont connu une augmentation?

R. L’inflation et les rajustements en fonction du coût de la vie ont également fait grimper le coût de divers programmes et services gouvernementaux ainsi que le montant des prestations versées aux Canadiens. De plus, le gouvernement a lancé de nouveaux programmes au cours de la dernière décennie, notamment des prestations d’invalidité, des programmes de logement et d’infrastructure.

Des pouvoirs accrus sont également demandés pour les revendications de règlement et les investissements dans les communautés des Premières Nations.

À mesure que le gouvernement investit dans des secteurs prioritaires, il réduit ses dépenses liées aux activités quotidiennes du gouvernement. Grâce à l’examen approfondi des dépenses, des économies de 9 milliards de dollars seront réalisées en 2026‑2027 et atteindront 13 milliards de dollars par an d’ici 2028‑2029. Cela comprend une réduction de la taille de la fonction publique, qui devrait diminuer de 40 000 postes d’ici 2028‑2029 par rapport au sommet atteint en 2023‑2024.

Contexte

Budget principal des dépenses 2026‑2027 (À l’échelle du gouvernement)

Le Budget principal des dépenses pour l’exercice 2026‑2027 présente des dépenses budgétaires totalisant 502,8 milliards de dollars, soit des dépenses à approuver de l’ordre de 230,4 milliards de dollars et des dépenses législatives prévues de l’ordre de 272,4 milliards de dollars. Il présente également des dépenses non budgétaires totalisant 2,9 milliards de dollars.

La majorité des dépenses pour le Budget principal des dépenses 2026‑2027 consiste en des paiements de transfert, c’est-à-dire des sommes versées aux autres ordres de gouvernement, à des organisations et à des particuliers. Les paiements de transfert représentent environ 59,8 % des dépenses budgétaires, ou 300,5 milliards de dollars. Les dépenses de fonctionnement et en capital représentent environ 29,5 % des dépenses budgétaires ou 148,6 milliards de dollars, tandis que les frais de la dette publique (à l’exclusion des paiements d’intérêts relatifs aux contrats de location-acquisition) constituent environ 10,7 % des dépenses, ou 53,7 milliards de dollars.

Par rapport au Budget principal des dépenses de l’exercice dernier, les dépenses budgétaires prévues ont augmenté d’environ 3,3 % (hausse de 15,9 milliards de dollars), ce qui peut se répartir comme suit :

  • Dépenses votées en hausse de 7,5 milliards de dollars ou 3,4 %
  • Dépenses législatives en hausse de 8,4 milliards de dollars ou de 3,2 %

En raison du dépôt du budget fédéral de 2025 à l’automne, il y a eu davantage d’occasions d’harmoniser les décisions budgétaires avec le Budget principal des dépenses. Par conséquent, le Budget principal des dépenses de 2026‑2027 reflète 14,7 milliards de dollars en nouvelles dépenses annoncées dans le budget de 2025 y compris le financement pour la défense, l’infrastructure et le soutien économique. Les mesures encore en cours d’élaboration seront présentées dans les budgets supplémentaires des dépenses subséquents.

Le Budget principal des dépenses tient également compte des économies approuvées dans le cadre de l’Examen exhaustif des dépenses du gouvernement. Les plans ministériels fourniront des détails supplémentaires sur l’Examen exhaustif des dépenses.

Dépenses votées

En ce qui concerne les dépenses votées, l’augmentation d’environ 14,5 milliards de dollars des dépenses de défense (par rapport au Budget principal des dépenses de l’exercice dernier) est le changement le plus notable. L’augmentation couvre un large éventail de dépenses prévues, y compris le recrutement et le maintien en poste, l’achat d’équipement et d’installations, l’augmentation du financement pour l’Ukraine dans le cadre du Programme de contribution à la formation et à la coopération militaires et du nouveau Programme de résilience de l’industrie canadienne de la défense.

En dehors de Défense nationale, une autre augmentation notable du financement voté (en hausse d’environ 1,4 milliard de dollars) concerne Logement, Infrastructures et Collectivités Canada. L’augmentation permettra de soutenir le transport en commun et d’autres infrastructures communautaires.

Dépenses législatives

Les dépenses législatives prévues par ministère sont incluses dans le présent budget des dépenses afin de fournir des renseignements supplémentaires sur l’estimation des dépenses totales.

Les changements importants dans les dépenses budgétaires législatives par rapport au Budget principal des dépenses de 2025‑2026 comprennent :

  • des augmentations des principaux paiements de transfert, notamment les prestations aux aînés, le Transfert canadien en matière de santé et la péréquation fiscale;
  • une hausse de l’intérêt sur la dette non échue;
  • la suppression progressive des remises et autres distributions de revenus liées à l’élimination de la redevance fédérale sur les combustibles à compter du .

Budget principal des dépenses 2026‑2027 (Postes spécifiques au SCT)

Les crédits principaux 2026‑2027 du SCT (en tant que ministère) sont passés de 9 801,5 millions de dollars à 11 835,1 millions de dollars par rapport aux crédits principaux de l’an dernier. Les renseignements ci-dessous expliquent l’écart de 2 033,5 millions de dollars, présenté par crédit, du plus important au plus faible.

Crédit 20 – Assurance de la fonction publique : augmentation nette de +1 035,3 millions de dollars

L’augmentation de 1 035,3 millions de dollars du crédit 20, Assurance de la fonction publique, reflète des coûts anticipés plus élevés pour le Régime de soins de santé de la fonction publique, une hausse des dépenses liées aux programmes d’assurance-invalidité et une augmentation des taxes sur la masse salariale.

Les crédits principaux de 2026‑2027 comprennent également un paiement forfaitaire ponctuel de 190 millions de dollars pour le Régime d’assurance-vie et d’assurance-invalidité de la GRC.

Crédit 50 – Initiatives en matière de défense et de sécurité : augmentation nette de 1 000 millions de dollars

La création du crédit central 50, Initiatives en matière de défense et de sécurité, en , explique l’écart de 1 000 millions de dollars par rapport aux crédits principaux de l’an dernier.

Ce crédit central offre aux organisations une marge de manœuvre pour des dépenses imprévues liées à la défense nationale ou à la sécurité nationale, et s’aligne sur le crédit central 5, Dépenses éventuelles du gouvernement. L’accès temporaire au crédit 50 doit être remboursé lors de l’approbation des prochains crédits disponibles. Si des affectations sont effectuées après les derniers crédits prévus d’un exercice, l’affectation est réputée permanente et l’organisation n’a pas à rembourser le crédit central.

Crédit 10 – Initiatives pangouvernementales : augmentation nette de +11,5 millions de dollars

L’augmentation nette de 11,5 millions de dollars par rapport aux crédits principaux de l’an dernier est liée à un reprofilage approuvé pour les règlements et dommages liés à Phénix.

Crédit 1 – Dépenses du programme : diminution nette de -14,7 millions de dollars

Le SCT s’est engagé à atteindre ses cibles d’économies de 15 % sur trois ans en recentrant ses fonctions essentielles et en modernisant sa structure organisationnelle et ses processus afin d’améliorer son agilité et son efficacité.

La diminution nette de 14,7 millions de dollars par rapport aux crédits principaux de l’an dernier soutient cette transition et s’explique principalement par :

  • la mise en œuvre de l’Examen exhaustif des dépenses,
  • une réduction prévue du budget, conforme à l’initiative Dépenses publiques gouvernementales amorcée en 2024‑2025,
  • la réévaluation de la valeur du Programme d’approvisionnement de combustibles à faible teneur en carbone,
  • la réduction du financement temporaire pour plusieurs initiatives.
Crédits 5 (Dépenses éventuelles du gouvernement), 25 (Report du budget de fonctionnement), 30 (Besoins en matière de rémunération) et 35 (Report du budget en capital)

Aucun changement

Plan ministériel 2026‑2027 du SCT

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Enjeu

Quels types d’objectifs de rendement figurent dans le Plan ministériel 2026‑2027 du SCT?

Réponse

Le Plan ministériel 2026‑2027 du SCT énonce les mesures concrètes que le SCT prend pour moderniser le gouvernement, réduire les formalités administratives et améliorer les services offerts aux Canadiens.

Nous faisons progresser des priorités clés, comme la réduction du fardeau réglementaire, le renforcement du commerce intérieur, l’approfondissement de la coopération en matière de réglementation, la mise en œuvre de la Politique‎ ‎« Achetez canadien » et l’accélération de l’adoption d’une intelligence artificielle (IA) responsable dans l’ensemble du gouvernement.

Mon ministère atteindra l’objectif de l’examen approfondi des dépenses. Cela signifie réduire les dépenses de 57,8 millions de dollars d’ici 2028‑2029 en éliminant progressivement les initiatives temporaires et en rationalisant les activités.

Ces mesures appuient l’engagement du gouvernement à réduire les dépenses liées aux opérations afin que les Canadiens et les entreprises puissent stimuler la croissance économique.

Questions et réponses

Q. Y a-t-il des changements importants dans le plan ministériel du SCT par rapport à l’année dernière?

R. Ce plan détaille les efforts déployés par le SCT pour faire avancer les priorités actuelles du gouvernement. Il met davantage l’accent sur des choses comme la réduction des coûts pour les Canadiens et la diminution des dépenses pour les opérations gouvernementales, y compris la direction de l’examen complet des dépenses à l’échelle du gouvernement.

Le plan ministériel du SCT intègre également des initiatives gouvernementales clés, notamment la réduction du fardeau réglementaire, l’accélération de l’adoption responsable de l’IA au sein de la fonction publique fédérale et le soutien à la mise en œuvre du nouveau cadre stratégique « Acheter canadien ».

Q. Comment les mesures prises dans le cadre de l’examen approfondi des dépenses sont-elles prises en compte dans le plan ministériel du SCT?

R. En tant que ministère, le plan ministériel du SCT prévoit une réduction de plus de 125 millions de dollars sur trois ans et une diminution d’environ 294 équivalents temps plein (ETP) d’ici 2028‑2029.

Le SCT réalisera ces réductions en se concentrant sur ses priorités, en repensant son fonctionnement et en éliminant progressivement les programmes temporaires. Le SCT transformera ses opérations internes en regroupant les unités de travail, en rajustant la gestion et le soutien administratif et en modernisant les processus clés. Il s’agit notamment de tirer parti de l’automatisation pour favoriser la cohérence, l’évolutivité et l’excellence du service dans l’ensemble de l’organisation.

Q. Quels renseignements relatifs à la Régie seront disponibles dans les plans ministériels de 2026‑2027?

R. Les plans ministériels comprennent des mesures précises que les ministères prévoient entreprendre et le nombre de réductions budgétaires et d’employés ETP sur une période de trois ans. Les ministères qui n’étaient pas assujettis à la Régie ont également été invités à expliquer les mesures qu’ils prendront pour respecter l’esprit de cet exercice de réduction. Dans les cas où la détermination d’une réduction du nombre d’ETP pourrait créer des préoccupations en matière de protection de la vie privée, notamment dans les petites organisations, il n’est pas nécessaire de fournir des détails.

Contexte

Le Plan ministériel de 2026‑2027 du SCT décrit la façon dont le SCT s’acquittera de son mandat qui consiste à permettre une administration efficace, à favoriser l’innovation et à respecter les valeurs de la fonction publique. Plus particulièrement, il précise les priorités, les plans et les coûts connexes pour les trois prochains exercices.

Le Plan souligne la façon dont le SCT aidera à faire progresser les principales initiatives gouvernementales annoncées au cours du dernier exercice par le président du Conseil du Trésor et celles annoncées dans le cadre du Budget 2025. Par exemple, il indique que le SCT :

  • fera progresser la coopération interjuridictionnelle afin de réduire les obstacles au commerce à l’intérieur du Canada;
  • assurera une meilleure harmonisation des règlements entre le Canada et l’Union européenne dans le cadre du nouveau partenariat stratégique Canada–Union européenne;
  • procédera à des examens horizontaux pour trouver des façons d’alléger le fardeau réglementaire, de simplifier les processus et d’accélérer la mise en marché des produits;
  • examinera les principaux instruments de politique réglementaires et les lois connexes pour éliminer le fardeau administratif dans le système de réglementation fédéral;
  • appuiera le gouvernement dans l’adoption d’un calendrier d’examen plus régulier et prévisible pour veiller à l’optimisation continue des ressources du gouvernement;
  • accélérera l’adoption responsable de l’IA au sein de la fonction publique fédérale;
  • appuiera la mise en œuvre de la nouvelle politique « Achetez canadien ».

Le Plan de cet exercice comprend l’ajout d’un nouveau crédit central (crédit 50) au budget du SCT. Le nouveau crédit permet au SCT de transférer des fonds du crédit vers Défense nationale pour faire face aux dépenses imprévues liées à la défense nationale ou à la sécurité nationale. Comme pour les six autres crédits centraux gérés par le SCT, tous les fonds du crédit 50 qui ne seront pas attribués au cours de l’exercice expireront à la fin de l’exercice.

Le Plan indique également que, pour répondre aux exigences en matière d’économies découlant de l’Examen exhaustif des dépenses, le SCT réduira ses dépenses de 57,8 millions de dollars d’ici 2028‑2029. Il réalisera ces économies en éliminant progressivement des initiatives et programmes temporaires, en simplifiant les processus de travail, et en mettant l’accent sur les priorités qui renforcent la fonction publique.

Approvisionnement et utilisation de consultants

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Enjeu

Que fait-on pour s’assurer que les entrepreneurs sont utilisés avec prudence?

Réponse

Je m’attends à ce que toutes les dépenses soient bien gérées et affectées aux priorités qui apportent de la valeur aux Canadiens.

Le recours à des services professionnels fait partie intégrante des activités gouvernementales.

Une très faible partie des dépenses publiques est consacrée aux consultants en gestion, et en 2025, les dépenses consacrées aux services de conseil en gestion et aux services informatiques ont diminué de 10 %.

Les services professionnels et spécialisés sont principalement utilisés pour acquérir l’expertise et les capacités spécialisées nécessaires à la réalisation des priorités clés.

Par exemple, le gouvernement recourt à des contrats pour engager des entreprises de construction afin de construire et d’entretenir divers actifs, pour recruter des infirmières pour les soins de santé dans le Nord et pour gérer les sites contaminés à travers le pays.

Si l’on insiste sur les contrats informatiques :

Bien qu’il soit parfois nécessaire de recourir à des services informatiques externes, nous nous efforçons de constituer notre propre main-d’œuvre numérique.

Dans le cadre de notre stratégie en matière de talents numériques, nous investissons dans le perfectionnement des compétences et la formation afin que la fonction publique fédérale dispose des talents internes nécessaires pour fournir des services numériques sécurisés et efficaces.

Si l’on insiste sur les mesures prises pour améliorer l’approvisionnement :

Pour renforcer la surveillance des marchés publics, le gouvernement a :

  • mis à jour le guide du gestionnaire et introduit de nouvelles procédures obligatoires pour la passation de marchés de services professionnels
  • publié la Directive sur les talents numériques afin de soutenir le développement d’une main-d’œuvre numérique interne robuste, en établissant des seuils raisonnables permettant aux organismes de s’assurer que des talents qualifiés sont disponibles avant de recourir à la sous-traitance.
  • complété un audit horizontal pour évaluer les contrôles de la gouvernance, de la prise de décision et de la passation de marchés. L’audit a révélé que nous disposons de processus pour gérer et superviser la passation de marchés, conformément aux rôles, aux responsabilités et aux obligations de rendre compte;
  • élaboré un processus de risque et de conformité pour évaluer les contrôles et les risques dans les marchés publics et d’autres domaines administratifs clés, qui a été lancé en .

Questions et réponses

Q. Pouvez-vous fournir des détails sur le plan de votre gouvernement visant à réduire de 20 % les dépenses liées aux services de gestion et autres services de consultation au cours des trois prochaines années?

R. Les plans visant à atteindre cette réduction sont en cours de finalisation et seront communiqués dès que possible.

Cette réduction s’appuiera sur les progrès déjà réalisés. Par exemple, l’an dernier, les dépenses totales en conseils de gestion ont diminué de 46 % (837 842 000 $ en 2024 contre 449 824 000 $ en 2025).

La fonction publique continue de considérer les ressources internes comme une option privilégiée avant de demander de l’aide externe. Pour soutenir cet objectif, nous faisons progresser les stratégies de gestion des talents et de main-d’œuvre pour aider à renforcer la capacité interne. De plus, nous avons renforcé la surveillance et la gouvernance en matière d’approvisionnement s’assurer que les décisions en matière de passation de marchés demeurent pertinentes et rentables.

Q. Pourquoi dépensez-vous des milliards de dollars pour des consultants en gestion?

R. Les services professionnels sont une vaste catégorie de dépenses qui comprend une gamme de services, y compris la construction, la traduction et les soins de santé.

Chaque année, les conseillers en gestion ne représentent qu’un très faible pourcentage – moins de 5 % – de toutes les dépenses en services professionnels.

On s’attend à ce que tous les fonctionnaires s’assurent que les dépenses sont prudentes et orientées vers des priorités qui offrent un bon rapport qualité-prix à la population canadienne.

Contexte

Les services contractuels ont toujours été un élément important de la façon dont le gouvernement offre des programmes et des services aux Canadiens. Par exemple, les services professionnels peuvent être nécessaires pour acquérir une expertise particulière, pour faire face à des fluctuations imprévues de la charge de travail ou pour compléter le travail de la fonction publique professionnelle.

Les « services professionnels et spéciaux » sont une vaste catégorie des Comptes publics qui comprend un large éventail de services, comme les services d’ingénierie et d’architecture, les services juridiques et les services de santé et de bien-être, entre autres. Il représentait moins de 5 % des dépenses totales du gouvernement en 2025.

L’augmentation des dépenses en services professionnels par rapport à l’an dernier est en grande partie attribuable à l’augmentation des services d’ingénierie et d’architecture pour la Défense nationale, Pêches et Océans Canada et l’Agence spatiale canadienne, les services de santé et de bien-être social et d’autres services de formation spécialisée.

Depuis , le gouvernement a pris un certain nombre de mesures concrètes pour renforcer la surveillance de l’approvisionnement et réduire le recours aux services de gestion et de consultants en TI par les ministères, notamment :

  • la mise à jour du Guide du gestionnaire et introduction de nouvelles procédures obligatoires pour l’acquisition de services professionnels.
  • la publication de la Directive sur les talents numériques pour soutenir le développement d’une main-d’œuvre numérique interne robuste, établissant des seuils raisonnables permettant aux ministères de vérifier si des talents qualifiés sont disponibles avant de sous-traiter.
  • la réalisation d’une vérification horizontale pour évaluer la gouvernance, la prise de décisions et les contrôles de passation de marchés et prise de mesures concrètes pour améliorer les mécanismes permettant de cerner les risques et les cas de non-conformité liés à l’approvisionnement au moyen d’un nouveau processus de gestion des risques et de la conformité.
  • l’élaboration d’un processus de risque et de conformité pour évaluer les contrôles et les risques liés à l’approvisionnement et à d’autres domaines administratifs clés, qui a été lancé en .

Réduction des effectifs dans la fonction publique

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Enjeu

Le gouvernement procède-t-il à des réductions d’emploi dans l’ensemble de la fonction publique?

Réponse

Le gouvernement s’est engagé à ramener la fonction publique à une taille plus durable. L’examen approfondi des dépenses réduira la fonction publique de 16 000 ETP d’ici 2028‑2029, ce qui portera la taille de la fonction publique à environ 330 000 personnes.

Le gouvernement s’est engagé à gérer autant que possible les réductions au moyen des départs volontaires et de l’attrition. L’incitatif à la retraite anticipée proposé appuiera cet objectif.

Nous veillerons à ce que les employés touchés par le réaménagement des effectifs soient traités équitablement, conformément à leur convention collective, à leurs conditions d’emploi et au Code de valeurs et d’éthique du secteur public.

Questions et réponses

Q. Combien de fonctionnaires sont actuellement concernés par des mesures de réaménagement des effectifs, ventilés par ministère et par région?

R. Dans un souci de transparence, le SCT a publié sur son site Web une ventilation détaillée des réductions d’effectifs annoncées à ce jour par les organisations. Ces informations seront mises à jour régulièrement à mesure que les employés seront informés.

Q. Quel sera le coût des mesures de réaménagement des effectifs pour le gouvernement?

R. Le coût par employé dépendra de facteurs tels que les années de service et l’option choisie par chaque employé dans le cadre des mesures de réaménagement des effectifs applicables au sein de son organisation. Nous ne sommes donc pas en mesure de fournir une estimation globale pour le moment.

Contexte

Dans le budget de 2025, le gouvernement s’est engagé à ramener la fonction publique fédérale à un niveau plus viable d’environ 330 000 employés, contre environ 369 000 en 2023‑2024, pour une réduction totale cible d’environ 40 000 postes.

Les réductions ont commencé en 2024‑2025 avec une diminution d’environ 9 800 employés en raison de l’initiative de recentrage des dépenses gouvernementales et de l’attrition. D’autres réductions sont prévues en 2025‑2026 en raison de l’attrition et du financement qui n’a pas été renouvelé (les chiffres exacts seront disponibles après la fin de l’exercice).

Au cours des trois prochaines années, l’examen complet des dépenses devrait réduire la taille de la fonction publique fédérale d’environ 16 000 ETP. Combinées à l’attrition naturelle et aux départs volontaires, ces mesures permettront collectivement de ramener la fonction publique à l’objectif d’environ 330 000 employés.

Lorsque les ministères doivent faire face à des réductions budgétaires et doivent réduire leurs dépenses, ils effectuent généralement une analyse des ressources humaines et envisager de mettre fin à la dotation non permanente, comme les contrats, les employés nommés pour une période déterminée, les travailleurs occasionnels et les étudiants. Au besoin, les ministères peuvent envisager d’embaucher des employés permanents à temps plein.

La Directive sur le réaménagement des effectifs et les annexes sur le réaménagement des effectifs qui font partie des conventions collectives présentent les dispositions du réaménagement des effectifs qui s’appliquent aux employés indéterminés.

Les cadres supérieurs sont assujettis aux annexes E, F et G sur la transition dans la carrière de la Directive sur les conditions d’emploi pour les cadres supérieurs, qui facilite la transition dans la carrière des cadres supérieurs en situation de réduction des effectifs.

Les dispositions du réaménagement des effectifs peuvent être invoquées lorsque :

  • les services d’un ou de plusieurs employés nommés pour une période indéterminée ne seront plus requis au-delà d’une date déterminée en raison d’un manque de travail;
  • il y a suppression d’une fonction;
  • la réinstallation d’une unité de travail à laquelle l’employé ne souhaite pas participer; ou
  • une initiative de diversification des modes d’exécution.

Pour les cadres supérieurs, les dispositions de la transition dans la carrière peuvent être invoquées lorsqu’il y a :

  • un manque de travail;
  • une suppression d’une fonction; ou,
  • une cession du travail ou de la fonction à l’extérieur des secteurs de l’administration publique fédérale figurant aux annexes I, IV ou V de la Loi sur la gestion des finances publiques.

L’objectif est de s’assurer que les employés nommés pour une période indéterminée dont les services ne sont plus requis en raison d’un réaménagement des effectifs se voient offrir, dans la mesure du possible, d’autres possibilités d’emploi.

Dans le cas des employés qui ne sont pas des cadres supérieurs, le ministère confirmera si un employé :

  • recevra une garantie d’offre d’emploi raisonnable au même niveau et au même ensemble de compétences au sein de l’administration publique centrale ou
  • se verra offrir quatre options :
    1. Option A – Droit de priorité de fonctionnaire excédentaire d’une durée de 12 mois – aiguillage vers des emplois de la fonction publique
    2. Option B – Mesure de soutien à la transition (MST) – paiement forfaitaire en échange d’une démission
    3. Option C (i) – MST et une indemnité d’études
    4. Option C (ii) – MST, indemnité d’études et congé non payé d’au plus 2 ans

Une des principales exigences des dispositions sur le réaménagement des effectifs est que les organisations doivent créer un programme de départ volontaire d’une durée d’au moins 30 jours dans les unités de travail dans lesquelles cinq personnes ou plus d’un même groupe ou niveau auraient été avisées que leurs services ne seraient peut-être plus requis. Les ministères peuvent également choisir d’offrir un programme de départ volontaire à de petits groupes d’employés touchés. Ce genre de programme permet aux fonctionnaires qui veulent quitter la fonction publique de le faire, réduisant ainsi le nombre de départs involontaires. Ces programmes de départ volontaire ne peuvent être lancés que lorsque les employés auront reçu un avis les informant que leur poste pourrait être touché.

Pour les cadres supérieurs, le ministère planifiera et exploitera les dispositions relatives à la mobilité (par exemple, le consentement à la mutation fait partie des conditions d’emploi des cadres supérieurs). Et lorsqu’il existe une situation de transition dans la carrière, le ministère informe le cadre supérieur des délais et de ses deux options :

  • Option1 - Quitter l’administration publique centrale et chercher un emploi ailleurs; ou
  • Option 2 - Chercher à poursuivre l’emploi dans l’administration publique centrale.

Des données sur la réduction des effectifs dans l’administration publique centrale sont disponibles sur le site Canada.ca. L’information concernant certains ministères n’y figure pas encore, car ces organisations finalisent toujours la mise en œuvre de leurs réductions. Ces données seront mises à jour régulièrement à mesure que les étapes seront complétées et que de nouveaux renseignements seront disponibles.

Programme d’incitation à la retraite anticipée

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Enjeu

Quand le gouvernement mettra-t-il en œuvre le programme d’incitation à la retraite anticipée volontaire annoncé dans le budget 2025, et comment cela contribuera-t-il à gérer les réductions d’effectifs?

Réponse

Le budget de 2025 prévoit des économies qui contribueront à ramener la taille de la fonction publique à un niveau plus viable d’environ 330 000 employés.

Afin de gérer ces réductions dans toute la mesure du possible au moyen de départs volontaires, le budget de 2025 propose un programme temporaire d’encouragement à la retraite anticipée.

Ce programme serait financé par le régime de pensions de retraite de la fonction publique et conçu pour maintenir les services essentiels et la continuité des activités.

La mise en œuvre de ce programme est assujettie à l’approbation du Parlement, par l’octroi de la sanction royale de la Loi d’exécution du budget.

Questions et réponses

Q. Quelle incidence l’incitatif à la retraite anticipée aura-t-il sur la capacité de l’effectif, particulièrement dans les secteurs essentiels et spécialisés de la fonction publique?

R. Si une loi entre en vigueur, les administrateurs généraux doivent confirmer que les critères suivants sont respectés pour que la demande d’un employé admissible au Programme d’encouragement à la retraite anticipée soit acceptée. Ces critères ont été approuvés par le Conseil du Trésor comme suit :

  • l’organisation doit réduire ses effectifs.
  • les services aux Canadiens seront maintenus.
  • les besoins opérationnels actuels et futurs continueront d’être satisfaits.

Q. Quel est le coût estimatif de l’incitatif à la retraite anticipée?

R. L’incitatif à la retraite anticipée proviendrait de la Caisse de retraite de la fonction publique. On estime qu’il en coûtera 1,5 milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2025‑2026, tout en permettant des économies continues de 82 millions de dollars par année.

Q. Selon vous, combien de fonctionnaires prendront une retraite anticipée dans le cadre de l’incitatif? Seront-ils tous acceptés?

R. Environ 68 000 employés de l’administration publique centrale satisfont aux exigences relatives à l’âge, au service ouvrant droit à pension et à l’emploi dans le cadre du Programme d’encouragement à la retraite anticipée. Des critères supplémentaires ont également été établis pour maintenir les services essentiels et la continuité des activités.

Étant donné que la décision de demander cette mesure est propre à chaque personne et que l’acceptation est déterminée par l’administrateur général de chaque organisation, il est difficile de spéculer sur le nombre d’employés qui pourraient postuler ou être acceptés.

Q. Si l’incitatif vise à prévenir les mises à pied dans la fonction publique, pourquoi le réaménagement des effectifs se produit-il en premier? Quelle incidence cela aura-t-il sur le nombre d’employés qui pourraient être en mesure de faire une demande pour la retraite anticipée?

R. L’incitatif à la retraite anticipée est distinct du processus de réaménagement des effectifs et, s’il est approuvé par le Parlement, les employés admissibles pourraient demander l’incitatif, qu’ils soient ou non en situation de réaménagement des effectifs.

Le processus de réaménagement des effectifs se déroule sur plusieurs mois. Par conséquent, si le Parlement approuve le Programme d’encouragement à la retraite anticipée avant le congé d’été, la plupart des employés admissibles en situation de réaménagement des effectifs auront la possibilité d’en faire la demande avant de choisir une option en vertu du réaménagement des effectifs et avant que la plupart des départs involontaires n’entrent en vigueur.

Q. Les fonctionnaires disposent déjà d’un soutien généreux lorsqu’ils font face à une réduction de leurs effectifs. Pourquoi le Programme d’encouragement à la retraite anticipée est-il nécessaire?

R. L’incitatif à la retraite anticipée est un outil supplémentaire pour aider le gouvernement à atteindre ses objectifs de réduction au moyen de départs volontaires dans la mesure du possible.

Q. Les ministères pourront-ils remplacer les employés qui décident de prendre la retraite anticipée?

R. L’incitatif à la retraite anticipée vise à aider le gouvernement à atteindre ses objectifs de réduction. Ainsi, l’un des critères approuvés par le Conseil du Trésor pour l’approbation du programme est la nécessité pour une organisation de réduire ses effectifs.

Les détails de la mise en œuvre du programme sont encore en cours de finalisation et seront communiqués en temps voulu.

Contexte

Comme l’a annoncé le ministre des Finances , le budget de 2025 propose de modifier la Loi sur la pension de la fonction publique et le Règlement de l’impôt sur le revenu afin d’offrir un programme temporaire et volontaire d’encouragement à la retraite anticipée par l’entremise du régime de pension de retraite de la fonction publique fédérale. Dans le cadre de l’examen approfondi des dépenses, le gouvernement s’est engagé à gérer les réductions dans toute la mesure du possible par l’attrition et les départs volontaires. Le Programme d’encouragement à la retraite anticipée appuiera cet objectif en créant un mécanisme volontaire permettant aux fonctionnaires de demander une pension non réduite jusqu’à cinq ans plus tôt que ce qui leur serait autrement offert, sous réserve des paramètres établis par le Conseil du Trésor. Ces paramètres seraient conçus pour maintenir les services essentiels et la continuité des activités.

Des lettres ont été envoyées à environ 68 000 employés qui pourraient satisfaire aux critères du programme en matière d’âge, de service ouvrant droit à pension et d’emploi pour les informer qu’ils pourraient être admissibles à postuler. De plus amples détails sur les exigences du programme, y compris les critères d’admissibilité finaux, les échéanciers et la façon de manifester leur intérêt, seront communiqués si la loi est adoptée. Étant donné que le Programme d’encouragement à la retraite anticipée n’est pas encore en place et que la décision de présenter une demande de retraite anticipée est propre à chaque personne et nécessiterait l’approbation de l’administrateur général, il est difficile de spéculer avec précision sur le nombre d’employés qui pourraient postuler ou être acceptés.

Habituellement, lorsqu’un employé prend sa retraite avant d’avoir atteint l’âge requis et de remplir les conditions d’années de service, sa pension est réduite de façon permanente. La réduction est de 5 % pour chaque année de retraite anticipée. Dans le cadre de ce programme, la réduction de la pension serait annulée pour les fonctionnaires admissibles qui présentent une demande de départ de la fonction publique. Ce programme d’encouragement volontaire serait offert à certains participants au régime de pensions de retraite de la fonction publique fédérale qui sont admissibles à présenter une demande en vertu des paramètres établis par le Conseil du Trésor et qui font partie de l’un des groupes suivants :

Groupe 1 : Les participants qui ont adhéré au régime de retraite de la fonction publique au plus tard et qui

  • sont âgés d’au moins 50 ans;
  • ont au moins deux années de service ouvrant droit à pension;
  • ont au moins dix années d’emploi dans la fonction publique.

Groupe 2 : Les participants qui ont adhéré au régime de pension de la fonction publique ou après cette date et qui

  • sont âgés d’au moins 55 ans;
  • ont au moins deux années de service ouvrant droit à pension;
  • ont au moins dix années d’emploi dans la fonction publique.

Si une loi entre en vigueur, les administrateurs généraux doivent confirmer que les critères suivants sont respectés pour que la demande d’un employé admissible au Programme d’encouragement à la retraite anticipée soit acceptée. Ces critères ont été approuvés par le Conseil du Trésor comme suit :

  • l’organisation doit réduire ses effectifs.
  • les services aux Canadiens seront maintenus.
  • les besoins opérationnels actuels et futurs continueront d’être satisfaits.

La mise en œuvre aura lieu lorsque la loi aura reçu la sanction royale et que le gouvernement a l’intention de conclure le processus relatif à l’incitation à la retraite anticipée dans un délai d’un an.

Ce programme, qui proviendra de la Caisse de retraite de la fonction publique, devrait avoir une incidence fiscale nette de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2025‑2026, tout en permettant de réaliser des économies continues de 82,0 millions de dollars par année.

Réduction de postes de cadres dans la fonction publique

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Enjeu

Pouvez-vous faire le point sur la réduction du nombre de postes de direction dans la fonction publique?

Réponse

Au fur et à mesure que la taille de la fonction publique s’adapte, ses dirigeants doivent faire de même.

Le budget de 2025 a annoncé la suppression de 1 000 postes de direction dans l’ensemble de la fonction publique au cours des deux prochaines années dans le cadre d’un effort plus vaste visant à ramener la fonction publique à un niveau plus durable.

650 d’entre eux font partie des 16 000 postes qui seront supprimés dans le cadre de l’examen approfondi des dépenses.

Afin de gérer le plus possible ces réductions au moyen de départs volontaires, le budget de 2025 propose de mettre en place un programme temporaire d’encouragement à la retraite anticipée, sous réserve de l’approbation du Parlement.

Questions et réponses

Q. Les organisations devaient trouver 15 % de leurs budgets en économies. Pourquoi ne réduisez-vous les effectifs que de 12 %?

R. Selon le budget de 2025, l’effectif de la fonction publique devrait atteindre environ 330 000 personnes d’ici la fin de 2028‑2029, soit une baisse d’environ 40 000 postes, ou 10 % par rapport au sommet de près de 368 000 atteint en 2023‑2024. Au fur et à mesure que la taille de la fonction publique s’adapte, ses dirigeants doivent faire de même. Par conséquent, dans le budget de 2025, le gouvernement s’est engagé à réduire le nombre de postes de direction de 1 000 postes au cours des deux prochaines années, soit environ 12 %.

Notre objectif est de veiller à ce que toutes les organisations disposent d’un rapport approprié entre le nombre de cadres supérieurs et d’employés et que les postes de direction soient réduits proportionnellement à l’effectif non exécutif ou supérieur à celui-ci.

Q. Combien coûteront les mesures de transition de carrière pour les cadres supérieurs?

R. Les ententes de transition de carrière sont négociées entre les cadres supérieurs et les administrateurs généraux en fonction de divers facteurs, dont l’âge et les années de service. Ils comprennent également des éléments de trésorerie et des éléments non monétaires. Par conséquent, il n’est pas possible de prédire avec précision le coût total de ces accords.

Q. Y a-t-il une mise à jour sur le travail effectué pour réduire le nombre de sous-ministres adjoints qui a été annoncé l’été dernier?

R. Les cadres supérieurs de la fonction publique ont dirigé des efforts importants et urgents pour soutenir les Canadiens pendant la pandémie et ont joué un rôle de leadership important dans la promotion des priorités du gouvernement. Cela a entraîné une augmentation du nombre de postes de cadres supérieurs, dont certains vont au-delà des besoins permanents des ministères et des structures organisationnelles établies.

Le SCT collabore avec les organisations pour stabiliser la situation d’excédent des sous-ministres adjoints et empêcher une nouvelle croissance au moyen d’une surveillance temporaire des décisions de dotation des postes EX-04 et EX-05. De plus, le budget de 2025 a annoncé une réduction de 1 000 postes de cadres dans l’ensemble de la fonction publique au cours des deux prochaines années.

Contexte

Dans le budget de 2025, on a annoncé que l’effectif de la fonction publique devrait atteindre environ 330 000 personnes d’ici la fin de 2028‑2029, ce qui représente une baisse d’environ 40 000 postes (ou 10 %) par rapport au sommet atteint à près de 368 000 en 2023‑2024. Le budget précisait également qu’à mesure que la taille de la fonction publique s’ajustait, ses dirigeants devaient également s’adapter et que le gouvernement réduirait le nombre de cadres supérieurs de 1 000 postes au cours des deux prochaines années. Ces réductions comprennent l’examen approfondi des dépenses et les retraites anticipées.

Depuis 2018, le ratio cadres-employés a augmenté, ce qui a donné lieu à une fonction publique très lourde. Une réduction de l’effectif de la direction contribuera à :

  • accélérer la prise de décisions;
  • aplatir les organisations et la fonction publique dans son ensemble;
  • répartir plus équitablement et équitablement le travail entre les cadres supérieurs;
  • s’assurer que les cadres supérieurs ont des responsabilités proportionnelles à leur paye;
  • démontrer aux employés que des réductions d’effectifs sont également appliquées au niveau de la direction.

Une réduction de 12 % des cadres supérieurs dans l’ensemble de la fonction publique fédérale sera appliquée au cours des deux prochaines années. Les administrateurs généraux ont accès aux mêmes mécanismes pour mettre en œuvre ces réductions que pour les réductions de la Régie. Cela comprend les dispositions de transition de carrière incluses dans la Directive sur les conditions d’emploi pour les cadres supérieurs et le programme d’encouragement à la retraite anticipée, une fois approuvées par le Parlement.

Rémunération au rendement pour les cadres supérieurs

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Enjeu

Pourquoi le gouvernement a-t-il dépensé 146,3 millions de dollars en rémunération au rendement des cadres supérieurs fédéraux en 2024‑2025?

Réponse

La rémunération au rendement est une composante courante de la rémunération des cadres supérieurs dans les organisations des secteurs privé et public.

Une partie de la rémunération des cadres supérieurs (environ 11 % en moyenne) est retenue chaque année et versée uniquement si les cadres supérieurs répondent aux attentes décrites dans leurs ententes de rendement.

Une faible proportion de cadres supérieurs (environ 7 % en 2024‑2025) qui font preuve d’un rendement exceptionnel pourraient également recevoir une prime.

Questions et réponses

Q. Les ministères n’ont jamais réussi à atteindre leurs propres objectifs de rendement, et pourtant, un nombre écrasant de cadres supérieurs de ces ministères continuent de recevoir une rémunération au rendement. Pourquoi?

R. Les plans ministériels établissent des objectifs généraux et de haut niveau pour les ministères et leurs programmes, tandis que les engagements en matière de rendement pour les cadres supérieurs sont fondés sur un ensemble de mesures de rendement propres à chacun de leurs rôles et responsabilités. Comparer les deux ne donne pas une image précise de l’un ou de l’autre.

Les cadres supérieurs peuvent obtenir une rémunération au rendement s’ils respectent leurs engagements annuels et démontrent des compétences clés en leadership.

Q. Est-il approprié de verser des primes de rendement pendant une période de restriction des dépenses?

R. La rémunération au rendement est une composante de longue date de la rémunération des cadres supérieurs conçue pour soutenir la responsabilisation et les résultats. Les paiements ne sont pas automatiques, sont assujettis à des critères d’admissibilité stricts et doivent être obtenus grâce à un rendement démontré, y compris pendant les périodes de restrictions budgétaires.

Contexte

La rémunération au rendement est une composante importante de la rémunération des cadres supérieurs de la fonction publique fédérale. Toutefois, elle n’est pas accordée de façon automatique. Chaque année, une partie de la rémunération globale des cadres supérieurs est retenue et versée uniquement aux cadres supérieurs qui ont démontré avoir atteint les objectifs décrits dans leur entente de rendement. Cette mesure garantit la responsabilité à l’égard des résultats.

En plus de ce montant de base, une petite proportion de cadres supérieurs, soit ceux et celles ayant dépassé les attentes, peuvent recevoir une prime. Les primes sont la seule composante entièrement discrétionnaire de la rémunération au rendement.

Les cadres supérieurs ne reçoivent pas de rémunération au rendement lorsque leur rendement ne répond pas aux attentes ou ne peut être évalué pour diverses raisons (par exemple, lorsqu’un cadre est absent de son poste pendant une grande partie du cycle de rendement).

, le SCT a publié les résultats du Programme de gestion du rendement pour les cadres supérieurs pour 2024‑2025 sur Canada.ca. Au cours du cycle de rémunération au rendement 2024‑2025, 7 987 cadres supérieurs (98,1 %) de l’administration publique centrale ont reçu une rémunération au rendement, dont 559 (6,9 %) qui ont reçu une prime pour rendement exceptionnel. En comparaison, au cours du cycle de rémunération au rendement 2023‑2024, 7 960 cadres supérieurs (97,4 %) de l’ensemble de l’administration publique centrale ont obtenu une rémunération au rendement, et 623 d’entre eux (7,6 %) ont reçu une prime.

Les dépenses totales liées à la rémunération au rendement des cadres supérieurs se sont élevées à 146,3 M$, dont 3,4 M$ en primes, ce qui représente une augmentation de 3,8 M$ (+2,7 %) par rapport à 2023‑2024. Cette augmentation est principalement attribuable à :

  • des rajustements salariaux qui représentent 3,7 M$ (95,2 %) de l’augmentation totale des dépenses liées à la rémunération au rendement. Les augmentations salariales correspondent à celles accordées à la majorité des employés de la fonction publique fédérale.
  • une augmentation de 0,3 % du nombre de cadres supérieurs ayant reçu une rémunération au rendement, qui est passée de 7 960 à 7 987, ce qui représente 0,5 M$ (12,6 %) de l’augmentation totale des dépenses liées à la rémunération au rendement.

En 2024‑2025, la rémunération au rendement moyenne par cadre supérieur est passée de 17 869 $ à 18 316 $ (+2,4 %). En moyenne, les cadres supérieurs de l’administration publique centrale ont reçu une rémunération au rendement équivalant à 10,7 % de leur salaire, bien en deçà de la moyenne de 19,7 % reçue par les cadres supérieurs d’autres organisations canadiennes des secteurs public et privé.

Le gouvernement du Canada a versé la totalité de la rémunération au rendement ou des primes pour l’exercice 2024‑2025.

Intégrité dans la fonction publique (impartialité, valeurs et éthiques, conflits d’intérêts)

Dans cette section

Enjeu

Que fait le gouvernement pour renforcer l’intégrité du service public à la suite d’enjeux soulevés comme lors du cas d’ArriveCAN?

Réponse

À titre de condition d’emploi, tous les fonctionnaires doivent se conformer à la Directive sur les conflits d’intérêts et au Code de valeurs et d’éthique du secteur public.

Ils doivent cerner et traiter toute situation de conflit d’intérêts réel, apparent ou potentiel.

De plus, tous les employés doivent maintenant soumettre à nouveau une attestation de conflit d’intérêts chaque année.

Un examen de la Directive sur les conflits d’intérêts est également en cours et les résultats seront communiqués en temps opportun.

Nous avons l’une des meilleures fonctions publiques au monde et nous continuerons de chercher des occasions de maintenir les plus hauts niveaux d’intégrité et de confiance du public.

Contexte

L’évitement, la prévention et la résolution des conflits d’intérêts font partie des principales responsabilités éthiques des fonctionnaires et sont essentiels au maintien de la confiance du public. En raison de l’autorité, de l’influence ou du pouvoir que les fonctionnaires peuvent exercer dans le cadre de leurs responsabilités officielles, ils doivent résister à toute offre d’échange d’avantages contre l’exercice de cette autorité, de cette influence ou de ce pouvoir, ainsi qu’à l’apparence d’avoir agi de la sorte.

Le Code de valeurs et d’éthique du secteur public fixe un niveau élevé de comportement éthique. Les fonctionnaires doivent exercer leurs fonctions de manière non partisane et impartiale, en évitant toute apparence de conflit d’intérêts, en veillant à protéger l’intérêt public et en fournissant aux décideurs toutes les informations, analyses et conseils dont ils ont besoin, de manière franche et impartiale. Les fonctionnaires doivent être impartiaux dans leur travail et servir loyalement chaque gouvernement dûment élu.

La Directive sur les conflits d’intérêts donne aux fonctionnaires des indications sur la manière d’identifier, de prévenir et de résoudre les conflits d’intérêts. Le respect du Code de valeurs et d’éthique du secteur public et de la Directive sur les conflits d’intérêts est une condition d’emploi et tout manquement à l’une ou l’autre de ces conditions est passible de mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’à la cessation d’emploi. L’administrateur général de chaque organisation est responsable des systèmes utilisés dans son organisation pour signaler les conflits d’intérêts et pour soutenir une culture positive des valeurs et de l’éthique.

L’attention portée par le Parlement et les médias à ArriveCAN a suscité un intérêt accru pour les valeurs et l’éthique, et en particulier pour les déclarations de conflits d’intérêts faites par les fonctionnaires dans le cadre de leurs relations contractuelles avec le gouvernement du Canada.

, l’ancienne présidente du Conseil du Trésor et l’ancien ministre des Services publics et Approvisionnement Canada ont annoncé une série d’actions et d’engagements visant à améliorer la gestion efficace des marchés publics. L’une de ces mesures a été la révision de la Directive sur les conflits d’intérêts afin de clarifier les responsabilités des employés qui concluent des contrats avec le gouvernement.

Le Bureau de la Contrôleure générale a également pris plusieurs mesures au cours de l’année écoulée pour renforcer l’intégrité des marchés publics. Ces actions sont les suivantes :

  • La publication d’une mise à jour du Guide du gestionnaire : principales considérations pour l’approvisionnement en services professionnels avec des conseils pour aider les gestionnaires à prendre des décisions qui démontrent une utilisation prudente de l’argent des contribuables.
  • L’ajout de nouvelles exigences à la Directive sur la gestion de l’approvisionnement afin de renforcer les responsabilités. Ces nouvelles exigences concernent les valeurs et l’éthique, la documentation et les rapports, ainsi que l’obligation d’intégrer le code de conduite de SPAC dans tous les approvisionnements gouvernementaux.
  • Un audit horizontal a été entrepris dans plusieurs grands ministères afin d’évaluer la gouvernance, la prise de décision et les contrôles associés aux contrats de services professionnels. Les résultats de l’audit ont été publiés en .
  • La publication d’un Guide pour atténuer les conflits d’intérêts dans le processus d’approvisionnement qui met en évidence les exigences en matière de conflits d’intérêts dans les lois et politiques pertinentes, notamment en matière de rapports et de suivi, de documentation, d’obligations des fournisseurs et de signalement des fraudes et des actes répréhensibles.

Droit à la pension anticipée pour les travailleurs de la sûreté et de la sécurité

Dans cette section

Enjeu

Que fait le gouvernement pour tenir sa promesse de fournir des prestations de retraite anticipée aux travailleurs de première ligne de la sûreté et de la sécurité?

Réponse

Le gouvernement du Canada apprécie le travail important de nos travailleurs de première ligne de la fonction publique.

Le projet de loi C-15, Loi d’exécution du budget, propose des modifications à la Loi sur la pension de la fonction publique afin d’élargir l’admissibilité à la retraite anticipée des travailleurs de première ligne qui participent au régime de pensions de retraite de la fonction publique.

Les nouveaux employés admissibles comprendront les pompiers de première ligne, les ambulanciers paramédicaux, les employés des services correctionnels, les agents des services frontaliers, les agents de protection parlementaire et les techniciens en recherche et sauvetage.

Cela assurera une cohérence entre les groupes d’employés fédéraux qui soutiennent la sûreté et la sécurité, en tenant compte de la nature exigeante de leurs tâches quotidiennes.

Questions et réponses

Q. Combien coûtera l’élargissement de la retraite anticipée pour les travailleurs de première ligne en matière de sûreté et de sécurité? Cela aura-t-il une incidence sur la viabilité à long terme du régime de pensions de retraite de la fonction publique?

R. Le coût de l’élargissement de l’admissibilité à la retraite anticipée devrait comprendre des coûts ponctuels d’environ 163 millions de dollars et des coûts annuels permanents d’environ 21 millions de dollars partagés entre l’employeur et l’employé.

Ces coûts seraient couverts par le régime de pensions de retraite de la fonction publique, qui continue de maintenir une situation financière solide et demeure viable à long terme.

Q. Quand la proposition visant à élargir la retraite anticipée des travailleurs de première ligne en matière de sûreté et de sécurité entrera-t-elle en vigueur?

R. L’élargissement de l’admissibilité à la retraite anticipée dans le cadre du programme du service opérationnel n’est pas automatique à la suite de la sanction royale de la Loi d’exécution du budget, car il nécessite également des modifications réglementaires ultérieures. Par conséquent, ces modifications législatives et réglementaires entreront en vigueur à une date qui sera fixée par le gouverneur en conseil.

De plus amples détails sur ces améliorations au programme, y compris les modalités connexes, seront inclus dans les modifications réglementaires ultérieures.

Contexte

Suite à l’annonce faite par le premier ministre , le budget de 2025 propose de modifier la Loi sur la pension de la fonction publique afin d’étendre l’admissibilité au programme de retraite anticipée du service opérationnel après 25 ans de service aux employés de première ligne des groupes professionnels suivants qui participent au Régime de retraite de la fonction publique :

  1. Pompières et pompiers (gouvernements fédéral et territoriaux)
  2. Personnel paramédical (gouvernements fédéral et territoriaux)
  3. Fonctionnaires des services correctionnels (gouvernements territoriaux)
  4. Agentes et agents des services frontaliers (gouvernement fédéral)
  5. Agentes et agents de protection parlementaire (gouvernement fédéral)
  6. Fonctionnaires en recherche et sauvetage (gouvernements fédéral et territoriaux)

La participation au programme du service opérationnel permettrait aux employés nouvellement admissibles de bénéficier d’une prestation spéciale de retraite anticipée. Plus précisément, ces employés pourront partir plus tôt à la retraite avec une pension immédiate non réduite après avoir accumulé 25 années de service opérationnel effectif, ou à l’âge de 50 ans avec 25 ans de service opérationnel effectif et équivalent combinés (dont au moins 10 ans de service effectif). Ces prestations de retraite spéciales ne sont actuellement offertes qu’aux fonctionnaires de Service correctionnel Canada qui travaillent dans un établissement correctionnel fédéral.

La mise en œuvre du programme du service opérationnel élargi nécessitera des modifications à la Loi sur la pension de la fonction publique, ainsi que des mesures supplémentaires, dont l’achèvement de modifications réglementaires et des changements aux systèmes de paye et de pension. La date de mise en œuvre du programme élargi sera annoncée à une date ultérieure, une fois que toutes les mesures de mise en œuvre requises auront été prises.

La proposition contenue dans le budget de 2025 témoigne de l’engagement pris dans le plus récent programme électoral du gouvernement. Elle témoigne aussi de l’engagement pris par le gouvernement précédent, qui était éclairé par une recommandation du Comité consultatif sur la pension de la fonction publique. Les modifications nécessaires à l’élargissement du programme du service opérationnel étaient précédemment incluses dans la loi de mise en œuvre de l’Énoncé économique de l’automne 2024, mais cette loi n’a pas été adoptée en raison de la dissolution du Parlement .

Caisse de retraite de la fonction publique (excédent non autorisé)

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Enjeu

Pourquoi le gouvernement a-t-il prélevé des fonds de la Caisse de retraite de la fonction publique?

Réponse

Le gouvernement du Canada s’est engagé à offrir aux fonctionnaires fédéraux un régime de pensions stable, durable et bien géré.

En vertu de la loi, le gouvernement est tenu de régler les cas d’excédent de la caisse de retraite au-delà d’un plafond admissible.

, j’ai déposé un rapport au Parlement confirmant que le fonds était en situation de surplus non autorisé (environ 0,9 milliard de dollars et avec un ratio de financement d’environ 125,5 %).

L’excédent non autorisé a été calculé après avoir pris en compte le coût du programme proposé d’encouragement à la retraite anticipée et de l’élargissement proposé du programme de retraite anticipée pour le service opérationnel (25 ans et plus), qui sont tous deux financés à même la caisse de retraite.

Les excédents non autorisés ont été transférés au Trésor, qui contient également les excédents non autorisés de 2024. Aucune décision n’a été prise quant à l’utilisation de ces fonds.

Le régime de pensions de retraite de la fonction publique est entièrement garanti par le gouvernement du Canada. En cas de déficit, le gouvernement – et non les employés – couvrirait tout déficit, comme il l’a fait auparavant de 2013 à 2018.

Questions et réponses

Q. Vous avez précédemment indiqué que l’excédent de 1,9 milliard de dollars serait conservé jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur les prochaines étapes. L’excédent ayant été transféré dans les recettes générales, quelle décision a finalement été prise sur la façon dont les fonds seront utilisés?

R. Aucune décision n’a encore été prise. Le montant excédentaire non autorisé est conservé au Trésor pendant que les prochaines étapes sont examinées et que des discussions avec les intervenants auront lieu au besoin.

Q. Pourquoi le gouvernement a-t-il déterminé que l’excédent non autorisé de la caisse de retraite devrait être conservé par l’État plutôt que d’être redistribué aux contribuables?

R. Le gouvernement est légalement tenu de régler un excédent non autorisé et a transféré ces fonds au Trésor conformément aux options prévues par la Loi sur la pension de la fonction publique.

Ce transfert n’a aucune incidence sur les prestations de retraite des retraités actuels ou futurs de la fonction publique. Le régime de pensions de retraite de la fonction publique est entièrement garanti par le gouvernement du Canada.

Aucune décision n’a encore été prise quant aux prochaines étapes quant à l’utilisation de ces fonds.

Q. D’où proviendra exactement l’argent de l’incitatif à la retraite anticipée dans la Caisse de retraite de la fonction publique? Proviendra-t-il de l’excédent non autorisé?

R. Si l’incitatif à la retraite anticipée est approuvé par le Parlement, il sera financé à même la Caisse de retraite de la fonction publique. Ce coût a été reflété dans le Rapport actuariel spécial sur la situation financière de la Caisse de retraite de la fonction publique au , déposé au Parlement . Même si l’on tient compte de ce coût potentiel, la Caisse se trouvait toujours dans une situation de surplus non autorisé.

Q. Si vous la retirez de la caisse de retraite, comment allez-vous vous assurer que les contribuables n’auront pas à payer les coûts supplémentaires?

R. Les caisses de retraite de la fonction publique ont affiché un rendement très solide pendant plusieurs années et devraient demeurer excédentaires après avoir pris en compte les coûts maximaux du Programme d’encouragement à la retraite anticipée.

Contexte

Les modalités du régime de pension de retraite de la fonction publique sont énoncées dans la Loi sur la pension de la fonction publique et son Règlement. Conformément à l’article 113 de la Loi sur les relations de travail dans le secteur public fédéral, les modalités du régime ne peuvent pas être négociées au moyen de négociations collectives.

La situation de capitalisation du régime de pensions de retraite de la fonction publique fait l’objet d’examens actuariels réguliers. Les examens actuariels déterminent, entre autres, si le régime est déficitaire (ratio de capitalisation inférieur à 100 %), excédentaire (ratio de capitalisation supérieur à 100 %) ou excédentaire non autorisé (ratio de capitalisation supérieur à 125 %). Le ratio de capitalisation est calculé en comparant l’actif du régime par rapport à son passif.

La loi exige que, tous les trois ans, l’actuaire en chef du Canada prépare un rapport d’évaluation actuarielle qui fournit de l’information sur la situation de capitalisation du régime de pension et présente ce rapport au président du Conseil du Trésor. Le président est tenu de déposer le rapport actuariel triennal au Parlement. Le président peut également, en tout temps, demander à l’actuaire en chef du Canada de lui fournir un rapport actuariel spécial.

Le président peut se forger une opinion sur le niveau de capitalisation du régime en se fondant sur des éléments de preuve raisonnables et pertinents. Lorsqu’un excédent non autorisé existe dans la Caisse de retraite de la fonction publique (Caisse de retraite), la Loi sur la pension de la fonction publique prévoit sa réduction par l’exonération des cotisations de l’employeur, par une exonération totale ou partielle des cotisations de l’employé et/ou par un transfert de fonds de la Caisse de retraite au Trésor. En revanche, lorsque le régime de pensions est en situation déficitaire, le gouvernement est entièrement et seul responsable du versement des paiements déficitaires requis. De 2013 à 2018, le gouvernement a effectué des paiements déficitaires totalisant 2,8 milliards de dollars, y compris les intérêts.

Excédent non autorisé au

, un ancien président du Conseil du Trésor a déposé au Parlement le Rapport actuariel spécial sur la situation financière de la Caisse de retraite de la fonction publique au , qui confirme que la Caisse de retraite affiche un surplus non autorisé d’environ 1,94 G$ et un ratio de capitalisation d’environ 126 %. Par la suite, le gouvernement a transféré la totalité du surplus non autorisé au Trésor. Dans son annonce de la décision, l’ancienne présidente a déclaré que le montant serait conservé dans le Trésor pendant que les considérations et les prochaines étapes étaient examinées, et que les discussions avec les intervenants concernés se poursuivraient.

Excédent non autorisé au

, le président du Conseil du Trésor a déposé devant le Parlement le Rapport actuariel spécial sur la situation financière de la Caisse de retraite de la fonction publique au , ainsi qu’une mise à jour de ce rapport afin de tenir compte des initiatives annoncées dans le budget de 2025, y compris l’incitatif à la retraite anticipée proposé. Ce rapport a confirmé que la Caisse de retraite se trouvait dans une position de surplus non autorisé d’environ 0,9 milliard de dollars et avec un ratio de capitalisation d’environ 125,5 %. Dans une annonce, le président a déclaré que le gouvernement a l’intention de transférer la totalité du surplus non autorisé au Trésor, où il sera conservé pendant que les prochaines étapes sont examinées, ainsi que le montant excédentaire non autorisé qui a été transféré précédemment. La présidente réitère également que des discussions avec les intervenants auront lieu au besoin.

Une fois approuvé et mis en œuvre, le Programme d’encouragement à la retraite anticipée serait versé directement à même la Caisse de retraite. Par conséquent, le Programme d’encouragement à la retraite anticipée augmenterait le passif au titre des régimes de retraite, ce qui réduirait le ratio de capitalisation à l’avenir et, par conséquent, la probabilité ou l’ampleur d’un excédent non autorisé futur.

L’annonce de l’excédent non autorisé de et son transfert au Trésor ont suscité une attention modérée de la part des médias. Les associations d’agents négociateurs et de retraités continuent de réagir négativement. Les agents négociateurs continuent de préconiser que les montants transférés servent à offrir des avantages aux participants ou aux retraités, par exemple en améliorant les prestations de retraite.

Toutes les décisions ont été prises conformément à la loi et à la structure de gouvernance du régime de pensions, selon laquelle le gouvernement du Canada assume l’entière responsabilité du financement des prestations de retraite. Le transfert des montants excédentaires non autorisés au Trésor n’a aucune incidence sur les prestations de retraite des retraités actuels ou futurs de la fonction publique.

Le travail hybride dans la fonction publique

Dans cette section

Enjeu

Le gouvernement va-t-il exiger que tous les fonctionnaires retournent au bureau à temps plein?

Réponse

Le gouvernement a mis de l’avant des plans ambitieux pour donner suite aux priorités des Canadiens et renforcer notre pays.

Travailler ensemble sur place, avec tout le monde sur le pont, est une base essentielle nécessaire pendant ce moment charnière et au-delà.

C’est pourquoi nous avons annoncé notre intention d’accroître la présence sur place des fonctionnaires fédéraux.

À compter du , les cadres devront travailler sur place cinq jours par semaine. Pour tous les autres employés, l’intention est de les faire travailler sur place quatre jours par semaine à partir du .

Nous communiquerons avec les agents négociateurs pour obtenir leurs commentaires sur la mise en œuvre de ce plan.

Questions et réponses

Q. Quelles sont les preuves que le travail sur place stimule la productivité?

R. L’augmentation de la présence sur place ne consiste pas à augmenter la productivité individuelle. Il s’agit d’accroître notre rendement organisationnel, de renforcer les équipes et la culture, de veiller à ce que les fonctionnaires connaissent bien le Code de valeurs et d’éthique du secteur public et de travailler ensemble pour exécuter nos mandats et servir la population canadienne.

Q. Certains syndicats ont déclaré que les négociations étaient dans une impasse, prétendant que vous modifiez leurs conditions d’emploi? Avez-vous le droit de le faire?

R. Comme cela a toujours été le cas, la direction a le droit de désigner le lieu de travail et d’exiger que les employés se présentent à leur lieu de travail désigné. Cela dit, nous apprécions le point de vue des agents négociateurs et nous sommes déterminés à discuter avec eux de l’intention du gouvernement d’accroître la présence sur place de ses employés.

Le SCT a tenu quatre réunions avec les agents négociateurs afin d’obtenir leurs commentaires sur des éléments importants, comme la possibilité d’attribuer des places, la santé et la sécurité au travail et l’obligation de prendre des mesures d’adaptation.

Q. Que se passe-t-il maintenant que l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a déclaré l’impasse pour les groupes PA et EB? Quelles sont les prochaines étapes?

R. Nous encourageons l’AFPC à retourner à la table de négociation pour poursuivre les négociations de bonne foi. L’employeur demeure déterminé à conclure une entente qui soit juste pour les employés et raisonnable pour les Canadiens.

Par respect pour le processus de négociation collective, nous ne commenterons pas les priorités ou les propositions de négociation.

Q. Pensez-vous que c’était une bonne décision d’annoncer ce changement dans le modèle de travail hybride alors que les fonctionnaires sont déjà stressés par les suppressions d’emplois?

R. Nous reconnaissons que cette décision survient dans une période difficile où les employés doivent composer avec le changement et, dans bien des cas, l’incertitude quant à leur emploi.

Le gouvernement a mis de l’avant des plans ambitieux pour donner suite aux priorités des Canadiens et renforcer notre pays. Travailler ensemble sur place est un fondement essentiel de la solidité des équipes, de la collaboration et de la culture nécessaires pendant ce moment charnière et au-delà.

Q. Le gouvernement envisage-t-il d’augmenter la présence sur place à cinq jours par semaine pour tous les employés?

R. Le SCT continuera d’évaluer avec les administrateurs généraux leurs besoins opérationnels et l’évolution des normes sur place pour les secteurs public et privé, et publiera d’autres mises à jour et orientations si l’orientation change davantage.

Q. Pourquoi faites-vous cela alors que vous vous êtes engagés à dépenser moins pour les opérations gouvernementales?

R. L’examen complet des dépenses est axé sur la réduction des dépenses liées aux activités quotidiennes. Cela dit, il y a un coût associé à une fonction publique très efficace qui peut répondre efficacement aux besoins des Canadiens. Il s’agit notamment de soutenir le travail sur place, où la collaboration, une culture forte et l’innovation peuvent prospérer.

Bien que le gouvernement ait annoncé son intention d’accroître la présence au bureau pour les employés et les cadres, les détails de la mise en œuvre, qui pourraient avoir une incidence sur les besoins en locaux, restent à déterminer après la consultation des agents négociateurs.

Contexte

À la suite du message du greffier du Conseil privé de encourageant les ministères à explorer des modèles de travail hybrides, les organisations fédérales ont commencé à tester diverses approches pour soutenir la prestation de services aux Canadiens. La dirigeante principale des ressources humaines a recueilli des données au moyen de trois questionnaires entre l’automne 2022 et l’automne 2023, révélant un large éventail d’arrangements hybrides et un besoin d’une plus grande cohérence. En réponse, le SCT a mis en place en l’Orientation concernant la présence prescrite au lieu de travail, qui oblige les employés admissibles à travailler sur place deux à trois jours par semaine d’ici , avec des exceptions limitées dans le temps pour certains groupes en fonction de modèles de travail précis (par exemple, les employés des centres d’appels).

L’Orientation stipule que les administrateurs généraux doivent mettre en œuvre et surveiller une exigence minimale de trois jours par semaine en milieu de travail pour tous les fonctionnaires admissibles à un régime de travail hybride. Les milieux de travail varient d’une organisation à l’autre. Les administrateurs généraux doivent faire preuve de discrétion et s’adapter à leurs besoins opérationnels. Cela comprend l’application de certaines exceptions dans un ensemble limité de circonstances, qui sont explicitement décrites dans l’instruction, et la surveillance de la conformité au sein de leurs organisations.

D’autres améliorations ont été apportées à l’orientation en afin d’augmenter la présence minimale sur place à trois jours par semaine à partir de , les cadres supérieurs devant être sur place quatre jours, et les groupes précédemment exemptés doivent s’y conformer d’ici . En , le premier ministre a indiqué publiquement que, dans les semaines à venir, le gouvernement discutera avec les agents négociateurs des modalités d’augmentation de la présence sur place des fonctionnaires fédéraux compte tenu de leur ancienneté, de leurs rôles et de leurs capacités.

Les agents négociateurs ont continué d’exprimer leur mécontentement à l’égard de la mise à jour de de l’Orientation de diverses manières, notamment en déposant des plaintes et des griefs pour pratiques déloyales de travail et en demandant une révision judiciaire de la décision prise par le dirigeant principal des ressources humaines.

Depuis l’été 2025, des unités de négociation représentant environ 66 % des employés ont entamé le processus de négociation collective. Dans le cadre de cette ronde de négociations collectives, l’AFPC a présenté des propositions de négociation pour le groupe Services des programmes et de l’administration (PA), qui comprend plus de 100 000 employés, qui cherche à inscrire le télétravail dans les conventions collectives. L’employeur maintient sa position selon laquelle le lieu de travail est un droit exclusif de la direction.

, le secrétaire du Conseil du Trésor, le dirigeant principal des ressources humaines et le dirigeant principal adjoint des ressources humaines ont annoncé qu’à compter du , les cadres supérieurs devront travailler sur place cinq jours par semaine. Pour tous les autres employés, l’intention est de les faire travailler sur place quatre jours par semaine à partir du . Ils ont également annoncé que le SCT communiquerait avec les agents négociateurs pour obtenir leurs commentaires sur la mise en œuvre de ce plan. Les discussions porteront sur des éléments importants, comme la possibilité d’attribuer des places et la santé et la sécurité au travail.

Directive sur le télétravail

Dans le cadre des négociations avec les agents négociateurs de la fonction publique en 2023, l’employeur et certains agents négociateurs ont signé des lettres d’entente sur le télétravail qui se situent en dehors des conventions collectives.

Selon les termes de ces lettres, des commissions d’examen ministérielles mixtes devaient être créées au sein des ministères et agences pour traiter les griefs individuels lorsqu’un employé n’est pas satisfait d’une décision prise concernant le télétravail et le travail hybride et choisit de soumettre le grief à la commission d’examen ministérielle mixte. Chaque ministère est responsable de la création des commissions et de l’élaboration des mandats, avec les agents négociateurs, avec l’aide du SCT.

Les lettres signées par l’AFPC, l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP), l’Association des juristes de justice et l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) prévoient la création d’un comité de consultation mixte (CCM) pour soutenir l’examen de la Directive sur le télétravail. Bien que l’ACEP se soit retirée de son CCM en réponse à l’Orientation mise à jour, l’IPFPC et l’AFPC ont terminé le processus de consultation à l’automne 2024.

À la suite des travaux du CCM, de la consultation et de l’engagement d’autres parties prenantes clés, le Bureau de la dirigeante principale des ressources humaines a apporté des modifications à la Directive sur le télétravail , afin de mieux l’adapter à l’environnement de travail hybride. Les principaux changements apportés à la Directive incluent :

  • la clarification des rôles et des responsabilités des gestionnaires et des employés;
  • le renforcement du langage concernant la santé et la sécurité au travail;
  • des nouvelles considérations liées à la cybersécurité, à la gestion du matériel, aux valeurs et à l’éthique, ainsi qu’aux conflits d’intérêts, que les ministères doivent évaluer et inclure si nécessaire.

Les langues officielles dans la fonction publique et la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles

Dans cette section

Enjeu

À la suite de la modernisation de la Loi sur les langues officielles en 2023, que fait le président du Conseil du Trésor pour soutenir les langues officielles au Canada?

Réponse

Je prends des mesures concrètes pour assurer le respect de la Loi sur les langues officielles dans l’ensemble des institutions fédérales.

En décembre, j’ai annoncé que 733 bureaux fédéraux seront désignés bilingues. La proportion de bureaux bilingues au Canada est ainsi passée de 34 % à 40 %.

Le même mois, j’ai déposé un avant-projet de règlement en vertu de la partie VII de la Loi pour mieux soutenir les communautés linguistiques en situation minoritaire, promouvoir la langue française et renforcer les possibilités d’apprentissage dans la langue minoritaire.

Nous renforçons également l’utilisation des langues officielles en milieu de travail. Tous les employés des régions bilingues ont maintenant le droit d’être supervisés dans la langue officielle de leur choix, et nous avons relevé les exigences en matière de compétence en langue seconde pour les rôles de supervision.

Questions et réponses

Q. Comment allez-vous vous assurer que les ministères continueront de respecter leurs obligations en matière de langues officielles malgré toutes les compressions dans la fonction publique?

R. Le gouvernement s’est engagé à veiller à ce que les services publics fédéraux soient offerts aux Canadiens dans la langue officielle de leur choix et à favoriser un milieu de travail bilingue et inclusif.

Q. Vous avez déposé le règlement pour la partie VII de la Loi sur les langues officielles avant Noël, mais quand pouvons-nous nous attendre à ce que ce règlement soit pleinement approuvé et en vigueur?

R. Les parlementaires ont actuellement l’occasion d’examiner le projet de règlement et de formuler des commentaires à ce sujet. Par la suite, le projet de règlement sera publié dans la Gazette du Canada pendant encore 30 jours afin de recueillir les commentaires du public. Il y aura ensuite une analyse des commentaires reçus, et la version définitive du règlement sera rédigée et soumise à l’approbation du gouverneur en conseil avant d’entrer en vigueur.

Q. L’examen approfondi des dépenses a-t-il entraîné la suppression de certains programmes de langues officielles?

R. Le bilinguisme demeure une priorité pour le gouvernement du Canada. Nos obligations en vertu de la Loi sur les langues officielles demeurent inchangées et doivent continuer d’être respectées par tous les organismes du gouvernement fédéral.

Contexte

Suite à la modernisation de la Loi sur les langues officielles en 2023, le Conseil du Trésor demeure responsable de l’élaboration et de la coordination des politiques et programmes fédéraux liés :

  • aux communications avec le public et à la prestation des services (Partie IV)
  • à la langue de travail au sein des institutions fédérales (Partie V)
  • à la participation des Canadiens d’expression anglaise et d’expression française dans la fonction publique fédérale (Partie VI)

De plus, la Loi sur les langues officielles modernisée attribue dorénavant :

  • au président du Conseil du Trésor la responsabilité d’assumer un rôle de premier plan dans la mise en œuvre, la coordination et la bonne gouvernance de la Loi;
  • au Conseil du Trésor un rôle de surveillance renforcé, de vérification et d’évaluation de la conformité des institutions fédérales à l’égard des responsabilités en langues officielles;
  • au ministre du Patrimoine canadien le rôle d’élaborer une stratégie pangouvernementale en langues officielles, en consultation avec le président du Conseil du Trésor, et celui de mener une révision décennale de la Loi et de son application.

Règlement sur la partie VII

La Loi sur les langues officielles modernisée confie la responsabilité au Conseil du Trésor de développer un règlement, en consultation avec le ministre du Patrimoine canadien, afin de préciser comment les institutions fédérales devraient :

  • prendre des mesures positives pour :
    • (existant) favoriser l’épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire et promouvoir la pleine reconnaissance et l’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne;
    • (nouveau) protéger et promouvoir le français;
    • (nouveau) renforcer les possibilités d’apprentissage continu dans la langue de la minorité.
  • prendre les mesures nécessaires pour favoriser l’inclusion de clauses linguistiques dans les accords négociés avec les provinces et les territoires.

Le projet de règlement a été déposé à la Chambre des communes par le président du Conseil du Trésor . Les députés disposent d’au moins 30 jours de séance à la Chambre des communes pour l’examiner après le dépôt.

  • Le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes et du Sénat étudient actuellement l’avant-projet de règlement pour la partie VII de la Loi. Chaque comité entend des représentants du Ministère et des intervenants externes, et on s’attend à ce que les deux comités publient des rapports contenant des recommandations pour modifier le projet de règlement.
  • Le projet de règlement découle d’activités de consultations auprès des organismes des communautés francophones en situation minoritaire, des organismes des communautés anglophones du Québec, du Commissariat aux langues officielles et des institutions fédérales et d’un dialogue avec les représentants des provinces et territoires. Le SCT a aussi travaillé de près avec Patrimoine canadien pour mobiliser les groupes autochtones.
  • La Loi exige que le projet de règlement soit ensuite publié dans la partie I de la Gazette du Canada afin que le public et les intervenants puissent formuler des commentaires avant qu’il ne soit finalisé.
  • Lors de l’étape finale, toute modification supplémentaire serait incorporée avant que le règlement soit soumis à l’approbation du gouverneur en conseil. Il sera alors publié dans la partie II de la Gazette du Canada.

Changements législatifs liés aux langues officielles dans la fonction publique

La Loi modernisée inclut un nouveau droit pour tous les employés occupant un poste dans une région désignée bilingue d’être supervisés dans la langue officielle de leur choix, sans égard à la désignation linguistique de leur poste.

Changements administratifs liés aux langues officielles dans la fonction publique

La Directive sur les langues officielles pour la gestion des personnes du Conseil du Trésor a été modifiée en afin de rehausser à un niveau supérieur (CBC ou équivalent) les exigences minimales de compétence en langue seconde pour les nouvelles nominations à des postes bilingues responsables de la supervision d’employés occupant des postes dans des régions bilingues ou lorsque ces postes deviennent vacants, depuis .

Identification linguistique des postes régionaux

La Directive indique que l’identification linguistique doit refléter les fonctions et les tâches liées à ce poste dans toutes les régions. Il incombe aux gestionnaires de déterminer si un poste nécessite l’utilisation d’une ou des deux langues officielles, en fonction des obligations linguistiques associées au rôle et de la capacité bilingue de l’unité de travail.

La responsabilité des décisions en matière de ressources humaines incombe à chaque administrateur général, qui doit veiller au respect des instruments de politique du Conseil du Trésor.

Protection des lanceurs d’alerte

Dans cette section

Enjeu

Quels sont les efforts continus déployés par le gouvernement du Canada en ce qui concerne la protection des dénonciateurs?

Réponse

La Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles protège les fonctionnaires contre les représailles lorsqu’ils signalent des actes répréhensibles en milieu de travail.

Dans le cadre des efforts continus visant à promouvoir une culture positive, respectueuse et sécuritaire au sein de la fonction publique, un groupe de travail a été chargé d’examiner la Loi et de cerner les possibilités d’améliorer le processus de divulgation.

Le groupe de travail a formulé 35 recommandations visant à renforcer le régime de dénonciation du Canada.

J’ai hâte de les partager avec les fonctionnaires et les parlementaires au cours des prochaines semaines.

Nous examinerons attentivement les conseils du groupe de travail au fur et à mesure que nous apporterons des améliorations significatives afin que les employés se sentent à l’aise de signaler les cas d’actes répréhensibles.

Contexte

Dans le cadre du mandat de l’ancienne ministre de prendre des mesures pour améliorer les mesures de protection et de soutien des dénonciateurs du gouvernement, le Groupe de travail sur l’examen de la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles a été créé en . Composé de personnes qui apportent une expérience significative et une expertise diversifiée dans le domaine, le groupe de travail a commencé ses travaux en et a fourni son rapport au président du Conseil du Trésor . Le rapport contient 35 recommandations visant à améliorer le régime de dénonciation qui s’attaquent à des problèmes clés tels que la peur des représailles, le manque de responsabilité, les mécanismes de signalement peu clairs, le manque de sensibilisation aux protections contre les représailles et la nécessité d’un changement culturel. Sa tonalité est neutre et équilibrée.

Cet examen a tenu compte du travail effectué par le Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires et des recommandations de son rapport de 2017, de la recherche sur les derniers développements en matière de dénonciation dans d’autres administrations, des commentaires des intervenants, d’un sondage accessible au secteur public et aux membres du grand public, ainsi que des opinions exprimées lors de l’étude parlementaire du projet de loi émanant des députés C-290, Loi modifiant la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles, présentée lors de la législature précédente par le député du Bloc québécois Jean‑Denis Garon en .

Le projet de loi C-290 a franchi l’étape de la troisième lecture à la Chambre des communes et a été renvoyé au Sénat. Le projet de loi a pris fin à la dissolution du Parlement . Le Bloc québécois a continué de mettre l’accent sur la nécessité d’améliorer la protection des dénonciateurs dans sa plateforme de 2025 et pourrait présenter à nouveau une loi similaire.

, le rapport annuel sur la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles pour 2024‑2025 a été déposé par le président du Conseil du Trésor. Il a montré que 279 fonctionnaires ont fait 278 divulgations internes concernant 727 allégations d’actes répréhensibles. À titre de comparaison, 250 fonctionnaires ont fait 266 divulgations internes concernant 425 allégations d’actes répréhensibles en 2023‑2024.

Productivité de la fonction publique

Dans cette section

Enjeu

Suite à l’annonce de l’ancienne présidente du Conseil du Trésor, comment le gouvernement s’est-il concentré sur l’amélioration de la productivité dans le secteur public, compte tenu de la situation économique actuelle et des questions relatives à la taille et au coût de la fonction publique?

Réponse

Le secteur public joue un rôle important dans l’économie du pays et dans sa productivité globale.

C’est pourquoi nous avons mis sur pied un groupe de travail qui a formulé des recommandations sur les possibilités d’accroître la productivité dans la fonction publique fédérale.

Leurs recommandations sont bien alignées sur les priorités du gouvernement, y compris les efforts pour :

  • améliorer la capacité du gouvernement à tirer parti de l’IA pour améliorer les services;
  • examiner les programmes fédéraux pour assurer leur harmonisation avec les responsabilités fédérales essentielles afin d’éviter les chevauchements;
  • veiller à ce que les services gouvernementaux soient fournis de façon efficiente et efficace.

Si l’on insiste au sujet de mesurer la productivité :

Bien que de nombreuses recommandations soient déjà achevées, en cours ou prévues, certaines, comme la mesure de la productivité dans l’ensemble du secteur public, ne sont pas mises en œuvre pour le moment.

Le gouvernement pourrait envisager ces recommandations à l’avenir et demeure déterminé à améliorer la prestation des services et à assurer l’utilisation efficace et efficiente des ressources publiques.

Questions et réponses

Q. Quand le SCT mettra-t-il en œuvre les recommandations du rapport préparé par le Groupe de travail sur la productivité de la fonction publique?

R. Les recommandations du Groupe de travail sur la productivité du secteur public cadrent bien avec les priorités du gouvernement.

En fait, le gouvernement se penche déjà sur les recommandations formulées par le groupe de travail.

Par exemple, dans le cadre de l’examen approfondi des dépenses, les programmes gouvernementaux ont été examinés pour s’assurer qu’ils étaient harmonisés avec les responsabilités fédérales essentielles, qu’ils ne faisaient pas double emploi et qu’ils fournissaient les services de manière efficiente et efficace.

Le budget de 2025 a également annoncé que le gouvernement adopterait des examens réguliers afin d’optimiser continuellement les ressources, de consolider l’administration des programmes, d’étendre et de mettre en œuvre l’IA dans la fonction publique, d’attirer l’expertise du secteur privé dans la fonction publique et de rationaliser le fardeau administratif.

Plusieurs autres recommandations du groupe de travail pourraient éclairer les travaux futurs du Comité du Cabinet sur la transformation du gouvernement, comme les recommandations relatives à l’amélioration des compétences, à la gestion du rendement et à l’investissement continu dans la technologie (y compris l’IA).

Q. Pourquoi refusez-vous de mesurer la productivité, ce qui était l’une des recommandations de votre groupe de travail?

R. Certaines recommandations, bien qu’intéressantes, ne sont pas mises en œuvre pour le moment pour diverses raisons, bien qu’elles puissent être envisagées à l’avenir. Il s’agit notamment de recommandations relatives à la mesure de la productivité dans l’ensemble du secteur public canadien.

Contexte

Une économie saine dépend d’une forte productivité, ce qui se traduit par une croissance plus rapide, plus d’emplois et des salaires plus élevés.

Le secteur public au Canada représente près de 40 % du PIB du Canada, une part importante de la main-d’œuvre et de l’économie du Canada. Il est donc important de tenir compte du rôle que le secteur public peut jouer dans l’amélioration de la productivité du Canada.

Dans cette optique, un ancien président du Conseil du Trésor a annoncé la création d’un groupe de travail en pour examiner comment la fonction publique fédérale peut continuer à être innovante, flexible et efficace dans la prestation de services aux Canadiens.

Le groupe de travail était composé de membres issus de divers milieux professionnels, notamment du gouvernement, de la technologie et du milieu universitaire. Les membres ont été annoncés .

Le groupe de travail a formulé 19 recommandations à l’intention du gouvernement. Ces recommandations ont été publiées sur le site Web du Canada.ca en , avec un aperçu des activités du groupe de travail et de la réponse du SCT aux recommandations.

Dans sa réponse aux recommandations du Groupe de travail, le SCT a indiqué ce qui suit :

  • des recommandations qui s’harmonisent avec les mesures actuelles du gouvernement;
  • des recommandations qui cadrent avec les mesures proposées dans le budget de 2025;
  • des recommandations qui pourraient éclairer les travaux futurs du Comité du Cabinet sur la transformation du gouvernement;
  • Les recommandations ne sont pas prises en compte pour le moment en raison d’autres priorités gouvernementales.

Une certaine couverture médiatique de la publication des recommandations du Groupe de travail et de la réponse du SCT a laissé entendre que le SCT n’est pas en faveur de la mesure de la productivité au sein de la fonction publique fédérale. Bien que le SCT ne considère pas comme une priorité l’élaboration d’un programme visant à mesurer la productivité dans l’ensemble du secteur public canadien, il continue d’encourager les ministères et organismes fédéraux à chercher des moyens de mesurer et d’améliorer la productivité dans l’ensemble de leurs propres activités.

Dans le budget de 2025, le gouvernement a fait de l’amélioration de la productivité de la fonction publique un élément central de ses plans visant à réduire les dépenses liées aux opérations gouvernementales afin de pouvoir investir davantage dans les Canadiens et l’économie canadienne.

Le président du Conseil du Trésor dirige les efforts visant à cerner et à réaliser des gains d’efficacité internes afin que les ministères puissent réaffecter les ressources limitées à la réalisation des priorités gouvernementales.

Réduction des formalités administratives

Dans cette section

Enjeu

Que fait le gouvernement du Canada pour répondre aux préoccupations concernant les formalités administratives?

Réponse

Le gouvernement du Canada s’est engagé à réduire les formalités administratives.

Notre examen de la paperasserie réglementaire a permis de recenser près de 500 initiatives visant à rationaliser les services, à éliminer les chevauchements et à réduire les coûts pour les Canadiens.

Par exemple, ces initiatives permettront :

  • d’introduire plus rapidement de nouveaux médicaments pour les Canadiens;
  • d’accélérer la prise de décisions et les processus dans les secteurs économiques, tels que les transports et l’agriculture; et –
  • de soutenir des examens plus efficaces des projets afin de stimuler la croissance économique.

Nous procédons également à des examens horizontaux afin de cerner d’autres possibilités à l’échelle du système de réduire les obstacles réglementaires pour les entreprises et de mettre en place un système de réglementation efficace pour les Canadiens.

Le Bureau de la réduction de la paperasse du SCT continuera de collaborer avec les organismes de réglementation et les intervenants pour mettre en œuvre des initiatives qui éliminent les règles inutiles et réduisent les coûts.

Questions et réponses

Q. Combien d’employés travaillent au Bureau de la réduction du fardeau administratif? Que font-ils pour réduire les formalités administratives et quelles sont les prochaines étapes?

R. Il y a 34 ETP au Bureau de la réduction de la paperasse.

Le Bureau supervise l’examen de la réglementation dans l’ensemble des ministères et organismes fédéraux ayant des responsabilités réglementaires.

  • Leur travail contribuera à accélérer l’élimination des formalités administratives en accélérant l’élimination des règles inutiles ou désuètes.
  • Le Bureau est également chargé d’établir des mesures pour suivre, évaluer et communiquer les résultats des mesures réglementaires, et de mobiliser les Canadiens et les entreprises canadiennes pour obtenir des commentaires sur les formalités administratives réglementaires.

Contexte

Examen des formalités administratives :

Afin de faire progresser les objectifs énoncés dans la lettre de mandat de publiée par le premier ministre et donner suite aux engagements électoraux, vous avez, à titre de président du Conseil du Trésor, lancé publiquement, dernier, un examen du fardeau administratif à l’échelle du gouvernement du Canada.

Le fardeau administratif est de plus en plus considéré comme un obstacle à l’investissement et à la croissance; celui-ci peut notamment comprendre des règles désuètes ou inutiles; des pratiques redondantes ou des chevauchements avec les règles provinciales; une administration réglementaire ou une prestation de services inefficace ou imprévisible.

Dans le cadre de l’Examen du fardeau administratif, vous avez demandé aux ministres chargés de la réglementation de procéder à un examen de l’ensemble des règlements relevant de leur portefeuille et de publier des rapports d’étape décrivant les mesures prises à ce jour pour réduire le fardeau administratif réglementaire, ainsi que les plans et les priorités à court, à moyen et à long terme pour réaliser des progrès supplémentaires.

, les ministères et les organismes ont publié plus de 30 rapports d’étape décrivant près de 500 initiatives récentes et prospectives visant notamment à simplifier l’accès aux services, à éliminer les chevauchements et à réduire les coûts pour les Canadiens.

Depuis, les ministères et les organismes ont progressé dans la mise en œuvre des engagements énoncés dans leurs rapports. Le SCT publiera une mise à jour des progrès au printemps 2026 afin d’informer les intervenants de l’état d’avancement de la mise en œuvre.

Bureau de réduction du fardeau administratif (BRFA) :

Dans l’Énoncé économique de l’automne de 2024, le gouvernement du Canada s’est engagé à créer le BRFA, lequel sera financé à même les ressources existantes du SCT.

Le BFRA a été créé pour s’attaquer au fardeau administratif réglementaire en :

  • rendant le système de réglementation plus efficace;
  • réduisant les obstacles à l’innovation, à la productivité et à la croissance économique;
  • réduisant les coûts réglementaires imposés à la population et aux entreprises du Canada.

L’Examen du fardeau administratif est l’un des principaux résultats attendus du BRFA, qui assure le leadership, la coordination et la bonne orientation à l’échelle du gouvernement à cet égard.

En s’appuyant sur les rapports d’étape, le BRFA collaborera avec les organismes de réglementation et les intervenants afin de faire progresser des initiatives transversales de réduction du fardeau administratif qui continueront de simplifier la réglementation, de réduire les coûts et d’accroître l’efficacité. Le SCT prendra les mesures suivantes :

  • entreprendre des examens horizontaux du fardeau administratif pour appuyer les thèmes et les priorités clés (soutenir l’efficacité de la réglementation pour les examens de projets; accélérer la mise sur le marché des produits; réduire les obstacles à la productivité des entreprises; soutenir le commerce international et accroître l’efficacité à la frontière; et améliorer la prestation des services réglementaires);
  • coordonner une consultation publique ouverte jusqu’au ainsi que la mobilisation des intervenants de divers secteurs, lesquelles éclaireront les examens horizontaux et d’autres initiatives transversales de réduction du fardeau administratif;
  • collaborer avec les provinces et les territoires pour soutenir la réduction du fardeau administratif dans toutes les administrations;
  • examiner la possibilité d’élaborer des lois fédérales sur la réduction du fardeau administratif afin d’assurer des améliorations durables et significatives du système de réglementation;
  • élaborer et mettre en œuvre une stratégie de mesure du rendement visant à améliorer la transparence du système de réglementation et à offrir à la population canadienne et aux entreprises une visibilité claire quant aux économies de coûts et aux gains de productivité.

Ces initiatives devraient permettre d’apporter des améliorations durables au système de réglementation du Canada, le rendant plus rationalisé, plus rentable et plus prévisible.

Bacs à sable réglementaires

Dans cette section

Enjeu

Le gouvernement peut-il expliquer ce qu’est exactement un bac à sable réglementaire et pourquoi les Canadiens devraient croire que cette approche suivra le rythme de l’innovation et réduira les formalités administratives tout en maintenant une surveillance parlementaire appropriée de ces nouveaux pouvoirs?

Réponse

Pour aider la réglementation à suivre le rythme de l’innovation, le gouvernement propose d’étendre l’utilisation des bacs à sable réglementaires en modifiant la Loi sur la réduction de la paperasse.

Les bacs à sable réglementaires permettent de mettre à l’essai de nouveaux produits ou services sur le marché en vertu d’un ensemble temporaire de règles et d’être contrôlés par une supervision réglementaire.

Cela peut aider un organisme de réglementation à décider en toute sécurité s’il doit apporter des changements permanents à la façon dont ce produit ou service doit être réglementé.

L’expansion proposée des bacs à sable ne serait utilisée à des fins précises et limitées dans le temps que dans des secteurs clés précis où il y a un avantage clairement défini pour le pays et les Canadiens.

Ils devront également suivre un processus rigoureux et transparent.

Les bacs à sable réglementaires aident à soutenir la croissance économique, à réduire les formalités administratives et à améliorer l’environnement d’investissement du Canada en permettant aux nouveaux produits et technologies d’arriver sur le marché de manière sûre et efficace.

Contexte

Les bacs à sable réglementaires sont un outil que les organismes de réglementation peuvent utiliser pour tester les répercussions réelles d’un nouveau produit ou d’un nouveau processus de manière contrôlée sous supervision réglementaire. L’objectif d’un bac à sable réglementaire est de tester en toute sécurité un nouveau produit ou processus.

Les bacs à sable réglementaires peuvent aider à soutenir la croissance économique, à réduire les formalités administratives et à améliorer l’environnement d’investissement du Canada en permettant aux nouveaux produits et technologies d’arriver sur le marché de manière sûre et efficace.

Exemple : Transports Canada a mis en place un bac à sable réglementaire pour mettre à l’essai un nouveau type d’avion léger qui n’était pas certifié pour la formation des pilotes au Canada. En utilisant les résultats du bac à sable, Transports Canada a pris des mesures qui permettent la nouvelle technologie, réduisent les coûts, diminuent la pollution et rendent le Canada plus compétitif.

Surveillance et transparence

Les modifications apportées à la Loi sur la réduction de la paperasse permettraient à tous les ministres de gérer des bacs à sable réglementaires pour les secteurs des technologies propres ou des technologies financières. Certains ministres ont déjà ce pouvoir, comme le ministre des Transports en vertu de la Loi sur les transports au Canada.

Le ministre responsable doit veiller à ce que le respect et l’application de la loi soient conformes aux lois pertinentes.

Le ministre qui fournit le décret d’exemption réglementaire en vertu de ces dispositions serait tenu de publier le processus décisionnel et la façon dont le public peut formuler des commentaires ou demander des renseignements supplémentaires dans la Gazette du Canada. Le ministre devrait également déposer un rapport dans les 90 jours suivant la publication du décret dans chaque chambre du Parlement et être disponible pour défendre la décision devant un comité parlementaire.

Le président du Conseil du Trésor serait tenu de publier et de déposer dans chaque chambre du Parlement un rapport annuel sur l’utilisation de ces pouvoirs.

Exigences

Le ministre doit entreprendre des consultations publiques au moins 30 jours avant l’émission du décret d’exemption.

Le ministre et le président du Conseil du Trésor doivent tous deux approuver le décret.

Les décrets d’exonération sont temporaires : ils sont valables jusqu’à 3 ans et peuvent être prolongés jusqu’à une période maximale de 6 ans. Cela garantit qu’il y a du temps pour entreprendre les essais et pour mettre en œuvre les modifications au régime réglementaire sans perturber le marché.

Le ministre doit être convaincu que l’exemption :

  • est dans l’intérêt public;
  • protégerait la santé, la sécurité et l’environnement;
  • dispose d’un plan de mise en œuvre dans lequel il est démontré que les avantages l’emportent sur les risques et que des mesures d’atténuation sont en place pour tous les risques cernés.

Les organismes de réglementation qui gèrent un bac à sable réglementaire seront également régis par une politique en vertu de la Directive du Cabinet sur la réglementation, qui exige des évaluations d’impact, des consultations avec les intervenants et les peuples autochtones, et des mesures pour assurer la transparence et la responsabilisation.

IA dans la fonction publique

Dans cette section

Enjeu

Comment le gouvernement du Canada fait-il progresser son adoption responsable de l’IA afin d’améliorer la façon dont il sert les Canadiens?

Réponse

Le gouvernement étudie les domaines dans lesquels l’IA peut améliorer la prestation de services et le travail des fonctionnaires.

La Stratégie en matière d’IA pour la fonction publique fédérale oriente ce travail ainsi que divers outils stratégiques qui garantissent une utilisation responsable de l’IA.

Par souci de transparence, nous tenons à jour un registre public sur l’IA qui indique où et comment les institutions fédérales utilisent ou testent l’IA.

Si l’on insiste sur l’utilisation de l’IA pour les outils d’AIPRP :

En ce qui concerne le traitement des demandes d’AIPRP, peu importe la technologie utilisée pour appuyer ce travail, tous les dossiers sont examinés par des professionnels de l’AIPRP pour s’assurer que les exigences légales en matière de divulgation sont correctement respectées.

Questions et réponses

Q. Combien d’emplois serez-vous en mesure d’éliminer grâce à l’IA? De quels types d’emplois s’agit-il?

R. Nous adoptons l’IA pour aider nos fonctionnaires à devenir plus efficaces et efficients.

L’objectif n’est pas la réduction d’emplois; c’est l’amélioration des services offerts aux Canadiens.

Q. Comment la stratégie du gouvernement en matière d’IA s’inscrira-t-elle dans le nouveau Bureau de la transformation numérique annoncé dans le budget de 2025? Y a-t-il des progrès dans ce bureau?

R. La Stratégie en matière d’IA du gouvernement du Canada vise à harmoniser les ministères et à accélérer l’adoption responsable de l’IA au sein de la fonction publique fédérale. Il décrit comment nous tirons parti de la technologie de l’IA pour améliorer la productivité et fournir des services numériques améliorés aux Canadiens.

Des travaux sont en cours pour planifier et établir le bureau, et des détails supplémentaires seront fournis dès qu’ils seront disponibles.

Contexte

La stratégie en matière d’IA pour la fonction publique fédérale, publiée en , vise à accélérer l’adoption responsable de l’IA dans l’ensemble du gouvernement du Canada afin de fournir des services meilleurs et plus efficaces aux Canadiens, d’améliorer la prise de décision, de faire progresser la recherche et de protéger le Canada et ses intérêts.

Le SCT a largement impliqué les parties prenantes, les partenaires et le public dans l’élaboration de la stratégie, en publiant un rapport « Ce que nous avons entendu » en . Les participants ont convenu que l’IA devrait être utilisée pour moderniser et rationaliser la prestation de services.

La stratégie définit des actions clés pour faire progresser l’adoption responsable de l’IA au sein du gouvernement du Canada. Certaines d’entre elles contribuent directement à la modernisation de la fonction publique :

  • Créer un centre d’expertise en IA pour soutenir les équipes qui développent et mettent à l’échelle des outils d’IA;
  • Éliminer les obstacles politiques et législatifs et intégrer une approche « penser IA » dans toutes les demandes de planification et de financement.
  • Fournir à tous les ministères un accès commun à l’infrastructure, aux outils et aux solutions.
  • S’attaquer aux obstacles au recrutement et à la rétention des talents en matière d’IA et de données et améliorer les compétences des fonctionnaires actuels à tous les niveaux pour qu’ils puissent travailler avec l’IA.
  • Décrire les activités clés pour les rôles numériques nouveaux et émergents et les relier aux programmes et parcours d’apprentissage afin de former des professionnels et des équipes numériques prêts pour l’avenir.

L’utilisation de l’IA au sein de l’administration centrale n’est pas nouvelle, mais des projets de modernisation actuels et importants sont en cours dans l’ensemble de l’administration centrale, qui tirent parti de l’IA pour améliorer les services à l’intérieur et à l’extérieur de la fonction publique. En voici quelques exemples :

  • Le programme de Modernisation du versement des prestations (Emploi et Développement social Canada) utilise l’IA pour résoudre les problèmes suivants :
  • Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canadautilise l’IA pour :
  • Lancé en , GCTraduction a été le premier projet phare dans le cadre de la Stratégie et s’est démarqué comme une solution transformatrice pour la prestation de services bilingues. Fondé sur des modèles d’IA formés au Canada, GCTraduction améliore déjà la rapidité et la précision de la traduction dans tous les ministères, réduisant ainsi les délais d’exécution des documents officiels tout en maintenant la qualité linguistique.

Utilisation de l’IA dans l’accès à l’information

Le SCT s’est engagé à améliorer la capacité de la fonction publique à répondre rapidement et avec exactitude aux demandes d’AIPRP, tout en veillant à ce que le cadre législatif de la Loi sur l’accès à l’information demeure moderne et conforme aux approches des administrations, y compris répondre aux attentes des partenaires autochtones.

Compte tenu de la pression constante exercée sur la charge de travail et du volume de dossiers traités, il est de plus en plus nécessaire d’intégrer des solutions d’automatisation, y compris l’utilisation de l’IA pour appuyer tous les aspects du traitement des demandes.

Pour soutenir l’amélioration continue et progressive, les représentants du SCT ont cerné des pratiques et des outils novateurs, ont travaillé avec des partenaires clés pour déterminer l’évolutivité des solutions et ont consulté d’autres ministères, le cas échéant, pour élaborer des projets pilotes qui peuvent être surveillés et évalués. Dans certains cas, le SCT a mobilisé des ministères précis qui font face à des difficultés (par exemple, la Défense nationale et Bibliothèque et Archives Canada).

Les initiatives pilotes serviront à évaluer les approches qui se sont avérées plus efficaces ou qui ont le potentiel de le faire et faciliteront une adoption plus large par la communauté de l’AIPRP. Le SCT, en tant que centre stratégique pour l’accès à l’information, joue un rôle de coordination en favorisant l’adoption de pratiques efficaces et en fournissant un soutien supplémentaire au moyen d’orientations qui simplifient l’intégration de telles approches.

Le SCT n’a adopté aucun outil ou logiciel d’IA pour identifier, suggérer ou appliquer des caviardages dans les dossiers traités en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Bien que d’autres ministères aient exploré des outils de rédaction assistés par l’IA, comme la Défense nationale, SPAC et Transports Canada, le SCT n’a pas mis en œuvre de tels outils, et les outils d’IA ne sont pas utilisés pour prendre des décisions ou déterminer des exemptions en vertu de la Loi.

Projet d’IA avec l’École de la fonction publique du Canada (EFPC)

Un récent article du Hill Times faisait référence à plusieurs initiatives du gouvernement du Canada en matière d’IA liées à l’accès à l’information. Les principales précisions sont les suivantes :

  • Le projet entrepris par le SCT et l’EFPC ne comportait pas l’extraction automatisée de dossiers ou la suppression des doublons, ni le caviardage. L’initiative était axée sur l’encodage de la Loi sur l’accès à l’information dans un format lisible par machine à l’aide de Blawx, un outil à code source ouvert développé par Lexpedite Technologies.
  • L’objectif est de créer une expression numérique structurée de la Loi afin de soutenir une interprétation plus claire et plus cohérente dans l’ensemble des institutions. Le coût initial de 90 000 $ devait couvrir les ressources de l’EFPC; mais ces coûts ont finalement été absorbés par l’EFPC.
  • Le projet s’est poursuivi au-delà de 2024, la direction étant maintenant transférée au Service numérique canadien (SNC) en partenariat avec le SCT et le ministère de la Justice Canada.
  • Aucun financement supplémentaire n’a été accordé au SCT, à l’EFPC ou au SNC.
  • Le SCT continue de coordonner les initiatives pilotes tout en mettant l’accent sur la conformité à la Directive sur la prise de décisions automatisée et aux principes de transparence, d’équité et de surveillance humaine.

Accès à l’information

Dans cette section

Enjeu

Que fait-on pour améliorer la transparence par l’accès à l’information?

Réponse

Nous examinons actuellement la Loi sur l’accès à l’information pour nous assurer que les Canadiens peuvent accéder rapidement et facilement aux renseignements du gouvernement.

Les commentaires des Canadiens et des intervenants constituent une partie importante de ce travail, et nous sollicitons les commentaires du public jusqu’au .

Pour guider cette mobilisation, le SCT a publié des approches stratégiques potentielles qui mettent l’accent sur une plus grande transparence, un meilleur accès, la déclassification historique, une gestion modernisée de l’information, la protection des renseignements autochtones et une surveillance renforcée.

J’ai hâte d’entendre les commentaires d’un large éventail d’intervenants sur cette question importante.

Si l’on insiste sur les préoccupations de la commissaire à l’information :

J’ai eu le plaisir de rencontrer récemment la commissaire à l’information pour discuter de cet examen et de son point de vue. J’attends avec impatience de recevoir sa soumission dans le cadre des activités de mobilisation officielles.

Si l’on insiste sur les pratiques de gestion de l’information :

Le gouvernement s’est engagé à gérer son information de façon sécuritaire et à en faciliter l’accès, la transparence et la responsabilisation.

Tous les employés sont responsables de la gestion et de la protection adéquates de l’information en fonction de sa valeur, et les administrateurs généraux sont chargés de réagir en cas de non-conformité.

Questions et réponses

Q. Pourquoi le gouvernement n’a-t-il mis en œuvre aucune des 38 recommandations formulées par le Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique?

R. Le SCT et les ministères partenaires donnent suite à bon nombre des recommandations de l’ETHI formulées en 2023 par des mesures et des initiatives visant à renforcer l’administration du régime actuel d’accès à l’information. Ce travail est continu et comprend l’amélioration de la publication proactive, la fourniture de conseils et de formation aux professionnels de l’AIPRP afin d’améliorer le traitement des demandes et l’amélioration des outils numériques.

Des 38 recommandations du Comité, 22 sont liées à des modifications législatives. Le processus de mobilisation du public dans le cadre de l’examen obligatoire de la Loi permettra d’examiner les modifications législatives recommandées.

Tous les commentaires, y compris les recommandations formulées par l’ETHI, éclaireront l’approche du gouvernement pour améliorer le système fédéral d’accès à l’information.

Q. Quand l’examen de l’accès à l’information sera-t-il terminé?

R. Nous avons reçu de nombreux commentaires de divers intervenants depuis 2015. Après l’examen de 2020, certains intervenants ont formulé des commentaires sur les échéanciers. Pour l’examen actuel, le SCT utilise une méthode plus simple et plus ciblée pour recueillir des commentaires qui répondent aux besoins des intervenants.

Q. Le gouvernement envisage-t-il de réduire les pouvoirs du commissaire à l’information?

R. Non, le gouvernement n’enlève pas ou ne réduit pas les pouvoirs du commissaire à l’information en matière de rendre des ordonnances. Le gouvernement examine actuellement si le cadre de surveillance actuel du commissaire à l’information est efficace et s’il serait avantageux pour le commissaire de disposer d’outils supplémentaires pour s’assurer que le processus de prise de commandes est aussi efficace que possible. La commissaire à l’information aura l’occasion de faire part de son point de vue sur les changements potentiels à la Loi dans le cadre d’activités de mobilisation officielles.

Q. Pensez-vous qu’il est approprié que les documents gouvernementaux soient automatiquement effacés après 15 jours, ce qui permet de cacher des renseignements importants aux Canadiens, aux parlementaires et aux médias?

R. Il est approprié pour le gouvernement du Canada de s’assurer que ses renseignements sont sécurisés, tout en étant ouverts et accessibles aux Canadiens. Une bonne gestion de l’information aide le gouvernement à prendre des décisions et à fournir de meilleurs services. Elle protège également le droit des Canadiens d’accéder à l’information gouvernementale et protège leurs renseignements personnels.

Il incombe à chaque institution d’établir sa propre période de conservation des renseignements et des données, conformément à la politique du Conseil du Trésor.

De plus, les fonctionnaires doivent conserver des renseignements sur les activités et les décisions du gouvernement. Cela comprend l’information provenant de toute application ou de tout format, y compris les courriels, les dossiers de réunion, les notes manuscrites ou la messagerie instantanée. Les renseignements ayant une valeur opérationnelle doivent être sauvegardés dans le système de stockage officiel du Ministère et supprimés seulement lorsqu’ils sont autorisés.

Cela dit, ce ne sont pas tous les renseignements gouvernementaux qui ont une valeur opérationnelle ou qui devraient être conservés à long terme. Une bonne gestion de l’information comprend la suppression des documents éphémères dès qu’ils ne sont plus nécessaires. Il est ainsi plus facile de trouver rapidement les informations importantes et réduit les coûts de stockage et de maintenance.

Contexte

Le gouvernement du Canada s’est engagé à respecter les principes fondamentaux de transparence, de responsabilisation et de participation, qui font partie intégrante d’une démocratie saine et fonctionnelle, ainsi que du maintien de la confiance du public.

Conformément à l’engagement du gouvernement à l’égard de la transparence, le budget fédéral de 2024 proposait un financement de 84 millions de dollars pour le SCT et Bibliothèque et Archives Canada afin de maintenir le régime d’AIPRP (y compris la réalisation de l’examen de la Loi en 2025) et d’accélérer le traitement des demandes. Une partie du financement destiné au SCT et à Bibliothèque et Archives Canada sera consacrée spécifiquement à l’avancement des travaux sur la déclassification et la divulgation et à l’appui d’autres mesures clés.

Examen de la Loi sur l’accès à l’information

L’examen de 2025 de la Loi sur l’accès à l’information a été lancé . , le président du Conseil du Trésor (le président) a annoncé le début des activités officielles de mobilisation des institutions gouvernementales, des membres du public et des partenaires autochtones à l’appui de l’examen. Cela comprenait la publication d’un document d’orientation ciblant les grands défis systémiques ayant une incidence sur le rendement global et les opérations du régime d’accès à l’information.

L’examen donne au gouvernement du Canada l’occasion d’explorer des moyens de continuer à renforcer le régime d’accès à l’information et de donner suite aux conclusions de l’examen de 2020 qui nécessiteraient des modifications législatives. Cela comprend les parties de la Loi sur l’accès à l’information qui, selon les partenaires autochtones, nécessitent une harmonisation afin de respecter les obligations découlant de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (LDNUDPA). En vertu de la LDNUDPA, le gouvernement doit, en consultation et en coopération avec les peuples autochtones, « prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que les lois du Canada sont conformes à la Déclaration ».

Le président a rencontré la commissaire à l’information du Canada pour discuter de l’examen. Lors de cette réunion, la commissaire a fait part de ses commentaires sur un exemplaire sous embargo du document d’orientation, soulignant qu’il ne répondait pas à toutes ses préoccupations et recommandations. Le président et les représentants du SCT assurent à la commissaire qu’ils auront l’occasion de faire part de leurs points de vue sur les approches stratégiques potentielles et sur ce qui, selon eux, manque dans le document.

Parallèlement à cet examen, le gouvernement a proposé, dans le budget de 2025, de modifier la Loi sur l’accès à l’information afin d’empêcher la divulgation de renseignements confidentiels recueillis et produits en vertu de la Loi sur les activités associées aux paiements de détail et de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes.

Stratégie de confiance et de transparence

, le président du Conseil du Trésor a annoncé la publication de la Stratégie pour la confiance et la transparence du gouvernement du Canada, qui établit un plan pangouvernemental visant à renforcer la confiance du public envers les institutions fédérales.

La Stratégie pour la confiance et la transparence repose sur deux piliers clés : le Plan d’action pour la modernisation de l’accès à l’information (PAM AI) et le Plan d’action national pour un gouvernement ouvert.

PAM AI (2023‑2026)

Lors de sa comparution devant ETHI, la présidente précédente a fait part de sa volonté de publier un plan d’action portant sur les 21 conclusions du rapport d’examen de l’AI 2022 présenté au Parlement, qui mettait en évidence plusieurs domaines dans lesquels des améliorations administratives ou opérationnelles devaient être apportées. Le PAM AI a été élaboré pour permettre d’améliorer ces points.

Conformément au rapport d’examen de l’AI 2022 présenté au Parlement, le PAM AI continue de se concentrer sur les trois mêmes objectifs stratégiques : améliorer le service aux Canadiennes et Canadiens, accroître la confiance et la transparence et faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones.

Le Plan d’action pour la modernisation décrit les mesures qui seront prises au cours des trois prochaines années pour apporter les améliorations opérationnelles et administratives les plus urgentes au régime d’accès à l’information, notamment :

  • facilitent le traitement rapide des demandes d’AI;
  • renforcer le personnel de l’AI en améliorant le recrutement et la formation;
  • contribuent à lutter contre la désinformation et la mésinformation;
  • renforcent la transparence et l’accès à l’information pour tous les Canadiens, toutes les Canadiennes et les utilisateurs du régime, y compris les peuples autochtones.

Document d’orientation sur la divulgation de documents historiques

L’une des premières mesures prises par le gouvernement du Canada est l’élaboration du Document d’orientation sur la divulgation de documents historiques.

Le Document d’orientation sur la divulgation de documents historiques été développé en collaboration avec plusieurs institutions fédérales afin de permettre une approche plus efficace et cohérente de l’examen et de la divulgation potentielle de documents historiques. En particulier, le document d’orientation a identifié des seuils de temps non statutaires recommandés pour aider les institutions fédérales à appliquer des exemptions discrétionnaires en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Le document d’orientation complète également les travaux politiques plus vastes en cours concernant l’examen de la déclassification, l’exploration de nouveaux outils pour faciliter le traitement des demandes (tels que l’examen assisté par l’IA), et soutient l’examen de la Loi sur l’accès à l’information de 2025, lancée au plus tard .

Plan d’action national du Canada pour un gouvernement ouvert (2025‑2029)

Le Plan d’action national pour un gouvernement ouvert vise à appliquer les principes du gouvernement ouvert afin de régler des problèmes bien réels importants pour la population canadienne et, en fin de compte, rendre le gouvernement du Canada plus transparent, plus responsable ou plus participatif.

Dans le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert, le Canada a publié cinq plans d’action nationaux et fait actuellement progresser le sixième.

Pour que les institutions du gouvernement fédéral restent attentives aux besoins des Canadiens, le public, la société civile, le monde universitaire et le secteur privé ont la possibilité de codévelopper des engagements reliés à la transparence, la responsabilisation et la mobilisation et d’influencer la politique et la prise de décision du gouvernement.

Ensemble, ces deux piliers clés appuieront la réalisation des objectifs stratégiques décrits dans la présente stratégie : meilleur accès aux données et informations gouvernementales, la fourniture d’informations et d’outils permettant de demander des comptes au gouvernement, et la facilitation de la participation et de l’engagement des Canadiens dans les processus de prise de décision. Le gouvernement du Canada s’est engagé à rendre compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre de la présente stratégie en publiant un rapport d’examen annuel.

Gestion de l’information

Les pratiques de gestion de l’information, y compris la conservation et la suppression, sont établies et mises en œuvre par chaque ministère en fonction de ses besoins opérationnels et de ses obligations légales.

Les ministères doivent s’assurer que les documents ayant une valeur opérationnelle sont préservés et que l’information relative à l’accès à l’information, à la protection des renseignements personnels ou aux litiges n’est pas supprimée. Certains ministères ont établi des exigences de conservation propres à leurs programmes.

Les documents éphémères, qui ne sont nécessaires que brièvement pour accomplir des tâches courantes et qui ne documentent pas les décisions, les opérations ou les activités du gouvernement, peuvent être détruits une fois qu’ils ne sont plus nécessaires. Il peut s’agir, par exemple, d’ébauches de travail insignifiantes, de copies de référence, de données périmées et de communications informelles.

Les ministères assujettis à la Loi sur la Bibliothèque et les Archives du Canada ne peuvent supprimer des renseignements qu’avec l’autorisation écrite du bibliothécaire et archiviste du Canada. Bibliothèque et Archives Canada formule des recommandations sur la conservation, mais ne définit ni n’approuve les spécifications de conservation pour les autres ministères. En fin de compte, les ministères demeurent responsables de la détermination des périodes de conservation de l’information dont ils ont la charge, ainsi que du moment et de la manière de les éliminer.

Écologiser le gouvernement

Dans cette section

Enjeu

Que fait le gouvernement pour écologiser ses opérations?

Réponse

Nous nous engageons à mener des opérations gouvernementales carboneutres, résilientes au climat et écologiques.

La Stratégie pour un gouvernement vert établit les cibles et les engagements du gouvernement du Canada pour atteindre la carboneutralité et l’écologisation des opérations d’ici 2050 et améliorer la résilience climatique de ses opérations d’ici 2035.

Nos efforts ont donné des résultats positifs :

  • 83 % des véhicules légers applicables achetés par le gouvernement fédéral étaient écologiques en 2023‑2024.
  • En , les émissions de gaz à effet de serre de notre parc de biens immobiliers et de véhicules conventionnels ont été réduites de 42,5 % par rapport aux niveaux de 2005.

Le SCT continuera de travailler avec les ministères et les sociétés d’État pour atteindre ses objectifs et garantir la carboneutralité dans les opérations gouvernementales d’ici 2050.

Si l’on insiste (obligation relative aux véhicules électriques) :

Le gouvernement du Canada reste déterminé à soutenir la transition vers des modes de transport plus propres. L’écologisation de notre parc automobile est un élément clé de notre stratégie, et nous continuerons à montrer l’exemple.

Contexte

Comme il possède et gère le plus grand portefeuille d’immobilisations au Canada (plus de 30 000 bâtiments; 20 000 ouvrages techniques, tels que des ponts et des barrages; et plus de 40 000 véhicules), le gouvernement du Canada joue un rôle déterminant dans l’atteinte des objectifs climatiques du pays.

Ayant un budget annuel de plus de 40 milliards de dollars pour l’acquisition de biens et de services, le gouvernement est le principal acheteur public au pays. À ce titre, il dispose d’un pouvoir d’achat qui lui permet de stimuler la demande de produits à faible teneur en carbone du secteur émergent des technologies propres au Canada.

Le gouvernement du Canada s’oriente vers des activités carboneutres et résilientes aux changements climatiques et travaille à réduire leurs répercussions environnementales au-delà du carbone, y compris la réduction des déchets et de la consommation d’eau et l’amélioration de la biodiversité

La Stratégie pour un gouvernement vert : Une directive du gouvernement du Canada énonce les engagements du gouvernement en ce qui a trait à :

  • l’écologisation de ses bâtiments;
  • l’écologisation de son parc de véhicules;
  • l’écologisation de ses achats;
  • la résilience aux changements climatiques (adaptation).

La stratégie a été créée en 2017 et mise à jour en 2020 et 2024.

Le Centre pour un gouvernement vert soutient le mandat du SCT par les moyens suivants :

  • fournir des conseils stratégiques aux autres ministères et organismes fédéraux sur les émissions nettes zéro, la résilience aux changements climatiques et les opérations écologiques, y compris :
    • en fournissant des conseils et des outils pratiques pour des biens immobiliers, un parc de véhicules et des achats à émissions nettes zéro, résilients et écologiques;
    • en réunissant des groupes de travail interministériels et des communautés de pratique de parties prenantes externes afin de partager l’expertise, les réussites et les meilleures pratiques entre les ministères;
  • assurer le suivi et la publication d’informations sur la performance environnementale du gouvernement, y compris les réductions d’émissions de gaz à effet de serre pour les activités fédérales;
  • administrer le Fonds pour un gouvernement vert afin de réduire les émissions et de soutenir les projets qui peuvent être reproduits au sein des ministères et entre eux; et
  • collaborer avec SPAC à l’élaboration d’outils communs de passation de marchés qui intègrent des critères d’écologisation.

Processus de risque et de conformité

Dans cette section

Enjeu

Quel est le processus de risque et de conformité?

Réponse

Les Canadiens s’attendent à ce que les ministères soient bien gérés.

Les sous-ministres ont la responsabilité de répondre à cette attente. Ils sont chargés de s’assurer que leurs ministères respectent les règles et les politiques applicables, comme celles relatives à l’approvisionnement.

Le processus de gestion des risques et de la conformité aide les administrateurs généraux à vérifier qu’ils disposent des contrôles et des pratiques nécessaires pour s’acquitter de leurs responsabilités et gérer efficacement les risques au sein de leur organisation.

Chaque année, les ministères doivent remplir une auto-évaluation pour examiner la façon dont ils gèrent des domaines clés comme la gestion financière, l’approvisionnement et la technologie.

Les administrateurs généraux attestent officiellement leurs évaluations et décrivent comment ils prévoient combler les lacunes relevées.

À compter de cette année, un résumé des résultats de chaque ministère et des mesures de suivi connexes figurera dans leur rapport sur les résultats ministériels, et le SCT publiera un rapport annuel soulignant les tendances à l’échelle du gouvernement.

Contexte

, l’ancienne présidente du Conseil du Trésor a annoncé une série d’actions et d’engagements visant à renforcer et à rationaliser la surveillance des pratiques de gestion du gouvernement fédéral.

L’une de ces mesures était l’introduction d’un nouveau processus de risque et de conformité (PRC), qui a été officiellement lancé .

Les principaux objectifs du PRC sont les suivants :

  • Aider les administrateurs généraux à vérifier qu’ils ont mis en place des contrôles et des pratiques pour s’acquitter de leurs responsabilités en vertu de la législation et de la politique du Conseil du Trésor et pour gérer efficacement les risques au sein de leur organisation.
  • Servir d’outil supplémentaire pour aider le SCT à maintenir l’efficacité de son ensemble de politiques.

Le PRC est un processus annuel qui exigera de 68 organisations qu’elles procèdent à une auto-évaluation de la conformité et du rendement dans un maximum de 11 domaines administratifs, ainsi qu’à une auto-évaluation des risques. Les administrateurs généraux sont chargés d’attester de leurs auto-évaluations et de prendre des mesures pour remédier à la non-conformité, aux mauvais résultats ou aux niveaux de risque inacceptables.

Un résumé des résultats du PRC de chaque organisation et des mesures prises en conséquence sera inclus dans le rapport annuel sur les résultats de l’organisation. En outre, le SCT publiera chaque année un rapport présentant les principales conclusions du PRC pour l’ensemble du gouvernement.

Le PRC remplace le Cadre de responsabilisation de gestion, qui était le processus annuel du SCT pour contrôler les performances de gestion des organisations fédérales depuis 2003.

Contrôle de l’approvisionnement

Les sous-ministres sont chargés de veiller à ce que les activités d’achat de leur organisation soient menées conformément aux politiques et procédures du Conseil du Trésor.

Le PRC aidera les administrateurs généraux à s’assurer qu’ils ont mis en place des contrôles et des processus appropriés pour gérer efficacement les achats.

Publicité du gouvernement du Canada

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Enjeu

Comment les règles relatives à la publicité ont-elles changé et que fait-on pour assurer la transparence et l’impartialité?

Réponse

Alors que le gouvernement réagit à l’incertitude grandissante dans un monde de plus en plus dangereux et divisé, il est essentiel que la population canadienne reçoive en temps opportun des renseignements exacts et essentiels sur les priorités et les initiatives du gouvernement.

Pour ce faire, le gouvernement a rationalisé et simplifié le processus d’examen de la publicité tout en maintenant des exigences strictes pour garantir que la publicité gouvernementale est non partisane.

En plus du processus d’examen de la publicité, un processus de traitement des plaintes du public est en place pour veiller à ce que la publicité gouvernementale continue de respecter les normes les plus élevées en matière de communications non partisanes.

Contexte

En , le SCT a mis à jour les critères d’examen de la publicité afin de clarifier et de simplifier le processus tout en maintenant des mesures de protection contre les éléments partisans. Ces changements, qui seront mis à l’essai sur une période de 12 mois, ont permis de répondre aux défis opérationnels cernés par les ministères et aux besoins changeants en matière d’information dans un environnement mondial plus incertain.

Voici les principales mises à jour :

  • Une plus grande flexibilité : Le critère visant à garantir que la publicité est objective, factuelle et exacte a été modifié afin de tenir compte de l’expertise en la matière au sein des ministères et des responsabilités actuelles des sous-ministres et des chefs des communications en ce qui concerne la conformité.
  • Supprimer la subjectivité : Le critère lié à l’autosatisfaction a été supprimé, car il était subjectif, mal compris et appliqué de manière incohérente. De plus, elle ne correspondait pas directement à la définition politique des communications non partisanes.
  • Suppression des restrictions redondantes : Une exigence de politique existante interdisant la publicité avant l’approbation du Parlement ou la ratification d’un accord commercial a été supprimée. Cette exigence existe déjà dans la Directive sur la gestion des communications et de l’image de marque, ce qui rend le critère autonome redondant.
  • Affinement des critères sur les slogans : La restriction sur les slogans associés aux partis ne s’applique plus lorsqu’ils proviennent du programme d’un parti politique, mais sont depuis devenus le nom officiel d’un programme, d’une politique ou d’une initiative gouvernementale. Les slogans politiques qui ne sont pas liés aux noms officiels des programmes ne sont pas autorisés.

Transparence et surveillance

Ces mises à jour ont été communiquées à l’ensemble des ministères et organismes fédéraux en .

Le SCT continue de publier les résultats des examens externes de la publicité gouvernementale sur Canada.ca, y compris les réponses des ministères.

Un mécanisme de plainte du public demeure également en place, ce qui permet aux Canadiens de faire part de leurs préoccupations au sujet d’une éventuelle publicité gouvernementale partisane.

Projet de loi C-230 (Registre des remises de dettes)

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Enjeu

Quelle est la position du gouvernement à l’égard du projet de loi d’initiative parlementaire C-230, qui propose de modifier la Loi sur la gestion des finances publiques afin d’établir un registre public de certaines dettes fédérales qui ont fait l’objet d’une renonciation, d’une remise, d’une remise ou d’une annulation ou d’une radiation?

Réponse

Notre gouvernement appuie la transparence dans la gestion des fonds publics.

Nous examinons le projet de loi proposé pour nous assurer que toutes les nouvelles règles de déclaration sont claires et pratiques, et qu’elles protègent la vie privée et les renseignements fiscaux des gens.

Nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre le débat sur ce projet de loi en comité et nous continuerons de promouvoir les possibilités d’accroître la transparence tout en protégeant l’intégrité fiscale, la vie privée et les obligations légales.

Contexte

Le projet de loi C-230 propose de modifier la Loi sur la gestion des finances publiques afin d’exiger que le président du Conseil du Trésor établisse et tienne un registre public des créances importantes dues à Sa Majesté par une société, une société de fiducie ou une société de personnes, ainsi que des réclamations de Sa Majesté à l’égard de ces entités lorsque :

  • la valeur de la créance, de l’obligation ou de la réclamation est égale ou supérieure à 1 000 000 $;
  • la créance, l’obligation ou la réclamation est exigible sous le régime d’une loi fédérale ou en découle;
  • la créance, l’obligation ou la réclamation a été dispensée, radiée ou visée par une renonciation, en tout ou en partie.

Le registre comprendrait notamment :

  • le nom de l’entité débitrice;
  • la somme dispensée, radiée ou à laquelle il a été renoncé;
  • la période à laquelle cette somme se rapporte;
  • tout autre renseignement exigé par le président du Conseil du Trésor.

Le projet de loi prévoit également des modifications corrélatives à plusieurs lois, dont la Loi de l’impôt sur le revenu et la Loi sur la taxe d’accise, afin de permettre la communication de renseignements à l’appui du registre.

Considérations

Le gouvernement appuie l’objectif de transparence dans la gestion des fonds publics.

Le projet de loi est actuellement à l’étude et pourrait faire l’objet d’amendements tout au long du processus parlementaire.

Certaines considérations techniques et stratégiques ont été relevées afin de veiller à ce que tout registre éventuel :

  • porte sur les décisions formelles de cesser le recouvrement, et non sur l’ensemble des créances en cours;
  • respecte des paramètres appropriés d’importance relative et de déclaration;
  • protège les renseignements personnels, commerciaux de nature délicate et confidentiels.

État d’avancement parlementaire / Prochaines étapes

Le projet de loi a franchi l’étape du débat initial à la deuxième lecture.

Il a maintenant été renvoyé au Comité permanent des comptes publics pour étude approfondie et modifications éventuelles.

Rapport du Bureau du vérificateur général du Canada (BVG) sur la modernisation du système de paye

Dans cette section

Enjeu

Que fait le SCT en réponse au rapport du vérificateur général sur la modernisation du système de paye, déposé ?

Réponse

Nous accueillons favorablement le rapport de la vérificatrice générale et ses recommandations, qui appuient nos efforts continus pour stabiliser la paye dans la fonction publique.

Au cours des dernières années, nous nous sommes efforcés de simplifier les règles de paye, de réduire les processus manuels et de renforcer l’intégrité des pratiques en matière de RH et de paye dans l’ensemble du gouvernement du Canada.

Une partie importante du travail visant à simplifier la paye est liée aux conditions d’emploi énoncées dans de nombreuses conventions collectives et nécessite l’accord des agents négociateurs.

Mon ministère continuera de travailler avec SPAC pour stabiliser les opérations de paye et se préparer à la future solution de RH et de paye.

Si l’on insiste sur les normes de service :

Nous sommes entièrement d’accord avec la recommandation de la vérificatrice générale selon laquelle il faut combler les lacunes dans les normes de service pour les mouvements de paye.

Mon ministère a déjà entrepris un travail important, en coordination avec SPAC, pour améliorer la façon dont nous surveillons le rendement.

Contexte

Le récent audit du BVG examine comment SPAC et le SCT modernisent le système de RH et de paye dans le cadre du projet de transformation des RH et de la paye, et se concentre sur la gestion du projet pour s’assurer que les employés de la fonction publique soient payés correctement et à temps.

Le SCT est le responsable fonctionnel du projet, et ses responsabilités incluent la définition des exigences fonctionnelles, la garantie que le projet répond aux exigences fonctionnelles et la supervision du projet au moyen de comités de gouvernance de la haute direction, coprésidés avec SPAC.

L’audit comporte trois principaux secteurs d’intérêt, axés sur la simplification et la normalisation des règles et processus relatifs à la paye, l’élimination de l’arriéré des transactions relatives à la paye et du coût de traitement de la paye.

L’audit couvre la période du 1er  au (pour l’arriéré et les coûts, la période couverte va de à ).

Le message global de l’audit est le suivant :

  • SPAC et le SCT étaient encore en phase de planification du projet à la fin de l’audit et ne devaient pas terminer cette phase avant 2027;
  • SPAC et le SCT gèrent le projet afin de s’assurer que les employés de la fonction publique sont payés correctement et à temps, et que le projet offrira un bon rapport qualité-prix une fois mis en œuvre;
  • le SCT et SPAC ont le temps de rectifier leur cap à mesure que le projet évolue afin de faire face aux risques émergents.

En ce qui concerne les trois secteurs d’intérêt, le BVG conclut ceci :

  • le SCT a progressé lentement dans la simplification des règles relatives à la paye;
  • SPAC a réalisé des progrès limités pour éliminer l’arriéré des transactions relatives à la paye;
  • SPAC a raccourci le calendrier pour atténuer les coûts liés à l’exploitation simultanée de deux systèmes, et SPAC devra surveiller et atténuer les risques d’un calendrier raccourci.

Le BVG constate également que, puisque le SCT n’a pas réussi à conclure un accord avec les syndicats concernant la simplification de la paye, SPAC élabore des extensions infonuagiques estimées à un coût annuel de 4 millions de dollars.

Voici certains des principaux constats :

  • le SCT a mis du temps à progresser pour simplifier et normaliser les règles et processus relatifs à la paye, ce qui a conduit SPAC à demander des extensions infonuagiques pour un coût annuel de 4 millions de dollars;
  • SPAC avait commencé à normaliser les processus RH et de la paye;
  • SPAC a fait des progrès limités pour éliminer l’arriéré de transactions relatives à la paye et a raté ses cibles pour l’éliminer, et évoluait dans le cadre de son approche;
  • les normes de service pour le traitement de la paye ne couvraient pas toute la durée du processus;
  • SPAC présentait des lacunes dans ses estimations préliminaires de coûts. Les estimations préliminaires des coûts n’incluaient pas les coûts pour la transition des ministères vers Dayforce.

Recommandations – L’audit contient trois recommandations (deux pour SPAC et une pour le SCT) :

  1. SPAC devrait évaluer et atténuer les effets négatifs de son approche pour éliminer l’arriéré, et évaluer comment des événements futurs potentiels (par exemple, le réaménagement des effectifs du gouvernement du Canada) pourraient avoir une incidence sur le nombre de transactions relatives à la paye (paragraphe 24);
  2. Le SCT devrait, en coordination avec SPAC, corriger les écarts dans les normes de service qui soutiennent une paye en temps opportun et précise et faire état des résultats à l’échelle du gouvernement afin de répondre aux normes et d’assurer ainsi que les transactions des employés soient traitées de façon rapide et précise (paragraphe 28);
  3. SPAC devrait inclure des estimations des coûts pour la transition des ministères vers Dayforce et élaborer des indicateurs de rendement clés pour mesurer si les coûts de traitement des transactions relatives à la paye avec Dayforce diminueront par rapport à celles avec Phénix (paragraphe 35).

Le SCT est d’accord avec la recommandation concernant les normes de service et de rapidité.

Le Bureau du dirigeant principal des ressources humaines a lancé une révision des normes de rapidité existantes afin de s’assurer que les normes et les méthodologies sous-jacentes demeurent pertinentes dans l’environnement opérationnel en évolution d’aujourd’hui. Ce travail sera achevé d’ici .

Concernant la simplification de la paye :

  • Une part importante de ce travail concerne les conditions d’emploi négociées avec les 17 agents négociateurs qui représentent les employés dans 28 conventions collectives différentes. Dans ces cas, la simplification de la paye nécessite l’accord des agents négociateurs, et les négociations prennent du temps.
  • Le SCT a fait de bons progrès lors des précédentes rondes de négociation et a apporté des changements aux politiques et aux processus d’affaires sous ses propres pouvoirs. Le SCT poursuivra ces efforts à l’avenir.
  • Le SCT a informé le BVG que les extensions infonuagiques prennent en charge une gamme d’exigences fonctionnelles qui vont au-delà des règles relatives à la paye, et qu’il n’est donc pas exact d’attribuer le coût de 4 millions de dollars uniquement à cet élément. Malgré cette clarification, le BVG a décidé d’inclure l’énoncé.

Enjeux clés

Dans cette section

Budget supplémentaire des dépenses (C) 2025‑2026

Le gouvernement cherche à obtenir 5,4 milliards de dollars en dépenses votées, en compensation d’une réduction de 1,4 milliard de dollars des dépenses législatives, pour un montant net de 4,0 milliards de dollars.

Cela permettrait de faire progresser les priorités clés des Canadiens, notamment :

  • Approvisionnement et opérations de défense (2,2 G$)
  • Soutien à Postes Canada (1,0 G$)
  • Services aux Autochtones (504 M$)

À ce jour, les estimations s’élèvent à 510,7 milliards de dollars, soit une augmentation de 24 milliards de dollars par rapport à l’exercice précédent.

Budget principal des dépenses 2026‑2027

Le Budget principal des dépenses prévoit des dépenses budgétaires de 502,8 G$, en hausse de 15,9 G$ par rapport à l’exercice précédent. Cela comprend 230,4 milliards de dollars de dépenses votées et 272,4 milliards de dollars de dépenses législatives.

Près de 60 % de ces dépenses sont consacrées aux paiements de transfert qui font progresser les priorités clés.

Ils contiennent également 14,7 milliards de dollars en nouvelles dépenses annoncées dans le budget de 2025, y compris le financement de la défense, mais aussi des infrastructures et des soutiens économiques.

Examen exhaustif des dépenses

L’examen permettra de réaliser des économies de 9 milliards de dollars en 2026‑2027, de 10 milliards de dollars en 2027‑2028 et de 13 milliards de dollars en 2028‑2029 et par la suite.

Les économies proviennent de programmes et d’activités qui n’étaient pas au cœur du mandat fédéral, qui faisaient double emploi ou qui ne correspondaient pas aux priorités.

Services professionnels

Le gouvernement réduira ses dépenses en services de gestion et autres services de consultation de 20 % au cours des trois prochaines années.

Conformément à cet engagement, les dépenses en conseils de gestion ont chuté de 46 % l’an dernier (de 837,8 M$ en 2024 à 449,8 M$ en 2025).

En 2025, les services professionnels représentaient moins de 5 % des dépenses totales du gouvernement.

Réductions d’effectif dans la fonction publique

Nous ramenons la fonction publique à un niveau plus viable de 330 000 employés.

Environ 9 800 emplois ont été supprimés en 2024‑2025, avec des réductions supplémentaires cette année en raison de l’attrition et de l’expiration du financement.

Grâce à l’Examen exhaustif des dépenses, 16 000 autres postes seront supprimés sur une période de trois ans. Elles sont déclarées sur Canada.ca.

Incitation à la retraite anticipée

Le Programme d’encouragement à la retraite anticipée aidera à gérer les réductions dues à l’attrition et aux départs volontaires.

Ce programme, financé par la Caisse de retraite de la fonction publique, devrait coûter 1,5 milliard de dollars sur cinq ans à compter de 2025‑2026 et permettre d’économiser 82 millions de dollars par année par la suite.

Réductions de postes de cadres

Au fur et à mesure que la taille de la fonction publique s’adapte, ses dirigeants doivent faire de même.

Le gouvernement réduira le nombre de postes de direction de 1 000 ou 12 % au cours des deux prochaines années.

Investissements en défense

Au total, le Budget des dépenses de 2025‑2026 comprend plus de 47,8 milliards de dollars en investissements pour Défense nationale.

Le Budget principal des dépenses 2026‑2027 propose plus de 48 milliards de dollars pour la défense afin de soutenir l’équipement moderne, la formation et la coopération avec les partenaires internationaux.

Le Budget des dépenses introduit un nouveau crédit central 50 pour offrir une certaine souplesse en cas de besoins imprévus en matière de défense nationale ou de sécurité. Le financement devra être approuvé par le Conseil du Trésor, et toutes les affectations seront déclarées dans le prochain budget des dépenses.

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2026-07-24

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