Comparution de la Contrôleure générale du Canada devant le Comité sénatorial permanent des finances nationales (NFFN) (18 novembre 2025)
1. Mot d’ouverture
Notes pour l’allocution d’Annie Boudreau, contrôleure générale du Canada, devant le Comité sénatorial permanent des finances nationales sur les principes comptables applicables au gouvernement fédéral.
, Ottawa
Le texte prononcé fait foi
Introduction
Merci, Monsieur le Président.
Je suis heureuse d’être ici aujourd’hui.
Avant de commencer mon discours, je tiens à reconnaître que nous sommes réunis aujourd’hui sur le territoire traditionnel non cédé du peuple Algonquin Anishinaabeg.
Je suis accompagnée de Martin Krumins, contrôleur général adjoint du Secteur de la gestion financière et de Blair Kennedy, directeur exécutif, Politiques comptables et rapports du gouvernement.
Mes commentaires porteront sur mon rôle au sein du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT) plus particulièrement en ce qui concerne les questions financières et mon engagement à l’égard de la gestion responsable et transparente des fonds publics.
Mon rôle
Monsieur le Président, en tant que contrôleure générale du Canada, je suis responsable de l’orientation et de la direction pangouvernementales en matière de gestion financière, ce qui comprend, entre autres, l’approvisionnement et les biens immobiliers.
Mon ministère établit le cadre administratif décrivant comment les organisations devraient gérer leurs biens immobiliers.
Ils sont responsables de veiller à ce que leurs biens immobiliers répondent à leurs besoins opérationnels et soient gérés efficacement.
Cela requiert de déterminer quels sont les biens nécessaires, comment ils sont entretenus, et quand et comment ils sont aliénés lorsqu’ils ne sont plus requis.
Pour ce qui est du processus d’approvisionnement; il s’agit d’une responsabilité partagée à l’échelle du gouvernement.
Tous les ministères et organismes ont le pouvoir de conclure des contrats jusqu’à certains montants.
Services publics et Approvisionnement Canada et Services partagés Canada agissent comme fournisseurs de services communs pour les contrats importants ou complexes, tandis que le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada maintient la politique en vertu de laquelle les activités d’approvisionnement doivent être gérées.
Les comptes publics
Monsieur le Président, comme les membres du présent comité le savent, les Comptes publics du Canada constituent le rapport annuel qui présente les données financières du gouvernement pour l’exercice précédent.
La préparation des comptes publics fait intervenir de nombreuses parties prenantes.
Mon bureau, c’est-à-dire le Bureau du contrôleur général, détermine comment l’information financière est enregistrée et présentée dans l’ensemble du gouvernement.
Nous établissons également les exigences de divulgation que les ministères doivent respecter afin de soutenir la transparence et la reddition de comptes.
Le receveur général, qui relève de Services publics et Approvisionnement Canada, compile les données financières présentées par les ministères et organismes pour s’assurer de leur cohérence et de leur exhaustivité, puis produit les états financiers consolidés finaux.
Et de son côté, le ministère des Finances Canada valide l’information financière et s’assure qu’elle est conforme aux rapports économiques et à la planification budgétaire de façon générale.
Le fait de rendre publics ces renseignements contribue à ce que les décisions en matière de dépenses puissent être examinées de façon minutieuse. Ainsi, les parlementaires peuvent exercer leur rôle de surveillance, et les Canadiens et Canadiennes peuvent voir comment leurs impôts sont utilisés.
Les améliorations apportées aux comptes publics
Monsieur le Président, je tiens à assurer à ce comité que nous travaillons sans relâche à l’amélioration des comptes publics, tant en ce qui concerne la qualité des renseignements fournis que l’efficacité de la production et de la publication.
L’objectif est de veiller à ce que les données soient fiables, fournies en temps opportun et pertinentes.
Et des progrès sont réalisés en continu.
Par exemple, au cours de l’exercice financier actuel, nous avons mis en place de nouvelles certifications pour les dirigeants principaux des finances, amélioré les contrôles relatifs à l’état des flux de trésorerie, renforcé la composition de plusieurs comités importants de surveillance des comptes et dispensé une formation obligatoire à la collectivité
Ces mesures assurent la conformité aux politiques liées à la présentation de l’information financière ainsi que l’exactitude et l’actualité des renseignements contenus dans les Comptes publics du Canada.
Mais s’il y a une chose qui ne changera pas, Monsieur le Président, c’est l’engagement à l’égard de l’objectivité et de l’intégrité des états financiers.
Le nouveau Cadre de budgétisation des investissements en capital améliorera les rapports financiers actuels, mais ne les remplacera pas.
Les états financiers consolidés inclus dans les Comptes publics du Canada ne subiront aucune modification à la suite de l’adoption du nouveau Cadre de budgétisation des investissements en capital et continueront à respecter en tous points les normes comptables pour le secteur public.
Comme toujours, Monsieur le Président, nous continuons à accueillir les points de vue des parlementaires, y compris les membres de ce comité, pour poursuivre l’amélioration des comptes publics.
Conclusion
Je serais maintenant ravie de répondre à vos questions.
Merci.
2. Normes comptables
Question 1 : Pourquoi les Comptes publics n’adoptent-ils pas le Cadre de budgétisation des investissements en capital du Canada?
Les Comptes publics sont conformes aux normes comptables pour le secteur public du Canada, qui sont établies par un conseil indépendant. Ces normes s’appliquent à tous les niveaux de gouvernement et garantissent la cohérence et la transparence de l’information financière.
En vertu de ces normes, le gouvernement doit comparer les résultats réels au budget initial en utilisant les mêmes règles et catégories comptables. Ainsi, le Parlement et les Canadiens sont en mesure de constater dans quelle mesure les dépenses engagées étaient conformes aux dépenses prévues, le tout dans un format cohérent et fiable.
Le Cadre de budgétisation des investissements en capital du Canada est un outil de planification qui met en évidence les investissements à long terme, mais il ne remplace pas les états financiers. Les Comptes publics continueront de respecter toutes les normes comptables, tandis que le Cadre fournira des aperçus supplémentaires sur les priorités économiques.
Question 2 : Quelles sont les principales différences entre les paiements de transfert, les dépenses de fonctionnement et les dépenses en capital?
Les principales différences entre les paiements de transfert, les dépenses de fonctionnement et les dépenses en capital sont régies par les normes comptables pour le secteur public et les directives du gouvernement du Canada. Elles sont exposées dans les manuels comptables officiels, les directives et les politiques en matière d’information financière.
Les paiements de transfert sont des fonds que le gouvernement verse à des particuliers, à des organisations ou à d’autres gouvernements sans attendre en retour des biens, des services ou un remboursement. Ces paiements soutiennent des priorités publiques telles que les soins de santé, l’éducation et le soutien au revenu.
Les dépenses de fonctionnement couvrent les coûts quotidiens liés à la prestation des programmes gouvernementaux, tels que les salaires, les services publics et les fournitures. Ces coûts sont comptabilisés dans l’année où ils sont engagés et ont une incidence directe sur le déficit annuel.
Les dépenses en capital comprennent l’achat ou la construction d’actifs à long terme, telles que des bâtiments, des véhicules ou des systèmes de technologie de l’information (TI), qui servent aux Canadiens pendant de nombreuses années. Leur coût est réparti dans le temps par l’amortissement, en tenant compte de la durée de vie utile prévue de l’actif.
Question 3 : Quel est le processus d’élaboration d’une norme dans le contexte des normes comptables pour le secteur public?
- Identification et recherche : Le Conseil sur la comptabilité dans le secteur public (CCSP) identifie les enjeux nécessitant de nouvelles normes ou la mise à jour de normes existantes, effectue des recherches et consulte les parties prenantes afin de comprendre les impacts et les options.
- Rédaction et consultation : Le CCSP publie des propositions (énoncé de principes et exposé-sondage) à des fins de consultation publique, en affinant la norme en fonction de la rétroaction reçue.
- Finalisation et publication : Après avoir examiné les commentaires, le CCSP approuve la norme et la publie dans le Manuel de comptabilité pour le secteur public, en incluant une date d’entrée en vigueur et une orientation à suivre.
Question 4 : À la suite de l’adoption du nouveau cadre conceptuel et modèle d’information du CCSP, à quels changements le Parlement devrait-il s’attendre en matière de présentation?
Le cadre conceptuel et le modèle d’information seront mis en œuvre au cours de l’exercice 2026-2027.
Parmi les changements à prévoir figurent :
- des modifications structurelles importantes apportées à deux états financiers afin de permettre aux utilisateurs de mieux comprendre les résultats financiers;
- l’obligation de séparer les passifs financiers et non financiers, qui pourrait ne pas toujours être simple.
Un plan d’action a été mis en place afin de gérer les changements à l’échelle du gouvernement.
Question 5 : Quelle gouvernance encadre la détermination ou la modification des périodes d’amortissement (par exemple, décomposition en composants, valeurs résiduelles), et quel serait l’impact financier si la durée de vie utile moyenne était réduite ou prolongée d’un an?
La durée de vie utile est fixée par les ministères en fonction de l’état des actifs, de leur utilisation et des données historiques, conformément à la politique du Conseil du Trésor et aux normes comptables pour le secteur public.
Les changements à la durée de vie utile, aux valeurs résiduelles ou à la décomposition en composants sont traités de manière prospective comme des changements aux estimations.
Une modification d’un an de la durée de vie moyenne dans une catégorie importante peut entraîner une variation importante de l’amortissement; les méthodes et toute modification importante sont divulguées dans les notes afférentes aux états financiers consolidés.
Question 6 : Dans le cas de transferts d’infrastructures importantes aux provinces et aux municipalités, quand les fonds sont-ils passés en charges?
Cas où les fonds sont immédiatement passés en charges :
- Lorsque tous les critères d’admissibilité sont remplis dès le départ (la province est admissible et l’accord est signé).
- Par exemple : Une subvention forfaitaire pour un projet routier dont l’admissibilité est confirmée à la signature.
Cas où les fonds sont constatés au fil du temps :
- Lorsque l’accord exige le respect continu des critères d’admissibilité ou des obligations de rendement avant le versement des fonds (jalons, rapports d’avancement).
- Les dépenses sont comptabilisées à mesure que chaque condition est remplie, et non en une seule fois.
- Par exemple : Programme pluriannuel d’infrastructure où les paiements dépendent des progrès annuels.
Dans le Cadre de budgétisation des investissements en capital, ces paiements de transfert seront considérés comme des dépenses en capital.
3. Comptes publics
Question 1 : Pourquoi les Comptes publics 2025 n’ont-ils été déposés que ?
En vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques [paragraphe 64(1)], le président du Conseil du Trésor est tenu de déposer les Comptes publics au plus tard ou, si la Chambre des communes ne siège pas à ce moment-là, dans les 15 premiers jours suivant la reprise des travaux.
Les Comptes publics ont été déposés bien avant la date limite prévue par la Loi.
Pour la 27e année consécutive, le gouvernement du Canada a reçu une opinion d’audit sans réserve sur ses états financiers consolidés. Ce résultat démontre la grande qualité des rapports financiers du Canada.
Le gouvernement continue de chercher des occasions d’améliorer l’utilité, la qualité et la présentation des Comptes publics à l’avenir.
Question 2 : Le Bureau du contrôleur général a-t-il été consulté au sujet du nouveau Cadre de budgétisation des investissements en capital?
Le Bureau du contrôleur général (BCG) a été consulté au sujet du Cadre de budgétisation des investissements en capital et a confirmé qu’il n’avait aucune incidence sur les Comptes publics.
Les états financiers consolidés sont préparés conformément aux politiques comptables énoncées par le gouvernement du Canada, qui sont conformes aux normes comptables pour le secteur public du Canada.
Conformément aux normes comptables pour le secteur public, les renseignements budgétaires doivent être présentés dans les états financiers consolidés en utilisant les catégories décrites dans l’état consolidé des résultats et du déficit accumulé lié aux activités afin de pouvoir comparer le budget aux résultats réels.
Question 3 : Que représentent la « dette nette », le « déficit accumulé » et le « solde budgétaire » du gouvernement?
Le solde budgétaire correspond à l’excédent ou au déficit annuel selon la comptabilité d’exercice.
Le déficit accumulé (valeur nette négative) est le résultat cumulé des soldes passés.
La dette nette (les passifs moins les actifs financiers) reflète les recettes futures qui sont nécessaires au paiement des obligations nettes actuelles.
Question 4 : Quelles sont les dernières nouvelles concernant l’excédent non autorisé de la Caisse de retraite?
À la suite de l’annonce faite par le président du Conseil du Trésor , selon laquelle la Caisse de retraite de la fonction publique affichait un excédent non autorisé, trois transferts distincts ont été effectués afin de transférer des fonds de la Caisse de retraite de la fonction publique dans le Trésor.
Ces transactions ont eu lieu , et .
Le gouvernement a transféré cet excédent non autorisé dans le Trésor, où il sera conservé pendant que les prochaines étapes sont examinées.
À ce stade, le gouvernement n’a pas encore annoncé ses intentions quant à l’utilisation de ces fonds.
Ces transactions ont été déclarées dans les états financiers consolidés du .
Question 5 : Quel est le rôle du contrôleur général ou de la contrôleure générale dans le processus des Comptes publics?
Assure le leadership en matière de gestion financière à l’échelle du gouvernement
- Le contrôleur général ou la contrôleure générale établit les normes et les politiques comptables pour les ministères et organismes fédéraux, en veillant au respect des normes comptables pour le secteur public et à la cohérence entre les rapports financiers du gouvernement.
- Le Bureau du contrôleur général dirige la préparation des Comptes publics du Canada en collaboration avec le receveur général et le ministère des Finances, garantissant ainsi l’exactitude et l’intégrité des états financiers consolidés.
- En guidant les contrôles internes et les systèmes de gestion financière, le contrôleur général ou la contrôleure générale contribue à maintenir la fiabilité des rapports présentés au Parlement et appuie l’audit annuel effectué par le vérificateur général ou la vérificatrice générale.
4. Services professionnels et spéciaux
Question 1 : Que sont les services professionnels et spéciaux?
Réponse
Les « services professionnels et spéciaux » constituent une vaste catégorie qui comprend un large éventail de services tels que les services techniques et d’architecture, les services juridiques et les services de santé et de bien-être, entre autres.
Les services contractuels ont toujours joué un rôle important dans la prestation des programmes et des services aux Canadiens par le gouvernement. Par exemple, des services professionnels pourraient être nécessaires pour acquérir une expertise particulière, gérer les fluctuations imprévues de la charge de travail ou complémenter le travail de la fonction publique professionnelle.
Mise en contexte supplémentaire pour les Comptes publics 2025
Les services professionnels et spéciaux représentaient moins de 5 % des dépenses publiques totales en 2025.
Voici des exemples de services acquis en 2024-2025 :
- Services acquis dans le cadre du contrat de définition des navires de combat canadiens, qui représentent les coûts de conception de navire, les frais de licence de conception et l’acquisition des matériaux nécessaires.
- Coût des services de santé pour les bénéficiaires du Programme fédéral de santé intérimaire ainsi que les frais administratifs versés à un tiers administrateur des demandes de réclamation.
- Activités d’assainissement de la mine Faro au Yukon et de la mine Giant dans les Territoires du Nord-Ouest.
- Services de construction pour le projet de réhabilitation de l’édifice Centre, le projet de réhabilitation de l’enveloppe du bâtiment Les Terrasses de la Chaudière et services de gestion de la construction pour divers projets dans la région de l’Ouest.
Question 2 : Quels montants sont déclarés dans les dépenses liées aux services professionnels et spéciaux telles que présentées dans le Volume III?
Réponse
Les montants déclarés comprennent les dépenses internes et externes par catégorie de services, réparties par ministère et par organisme relevant de chaque ministère.
Les dépenses externes découlent de transactions entre le gouvernement et des parties externes.
Les dépenses internes découlent de transactions avec des organisations faisant partie du gouvernement du Canada en tant qu’entité déclarante.
Mise en contexte supplémentaire pour les Comptes publics 2025
Les détails de ces dépenses figurent dans les trois volumes des Comptes publics du Canada.
Pour les Comptes publics 2025, les dépenses totales déclarées s’élevaient à 23,1 milliards de dollars pour chaque catégorie principale de services, réparties par ministère et par organisme relevant de chaque ministère.
Ce montant comprend des ajustements de 3,5 milliards de dollars pour les charges internes et autres ajustements.
Il en découle une charge totale nette de 19,6 milliards de dollars pour les services professionnels et spéciaux, conformément aux politiques comptables du gouvernement du Canada et aux normes comptables pour le secteur public du Canada (volume I – section 2, note 6h).
Question 3 : Pourquoi les dépenses liées aux services professionnels et spéciaux ont-elles augmenté par rapport à l’exercice précédent?
Réponse
Au cours de l’exercice 2024-2025, les dépenses liées aux services professionnels et spéciaux ont augmenté de 2,4 milliards de dollars par rapport à l’exercice 2023-2024.
L’augmentation des dépenses liées aux services professionnels par rapport à l’exercice précédent est en grande partie attribuable à l’augmentation des services techniques et d’architecture pour le ministère de la Défense nationale, Pêches et Océans Canada et l’Agence spatiale canadienne; des services de santé et de bien-être; et d’autres services liés à la formation spécialisée. Réunies, ces trois catégories représentent une augmentation de 2,4 milliards de dollars.
Mise en contexte supplémentaire
Depuis , le gouvernement a pris un certain nombre de mesures concrètes afin de renforcer la surveillance de l’approvisionnement et de réduire le recours par les ministères à des experts-conseils en gestion et en TI, y compris les mesures suivantes :
- Mise à jour du Guide du gestionnaire et instauré de nouvelles procédures obligatoires concernant l’approvisionnement en services professionnels.
- Publication de la Directive sur les talents numériques afin de soutenir le développement d’une main-d’œuvre numérique interne solide, établissant des seuils raisonnables pour que les ministères puissent vérifier si des talents qualifiés sont disponibles avant de faire appel à la sous-traitance.
- Réalisation d’un audit horizontal afin d’évaluer la gouvernance, les mécanismes de prise de décision et les contrôles contractuels, et prise des mesures concrètes pour améliorer les mécanismes d’identification des risques liés à l’approvisionnement et de cas de non-conformité, à l’aide du nouveau processus de risque et de conformité.
- Élaboration d’un processus de risque et de conformité afin d’évaluer les contrôles et les risques dans le domaine de l’approvisionnement et d’autres domaines administratifs clés, qui a été lancé en .
Question 4 : Pourquoi les dépenses en services de conseillers en gestion ont-elles diminué par rapport à l’exercice précédent?
Réponse
Au cours de l’exercice 2024-2025, les dépenses en services de conseillers en gestion ont diminué de 388 millions de dollars par rapport à l’exercice 2023-2024.
Cette diminution est en partie attribuable à un examen visant à garantir l’exactitude du codage financier.
Cet examen a permis de découvrir que certains marchés d’intégrateur de systèmes correspondaient mieux à des services informatiques qu’à des services de conseillers en gestion. Cette classification a été corrigée en 2024-2025.
Plus précisément, en 2024-2025, des services informatiques d’une valeur de 184 millions de dollars auraient été codés comme des services de conseillers en gestion si la même classification avait été maintenue.
Ces contrats avaient été conclus en 2021-2022. En conséquence, on avait depuis surévalué les services de conseillers en gestion et sous-évalué les services informatiques.
La valeur combinée des services de conseillers en gestion et des services informatiques a diminué de 354 millions de dollars, soit 10 %, par rapport à 2023-2024.
5. Examen exhaustif des dépenses
Question 1 : Quel a été le processus utilisé pour identifier les économies dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses?
Réponse
L’examen visait à la base les budgets de fonctionnement et de paiements de transfert votés des organisations, comme ils figurent dans le Budget principal des dépenses de 2025-2026.
- Les crédits centraux du Conseil du Trésor et les autorisations législatives, notamment les frais de la dette publique, ont été exclus de la portée de l’examen.
Les cibles d’économies ont été fixées à un pourcentage de la part de l’assiette des dépenses des organisations visée par l’examen, soit à 7,5 % en 2026-2027, à 10 % en 2027-2028 et à 15 % en 2028-2029.
- Compte tenu de la nature sensible de leurs mandats, une cible de 2 % a été attribuée à Défense nationale, à l’Agence des services frontaliers du Canada et à la Gendarmerie royale du Canada.
La plupart des organisations recevant des crédits ont été incluses dans la portée de l’examen, à l’exception des organisations parlementaires et judiciaires et des organisations dont les coûts sont entièrement recouvrés.
Les organismes à recouvrement intégral des coûts comprennent notamment :
- Postes Canada
- la Régie de l’énergie du Canada
- la Commission canadienne de sûreté nucléaire
- l’Administration du pipeline du Nord
- l’Autorité du pont Windsor-Detroit
Les organisations ont présenté leurs propositions d’économies à la fin du mois d’août.
Les propositions ont ensuite été examinées avec soin par le comité du Cabinet sur la transformation du gouvernement et l’efficience du gouvernement (TGEG) qui a formulé ses recommandations à l’intention du ministre des Finances et du premier ministre en vue de la prise de décisions finales.
Les économies ont été annoncées dans le budget de 2025 qui a été déposé .
Question 2 : Qu’est-ce qui a été annoncé dans le budget de 2025 concernant l’examen exhaustif des dépenses?
Le budget de 2025 prévoit des économies globales de 9 milliards de dollars $ en 2026-2027, de 10 milliards de dollars en 2027-2028 et de 13 milliards de dollars en 2028-2029.
En tenant compte d’autres économies et recettes, le budget de 2025 prévoit des économies totales de 60 milliards de dollars sur cinq ans, à compter de 2025-2026.
| 2026-2027 | 2027-2028 | 2028-2029 | 2029-2030 | Par année par la suite | |
|---|---|---|---|---|---|
| Moderniser le fonctionnement du gouvernement | 5 530 | 6 179 | 6 950 | 6 554 | 5 441 |
| Simplifier la prestation des programmes | 161 | 345 | 488 | 530 | 531 |
| Réorienter des programmes du gouvernement | 2 863 | 3 856 | 5 404 | 5 358 | 5 391 |
| Total | 8 553 | 10 381 | 12 842 | 12 442 | 11 363 |
| Nouveaux revenus / réduction des dépenses grâce à des gains d’efficience (ARC) | 655 | 887 | 1 171 | 1 107 | 1 107 |
| Grand total | 9 208 | 11 268 | 14 012 | 13 550 | 12 471 |
Le budget indique également que les économies réalisées grâce à l’Examen exhaustif des dépenses ramèneront la taille de la fonction publique à un niveau viable et il prévoit une réduction estimée de 16 000 équivalents temps plein (ETP), soit environ 4,5 % de l’effectif en .
D’ici 2028-2029, les réductions prévues dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses représenteront 4,9 % des dépenses directes prévues des programmes. Ces réductions s’inscrivent dans la continuité des mesures prises au cours des années précédentes pour assurer la viabilité des finances du gouvernement fédéral.
Figure 1 - Version textuelle
| Examen des programmes — budget de 1995 Année de référence : 1997-1998 |
Plan d’action de réduction du déficit — budget de 2012 Année de référence : 2015-2016 |
Recentrer les dépenses gouvernementales — budget de 2023 Année de référence : 2026-2027 |
Examen exhaustif des dépenses — budget de 2025 Année de référence : 2028-2029 |
|
|---|---|---|---|---|
| Réductions résultant de l’examen en pourcentage des charges de programmes directes prévues au cours de la dernière année | 14,9 % | 4,5 % | 1,7 % | 4,9 % |
Question 3 : Le directeur parlementaire du budget par intérim a émis cinq demandes d’information relatives aux économies prévues dans l’examen exhaustif des dépenses du budget de 2025. Aucune d’entre elles n’était adressée au SCT, mais vous êtes néanmoins intervenue de la part des organisations visées pour demander à ce que la date d’échéance soit reportée après le vote de la motion du budget. Pourquoi?
Comme je l’ai indiqué dans ma lettre au directeur parlementaire du budget, je suis intervenue étant donné mon implication dans la conduite de l’Examen exhaustif des dépenses et le mandat de gestion des effectifs de la fonction publique fédérale du SCT.
Étant données les conséquences réelles que peuvent avoir des réductions d’effectif, il semblait irrespectueux et mal avisé de partager l’information avec un tiers avant de la partager avec les personnes concernées. Cela aurait aussi pu compromettre la confiance des employés à l’égard du gouvernement et nuire à la relation entre la direction et les syndicats.
Une fois que les ministères auront eu la possibilité d’examiner les décisions, d’actualiser leurs plans au besoin et que le budget aura reçu le soutien du Parlement, la mise en œuvre des mesures proposées, notamment les changements liés à l’effectif, commencera de manière transparente et respectueuse. Ainsi, mes collègues seront en mesure de fournir des renseignements exacts et fiables.
Question 4 : À combien s’élève la part des économies totales de l’Examen pour ces 5 organisations visées par les demandes d’information du directeur parlementaire du budget?
La somme de leurs économies prévues au cours des cinq prochaines années s’élève à environ 2 milliards de dollars, soit un peu plus de 3 % (3,3 %) des économies totales de 60 milliards de dollars sur cinq ans, rapportées dans le budget.
Les cinq organisations visées sont :
- l’Agence de promotion économique du Canada atlantique
- Développement économique Canada pour les régions du Québec
- l’Agence canadienne d’inspection des aliments
- Service correctionnel du Canada
- Pêches et Océans Canada
6. Résultats
Question 1 : Quelles étaient les dates de dépôt du Budget principal des dépenses, des plans ministériels, des Comptes publics et des rapports sur les résultats ministériels au cours des dernières années?
Les plans ministériels sont déposés au Parlement en même temps que le Budget principal des dépenses ou peu après.
| Exercice | Budget principal des dépenses | Plans ministériels | Jours ouvrables entre les dépôts des deux documents |
|---|---|---|---|
| 2025-2026tableau 2 note * | 15 | ||
| 2024-2025 | 0 | ||
| 2023-2024tableau 2 note ** | 16 | ||
| 2022-2023 | 1er | 1 | |
| 2021-2022 | 0 | ||
| 2020-2021tableau 2 note *** | 9 | ||
| 2019-2020 | 0 | ||
| 2018-2019 | 0 | ||
| 2017-2018 | 10 | ||
| 2016-2017 | 9 | ||
| 2015-2016 | 25 | ||
| 2014-2015 | 5 | ||
| 2013-2014 | 23 | ||
Tableau 2 Notes
|
|||
| Exercice | Comptes publics | Rapports sur les résultats ministériels | Jours ouvrables entre les dépôts des deux documents |
|---|---|---|---|
| 2024-2025 | 0 | ||
| 2023-2024 | 0 | ||
| 2022-2023 | 12 | ||
| 2021-2022 | 25 | ||
| 2020-2021 | 33 | ||
| 2019-2020 | 5 | ||
| 2018-2019 | 51 | ||
| 2017-2018 | 21 | ||
| 2016-2017 | 24 |
Les rapports sur les résultats ministériels sont déposés au Parlement après les Comptes publics de l’exercice terminé.
Alors que les Comptes publics sont généralement déposés au mois d’octobre, ils ont été reportés au mois de décembre les années où des élections ont eu lieu à l’automne, par exemple.
Bien qu’il n’existe aucune obligation légale de publier les plans ministériels et les rapports sur les résultats ministériels à une date précise, les fonctionnaires du SCT fixe des échéances afin de rendre possible leur dépôt le plus tôt possible après le dépôt du Budget principal des dépenses.
Question 2 : Quel est l’effet du nouveau calendrier du budget sur le processus du budget des dépenses?
Même si le cycle financier a légèrement changé à la suite de l’annonce faite par le ministre des Finances, l’objectif du budget des dépenses reste le même.
La publication anticipée du budget rendra possible l’intégration de davantage d’initiatives dans le Budget principal des dépenses avant son dépôt au printemps.
Les ministères devront toujours harmoniser leurs plans ministériels avec le Budget principal des dépenses.
Cibles, résultats et indicateurs
Question 3 : Pourquoi les ministères n’avaient-ils pas de résultats concrets à communiquer concernant près de 8 % des indicateurs de rendement en 2024-2025?
Il est encourageant de constater que la non-disponibilité des résultats a suivi une tendance à la baisse au cours des dernières années. Les ministères peuvent ne pas être en mesure de communiquer les résultats réels en raison de divers facteurs comme ceux présentés ci-dessous.
- Certains indicateurs sont nouveaux et les données attendues n’étaient pas encore disponibles au moment de la rédaction du rapport.
- Certains programmes peuvent avoir suspendu la collecte de données.
- Les données sur certains indicateurs peuvent ne pas être disponibles si elles sont recueillies tous les deux ans ou dans le cadre d’un recensement.
Dans les cas où des données sur le rendement deviennent disponibles après le dépôt des rapports sur les résultats ministériels, une correction peut être apportée dans l’InfoBase du GC pour indiquer les changements dans l’atteinte des résultats.
En fin de compte, les ministères et les organismes doivent s’assurer que leurs indicateurs sont étayés par des données fiables et communiqués dans les rapports sur les résultats ministériels et l’InfoBase du GC.
Question 4 : Combien de ministères ont atteint leurs cibles?
Dans l’ensemble, d’après les renseignements disponibles en 2024‑2025, nous continuons d’observer une tendance à la hausse dans l’atteinte des cibles depuis 2018-2019, les ministères ayant atteint 53,4 % des objectifs qu’ils s’étaient fixés.
La répartition des résultats restants de 2024-2025 est comme suit :
- le pourcentage des cibles non atteintes a légèrement augmenté, passant de 24,9 % à 26,8 % en 2024-2025 par rapport à l’exercice précédent;
- le pourcentage des résultats non disponibles a diminué, passant de 9,6 % en 2023-2024 à 7,9 % en 2024-2025;
- le pourcentage d’objectifs à atteindre à l’avenir a diminué, passant de 13,6 % en 2023-2024 à 11,9 % en 2024-2025.
Renseignements sur les cibles
| Exercice | Cible atteinte (%) | Cible non atteinte (%) | Pas disponibles (%) | Résultats à obtenir à l’avenir (%) | Total (%) |
|---|---|---|---|---|---|
| 2024-2025 | 53,4 | 26,8 | 7,9 | 11,9 | 100 |
| 2023-2024 | 51,9 | 24,9 | 9,6 | 13,6 | 100 |
| 2022-2023tableau 4 note * | 50,5 | 27,2 | 9,4 | 13,0 | 100 |
| 2021-2022 | 48,3 | 25,2 | 11,9 | 14,6 | 100 |
| 2020-2021 | 44,8 | 26,5 | 13,4 | 15,3 | 100 |
| 2019-2020 | 48,9 | 19,1 | 16,5 | 15,4 | 100 |
| 2018-2019 | 45,4 | 16,8 | 9,2 | 28,5 | 100 |
Tableau 4 Notes
|
|||||
Question 5 : Pourquoi certains ministères n’atteignent-ils pas les cibles déclarées?
Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi les ministères n’ont pas atteint leurs cibles déclarées, il peut notamment s’agir d’objectifs ambitieux qui nécessitent davantage de temps et de travail, ou encore de l’effet de circonstances externes.
Voici quelques exemples :
- circonstances imprévues;
- certains indicateurs de résultats finaux pourraient être touchés par une récession qui limite les investissements directs étrangers;
- en particulier, en cas de ralentissement économique, si l’indicateur d’un ministère dépend dans une large mesure, par exemple, de la participation au marché du travail, et si la population cible ne parvient pas à trouver un emploi sur le marché du travail, la cible connexe risque fort de ne pas être atteinte;
- pénurie de personnel ayant un effet sur l’économie dans son ensemble, par exemple, incapacité des partenaires du programme à embaucher, à retenir et à attirer du personnel pour mettre en œuvre les programmes selon les échéanciers établis;
- dépendance à l’égard d’autres paliers de gouvernement ou d’organisations non gouvernementales partenaires pour obtenir des renseignements sur la mise en œuvre des programmes;
- problèmes méthodologiques, comme le manque de données ou l’interruption des séries de données;
- changements technologiques comme la mise à niveau des systèmes informatiques existants.
Le SCT travaille en collaboration avec les ministères afin de les aider à définir les résultats qu’ils souhaitent atteindre et la manière dont ils mesureront les progrès accomplis. Il s’agit notamment de la formulation des conseils sur la manière de fixer des cibles.
Question 6 : Les ministères et les organismes abaissent-ils leurs cibles de rendement afin de pouvoir affirmer qu’un nombre supérieur d’objectifs sont atteints?
Les raisons qui poussent les ministères et les organismes à ajuster leurs cibles sont diverses. Voici quelques-unes des principales raisons qui motivent ces changements :
- Si le financement ou la portée d’un programme change, il faut normalement établir une nouvelle cible.
- Si la méthodologie d’un indicateur a changé, par exemple, en raison de modifications apportées au programme ou de contraintes liées aux données, entre autres, la cible précédente n’est plus valable et doit être redéfinie.
- Si un ministère a réévalué sa capacité à atteindre une certaine cible et décidé de l’ajuster pour la rendre plus ambitieuse qu’avant ou l’a réévaluée parce qu’il a été déterminé que la cible précédente était irréaliste.
| Exercice | Nombre de cibles numériques liées aux indicateurs de résultats ministériels | Nombre de cibles ministérielles numériques qui ont augmenté par rapport à l’exercice précédent | Pourcentage de cibles ministérielles numériques qui ont augmenté par rapport à l’exercice précédent | Nombre de cibles ministérielles numériques qui ont diminué par rapport à l’exercice précédent | Pourcentage de cibles ministérielles numériques qui ont diminué par rapport à l’exercice précédent |
|---|---|---|---|---|---|
| 2019-2020 | 989 | 102 | 10,3 % | 55 | 5,6 % |
| 2020-2021 | 1 054 | 111 | 10,5 % | 55 | 5,2 % |
| 2021-2022 | 1 084 | 106 | 9,8 % | 86 | 7,9 % |
| 2022-2023 | 1 110 | 116 | 10,5 % | 43 | 3,9 % |
| 2023-2024 | 1 110 | 110 | 9,9 % | 79 | 7,1 % |
| 2024-2025 | 1 115 | 136 | 12,2 % | 63 | 5,7 % |
Tableau 5 Notes
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7. Budget supplémentaire des dépenses (B)
Aperçu du budget supplémentaire des dépenses (B) de 2025-2026
Le budget supplémentaire des dépenses présente des renseignements sur les besoins relatifs aux dépenses qui n’étaient pas suffisamment étoffés lors de la préparation du Budget principal des dépenses ou qui ont été précisés après le dépôt de celui-ci pour tenir compte de l’évolution de certains programmes et services.
Le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2025-2026 présente un total de 10,7 milliards de dollars en dépenses budgétaires supplémentaires concernant 76 organisations, soit un montant de 10,8 milliards de dollars en dépenses votées et une diminution de 112,9 millions de dollars en dépenses législatives prévues.
Les principaux postes sont :
- prestations prévues par le Régime canadien de soins dentaires (Santé Canada : 1,6 milliard de dollars);
- règlements concernant des griefs du passé et des préjudices historiques commis à l’encontre des peuples autochtones, notamment 673,1 millions de dollars pour les revendications relatives aux avantages agricoles et 270,6 millions de dollars pour le règlement relatif aux externats indiens fédéraux;
- projets d’approvisionnement militaire (total de 1,1 milliard de dollars) comprenant 476,0 millions de dollars pour le Projet de capacité future en matière d’avions-chasseurs, 294,5 millions de dollars pour les investissements dans la défense déjà approuvés et financés au titre du Fonds d’investissement en immobilisations et 215,1 millions de dollars pour le destroyer de la classe Fleuves et rivières;
- les services aux Autochtones, notamment 705,9 millions de dollars pour la gestion des urgences dans les communautés des Premières Nations et 154,6 millions de dollars pour l’enseignement primaire et secondaire;
- prestations et indemnités, notamment 595,9 millions de dollars pour les régimes et programmes d’assurance de la fonction publique et 315,0 millions de dollars destinés à indemniser les ministères et organismes pour les rajustements salariaux.
Question 1 : Quelles sont les dépenses proposées en 2025-2026 jusqu’à présent?
En tenant compte du Budget principal des dépenses, du Budget supplémentaire des dépenses (A) et du Budget supplémentaire des dépenses (B), le montant du budget des dépenses de 2025-2026 s’élève à ce jour à 506,7 milliards de dollars, dont 242,3 milliards de dollars en dépenses votées prévues et 264,3 millions de dollars en dépenses législatives prévues.
Le Budget principal des dépenses de 2025-2026 prévoyait des dépenses budgétaires de 486,9 milliards de dollars pour assurer la prestation de programmes et de services à la population canadienne. Le montant comprenait 222,9 milliards de dollars en dépenses votées et 264,0 milliards de dollars en dépenses législatives déjà autorisées en vertu d’autres lois.
Le Budget supplémentaire des dépenses (A) de 2025-2026 a présenté 8,6 milliards de dollars en dépenses budgétaires votées et 467,0 millions de dollars en dépenses législatives prévues réparties entre deux organisations fédérales (le Centre de la sécurité des télécommunications Canada et Défense nationale).
Question 2 : Quelle est la situation par rapport à l’année passée?
Le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2025-2026 fait état d’une augmentation des dépenses d’environ 20 milliards de dollars, soit de 4,1 % par rapport au budget des dépenses de l’exercice précédent à la même date. L’augmentation est principalement attribuable à l’accélération des dépenses de défense, à l’élargissement de l’admissibilité au Régime canadien de soins dentaires, à la nouvelle Prestation canadienne pour les personnes handicapées, ainsi qu’à l’augmentation des prestations aux aînés, du Transfert canadien en matière de santé, de la péréquation fiscale et des intérêts sur la dette non échue.
Question 3 : Le financement prévu dans le budget des dépenses est-il lié aux mesures annoncées dans le budget de 2025?
Les nouvelles dépenses annoncées dans le budget de 2025 figureront dans les futurs budgets des dépenses. Il s’agit notamment des réductions envisagées dans le cadre de l’Examen exhaustif des dépenses annoncées dans le budget.
Question 4 : Quel est l’effet de la décision de changer le calendrier de dépôt du budget sur le budget des dépenses?
Le budget, préparé par le ministère des Finances Canada, sert de plan directeur annuel du programme économique du gouvernement. À compter du budget de 2025, le budget fédéral sera présenté à l’automne, suivi d’une mise à jour économique et financière au printemps, au début du nouvel exercice.
Le dépôt du budget à l’automne, bien avant le début du nouvel exercice, signifiera :
- davantage de prévisibilité et l’amélioration de la planification par les organisations, les entreprises, les responsables provinciaux et territoriaux de la planification budgétaire ainsi que la population canadienne;
- une meilleure harmonisation entre le budget et le Budget principal des dépenses, car davantage de mesures budgétaires peuvent être intégrées à temps dans le Budget principal des dépenses et les plans ministériels, ce qui permet aux parlementaires de mieux contrôler les dépenses publiques.
Question 5 : Quels sont les principaux postes de dépenses de défense dans l’actuel budget des dépenses?
Le gouvernement du Canada a pris l’engagement d’atteindre l’objectif de 2 % fixé par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) cette année et d’accélérer encore les investissements dans les années à venir. À cette fin, le Budget supplémentaire des dépenses (A) de 2025-2026 prévoit des dépenses supplémentaires de 9 milliards de dollars destinés à Défense nationale et au Centre de la sécurité des télécommunications Canada.
Le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2025-2026 prévoit des dépenses supplémentaires de 1,1 milliard de dollars à l’intention de Défense nationale, ce qui porte le total des dépenses dans le budget des dépenses consacrées à ce ministère en 2025-2026 à 46,7 milliards de dollars, soit une augmentation d’environ 35 % par rapport à 2024-2025.
Les dépenses proposées dans le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2024-2025 comprennent :
- 476,0 millions de dollars destinés au Projet de capacité future en matière d’avions-chasseurs pour assurer l’acquisition de chasseurs évolués et de l’équipement, des armes, de l’infrastructure, des TI ainsi que du maintien en puissance qui y sont associés, y compris la formation et le soutien logiciel.
- 294,5 millions de dollars pour les investissements dans la défense déjà approuvés et financés au titre du Fonds d’investissement en immobilisations. Les fonds seront utilisés pour financer de nombreux projets d’investissement visant à acquérir ou à améliorer des équipements, des systèmes et des installations, notamment des capacités de défense aérienne et de lutte contre les drones, des logements destinés aux unités de réserve et des technologies automatisées de saisie des données pour gérer le matériel.
- 215,1 millions de dollars pour le destroyer de la classe Fleuves et rivières qui remplacera à la fois les destroyers de classe Iroquois retirés du service et les frégates de patrouille de classe Halifax par une seule classe de navires capables de faire face à de multiples menaces tant en haute mer que dans les zones côtières.
- 59,4 millions de dollars pour financer la production nationale de munitions.
Question 6 : Pourquoi y a-t-il un financement supplémentaire destiné au Régime canadien de soins dentaires dans le présent budget des dépenses?
Le Régime canadien de soins dentaires rend les soins buccodentaires abordables au profit des Canadiennes et des Canadiens non assurés dont le revenu familial net ajusté est inférieur à 90 000 $. Le programme a été élargi en mai pour couvrir toutes les personnes admissibles âgées de 18 à 64 ans. Le financement prévu permettra au gouvernement de maintenir l’accès de millions de Canadiennes et de Canadiens aux services de soins dentaires.
Question 7 : Quels sont les rajustements à la rémunération financés au SCT (315 millions des dollars au SCT)
Les fonds indemniseront les ministères, les organismes et les sociétés d’État tributaires de crédits parlementaires pour les répercussions des conventions collectives et d’autres rajustements connexes apportés aux modalités de service ou d’emploi. Les coûts découlent des ententes signées et des modalités mises à jour entre et ainsi que des paiements forfaitaires uniques versés entre le 1er avril et .
Question 8 : Quelle est l’affectation au titre des services professionnels et spéciaux dans le Budget principal des dépenses (B) de 2025-2026?
Les services professionnels et spéciaux constituent une vaste catégorie de dépenses qui englobe de nombreux services, par exemple :
- comptables, avocats, ingénieurs, scientifiques et traductrices;
- médecins, infirmières et autres membres du personnel médical;
- consultants en gestion et autres consultants en recherche;
- aide technique, professionnelle et autre aide spécialisée externe, par exemple les travaux d’ingénierie et d’architecture;
- paiements liés aux traitements hospitaliers;
- autres services opérationnels et services d’entretien offerts dans le cadre d’un contrat, comme le nettoyage des bâtiments, le stockage et l’entreposage.
Le montant de 1 058 059 517 $ est affecté aux services professionnels et spéciaux dans le Budget supplémentaire des dépenses (B) de 2025-2026. Deux organisations bénéficient de la majeure partie des dépenses prévues à ce titre.
Immigration, réfugiés et Citoyenneté Canada (601,5 millions de dollars) :
- L’augmentation au titre des services professionnels et spéciaux dans le Budget supplémentaire des dépenses (B) est principalement liée au financement du Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) (598,0 millions de dollars — code d’objet : 0451).
- Le PFSI offre des prestations de soins de santé aux demandeurs d’asile, aux réfugiés réinstallés et à certains autres groupes, comme les victimes de la traite des personnes et les personnes détenues en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, jusqu’à ce qu’ils deviennent admissibles à l’assurance maladie provinciale ou territoriale ou, dans le cas des demandeurs d’asile déboutés, jusqu’à ce qu’ils quittent le Canada. La couverture offerte par le PFSI comprend des prestations de base similaires à celles de l’assurance maladie provinciale ou territoriale (par exemple, consultations médicales, soins hospitaliers et services de laboratoire), ainsi que des prestations supplémentaires (par exemple, soins dentaires et ophtalmologiques urgents, appareils fonctionnels, counseling en santé mentale) et des prestations pour couvrir des médicaments sur ordonnance, comparables à celles que les provinces et les territoires offrent aux bénéficiaires de l’aide sociale.
Emploi et Développement social Canada (126,6 millions de dollars) :
- L’augmentation au titre des services professionnels et spéciaux dans le Budget supplémentaire des dépenses (B) concerne principalement la modernisation du versement des prestations (125,5 millions de dollars — Code d’objet — 0473 — Consultants en technologies de l’information et en télécommunications).
- En raison des compétences et des aptitudes requises, le recours à des services professionnels est nécessaire pour mener les activités de stabilisation de la plateforme et de préparation du réseau, à la suite de la migration du programme de la Sécurité de la vieillesse vers la nouvelle plateforme commune du versement des prestations, ainsi que pour faciliter davantage les travaux de la phase de validation du concept et lancer la phase de construction et de mise en œuvre afin d’intégrer le programme d’assurance-emploi à cette plateforme.
Question 9 : Quel est l’effet de l’inflation sur les ministères et les programmes gouvernementaux?
Les principaux transferts législatifs aux personnes sont indexés à l’inflation, ce qui signifie qu’ils augmentent automatiquement au rythme de l’inflation. Il s’agit, par exemple, des prestations de la Sécurité de la vieillesse et de l’allocation canadienne pour enfants.
En ce qui concerne les programmes financés au moyen de crédits votés, les ministères sont indemnisés à l’égard des augmentations salariales négociées en utilisant le crédit 15 du Conseil du Trésor pendant l’exercice en cours et au moyen de leurs propres crédits dans les futurs budgets principaux des dépenses.
| 2011-2012 | 2012-2013 | 2013-2014 | 2014-2015 | 2015-2016 | 2016-2017 | 2017-2018 | 2018-2019 | 2019-2020 | 2020-2021 | 2021-2022 | 2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025 | 2025-2026tableau 6 note * | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Organisations | 134 | 136 | 135 | 133 | 131 | 131 | 121 | 123 | 124 | 122 | 123 | 126 | 129 | 129 | 130 |
| Budgétaire : voté | 91,8 | 91,9 | 87,1 | 86,3 | 88,2 | 89,8 | 102,1 | 112,9 | 125,6 | 125,1 | 141,9 | 190,31 | 198,15 | 191,6 | 222,9 |
| Budgétaire : législatif | 159,0 | 160,0 | 165,5 | 149,1 | 153,4 | 160,3 | 155,8 | 163,1 | 174,0 | 179,5 | 200,3 | 207,26 | 234,79 | 257,6 | 263,99 |
| Total budgétaire | 250,8 | 251,9 | 252,6 | 235,3 | 241,6 | 250,1 | 257,9 | 276,0 | 299,6 | 304,6 | 342,2 | 397,58 | 432,94 | 449,18 | 486,89 |
| Total budgétaire % croissance | s.o. | 0,4 % | 0,3 % | -6,8 % | 2,7 % | 3,5 % | 3,1 % | 7,0 % | 8,6 % | 1,7 % | 12,3 % | 16,2 % | 8,9 % | 3,8 % | 8,4 % |
Tableau 6 Notes
|
|||||||||||||||
| 2011-2012 | 2012-2013 | 2013-2014 | 2014-2015 | 2015-2016 | 2016-2017 | 2017-2018 | 2018-2019tableau 7 note * | 2019-2020tableau 7 note * | 2020-2021 | 2021-2022 | 2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025tableau 7 note ** | 2025-2026 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Organisations | 18 | 44 | 16 | 16 | 43 | 45 | 33 | s.o. | s.o. | 42 | 45 | 26 | 26 | 23 | 2 |
| Postes | 27 | 102 | 21 | 30 | 87 | 85 | 60 | s.o. | s.o. | 77 | 170 | 55 | 109 | 76 | 6 |
| Budgétaire : voté | 2,0 | 2,1 | 1,1 | 2,4 | 3,1 | 7,0 | 3,7 | s.o. | s.o. | 6,0 | 24,0 | 8,5 | 22,3 | 11,2 | 8,6 |
| Budgétaire : législatif | 0,0 | 0,2 | 0,0 | 0,0 | 0,0 | -5,7 | 0,1 | s.o. | s.o. | 80,9 | 17,2 | 0,9 | 1,4 | 1,5 | 0,5 |
| Total budgétaire | 2,0 | 2,3 | 1,1 | 2,4 | 3,2 | 1,3 | 3,8 | s.o. | s.o. | 87,0 | 41,2 | 9,3 | 23,6 | 12,7 | 9,0 |
| Total budgétaire % croissance | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | 30 % | -60 % | 199 % | s.o. | s.o. | 2 198 % | -53 % | -77 % | 153 % | -46 % | -29 % |
Tableau 7 Notes
|
|||||||||||||||
| 2011-2012 | 2012-2013 | 2013-2014 | 2014-2015 | 2015-2016 | 2016-2017 | 2017-2018 | 2018-2019tableau 8 note * | 2019-2020tableau 8 note * | 2020-2021 | 2021-2022 | 2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025 | 2025-2026 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Organisations | 72 | 61 | 62 | 63 | 4 | 68 | 71 | 76 | 39 | 83 | 60 | 89 | 85 | 79 | 76 |
| Postes | 357 | 260 | 229 | 281 | 7 | 247 | 286 | 246 | 161 | 330 | 166 | 838 | 826 | 477 | 374 |
| Budgétaire : voté | 4,3 | 2,5 | 5,4 | 2,9 | 0,8 | 3,9 | 4,5 | 7,5 | 4,9 | 20,9 | 8,7 | 20,8 | 20,7 | 21,6 | 10,8 |
| Budgétaire : législatif | 2,3 | 0,3 | 0,0 | 0,3 | 0,0 | 0,4 | 0,4 | 0,6 | 0,1 | 58,3 | 4,7 | 5,0 | 3,9 | 3,2 | -0,1 |
| Total budgétaire | 6,6 | 2,8 | 5,4 | 32 | 0,8 | 4,3 | 4,9 | 8,1 | 4,9 | 79,2 | 13,4 | 25,8 | 24,6 | 24,8 | 10,7 |
| Total budgétaire % croissance | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | -75 % | 424 % | 15 % | 66 % | 39 % | 1 502 % | -83 % | 93 % | -5 % | 1 % | -57 % |
Tableau 8 Notes
|
|||||||||||||||
| 2011-2012 | 2012-2013 | 2013-2014 | 2014-2015 | 2015-2016 | 2016-2017 | 2017-2018 | 2018-2019tableau 9 note * | 2019-2020tableau 9 note * | 2020-2021 | 2021-2022 | 2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025tableau 9 note ** | 2025-2026 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Organisations | 51 | 49 | 35 | 41 | 58 | 47 | 48 | 48 | 61 | 58 | 75 | 62 | 58 | s.o. | s.o. |
| Postes | 181 | 182 | 107 | 94 | 234 | 154 | 163 | 171 | 265 | 230 | 515 | 451 | 399 | s.o. | s.o. |
| Budgétaire : voté | 1,2 | 1,5 | 0,4 | 1,8 | 2,8 | 2,5 | 4,0 | 2,5 | 3,8 | 13,4 | 13,2 | 5,3 | 8,9 | 0,0 | 0,0 |
| Budgétaire : législatif | -1,6 | -0,1 | -0,4 | -1,3 | 2,3 | -1,0 | -0,3 | 3,7 | 1,8 | -5,4 | 39 | 5,6 | 4,3 | 0,0 | 0,0 |
| Total budgétaire | -0,4 | 14 | 0,0 | 0,5 | 5,1 | 1,5 | 3,7 | 6,2 | 5,6 | 8,02 | 17,1 | 10,9 | 13,2 | 0,0 | 0,0 |
| Total budgétaire % croissance | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | 940 % | -71 % | 144 % | 68 % | -10 % | 43 % | 115 % | -36 % | -23 % | -100 % | -100 % |
Table 9 Notes
|
|||||||||||||||
| 2011-2012 | 2012-2013 | 2013-2014 | 2014-2015 | 2015-2016 | 2016-2017 | 2017-2018 | 2018-2019tableau 10 note * | 2019-2020tableau 10 note * | 2020-2021 | 2021-2022 | 2022-2023 | 2023-2024 | 2024-2025 | 2025-2026tableau 10 note † | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Budgétaire : voté | 99,3 | 98,0 | 94,0 | 93,4 | 95,0 | 103,1 | 114,3 | 122,9 | 134,2 | 165,4 | 187,8 | 224,9 | 250,1 | 224,4 | 242,3 |
| % voté | 38,3 % | 37,9 % | 36,3 % | 38,7 % | 37,9 % | 40,1 % | 42,3 % | 42,4 % | 43,3 % | 34,5 % | 45,4 % | 50,7 % | 50,6 % | 46,1 % | 47,8 % |
| Budgétaire : législatif | 159,7 | 160,4 | 165,1 | 148,1 | 155,7 | 154,0 | 155,9 | 167,3 | 175,9 | 313,3 | 226,1 | 218,7 | 244,4 | 262,3 | 264,4 |
| % législatif | 61,7 % | 62,1 % | 63,7 % | 61,4 % | 62,1 % | 59,9 % | 57,7 % | 57,6 % | 56,7 % | 65,5 % | 54,6 % | 49,3 % | 49,4 % | 53,9 % | 52,2 % |
| Total budgétaire | 259,0 | 258,4 | 259,1 | 241,4 | 250,7 | 257,1 | 270,2 | 290,3 | 310,1 | 478,7 | 413,9 | 443,6 | 494,3 | 486,7 | 506,6 |
| Total budgétaire % croissance | s.o. | s.o. | s.o. | s.o. | 4 % | 3 % | 5 % | 7 % | 7 % | 54 % | -14 % | 7 % | 11 % | -2 % | 4 % |
Tableau 10 Notes
|
|||||||||||||||
