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PICRA 2019 : Résultats intégrés

Sur cette page

Informations supplémentaires
cipars-picra@phac-aspc.gc.ca
PICRA 2019 : Sommaire
PICRA 2019 : Figures et tableaux
PICRA 2019 : Design et méthodes

Activités du PICRA

Le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) réunit diverses sources de données d’une manière robuste et fiable.

Diagramme 1. Les sources de données du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA)
Diagram 1. La version textuelle suit.
Diagramme 1 - Équivalent textuel

Le PICRA réunit des données sur la résistance aux antimicrobiens et l'utilisation des antimicrobiens provenant de diverses activités chez les humains, les animaux et les cultures.

Le PICRA exerce des activités de surveillance passive et active chez les humains et les animaux (y compris les bovins, les porcs, les poulets, les dindons et les chevaux). Les données de surveillance de la résistance humaine aux antimicrobiens sont obtenues à partir de cas humains d'infection à Salmonella et Campylobacter. Les données de surveillance de la résistance aux antimicrobiens chez les animaux comprennent des données provenant d’échantillons d'animaux d’élevage en santé échantillonnés à la ferme et à l’abattoir, ainsi que des données provenant de viandes vendues au détail. Le PICRA exerce également des activités de surveillance pour l'utilisation d'antimicrobiens à la ferme par les fermes sentinelles, et rapporte des données sur les ventes et la distribution d'antimicrobiens à partir de plusieurs sources de données. Les analystes du PICRA et les épidémiologistes analysent et rapportent les résultats de la résistance aux antimicrobiens et de l'utilisation des antimicrobiens pour chaque année de surveillance, y compris l'intégration des résultats des diverses activités de surveillance et sources de données.

Les sources de données comprennent :

  • Le Laboratoire national de microbiologie (LNM), Agence de la santé publique du Canada (ASPC) à Winnipeg, Manitoba (1), à Guelph, Ontario (2) et à Saint-Hyacinthe, Québec (2)
  • Canadian Integrated Program for Antimicrobial Resistance Surveillance, ASPC (3), Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens, ASPC (4)
  • Le Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (SCSRA), ASPC. Source des données : IQVIA (5)
  • Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada (SC) (6)
  • Institut canadien de la santé animale (ICSA) (7)
  • Rapports sur les ventes de médicaments vétérinaires antimicrobiens, Direction des médicaments vétérinaires de SC et ASPC (7)
  • Pêches et Océans Canada (8)
  • FoodNet Canada, ASPC (9)

Faits saillants de 2019

Résultats intégrés sur l’utilisation des antimicrobiens

  • Les ventes d'antimicrobiens (en kg) ont diminué de 10 % entre 2018 et 2019.
  • Les ventes associées aux animaux de production (bétail, aquaculture, chevaux) ont diminué de 11 % (kg) et ont diminué de 12 % (après ajustement pour tenir compte de la biomasse en mg/PCU).
  • Comparativement à 2018, les ventes destinées à une utilisation chez les porcs, la volaille et en aquaculture ont diminué; les ventes destinées à une utilisation chez les bovins, les chevaux, les chats et les chiens, et les petits ruminants ont augmenté en 2019.

Résultats intégrés sur l’utilisation des antimicrobiens et la résistance aux antimicrobiens

  • Des données intégrées de surveillance à la ferme sont présentées pour les poulets de chair, les porcs en croissance-finition et les dindons.
  • La surveillance à la ferme a révélé que l’UAM est restée stable ou a diminué parmi ces espèces animales.
  • Pour les porcs en en croissance-finition, les données indiquent le signalement de l’utilisation d’antimicrobiens importants sur le plan médical pour la stimulation de la croissance (pour une ferme sentinelle en 2019).
  • Pour les dindons, le nombre d’isolats de Campylobacter résistants à ≥ 1 classe d’antimicrobiens a diminué.
  • Le nombre d’isolats de Salmonella résistants à ≥ 1 classe d’antimicrobiens provenant de poulets de chair a augmenté.
  • Le pourcentage d’isolats résistants à ≥ 3 classes d’antimicrobiens est resté relativement inchangé pour ces espèces animales, hormis une diminution des Salmonella résistantes à ≥ 3 classes d’antimicrobiens chez les dindons.
  • La mortalité parmi les troupeaux est restée inchangée.

Résultats intégrés sur la résistance aux antimicrobiens

Nouveauté: Salmonella Enteritidis et la résistance aux quinolones chez les humains

Salmonella Enteritidis, qui est le sérotype le plus courant chez les personnes malades, est en baisse.

Toutefois, la résistance à l’acide nalidixique des isolats de S. Enteritidis a augmenté.

La résistance à l’acide nalidixique de S. Enteritidis est plus courante dans les cas de voyages hors du Canada.

Détection de Salmonella Enteritidis résistants aux quinolones chez des poulets

Avant 2018, la résistance aux quinolones (acide nalidixique) a été observée une seule fois parmi les isolats de S. Enteritidis d'origine agroalimentaire.

Bien que les chiffres soient encore bas, de la résistance à l’acide nalidixique a été détectée parmi des isolats de S. Enteritidis provenant de poulets et de viande de poulet et parmi plusieurs provinces et composantes de surveillance en 2018 et 2019

Salmonella résistants à 6 ou 7 classes d’antimicrobiens

Bien que les nombres soient encore bas, nous continuons de constater une augmentation des isolats de Salmonella d’origine humaine, animale et alimentaire qui sont résistants à 6 ou 7 des 7 classes d’antimicrobiens testés en 2019.

Salmonella Heidelberg chez les bovins

En 2019, il s'agissait notamment de Salmonella Heidelberg résistants aux antimicrobiens provenant de bovins en santé; cela a été observée pour la première fois.

Résultats intégrés sur l'utilisation des antimicrobiens

Catégories des antimicrobiens

Les antimicrobiens sont regroupés en des catégories fondées sur leur importance pour la médecine humaine et les conséquences potentielles de la résistance à ces médicaments :

  • Catégorie I : Très haute importance
    Exemples : céphalosporines de 3e génération, fluoroquinolones
  • Catégorie II : Haute importance
    Exemple : macrolides
  • Catégorie III : Importance moyenne
    Exemples : tétracyclines, sulfamides
  • Catégorie IV : Faible importance
    Exemples : ionophores, flavophospholipides

Les antimicrobiens médicalement importants incluent les Catégories I à III. On a retiré des rapports intégrés sur l'utilisation des antimicrobiens, les antimicrobiens de faible importance (catégorie IV, à l'exception des flavophospholipides). Ces données seront fournies dans d'autres produits de communication du PICRA.

Système de classement défini par la Direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada. Les anticoccidiens de synthèse sont considérés comme des antimicrobiens non catégorisés.

Utilisation des antimicrobiens : Comparaison entre les humains, les animaux et les cultures

Nouveauté : Le système de Rapports sur les ventes de médicaments vétérinaires antimicrobiens (RVMVA)

  • Les nouveaux règlements de Santé Canada exigent que les fabricants, les importateurs et les préparateurs de médicaments déclarent les ventes annuelles d’antimicrobiens importants sur le plan médical qui sont destinés à être utilisés chez les animaux.
  • Pour répondre à ces exigences, l’Agence de la santé publique du Canada et Santé Canada ont conçu et développé l’outil de déclaration en ligne RVMVA.
  • Le système de RVMVA recueille les données sur les quantités d’antimicrobiens vendus ou préparés par espèce animale et par province ou par territoire.
  • La majorité des données sur les ventes figurant dans ce rapport comprennent des renseignements provenant des fabricants et des importateurs et n’incluent pas les données des préparateurs de médicaments.

Ventes globales de 2019

  • Diminution de 12 % (depuis 2018)
    • Antimicrobiens vendus (les kg ajustés en fonction de la biomasse) pour les animaux de production (baisse des ventes de tétracyclines, de sulfamides, de pénicillines et de macrolides).
  • Près de 1,4 fois
    • Plus d’antimicrobiens ont été vendus pour être utilisés chez les animaux de production que chez les humains, après ajustement en fonction de la biomasse.
  • Près de 23 fois
    • Plus d’animaux que de personnes au Canada.
Diagramme 2. Proportion d'animaux et d’humains au Canada
Diagram 2. La version textuelle suit.
Diagramme 2 - Équivalent textuel
Population Proportion (%)
Animaux 96 %
Humains 4 %

La population animale est sous-estimée, car les poissons ne sont pas inclus.

  • De tous les antimicrobiens vendus en 2019 :
    • 78 % étaient destinés aux animaux de production
    • 22 % étaient destinés aux humains
    • <1 % était destiné aux chats et aux chiens
    • <1 % était destiné aux cultures
  • 1 % des antimicrobiens vendus chez les animaux appartenaient à la catégorie I.
    • Les tétracyclines représentaient environ 51 % des ventes totales.

Ventes d’antimicrobiens (2019) par espèce*
(comparaison entre 2018 et 2019)

  • Volaille
    • Les classes les plus vendues: NSI**, pénicillines et tétracyclines
    • Diminution de 9 % en kg vendus
    • De faibles quantités (<1 kg) de fluoroquinolones et de céphalosporines de 3e génération ont été fabriquées ou préparées pour être utilisées chez les volailles entre 2018 et 2019
  • Bovins de boucherie
    • Les classes les plus vendues: tétracyclines, macrolides et amphénicols
    • Augmentation de 13 % en kg vendus
    • Augmentation de 6 % (74 kg) des ventes d’antimicrobiens de catégorie I
  • Porcs
    • Les classes les plus vendues : tétracyclines, macrolides et pénicillines
    • Diminution de 21 % en kg vendus
    • Diminution de 24 % (123 kg) des ventes d’antimicrobiens de catégorie I
  • Bovins laitiers
    • Les classes les plus vendues : tétracyclines, combinaison de diaminopyrimidine-sulfamide et pénicillines
    • Augmentation de 15 % en kg vendus
    • Diminution de 25 % (112 kg) des ventes d’antimicrobiens de catégorie I
  • Aquaculture
    • Les seuls antimicrobiens vendus en 2019 étaient des tétracyclines et des amphénicols
    • Diminution de 29 % en kg vendus
  • Chats et chiens
    • Les classes les plus vendues : pénicillines, céphalosporines de 1re ou 2e génération et inhibiteurs de bêta-lactamase
    • Augmentation de 17 % en kg vendus
    • Augmentation de 24 % (711 kg) des ventes d’antimicrobiens de catégorie I

*Pour de plus amples renseignements sur les veaux de boucherie, les chevaux, les petits ruminants et autres animaux, veuillez vous reporter aux Figures et tableaux du PICRA pour l’année 2019.
**NSI = Non signalées de manière indépendante.

Comparaison entre les espèces

La majorité (kg) des antimicrobiens vendus étaient destinés à être utilisés pour les porcs, les bovins et la volaille.

Figure 1. Données sur les ventes d’antimicrobiens (kg) : total des kilogrammes
Figure 1. La version textuelle suit.
Figure 1 - Équivalent textuel
Espèce animale 2018 Moyenne des kg 2019 Moyenne des kg
Aquaculture 17 596 12 507
Bovins de boucherie 233 488 264 673
Chats et chiens 6 373 7 526
Bovins laitiers 16 511 18 964
Chevaux 1 236 1 504
Autre/Inconnue 10 274 10 093
Porcs 620 355 491 640
Volaille 147 853 134 351
Petits ruminants 43 68
Veaux de boucherie 16 344 14 173

Si l’on tient compte du nombre d’animaux et de leur poids (c’est-à-dire en mg/PCU, où 1 PCU = 1 kg d’animal), la majorité des ventes en 2019 étaient destinées aux porcs, à la volaille, aux bovins et à l’aquaculture.

Figure 2. Quantités d’antimicrobiens vendus ajustées en fonction de la biomasse (mg/PCUCA)
Figure w. La version textuelle suit.
Figure 2 - Équivalent textuel
Espèce animale 2018 mg/PCUCA 2019 mg/PCUCA
Aquaculture 93 67
Bovins 67 73
Chats et chiens 41 48
Chevaux 2,57 3
Porcs 354 278
Volaille 197 175
Petits ruminants 0,79 1

Les quantités totales d’antimicrobiens vendues par les fabricants et les importateurs pour être utilisées chez les animaux de production ont diminué de 11 % entre 2018 et 2019. Lorsque les quantités totales ont été ajustées en fonction de la biomasse (mg/PCU), on observe que la diminution était de 12 % par rapport à 2018.

Figure 3. Quantités d’antimicrobiens vendues par les fabricants et les importateurs pour être utilisées chez les animaux de production
Figure 3. La version textuelle suit.
Figure 3 - Équivalent textuel
Année Total (kg) Total (mg/PCU poids européens) Total (mg/PCU poids canadiens)
2015 (ICSA) 1 187 136 183 175
2016 (ICSA) 1 051 010 160 154
2017 (ICSA) 934 873 141 137
2018 (RMVA) 1 082 768 163 150
2019 (RMVA) 968 985 143 132

Les données de 2015 à 2017 ont été fournies volontairement par l’Institut canadien de la santé animale (ICSA) et découlent des renseignements mis à disposition par ses membres. Les données pour 2018 et 2019 proviennent du RVMVA et incluent les importateurs, ainsi que plus de fabricants que l’ICSA. Il convient de faire preuve de prudence lors de la comparaison des renseignements entre ces deux ensembles de données.

Le Canada se classe au 8e rang (par rapport à l’Europe) pour ce qui est des quantités d’antimicrobiens vendues (mg/PCU).

Figure 4. Quantités d’antimicrobiens utilisées (mg/PCU) par le Canada (2019) et les pays participant au réseau européen de surveillance de la consommation d’antimicrobiens à usage vétérinaire (ESVAC) (2018)
Figure 4. La version textuelle suit.
Figure 4 - Équivalent textuel
Pays européens (2018) mg/PCU Canada (2019) poids européens Médianne (pays européens) Canada (2019) poids canadiens
Autriche 50 143 57 132
Belgique 113 143 57 132
Bulgarie 120 143 57 132
Croatie 67 143 57 132
Chypre 466 143 57 132
Tchéquie 57 143 57 132
Danemark 38 143 57 132
Estonie 53 143 57 132
Finlande 19 143 57 132
France 64 143 57 132
Allemagne 88 143 57 132
Grèce 91 143 57 132
Hongrie 181 143 57 132
Islande 5 143 57 132
Irlande 46 143 57 132
Italie 244 143 57 132
Lettonie 36 143 57 132
Lituanie 33 143 57 132
Luxembourg 34 143 57 132
Malte 151 143 57 132
Pays-Bas 58 143 57 132
Norvège 3 143 57 132
Pologne 167 143 57 132
Portugal 187 143 57 132
Roumanie 83 143 57 132
Slovaquie 49 143 57 132
Slovénie 43 143 57 132
Espagne 219 143 57 132
Suède 13 143 57 132
Suisse 40 143 57 132
Royaume-Uni 30 143 57 132

Cette figure présume que les données sont comparables entre les pays.

Le dénominateur de l’ESVAC n’inclut pas les vaches de boucherie, alors qu’au Canada, elles représentent une population importante et sont incluses.

PCU = unité corrigée de la population.

Sources des données : Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, données d’origine humaine d'IQVIA fournies par les pharmacies et les hôpitaux, Canada Équestre, Canfax, ESVAC, Institut canadien de la santé animale (ICSA), Les producteurs de poulet du Canada, Les producteurs d’œufs d’incubation du Canada, Les producteurs d'oeufs du Canada, Pêches et Océans Canada, RVMVA, Statistique Canada et le Système canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens.

Bien que des antimicrobiens semblables aient été autorisés pour une utilisation chez les humains et les animaux, certaines classes d’antimicrobiens étaient vendues pour être utilisées plus souvent chez les humains que chez les animaux et inversement.

Figure 5. Comparaison des données sur les ventes d’antimicrobiens pour les humains et les animaux
Figure 5. La version textuelle suit.
Figure 5 - Équivalent textuel
Classe d'antimicrobiens Données humaines (Kg d’ingrédient actif) Données sur les ventes destinées aux animaux (Kg d’ingrédient actif)
Carbapénèmes 1 096 0
Fluoroquinolones et quinolones 16 577 937
Céphalosporines (3e génération et plus) 5 864 1 676
Céphalosporines (1ère et 2ème génération) 44 894 3 234
Aminoglycosides 168 6 487
Lincosamides 6 514 46 390
Triméthoprime et sulfamides 19 827 78 962
Macrolides 14 074 115 822
Pénicillines 138 391 93 843
Autres 14 108 134 044
Tétracyclines 8 328 495 116

Remarques :

  1. Les céphalosporines sont des antimicrobiens bêta-lactamines, mais nous les affichons séparément à des fins de visualisation.
  2. Les autres antimicrobiens destinés aux humains comprennent : la bacitracine, le ceftobiprole médocaril, le ceftolozane-tazobactam, le chloramphénicol, la colistine, la daptomycine, la fidaxomicine, la fosfomycine, l’acide fusidique, le linézolide, le métronidazole, la nitrofurantoïne et la vancomycine.
  3. Les autres produits destinés aux animaux comprennent : les aminocoumarines, les aminocyclitols, les amphénicols, les polypeptides cycliques, l’acide fusidique, les glycopeptides, les nitrofurantoïnes, les nitroimidazoles, les orthosomycines, les dérivés de l’acide phosphonique, les pleuromutilines, les polymyxines, les acides pseudomoniques, les streptogramines et les agents thérapeutiques pour le traitement de la tuberculose.

Utilisation des antimicrobiens : Comparaison des données de la ferme

Comparaison entre les classes d'antimicrobiens*

Il existe des différences importantes dans les types et les quantités relatives d’antimicrobiens signalés pour l’utilisation entre les espèces animales destinées à l’alimentation, c’est pourquoi nous avons besoin d’une surveillance continue des espèces animales destinées à l’alimentation.

*Les pourcentages sont basés sur le nombre total de kilogrammes d'ingrédients actifs qui étaient destinés à être utilisés par une espèce hôte.

Figure 6. Quantités relatives des classes d'antimicrobiens pour lesquelles on a signalé une utilisation chez les animaux en 2019 : poulets de chair
Figure 6. La version textuelle suit.
Figure 6 - Équivalent textuel
poulets de chair
Classe d'antimicrobiens %
Bacitracines 69 %
B-lactamines (pénicillines) 13 %
Triméthoprime-sulfamides 11 %
Orthosomycines 5 %
Aminoglycosides 1 %

Non indiqués : flavophospholipides (<1 %), lincosamides-aminocyclitols (<1 %), streptogramines (1 %).

Figure 7. Quantités relatives des classes d'antimicrobiens pour lesquelles on a signalé une utilisation chez les animaux en 2019 : porcs en croissance-finition
Figure 7. La version textuelle suit.
Figure 7 - Équivalent textuel
porcs en croissance-finition
Classe d'antimicrobiens %
Tétracyclines 44 %
Macrolides 27 %
Lincosamides 14 %
Pleuromutilines 5 %
B-lactamines (pénicillines) 4 %
Triméthoprime-sulfadiazines 4 %
Sulfamides 2 %

Non indiqués : céphalosporines de 3e génération (< 1%), streptogramines (1%), flavophospholipides (< 1%).

Figure 8. Quantités relatives des classes d'antimicrobiens pour lesquelles on a signalé une utilisation chez les animaux en 2019 : dindons
Figure 8. La version textuelle suit.
Figure 8 - Équivalent textuel
dindons
Classe d'antimicrobiens %
Bacitracines 76 %
Triméthoprime-sulfamides 9 %
B-lactamines (pénicillines) 9 %
Tétracyclines 3 %
Streptogramines 1 %
Orthosomycines 1 %

Non indiqués : fluoroquinolones (< 1%), aminoglycosides (< 1%), flavophospholipides (< 1%).

Résultats intégrés sur l’utilisation des antimicrobiens et sur la résistance aux antimicrobiens - Données de la ferme

Dans cette section, nous mettons en évidence les résultats intégrés sur l'utilisation et la résistance aux antimicrobiens à la ferme pour 2019 :

  • Raisons de l'utilisation des antimicrobiens
  • Poulets de chair
  • Porcs en croissance-finition
  • Dindons

Raisons de l'utilisation des antimicrobiens

  • En majeure partie, les antimicrobiens étaient utilisés pour la prévention des maladies lorsque la dose, le nombre ou le poids des animaux étaient ajustés (≥ 74 %).
    • Pour les 3 espèces, les antimicrobiens étaient principalement utilisés pour la prévention des maladies entériques.
  • Les antimicrobiens ont été principalement administrés dans les aliments (≥ 90 %).
  • La proportion d’antimicrobiens utilisés pour le traitement des maladies a augmenté parmi les 3 espèces.
    • Volaille : Cette utilisation était principalement destinée aux maladies des jeunes poussins/dindonneaux et aux maladies respiratoires (traitement par la voie des aliments et par l’eau).
    • Porcs en croissance-finition : Cette utilisation était principalement destinée à traiter les maladies respiratoires (traitement administré dans l’eau).
  • En 2019, les bambermycines ont été utilisées pour la prévention de l’entérite nécrotique dans 4 à 5 % des troupeaux sentinelles de volailles. Le taux d’inclusion déclaré dans les aliments pour animaux était stable et similaire aux allégations concernant la stimulation de la croissance qui figuraient sur l’étiquette.
  • Porcs en croissance-finition : L'utilisation d’antimicrobiens importants sur le plan médical pour la stimulation de la croissance est encore déclarée; toutefois, la quantité utilisée a nettement diminué par rapport à 2018 (1 ferme d'élevage).
Figure 9. Quantité d’antimicrobiens utilisés (mg/PCU) par espèce; PICRA à la ferme 2015 à 2019
Figure 9. La version textuelle suit.
Figure 9 - Équivalent textuel
Espèce Poulets de chair Porcs en croissance-finition Dindons
Année 2015 2016 2017 2018 2019 2015* 2016* 2017 2018 2019 2016 2017 2018 2019
Nombre de fermes 135 136 137 141 147 85 91 82 97 107 72 74 95 98
Prévention des maladies 32 15 26 22 33 16 4 15 9 20 2 6 6 16
Stimulation de la croissance 115 115 108 102 110 90 77 58 84 102 58 52 47 67
Prévention des maladies 1 0 0 0 0 70 35 46 28 8 0 1 0 0

*Porcs en croissance-finition : Les données de 2015 et 2016 concernaient l'utilisation d'antimicrobiens dans les aliments seulement.

Poulets de chair

  • À l’échelle nationale, l’utilisation des antimicrobiens (UAM)* a diminué en 2019** par rapport à 2018.
  • Augmentation notable des isolats de Salmonella résistants à ≥ 1 classe d’antimicrobiens testés.
  • Aucun changement notable de la résistance aux antimicrobiens (RAM) à la ceftriaxone ou à l’acide nalidixique, mais on observe une augmentation de la résistance à la ciprofloxacine.
  • La résistance à ≥ 3 classes d’antimicrobiens variait.
  • L’UAM a diminué alors que la RAM variait; cependant, la mortalité dans les troupeaux est demeurée inchangée.
Figure 10. Utilisation des antimicrobiens et résistance aux antimicrobiens chez les poulets de chair
Figure 10. La version textuelle suit.
Figure 10 - Équivalent textuel
Année 2015 2016 2017 2018 2019
Nombre de troupeaux 135 136 137 141 147
UAM dans les aliments 516 563 521 479 425
UAM dans l’eau 14 4 5 13 29
UAM par injection 1 1 1 1 0
Salmonella résistants to ≥ 3 classes 16 % 12 % 8 % 12 % 8 %
E. coli résistant to ≥ 3 classes 37 % 37 % 39 % 33 % 34 %
Campylobacter résistant to ≥ 3 classes 12 % 0 % 1 % 0 % 1 %
Tableau 1. Variations temporelles de la résistance et de la mortalité des troupeaux de poulets de chair
Table 1. La version textuelle suit.
Tableau 1 - Équivalent textuel
Bactéries ou indicateur de santé Informations sur la résistance 2017 2018 2019 Comparaison entre 2018 et 2019
Salmonella Nombre d’isolats 263 282 314 aucune donnée
Ceftriaxone 4 % 13 % 8 % -5 %
Acide nalidixique/ciprofloxacine 0 %/0 % 3 %/0 % 1 %/0 % -3 %/0 %
Résistant à ≥ 1 classe 43 % 49 % 63 % +14 %
E. coli Nombre d’isolats 539 547 547 aucune donnée
Ceftriaxone 10 % 7 % 7 % 0 %
Acide nalidixique/ciprofloxacine 5 %/1 % 10 %/<1 % 8 %/<1 % -2 %/-<1 %
Résistant à ≥ 1 classe 72 % 68 % 69 % +1 %
Campylobacter Nombre d’isolats 122 122 142 aucune donnée
Ciprofloxacine 18 % 12 % 24 % +12 %
Résistant à ≥ 1 classe 48 % 30 % 36 % +6 %
Santé du troupeau Mortalité 3,5 % 4,1 % 4,2 % <1 %

Les chiffres en gras sont statistiquement significatifs.
*Ajusté pour les doses quotidiennes.
** Première année de la mise en œuvre de la stratégie de réduction de l’utilisation des antimicrobiens (étape 2) pour le secteur des poulets de chair.

Porcs en croissance-finition

  • Au niveau national, l’utilisation des antimicrobiens (UAM)* est demeurée stable en 2019** par rapport à 2018.
  • La proportion d’isolats résistant à ≥ 1 classe d’antimicrobiens est stable ou a légèrement augmenté.
  • La résistance à l’acide nalidixique/ciprofloxacine est stable ou a légèrement augmenté.
  • La résistance à ≥ 3 classes d’antimicrobiens a augmenté pour Salmonella mais a diminué pour E. coli et Campylobacter.
  • UAM est demeurée inchangée, la RAM a généralement diminué et la mortalité dans les troupeaux est demeurée inchangée.
Figure 11. Utilisation des antimicrobiens et résistance aux antimicrobiens chez les porcs en croissance-finition
Figure 11. La version textuelle suit.
Figure 11 - Équivalent textuel
Année 2015 2016 2017 2018 2019
Nombre de troupeaux 85 91 82 97 107
UAM dans les aliments 268 196 175 165 155
UAM dans l’eau aucune donnée aucune donnée 9 7 15
UAM par injection aucune donnée aucune donnée 1 1 1
Salmonella résistants to ≥ 3 classes 42 % 38 % 56 % 48 % 56 %
E. coli résistant to ≥ 3 classes 35 % 39 % 38 % 36 % 31 %
Campylobacter résistant to ≥ 3 classes aucune donnée aucune donnée 40 % 38 % 26 %
Tableau 2. Variations temporelles de la résistance et de la mortalité des troupeaux de porcs en croissance-finition
Table 2. La version textuelle suit.
Tableau 2 - Équivalent textuel
Bactéries ou indicateur de santé Informations sur la résistance 2017 2018 2019 Comparaison entre 2018 et 2019
Salmonella Nombre d’isolats 117 139 165 aucune donnée
Ceftriaxone 5 % 8 % 6 % -2 %
Acide nalidixique/ciprofloxacine 0 %/0 % 0 %/0 % 0 %/0 % 0 %
Résistant à ≥ 1 classe 65 % 65 % 72 % +7 %
E. coli Nombre d’isolats 484 585 628 aucune donnée
Ceftriaxone 0 % 2 % 2 % 0 %
Acide nalidixique/ciprofloxacine <1 %/0 % 1 %/<1 % 1 %/0 % 0 %/0 %
Résistant à ≥ 1 classe 77 % 78 % 78 % 0 %
Campylobacter Nombre d’isolats 369 483 447 aucune donnée
Ciprofloxacine 8 % 11 % 12 % +1 %
Résistant à ≥ 1 classe 78 % 74 % 78 % +4 %
Santé du troupeau Mortalité 2,1 % 2,3 % 2,6 % <1 %

* Ajusté pour les doses quotidiennes.
**Première année de la mise en œuvre de la stratégie de réduction de l’utilisation des antimicrobiens au Canada.

Dindons

  • À l’échelle nationale, l’UAM* a diminué en 2019** par rapport à 2018.
  • Diminution notable des isolats de Campylobacter résistants à ≥ 1 classe d’antimicrobiens testés et de Salmonella résistants à ≥ 3 classes d’antimicrobiens testés.
  • Pas de changement notable dans la RAM à la ceftriaxone, à l’acide nalidixique ou à la ciprofloxacine.
  • La résistance à ≥ 3 classes d’antimicrobiens était stable ou légèrement en hausse pour E. coli et la Campylobacter.
  • L’UAM a diminué alors que la RAM variait; cependant, la mortalité dans les élevages est demeurée inchangée.
Figure 12. Utilisation des antimicrobiens et résistance aux antimicrobiens chez les dindons
Figure 12. La version textuelle suit.
Figure 12 - Équivalent textuel
Année 2016 2017 2018 2019
Nombre de troupeaux 72 74 95 98
UAM dans les aliments 96 103 106 92
UAM dans l’eau 0 0 1 3
UAM par injection 0,1 0,1 0,0 0,0
Salmonella résistants to ≥ 3 classes 30 % 35 % 34 % 8 %
E. coli résistant to ≥ 3 classes 36 % 39 % 26 % 34 %
Campylobacter resistant to ≥ 3 antimicrobial classes 1% 6% 1% 1%
Tableau 3. Variations temporelles de la résistance et de la mortalité des troupeaux de dindons
Table 3. La version textuelle suit.
Tableau 3 - Équivalent textuel
Bactéries ou indicateur de santé Informations sur la résistance 2017 2018 2019 Comparaison entre 2018 et 2019
Salmonella Nombre d’isolats 161 239 301 aucune donnée
Ceftriaxone 0 % 0 % 2 % +2 %
Acide nalidixique/ciprofloxacine 0 %/0 % 0 %/0 % 3 %/1 % +3 %/+1 %
Résistant à ≥ 1 classe 67 % 55 % 63 % +8 %
E. coli Nombre d’isolats 287 367 393 aucune donnée
Ceftriaxone 1 % 1 % 2 % +1 %
Acide nalidixique/ciprofloxacine 2 %/0 % 1 %/1 % 2 %/<1 % +1 %/-<1 %
Résistant à ≥ 1 classe 75 % 69 % 69 % 0 %
Campylobacter Nombre d’isolats 157 191 214 aucune donnée
Ciprofloxacine 30 % 38 % 37 % -2 %
Résistant à ≥ 1 classe 67 % 66 % 36 % -30 %
Santé du troupeau Mortalité 6,4 % 6,9 % 6,0 % <1 %

* Ajusté pour les doses quotidiennes.
**Première année de la mise en œuvre de la stratégie de réduction de l’utilisation des antimicrobiens (étape 2) pour le secteur des dindons.

Résultats intégrés sur la résistance aux antimicrobiens

Dans cette partie, 4 récits sur la résistance en 2019 sont présentés :

  1. Salmonella Enteritidis résistants à l'acide nalidixique chez les humains et associés à des voyages.
  2. Détection de résistance aux quinolones parmi des Salmonella Enteritidis provenant de poulet(s).
  3. Augmentation du nombre de Salmonella provenant de sources humaines et agroalimentaires et résistants à 6 ou 7 classes d’antimicrobiens.
  4. Détection de Salmonella Heidelberg chez des bovins en santé.

Résistance aux quinolones parmi des Salmonella Enteritidis d'origine humaine

  • La salmonellose est une maladie à déclaration obligatoire dans toutes les provinces et tous les territoires.
  • S. Enteritidis est le sérotype le plus communément identifié chez les personnes atteintes de salmonellose.
  • La plupart des infections à S. Enteritidis se produisent dans les intestins, mais peuvent provoquer des maladies graves si elles atteignent le flux sanguin, d’autres organes ou les articulations.

En 2018 et 2019, la détection de S. Enteritidis a diminué, ce qui a entraîné une réduction globale des cas de salmonellose.

Figure 13. Tendances des isolats de Salmonella et de S. Enteritidis d’origine humaine
Figure 13. La version textuelle suit.
Figure 13 - Équivalent textuel
Année Nombre d'isolats de Salmonella Pourcentage d'isolats de S. Enteritidis
2015 1896 43
2016 1872 44
2017 1775 44
2018 1678 40
2019 1277 35
  • La résistance est peu commune parmi les isolats de S. Enteritidis.
  • Pour les antimicrobiens autres que l’acide nalidixique, généralement < 5 % des isolats sont résistants à un antimicrobien donné.
  • Sauf pour la résistance à l’acide nalidixique; une quinolone et un antimicrobien de catégorie II.

Résistance aux quinolones parmi des Salmonella Enteritidis d'origine humaine

La résistance à l’acide nalidixique des isolats de S. Enteritidis d’origine humaine augmente depuis 2010.

Figure 14. Résistance à l’acide nalidixique parmi des isolats de S. Enteritidis d’origine humaine
Figure 14. La version textuelle suit.
Figure 14 - Équivalent textuel
Année Pourcentage (%) de résistance – acide nalidixique
2010 10 %
2011 15 %
2012 12 %
2013 12 %
2014 15 %
2015 17 %
2016 27 %
2017 31 %
2018 22 %
2019 37 %
Figure 15. Résistance à l’acide nalidixique parmi des isolats de S. Enteritidis observés chez des cas humains endémiques ou liés à des voyages
Figure 15. La version textuelle suit.
Figure 15 - Équivalent textuel
  Pourcentage (%) de résistance à l’acide nalidixique
Cas liés à des voyages 35,5 %
Cas endémiques 12,5 %

Les données* indiquent que la résistance à l’acide nalidixique de S. Enteritidis est plus fréquente lorsqu’il y a eu un voyage hors du Canada que lorsqu’il n’y en a pas eu (cas endémiques).

*Données provenant de FoodNet Canada

Les analyses génétiques en cours permettront de mieux expliquer le lien potentiel entre les voyages hors du Canada et les infections causées par des S. Enteritidis résistants à l’acide nalidixique.

Détection de résistance aux quinolones parmi des Salmonella Enteritidis provenant de poulets

En 2018, une nette augmentation (bien que les chiffres soient bas) de la détection de S. Enteritidis résistants à l’acide nalidixique a été observée dans plusieurs composantes de surveillance et dans plusieurs provinces. En 2019, cette tendance se poursuit.

Vente au détail

  • 1 isolat provenant de l'Alberta (FoodNet Canada)

Vente au détail

  • 1 isolat provenant du Québec

Abattoir

  • 2 isolats provenant de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard

La plupart des S. Enteritidis provenant de sources animales et alimentaires étaient sensibles à tous les antimicrobiens testés.

En 2019, en plus des isolats provenant d'échantillons de viande et d’échantillons d'abattoir, de la résistance à l’acide nalidixique a été détectée dans 8 isolats cliniques provenant de poulets de chair. (Remarque : les poulets malades n’entrent pas dans la chaîne alimentaire)

Les raisons de la détection d’une nouvelle résistance peuvent différer entre les isolats trouvés dans la chaîne agroalimentaire et les isolats cliniques.

Étant donné que le nombre d’isolats détectés est bas, le PICRA continuera de surveiller si les poulets domestiques peuvent constituer une nouvelle source d’exposition humaine à S. Enteritidis résistants à l’acide nalidixique.

Salmonella résistants à 6 ou 7 classes d’antimicrobiens

  • Le nombre d’isolats de Salmonella résistants à 6 ou 7 des 7 classes d’antimicrobiens testés a continué d’augmenter (de sources humaines et animales).
  • Il y a également eu une nouvelle détection de Salmonella Heidelberg provenant de fermes d'élevage de bovins et qui étaient résistants à 6 ou 7 classes d’antimicrobiens.

En 2019, 159 isolats de Salmonella ont été identifiés comme étant hautement résistants et provenaient des sources suivantes :

Humains

  • Seuls les isolats cliniques ont été testés.
  • La plupart des isolats étaient des Salmonella Newport, Infantis et Typhimurium.

Bovins

  • Première détection d'isolats hautement résistants dans les fermes d'élevage de bovins (n = 2).
  • Tous ces isolats provenant de bovins en santé étaient des S. Heidelberg.
  • Toutefois, la plupart des isolats, provenant de bovins malades, qui avaient de la résistance à 6 ou 7 classes d’antimicrobiens étaient des S. Dublin (isolats cliniques).

Poulets

  • La détection de S. Infantis hautement résistants se poursuit.
  • Il a été détecté dans un échantillon de vente au détail en Ontario.

Porcs

  • La résistance à 6 ou 7 classes d’antimicrobiens a été détectée parmi 8 sérotypes.
  • La plupart provenaient de porcs malades (échantillons cliniques) (n = 18).
  • 4, [5], 12:i:- était le sérotype prédominant (n = 8).
  • Un isolat 4, [5], 12:i :- était résistant aux 7 classes (échantillon clinique).

Dindons

  • Tous les isolats étaient des S. Infantis.
  • La plupart des isolats (n = 3) provenaient de fermes d’élevage de l’Ontario.

Remarque : Les animaux malades n’entrent pas dans la chaîne alimentaire

Figure 16. Nombre d’isolats de Salmonella résistants à 6 ou 7 classes d’antimicrobiens de 2010 à 2019
Figure 16. La version textuelle suit.
Figure 16 - Équivalent textuel
Année Bovins Porcs Poulets Dindons Humains (non typhique)
2010 0 0 0 0 12
2011 5 2 0 3 11
2012 7 0 0 3 8
2013 26 2 0 3 18
2014 32 7 0 0 12
2015 39 16 0 0 25
2016 52 20 0 0 38
2017 31 8 0 2 41
2018 63 12 3 0 59
2019 69 21 1 4 60

Remarque : Les données sur les animaux malades (qui n’entrent pas dans la chaîne alimentaire) sont combinées aux données sur les viandes et animaux en santé. Ces données illustrent différents niveaux d’exposition préoccupants pour les humains.

Salmonella Heidelberg chez les bovins

  • En 2019, des isolats de Salmonella Heidelberg résistants à 6 classes d’antimicrobiens ont été identifiés chez des bovins en santé provenant de parcs d’engraissement en Alberta.
    • Il y avait 6 isolats résistants à 6 classes et un isolat supplémentaire qui était résistant à 5 classes (près de 25 %).
Diagramme 3. Proportion d'isolats de Salmonella Heidelberg résistants à 5 ou 6 classes d'antimicrobiens chez des bovins en santé provenant de parcs d’engraissement en Alberta
Diagram 3. La version textuelle suit.
Diagram 3 - Équivalent textuel
Isolat de Salmonella résistants à Proportion (%)
5 ou 6 classes d’antimicrobiens 25 %
Moins de 5 classes d’antimicrobiens 75 %
  • Ces isolats provenaient d'enclos dans lesquels il y avait des bovins Holstein (d'origine laitière) des États-Unis.
  • Auparavant, les Salmonella d'origine bovine présentant de la résistance à 6 ou 7 classes d’antimicrobiens n’étaient identifiés que chez des animaux malades (principalement des isolats de S. Typhimurium ou de S. Dublin).
  • Dans le passé, la prévalence de Salmonella provenant de bovins élevés dans des parcs d'engraissement canadiens (données de recherche et historiques du PICRA sur la RAM dans les parcs d’engraissement) était très faible (1 à 2 %) et de la résistance aux antimicrobiens testés était non détectée parmi ces isolats de Salmonella.

Salmonella Heidelberg chez les bovins

  • Le PICRA ne teste pas les Salmonella chez les bovins de boucherie dans d’autres composantes de surveillance liés à la chaîne alimentaire (abattoir et vente au détail) en raison des très faibles taux de détection.
  • Au Canada, l’engraissement de bovins Holstein en provenance des États-Unis est pratiqué depuis peu dans l’Ouest canadien et constitue dorénavant une activité importante de l’industrie du bovin de boucherie.
  • Le séquençage du génome entier a indiqué qu’il n’y avait aucun lien entre ces isolats de S. Heidelberg détectés chez les bovins et les isolats humains.

Glossaire

Classe d'antimicrobiens
Les antimicrobiens sont regroupés dans la même classe s'ils ont une structure chimique commune et s'ils éliminent les bactéries ou freinent leur croissance de la même manière. Le PICRA utilise les données du Clinical and Laboratory Standards Institute pour définir les classes d'antimicrobiens.

Biomasse et Population Correction Unit (PCU)
Le PCU représente la taille de la population. Il comprend à la fois le nombre et le poids (biomasse) des animaux ou des personnes dans la population. Le PICRA utilise le PCU pour interpréter les données sur l'utilisation et les ventes d'antimicrobiens, en utilisant la même approche que le projet de l'European Surveillance of Veterinary Antimicrobial Consumption (projet de surveillance européen de la consommation d'antimicrobiens par les animaux).

DDDvet
Sigle signifiant « Defined Daily Dose for animals » (dose quotidienne définie pour les animaux). La quantité d'antimicrobiens administrée pendant un traitement (dose) variera selon l'antimicrobien, la manière dont il est administré (par exemple : par une injection, dans l'eau ou les aliments) et la population traitée (bovins, poulets, porcs). Le PICRA utilise cette mesure pour tenir compte de cette variation et faciliter l'interprétation des données sur l'utilisation des antimicrobiens.

Porc en croissance finition
Un porc dont le poids est approximativement à 25 kilogrammes du poids de marché.

Antimicrobiens hautement résistant
Résistance à 6 ou 7 classes d'antimicrobiens. Aucune norme internationale formelle n'existe pour définir les isolats hautement résistants.

Antimicrobiens médicalement importants
Antimicrobiens considérés comme étant de très haute importance (catégorie I), de haute importance (catégorie II) ou d'importance moyenne (catégorie III) en médecine humaine.

mg/PCU
Mesure de l'utilisation des antimicrobiens qui ajuste la quantité (milligramme/mg) d'antimicrobiens utilisés, consommés ou distribués selon la taille de la population.

nDDDvet/1000 animaux-jours
Mesure de l'utilisation des antimicrobiens qui tient compte à la fois des variations dans la quantité d'antimicrobiens administrés pendant un traitement (DDDvet) et de la période de temps pendant laquelle un animal ou un groupe d'animaux est traité afin d'aider à interpréter les données sur l'utilisation des antimicrobiens.

Sensible
Sensible à toutes les classes d'antimicrobiens testées. En 2019, le PICRA a testé la résistance à 7 classes d'antimicrobiens.


Les analystes du PICRA travaillent en vue d'élaborer de nouvelles façons de déceler les problèmes émergents et d'intégrer les données relatives à différentes espèces hôtes, espèces de bactéries et régions.

Le PICRA continuera de surveiller et de communiquer l'effet de l'évolution des pratiques d'utilisation des antimicrobiens sur l'apparition de la résistance aux antimicrobiens afin de préserver leur efficacité chez les animaux et les humains.

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2022-10-17

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