Résumé de la déclaration du CCNI de avril 2026 : Recommandations mises à jour sur l'évaluation de l'exposition à un animal potentiellement enragé
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Organisation : Agence de la santé publique du Canada
Date de publication : 15 avril 2026
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En Avril 2026, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a publié les Directives mises à jour du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) concernant l’évaluation de l’exposition à un animal potentiellement enragé (c’est‑à‑dire s’il convient de proposer une prophylaxie post-exposition [PPE] et à quel moment). Ces directives ont été élaborées en collaboration avec le groupe de travail sur la rage et le sous‑groupe de l’évaluation du risque lié à la rage. Ces directives n’abordent pas les schémas de PPE ni la prophylaxie préexposition (PPrE) [PDF]. Le CCNI a mis à jour son cadre d’évaluation du risque d’exposition aux animaux potentiellement enragés et a actualisé les ressources qui aident à déterminer l’épidémiologie locale de la rage. Les provinces et territoires peuvent utiliser ce cadre pour élaborer des recommandations normalisées sur la conduite des évaluations du risque, en tenant compte de leur contexte local ou régional.
Ce qui suit présente un aperçu des directives à l’égard de certaines espèces animales :
- Chiens, chats et furets : Le CCNI continue de recommander une période d’observation de 10 jours pour les chiens, les chats et les furets lorsqu’ils sont accessibles à cet effet, pourvu que l’animal se comporte comme à l’habitude. Lorsqu’aucune observation n’est possible, il faut procéder à une évaluation du risque afin de déterminer s’il y a lieu d’offrir une PPE.
- Bétail : Le CCNI recommande désormais une période d’observation de 14 jours pour le bétail (c.-à-d. bovins, équidés, ovins, caprins et porcins), pourvu que l’animal se comporte comme à l’habitude.
- Chauves-souris : Le CCNI continue de recommander que toute exposition à une chauve-souris (c.-à-d. contact direct ou exposition d’une plaie ouverte ou d’une muqueuse à de la salive, à des tissus nerveux ou à du liquide cérébrospinal) exige en général l’amorce de la PPE dès que possible. Dans certaines situations sans exposition à la tête, au cou ou aux mains, le professionnel de la santé peut décider de retarder la PPE d’au plus 48 heures à partir du moment de l’exposition, en attendant le résultat des analyses de dépistage de la rage sur la chauve-souris. Le CCNI n’a apporté aucun changement à la conduite à tenir lorsqu’une chauve-souris se trouve dans une pièce.
- Rongeurs et lagomorphes : Le CCNI recommande une évaluation du risque pour déterminer s’il faut offrir une PPE, tout en reconnaissant que le risque lié à l’exposition à la plupart de ces animaux est très faible, puisque ces petites espèces succombent généralement aux attaques de plus grands animaux qui auraient pu leur transmettre la rage.
- Autres espèces sauvages et animaux exotiques : Le CCNI recommande une évaluation du risque après toute exposition à d’autres espèces sauvages ou à des animaux exotiques afin de déterminer le besoin d’administrer une PPE. Les expositions qui touchent des régions très innervées (p. ex. tête, cou, mains) et les morsures plus sévères constituent en général des indications pour amorcer la PPE dès que possible. Si l’animal est accessible, il est recommandé de consulter les autorités de santé publique et, s’il y a lieu, un vétérinaire afin de déterminer la nécessité de procéder à l’euthanasie et au dépistage de l’animal. L’évaluation du risque permet de déterminer s’il faut amorcer la PPE immédiatement ou si l’on peut attendre les résultats des analyses de dépistage de la rage chez l’animal.
Autres sujets abordés dans la déclaration du CCNI :
- expositions à des mammifères morts;
- expositions indirectes (p. ex. pelage, surfaces ou objets qui pourraient être contaminés par le virus de la rage);
- expositions survenues à l’extérieur du Canada.
Pour la déclaration complète, consultez : Résumé de la déclaration du CCNI du 10 avril, 2026 : Recommandations mise à jour sur l'évaluation de l'exposition à un animal potentiellement enragé (PDF).
Ce que vous devez savoir
- La rage est une infection rare, mais presque toujours mortelle; elle résulte le plus souvent de la morsure d’un animal infecté.
- Au Canada, les chauves-souris, les moufettes, les renards et les ratons laveurs sont les principaux réservoirs du virus de la rage; toutefois, tout mammifère peut être porteur du virus.
- Une évaluation du risque s’impose chaque fois qu’une personne a été exposée à un animal potentiellement enragé, afin de déterminer la conduite à tenir, notamment s’il y a lieu d’administrer une prophylaxie post-exposition (PPE) contre la rage et à quel moment.
- L’évaluation du risque tient compte des facteurs liés à l’animal, de données épidémiologiques locales sur la rage, des caractéristiques de l’exposition et des caractéristiques de la personne exposée.
- L’évaluation de l’exposition à des animaux potentiellement enragés requiert l’adoption d’une approche « Une seule santé » fondée sur une collaboration étroite entre les responsables de la prise en charge de la personne exposée (p. ex. autorités de santé publique, cliniciens) et ceux de la prise en charge de l’animal (p. ex. médecins vétérinaires, services de contrôle animalier).
Le CCNI continuera de surveiller l’évolution des données probantes et mettra à jour ses directives si nécessaire.
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