Évaluation du Programme de maladies infectieuses et de changements climatiques 2021-2022 à 2025-2026
Rapport final : Résumé et Réponse et plan d’action de la direction
Février 2026
Préparé par le Bureau de l’audit et de l’évaluation
Agence de la santé publique du Canada
À noter : Le rapport d'évaluation complet peut être fourni sur demande. Merci d’envoyer un courriel à oae-bae@phac-aspc.gc.ca
Sur cette page
Résumé
Contexte et portée de l’évaluation
Le Programme de maladies infectieuses et de changements climatiques (PMICC) vise à préparer et à protéger les personnes au Canada contre les maladies infectieuses sensibles au climat (MISC) d'origine zoonotique, alimentaire ou hydrique. Les activités du Programme comprennent des mesures qui stimulent l'innovation en matière de santé publique en utilisant une approche « Une seule santé » qui relie les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale et avance l'adaptation aux changements climatiques.
Le Programme donne suite aux engagements fédéraux pris dans le cadre du Plan d'action pour l'adaptation du gouvernement du Canada, qui fait partie de la Stratégie nationale d'adaptation (SNA) aux changements climatiques, mais il ne reçoit pas de financement de la SNA. Le PMICC, y compris le Fonds du programme de maladies infectieuses et de changements climatiques (FPMICC), est fixé à être terminé à la fin de l'exercice 2027-2028, conformément aux autres financements limités dans le temps accordé à d'autres ministères fédéraux (p. ex., Environnement et Changement climatique Canada, Santé Canada) pour lutter contre les changements climatiques.
L'évaluation a examiné l’incidence du programme, l'efficacité de l'affectation des ressources, l'utilisation des données pour une prise de décisions fondée sur les données probantes au sein de l'Agence, ainsi que la clarté des rôles et des responsabilités de l'ASPC, de ses partenaires et des parties prenantes.
L'évaluation a examiné les activités du PMICC menées par la Direction générale des programmes sur les maladies infectieuses et de la vaccination (DGPMIV) et les activités du Programme d'adaptation aux changements climatiques et de lutte contre les maladies infectieuses menées par la Direction générale du laboratoire national de microbiologie (DLNM) entre 2021-2022 et 2025-2026. Elle a également examiné les activités de la Division des sciences des risques pour la santé publique, anciennement rattachée à la DLMNB, qui a rejoint la Direction générale de l'intégration des sciences et des politiques (DGISP) le 1er avril 2025 et qui s'appelle désormais le Centre de modélisation.
L'évaluation n'a pas examiné les activités liées aux maladies entériques d'origine alimentaire et hydrique, car celles-ci seront évaluées en 2026, ni sur les activités liées à la résistance aux antimicrobiens, qui seront évaluées en 2027.
Les constatations de l'évaluation s'appuient sur des données probantes provenant d'entrevues avec des employés de l'ASPC, des partenaires et des parties prenantes; de l'examen de documents et de produits de connaissance, notamment des plans de travail, des rapports, des données sur le rendement, des documents de communication et des informations financières; de l'examen des accords de subventions et de contributions; de l'examen de la littérature universitaire et grise; d'une comparaison internationale; et d’un sondage auprès des parties prenantes et des partenaires.
Principales constatations
Réalisation des résultats de programme
Les activités du PMICC ont amélioré l'accès à des informations opportunes et précises, ont favorisé le développement de systèmes et d'outils améliorés pour soutenir la prise de décisions et ont encouragé les partenariats entre l'ASPC et d'autres participants à l’approche « Une seule santé », y compris les communautés autochtones, afin d'améliorer le transfert des connaissances liées aux MISC et de réduire les effets du changement climatique sur la santé. Il reste encore du travail à faire pour améliorer les connaissances sur les MISC et identifier les moyens les plus efficaces d'améliorer les comportements préventifs et protecteurs.
Utilisation des ressources du Programme et clarté des rôles et des responsabilités
L'affectation des ressources est fondée sur des données probantes et soutenue par un engagement à répondre aux besoins des populations prioritaires et des publics cibles. La pandémie de COVID-19 a ralenti la mise en œuvre de certaines activités en raison de la réaffectation du personnel. Les rôles et les responsabilités au niveau opérationnel sont clairement définis entre les principales directions générales, mais les processus de planification stratégique et de prise de décisions du Programme sont moins bien définis et ont contribué à donner l'impression d'un déséquilibre dans les rôles des partenaires. Le Programme a introduit des mesures pour renforcer globalement la planification et la coordination de la haute direction responsable, afin de garantir une compréhension commune des stratégies et des objectifs du Programme.
Prise de décisions fondée sur des données probantes par les partenaires internes et externes
Grâce à ses collaborations intersectorielles et à ses partenariats avec d'autres participants à l’approche « Une seule santé », y compris les communautés autochtones, le Programme a soutenu le développement de systèmes et d'outils améliorés pour renforcer le transfert des connaissances. Les activités de création de données (p. ex., le suivi, la surveillance, la modélisation) et les systèmes et outils de gestion des données, tels que les tableaux de bord, ont permis un partage efficace des données afin de soutenir la prise de décisions entre les partenaires internes et externes. Bien que le Programme ait modernisé et renforcé ses systèmes de surveillance et ses outils de gestion des données, il est possible d'améliorer davantage la prise de décision en intégrant les considérations d'équité et en s'appuyant sur l’approche « Une seule santé » en incorporant les facteurs liés au climat avec les données sur les animaux domestiques et sauvages au niveau de la population dans tous les systèmes et activités de surveillance. Cela nécessiterait des efforts et des ressources coordonnées significatives de la part de multiples partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, ce qui dépasse le mandat actuel du Programme.
Recommandations
Le PMICC a progressé vers la réalisation de ses résultats à moyen et à long terme, mais il est possible d'améliorer davantage la mise en œuvre et la résilience climatique des personnes au Canada.
Recommandation 1 : Collaborer avec les partenaires pour combler les lacunes en matière de connaissances et améliorer l'adoption de comportements préventifs et protecteurs.
Le Programme a favorisé le développement de systèmes et d'outils pour soutenir la prise de décisions fondée sur des données probantes et le transfert des connaissances. Il a également amélioré l'accès à des informations opportunes et précises sur les MISC, mais d'importantes lacunes demeurent dans les connaissances, à savoir :
- L'impact des systèmes et outils améliorés et des activités de sensibilisation sur les comportements préventifs et protecteurs;
- Les interventions visant à combler les lacunes entre les connaissances et les mesures en matière de comportements préventifs; et
- L'impact des MISC sur les populations prioritaires, y compris les communautés autochtones.
L'ASPC peut faire progresser davantage les objectifs du PMICC en collaborant avec ses partenaires pour examiner et combler les lacunes dans les connaissances, tout en reconnaissant que les mesures prises par divers partenaires gouvernementaux et multisectoriels peuvent influencer l'adoption de comportements préventifs et protecteurs.
Réponse et plan d’action de la direction
Recommandation 1
Collaborer avec les partenaires pour combler les lacunes en matière de connaissances et améliorer l'adoption de comportements préventifs et protecteurs.
Réponse de la direction
La direction est d'accord avec la recommandation. L'ASPC continuera de rechercher des occasions de collaboration afin de combler les lacunes dans les connaissances et de renforcer l'adoption de comportements préventifs et protecteurs, tant dans le cadre des initiatives actuelles que futures, en tenant compte du fait que le Programme de maladies infectieuses et changements climatiques (PMICC) prendra fin en mars 2028.
| Plan d’action | Produits livrables | Date d’achèvement prévue | Responsabilité | Ressources |
|---|---|---|---|---|
| L'ASPC tirera parti du Fonds pour les maladies infectieuses et les changements climatiques afin de financer des initiatives communautaires des Premières Nations, des Inuits et des Métis visant à renforcer les capacités et la résilience, à mobiliser des données probantes et à sensibiliser la population afin qu'elle passe à l'action. | Les accords de financement signés avec les bénéficiaires mettent l'accent sur les initiatives communautaires qui intègrent les connaissances autochtones à la science occidentale, privilégient les réponses culturelles, intègrent les cultures, les valeurs, les traditions et les connaissances autochtones afin de sensibiliser, de renforcer les capacités, d'autonomiser les communautés autochtones et de favoriser la prise de mesures en matière de changements climatiques, de maladies infectieuses et de santé humaine. Ils permettront également d'accroître les capacités des professionnels de la santé grâce à l'élaboration d'outils de santé publique, à la formation et à l'amélioration des ressources. | Signature des ententes d'ici le quatrième trimestre (janvier 2026) | Directeur général, Centre des maladies infectieuses d'origine alimentaire, environnementale et zoonotique | 3,3 millions de dollars sur trois ans (2025-2026 à 2027-2028) |
| En collaboration avec la Direction générale des communications et des affaires publiques (DGCAP), le programme adaptera les ressources de sensibilisation et identifiera de nouveaux partenariats afin de renforcer la portée et l'impact des messages de prévention des maladies zoonotiques. Les activités s'appuieront sur des analyses, des études d'opinion publique (EOP) et des données comportementales, en mettant l'accent sur l'amélioration des connaissances et l'adoption de comportements préventifs parmi les populations prioritaires. |
Résultat attendu 1 Élaborer un plan de partenariat qui identifie et collabore avec des partenaires externes (p. ex. Parcs Canada, parcs provinciaux/ territoriaux, organisations de plein air, établissements d’enseignement et détaillants concernés) afin de promouvoir et de diffuser des messages clés sur la prévention des zoonoses auprès des publics cibles, y compris les populations prioritaires. Résultat attendu 2 Adapter et personnaliser les ressources existantes en matière de sensibilisation et de prévention de la maladie de Lyme, en s'appuyant sur des données comportementales afin de garantir leur pertinence et leur accessibilité pour les populations prioritaires, et diffuser ces ressources par le biais de canaux nouveaux et existants. |
31 mars 2027 | Directeur général, Centre des maladies infectieuses d'origine alimentaire, environnementales et zoonotiques Directeur général, Direction générale des communications et des affaires publiques |
Ressources existantes |
