Connaissances et attitudes des Canadiens à l’égard de la décriminalisation des drogues : résultats d’une recherche sur l’opinion publique de 2025
Publié le : 24 avril 2026
Sur cette page
- Contexte de l'exemption de la Colombie-Britannique concernant la possession de certaines drogues illégales à des fins personnelles
- Approche du suivi des attitudes des Canadiens à l'égard de la décriminalisation des drogues
- À propos de la recherche sur l'opinion publique (ROP) de 2025
- Points saillants des résultats de la ROP de 2025
- Conclusion
Contexte de l'exemption de la Colombie-Britannique concernant la possession de certaines drogues illégales à des fins personnelles
À la demande du gouvernement de la Colombie-Britannique, Santé Canada a accordé une exemption concernant la possession de certaines drogues illégales à des fins personnelles aux adultes âgés de 18 ans et plus dans la province. Cette exemption est entrée en vigueur le 31 janvier 2023. L'exemption a expiré le 31 janvier 2026 et la Colombie-Britannique a indiqué qu’elle ne souhaitait pas la renouveler. La Colombie-Britannique qualifie cette exemption de forme de décriminalisation.
En vertu de l'exemption initiale, les adultes de 18 ans et plus ne pouvaient pas être poursuivis en justice ni soumis à des saisies de drogues pour possession à des fins personnelles d'un maximum de 2,5 grammes de n'importe quelle combinaison :
- d'opioïdes
- de cocaïne
- de méthamphétamines
- MDMA
En lieu et place de sanctions pénales, les individus se voyaient offrir des ressources de santé et un soutien social. Cela englobe également une assistance pour être orienté vers des services de traitement et de rétablissement locaux, en cas de demande.
En date du 7 mai 2024, les détails de l'exemption en lien avec la possession à des fins personnelles en Colombie-Britannique ont été modifiés. La possession était interdite dans les espaces publics, y compris les transports en commun, tandis que des exemptions restaient en place pour les résidences privées, les cliniques de soins de santé désignées, les lieux où les gens étaient hébergés légalement et les sites de prévention des surdoses et de vérification des drogues. Étant donné que cette ROP a été réalisée en juillet 2025, les résultats se rapportent au champ d'application de l'exemption après cette modification. Les années précédentes de la ROP (2023 et 2024) concernent la portée initiale de l'amendement.
Approche du suivi des attitudes des Canadiens à l'égard de la décriminalisation des drogues
Santé Canada a recueilli des données à l'échelle nationale sur les connaissances et les attitudes des Canadiens à l'égard de la décriminalisation des drogues. Pour réaliser ce travail, Santé Canada a déterminé un ensemble d'indicateurs pour assurer le suivi des changements en ce qui concerne :
- la stigmatisation
- les attitudes à l'égard de la consommation de drogues
- la perception de la sécurité publique
Les données recueillies dans le cadre de la ROP ont été fondamentales pour ce travail. Santé Canada a mené des exercices de ROP chaque année tout au long de la période d'exemption.
À propos de la ROP de 2025
L'enquête sur la ROP a été menée par le Bureau du Conseil privé (BCP), utilisant un échantillon aléatoire de 2 000 adultes canadiens âgés de 18 ans et plus. L'enquête a été menée entre le 14 et le 27 juillet 2025. Les répondants ont été sélectionnés au hasard, et une représentation proportionnelle de l'ensemble du Canada a été assurée. Sauf indication contraire, les résultats indiqués dans le présent rapport sont exprimés en pourcentages. Ils peuvent ne pas totaliser 100 % si un chiffre a été arrondi ou si une réponse « incertain(e) » a été fournie à une question donnée.
Les questions portaient sur les attitudes et les connaissances à l'égard de ce qui suit :
- les préférences envers les approches visant à lutter contre l'utilisation de substances, avec une focalisation sur l'importance des services sociaux et de santé par rapport à l'intervention des forces de police
- les sentiments généraux d'empathie envers les individus aux prises avec des troubles liés à l'utilisation de substances
- les opinions globales concernant le degré de facilité d'une personne à discuter avec des amis et des membres de la famille de sa consommation de substances
- les avantages et les inconvénients perçus de la décriminalisation
- L'attention a également été portée sur l'amélioration de l'accès aux services sociaux et de santé pertinents, la réduction de la stigmatisation, l'augmentation des méfaits et la sécurité réduite au sein de la collectivité.
L'enquête sur les ROP comprenait également quatre questions auxquelles il fallait répondre vrai ou faux pour évaluer les connaissances des répondants sur les détails de l'exemption de la C.-B. concernant la possession de drogues à des fins personnelles.
L'exercice de ROP de 2025 était le troisième exercice de ROP portant sur l'exemption de la Colombie-Britannique. La première enquête de ROP a été réalisée en 2023 et la deuxième en 2024. En plus de présenter les résultats de la ROP de 2025, ce rapport soulignera comment les réponses ont changé par rapport à 2023 et 2024.
En 2025, les 4 questions sur les connaissances ont été remplacées par des questions mises à jour pour refléter les changements apportés à l'exemption en 2024. Une nouvelle question a également été ajoutée, demandant si les répondants étaient au courant de la politique de décriminalisation de la Colombie-Britannique. Par conséquent, les questions sur les connaissances en 2025 ne sont pas comparables aux questions posées dans le cadre des enquêtes de ROP précédentes.
Points saillants des résultats de la ROP de 2025
Attitudes
Pour traiter les problèmes d'utilisation de substances, 39 % des Canadiens préféraient que l'on privilégie la facilité d'accès aux services sociaux et de santé plutôt que l'intervention des forces de police, laquelle représente 13 % des personnes interrogées. Selon 40 % des personnes, les deux approches étaient tout aussi adéquates, et 6 % ont conclu que ni l'une ni l'autre n'était pertinente (figure 1).
On a constaté une baisse de 5 % dans l'intérêt pour la santé et les services sociaux par rapport à la ROP de 2024, et de 10 % par rapport à la ROP de 2023 (figure 1). Le soutien à l'intervention des forces de police a augmenté de 7 % par rapport à 2024 et de 6 % par rapport à 2023 (figure 1).
Les personnes le plus susceptibles de préférer l'accès aux services de santé et sociaux (figure 2a) étaient :
- les femmes (45 %);
- les résidents de la Colombie-Britannique (43 %) et des provinces atlantiques (44 %);
- les personnes ayant un diplôme universitaire (44 %);
- les répondants non immigrants (42 %);
- les personnes ayant un diplôme professionnel ou collégial (39 %);
- les personnes sans enfants de moins de 18 ans (40 %);
- les résidents des régions urbaines (40 %).
Ceux qui étaient le plus susceptibles de préférer que l'on mette l'accent sur l'intervention des forces de police (figure 2b) étaient :
- les hommes (17 %);
- les personnes ayant fait des études de niveau secondaire (17 %);
- les personnes âgées de 18 à 34 ans (16 %).
Les personnes ayant des enfants de moins de 18 ans (45 %) et les résidents de milieux ruraux (48 %) étaient plus susceptibles de penser que les deux approches (accès aux services de santé et aux services sociaux et intervention des forces de police) étaient également appropriées (figure 2c).
La plupart des Canadiens expriment le souhait que leurs amis ou membres de la famille qui consomment des drogues puissent se sentir à l'aise d'en discuter avec eux (84 %), et montrent de l'empathie envers les individus aux prises avec des troubles liés à la consommation de drogues (78 %; figure 3). Cependant, l'accord avec ces deux énoncés a légèrement diminué par rapport à 2023, respectivement de 4 et 3 % (figure 4).
La moitié des Canadiens croyaient que la décriminalisation faciliterait l'accès aux services de santé et sociaux. Cependant, l'accord avec cet énoncé a diminué de 7 % par rapport à 2024 et de 12 % par rapport à 2023 (figure 4). En 2025, 43 % des personnes pensaient que la décriminalisation réduirait la stigmatisation des personnes qui consomment des drogues. L'accord avec cet énoncé a diminué de 7 % par rapport à 2024 et de 13 % par rapport à 2023 (figure 4). La croyance selon laquelle la décriminalisation des drogues rendrait les communautés moins sûres n'a pas changé depuis 2024 (48 %), mais a augmenté de 5 % depuis 2023 (figure 4).
Figure 1 : Équivalent textuel
| Pourcentage en 2023 | Pourcentage en 2024 | Pourcentage en 2025 | |
|---|---|---|---|
| L'importance est accordée à la facilité d'accès aux services sociaux et de santé, y compris les centres de réadaptation et les programmes de rétablissement. | 49 % | 44 % | 39 % |
| Les deux approches demeurent adéquates. | 35 % | 42 % | 40 % |
| L'accent est mis sur l'intervention des forces de police, notamment les accusations au criminel et les peines d'emprisonnement. | 7 % | 6 % | 13 % |
| Ni l'une ni l'autre de ces approches ne se révèle appropriée. | 6 % | 6 % | 6 % |
Question : Parmi les approches ci-dessous, laquelle jugez-vous la plus appropriée pour lutter contre l'utilisation de substances chez les personnes qui consomment des drogues?
Source : Enquête du BCP sur les questions d'actualité, réalisée du 27 février au 12 mars 2023; du 12 au 25 février 2024; du 14 au 27 juillet 2025.
Base : Tous les répondants (Canada : n = 2 000 en 2023, n = 2 000 en 2024; 2 000 en 2025)
Remarque : Les réponses pour 2023 et 2024 reflètent les attitudes des participants avant la modification de l'exemption en mai 2024.
Figure 2a : Équivalent textuel
| Groupe | Pourcentage |
|---|---|
| Canada | 39 % |
| C.-B. | 43 % |
| Alb. | 32 % |
| Sask. | 29 % |
| Man. | 42 % |
| Ont. | 38 % |
| Qc. | 40 % |
| Atl. | 44 % |
| Hommes | 33 % |
| Femmes | 45 % |
| Âgés de 18 à 34 ans | 40 % |
| Âgés de 35 à 54 ans | 38 % |
| Âgés de 55 ans et plus | 39 % |
| Études de niveau secondaire ou moins | 30 % |
| Études professionnelles ou collégiales | 39 % |
| Études universitaires | 44 % |
| Revenu du ménage de moins de 60 000 $ | 36 % |
| Revenu du ménage entre 60 000 $ et 150 000 $ | 39 % |
| Revenu du ménage de 150 000 $ ou plus | 43 % |
| Parents d'enfants de moins de 18 ans | 34 % |
| Aucun enfant de moins de 18 ans | 40 % |
| Immigrants | 30 % |
| Nés au Canada | 42 % |
| Milieu rural | 30 % |
| Milieu urbain | 40 % |
Figure 2b : Équivalent textuel
| Groupe | Pourcentage |
|---|---|
| Canada | 13 % |
| C.-B. | 12 % |
| Alb. | 15 % |
| Sask. | 13 % |
| Man. | 14 % |
| Ont. | 12 % |
| Qc | 13 % |
| Atl. | 10 % |
| Hommes | 17 % |
| Femmes | 8 % |
| Âgés de 18 à 34 ans | 16 % |
| Âgés de 35 à 54 ans | 12 % |
| Âgés de 55 ans et plus | 11 % |
| Études de niveau secondaire ou moins | 17 % |
| Études professionnelles ou collégiales | 13 % |
| Études universitaires | 10 % |
| Revenu du ménage de moins de 60 000 $ | 15 % |
| Revenu du ménage entre 60 000 $ et 150 000 $ | 12 % |
| Revenu du ménage de 150 000 $ ou plus | 12 % |
| Parents d'enfants de moins de 18 ans | 14 % |
| Aucun enfant de moins de 18 ans | 12 % |
| Immigrants | 17 % |
| Nés au Canada | 11 % |
| Milieu rural | 13 % |
| Milieu urbain | 13 % |
Figure 2c : Équivalent textuel
| Groupe | Pourcentage |
|---|---|
| Canada | 40 % |
| C.-B. | 37 % |
| Alb. | 42 % |
| Sask. | 45 % |
| Man. | 40 % |
| Ont. | 42 % |
| Qc | 38 % |
| Atl. | 36 % |
| Hommes | 41 % |
| Femmes | 39 % |
| Âgés de 18 à 34 ans | 37 % |
| Âgés de 35 à 54 ans | 42 % |
| Âgés de 55 ans et plus | 40 % |
| Études de niveau secondaire ou moins | 41 % |
| Études professionnelles ou collégiales | 40 % |
| Études universitaires | 40 % |
| Revenu du ménage de moins de 60 000 $ | 39 % |
| Revenu du ménage entre 60 000 $ et 150 000 $ | 42 % |
| Revenu du ménage de 150 000 $ ou plus | 40 % |
| Parents d'enfants de moins de 18 ans | 45 % |
| Aucun enfant de moins de 18 ans | 38 % |
| Immigrants | 42 % |
| Nés au Canada | 39 % |
| Milieu rural | 48 % |
| Milieu urbain | 39 % |
Question : Parmi les approches ci-dessous, laquelle jugez-vous la plus appropriée pour lutter contre l'utilisation de substances chez les personnes qui consomment des drogues?
Source : Enquête du BCP sur les questions d'actualité, réalisée du 14 au 27 juillet 2025
Base : Tous les répondants (Canada : n = 2 000)
Remarque : Les réponses reflètent les attitudes des participants après la modification de l'exemption en mai 2024.
Figure 3 : Équivalent textuel
| Questions incitatives | Tout à fait/plutôt d'accord (%) | Ni d'accord ni en désaccord (%) | Tout à fait/plutôt en désaccord (%) |
|---|---|---|---|
| J'aimerais que mes amis ou les membres de ma famille qui consomment des drogues puissent se sentir à l'aise d'en discuter avec moi. | 84 % | 4 % | 7 % |
| J'ai de l'empathie envers les individus aux prises avec la consommation de drogues. | 78 % | 6 % | 14 % |
| Je pense que la décriminalisation faciliterait l'accès aux services sociaux et de santé, y compris les centres de réadaptation et les programmes de rétablissement. | 50 % | 10 % | 35 % |
| Je pense que la décriminalisation aurait pour effet d'augmenter les effets néfastes associés à l'utilisation de substances, notamment les cas de surdoses. | 53 % | 10 % | 33 % |
| Je pense que la décriminalisation réduirait la stigmatisation des personnes qui en consomment. | 43 % | 11 % | 42 % |
| Je pense que la décriminalisation des drogues aurait un impact négatif sur la sécurité de la collectivité. | 48 % | 11 % | 37 % |
Question : Dans quelle mesure êtes-vous d'accord ou en désaccord avec les énoncés suivants?
Source : Enquête du BCP sur les questions d'actualité, réalisée du 14 au 27 juillet 2025
Base : Tous les répondants (Canada : n = 2 000)
Remarque : Les réponses reflètent les attitudes des participants après la modification de l'exemption en mai 2024.
Figure 4 : Équivalent textuel
| Questions incitatives | Pourcentage de personnes qui sont tout à fait/plutôt d'accord en 2023 | Pourcentage de personnes qui sont tout à fait/plutôt d'accord en 2024 | Pourcentage de personnes qui sont tout à fait/plutôt d'accord en 2025 |
|---|---|---|---|
| J'aimerais que mes amis ou les membres de ma famille qui consomment des drogues puissent se sentir à l'aise d'en discuter avec moi. | 88 % | 87 % | 84 % |
| J'ai de l'empathie envers les individus aux prises avec la consommation de drogues. | 81 % | 81 % | 78 % |
| Je pense que la décriminalisation faciliterait l'accès aux services sociaux et de santé, y compris les centres de réadaptation et les programmes de rétablissement. | 62 % | 57 % | 50 % |
| Je pense que la décriminalisation aurait pour effet d'augmenter les effets néfastes associés à l'utilisation de substances, notamment les cas de surdoses. | 51 % | 53 % | 53 % |
| Je pense que la décriminalisation réduirait la stigmatisation des personnes qui en consomment. | 56 % | 50 % | 43 % |
| Je pense que la décriminalisation des drogues aurait un impact négatif sur la sécurité de la collectivité. | 43 % | 48 % | 48 % |
Question : Dans quelle mesure êtes-vous d'accord ou en désaccord avec les énoncés suivants?
Source : Enquête du BCP sur les questions d'actualité, réalisée du 27 février au 12 mars 2023; du 12 au 25 février 2024; du 14 au 27 juillet 2025.
Base : Tous les répondants (Canada : n = 2 000 en 2023, n = 2 000 en 2024; 2 000 en 2025)
Remarque : Les réponses pour 2023 et 2024 reflètent les attitudes des participants avant la modification de l'exemption en mai 2024.
Connaissances
La moitié des Canadiens étaient au courant de la politique de décriminalisation de la Colombie-Britannique.
Les résidents de la Colombie-Britannique (74 %), de l'Alberta (57 %) et de la Saskatchewan (60 %) connaissaient le mieux la politique de la Colombie-Britannique par rapport aux autres provinces. Ceux qui étaient plus susceptibles de connaître la politique de décriminalisation de la Colombie-Britannique (figure 5) étaient :
- les personnes ayant un revenu de ménage supérieur à 150 000 $ (60 %);
- les personnes ayant un revenu de ménage entre 60 000 et 100 000 $ (56 %);
- les hommes (56 %);
- les non-immigrants (54 %);
- les personnes ayant un diplôme universitaire (52 %);
- les personnes ayant un niveau d'études professionnel ou collégial (51 %).
Figure 5 : Équivalent textuel
| Groupe | Pourcentage |
|---|---|
| Canada | 50 % |
| C.-B. | 74 % |
| Alb. | 57 % |
| Sask. | 60 % |
| Man. | 41 % |
| Ont. | 49 % |
| Qc | 33 % |
| Atl. | 43 % |
| Hommes | 56 % |
| Femmes | 43 % |
| Âgés de 18 à 34 ans | 46 % |
| Âgés de 35 à 54 ans | 51 % |
| Âgés de 55 ans et plus | 50 % |
| Études de niveau secondaire ou moins | 42 % |
| Études professionnelles ou collégiales | 51 % |
| Études universitaires | 52 % |
| Revenu du ménage de moins de 60 000 $ | 37 % |
| Revenu du ménage entre 60 000 $ et 150 000 $ | 56 % |
| Revenu du ménage de 150 000 $ ou plus | 60 % |
| Parents d'enfants de moins de 18 ans | 48 % |
| Aucun enfant de moins de 18 ans | 50 % |
| Immigrants | 37 % |
| Nés au Canada | 54 % |
| Milieu rural | 49 % |
| Milieu urbain | 50 % |
Question : Depuis le 31 janvier 2023, la Colombie-Britannique a une politique de décriminalisation. Saviez-vous que la Colombie-Britannique avait adopté cette politique?
Source : Enquête du BCP sur les questions d'actualité, réalisée du 14 au 27 juillet 2025
Base : Tous les répondants (Canada : n = 2 000)
Remarque : Les réponses reflètent les attitudes des participants après la modification de l'exemption en mai 2024.
Les questions visant à évaluer les connaissances des Canadiens sur l'exemption de la Colombie-Britannique portaient sur les points suivants :
- les détails des activités impliquant des drogues pour lesquelles cette exemption s'applique;
- les lieux où la possession est permise ou interdite en vertu de l'exemption modifiée.
Selon la question posée, entre 43 et 66 % des Canadiens ont pu fournir des détails précis sur l'exemption de la Colombie-Britannique (tableau 1). Cependant, une proportion de 23 à 40 % des participants a donné des réponses incorrectes, tandis que 12 à 18 % n'étaient pas certains de leur réponse. Beaucoup de Canadiens croyaient à tort que les personnes ne peuvent pas être accusées de possession si elles détiennent moins de 2,5 grammes de drogue sur un trottoir ou dans un parc (40 %).
| Question | Pourcentage de personnes qui ont données la réponse « Vrai » | Pourcentage de personnes qui ont données la réponse « Faux » | Pourcentage de personnes qui ont données la réponse « Incertain(e) » | Bonne réponse |
|---|---|---|---|---|
| Les personnes peuvent être accusées de possession si elles détiennent moins de 2,5 grammes de drogue dans un centre de consommation supervisée ou un centre de vérification de drogues. | 28 % | 55 % | 17 % | Faux |
| Les personnes peuvent être accusées de possession si elles détiennent moins de 2,5 grammes de drogue sur un trottoir ou dans un parc. | 43 % | 40 % | 17 % | Vrai |
| Des personnes peuvent être arrêtées pour trafic ou trafic de drogue, peu importe la quantité de drogue qu'elles vendent ou échangent. | 66 % | 23 % | 12 % | Vrai |
| Les personnes peuvent être accusées de violation des conditions de libération liées à la consommation des substances, peu importe la durée de leur détention. | 53 % | 29 % | 18 % | Vrai |
Question : D'après votre compréhension des détails de l'exemption de la Colombie-Britannique concernant la possession de drogues à des fins personnelles, les énoncés suivants sont-ils vrais ou faux? |
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Conclusion
Les résultats de cette enquête reflètent les connaissances et les attitudes des adultes canadiens à l'égard de la décriminalisation des drogues en Colombie-Britannique en 2025 et servent de mise à jour aux résultats de 2023 et 2024. Ils sont importants pour suivre les résultats clés de l'exemption, en mettant l'accent sur la prise de conscience du public ainsi que sa compréhension des détails de l'exemption et l'utilisation des substances. Les travaux de Santé Canada complètent les travaux de suivi et d'évaluation menés par le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique et les Instituts de recherche en santé du Canada.
