Préambule — Annexe 4 : Plan d’action de l’Ontario 2024-2025 à 2027-2028
Entente Canada–Ontario relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle 2024-2025 à 2027-2028
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- 1. Éducation en langue française au préscolaire, au primaire et au secondaire
- 2. Éducation en français langue seconde au primaire et au secondaire
- 3. Enseignement postsecondaire – langue française et français langue seconde
- 4. Personnel éducatif – recrutement et rétention du personnel enseignant
1. Éducation en langue française au préscolaire, au primaire et au secondaire
1.1 État actuel de la situation
1.1.1 Le système
Les 12 conseils scolaires de langue française de l’Ontario ont été établis en 1998 à des fins d’application de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui garantit l’accès à l’éducation en langue française aux enfants dont les parents sont des ayants droit à l’éducation en français. La province compte huit conseils scolaires catholiques et quatre conseils scolaires publics.
Le Consortium Centre Jules-Léger (CCJL) administre les deux seules écoles spécialisées de langue française de l’Ontario pour les élèves francophones de l’Ontario qui sont sourds, aveugles ou sourds et aveugles ou qui ont de graves troubles d’apprentissage.
Les écoles de langue française de l’Ontario et le CCJL ont un double mandat, soit (i) d’éduquer les élèves, et (ii) de protéger, valoriser et transmettre la langue française et la culture francophone. La Loi sur l’éducation confère aux francophones des droits de gouvernance au sein de leurs conseils scolaires et du CCJL.
En 2023-2024, 112 526 élèves étaient inscrits dans les conseils scolaires de langue française, soit 84 033 dans 377 écoles primaires et 28 493 dans 111 écoles secondaires.
1.1.2 Programmes
Les élèves des écoles de langue française suivent le même curriculum que les élèves des écoles de langue anglaise, mais le contenu leur est enseigné en français dans un environnement culturel francophone.
La Politique d’aménagement linguistique de l’Ontario pour l’éducation en langue française (PAL), publiée en 2004, a été élaborée en partie pour contrer l’assimilation progressive des francophones de l’Ontario et pour appuyer la mise en œuvre de certains éléments de la Charte canadienne des droits et libertés. Elle est l’outil utilisé par les établissements scolaires pour mettre en œuvre des interventions systémiques planifiées pour assurer la protection, la valorisation et la transmission de la langue française et de la culture francophone en milieu minoritaire. La PAL est fondamentale pour les écoles primaires et secondaires de langue française. Il s’agit de la pierre angulaire de toutes les activités d’éducation en langue française, en ce sens qu’elle définit un mandat précis en la matière et énonce les objectifs stratégiques et les principaux axes d’intervention qui permettront d’atteindre les objectifs fixés.
Un soutien supplémentaire est offert aux élèves nouvellement arrivés au pays et aux apprenantes et apprenants du français inscrits dans le système.
1.1.3 Structure de gouvernance et de leadership
Le ministère de l’Éducation (le ministère) a la responsabilité de l’éducation de la petite enfance, des services de garde d’enfants et de l’éducation publique primaire et secondaire dans la province. Le ministère fournit le financement et les ressources et supervise l’ensemble du système d’éducation publique, de la maternelle à la 12e année, afin de soutenir la mise en œuvre des programmes. La gouvernance des écoles provinciales et d’application de langue française pour les élèves sourds, aveugles, sourds et aveugles, ou les élèves ayant de graves troubles d’apprentissage a été transférée au CCJL en août 2020.
Chaque conseil scolaire est responsable du rendement et du bien-être de ses élèves, ainsi que du maintien d’un climat scolaire sécuritaire et inclusif, et doit veiller à la gestion efficace de ses propres ressources et offrir des programmes d’enseignement efficaces et appropriés à ses élèves.
Chaque conseil scolaire de l’Ontario est dirigé par des conseillères et des conseillers scolaires, qui assument un rôle clé de leadership en veillant à ce que les écoles respectent les normes établies par le gouvernement de l’Ontario. Il existe deux associations de conseillères et conseillers représentant les conseils scolaires de langue française. Ces associations défendent les intérêts des conseils scolaires et des conseillères et conseillers scolaires auprès du gouvernement, défendent l’éducation publique financée par l’État et jouent un rôle clé dans le perfectionnement professionnel des conseillères et conseillers scolaires. Il s’agit de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO) et de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC).
1.2 Réalisations dans le cadre des ententes précédentes
Effectifs scolaires
De 2020-2023 à 2023-2024, le ministère de l’Éducation a ajouté plus de 2 800 places en services de garde agréés dans les conseils scolaires de langue française. Dans la même période, un financement fédéral a contribué à la création de 13 centres de garde supplémentaires dans les écoles de langue française. De 2020-2021 à 2022-2023, 2 464 places en services de garde agréés de langue française ont été ajoutées dans les écoles de langue française de l’Ontario, pour un total de 36 379 places.
Dans les années suivant immédiatement la pandémie de COVID-19, des effets négatifs ont été observés sur les effectifs des écoles de langue française. Près de 1 600 élèves de moins étaient inscrits en 2022-2023 par rapport à 2019-2020. La plus grande diminution a été constatée à la maternelle (-13 %) et au jardin d’enfants (-11 %). En 2023-2024, la tendance des effectifs s’est améliorée, et les conseils scolaires de langue française ont vu leurs effectifs augmenter de plus de 580 élèves par rapport à l’année précédente, pour un total de 112 526 élèves. Les élèves des écoles de langue française représentent maintenant 5,4 % de tous les élèves de l’Ontario, par rapport à 5,5 % avant la pandémie.
La figure suivante montre qu’entre 2007-2008 et 2023-2024, le nombre d’élèves de niveau M à 12 est passé de 91 071 à 112 526, tandis que le nombre d’écoles est passé de 422 à 488
Effectifs dans les écoles de langue française de l'Ontario (maternelle-12e année)
| Années | Nbre d'élèves (Mat-12e) | Nbre d'écoles |
|---|---|---|
| 2007-2008 | 91 071 | 422 |
| 2008-2009 | 91 830 | 425 |
| 2009-2010 | 92 976 | 429 |
| 2010-2011 | 94 849 | 430 |
| 2011-2012 | 96 680 | 431 |
| 2012-2013 | 98 695 | 439 |
| 2013-2014 | 100 541 | 446 |
| 2014-2015 | 101 838 | 449 |
| 2015-2016 | 103 492 | 455 |
| 2016-2017 | 105 706 | 461 |
| 2017-2018 | 108 507 | 470 |
| 2018-2019 | 111 024 | 471 |
| 2019-2020 | 113 539 | 479 |
| 2020-2021 | 113 118 | 482 |
| 2021-2022 | 111 951 | 483 |
| 2022-2023 | 111 946 | 484 |
| 2023-2024 | 112 526 | 488 |
Rendement scolaire des apprenantes et apprenants
Les tests provinciaux de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) évaluent les connaissances et les compétences des élèves en littératie (lecture et écriture) et en numératie (mathématiques) à des étapes critiques de leur apprentissage, de la maternelle à la 12e année. Ces évaluations ont été suspendues durant la pandémie et ont repris au cours de l’année scolaire 2021-2022. Les élèves francophones ont démontré une amélioration constante, surtout par rapport au reste de la province. Par exemple, les résultats en lecture des élèves de 6e année étaient de 97 % en moyenne, systématiquement, tandis que ceux des élèves des conseils scolaires de langue anglaise étaient de 84 % en moyenne.
Apprentissage en ligne
Durant la pandémie, les besoins des conseils scolaires en matière de soutien pour l’apprentissage en ligne et à distance ont augmenté, et l’Ontario a fourni beaucoup d’occasions et de ressources de formation pour répondre à la demande. En 2021, le gouvernement a introduit des mesures pour améliorer l’apprentissage en ligne, à savoir une nouvelle condition d’obtention du diplôme en matière d’apprentissage en ligne, le Programme d’amélioration de l’accès aux services à large bande et des mesures de soutien centralisées améliorées.
Le Consortium d’apprentissage virtuel de langue française de l’Ontario (CAVLFO) est un consortium d’apprentissage en ligne centralisé qui coordonne la prestation de cours en ligne pour les 12 conseils de langue française et le CCJL. Il a célébré son 15e anniversaire en 2024-2025. Comme le montre le tableau ci-après, durant la pandémie, le CAVLFO a octroyé plus de 7 800 crédits en ligne. Le nombre d’inscriptions à un cours en ligne a doublé dans le premier semestre par rapport au nombre total d’élèves de l’année scolaire précédente. Les 12 conseils scolaires de langue française ont contribué à l’ajout de personnel enseignant qualifié au CAVLFO pour répondre à la demande, ce qui a porté le nombre d’enseignantes et d’enseignants en ligne à plus de 60. Après la pandémie, et avec l’introduction de la condition d’obtention du diplôme en matière d’apprentissage en ligne en 2021, le nombre de crédits obtenus par l’intermédiaire du CAVLFO a augmenté chaque année, tout comme l’offre de cours :
| Éducatrices et éducateurs en ligne | Crédits obtenus | Nombre de cours en ligne offerts | |
|---|---|---|---|
| 2019-2020 | 24 | 2 329 | 78 |
| 2020-2021 | 67 | 7 813 | 77 |
| 2021-2022 | 26 | 2 891 | 72 |
| 2022-2023 | 32 | 3 659 | 78 |
| 2023-2024 | 34 | 4 500 | 84 |
1.3 Défis
Recrutement des élèves
Selon les données de recensement de 2021, l’Ontario comptait 285 625 enfants de 4 à 17 ans admissibles à l’enseignement dans la langue officielle de la minorité aux paliers primaire et secondaire conformément aux trois critères établis par la Charte canadienne des droits et libertés. Durant l’année scolaire 2021-2022, 111 951 élèves étaient inscrits dans des écoles de langue française en Ontario, ce qui représente 39,2 % des enfants d’âge scolaire admissibles à l’enseignement dans la langue de la minorité dans les écoles primaires et secondaires.
Bien que les effectifs du système d’éducation en langue française se soient stabilisés immédiatement après la pandémie, la croissance des effectifs n’a pas été la même que celle dans le système d’éducation en langue anglaise en maternelle et au jardin d’enfants. Cet écart entre les deux systèmes constitue une opportunité d’amélioration. Le système en langue française peut tirer parti de ce groupe sous-représenté et chercher à accroître les inscriptions des jeunes enfants par la mise en œuvre de stratégies promotionnelles ciblées et la mise en place de services de garde d’enfants pour encourager l’entrée à la maternelle et au jardin d’enfants.
Rétention des élèves
En 2023-2024, le nombre d’élèves inscrits dans des écoles de langue française en Ontario représentait 5,4 % de l’ensemble des élèves inscrits dans des écoles financées par les fonds publics de la province. Toutefois, la proportion d’élèves était considérablement différente d’une année d’études à l’autre, ce qui a mis en évidence un problème de rétention. Alors que 6,3 % des élèves de maternelle de la province sont inscrits dans des écoles francophones, la proportion des élèves inscrits dans des écoles de langue française diminue au fil des années d’études et ne dépasse pas 3,9 % des élèves inscrits en 12e année en Ontario. Il est donc évident que, malgré le succès du recrutement, la rétention des élèves dans les écoles de langue française demeure un défi de taille.
Part de marché par année d’études (2023-2024) — version texte
| Niveau | Pourcentage d’élèves inscrits dans des écoles de langue française |
|---|---|
| Maternelle | 6.3% |
| 3e année | 6.1% |
| 6e année | 5.7% |
| 8e année | 5.5% |
| 9e année | 4.6% |
| 10e année | 4.5% |
| 11e année | 4.3% |
| 12e année | 3.9% |
| Moyenne de la maternelle à la 12e année | 5,4 % |
1.4 Priorités pour l’avenir
L’Ontario s’engage à moderniser l’éducation par la création et l’offre d’occasions d’apprentissage en ligne stimulantes, flexibles et novatrices. Le choix, la variété et la souplesse qu’offre l’apprentissage en ligne encouragent l’apprentissage des élèves et assurent un accès équitable à l’éducation. Ce type d’apprentissage favorise aussi le développement de compétences numériques essentielles qui aideront les élèves à entrer sur le marché du travail à une époque où les technologies émergentes jouent un rôle de plus en plus important. Le CAVLFO continuera d’offrir aux élèves des cours qui, autrement, ne seraient pas offerts dans les écoles de langue française afin de garantir un accès équitable à l’éducation en langue française dans la province. En raison de la pénurie de personnel enseignant dans les écoles isolées de petite taille, de nombreuses écoles de langue française comptent sur le CAVLFO pour compléter leur offre de cours.
Le ministère de l’Éducation s’engage à soutenir la vitalité des partenaires éducatifs et des communautés de langue française et continuera de soutenir les activités qui favorisent le développement des communautés francophones et renforcent la construction identitaire chez tous les élèves.
La pénurie de personnel enseignant demeure un problème important pour les conseils scolaires de langue française de l’Ontario, et le gouvernement fait face à un obstacle semblable pour le recrutement et la rétention de travailleuses et de travailleurs en éducation qui offrent du soutien essentiel aux élèves. Ce problème est particulièrement marqué dans le système d’éducation en langue française.
Les fonds alloués dans le cadre de la présente entente contribueront à atteindre les principaux résultats escomptés de la PAL :
- Pour les élèves : capacité accrue à acquérir les compétences en communication orale nécessaires pour maximiser l’apprentissage et la construction identitaire;
- Pour le personnel scolaire : capacité accrue à travailler dans un milieu linguistique minoritaire afin de favoriser les apprentissages scolaires et la construction identitaire de chaque élève;
- Pour les conseils scolaires : capacité accrue à maintenir et à augmenter les effectifs scolaires afin de contribuer à la vitalité des écoles de langue française et de la communauté francophone en général.
En outre, l’accès équitable à l’éducation en langue française de haute qualité dans l’ensemble des régions de l’Ontario demeure un défi important. L’accès à des ressources et à du personnel enseignant qualifié est souvent difficile dans les régions rurales et éloignées en raison de la distance qui sépare ces régions des universités offrant des programmes de formation en enseignement et des établissements culturels offrant des occasions d’apprentissage en français et en raison des longs déplacements requis. À l’avenir, les initiatives de soutien aux communautés rurales continueront d’être prises en compte afin de pouvoir offrir une éducation en langue française uniforme et de haute qualité dans ces régions.
1.5 Processus de consultation
Dans le cadre de la présente entente, le ministère de l’Éducation s’est engagé à consulter divers intervenants, à savoir les représentantes et représentants des conseils scolaires, les associations d’employeurs, les directrices et directeurs d’école, les directrices adjointes et directeurs adjoints, les gestionnaires en éducation, les éducatrices et éducateurs de la petite enfance, les groupes de parents et les groupes d’élèves.
Le ministère de l’Éducation et le Conseil ontarien des directions de l’éducation de langue française (CODELF) tiennent des réunions mensuelles tout au long de l’année scolaire.
Les organismes suivants ont fait part de leurs commentaires lors de réunions structurées ou par écrit :
- Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF);
- Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO);
- Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC);
- Association des directions et directions adjointes des écoles franco-ontariennes (ADFO);
- Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO);
- Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario (AFÉSEO);
- Association des gestionnaires de l’éducation franco-ontarienne (AGÉFO);
- Conseil ontarien des directions de l’éducation de langue française (CODELF);
- Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO);
- Parents partenaires en éducation (PPE).
De plus, chaque conseil scolaire a été invité à soumettre des commentaires ou à participer aux réunions.
Le plan d’action de l’Ontario tient compte des recommandations recueillies durant les consultations.
2. Éducation en français langue seconde au primaire et au secondaire
2.1 État actuel de la situation
2.1.1 Le système
Le système d’éducation en langue anglaise de l’Ontario comprend 60 conseils scolaires de district, dont 31 conseils scolaires publics et 29 conseils scolaires catholiques.
Au cours de l’année scolaire 2023-2024, la province comptait 2 080 494 élèves. De ce nombre, 1 967 968 élèves étaient inscrits dans des conseils scolaires de district de langue anglaise, soit 1 324 403 de la maternelle à la 8e année et 617 989 de la 9e à la 12e année.
Compte tenu de la taille et de la diversité des effectifs scolaires en Ontario, une stratégie d’enseignement et d’apprentissage est indispensable en ce qui concerne le français langue seconde (FLS) tout particulièrement. Une compréhension des forces et des besoins des élèves, ainsi que de leur contexte et de leurs expériences de vie favorise la différenciation pédagogique, y compris l’adaptation de la méthode ou du rythme d’enseignement, l’utilisation de divers types de ressources, la diversification des sujets et l’adaptation du milieu d’apprentissage.
Le système d’éducation de l’Ontario maintient son engagement à promouvoir le bilinguisme par l’amélioration des programmes de FLS dans toutes les années d’études, notamment en démontrant la valeur de l’apprentissage du français et en mettant en œuvre des stratégies d’enseignement efficaces pour améliorer les résultats et l’efficacité des élèves inscrits dans des programmes de FLS.
2.1.2 Programmes
Les élèves des écoles de langue anglaise financées par les fonds publics de l’Ontario doivent étudier le FLS de la 4e à la 8e année. Pour obtenir leur diplôme d’études secondaires de l’Ontario (DESO), les élèves doivent acquérir au moins un crédit de FLS, avec la possibilité d’acquérir deux crédits supplémentaires en français comme crédits obligatoires pour l’obtention de leur diplôme.
Le ministère de l’Éducation (le ministère) reconnaît trois programmes de FLS :
- Core French (programme de base de français) : Les élèves apprennent le français en tant que matière et développent des compétences en communication fonctionnelle de base. Ce programme est obligatoire pour l’ensemble des élèves de la 4e à la 8e année inscrits dans des écoles primaires de langue anglaise.
- Extended French (programme intensif de français) : Dans ce programme facultatif au palier primaire, le français doit être la langue d’enseignement pendant au moins 25 % du temps total d’enseignement. Le programme doit comprendre l’étude du FLS et l’étude d’au moins une autre matière enseignée en français. Au palier secondaire, les élèves doivent obtenir sept crédits en français : quatre pour des cours de FLS et trois pour d’autres matières enseignées en français. Les conseils scolaires de langue anglaise n’ont pas l’obligation d’offrir ce programme.
- French Immersion (programme d’immersion de français) : Dans ce programme facultatif, le français doit être la langue d’enseignement pendant au moins 50 % du temps total d’enseignement chaque année du programme. Les élèves apprennent le français en tant que matière, et au moins deux autres matières sont enseignées en français. Au palier secondaire, les élèves doivent obtenir dix crédits en français : quatre pour des cours de FLS et six pour d’autres matières enseignées en français.
Ces trois programmes de FLS offrent aux élèves différents niveaux d’intensité pour améliorer leurs compétences, leurs connaissances et leur maîtrise du français. Outre le développement langagier, ils favorisent également l’appréciation de la langue française et de la culture francophone au Canada et à l’étranger.
2.1.2.1 Cadre stratégique pour l’apprentissage du français langue seconde dans les écoles de l’Ontario de la maternelle à la 12e année
Afin d’aider les conseils scolaires de district à optimiser les occasions pour les élèves de réaliser leur plein potentiel en FLS, le ministère a publié en février 2013 le Cadre stratégique pour l’apprentissage du français langue seconde dans les écoles de l’Ontario de la maternelle à la 12e année, qui présente ses engagements en matière de FLS. Ce cadre sert également d’appel à l’action pour améliorer le FLS : « Les élèves des conseils scolaires de langue anglaise utilisent le français avec assurance et compétence dans leur vie quotidienne. » Il est destiné à servir de guide pour renforcer les programmes de FLS grâce aux efforts concertés des éducatrices, des éducateurs, des élèves, des parents et des communautés.
Tout en exposant la vision stratégique du ministère en matière de FLS, ce document fondamental établit trois objectifs clairs en matière de FLS :
- améliorer l’assurance, la maîtrise de la langue et le rendement des élèves en FLS;
- accroître le pourcentage d’élèves qui étudient le FLS jusqu’à l’obtention de leur diplôme;
- accroître l’engagement des élèves, du personnel scolaire, des parents et de la collectivité envers les programmes de FLS.
Le cadre couvrait une période de dix ans (2013-2014 à 2022-2023) au cours de laquelle il a aidé les conseils scolaires de district à optimiser les occasions offertes à l’ensemble des élèves pour réussir en FLS.
Bien que la mise en œuvre du cadre soit terminée, le document lui-même demeure un guide précieux pour soutenir les progrès continus en matière d’enseignement du FLS.
2.1.3 Réalisations dans le cadre de l’entente précédente
Au cours des cinq dernières années, le ministère a obtenu des résultats significatifs en matière de renforcement du FLS dans la province. Par exemple, le taux de participation des élèves aux programmes French Immersion a augmenté (augmentation de 1,2 % – le nombre d’élèves est passé de 246 144 en 2018-2019 à 249 179 en 2022-2023), le taux de participation des élèves du secondaire aux programmes Core French a aussi augmenté, un plus grand nombre d’occasions de participer à des activités culturelles en FLS a été offert aux élèves et le rendement des élèves s’est amélioré. Ces résultats sont le fruit de multiples initiatives mises en œuvre dans le cadre de l’ancienne Entente Canada-Ontario relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle, qui soutenaient à la fois les éducatrices et éducateurs en FLS et les élèves.
Plus précisément (2018-2019 par rapport à 2022-2023) :
- Le nombre d’élèves inscrits aux programmes de FLS (Core French, Extended French et French Immersion) au palier primaire a augmenté de 1,0 % (le nombre d’inscriptions est passé de 869 018 à 877 449).
- Le nombre d’élèves inscrits aux programmes Core French au cycle primaire (de la 1re à la 3e année) a augmenté de 9,2 %.
- Le nombre d’élèves ayant des besoins en éducation spécialisée et inscrits au programme Core French de 9e année a augmenté de 0,9 %.
- Le nombre d’élèves inscrits aux programmes French Immersion au palier secondaire a augmenté de 15,9 %.
- Le pourcentage d’élèves de la 4e à la 8e année inscrits aux programmes de FLS qui ont atteint au moins le niveau 3 dans leur note finale pour leurs cours de français a augmenté de 2 % (passant de 78,8 % à 80,8 %).
- Le pourcentage d’élèves qui obtiennent leur DESO et qui ont un crédit de FLS en 12e année a augmenté de 0,6 %.
- Le pourcentage approximatif d’écoles qui ont offert le programme French Immersion ou le programme Extended French a augmenté de 0,9 %.
- Le nombre d’élèves des programmes de FLS qui ont participé à des activités d’apprentissage enrichies a augmenté de plus de 89 913 (passant de 249 569 à 339 482).
- Le nombre d’élèves des programmes de FLS qui ont participé à des activités d’apprentissage enrichies prolongées (se déroulant sur plusieurs jours) a augmenté de 33 % (passant de 3 750 à 4 985).
- Les bourses accordées aux enseignantes et enseignants de FLS pour participer aux programmes d’été de FLS ont augmenté de 68,3 % (passant de 79 à 133).
- Le nombre de séances au cours desquelles les enseignantes et enseignants de FLS accèdent aux ressources d’apprentissage professionnel en ligne a augmenté, passant de 25 550 à 32 700.
Le ministère continue d’augmenter le nombre de ressources destinées aux directrices et directeurs d’école et aux enseignantes et enseignants de FLS qui sont offertes sur le site Web de Transformons le français langue seconde (www.transformingfsl.ca/fr/). Ces ressources servent à éclairer les pratiques d’enseignement et d’évaluation ainsi qu’à offrir aux éducatrices et aux éducateurs des occasions professionnelles liées aux approches actuelles d’enseignement et d’apprentissage en FLS. Les ressources les plus récentes sont axées sur les connaissances et les habiletés fondamentales en lecture ainsi que le développement de lectrices et de lecteurs compétents.
- Le document intitulé Développer des lecteurs compétents et engagés en immersion française (2023) aide les éducatrices et les éducateurs à offrir un programme de littératie équitable, inclusif, adapté et complet pour garantir à chaque élève le droit fondamental d’apprendre à lire.
- Le guide Éclairer le chemin vers la lecture pour chaque apprenant.e et illuminer la route offre aux éducatrices et éducateurs en classe un aperçu concret des prochaines étapes pour l’enseignement et l’apprentissage des compétences essentielles en lecture.
De nombreuses ressources et initiatives ont été élaborées au cours des 15 dernières années conformément au Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR), une norme internationale définissant les compétences en langues. En Ontario, le CECR est une initiative clé qui sert à orienter les pratiques d’enseignement et d’évaluation en FLS.
Tandis que les élèves continuent d’être évalués en fonction des attentes du curriculum et des catégories et niveaux de la grille d’évaluation du curriculum, le ministère effectue des recherches sur les points forts et les points à améliorer quant à la maîtrise du français des élèves dans le contexte d’un examen reconnu à l’échelle internationale, le Diplôme d’études en langue française (DELF). Utilisant les niveaux de compétence du CECR, l’examen du DELF évalue non seulement les compétences linguistiques, mais aussi les compétences sociolinguistiques, pragmatiques et générales. Au cours des cinq dernières années, plus de 9 300 élèves de FLS de 12e année (Core French, Extended French et French Immersion) de 50 conseils scolaires ont passé le DELF dans le cadre de cette recherche.
Un site Web (www.destinationdelf.ca), Destination DELF Ontario, a été créé pour offrir un soutien aux élèves et aux parents des élèves pour l’obtention du DELF.
L’offre d’occasions d’apprentissage aux élèves comprenait le financement d’un plus grand nombre d’activités visant à améliorer et à appliquer leurs compétences en communication orale. Le ministère a mis l’accent sur l’offre d’interactions significatives dans des situations authentiques, comme des expériences qui se déroulent sur plusieurs jours, afin de modifier de façon permanente la perspective des élèves sur la valeur de l’apprentissage du français.
Effets du financement supplémentaire
Le financement supplémentaire a permis d’élargir la portée des projets existants et de créer de nouvelles initiatives, par exemple :
- Avec l’autorisation de la France, une autre session d’examen du DELF, exceptionnellement offerte en Ontario, a été ajoutée au nombre habituel de sessions offertes au Canada.
- L’Ottawa-Carleton District School Board a entrepris un projet d’aides à l’enseignement du français dans le cadre duquel deux aides ont été embauchés pour décloisonner les cours de français dans les écoles ciblées.
- Le Greater Essex District School Board a mené un projet en collaboration avec les conseils scolaires de quatre autres régions de la province dans le cadre de programmes d’apprentissage pendant l’été (de la maternelle à la 3e année) axés sur les connaissances et les habiletés fondamentales en lecture (programmes d’immersion en français).
2.1.4 Défis
L’Ontario connaît une pénurie de personnel enseignant qualifié pour les programmes de FLS et de membres du personnel qui maîtrisent le français, ce qui a amené certains conseils scolaires à limiter l’accès aux programmes French Immersion et Extended French ou à réduire le niveau d’intensité de ces programmes.
Le ministère s’est associé à divers organismes pour élaborer une approche pluriannuelle visant à atteindre les objectifs primordiaux d’augmenter le bassin de candidates et de candidats qualifiés pour enseigner le FLS et d’améliorer la rétention du personnel dans les programmes de FLS. Les initiatives comprennent :
- la promotion, auprès des étudiantes et étudiants, des voies d’accès à l’enseignement du FLS;
- la mise à disposition de ressources d’apprentissage professionnel;
- l’étude d’approches novatrices dans le développement des compétences des enseignantes et des enseignants de FLS;
- la mise en place d’une formation et d’une certification pour les enseignantes et les enseignants francophones formés à l’étranger;
- le certificat en langue française et en gestion communautaire;
- l’élaboration d’un guide de recrutement pour les conseils scolaires de langue anglaise;
- la mise en place d’un outil d’évaluation en langue française;
- du soutien aux directrices et aux directeurs d’école.
Le ministère collabore avec des intervenants clés, l’Ontario Public School Boards’ Association (OPSBA) et l’Ontario Catholic School Trustees’ Association (OCSTA) pour trouver et mettre en œuvre des stratégies et des pratiques de recrutement et de rétention du personnel enseignant de FLS à haut rendement reposant sur cinq constatations clés :
- Les efforts de recrutement, d’embauche, de soutien et de rétention du personnel enseignant de FLS sont interreliés.
- Beaucoup d’unités administratives des conseils scolaires ont leur rôle à jouer dans les efforts d’amélioration, et la collaboration entre ces unités donne de meilleurs résultats.
- Une évaluation des compétences en français qui est réalisée au moment de l’embauche, qui est formative et digne de confiance et qui favorise le perfectionnement continu du personnel enseignant de FLS constitue une stratégie prometteuse de rétention.
- La coordination de l’apprentissage professionnel des enseignantes et des enseignants de FLS diminue l’isolement, renforce leur confiance et témoigne de l’importance accordée par un conseil scolaire à l’acquisition d’une seconde langue.
- Un soutien ciblé offert par la direction des programmes de FLS aux administrations scolaires entraîne des résultats positifs pour les programmes de FLS et leur personnel enseignant.
2.2 Priorités
Comme mentionné précédemment, la mise en œuvre du Cadre stratégique pour l’apprentissage du français langue seconde dans les écoles de l’Ontario de la maternelle à la 12e année était le principal moyen de renforcer les programmes de FLS, d’accroître l’appréciation et le soutien des éducatrices et des éducateurs de FLS et d’augmenter la confiance du public dans l’enseignement du FLS.
Au cours de la période de dix ans couverte par le cadre stratégique (de 2013 à 2023), les conseils scolaires étaient tenus d’élaborer et de soumettre au ministère des plans triennaux de FLS comprenant des objectifs particuliers mesurables conformes aux trois objectifs provinciaux de FLS et de rendre compte des progrès réalisés dans l’atteinte de ces objectifs.
L’un des principes directeurs du FLS, comme le souligne le cadre, est que « [les] programmes de FLS s’adressent à tous les élèves ». Deux documents d’accompagnement du cadre ont été élaborés pour mettre en application ce principe : Inclure les élèves ayant des besoins particuliers dans les programmes de français langue seconde : Guide à l’intention des écoles de l’Ontario (2015) et Accueillir les apprenantes et les apprenants de la langue anglaise au sein des programmes de français langue seconde (2016).
Le système d’éducation de l’Ontario doit respecter la diversité, favoriser l’éducation inclusive et chercher activement à repérer et à éliminer les obstacles qui limitent la capacité des élèves à apprendre, à s’épanouir et à contribuer à la société, à tous les niveaux. Le ministère, animé par une culture d’amélioration continue, collaborera avec les conseils scolaires et les intervenants en FLS, pour favoriser l’équité et l’inclusion dans les programmes de FLS. Pour ce faire, il mettra en place des mesures visant à cerner et à éliminer les obstacles systémiques et les pratiques pédagogiques nuisant au rendement et au bien-être des élèves.
2.3 Processus de consultation
En 2010, le ministère a mis sur pied le Groupe de travail provincial sur le FLS. Ce groupe est composé de conseillères ou conseillers scolaires, d’administratrices ou administrateurs d’écoles et de conseils scolaires, d’enseignantes ou enseignants, d’élèves, de parents, de membres de l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario ainsi que de chercheuses et chercheurs. Le groupe discute de questions pertinentes pour le FLS en Ontario, y compris du plan d’action pour le FLS élaboré dans le cadre des ententes Canada-Ontario relatives à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle.
Les consultations portant précisément sur le plan d’action de 2024-2028 pour le FLS ont débuté en 2024. Au printemps 2024, le Groupe de travail provincial sur le FLS a été consulté sur des concepts préliminaires pour l’élaboration du plan. Cette consultation a été suivie d’une série de téléconférences avec les conseils scolaires de langue anglaise de la province pour leur donner l’occasion de préciser ce qu’ils considéraient comme des domaines prioritaires en matière de FLS. De plus, les 60 conseils scolaires de langue anglaise ont eu l’occasion de répondre à un sondage électronique qui visait à recueillir leurs commentaires concernant le contenu du plan d’action pour le FLS.
Grâce à ce sondage, le ministère a pu recueillir des idées sur la façon de maximiser les occasions d’apprentissage bilingue pour les élèves, tout en améliorant l’efficacité et la responsabilité au sein du système d’éducation.
Pour qu’ils puissent offrir aux élèves des possibilités équitables de réussir et se conformer aux initiatives provinciales, les conseils scolaires ont exprimé, au cours de discussions avec le ministère sur le FLS, leur besoin de soutien supplémentaire dans les domaines du décloisonnement et de l’alphabétisation des jeunes enfants en FLS.
De façon plus générale, les conseils scolaires de district et d’autres intervenants ont également exprimé leur besoin de soutien pour le recrutement et la rétention du personnel enseignant de FLS. Cette pénurie de personnel enseignant de FLS s’explique par la combinaison des facteurs suivants : l’augmentation des inscriptions aux programmes French immersion et Extended French, la diminution du nombre d’enseignantes et d’enseignants dans les postes en FLS et les changements apportés à la formation initiale des enseignantes et enseignants qui ont réduit de moitié le nombre de diplômées et diplômés.
3. Enseignement postsecondaire – langue française et français langue seconde
3.1 État actuel de la situation
3.1.1 Le système
L’Ontario compte neuf établissements d’enseignement postsecondaire de langue française ou bilingues qui proposent des programmes postsecondaires en français et/ou bilingues :
- deux universités de langue française, à savoir l’Université de l’Ontario français (UOF) et l’Université de Hearst;
- trois universités bilingues, à savoir l’Université d’Ottawa et son établissement fédéré (Université Saint-Paul), et l’Université Laurentienne;
- le campus Glendon de l’Université York, qui offre des programmes bilingues;
- l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto, qui offre des programmes d’études en français;
- deux collèges de langue française, à savoir le Collège Boréal et La Cité.
Au cours de l’année scolaire 2022-2023, près de 33 000 étudiantes et étudiants étaient inscrits à un programme offert entièrement ou partiellement en français dans un établissement d’enseignement postsecondaire de langue française ou bilingue en Ontario, avec plus de 8 700 inscrits à un programme collégial en français et plus de 24 000 inscrits à un programme universitaire en français.
En 2023-2024, l’Université de Sudbury ne proposait aucun programme postsecondaire, tandis que le Collège universitaire dominicain a mis un terme à son offre de programmes postsecondaires.
3.1.2 Programmes
Tous les établissements d’enseignement postsecondaire de langue française et bilingues offrent des programmes entièrement ou partiellement en français. Tous les programmes offerts par l’UOF, l’Université de Hearst, le Collège Boréal et La Cité sont entièrement en français, tandis que les autres universités offrent des programmes entièrement ou partiellement en français.
Les établissements bilingues permettent aux étudiantes et étudiants de poursuivre leurs études dans l’une ou l’autre des langues officielles. Ces établissements offrent un soutien supplémentaire pour aider les étudiantes et étudiants ayant des profils linguistiques divers à poursuivre leurs études en français (p. ex. accompagnement linguistique, tutorat, cours supplémentaires pour les apprenantes et les apprenants en FLS, prise de notes, etc.).
3.1.3 Structure de gouvernance et de leadership
Le ministère des Collèges et Universités (MCU) assume la responsabilité du système d’éducation postsecondaire de l’Ontario.
Le ministère fournit du financement pour le fonctionnement et les immobilisations aux universités et collèges financés par les fonds publics, établit des objectifs provinciaux pour l’utilisation des fonds publics et conçoit des cadres pour atteindre ces objectifs. En outre, le ministère veille à ce que toutes les personnes admissibles aient accès à une éducation postsecondaire de qualité en mettant en place des règlements relatifs aux droits de scolarité, de l’aide aux étudiantes et étudiants, un financement ciblé, des mécanismes de responsabilisation et des occasions d’apprentissage par l’expérience.
3.2 Réalisations dans le cadre des ententes précédentes
Les fonds accordés dans le cadre de l’Entente Canada-Ontario relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle de 2019-2020 à 2022-2023 et l’Entente Canada-Ontario relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle de 2023-2024 ont soutenu les efforts de l’Ontario pour réduire les écarts importants qui existent entre les systèmes d’éducation postsecondaires de langue française et de langue anglaise.
Au cours de cette période, une diminution globale du nombre de programmes en français offerts par les collèges et les universités de langue française et bilingues a été observée. Cette diminution est principalement attribuable à l’annulation ou à l’élimination progressive par certains établissements (p. ex. l’Université Laurentienne) de programmes avec peu d’inscriptions ou aucune inscription, ainsi qu’à la décision du Collège universitaire dominicain et de l’Université de Sudbury de ne plus offrir de programmes. Cette observation concorde avec les efforts déployés par les établissements d’enseignement postsecondaire bilingues et de langue française pour revoir et moderniser leurs offres de programmes. Toutefois, l’annulation de certains programmes a également coïncidé avec le lancement de plusieurs autres programmes visant à répondre aux demandes des étudiantes et étudiants et du marché du travail, comme à la demande pour le nouveau baccalauréat en sciences infirmières à La Cité.
Le nombre total d’inscriptions aux programmes offerts entièrement ou partiellement en français dans les établissements d’enseignement postsecondaire bilingues et de langue française de l’Ontario a augmenté durant cette période, passant d’environ 30 550 étudiantes et étudiants en 2020-2021 à environ 33 226 en 2023-2024. Cette hausse peut être attribuable en partie à diverses activités de recrutement financées dans le cadre de l’entente précédente, comme les bourses d’études supplémentaires offertes par l’Université d’Ottawa aux étudiantes et étudiants francophones et une campagne promotionnelle en ligne lancée par le Collège Boréal.
Les étudiantes et étudiants inscrits à des programmes postsecondaires en français et bilingues ont continué à bénéficier de mesures de soutien supplémentaires pour favoriser leur rétention et leur réussite scolaire dans les programmes postsecondaires en français, comme recevoir du soutien linguistique et de l’aide en rédaction.
Du financement complémentaire a permis la réalisation de nombreux projets de durée limitée visant à répondre à des besoins émergents ou urgents dans le secteur postsecondaire francophone, notamment :
- l’établissement de programmes de baccalauréat au Collège Boréal;
- la transformation numérique, la veille stratégique et des microcertifications en cybercitoyenneté à La Cité;
- l’amélioration et la croissance d’une université « par et pour » les francophones (Université de Hearst);
- l’amélioration, l’élargissement et la rationalisation de l’offre de programmes postsecondaires en français à l’Université d’Ottawa (p. ex. amélioration des programmes en STIM et création de plusieurs nouveaux programmes en santé et en gestion);
- l’amélioration des programmes et services en français pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire au Collège universitaire Glendon.
Du financement supplémentaire a aussi permis de réaliser plusieurs projets de développement des immobilisations, notamment :
- la création d’un centre d’excellence en matière d’enseignement et d’apprentissage en langue française à l’Université d’Ottawa;
- la rénovation et l’aménagement d’espaces d’enseignement et d’apprentissage pour le programme de pharmacie en français de l’Université d’Ottawa;
- l’aménagement d’espaces d’enseignement et d’apprentissage pour les programmes de sciences de la santé en français de l’Université d’Ottawa;
- la rénovation d’un laboratoire d’innovation culinaire et de mixologie de La Cité;
- la rénovation des locaux et du système de circulation d’air du campus de Nipissing du Collège Boréal.
3.3 Défis
Au cours des trois dernières décennies, le gouvernement de l’Ontario a démontré un profond engagement à développer un système d’éducation postsecondaire en langue française par l’offre de subventions annuelles et un soutien ciblé. Ce soutien financier continu permet aux établissements d’enseignement postsecondaire bilingues et de langue française de continuer à offrir des cours avec un nombre limité d’étudiantes et étudiants, un problème récurrent dans les programmes en français.
Cependant, ces établissements font encore face à des défis particuliers. En voici des exemples :
- Nécessité d’attirer une clientèle variée et répartie sur un vaste territoire (p. ex. les diplômées et diplômés des écoles de langue française et d’immersion, les nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants et les apprenantes et apprenants adultes);
- Coût élevé d’offrir une gamme de programmes et de services pertinents et de haute qualité à cette clientèle, en l’absence d’économies d’échelle et en raison de l’augmentation des coûts des ressources en contexte de langue de la minorité;
- Difficulté de répondre aux besoins socioéconomiques changeants liés au marché du travail et aux modifications importantes de la géodémographie de l’Ontario français;
- Importance de créer et de maintenir la gamme de programmes et de services en français qui sont offerts à différents paliers par les établissements (p. ex. programmes secondaires, diplômes d’études collégiales, diplômes universitaires) afin de fournir de la formation et du perfectionnement aux adultes, aux élèves adultes et aux apprenantes et apprenants francophones dans l’ensemble du système d’éducation postsecondaire de langue française de l’Ontario;
- Besoin de mettre en place des activités et des services spécialisés de recrutement et de rétention afin de communiquer et d’offrir les avantages de l’enseignement postsecondaire en français en contexte de langue de la minorité et de langue seconde;
- Besoin émergent de répondre aux changements dans les politiques et les pratiques de recrutement d’étudiantes et d’étudiants étrangers afin de conserver les avantages sociaux et économiques de l’immigration de personnes francophones hautement instruites dans les communautés francophones et multilingues de l’Ontario.
L’Ontario a pris des mesures pour offrir un meilleur accès aux programmes de langue française dans le Centre et le Sud-Ouest de l’Ontario. Premièrement, la province a approuvé le financement du Collège Boréal pour qu’il puisse souscrire un bail à long terme à Toronto pendant la construction de son nouveau campus. Depuis septembre 2023, le Collège Boréal exerce ses activités à partir d’un nouvel emplacement situé dans le Distillery District.
Deuxièmement, l’Ontario et le Canada ont négocié une entente pour financer la création de l’UOF.
Troisièmement, la province a accordé un financement à La Cité pour qu’elle développe et étende son modèle d’offre de programmes MobiliCité. MobiliCité est un modèle de prestation immersif, hybride, mobile, flexible et rentable qui intègre le programme dans le milieu de travail. Sept programmes utilisant ce modèle unique de prestation de programmes sont maintenant offerts à Toronto.
3.4 Priorités pour l’avenir
Sur la base des éléments inclus dans le protocole, l’Ontario a élaboré ses objectifs prioritaires de manière à mettre en œuvre les stratégies énoncées dans son plan d’action, et visera les quatre objectifs suivants :
- Améliorer l’accès aux programmes collégiaux et universitaires en français, notamment à ceux qui cadrent avec la demande étudiante et la demande sur le marché du travail;
- Augmenter la participation des étudiantes et étudiants francophones à l’éducation postsecondaire en langue française;
- Favoriser la rétention des diplômées et diplômés des écoles secondaires de langue française dans le système d’éducation postsecondaire de langue française de l’Ontario;
- Multiplier les collaborations et les partenariats entre les établissements d’enseignement postsecondaire de langue française pour améliorer l’efficacité ou réaliser des économies d’échelle.
Lancée en décembre 2023, la Table de concertation postsecondaire francophone de l’Ontario est une table ronde de collaboration provinciale qui est composée des présidentes, présidents, rectrices, recteurs, directrices et directeurs de l’ensemble des universités et collèges publics qui offrent des programmes bilingues et en français.
Conformément aux priorités de l’Ontario pour l’avenir, les membres de la table seront encouragés à explorer les possibilités en ce qui a trait à ce qui suit :
- Création de nouveaux partenariats et mécanismes de collaboration afin d’élargir la gamme de programmes offerts dans les domaines à forte demande (p. ex. STIM, formation à l’enseignement, soins de santé, formation juridique, programmes bilingues et partenariats entre collèges et universités);
- Amélioration de l’accès aux programmes en demande existants (p. ex. prestation partagée de programmes, la mise à l’échelle des approches d’apprentissage numérique);
- Partage de ressources administratives (p. ex. services financiers, services de registraire, services aux élèves, services de bibliothèque et de TI, études de marché et services de recrutement);
- Collaboration lors d’activités de recrutement d’étudiantes et d’étudiants canadiens et étrangers afin de former des cohortes viables pour les programmes postsecondaires.
3.5 Processus de consultation
Le MCU rencontre régulièrement des intervenantes et des intervenants franco-ontariens travaillant dans le secteur de l’éducation postsecondaire pour discuter de leurs besoins et connaître leurs attentes dans le cadre de la présente entente.
En décembre 2023, le MCU a lancé la Table de concertation postsecondaire francophone de l’Ontario, qui rassemble des présidentes, présidents, rectrices, recteurs, directrices et directeurs de collèges et d’universités bilingues et de langue française.
Ce forum vise à faciliter les communications stratégiques avec le MCU et à favoriser la collaboration pour atteindre des objectifs communs ayant trait à l’amélioration de l’accès aux programmes et services de haute qualité en français et au renforcement de la viabilité par le partage de ressources et de l’expertise.
Lors de la réunion de la table de concertation qui a eu lieu le 18 novembre 2024, le MCU s’est entretenu avec des leaders d’établissements d’enseignement postsecondaire bilingues et de langue française de l’Ontario afin de donner de l’information au sujet de l’élaboration du plan d’action de l’Ontario conformément au nouveau Protocole des langues officielles dans l’enseignement et à la formule de financement servant à déterminer les allocations de fonds des gouvernements provincial et fédéral pour l’éducation postsecondaire en langue française.
Plus précisément, les présidentes, présidents, rectrices, recteurs, directrices et directeurs des collèges et universités bilingues et de langue française ont formulé des commentaires sur les indicateurs et objectifs de rendements proposés pour le plan d’action 2024-2028. Par exemple, en établissant des objectifs, ces leaders ont mis en lumière l’importance de tenir compte des défis actuels concernant les tendances démographiques et la baisse du nombre d’inscriptions de candidates et de candidats de l’étranger en raison de la limite récemment imposée par le gouvernement fédéral pour la délivrance de permis d’études aux étudiantes et aux étudiants étrangers. Les leaders ont aussi fait remarquer que le concept de la première langue officielle parlée aiderait à calculer le nombre d’étudiantes et d’étudiants en FLS qui sont inscrits dans des programmes de langue française.
Des principes directeurs pour l’établissement d’une formule de financement pour les services et programmes en français ont aussi été proposés, comme utiliser des formules de financement existantes s’étant avérées efficaces, tenir compte des coûts réels engagés par les établissements pour la prestation de services et de programmes en français et offrir des mesures incitatives pour la collaboration.
4. Personnel éducatif – recrutement et rétention du personnel enseignant
4.1 État actuel de la situation
4.1.1 Le système
Quatorze universités financées par les fonds publics offrent des programmes de formation à l’enseignement en Ontario. Seulement trois d’entre elles offrent des programmes de formation à l’enseignement en langue française :
- l’Université d’Ottawa;
- l’Université Laurentienne;
- l’Université de l’Ontario français (UOF).
Treize des quatorze universités (toutes, sauf l’UOF) offrent des programmes de formation à l’enseignement en langue anglaise.
De manière générale, les enseignantes et enseignants ayant réussi le programme de formation à l’enseignement en langue anglaise peuvent enseigner dans les écoles de langue anglaise financées par les fonds publics (y compris les programmes French Immersion). De même, les enseignantes et enseignants ayant réussi le programme de formation à l’enseignement en langue française peuvent enseigner dans les écoles de langue française financées par les fonds publics.
4.1.2 Programmes
Pour devenir une enseignante agréée ou un enseignant agréé en Ontario, il faut obtenir un diplôme d’études postsecondaires et suivre un programme de formation à l’enseignement pour enseigner des matières d’éducation générale, ou obtenir un diplôme ou un diplôme de niveau avancé ou un certificat acceptable et posséder une expérience de travail, puis suivre un programme de formation à l’enseignement, pour enseigner des matières d’éducation technologique.
Pour enseigner le FLS dans des programmes Core French, Extended French ou French Immersion, une personne doit posséder une qualification en FLS. La qualification en FLS peut être obtenue soit comme qualification de base (pendant le programme de formation à l’enseignement), soit comme qualification additionnelle (après le programme de formation à l’enseignement, dans le cadre d’une formation de développement professionnel/formation continue).
4.1.3 Structure de gouvernance et de leadership
Le ministère de l’Éducation est responsable de veiller sur la main d’œuvre éducative en Ontario.
Le ministère des Collèges et Universités (MCU) fournit du financement pour le fonctionnement aux universités financées par les fonds publics afin qu’elles offrent des programmes de formation à l’enseignement.
L’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (OEEO) est responsable de la réglementation de la profession enseignante et a le pouvoir d’établir et de faire respecter des normes de pratique pour ses membres. Les responsabilités de l’OEEO comprennent la délivrance de brevets d’enseignement (c.-à-d. d’autorisations d’enseigner) et l’agrément de programmes de formation à l’enseignement et de programmes de qualification additionnelle.
4.2 Réalisations dans le cadre des ententes précédentes
En juin 2021, l’Ontario a lancé sa stratégie de recrutement et de rétention du personnel enseignant de langue française s’étalant sur quatre ans (2021-2025) pour faire face à la pénurie de personnel enseignant de langue française et de FLS dans les systèmes scolaires de langue française et de langue anglaise. Cette stratégie repose sur quatre axes d’intervention :
- Mieux faire connaître les parcours d’enseignement, notamment déployer des efforts de recrutement dans des pays francophones;
- Éliminer les obstacles aux programmes de formation à l’enseignement;
- Assouplir les programmes de formation à l’enseignement;
- Créer des environnements qui soutiennent l’enseignement.
De 2021-2022 à 2023-2024, l’Ontario a investi plus de 23 millions de dollars pour la mise en œuvre de la stratégie. Une part importante de ce financement a été fournie par le Canada dans le cadre de l’Entente Canada-Ontario relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle de 2019-2020 à 2022-2023 et de l’Entente Canada-Ontario relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle de 2023-2024.
Les réalisations suivantes sont parmi celles qui ont été rendues possibles grâce à ce financement :
- L’établissement et la prestation à l’Université d’Ottawa d’un programme de formation à l’enseignement technologique en français en plusieurs parties. Ce programme a permis à huit personnes d’obtenir un diplôme en date de mars 2024;
- L’établissement et la prestation à l’Université Queen’s d’un programme de formation à l’enseignement du FLS aux cycles primaire et moyen en plusieurs parties. Ce programme a accueilli sa première cohorte en mai 2022 (21 étudiantes et étudiants), et sa deuxième cohorte en mai 2023 (30 étudiantes et étudiants);
- L’ajout de 70 places (équivalent à temps plein) réservées aux programmes de formation à l’enseignement en français à l’Université d’Ottawa en 2023-2024;
- La création d’un portail de recrutement pour le personnel enseignant francophone formé à l’étranger (« La Passerelle »), qui a permis à 100 enseignantes et enseignants d’être agréés par l’OEEO et d’obtenir un poste dans un des conseils scolaires de langue française de l’Ontario, en date de mars 2024;
- L’offre de bourses à plus de 1 800 enseignantes et enseignants de langue française pour couvrir les coûts des cours de qualification additionnelle et de qualification de base additionnelle;
- La création de trois nouveaux cours de qualification additionnelle pour le personnel enseignant de FLS.
Ces initiatives ont favorisé le recrutement et la rétention du personnel enseignant de langue française et de FLS en Ontario.
4.3 Défis
Le nombre d’écoles de langue française et les effectifs scolaires continuent d’augmenter, mais le nombre d’enseignantes et d’enseignants nouvellement agréés pouvant enseigner dans des écoles de langue française n’est pas suffisant pour faire face à la demande croissante et au remplacement des enseignantes et des enseignants qui quittent la profession, ce qui entraîne un déficit structurel d’enseignantes et d’enseignants qualifiés dans le système d’éducation en langue française.
En raison de la pénurie actuelle d’enseignantes et d’enseignants qualifiés, les conseils scolaires de langue française comptent sur des personnes non agréées embauchées en vertu de permissions intérimaires pour pourvoir les postes vacants. Au cours des dernières années, le nombre de personnes non agréées embauchées en vertu de permissions intérimaires par les conseils scolaires de langue française a atteint un record en 2021-2022, puis a diminué en 2022-2023 et en 2023-2024. Toutefois, ce nombre est demeuré proportionnellement élevé par rapport aux conseils scolaires de langue anglaise.
Dans le système d’éducation en langue anglaise, il existe une parité relative entre l’offre et la demande en ce qui concerne le personnel enseignant en général. Cependant, des défis se posent en matière de recrutement de personnel enseignant dans des domaines précis, comme en FLS, qui suivent des tendances semblables (p. ex. augmentation de la demande et du nombre d’inscriptions d’élèves dans les programmes French Immersion).
Les défis particuliers liés au personnel éducatif de langue française et de FLS sont les suivants :
- Offre limitée de programmes de formation à l’enseignement en langue française;
- Bassin restreint d’enseignantes et d’enseignants potentiels de langue française et de FLS;
- Obstacles au recrutement, à l’intégration et à la rétention d’enseignantes et d’enseignants de langue française et de FLS (p. ex. niveau de maîtrise du français, isolement dans l’école ou la communauté).
4.4 Priorités pour l’avenir
Même si la Stratégie ontarienne de recrutement et de rétention du personnel enseignant de langue française devrait prendre fin de manière progressive en 2025, l’Ontario maintient son engagement d’augmenter le nombre d’enseignantes et d’enseignants de langue française et de FLS qualifiés travaillant au sein de son système d’éducation.
Pour répondre à cette grande priorité, l’Ontario prévoit de continuer à offrir un soutien stable à ses partenaires dans le système d’éducation en langue française pour leur permettre de continuer à mettre en œuvre des initiatives ayant eu du succès dans les dernières années. En voici des exemples :
- Financement d’initiatives annuelles de recrutement et de rétention du personnel enseignant menées par les conseils scolaires (p. ex. remboursement des cours de qualification additionnelle après leur réussite);
- Fonds pour appuyer la prestation continue, à l’Université d’Ottawa, de programmes de formation à l’enseignement technologique en langue française;
- Fonds pour soutenir l’entretien du portail en ligne de recrutement de personnel enseignant de langue française ayant suivi leur formation à l’étranger.
De plus, l’Ontario prévoit d’utiliser les contributions fédérales supplémentaires pour soutenir de nouveaux projets qui répondent aux besoins continus ou émergents. Un exemple est la création d’un sondage de sortie à l’échelle du système pour mieux comprendre l’attrition en début de carrière chez le personnel enseignant de langue française.
Enfin, l’Ontario continue d’explorer la possibilité de mener un plus grand nombre d’interventions structurelles qui sont liées à la formation à l’enseignement et qui pourraient augmenter considérablement l’offre de personnel enseignant.
4.5 Processus de consultation
À l’automne 2021, l’Ontario a créé un Comité de mise en œuvre pour l’application de la Stratégie de recrutement et de rétention du personnel enseignant de langue française s’étalant sur quatre ans (2021-2025). Outre les représentantes et représentants du ministère de l’Éducation et du MCU, le Comité est composé de représentantes et de représentants des partenaires en éducation suivants :
- Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (OEEO);
- Faculté d’éducation de l’Université Laurentienne;
- Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa;
- Université de l’Ontario français (UOF);
- Conseil ontarien des directions de l’éducation de langue française (CODELF);
- Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO);
- Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC);
- Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO);
- Association des directions et directions adjointes des écoles franco-ontariennes (ADFO).
Grâce au Comité de mise en œuvre et à ses sous-comités, le ministère de l’Éducation et le MCU mènent des consultations avec leurs partenaires en éducation sur les récents événements, défis, priorités et occasions concernant le recrutement et la rétention du personnel enseignant de langue française. Ces consultations ont aidé à établir la mesure du rendement et les activités prévues par le gouvernement de l’Ontario pour 2024-2028. Voici des exemples :
- Le sondage de sortie à l’échelle du système, qui a été mentionnée précédemment, est un projet découlant directement de ces consultations. Elle est menée en collaboration avec des partenaires en éducation dans le but d’éclairer les stratégies de rétention du personnel enseignant. Un des sous-comités en est responsable.
- L’objectif du gouvernement de l’Ontario d’augmenter le nombre de diplômées et diplômés de programmes de formation à l’enseignement en langue française (nombre qui figure dans l’indicateur et l’objectif de rendement) est également une des priorités exprimées par les partenaires en éducation.
De plus, le ministère de l’Éducation consulte régulièrement les intervenants au sujet du recrutement et de la rétention du personnel enseignant de langue française et de FLS par l’intermédiaire d’autres mécanismes que ceux susmentionnés, comme le Groupe de travail provincial sur le FLS.
