Ens 2 Mike Samuels – il n’est jamais trop tard pour servir
Par Archana Cini, le journal The Lookout, révisé par les Affaires publiques de la Marine royale canadienne – 14 septembre 2026
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Ens 2 Mike Samuels. Photo : Bryson Bodman, journal The Lookout
À 49 ans, l’enseigne de vaisseau de 2e classe (Ens 2) Mike Samuels s’est retrouvé à porter un lourd sac à dos, à courir aux côtés de candidats souvent deux fois moins âgés que lui et à peiner à suivre le rythme pendant la Qualification militaire de base des officiers (QMB[O]).
En tant que membre le plus âgé d’un peloton d’environ 60 candidats, l’écart d’âge était particulièrement évident pendant l’entraînement physique.
« C’était difficile, je ne vais pas mentir », admet-il. « Au début, mes genoux et mes hanches n’étaient vraiment pas à la hauteur. »
Voir de jeunes candidats dépasser des objectifs qu’il s’efforçait encore d’atteindre était frustrant.
« Ce n’était pas de la gêne ou de la honte. C’était vraiment de la frustration, parce qu’on sait qu’il faut suivre le rythme et qu’on le veut tellement. »
Ce qui lui a permis de tenir le coup, ce n’est pas seulement sa détermination, mais aussi le soutien des personnes qui l’entouraient.
« Lorsque je portais un très gros sac et que je me retrouvais à genoux en devant me relever rapidement, mes camarades de peloton m’aidaient », raconte-t-il. « L’esprit d’équipe encouragé par les instructeurs a été l’une des leçons les plus précieuses que j’ai apprises pendant la QMB(O). »
À la fin de l’instruction, il avait accompli quelque chose dont il avait déjà douté être capable.
« J’étais fier de réussir à suivre le rythme. »
Cet accomplissement revêtait une signification particulière compte tenu de son parcours. Après 18 ans passés dans le secteur des télécommunications, Samuels recherchait un nouveau défi et un plus grand sentiment d’utilité.
« Je ne détestais pas mon travail », explique-t-il. « Mais ce n’était tout simplement pas le genre de travail qui me procurait le sentiment d’utilité ou de satisfaction que je recherchais. »
À 47 ans, pendant la pandémie de COVID-19, il a présenté une demande d’enrôlement dans les Forces armées canadiennes (FAC).
« Ce pays m’a énormément apporté. J’ai vu dans les Forces l’occasion de redonner à mon tour, tout en ajoutant un peu d’aventure à ma vie. »
Au cours du processus de demande d’emploi de deux ans, il s’est préparé à la vie militaire en occupant des emplois physiquement exigeants chez Purolator et dans un centre de distribution Costco.
Ses efforts ont été récompensés lorsque son offre d’emploi des FAC est arrivée le jour de son anniversaire.
« Si je me souviens bien, il y avait deux personnes dans la trentaine ou la quarantaine, et j’étais de loin le plus âgé », se rappelle-t-il en souriant.
Après son arrivée à la BFC Esquimalt, l’Ens 2 Samuels a commencé son instruction en tant qu’officier de guerre navale (OGN), l’un des groupes professionnels les plus exigeants de la MRC.
Comme lors de la QMB(O), bon nombre de ces camarades stagiaires à l’instruction d’OGN étaient plus jeunes que lui de plusieurs dizaines d’années.
« Nous plaisantons souvent à ce sujet, parce que certains d’entre eux auraient pu être mes enfants », déclare-t-il en riant.
Avec le temps, la différence d’âge a fait place à la camaraderie et au respect mutuel. Tout au long de son parcours dans la Marine, l’Ens 2 Samuels a appris à compter sur les personnes qui l’entourent, quel que soit leur âge.
À mi-parcours de son instruction, toutefois, il a décidé de choisir un autre groupe professionnel au sein de la MRC, après avoir réfléchi au temps qu’il devrait passer loin de sa famille.
« À cette étape de ma vie, être loin de ma famille tout en poursuivant mon instruction et en continuant d’apprendre représente un défi. En revanche, en changeant de groupe professionnel, je peux soutenir les opérations et servir immédiatement, au meilleur de mes capacités. »
Aujourd’hui, l’Ens 2 Samuels travaille au Bureau des affaires publiques de la BFC Esquimalt, où il contribue à mieux faire connaître les FAC et la MRC grâce aux activités de communication et de sensibilisation.
Lorsqu’on lui a demandé ce qui fait un bon marin, il n’a pas parlé de missiles, d’hélicoptères ou d’opérations de grande envergure.
« Les médias sociaux et les actualités ont tendance à montrer le côté spectaculaire du service naval : les missiles, les hélicoptères, les opérations interarmées avec les marines alliées », fait-il remarquer. Bien que cela attire l’attention, ce n’est pas nécessairement ce qui fait un excellent marin.
Selon l’Ens 2 Samuels, un marin se définit plutôt par les moments que personne ne voit.
« Assurer le quart toute la nuit en demeurant tout aussi vigilant et concentré; remarquer les moindres détails lorsque tout le monde dort et intervenir au besoin; veiller sur les plus jeunes membres de l’équipage et s’assurer qu’ils reçoivent le soutien nécessaire », explique-t-il.
« À mes yeux, un bon marin s’impose des normes élevées à toute heure, chaque jour. »
Cet article a été publié à l’origine dans le journal The Lookout. Lire la version complète.
