« La chose la plus courageuse que j’aie jamais faite a été de m’enrôler dans la Marine » : Le service d’Agnes Richardson en tant que « Wrens »
Le 24 avril, 2026 - La Marine royale canadienne
Légende
Agnes Stewart Richardson, vétérane de la Seconde Guerre mondiale et ancienne membre du Service féminin de la Marine royale du Canada, pose pour un portrait portant ses médailles de service.
Le 4 mars 2026, la Marine royale canadienne a rendu hommage à un marin exceptionnel. Agnes Richardson était l’une des dernières survivantes du Service féminin de la Marine royale du Canada (SFMRC) de la Seconde Guerre mondiale.
Née le 16 avril 1923, à Vancouver, élevée à Oak Bay, en Colombie-Britannique, Agnes Stewart Richardson a grandi dans une famille unie aux côtés de sa sœur Audrie. Elle a ensuite fréquenté Le Collège Victoria et travaillé à la Banque canadienne impériale de commerce, où elle a acquis de l’expérience en comptabilité et en administration financière. En 1943, elle s’est enrôlée dans la MRC avec sa sœur, et s’est jointe au SFMRC, communément appelé les « Wrens » en Anglais. À l’époque, les sous-marins infligeaient de lourdes pertes à la marine marchande alliée dans l’Atlantique Nord, exerçant une pression constante sur la capacité de la Marine royale canadienne à mobiliser et à soutenir ses forces. Le SFMRC, créé en 1942, a contribué à répondre à ces besoins en permettant aux femmes d’assumer des rôles essentiels à terre pour soutenir les opérations, ce qui a permis à davantage de marins de servir en mer.
Au cours de son service, elle a été affectée au Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) York à Toronto, puis au NCSM Avalon à St. John’s, à Terre-Neuve, un centre opérationnel essentiel pendant la bataille de l’Atlantique. Elle a passé plus d’un an à St. John’s pendant une période critique de la guerre. À l’époque, la ville servait de point de rassemblement central pour les convois alliés qui traversaient l’Atlantique Nord, les navires partant régulièrement pour escorter des navires marchands transportant des fournitures vitales vers l’Europe tout en faisant face à la menace persistante des sous-marins allemands.
Voir le sous-marin de près l’a profondément marqué. Malgré son rôle dans le conflit, Agnes se souvient d'avoir été frappée par sa petite taille, qui rappelait les conditions exiguës et dangereuses auxquelles étaient confrontés ceux qui servaient sous la surface. Ce moment traduisait également les réalités plus générales de la guerre en mer, où les pertes étaient subies des deux côtés et où les risques pour les marins étaient constants.
Des expériences comme celles-ci rappellent l’importance du travail accompli à terre. Le soutien administratif et logistique fourni par le SFMRC permettait de s’assurer que le personnel était recensé, payé et prêt à être déployé, et contribuait directement à la capacité de la Marine à assurer le maintien de ses opérations tout au long de la bataille de l’Atlantique.
Des années plus tard, en repensant à son service, Agnes décrivait son passage dans la Marine avec une humilité caractéristique : « C’était tout simplement une expérience formidable. Je n’ai rien à redire. »
C’est également au cours de son affectation à bord du NCSM Avalon qu’elle a rencontré son collègue officier de marine Mac Richardson, qu’elle a par la suite épousé. Ils ont noué des liens pendant la guerre, alors qu’ils servaient dans le même environnement opérationnel, forgés par leur expérience commune en uniforme.
Tout au long de sa vie, elle a fermement adhéré à une conviction simple : « L’amour gouverne le monde. »
