Consultations de 2026 sur les réformes d’Entrée express – Rapport final
Sommaire
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) examine une série de modifications aux principaux programmes fédéraux d’immigration économique gérés via Entrée express, et à son Système de classement global (SCG). Au printemps 2026, le Ministère a consulté un large éventail de partenaires, d’intervenants et le grand public sur les modifications potentielles à apporter au système. Les consultations comprenaient une série de tables rondes, des séances d’information, des commentaires recueillis au moyen d’observations écrites ainsi qu’un sondage public affiché sur la page Web d’IRCC relative aux consultations et à la mobilisation.
Aperçu et contexte
Notre système d’immigration joue un rôle essentiel pour soutenir la croissance économique et bâtir un avenir meilleur pour le Canada. IRCC s’engage à veiller à ce que le système demeure adaptable et réponde aux besoins du Canada. Le nombre de candidats invités à présenter une demande de résidence permanente via Entrée express au cours d’une année civile donnée est déterminé par les cibles d’admission de résidents permanents du Plan des niveaux d’immigration du Canada.
IRCC examine les possibilités de simplifier les programmes fédéraux destinés aux travailleurs hautement qualifiés et de peaufiner le système de classement global en mettant l’accent sur les facteurs les plus étroitement associés à la réussite économique. Dans l’ensemble, les modifications potentielles visent à veiller à ce que le système Entrée express soit correctement calibré pour :
- Sélectionner les meilleurs talents au monde
- Obtenir de solides résultats économiques
- Améliorer le service à la clientèle
- Accroître l’efficacité des opérations
Les consultations ont permis de recueillir les points de vue de divers secteurs, régions et personnes pour aider à cerner les répercussions possibles des modifications envisagées.
À propos du présent rapport
Les conclusions résumées dans le présent rapport reflètent les points de vue des intervenants, des partenaires et des membres du public qui ont fait part de leurs commentaires dans le cadre de tables rondes, et qui ont répondu au sondage en ligne ou envoyé des observations écrites. Les résultats ne doivent pas être interprétés comme étant représentatifs de la population canadienne, de certaines régions ou de tous les intervenants et partenaires d’IRCC. Compte tenu du nombre impressionnant de réponses diversifiées, ce rapport met en valeur les faits saillants du processus de consultation.
Nos démarches de consultation concernant les réformes d’Entrée express
17 500
Répondants au sondage
1 021
Participants aux séances d’information
109
Participants aux tables rondes
42
Observations
écrites
Les participants aux tables rondes et aux séances d’information comprenaient des provinces et des territoires, des ministères fédéraux, des organismes francophones, des universitaires, des groupes de réflexion, des avocats et consultants en immigration, des organismes de réglementation, des groupes sectoriels et professionnels (employeurs), des organismes d’évaluation des titres de compétences scolaires, des établissements et des organismes d’enseignement, des organismes d’évaluation linguistique, des fournisseurs de services d’établissement, des nouveaux arrivants et des organismes de défense des droits des migrants.
Le sondage public était disponible sur la page Web de consultation et de mobilisation du Ministère du 23 avril 2026 au 24 mai 2026. Le Ministère a reçu un volume considérable de commentaires dans le cadre du sondage public, soit environ 17 500 réponses. La majorité des répondants (72 %) ont indiqué qu’ils espéraient immigrer au Canada via Entrée express.
Les répondants au sondage devaient préciser s’ils appartenaient à l’une des catégories suivantes :
- Candidats potentiels : J’espère immigrer via Entrée express
- Grand public : J’ai un intérêt général pour l’immigration
- Candidats retenus via Entrée express : J’ai immigré avec succès via Entrée express
- Employeurs : J’embauche des immigrants
- Avocats et consultants en immigration : Je donne des conseils en matière d’immigration
- Chercheurs : J’étudie les questions relatives à l’immigration
- Fournisseurs de services d’immigration : Je fournis des services aux immigrants
- Anonyme : Je préfère ne pas répondre
Les répondants au sondage se sont identifiés comme suit :
Version texte
Diagramme circulaire montrant comment les répondants au sondage se sont identifiés :
72 % ont indiqué espérer immigrer dans le cadre d’Entrée express.
9 % ont indiqué avoir un intérêt général pour l’immigration.
6 % ont indiqué avoir immigré avec succès dans le cadre d’Entrée express.
3 % ont indiqué qu’ils embauchent des immigrants (c.-à-d. employeurs).
2 % ont indiqué qu’ils fournissent des conseils en matière d’immigration (c.-à-d. avocat ou consultant en immigration).
2 % ont indiqué qu’ils étudient les questions relatives à l’immigration (c.-à-d. universitaire, chercheur, groupe de réflexion, etc.)
1 % ont indiqué qu’ils fournissent des services aux immigrants (c.-à-d. travaille pour un organisme de services d’établissement).
5 % ont indiqué qu’ils préfèrent ne pas révéler leur identité.
Répartition géographique
90 % des répondants étaient au Canada, dont 46,7 % en Ontario et 17,6 % en Colombie-Britannique.
Type d’intervenant
18 % se sont identifiés comme des organismes d’intervenants et 72 % comme personnes souhaitant immigrer au Canada via Entrée express.
Version texte
Carte du Canada montrant les provinces et territoires des répondants au sondage
Yukon : 0,1 %
Territoires du Nord-Ouest : 0,1 %
Nunavut : 0,1 %
Colombie-Britannique : 17,6 %
Alberta : 8,1 %
Saskatchewan : 1,5 %
Manitoba : 2,1 %
Ontario : 46,7 %
Québec : 3,6 %
Terre-Neuve-et-Labrador : 0,5 %
Nouvelle-Écosse : 2,6 %
Nouveau-Brunswick : 1,6 %
Île-du-Prince-Édouard : 0,4 %
Faits saillants des consultations
Version texte
Faits saillants des consultations
- Orientation générale des réformes d’Entrée express : Les participants étaient favorables à la simplification et à la priorité accordée aux meilleurs facteurs prédictifs de réussite. Les commentaires généraux indiquent que les réformes proposées amélioreront le système.
- Compétences linguistiques : Certains estiment que le seuil du niveau 6 des Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC) pour les critères d’admissibilité minimaux est trop élevé, tandis que d’autres soutiennent qu’il est trop bas.
- Professions à salaire élevé : Appui général à l’intégration de données salariales, mais réserves quant aux risques de fraude et à la baisse de compétitivité de certains secteurs ou professions.
- Points pour l’âge : Les commentaires ont fait ressortir que l’attribution actuelle des points pour l’âge peut désavantager les professionnels en milieu de carrière et d’autres travailleurs hautement qualifiés, tout particulièrement en l’absence de points accordés pour une offre d’emploi.
- Métiers spécialisés : Mettre l’accent sur l’importance de reconnaître les compétences et l’expérience uniques des gens de métier et de maintenir une voie d’accès pour ce groupe.
- Études canadiennes : Faire preuve de prudence lorsqu’il s’agit de supprimer complètement les points. Suggestions pour maintenir les points pour les baccalauréats et les diplômes supérieurs.
- Sélection axée sur les catégories (ensembles) : Les commentaires récurrents soulignent la nécessité de mieux équilibrer les rondes d’invitations axées sur les ensembles afin de veiller à ce que des candidats hautement qualifiés ayant de l’expérience dans un large éventail de professions soient sélectionnés.
Ce que nous avons entendu
Ce que les intervenants ont dit au sujet de l’orientation générale et de l’administration des modifications potentielles au système Entrée express
Plusieurs considérations ont été soulevées relativement à la mise en œuvre des modifications potentielles :
- Les répondants ont souligné la valeur d’un système stable et prévisible qui permet aux demandeurs de prendre des décisions éclairées à long terme.
- Les réformes devraient renforcer l’intégrité du système afin de veiller à ce que les demandeurs de bonne foi ne soient pas désavantagés par les personnes qui tentent de manipuler le système.
- Les seuils d’admissibilité sont devenus difficiles à atteindre pour de nombreux candidats qualifiés, malgré leurs études, leur expérience de travail et d’autres atouts favorables.
- Les voies d’accès à l’immigration devraient accorder une plus grande importance aux personnes qui se sont déjà établies au Canada grâce au travail, aux études et aux contributions fiscales.
- La sélection de l’immigration devrait viser à combler de véritables lacunes en matière de main-d’œuvre et à répondre aux besoins économiques à long terme, y compris les besoins dans divers secteurs pour les travailleurs exerçant des professions essentielles qui ne sont pas admissibles au titre du volet « hautement qualifié » d’Entrée express (FEER 0 à 3).
- Entrée express devrait examiner d’autres mesures de réussite, au-delà des résultats sur le plan du revenu.
Ce que les intervenants ont dit au sujet du regroupement des programmes fédéraux destinés aux travailleurs hautement qualifiés en un seul programme
« La simplification aidera à recentrer le système sur l’objectif principal de l’immigration économique : sélectionner les candidats les plus susceptibles d’apporter la plus grande contribution à l’économie canadienne. »
Les commentaires indiquent que les intervenants sont généralement favorables à la simplification et la rationalisation des programmes.
- Les intervenants ont indiqué que le regroupement pourrait simplifier le processus et clarifier le fonctionnement du système pour les candidats.
- Des préoccupations ont été soulevées concernant la suppression d’un programme réservé aux travailleurs de métiers spécialisés. Les intervenants craignaient que le regroupement des programmes en un seul programme limite la capacité de cette cohorte à être sélectionnée ou semble indiquer que le Ministère ne donne plus la priorité aux métiers spécialisés.
- Le Ministère a reçu des commentaires mitigés au sujet des seuils minimaux proposés. Selon certains, le NCLC 6 et le niveau d’études secondaires étaient trop élevés, tandis que d’autres soutenaient qu’ils étaient trop bas pour un programme visant les travailleurs hautement qualifiés, rappelant la grande importance des compétences linguistiques et du niveau d’instruction pour l’intégration au marché du travail et la réussite économique.
Précision – Métiers
Très peu de travailleurs de métiers sont invités à présenter une demande dans le cadre du Programme des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral) (environ 5 par année). La majorité d’entre eux présentent une demande au titre de la Catégorie de l’expérience canadienne. L’instauration de la sélection axée sur les ensembles a permis à IRCC de cibler et de sélectionner plus efficacement les travailleurs de métiers spécialisés.
« La preuve citée dans le document de travail – selon laquelle le NCLC 6 est le seuil à partir duquel des gains en revenu commencent à être observables – vient appuyer ce critère. Il s’agit également d’un juste milieu entre l’exigence actuelle du NCLC 7 pour le programme PTQF et les minimums de 4 à 5 pour d’autres programmes. »
Réponses au sondage sur le regroupement potentiel des programmes
Version texte
Tableau montrant les réponses au sondage sur le regroupement potentiel des programmes
Dans le cadre du sondage, on a demandé aux répondants s’ils étaient d’accord pour regrouper le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), la Catégorie de l’expérience canadienne et le Programme des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral) en un seul programme.
En ce qui concerne les répondants au sondage qui se sont identifiés comme employeurs :
37 % ont indiqué que les programmes devraient être regroupés
55 % ont indiqué que les programmes devraient être distincts
6 % ont indiqué ne pas savoir
2 % n’ont pas répondu à la question
En ce qui concerne les répondants au sondage qui se sont identifiés comme des personnes fournissant des conseils en matière d’immigration :
56 % ont indiqué que les programmes devraient être regroupés
39 % ont indiqué que les programmes devraient être distincts
2 % ont indiqué ne pas savoir
2 % n’ont pas répondu à la question
En ce qui concerne les répondants au sondage qui se sont identifiés comme des personnes qui étudient les questions relatives à l’immigration :
44 % ont indiqué que les programmes devraient être regroupés
47 % ont indiqué que les programmes devraient être distincts
7 % ont indiqué ne pas savoir
3 % n’ont pas répondu à la question
Dans l’ensemble :
41 % ont indiqué que les programmes devraient être regroupés
46 % ont indiqué que les programmes devraient être distincts
9 % ont indiqué ne pas savoir
4 % n’ont pas répondu à la question
- Certains employeurs ont fait remarquer qu’un processus plus simple pourrait faciliter le recrutement, mais pourrait aussi compliquer le maintien en poste de certains travailleurs, y compris ceux des métiers spécialisés.
- De nombreux avocats et consultants ont souligné les avantages d’un processus simplifié, tout en mettant en garde contre le risque de négliger des candidats qui auraient été sélectionnés dans le cadre de programmes particuliers.
- Des commentaires de ceux qui étudient les questions relatives à l’immigration ont noté qu’un programme regroupé pourrait accroître la cohérence, mais aussi réduire la capacité du système à différencier les groupes de candidats.
Ce que les intervenants ont dit au sujet des modifications proposées au système de classement
« L’objectif du Système de classement global est d’identifier les candidats susceptibles de contribuer le plus à l’économie canadienne. L’ajout de facteurs très prédictifs tels que des revenus élevés ainsi que la suppression de critères aux retombées limitées, comme le fait d’avoir une fratrie au Canada, représentent une nette amélioration. »
Dans l’ensemble, les intervenants ont souligné ce qui suit en ce qui concerne les modifications proposées au Système de classement global (SCG) :
Âge : Les commentaires ont fait ressortir que les points accordés pour l’âge dans le SCG risquent de nuire à la sélection de candidats hautement qualifiés en milieu de carrière, certains suggérant que la réduction du nombre de points commence à un âge plus avancé.
Profession à salaire élevé : Les commentaires sur les professions à salaire élevé sont mitigés. Bien que certains intervenants aient appuyé l’intégration proposée d’un facteur lié aux revenus, d’autres craignaient que cette mesure ne prive du processus de sélection certains groupes démographiques, comme les candidats plus jeunes ou les candidats exerçant des professions aux prises avec des pénuries de main-d’œuvre, mais ne répondant pas au seuil du salaire élevé.
Des réflexions entourant les obstacles à l’acquisition d’une expérience de travail au Canada et les risques de fraude liés aux offres d’emploi ont également été soulevées. En contrepartie, certains intervenants ont suggéré que ces points pourraient aider à compenser la perte de points liés à l’âge pour les candidats hautement qualifiés et expérimentés.
Dans l’ensemble, les commentaires suggèrent que les critères fondés sur les salaires devraient être équilibrés avec d’autres indicateurs, comme la demande de la profession, le niveau d’expérience et les réalités propres au secteur.
« L’utilisation des revenus par profession plutôt que des revenus individuels répond aux préoccupations légitimes concernant les écarts salariaux entre les genres, les disparités géographiques et le risque que des candidats gonflent leur revenu personnel en accumulant des heures excessives dans des postes à salaire bas. Cette approche est vérifiable, objective et résistante à toute manipulation. »
Version texte
Graphique montrant les réponses au sondage sur l’attribution de points pour les professions à salaire élevé
Dans le sondage, on demandait aux répondants si IRCC devrait instaurer des points pour les candidates et candidats qui ont acquis de l’expérience de travail au Canada dans une profession à salaire élevé.
En ce qui concerne les répondants au sondage qui se sont identifiés comme employeurs :
74,2 % ont indiqué oui
21,3 % ont indiqué non
2,7 % ont indiqué ne pas savoir
1,8 % n’ont pas répondu à la question
En ce qui concerne les répondants au sondage qui se sont identifiés comme des personnes fournissant des conseils en matière d’immigration :
60,7 % ont indiqué oui
33,2 % ont indiqué non
3,0 % ont indiqué ne pas savoir
3,0 % n’ont pas répondu à la question
En ce qui concerne les répondants au sondage qui se sont identifiés comme des personnes qui étudient les questions relatives à l’immigration :
40,9 % ont indiqué oui
51,0 % ont indiqué non
5,8 % ont indiqué ne pas savoir
2,3 % n’ont pas répondu à la question
Dans l’ensemble :
42,3 % ont indiqué oui
45,8 % ont indiqué non
7,3 % ont indiqué ne pas savoir
3,6 % n’ont pas répondu à la question
Offres d’emploi dans des professions à salaire élevé : En ce qui concerne les points proposés pour les offres d’emploi dans des professions à salaire élevé, ceux qui se sont montrés favorables au rétablissement des offres d’emploi – mais en les limitant aux professions à salaire élevé – ont souligné que cette mesure permettrait de mieux aligner la sélection sur les retombées économiques et d’accorder la priorité aux candidats aux revenus plus élevés.
Ceux qui se sont montrés défavorables à la restriction des points accordés pour les offres d’emploi aux seules professions à salaire élevé craignaient que cette démarche reflète moins bien la diversité des besoins du marché du travail ainsi que le potentiel économique futur des candidats.
Expérience de travail au Canada : Certains intervenants ont mentionné la nécessité d’adopter une définition plus large de l’expérience de travail au Canada, qui comprendrait le travail accompli pendant les études et le travail autonome.
Les commentaires étaient également partagés quant à la prise en compte des revenus de source étrangère pendant le séjour au Canada, les arguments s’exprimant dans un sens comme dans l’autre. Les commentaires ont également fait part de préoccupations concernant la difficulté de vérifier l’expérience de travail à l’étranger et le fait que cette expérience ne se transpose pas nécessairement aux réalités du marché du travail canadien.
Études au Canada : Le Ministère a reçu des avis partagés sur la modification potentielle des points accordés pour les études au Canada, certains intervenants suggérant que ces points soit maintenus tels qu’ils sont actuellement, tandis que d’autres préconisaient de les limiter aux diplômes de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat.
Les répondants au sondage ont indiqué que la notation des études devrait mieux refléter les différences dans la qualité des diplômes, le niveau de scolarité, la spécialisation et la contribution économique potentielle. Des intervenants ont mentionné la nécessité de cibler les immigrants plus jeunes pour aider à atténuer le vieillissement démographique du Canada.
À l’inverse, les répondants au sondage ont souligné que les étudiants étrangers sont en concurrence avec les récents diplômés canadiens sur le marché du travail, ce qui contribue à des taux de chômage élevés chez les jeunes.
Certificat de compétence (métiers) : La reconnaissance des programmes d’apprentissage et la consolidation de l’intégrité de ces points ont bénéficié d’un soutien généralisé, mais des préoccupations ont été soulevées quant au fait que la restriction des points accordés pour le certificat de compétence aux métiers désignés Sceau rouge seulement exclurait les candidats exerçant des métiers non visés par cette norme.
Permis d’exercice canadien : Les participants étaient solidaires de la démarche du Ministère visant à mieux reconnaître le permis d’exercice canadien dans les professions autres que les métiers.
Ils ont souligné les défis associés à l’obtention d’un permis d’exercice complet en tant que résidents temporaires et ont insisté sur la nécessité de maintenir une voie d’accès pour les professionnels régis par un organisme de réglementation qui n’ont pas encore leur permis d’exercice complet au Canada.
« Une approche plus ciblée [sur les points accordés pour les études au Canada] – comme le fait d’accorder la priorité aux diplômes d’études supérieures ou aux domaines à forte demande – pourrait préserver les meilleurs prédicteurs de réussite tout en réglant les inefficacités du système. »
« Les études au Canada, combinées à l’expérience de travail au Canada, constituent le parcours d’intégration dont les résultats sont les plus probants et ces facteurs ne devraient pas être dévalorisés. »
Précision – Certificats des métiers
La restriction des points accordés pour le certificat de compétence aux seuls métiers désignés Sceau rouge n’exclurait pas de la sélection les candidats exerçant d’autres métiers non désignés Sceau rouge; cela permettrait plutôt au Ministère de reconnaître et de récompenser les candidats qui sont soit pleinement certifiés soit en voie de l’être dans un métier assujetti à une norme nationale (c.-à-d. que la liste des certificats de compétence admissibles s’appuierait sur la liste des métiers désignés Sceau rouge). Les certificats provinciaux et territoriaux pour ces métiers seraient également admissibles aux points du système de classement.
Précision – Conjoints
La suppression du barème de points pour conjoint n’empêcherait pas les demandeurs principaux d’immigrer avec leur conjoint. Les demandeurs principaux seraient plutôt évalués en fonction de leurs propres mérites, peu importe leur état civil ou les compétences du conjoint. Une fois que le demandeur reçoit une invitation à présenter une demande, il peut faire venir son conjoint au Canada à titre de personne à charge dans la même demande.
Immigration francophone : Les participants ont réitéré l’importance de sélectionner des candidats francophones hautement qualifiés.
Certains répondants au sondage ont noté que les points bonis pour la langue française et les rondes de la sélection axée sur les ensembles fondés sur la compétence en français accordent un avantage trop important par rapport aux autres facteurs de sélection. Un appui s’est dégagé en faveur d’un programme d’immigration francophone distinct pour atteindre des objectifs économiques et sociaux plus larges.
Barème de points pour le conjoint : Les participants se sont dans l’ensemble montrés favorables à la suppression du barème de points pour le conjoint, afin de mettre l’accent sur les qualifications du demandeur principal.
Points pour la fratrie : La plupart des intervenants se sont montrés favorables à la suppression des points accordés pour la fratrie, étant donné que celle-ci ne repose sur aucun objectif économique précis.
« Le barème de points pour le conjoint est un indicateur peu fiable de la réussite économique et a faussé les décisions en matière d’immigration d’une manière qui ne répond pas aux objectifs de sélection du programme. Sa suppression permet de recentrer pertinemment le SCG sur les qualifications personnelles du demandeur principal. »
Points de vue des intervenants
Employeurs
Dans l’ensemble, les employeurs se sont dits favorables à l’octroi d’une priorité aux candidats démontrant une intégration réussie au marché du travail canadien et une capacité à répondre immédiatement aux besoins de la main-d’œuvre.
Ils étaient également favorables au concept de simplifier le système et de se concentrer sur les meilleurs prédicteurs de la réussite économique.
Les employeurs ont réitéré l’importance de maintenir une voie d’accès pour les travailleurs de métiers spécialisés afin de réaliser les projets d’infrastructure du gouvernement.
Ils ont également fait part de leurs préoccupations quant à la perte d’employés précieux dont les permis de travail arrivent à échéance, malgré leurs années de service et leur contribution.
Ils ont indiqué être favorables à l’attribution de points pour l’expérience de travail au Canada, les études faites au Canada et de solides compétences linguistiques, considérant ces éléments comme de puissants indicateurs de la préparation à l’emploi et du maintien en poste à long terme.
« Le SCG doit récompenser ce qui stimule la contribution économique : des compétences recherchées, des titres de compétences reconnus et la préparation à l’emploi. [Les travailleurs déjà installés au Canada] s’intègrent plus rapidement, réduisent les risques pour les employeurs et génèrent des retombées économiques immédiates. Leur priorisation renforcerait à la fois l’efficacité du système et les résultats à long terme. »
Ils étaient favorables à la modification des points accordés pour l’âge et la suppression des points pour la fratrie, mais se sont dits préoccupés par l’attribution de points pour une offre d’emploi uniquement dans les professions à salaire élevé, préférant plutôt valoriser l’ensemble des offres d’emploi.
« Malgré son faible taux d’adhésion, le Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) revêt une importance symbolique, car il signale que le Canada valorise les gens de métier. Le regrouper au sein d’un programme général risque de donner l’impression que les métiers sont relégués au second plan. IRCC devrait atténuer ce risque au moyen de messages clairs et du maintien de tirages axés sur les ensembles ciblant les métiers spécialisés. »
Consultants et avocats
Dans l’ensemble, les répondants se sont montrés favorables au renforcement du rôle des facteurs de sélection objectifs et vérifiables, tout en réduisant le recours aux facteurs perçus comme vulnérables à la fraude.
Les avocats et les consultants appuyaient les points accordés à l’expérience de travail au Canada, aux études et à de solides compétences linguistiques, les considérant comme des indicateurs fiables de la capacité d’un demandeur à réussir au Canada.
Ils ont également souligné que les qualifications professionnelles fournissent une mesure plus directe de la préparation au marché du travail que les seules attestations d’études.
Ils ont également exprimé leur appui à la réduction des points accordés pour la fratrie et le conjoint et la modification des points basés sur l’âge, reflétant ainsi des préoccupations quant aux risques de fraude, à l’équité du système et à une pertinence économique inégale.
Enfin, ils ont réitéré l’importance de maintenir une voie d’accès pour les travailleurs de métiers spécialisés.
Chercheurs
Dans l’ensemble, les répondants étaient favorables à l’orientation visant à simplifier le système et à une harmonisation plus étroite des facteurs du système de classement avec les indicateurs d’intégration économique à long terme et de réussite sur le marché du travail. Les chercheurs étaient favorables aux points accordés à l’expérience de travail au Canada, à un niveau de scolarité supérieur, aux compétences linguistiques et à d’autres indicateurs de capital humain élevé et de réussite économique à long terme. Ils ont souligné que le système de points devrait être fondé sur le mérite et que les relations familiales ne sont pas des indicateurs directs des compétences, des qualifications ou du potentiel économique, tout en soulignant que les facteurs d’intégration sociale et de maintien en poste sont des considérations importantes. Bien que la majorité se soit dite favorable à l’introduction d’un facteur tenant compte des revenus gagnés au Canada en tant que résident temporaire, ils ont souligné l’importance de prévenir la fraude liée à ce critère et de veiller à ne pas négliger les candidats qui occupent des emplois essentiels et qui démontrent une intégration à long terme dans la société. Cette cohorte avait des points de vue partagés lorsqu’il s’agissait des points accordés pour les études faites au Canada, citant que les candidats qui étudient au Canada sont généralement ceux qui acquièrent une expérience de travail en tant que résident temporaire et qui démontrent une solide intégration à la société canadienne.
Grand public
Dans l’ensemble, les répondants étaient favorables à l’octroi de points supplémentaires aux personnes à revenu élevé lorsque le niveau de salaire témoigne de compétences spécialisées ou répond à une pénurie de main-d’œuvre, tout en estimant que les titres de compétences dans des professions spécialisées devraient être mieux pris en compte dans les notes du système de classement. Les répondants avaient des opinions partagées au sujet des facteurs familiaux, certains mentionnant que ces facteurs favorisent l’intégration et la rétention, tandis que d’autres estimaient que les facteurs devraient être axés sur le mérite et le capital humain, plutôt que sur la situation personnelle ou familiale. De plus, il a été noté que la compétence linguistique à elle seule ne devrait pas l’emporter sur les contributions démontrées au marché du travail par les demandeurs qui vivent et travaillent déjà au Canada.
Candidats retenus dans le cadre d’Entrée express
Dans l’ensemble, les répondants étaient favorables à la priorité accordée aux personnes dont les études, l’expérience et le parcours professionnel s’alignent sur les objectifs économiques à long terme du Canada. Ils ont indiqué que le système de sélection devrait mettre davantage l’accent sur la contribution économique démontrée plutôt que de s’appuyer sur des indicateurs substitutifs de réussite future. Les répondants ont souligné que les points accordés à la langue française devraient être davantage liés aux besoins du marché du travail, aux compétences bilingues ou aux retombées économiques démontrées.
Futurs candidats
Dans l’ensemble, les répondants ont soutenu que l’expérience de travail au Canada devrait être mieux pondérée dans le système de points, indiquant qu’il faudrait accorder plus de poids et de considération aux contributions réelles au Canada. Les répondants étaient généralement favorables à la suppression ou à l’ajustement des points accordés aux liens familiaux, mais avaient des opinions partagées lorsqu’il s’agissait d’accorder des points pour les compétences en français, affirmant que la sélection axée sur la compétence en français n’est pas toujours bien alignée sur les réalités du marché du travail, particulièrement dans les régions majoritairement anglophones. Ils ont également mentionné que la modification des notes de passage et l’évolution des critères de sélection nuisent à la clarté du pointage requis pour recevoir une invitation.
Prochaines étapes
Les commentaires recueillis lors des consultations seront pris en compte dans les modifications potentielles d’Entrée express, y compris les modifications du Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés et des Instructions ministérielles concernant le système Entrée express. Au fur et à mesure de l’avancement des travaux, le Ministère fera le point sur la date d’entrée en vigueur des modifications potentielles, y compris la façon dont ces changements pourraient avoir une incidence sur les profils dans le bassin d’Entrée express. Ces consultations constituaient la première étape du processus réglementaire plus vaste requis pour modifier le Règlement sur l’immigration et la protection des réfugiés. Toute modification proposée à ce règlement sera publiée dans la Partie I de la Gazette du Canada.
Merci!
Nous tenons à remercier sincèrement toutes les personnes qui ont contribué à ce processus de mobilisation au sujet des modifications potentielles aux principaux programmes fédéraux d’immigration économique gérés par Entrée express et à son système de classement global.
Ces renseignements jouent un rôle clé dans l’élaboration de meilleures politiques et de meilleurs programmes et services et éclairent l’approche d’IRCC pour améliorer davantage l’immigration économique au Canada.
Vos commentaires sur la façon d’améliorer la mobilisation aideront également à orienter les futures consultations auprès des particuliers, des organismes et des groupes.
Annexe – graphique sur les facteurs du Système de Classement Global
Version texte
Tableau inclus en annexe montrant quels facteurs du SCG devraient être priorisés par rapport à ceux qui devraient être moins priorisés ou entièrement supprimés
Dans le cadre du sondage, on demandait aux répondants quels facteurs du Système de classement global (SCG) devraient obtenir plus, moins ou pas de points par rapport aux autres facteurs du SCG. Les répondants au sondage ont indiqué ce qui suit :
Points pour les compétences en français
28,6 % ont indiqué plus
40,0 % ont indiqué moins
32,0 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour de solides compétences linguistiques
64,7 % ont indiqué plus
10,0 % ont indiqué moins
5,1 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour le niveau d’éducation
81,4 % ont indiqué plus
15,3 % ont indiqué moins
9,1 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour les études faites au Canada
56,0 % ont indiqué plus
11,0 % ont indiqué moins
7,1 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour une expérience de travail au Canada
84,8 % ont indiqué plus
52,5 % ont indiqué moins
46,4 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour une expérience de travail au Canada dans une profession à salaire élevé
32,7 % ont indiqué plus
26,7 % ont indiqué moins
24,3 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour une offre d’emploi au Canada dans une profession à salaire élevé
25,4 % ont indiqué plus
33,7 % ont indiqué moins
32,3 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour un certificat de compétence dans un métier spécialisé
19,5 % ont indiqué plus
23,4 % ont indiqué moins
18,4 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour des personnes plus jeunes
26,8 % ont indiqué plus
40,6 % ont indiqué moins
36,1 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour une fratrie au Canada
21,2 % ont indiqué plus
44,0 % ont indiqué moins
45,1 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
Points pour conjoint
37,7 % ont indiqué plus
30,6 % ont indiqué moins
26,9 % ont indiqué qu’il faudrait supprimer ces points
