Violence sexuelle
La violence sexuelle est une forme de violence fondée sur le sexe. Elle comprend tout acte sexuel, toute tentative ou menace visant à obtenir un acte sexuel sans consentement, ainsi que les commentaires ou avances à caractère sexuel non désirés, ou d’autres comportements à caractère sexuel non consensuels.
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À propos de la violence sexuelle
La violence sexuelle repose sur les inégalités entre les genres, les rapports de pouvoir et de contrôle ainsi que des injustices historiques, comme le sexisme, le racisme, le colonialisme, l’hypermasculinité, l’objectivation des femmes et le patriarcatNote de bas de page 1 . Ces facteurs déterminent la manière dont la société et les personnes réagissent à la violence sexuelle et contribuent au fait que les victimes et les personnes survivantes ne sont pas crues ou soient tenues responsablesNote de bas de page 2 .
Le consentement est essentiel pour contrer la violence sexuelle. Le consentement consiste à donner un accord clair et volontaire pour participer à une activité sexuelle au moment où elle a lieu. Toutes les parties doivent consentir activement, volontairement et continuellement. Le consentement ne peut être présumé ni implicite, et une personne inconsciente ou endormie n’est pas en mesure de donner son consentement.
La violence sexuelle peut prendre plusieurs formes, notamment :
- les agressions sexuelles (y compris tout contact sexuel non consensuel et le viol);
- le harcèlement sexuel;
- la traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle;
- l’exploitation sexuelle des enfants;
- l’exploitation sexuelle des enfants en ligne (comme la pornographie juvénile et le partage d’images intimes sans consentement);
- la violence sexuelle facilitée par la technologie (comme le partage d’images intimes sans consentement).
Ces termes, ainsi que d’autres termes liés à la violence fondée sur le sexe (VFS) figurent dans le glossaire sur la violence fondée sur le sexe.
La violence sexuelle peut se produire :
- dans les relations intimes, même une fois celle-ci terminées;
- au sein des familles;
- au travail;
- entre amies, amis ou connaissances;
- entre étrangers;
- en personne ou en ligne.
Toute personne peut subir de la violence sexuelle, quel que soit son milieu ou son identité. Cependant, les femmes, les jeunes femmes et les filles, les femmes en situation de handicap, les femmes et les filles autochtones ainsi que les personnes 2ELGBTQI+ comptent parmi les populations les plus touchéesNote de bas de page 3 . Les femmes racisées et immigrantes, en particulier, subissent davantage de violence sexuelle et d’autres formes de violence fondée sur le sexe en raison des effets combinés du sexisme, du racisme, de la xénophobie et des inégalités systémiques.
Des mouvements comme #MoiAussi et #TimesUp ont permis d’attirer l’attention sur la violence sexuelle, en montrant à quel point elle est répandue et en exposant les systèmes qui la perpétuent.
Répercussions de la violence sexuelle
La violence sexuelle peut avoir des conséquences graves et durables :
Répercussions physiques :
- blessures mineures à graves;
- problèmes de santé à court ou à long terme;
- maladies liées au stress.
Répercussions psychologiques ou émotionnelles :
- problèmes de santé mentale (dépression, anxiété ou trouble de stress post-traumatique);
- sentiments de honte, stress et peur;
- relations tendues et isolement social.
Répercussions économiques :
- coûts liés à l’assistance juridique et aux services de counseling;
- perte potentielle de revenus (en raison de blessures physiques ou de problèmes de santé mentale pouvant empêcher une personne de travailler).
Les personnes ayant des problèmes santé mentale sont plus susceptibles de subir de la violence sexuelle.
De même, certaines populations au Canada sont davantage exposées à des problèmes de santé mentale en raison de la violence sexuelle. Par exemple, 23 % d’Autochtones au Canada (24 % des membres des Premières Nations, 23 % des Métis et 14 % des Inuit) ayant subi une agression physique ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans estiment que leur santé mentale est passable ou mauvaise. Ce pourcentage est beaucoup plus élevé que celui observé chez les personnes autochtones n’ayant pas subi de violence sexuelle, qui est de 11 %Note de bas de page 4 .
Si vous êtes victime de violence sexuelle, vous pouvez :
- parler à une personne de confiance;
- obtenir de l’aide auprès d’un centre local d’aide aux victimes d’agressions sexuelles ou d’un service aux victimes local;
- communiquer avec la police.
Si vous êtes témoin d’une violence sexuelle, vous pouvez :
- offrir du soutien et des ressources à la personne concernée;
- parler de la situation à une personne de confiance;
- signaler l’incident aux autorités.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur la manière d’intervenir en toute sécurité en cas de violence sexuelle, consultez la section Ressources.
Faits concernant la violence sexuelle au Canada
La violence sexuelle est l’une des formes de violence les plus répandues au Canada et l’une de celles qui sont le moins souvent signalées à la policeNote de bas de page 5 .
Selon l’Enquête de 2025 sur la sécurité dans les espaces publics et privés :
- près de 15 millions de personnes ont subi une agression physique ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans, ce qui représente 44 % de la population âgée de 15 ans et plusNote de bas de page 6 ;
- les femmes (37 %) sont plus de trois fois plus susceptibles que les hommes (11 %) d’avoir subi une agression sexuelle au cours de leur vieNote de bas de page 6 ;
- moins d’une victime d’agression sexuelle sur dix (8,6 %) a signalé à la police l’incident le plus grave, une proportion beaucoup plus faible que celle observée chez les victimes d’agression physique (28 %);Note de bas de page 6
- les personnes en situation de handicap sont environ deux fois plus susceptibles de subir une agression sexuelle que les personnes sans handicap.Note de bas de page 6
Les femmes subissent de la violence sexuelle à des taux plus élevés que les hommes, davantage que pour les autres types de violence; les femmes autochtones, les femmes en situation de handicap, les jeunes femmes et les filles ainsi que les personnes 2ELGBTQI+ comptent parmi les populations les plus touchées par la violence sexuelle.
- En 2022, les données déclarées par la police montrent que la grande majorité (90 %) des victimes et des personnes survivantes d’agression sexuelle étaient des femmesNote de bas de page 6 .
- De tous les groupes d’âge, les personnes âgées de 15 à 24 ans enregistrent les taux les plus élevés d’agression sexuelle (43 %)Note de bas de page 6 .
- Les personnes bisexuelles au Canada déclarent des taux de victimisation sexuelle plus de vingt-neuf fois supérieurs à ceux des personnes hétérosexuellesNote de bas de page 8 .
- En 2025, 52 % des femmes autochtones ont déclaré avoir subi une agression sexuelle depuis l’âge de 15 ansNote de bas de page 6 .
- En 2025, les jeunes et les jeunes adultes enregistraient des taux d’agression sexuelle plus élevés que l’ensemble de la population. 10 % des filles et des femmes âgées de 15 à 24 ans ont subi une agression sexuelle au cours des 12 mois précédant l’enquête, soit plus du double de la proportion observée chez les femmes âgées de 25 à 34 ans (4,6 %), et au moins quatre fois plus élevée que dans tout autre groupe d’âge chez les femmes ou les hommesNote de bas de page 6 .
- En 2019, les personnes en situation de handicap ont subi des crimes violents à un taux presque trois fois supérieur à celui des personnes sans handicap (141 contre 53 pour 1 000 personnes). Les femmes en situation de handicap étaient les plus touchées, avec un taux de 184 pour 1 000 personnes, comparativement à 84 pour les hommes en situation de handicap et à 57 pour les femmes sans handicapNote de bas de page 9 .
Les hommes peuvent également être victimes et personnes survivantes de violence sexuelle, mais ils sont souvent négligés en tant que victimes et personnes survivantes et perçus uniquement comme des auteurs de violence.
- En 2025, 1,1 % des hommes ont déclaré avoir subi une agression sexuelleNote de bas de page 6 .
- 0,4 % des hommes ont été victimes d'agressions sexuelles commises par un partenaire intime actuel ou ancien au cours des 12 derniers moisNote de bas de page 6 .
- 16 % des hommes ayant subi une agression physique et 24 % de ceux ayant subi une agression sexuelle ont déclaré des symptômes correspondant à un trouble de stress post-traumatiqueNote de bas de page 6 .
- Entre 2015 et 2019, des accusations ont été portées ou recommandées dans 38 % des cas d’agression sexuelle impliquant des femmes ou des filles, mais seulement dans 29 % des cas impliquant des hommes ou des garçons.
- En 2024, 97 % des personnes accusées d’agression sexuelle au Canada étaient des hommes et des garçonsNote de bas de page 10 .
La violence sexuelle, comme de nombreuses autres formes de violence, n’est souvent pas signalée à la police, et les raisons varient. En effet, de nombreuses victimes et personnes survivantes choisissent de ne pas signaler ce qu’elles ont vécu et, même lorsqu’elles le font, très peu de cas entraînent des conséquences juridiques pour l’auteure ou l’auteur présumé. De nombreuses personnes ont également peu confiance dans le système de justice.
- La plupart des agressions sexuelles ne sont pas signalées à la police. Seulement 8,6 % des victimes d’agression sexuelle ont signalé à la police l’incident le plus grave, une proportion bien inférieure à celle observée chez les victimes d’agression physique (28 %)Note de bas de page 6 .
- Les agressions sexuelles sont signalées beaucoup moins souvent que les autres crimes violents, environ 80 % moins souvent. Parmi les cas signalés à la police, seulement 1 sur 19 entraîne des conséquences juridiques pour l’auteure ou l’auteur présuméNote de bas de page 11 .
- De nombreuses victimes ne signalent pas les agressions sexuelles parce qu’elles veulent éviter d’avoir affaire à la police (57 %, comparativement à 40 % pour les autres crimes) ou parce qu’elles craignent le processus judiciaire ou souhaitent l’éviter (42 %, comparativement à 21 % pour les autres crimes)Note de bas de page 12 .
Ressources
- La page Obtenez de l’aide maintenant fournit des ressources pour obtenir du soutien immédiat.
- Pour en savoir plus sur la violence fondée sur le sexe.
- La page Ressources provinciales et territoriales de FEGC propose des ressources provinciales et territoriales sur la violence fondée sur le sexe.
- Le Répertoire des services aux victimes de Justice Canada peut aider les prestataires de services ainsi que les victimes et les personnes survivantes de violence sexuelle à trouver des services dans leur région.
- La campagne Arrêtons la violence familiale de l’Agence de la santé publique du Canada fournit des ressources et de l’information destinées à toute personne qui subit de la violence sexuelle.
- La page de la Gendarmerie royale du Canada sur les agressions sexuelles présente des renseignements et des ressources concernant le signalement ainsi que les services de soutien offerts aux victimes et aux personnes survivantes de violence sexuelle.
- Consultez la campagne de sensibilisation des jeunes Ce n’est pas juste pour trouver des ressources destinées aux jeunes sur la violence sexuelle et le consentement.
