Faits, statistiques et incidence : égalité des genres
Les statistiques suivantes mettent en évidence les progrès accomplis ainsi que le travail qu’il reste à faire pour bâtir un Canada où les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ peuvent réaliser leur plein potentiel et contribuer pleinement à un Canada fort, résilient et prospère.
À propos de l’Analyse comparative entre les sexes Plus : L’expérience des personnes en matière d’égalité des genres est façonnée par de nombreux facteurs, notamment l’âge, le handicap, la race, l’origine ethnique, l’identité autochtone, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, le statut d’immigration et le lieu de résidence. Les statistiques présentées sur cette page mettent en évidence, lorsqu’il existe des données à ce sujet, les différences entre les groupes de population afin de mieux comprendre la diversité des expériences, des obstacles et des résultats.
Accès au marché du travail et acquisition de compétences
Pourquoi c’est important
Lorsque les femmes bénéficient d’un accès égal à l’éducation, au perfectionnement des compétences ainsi qu’à des milieux de travail sécuritaires et inclusifs, toute la société en bénéficie. Des services de garde d’enfants abordables, les possibilités offertes par des secteurs en croissance, comme l’intelligence artificielle (IA) et l’économie verte, ainsi que les mesures qui favorisent la réussite des femmes sur le marché du travail renforcent le bassin de talents du Canada, contribuent à remédier aux pénuries de main-d’œuvre, stimulent la productivité et contribuent à bâtir une économie plus forte.
Progrès
La plupart des femmes en âge de travailler possèdent un diplôme collégial ou universitaire, surpassant même les hommes à cet égard, ce qui contribue à faire du Canada l’un des pays les plus scolarisés au mondeNote de bas de page 1. Il s’agit là d’un progrès important par rapport à 1976, où moins de 30 % des femmes avaient fait des études postsecondairesNote de bas de page 2.
Version textuelle
De plus en plus de femmes autochtones poursuivent des études postsecondaires. En 2021, plus de la moitié (54 %) des femmes autochtones âgées de 25 à 64 ans avaient obtenu un diplôme d’études postsecondairesNote de bas de page 3.
Le taux d’activité des femmes continue d’augmenter. En 2025, le taux d’activité des femmes du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans) atteignait 85 %Note de bas de page 4, comparativement à 38 % en 1976Note de bas de page 5.
Aujourd’hui, plus de femmes autochtones occupent un emploi qu’il y a dix ans. Entre 2015 et 2025, le taux d’emploi des femmes autochtones âgées de 25 à 54 ans est passé de 63 % à 71 %Note de bas de page 6.
Version textuelle
L’élargissement de l’accès à des services de garde d’enfants abordables a contribué à accroître le produit intérieur brut (PIB) du Canada de plus de 1 % depuis 2019, soit environ 32 milliards de dollars, tout en permettant à un plus grand nombre de parents, en particulier des femmes, de participer au marché du travailNote de bas de page 7.
Le travail qu’il reste à faire
- En 2021, les femmes représentaient 35 % des titulaires d’un baccalauréat en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM) parmi les Canadiennes et Canadiens âgés de 25 à 64 ans. Les femmes titulaires d’un diplôme en STIM sont plus susceptibles d’être au chômage et affichent un salaire médian inférieur à celui des hommes titulaires d’un diplôme dans ces domainesNote de bas de page 8.
- Les femmes autochtones sont moins susceptibles que les femmes non autochtones d’avoir terminé des études postsecondaires (54 % contre 71 %) et sont moins nombreuses à détenir un baccalauréat ou un diplôme de niveau supérieur (16 % contre 37 %)Note de bas de page 9.
- Les femmes demeurent surreprésentées dans les emplois à faible rémunération. En 2022, 28 % des femmes, comparativement à 16 % des hommes, travaillaient dans les cinq groupes professionnels les moins rémunérés, notamment les ventes et les services, la prestation de soins et le soutien administratifNote de bas de page 10.
- En 2022, les femmes du principal groupe d’âge actif (25 à 54 ans) qui n’étaient pas en situation de handicap affichaient un taux d’emploi plus élevé (84 %) que les femmes en situation de handicap (73 %)Note de bas de page 11.
- Environ 18 % des personnes 2ELGBTQI+ âgées de 25 à 64 ans appartiennent au groupe de revenu le plus faible au Canada, comparativement à 14 % des personnes hétérosexuelles et cisgenresNote de bas de page 12.
- L’accès à l’emploi n’est pas le même pour tout le monde. En 2021, 30 % des femmes transgenres et 22 % des hommes transgenres ont déclaré s’être vu refuser un emploi en raison de leur identité de genreNote de bas de page 13.
- En 2020, les hommes cisgenres âgés de 25 à 64 ans qui avaient travaillé à temps plein toute l’année affichaient les revenus d’emploi les plus élevés, soit 81 900 $. Les revenus d’emploi étaient moins élevés chez les groupes suivants :
- les hommes transgenres (68 900 $)
- les femmes cisgenres (67 800 $)
- les personnes non binaires (66 000 $)
- les femmes transgenres (64 300 $)Note de bas de page 14
- Les femmes autochtones âgées de 25 à 54 ans sont moins susceptibles d’occuper un emploi que les femmes non autochtones, soit 71 % comparativement à 80 % en 2025. Cet écart a peu évolué depuis 2019Note de bas de page 15.
- En moyenne, les femmes consacrent quatre heures de plus par semaine que les hommes aux soins prodigués à des adultes et huit heures de plus par semaine aux soins des enfants. Elles disposent donc de moins de temps pour travailler à temps plein, accroître leurs revenus tout au long de leur carrière ou simplement prendre une pauseNote de bas de page 16.
Faire progresser le leadership et l’entrepreneuriat des femmes
Pourquoi c’est important
Lorsque les femmes bénéficient de l’égalité des chances pour faire progresser leur carrière, lancer et faire croître une entreprise et se constituer un patrimoine, les organismes profitent d’une plus grande diversité de talents et de points de vue, la productivité augmente et l’économie canadienne devient plus forte et plus résiliente.
Progrès
Version textuelle
Les entrepreneures ne se contentent pas de contribuer à l’économie canadienne : elles en sont le pilier. Les femmes sont propriétaires majoritaires d’environ 20 % des entreprises au paysNote de bas de page 17.
Les petites et moyennes entreprises détenues majoritairement par des femmes génèrent des revenus annuels de plus de 90 milliards de dollars et emploient près d’un million de personnesNote de bas de page 18.
Le Canada compte plus de 100 000 entreprises détenues par des personnes 2ELGBTQI+. Celles-ci génèrent plus de 22 milliards de dollars en activité économique et emploient plus de 435 000 personnesNote de bas de page 19.
Version textuelle
Les femmes autochtones sont légèrement plus susceptibles que les femmes non autochtones d’être propriétaires d’une entreprise, soit 23 % comparativement à 20 %, ce qui témoigne de l’importante contribution des entrepreneures autochtones à l’économie canadienneNote de bas de page 20.
Les organismes dirigés par des femmes ont 25 % plus de chances de surpasser leurs homologues en matière de rentabilité et d’innovationNote de bas de page 21.
Le travail qu’il reste à faire
Version textuelle
Les femmes représentent près de la moitié de la main-d’œuvre, mais elles ne constituent que 37 % des gestionnaires, et à peine 5 % des entreprises canadiennes ont une femme au poste de PDGNote de bas de page 22.
- Les femmes autochtones (1 %), les femmes noires (1,8 %), les femmes 2ELGBTQIA+ (1,8 %) et les femmes en situation de handicap (3,5 %) sont également sous-représentées dans les bassins de relève organisationnels menant aux postes de haute directionNote de bas de page 23.
Version textuelle
Les femmes ayant des expériences vécues qui se recoupent demeurent sous-représentées au sein des conseils d’administration. En 2025 :
- 1 % des membres des conseils d’administration étaient des femmes autochtones
- 2,5 % étaient des femmes noires
- 1 % étaient des femmes en situation de handicap
- 1 % étaient des femmes 2ELGBTQIA+Note de bas de page 24
Promouvoir les possibilités économiques pour éliminer les obstacles systémiques
Pourquoi c’est important
La sécurité financière des femmes dépend de facteurs qui vont au-delà de leurs choix individuels. L’écart salarial entre les genres, le partage inégal des responsabilités liées aux soins, les obstacles à l’accès aux ressources et aux possibilités ainsi que la situation économique mondiale peuvent avoir une incidence sur la capacité des femmes à gagner un revenu, à épargner et à prospérer. Relever ces défis contribue à réduire la pauvreté, à renforcer les familles et les collectivités, et à favoriser la prospérité à long terme.
Progrès
Grâce au programme canadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, la vie est plus abordable. Les familles de 900 000 enfants reçoivent des services de garde à prix modique et d’excellente qualité et peuvent ainsi économiser chaque année jusqu’à 16 200 $ par enfantNote de bas de page 25.
En 2018, le Canada a adopté la Loi sur l’équité salariale afin de garantir une rémunération équitable entre les femmes et les hommes dans la fonction publique fédérale et les milieux de travail sous réglementation fédérale.
Le travail qu’il reste à faire
- Les femmes au Canada continuent d’être confrontées à un écart salarial entre les genres, le deuxième plus élevé parmi les pays du G7Note de bas de page 26.
- En 2025, les femmes âgées de 25 à 54 ans qui travaillaient à temps plein ou à temps partiel gagnaient 89 cents pour chaque dollar gagné par les hommesNote de bas de page 27. L’écart salarial est encore plus marqué chez les femmes noires, autochtones et raciséesNote de bas de page 28.
Version textuelle
Les inégalités de revenu persistent à la retraite. En 2022, le revenu des femmes aînées était inférieur de 26 % à celui des hommes aînés, comparativement à 34 % en 1976Note de bas de page 29.
- En 2024, le taux de faible revenu était plus élevé chez les enfants vivant dans une famille monoparentale dirigée par une femme (30 %) et chez les personnes âgées vivant seules ou avec des personnes non apparentées (27 %) que dans l’ensemble de la populationNote de bas de page 30.
- Parmi tous les groupes de femmes âgées, les femmes âgées racisées sont les plus susceptibles de vivre dans une situation de faible revenu ou de pauvretéNote de bas de page 31.
- Les femmes âgées sont plus susceptibles que les hommes âgés de vivre dans un logement inadéquat ou inabordable. En 2021, près d’une femme âgée sur cinq (19 %) au Canada vivait dans un logement inabordable (contre 14 % des hommes âgés)Note de bas de page 32.
- En 2018, les femmes âgées étaient plus susceptibles que les hommes âgés de vivre dans un ménage consacrant au moins 30 % de son revenu aux frais de logement, soit 20 % comparativement à 15 %Note de bas de page 33.
- Lorsque les parents ont de la difficulté à trouver des services de garde, leur travail et leurs études peuvent en souffrir. En 2022, les répercussions les plus courantes étaient les suivantes :
- modification des horaires de travail ou d’études (38 %)
- réduction du nombre d’heures de travail (37 %)
- coûts de garde d’enfants plus élevés que prévu (33 %)Note de bas de page 34
Pour en savoir plus
- Faits, statistiques et incidence : Communautés 2ELGBTQI+
- Faits, statistiques et incidence : Violence fondée sur le sexe
- Analyse comparative entre les sexes Plus
- Le cheminement du Canada vers l’égalité des genres
- Reportages sur l’égalité en action : Les femmes dans l’économie
- Investir dans les femmes
