La violence et le consentement
La violence sexuelle existe partout dans notre société et n’a rien à voir avec la sexualité; elle concerne plutôt le pouvoir et le contrôle. La différence entre la violence sexuelle et un acte sexuel est le consentement.
Qu’est-ce que la violence sexuelle?
La violence sexuelle fait référence à tout acte sexuel qui a lieu sans le consentement, ce qui comprend des menaces ou des tentatives d’obtenir des faveurs sexuelles, ou des avances ou commentaires sexuels non désirés. La violence sexuelle peut provenir de n’importe qui, sans égard à sa relation avec la victime ou la personne survivante ou à l’environnement où elle se trouve.
Et ce n’est pas juste physique. Il est important de se rappeler que la violence sexuelle peut décrire un éventail d’actions, notamment :
- siffler une personne
- diffuser des photos intimes sans permission
- donner des baisers ou faire des attouchements non voulus
- menacer une personne pour obtenir des faveurs sexuelles
- agresser sexuellement
Bien que tous les actes de violence sexuelle ne soient pas physiques, tout attouchement sexuel sans consentement est un crime.
Qu’est-ce que le consentement?
Le consentement est l’accord volontaire de se livrer à une activité sexuelle à un moment particulier. Il s’applique uniquement à cette activité et à ce moment précis. Il ne s’agit pas de dire oui ou non une seule fois : tout comportement nouveau ou ultérieur doit être consenti. Chaque personne qui s’y livre doit donner son consentement pour l’activité sexuelle de façon active, volontaire et continue.
Au Canada, une personne doit être âgée d’au moins 16 ans pour pouvoir consentir légalement à une activité sexuelle. Pour obtenir des renseignements plus détaillés, veuillez consulter la page L’âge de consentement aux activités sexuelles (ministère de la Justice).
À quoi ressemble le consentement?
Pour que la sexualité soit agréable, elle doit l’être pour les deux personnes concernées, ce qui implique de la communication, du respect et un consentement valable.
Transcription
(Music starts)
(ON SCREEN TEXT: Le consentement, ce n’est pas juste un « oui »)
La plupart des gens croient savoir ce qu’est le consentement sexuel, mais ce n’est pas juste un « oui » — ça va plus loin que ça.
[Deux personnes discutent ensemble. Une bulle de dialogue avec des gribouillis et un point d’interrogation apparaît au-dessus de la première personne. Une bulle de dialogue avec des gribouillis et une coche apparaît au-dessus de la deuxième personne, qui porte un chandail à capuchon orange.]
Le consentement signifie que tout le monde est d’accord de manière active, volontaire et continue. On ne peut pas le deviner ou le supposer.
[La première personne apparaît avec une bulle de dialogue à ses côtés. La bulle se remplit de gribouillis, de points d’interrogation, de points d’exclamation et d’une grande image de cœur souriant aux yeux en forme de cœur.]
[La deuxième personne pose une main sur sa poitrine. Un effet graphique en forme d’éclat apparaît derrière sa tête et derrière sa main.]
[La première personne apparaît dans trois images. D’abord, elle regarde vers le bas en croisant un bras sur sa poitrine; ensuite, elle tend un bras avec enthousiasme; puis, elle se tient la tête avec une main.]
Mais parler de consentement sexuel peut être gênant et rendre les gens nerveux, excités ou même confus.
[Le chandail à capuchon orange de la deuxième personne apparaît sur une commode. Un cœur animé apparaît au‑dessus du chandail. Le cœur disparaît et un effet graphique en forme d’éclat apparaît derrière le chandail.]
Parfois, ça aide de voir les choses autrement. Utilisons donc un autre exemple qui repose sur les mêmes principes.
[TEXTE À L’ÉCRAN : Le chandail préféré d’une personne de votre entourage]
Disons que vous voulez emprunter le chandail préféré d’une personne de votre entourage pour le porter à une soirée.
[Person one and person two stand on either side of the orange hoodie. A speech bubble appears from person one with a heart and exclamation in it.]
[Inside the speech bubble, a location icon, celebration balloons, and a calendar image are shown.]
Comment savoir si elle est d’accord pour vous le prêter?
Vous devrez lui expliquer où vous le porterez, pourquoi vous voulez l’emprunter et quand vous le rendrez – car le consentement commence par une demande claire.
[La première et la deuxième personne continuent de discuter. Une bulle de dialogue contenant un point d’interrogation apparaît au‑dessus de la deuxième personne.]
[La deuxième personne pose une main sur son menton. Une bulle de pensée apparaît avec des points de suspension à l’intérieur. Les points de suspension sont remplacés par un nuage de pluie.]
L’autre personne doit pouvoir dire oui parce qu’elle le souhaite vraiment, et non parce qu’elle se sent obligée, coupable ou honteuse.
[Une bulle de dialogue contenant un grand « X » apparaît au‑dessus de la deuxième personne.]
[Un symbole d’interdiction recouvre le chandail à capuchon orange de la deuxième personne.]
Si elle dit non, c’est clair, vous ne prenez pas le chandail.
[La première personne pointe le chandail. Une bulle de dialogue contenant un point d’interrogation apparaît. Une bulle de dialogue apparaît au‑dessus de la deuxième personne avec des points de suspension en réponse. Les points de suspension sont remplacés par des gribouillis en mouvement.]
[Un symbole d’interdiction recouvre le chandail à capuchon orange de la deuxième personne.]
Si elle ne répond pas ou si elle ne peut répondre clairement, c’est non. Par exemple, une personne ivre ou sous l’effet de drogues peut ne pas être en mesure de comprendre ou de dire oui.
[La première et la deuxième personne discutent ensemble. Une bulle de pensée contenant un point d’interrogation apparaît au‑dessus de la tête de la deuxième personne. L’écran est divisé : d’un côté, la deuxième personne tient ses mains contre sa poitrine; de l’autre, une bulle de pensée contenant un nuage de pluie apparaît.]
[Un symbole d’interdiction recouvre le chandail à capuchon orange de la deuxième personne.]
Si elle n’est pas certaine ou si elle accepte seulement parce qu’elle se sent « obligée », ce n’est pas un consentement.
[La deuxième personne tend son chandail à capuchon orange. Une bulle de dialogue contenant une coche apparaît au‑dessus d’elle.]
Même si la personne dit oui, il faut s’assurer que ce consentement est réel.
[TEXTE À L’ÉCRAN : Rappelez-vous les éléments clés du consentement]
N’oubliez pas, le consentement ne se limite pas à un « oui ».
[TEXTE À L’ÉCRAN : Donné librement]
[La première et la deuxième personne discutent. Une bulle de dialogue contenant un grand point d’exclamation, un point d’interrogation et un point d’exclamation apparaît au‑dessus de la première personne. La deuxième personne tient ses mains contre sa poitrine.]
Si elle accepte de vous prêter son chandail sous pression, ce n’est pas un consentement.
[La première personne crie en pointant un doigt. La deuxième personne tient ses mains contre sa poitrine.]
[TEXTE À L’ÉCRAN : Donné librement]
Si elle estime devoir vous prêter son chandail pour éviter de vous fâcher, ce n’est pas non plus un consentement. Le consentement doit être donné librement.
Posez des questions comme « Est-ce que ça te dérange si... » ou « Est-ce que tu veux que je... ».
[TEXTE À L’ÉCRAN : Révocable]
Il est important de savoir que le consentement n’est pas permanent et qu’il est révocable.
[Trois images montrent la première et la deuxième personne. Dans la première, la deuxième personne serre son chandail contre elle tandis que la première garde les mains le long du corps. Dans la suivante, la première personne rend le chandail à la deuxième. Dans la dernière, la première personne porte le chandail et la deuxième pose une main sur son bras.]
[La première personne plie le chandail et le remet à la deuxième personne.]
Si la personne change d’avis avant que vous ne preniez le chandail, après que vous l’ayez pris ou pendant que vous le portez, c’est son choix et vous devez le respecter.
[La première personne, qui tient maintenant le chandail, parle à la deuxième personne. Une bulle de dialogue contenant une icône de calendrier apparaît au‑dessus de la deuxième personne.]
[TEXTE À L’ÉCRAN : Éclairé]
Et si la personne accepte de vous prêter son chandail pour quelques jours.
[La première personne apparaît à l’écran divisé. D’un côté, elle se tient dans sa chambre en brandissant le chandail à capuchon orange et une paire de ciseaux. De l’autre côté, la deuxième personne remet le chandail à une autre personne.]Ça ne vous donne pas nécessairement la permission de couper les manches ou de donner le chandail à quelqu’un d’autre.
[TEXTE À L’ÉCRAN : Éclairé]
Le consentement n’est valable que lorsque chaque personne sait exactement à quoi elle consent.
[TEXTE À L’ÉCRAN : Enthousiaste]
[La deuxième personne fait un signe de pouce levé. Quatre bulles de dialogue contenant des coches apparaissent autour d’elle. L’image se divise pour montrer la deuxième personne regardant vers le bas, avec une bulle de pensée contenant un nuage de pluie.]
Réfléchissez à la réaction d’une personne qui accepte quelque chose avec enthousiasme – pensez à son expression faciale, son langage corporel, ses paroles. C’est ce genre de « oui » que vous voulez entendre, et non celui de quelqu’un qui abandonne parce qu’il se sent intimidé ou humilié.
[Une grande bulle de dialogue contenant une coche apparaît.]
Un vrai consentement est donné avec confiance, aisance et clarté.
[TEXTE À L’ÉCRAN : Précis]
[La première et la deuxième personne discutent, le chandail entre elles. Une bulle de dialogue contenant un point d’interrogation apparaît au‑dessus de la première personne. La deuxième personne pose une main sur son menton et répond avec une bulle de dialogue contenant une coche.]
Le consentement doit être précis. Si vous ne donnez pas tous les détails ou si vous mentez sur l’utilisation que vous ferez du chandail, ce n’est pas un consentement.
[La première personne pose une main sur son menton. Une bulle de pensée apparaît contenant des images d’un chandail, de chaussettes, d’un chapeau et d’une camisole. Des symboles d’interdiction apparaissent sur tous les vêtements sauf le chandail.]
Accepter de prêter un vêtement, ça ne signifie pas qu’on accepte de prêter toute la garde-robe.
[Une bulle de dialogue contenant une icône de lieu, des ballons de fête et une horloge apparaît.]
Le consentement repose sur une communication claire, quelle que soit la situation.
[La première et la deuxième personne discutent ensemble. Une bulle de dialogue apparaît près de la première personne contenant un cœur, un point d’exclamation et un point d’interrogation. La deuxième personne pose une main sur son menton. Une bulle de pensée apparaît au‑dessus de sa tête avec des points de suspension.]
Si tout ça vous semble gênant pour un simple chandail, imaginez à quel point c’est important quand il est question de consentement sexuel.
[ON SCREEN TEXT: Le consentement doit toujours être donné librement, revocable, éclairé, enthousiaste, précis]
N’oubliez pas que le consentement doit toujours être :
donné librement
révocable
éclairé
enthousiaste
précis
[TEXTE À L’ÉCRAN : CE N’EST PAS JUSTE un oui.]
Une fois de plus, le consentement ne se limite pas à dire oui. C’est une conversation continue, basée sur la confiance et le respect.
[TEXTE À L’ÉCRAN : Canada.ca/CeNestPasJuste]
Comment puis-je aider quelqu’un qui a subi de la violence sexuelle?
Si vous êtes la victime :
- Composez le 911 si vous êtes en danger immédiat. Si le 911 n’est pas disponible là où vous êtes, appelez le service de police de votre région.
- Consultez un médecin au besoin. Si vous avez subi une agression sexuelle, envisagez de consulter un médecin. Toutes les blessures ne sont pas visibles. Vous pouvez également vous renseigner sur la contraception d’urgence, le dépistage des infections transmissibles sexuellement (ITS) et les tests de grossesse.
- Trouvez un service de soutien. Un service de soutien par téléphone ou clavardage est disponible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Sachez où vous pouvez obtenir de l’aide.
- Obtenez du soutien de la part de votre famille et de vos amis. Communiquez avec une personne en qui vous avez confiance et qui peut vous aider.
- N’oubliez pas : Ce qui s’est passé n’est pas de votre faute, peu importe ce que vous portiez, faisiez ou disiez à ce moment‑là.
Si une personne que vous connaissez en est victime :
- Écoutez‑la. Ne l’interrompez pas. Les gens ont besoin de temps pour digérer une situation difficile. Il est normal qu’il y ait des moments de silence.
- Croyez-la. Personne ne mérite d’être agressé sexuellement et ce n’est jamais la faute de la victime ou de la personne survivante. Évitez les questions commençant par « pourquoi » car elles peuvent insinuer que la violence est de sa faute.
- Donnez-lui des renseignements, pas des conseils. La situation de chaque personne est différente et les gens ont besoin de faire ce qui est le mieux pour eux. Proposez des ressources plutôt que de détailler les prochaines étapes à suivre.
Vrai ou faux?
Savez-vous à quoi ressemble un consentement valable? Lisez les scénarios ci-dessous et déterminez si les énoncés sont vrais ou faux.
Si une personne ne résiste pas physiquement, cela signifie qu’elle donne son consentement à la relation sexuelle.
Faux. Il ne s’agit pas d’un vrai consentement. Le fait de ne pas dire « non » ne signifie pas que la personne consent à une activité sexuelle. Il doit y avoir une participation continue et enthousiaste de la part des deux personnes.
Si votre partenaire de longue date accepte une relation sexuelle un soir, elle ou il l’accepte automatiquement le soir suivant.
Faux. Vous devez obtenir un consentement pour chaque activité sexuelle, avec chaque partenaire, et ce, à chaque fois. Il n’y a aucune exception. La communication est importante et peut rendre l’activité sexuelle encore meilleure.
Si la personne avec qui vous vous trouvez n’a plus conscience de ce qui se passe autour d’elle, vous pouvez avoir une relation sexuelle avec elle.
Faux. Le consentement ne peut pas être présumé ou sous-entendu, et une personne inconsciente n’est pas en mesure de donner son consentement. Même si cette personne est votre partenaire de longue date, si elle est inconsciente, il n’y a pas de consentement.
Si la personne avec qui vous êtes accepte d’avoir une relation sexuelle avec un condom et que vous l’enlevez sans le lui dire, il n’y a pas de consentement.
Vrai. Votre partenaire a donné son consentement pour un acte, et une relation sexuelle sans condom en est un autre. La personne a été trompée et n’a pas pu donner un consentement éclairé.
Si votre entraineuse ou entraîneur a une relation sexuelle avec vous, il n’y a pas de consentement.
Vrai. Il n’y a pas de consentement dans cette situation. Lorsqu’il y a un déséquilibre de pouvoir dans une relation, il n’y a jamais de consentement. Une entraîneuse ou un entraîneur n’est qu’un exemple d’une personne en situation d’autorité et de confiance. Il pourrait aussi s’agir d’une enseignante ou d’un enseignant, d’adultes de la famille, de chefs de groupes confessionnels ou de personnes soignantes.
Vous avez besoin d’aide?
Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes victime de violence fondée sur le sexe, il existe de l’aide.
Si vous avez besoin d’aide immédiatement, composez le 911 ou appelez le service de police de votre région
