Présentation sur la violence fondée sur le sexe destinée à un apprentissage en groupe avec des jeunes âgés de 14 à 18 ans
1 - Ce n’est pas juste
2 - Section 1 : Introduction
3 - Comprendre la violence fondée sur le sexe (VFS)
Notes:
Aujourd'hui, nous allons parler de la violence fondée sur le sexe – sa définition, ses manifestations et les façons d’intervenir si vous en êtes témoin et de soutenir une personne qui en a été victime.
La violence fondée sur le sexe, ou VFS, est un problème grave qui peut toucher n’importe qui, qui que vous soyez et où que vous viviez. Elle peut se produire dans vos relations amoureuses, votre famille et votre cercle social, ou avec des personnes que vous ne connaissez pas. Dans la vraie vie, la VFS peut se présenter sous forme de violence physique, émotionnelle, psychologique, économique ou sexuelle.
Elle peut être difficile à reconnaître et aborder, surtout parce qu’on l’a normalisée. Il est donc important de prendre position, d’en parler et de contribuer à mettre fin à la VFS.
4 - Entente de groupe
Règles de base pour le respect, l’empathie et une communication ouverte
Notes:
Puisque le sujet abordé aujourd’hui peut être délicat, nous allons établir des règles de base pour le groupe. Convenons de faire preuve de respect envers toutes les personnes présentes dans la salle, d’utiliser un langage inclusif et d’écouter sans interrompre ni juger les autres. Est-ce que quelqu’un a d’autres idées à ajouter?
Tout au long de cette conversation, il est important de laisser place aux points de vue et aux expériences de chaque personne, et de garder une attitude respectueuse.
Exemples de langage inclusif à utiliser dans les discussions en classe :
- Utilisez « votre partenaire » ou « la personne que vous fréquentez » au lieu d’un langage genré
- Parlez au « vous » pour les situations hypothétiques
- Dire « une personne qui cause du tort » ou « la personne qui a recours à la violence » au lieu de supposer un genre précis
Une ressource pour vous aider à orienter vos conversations.
5 - Traumavertissements
Quoi faire si vous vous sentez en danger ou si quelque chose déclenche un traumatisme
Notes:
Même s’il est important d’en parler, la VFS est un sujet difficile qui peut susciter des émotions intenses. Les déclencheurs sont tout ce qui peut amener une personne à se souvenir d’une expérience traumatisante qu’elle a vécue.
Votre sécurité émotionnelle et votre bien-être sont les choses les plus importantes. Si certains sujets abordés aujourd’hui déclenchent des traumatismes passés, vous pouvez, à tout moment, faire une pause, vous éloigner ou choisir de ne pas participer à une activité qui vous met mal à l’aise. Si vous avez besoin d’aide pendant ou après cette présentation, je peux vous aider à trouver des ressources ou du soutien. Si vous vous éloignez, je viendrai vous voir pour m’assurer que vous allez bien.
Je dois aussi mentionner qu’en tant que [insérer votre rôle ici], si vous me dites des choses qui semblent préoccupantes, je pourrais devoir faire un signalement, car vous avez moins de 18 ans. Ça signifie que si je crois que vous ou quelqu’un que vous connaissez, êtes en danger immédiat, je dois contacter les autorités pour les en informer. Ça ne veut pas dire que vous avez des ennuis, mais c’est simplement quelque chose que je dois faire pour assurer votre sécurité.
Note aux personnes qui présentent : ces informations, ainsi que les conversations qui pourraient s’ensuivre avec les jeunes à qui vous vous adressez, pourraient aussi raviver des souvenirs et des sentiments liés à des expériences passées. Vous disposez de matériel de soutien pour les jeunes, mais il existe aussi de l’aide pour vous dans votre région. Voici quelques ressources nationales auxquelles vous pouvez accéder :
- Soutien aux jeunes en cas de VFS
- Services de soutien pour les personnes touchées par la violence fondée sur le sexe
- Soutien en santé mentale : Demander de l’aide
6 - Qu’est-ce que la VFS?
7 - Qu’est-ce que la violence fondée sur le sexe (VFS)?
- Du tort causé à une personne en raison de son sexe, son expression de genre ou son genre perçu.
- Elle peut se produire en ligne ou en personne.
- Elle trouve son origine dans le pouvoir et le contrôle.
Notes:
Commençons par définir ce qu’est la VFS. La VFS désigne toute forme de tort ou préjudice infligé à une personne en raison de son sexe, son expression de genre ou son genre perçu. Elle ne se limite pas à la violence physique ou sexuelle : elle peut aussi inclure la violence psychologique et économique, la coercition, les menaces ou la négligence. Elle est souvent liée à des inégalités et de la discrimination fondées sur des stéréotypes nuisibles, un abus de pouvoir et des systèmes injustes.
La VFS peut se produire en ligne ou en personne, dans votre cercle amical ou entre pairs, mais aussi dans le cadre de relations amoureuses ou familiales, et même à divers endroits, comme à l’école ou au sein de vos programmes sportifs.
Tout le monde peut être victime de VFS, y compris les hommes et les garçons. Mais les femmes, les filles, et les personnes de diverses identités de genre et de diversité sexuelle peuvent en être victimes en proportions plus élevées, en particulier si elles sont en situation de handicap, sont autochtones, noires ou racialisées, vivent en zone rurale, appartiennent aux communautés 2ELGBTQI+ ou sont nouvellement arrivées au Canada.
La VFS prend racine dans le pouvoir et le contrôle : une personne ou un groupe exerce un contrôle sur une autre personne, ou un autre groupe, en raison de son identité.
Ressource pour clarifier les questions sur le sexe et le genre :
- À propos de la violence fondée sur le sexe – Canada.ca
- Module 1 : La violence fondée sur le sexe et les relations saines
8 - À quoi ressemble la VFS
Voici des exemples de ce à quoi peut ressembler la VFS.
- Physique :
- Pousser, bousculer ou frapper
- Lancer des objets lors d’une dispute pour intimider quelqu’un
- Intimider quelqu’un physiquement, comme en se tenant trop près
- Émotionnelle / psychologique :
- Dire à une personne qui elle peut ou ne peut pas fréquenter
- Menacer de répandre des rumeurs
- Ignorer ou manipuler les émotions de la personne
- Sexuelle :
- Pousser une personne à faire quelque chose
- Agresser sexuellement
- Faire des attouchements non désirés
- Économique :
- Prendre ou utiliser l’argent de l’autre personne sans sa permission
- La forcer à acheter des choses comme des cadeaux ou de la nourriture
- La forcer à manquer des heures de travail
- VFS facilitée par la technologie :
- Envoyer des messages à répétition
- Forcer la personne à partager sa localisation
- Publier ou partager des photos et vidéos privées
Notes:
Sur cette diapositive, nous examinons différentes façons dont la violence fondée sur le sexe peut se manifester dans la vie réelle. La VFS n’est pas un phénomène unique : elle peut prendre plusieurs formes, dont certaines peuvent être faciles à ignorer, surtout dans le cadre de relations amicales ou amoureuses, ou encore en ligne.
La violence physique comprend les actes qui visent à blesser, effrayer ou contrôler quelqu’un. Voici quelques exemples : pousser ou bousculer quelqu’un pendant une dispute, lancer des objets pour effrayer quelqu’un, ou même casser des choses qui lui appartiennent.
La violence émotionnelle, qui est tout aussi grave, peut consister à essayer de contrôler les gens que fréquente une personne et la fréquence de ces fréquentations, en utilisant la culpabilité ou la pression émotionnelle. Refuser de parler à la personne pour la punir ou dire des choses comme « Si tu m’aimais, tu ferais... », c’est aussi de la violence émotionnelle.
La violence sexuelle se produit quand quelqu’un dépasse les limites d’une autre personne ou fait fi du consentement. Ça peut se traduire par le fait de mettre de la pression sur cette personne pour qu’elle fasse quelque chose qui la met mal à l’aise, par des attouchements non désirés ou par tout comportement qui viole l’autonomie corporelle de quelqu’un.
La violence économique peut être moins évidente, mais elle existe bel et bien. Elle peut se manifester par le fait de prendre l’argent d’une autre personne sans sa permission, de la pousser à payer pour tout ou de lui faire manquer son travail pour qu’elle perde de l’argent ou devienne plus dépendante de l’autre personne. C’est une question de contrôle.
Et de nos jours, la technologie peut aussi causer beaucoup de tort. La violence facilitée par la technologie comprend le fait d’envoyer à une personne des messages à répétition après qu’elle ait dit avoir besoin d’espace, d’exiger l’accès à son téléphone ou à sa localisation, ou encore de publier ou partager des photos ou des vidéos privées sans son consentement.
9 - Où se produit la VFS
Le VFS peut se produire n’importe où : dans les lieux publics, à l’école, au travail, à la maison et en ligne.
Notes:
Oui, la VFS peut se produire n’importe où. Mais les jeunes comme vous, sont plus susceptibles d’être victimes ou témoins de VFS facilitée par la technologie que toutes les générations précédentes. En ligne, la violence fondée sur le sexe peut prendre différentes formes : partager des photos d’une personne sans son consentement, faire du cyberharcèlement, utiliser l’IA pour créer de fausses images d’une personne, contrôler le téléphone ou un compte de réseau social de quelqu’un, ou encore faire du doxxing, qui consiste à divulguer en ligne des informations confidentielles d’une personne, comme son adresse.
10 - Violence facilitée par la technologie et comment rester en sécurité
Comment rester en sécurité en ligne
Notes:
Parlons de la violence facilitée par la technologie. En ligne comme dans la vraie vie, vous méritez d’être en sécurité. Quels sont les gestes qu’on peut poser en ligne pour veiller sur soi et pour aider les autres?
Si vous ne savez pas trop par où commencer, voici quelques suggestions pour le groupe :
- Repérez les signes de VFS : Portez attention aux signes de VFS en ligne, comme recevoir des messages blessants ou menaçants, sentir que quelqu’un nous surveille ou nous contrôle constamment, ou subir des pressions pour partager des images intimes.
- Fiez-vous à votre intuition : Si une chose vous met mal à l’aise ou vous semble anormale en ligne, écoutez votre instinct. Si quelqu’un vous fait peur, vous bouleverse ou vous menace, c’est important de prendre ça au sérieux et de demander de l’aide.
- Utilisez les paramètres de confidentialité : Apprenez à utiliser les paramètres de confidentialité des réseaux sociaux et des comptes en ligne. Limitez le nombre de personnes pouvant voir vos publications et vos informations personnelles. Vérifiez et mettez à jour ces paramètres régulièrement.
- Faites preuve de vigilance avec les demandes d’amitié en ligne : En ligne, acceptez seulement les demandes d’amitié ou de suivi provenant de personnes que vous connaissez et en qui vous avez confiance. Évitez d’entrer en communication avec des personnes inconnues, surtout celles qui ont un comportement suspect ou inapproprié.
- Protégez vos informations personnelles : Évitez de partager publiquement en ligne des renseignements personnels, comme votre nom complet, votre adresse, votre numéro de téléphone ou le nom de votre école. Gardez vos informations personnelles privées et ne les partagez qu’avec des personnes de confiance.
- Signalez et bloquez si nécessaire : Si vous êtes victime ou témoin de VFS ou de comportements violents en ligne, dites-le à un adulte de confiance et utilisez les outils de signalement disponibles sur la plateforme de réseau social ou le site Web. Envisagez de bloquer la personne afin de limiter toute interaction future.
- Demandez de l’aide : Si vous êtes victime de VFS ou de harcèlement en ligne, contactez un ou une adulte en qui vous avez confiance, ou essayez de trouver d’autres ressources d’entraide d'aide. N’oubliez pas! Vous n’avez pas à vivre ça en silence, il y a des gens qui peuvent vous aider.
- Adoptez des comportements numériques responsables : En ligne, traitez les autres avec respect et gentillesse en ligne. Évitez de répandre des rumeurs ou de vous impliquer dans des conflits qui se jouent en ligne. Soutenez et défendez les personnes qui pourraient être victimes de violence facilitée par la technologie.
11 - Section 3 : Intersectionnalité et impact
12 - Intersectionnalité et VFS
L’intersectionnalité signifie que différentes facettes de notre personnalité peuvent se chevaucher et influencer notre perception du monde. Ces identités qui se chevauchent peuvent modifier la manière dont une personne est touchée par la violence, la discrimination ou l’accès à du soutien.
Notes:
Avez-vous déjà entendu parler du terme intersectionnalité? Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer ce que ça signifie?
L’intersectionnalité signifie que les expériences de chaque personne dans le monde sont façonnées par différentes facettes de son identité, comme son origine ethnique, son genre, sa sexualité, sa religion, son statut migratoire, ses revenus ou ses capacités. Ces identités qui se chevauchent peuvent influencer la manière dont on nous traite, et nos expériences.
Dans le contexte de la VFS, l’intersectionnalité nous aide à comprendre que tout le monde ne subit pas les mêmes préjudices. Certains groupes sont confrontés à des obstacles non pas en raison de leur identité, mais à cause de facteurs systémiques comme le racisme, l’homophobie, la transphobie et le capacitisme, ce qui peut complexifier la recherche de soutien et de sécurité. Ce n’est pas dû à la personne elle-même, mais au fait que nos systèmes ne traitent pas toujours tout le monde de manière égale.
(Quelques exemples : Les jeunes personnes autochtones sont confrontées à la VFS dans un contexte de violence coloniale et de discrimination systémique persistantes. Les personnes nouvellement arrivées au pays, immigrantes et réfugiées peuvent être confrontées à des barrières linguistiques, à de la stigmatisation culturelle ou à la peur des autorités, spécialement si leur statut migratoire est incertain).
Note aux présentateurs et présentatrices (à ne pas prononcer à voix haute) : Comprendre l’intersectionnalité aide les adultes à éviter les généralisations et à reconnaître que les jeunes personnes peuvent être confrontées à des risques multiples, à différents types de préjudices et à différents types de soutien.
13 - Qui détient le pouvoir
Exemples de déséquilibre de pouvoir dans des relations
- Âge
- Autonomie
- Accès à de l’argent
- Mobilité
- Expérience
- Développement du cerveau
- Dynamique adulte/jeune (entraînement/mentorat/enseignement)
Notes:
La VFS peut se produire quand une personne utilise son pouvoir pour en contrôler ou blesser une autre, ou pour mettre de la pression sur elle. Il est donc important de comprendre les déséquilibres de pouvoir qui peuvent se manifester au quotidien, et pas seulement dans des situations extrêmes.
Réfléchissons au peu aux dynamiques de pouvoir qu’il y a dans votre vie.
Il y a encore des choses sur lesquelles vous n’avez pas tout à fait le contrôle, et c’est normal. Souvent, vos parents ou les personnes qui s’occupent de vous prennent des décisions dans le but d’assurer votre sécurité, et pas de vous contrôler. Quelles sont les choses sur lesquelles vous n’avez pas encore tout à fait le contrôle?
Exemples pour faciliter la conversation si nécessaire :
- Combien de temps passez-vous sur les réseaux sociaux?
- La fonction de localisation est-elle activée sur votre téléphone?
- Avez-vous accès à une voiture, à une passe d’autobus ou à de l’argent?
- Avez-vous un couvre-feu ou des règles à respecter concernant les endroits et le moment où vous pouvez sortir?
Excellents exemples! N’oubliez pas : ces choses ne sont pas votre faute. Elles font simplement partie du fait d’être plus jeune.
À mesure que vous vieillissez et que vous commencez à construire vos propres relations, les dynamiques de pouvoir autour de vous évoluent. Parfois, les mêmes types de limites que vous avez connues en grandissant peuvent se manifester de manière malsaine – mais cette fois, c’est peut-être votre partenaire qui essaie de vous contrôler.
Exemples que vous pouvez donner à voix haute :
- « Si votre partenaire vous dit qui vous pouvez fréquenter... »
- « ... ou met de la pression pour que vous lui donniez vos mots de passe... »
- « ... ou essaie de contrôler où vous allez et à qui vous parlez... »
Ces comportements peuvent être des signes de VFS, car ils constituent un abus de pouvoir.
Le pouvoir n’est pas seulement une question d’âge. Il se manifeste dans toutes les relations, y compris les relations amicales, amoureuses, familiales et entre adultes et jeunes. Une personne peut avoir plus de pouvoir en raison de sa popularité, de son argent ou de son accès à certaines opportunités.
Mais quand il y a une grande différence d’âge, le déséquilibre des pouvoirs est plus grand. Les adultes, comme les entraîneuses et entraîneurs, les enseignantes et enseignants, les patronnes et patrons ou les mentores et mentors ont plusieurs types de pouvoir à la fois. Et comme les adultes qui occupent ces rôles ont beaucoup de pouvoir, ce qui ressemble à de la discipline, des conseils ou de l’attention peut parfois dépasser les limites et devenir nuisible, et c’est important de pouvoir le nommer.
Vous pouvez mettre l’accent sur :
- L’autorité
- La confiance
- L’influence
- La réputation
- L’accès à des opportunités
Si on examine le pouvoir au sein des relations, ce n’est pas pour tenter de jeter le blâme sur qui que ce soit. C’est pour vous aider à comprendre les dynamiques qui peuvent vous permettre de rester en sécurité, avec des gens qui vous soutiennent et vous respectent.
14 - Section 4 : Les relations saines et les limites
15 - Qu’est-ce que rend une relation saine?
Les relations saines sont faites de :
- Respect
- Communication
- Confiance
- Consentement
- Soutien et aide
- Limites
- Égalité
Notes:
Les relations saines – qu’elles soient amicales, familiales ou amoureuses, ou qu’elles impliquent des enseignantes ou des enseignants, des entraîneuses ou des entraîneurs, ou encore des coéquipières ou des coéquipiers – reposent sur la confiance, une communication honnête et le respect.
Le consentement et les limites sont importants dans toutes les relations, pas seulement les relations sexuelles. Ils s’appliquent aussi aux émotions, à l’espace personnel et aux interactions numériques, comme ce que vous partagez, ce qui est publié et la façon dont les gens vous traitent en ligne.
Les relations que vous entretenez maintenant sont importantes. Même si certaines de ces amitiés ne seront pas éternelles, les personnes qui vous entourent aujourd’hui peuvent avoir une influence sur la façon dont vous apprenez à vous protéger, à prendre soin de vous et à contrôler votre propre vie, y compris votre corps, votre image et vos décisions.
Dans une relation saine, personne ne devrait avoir plus de pouvoir, prendre toutes les décisions ou contrôler les actions de l’autre. Tout le monde mérite la même liberté, le même respect et la même voix.
16 - Comportements relationnels malsains et nuisibles
Drapeaux verts – signes d’une relation saine
Drapeaux jaunes – signes indiquant que les choses prennent une tournure malsaine
Drapeaux rouges – signes d’une relation de violence
Notes:
Les relations malsaines ne sont pas toutes violentes dès le départ. Parfois, les comportements néfastes sont normalisés ou ignorés en raison de la pression des pairs, de la stigmatisation ou du désir de se conformer.
Je vais vous donner des exemples de comportements et je voudrais que vous me disiez si vous pensez qu’il s’agit de drapeaux verts, jaunes ou rouges.
Choisissez quelques-uns des exemples suivants, si les jeunes les classent dans la mauvaise section, donnez-leur la bonne réponse :
Vert
- Se sentir libre de dire non
- Se donner mutuellement de l’espace; pas besoin de se texter en tout temps
- La confiance
- Célébrer les réussites de l’autre plutôt que d’être en concurrence
- Accepter les changements de plans sans culpabiliser l’autre
Jaune
- Culpabiliser l’autre personne
- Être de mauvaise humeur ou agir froidement
- Dire « c’est une blague » après un commentaire blessant (surveillez si ça devient une habitude)
- La jalousie
- Partager trop d’informations en ligne au sujet de la relation
Rouge
- Ignorer le consentement
- Vérifier votre téléphone ou vos messages sans votre permission
- Menacer de rompre pour obtenir quelque chose
- Rejeter vos sentiments parce que vous êtes « trop sensible »
- Débarquer à l’improviste pour s’assurer que vous n’êtes pas avec quelqu’un d’autre
Ces drapeaux jaunes ou rouges peuvent être discrets au départ, puis s’intensifier avec le temps.
17 - Limites et consentement
Vidéo sur les limites et le consentement.
Notes:
Nous avons déjà abordé la question du consentement, mais approfondissons un peu le sujet. Cette vidéo utilise un exemple simple pour vous aider à comprendre les différents aspects du consentement et pour vous montrer comment il peut se manifester dans vos relations.
18 - Limites et consentement
Les limites et le consentement
- Limites = les limites personnelles
- Consentement = accepter quelque chose librement et clairement
Le consentement doit être :
- Donné librement
- Révocable
- Éclairé
- Enthousiaste
- Précis
Notes:
Les limites vont de pair avec le consentement.
Les limites sont des frontières que chaque personne établit pour elle-même selon ce qui lui semble sûr ou acceptable et qui la met à l’aise. Ça comprend les limites physiques, mais il y a aussi des limites émotionnelles, temporelles, numériques et sexuelles.
Les limites sont différentes pour chaque personne, et elles peuvent évoluer dans le temps.
Le consentement consiste à respecter ces limites. Comme nous l’avons vu dans la vidéo sur le chandail, le consentement signifie que tout le monde est d’accord de manière active, volontaire et continue. Il ne peut pas être deviné ou supposé, et c’est une conversation continue dans le temps qui peut changer à tout moment.
C’est important de comprendre que :
- Vous avez le droit de fixer des limites.
- Les personnes qui vous entourent ont la responsabilité de les respecter.
19 - Consentement vs conformité
Consentir n’est pas synonyme de se conformer.
Le consentement signifie :
- Un choix réel
- Un respect mutuel
- Une vérification continue
La conformité se produit quand :
- Une personne ressent de la pression
- Une personne craint des conséquences
- Une personne estime qu’elle « doit » accepter
Notes:
Comme nous l’avons vu, le consentement signifie que tout le monde accepte volontairement, librement et clairement, en disposant de bonnes informations et sans subir de pression.
Se conformer, c’est différent.
Quand une personne accepte quelque chose parce qu’elle estime que c’est son devoir, parce qu’elle a peur de ce qui pourrait arriver si elle refuse ou parce qu’elle a l’impression de ne pas vraiment avoir le choix, on parle de conformité. La différence est importante, car un « oui » motivé par la peur, la culpabilité, la manipulation ou un déséquilibre des pouvoirs n’est pas un véritable consentement.
20 - Pratiquer le consentement
Le consentement, c’est :
- Demander la permission et faire des vérifications
- Agir avec respect
- Écouter et porter attention
- Respecter un « non »
- Apprendre à accepter un rejet
- Savoir que les choses changent s’il y a de la drogue ou de l’alcool en jeu
Notes:
Dans la vraie vie, le consentement peut parfois sembler confus, mais il devient beaucoup plus clair quand on se concentre sur ce à quoi ressemble une communication respectueuse et saine. Il ne s’agit pas de poser une question et d’obtenir un « oui » ou un « non ». Il faut porter attention, communiquer clairement et s'assurer que tout le monde est d’accord avec ce qui se passe.
Avant d’entrer dans les détails de la diapo, réfléchissez à un moment où vous avez ressenti un malaise parce que vous ne saviez pas comment dire non, parce que vous ne saviez pas comment l’autre personne réagirait. Si ça vous est arrivé, vous n’avez pas besoin d’en parler, mais pensez seulement à ce sentiment. Maintenant, inversez les rôles et pensez à un moment où une autre personne semblait mal à l’aise. En pensant à ces deux moments, dites-moi comment pourrait agir une personne qui ne sait pas trop comment dire qu’elle ne veut pas faire quelque chose.
Exemples pour faciliter la conversation
- Elle hésite
- Elle devient silencieuse
- Elle ne répond pas tout de suite
- Elle commence à s’agiter
- Elle essaie de changer de sujet
- Son langage corporel change
De tels moments ou comportements sont des signaux qui nous indiquent que nous devons ralentir et faire le point. Voici quelques façons de mettre en pratique le consentement :
- Demandez la permission : Quand vous demandez la permission à quelqu’un, ce que vous demandez doit être précis. Vérifiez souvent, même avec un simple « Est-ce que ça va? » ou « Veux-tu continuer? ».
- Agissez avec respect : Respectez les limites de l’autre personne sans tenter d’insister, de la convaincre ou de la faire changer d'avis. Si elle prend une pause, hésite ou dit non, arrêtez-vous.
- Écoutez et portez attention : Le consentement ne se limite pas aux mots. Il faut porter attention à ce que l’autre dit, à sa manière de le dire et à son langage corporel.
- Respectez un « non » : Non est une réponse complète. Si une personne dit non, vous demande d’arrêter ou dit qu’elle ne veut pas, respectez sa décision et n’essayez pas de transformer son « non » en « oui ».
- Apprenez à accepter un rejet : Parfois, on vous dira non. C’est normal. Quand une personne vous donne cette réponse, ne vous mettez pas en colère et n’essayez pas de la culpabiliser. Dites-lui que vous respectez sa décision.
- Sachez que les choses changent s’il y a de la drogue ou de l’alcool en jeu : Si une personne est ivre ou droguée, elle ne peut pas accepter volontairement et en toute connaissance de cause de participer à une activité sexuelle, et donc y consentir.
21 - S’entraîner à définir ses limites
Des scénarios auxquels réfléchir :
Scénario 1 : Limites numériques – Une personne avec qui vous entretenez une relation d’amitié vous demande votre mot de passe sur les réseaux sociaux et vous dit : « Si tu me fais confiance, tu devrais me le donner. » Vous acceptez de la suivre et qu’elle vous suive, mais pas de lui donner votre mot de passe.
Scénario 2 : Limites physiques – Vous et votre partenaire échangez des câlins, et ça vous convient. Mais cette personne voudrait avoir plus de contacts physiques et vous n’êtes pas à l’aise à aller plus loin pour le moment. Elle vous dit : « On est ensemble depuis un certain temps, c’est normal. »
Scénario 3 : Temps et communication – Votre camarade s’attend à ce que vous répondiez immédiatement à ses textos, même pendant les cours, et se fâche si vous ne répondez pas tout de suite.
Notes:
Fixer des limites peut parfois vous mettre mal à l’aise ou vous sembler gênant, voire dangereux. Alors, entraînons-nous.
J’aimerais que vous choisissiez tous et toutes l’un des scénarios affichés à l’écran, et que vous vous demandiez comment vous fixeriez vos limites dans cette situation. Vous pouvez l’écrire, en discuter discrètement avec la personne à côté de vous, ou simplement y réfléchir en silence.
Pour vous aider à commencer, voici des exemples de phrases claires qu’on peut utiliser pour fixer nos limites :
- « Ça me met mal à l’aise. »
- « J’ai besoin d’espace »
- « Arrête s’il te plaît. »
- « Ça ne me convient pas. »
22 à 24 - Discussion sur l’activité « s’entraîner à définir ses limites »
Scénario 1 : Limites numériques
- « Je ne partage mes mots de passe avec personne. Mais je suis d’accord pour qu'on se suive mutuellement. »
- « Mon mot de passe est privé. Ce n’est pas une question de confiance, c’est juste ma règle. »
- « Je ne te demanderais pas le tien, alors je ne te donne pas le mien. Ce n’est rien contre toi! »
- « Je ne partage ma localisation avec personne, sauf avec mes parents/tuteurs et tutrices. »
Scénario 2 : Limites physiques
- « Je ne suis pas à l’aise pour l’instant. Si je le suis éventuellement, je te le dirai. »
- « J’ai besoin que tu respectes mes limites. Je ne suis pas à l’aise à aller plus loin pour l’instant. »
- « C’est peut-être normal pour certaines personnes, mais moi, ça ne me convient pas. »
Scénario 3 : Temps et communication
- « Je ne t’ignore pas, mais je ne peux pas être tout le temps sur mon téléphone. »
- « Je n’ai pas toujours envie de texter. Ça ne veut pas dire que je suis en colère. »
- « Je ne peux pas toujours répondre instantanément. Je répondrai quand je pourrai. »
Notes:
Révisons chaque scénario ensemble. Quelqu’un se sent à l’aise de partager ses réponses avec le groupe?
Affichez les exemples à l’écran après avoir discuté de chaque scénario.
Posez des questions de suivi en fonction du déroulement de la discussion.
- Qu’est-ce qui a facilité ou compliqué l’exercice de définir les limites dans ces situations?
- Quels moyens non verbaux utilisent les gens pour communiquer leurs limites?
- Qu’est-ce qui peut empêcher une personne de s’exprimer, même si elle le souhaite?
- Quelles sont les options sûres si les limites d’une personne ne sont pas respectées?
Note aux personnes qui présentent (à ne pas prononcer à voix haute) : Évitez de culpabiliser les jeunes qui ont du mal à affirmer leurs limites ou qui se figent dans certaines situations. Insistez sur le fait qu’avoir de la difficulté à fixer ses limites ne signifie pas que le consentement a été donné. Reconnaissez que les normes culturelles et les déséquilibres de pouvoir peuvent avoir une influence sur la capacité à se sentir en sécurité de dire non.
Terminez en rappelant aux jeunes que fixer des limites est une compétence qui s’améliore à force de le faire, et qu’il est possible d’obtenir de l’aide, au besoin.
25 - Section 5 : Lutter contre les attitudes néfastes
26 - Culpabilisation des victimes
La culpabilisation des victimes : Des questions ou des déclarations qui se concentrent à tort sur ce qu’a fait la personne victime ou survivante, plutôt que sur ce que la personne qui a causé le préjudice a choisi de faire.
Ces commentaires peuvent ressembler à :
- « À quoi est-ce que tu t’attendais en t’habillant comme ça? »
- « As-tu essayé de te défendre? »
- « Pourquoi n’as-tu pas seulement décidé de partir? »
- « Tu n’aurais pas dû aller chez cette personne. »
- « Pourquoi as-tu bu autant? »
- « As-tu vraiment dit non? »
Rappel : La VFS n’est jamais la faute de la personne victime ou survivante.
Notes:
Quand des personnes subissent un préjudice, les gens réagissent parfois en les culpabilisant plutôt qu’en les soutenant. La VFS est tellement normalisée, voire malheureusement acceptée, qu’on réduit souvent les personnes victimes et survivantes au silence ou qu’on jette le blâme sur elles au lieu de tenir pour responsables les personnes qui ont causé le préjudice.
Vous avez peut-être déjà entendu quelqu’un dire des choses comme :
- « De quoi avait l’air son habillement? »
- « Pourquoi ne pas avoir dit non ou tenté de se défendre? »
- « Est-ce que c’était vraiment si grave? »
De telles questions sont des exemples de culpabilisation des victimes. Et ce n’est pas acceptable.
La culpabilisation des victimes consiste à attribuer la responsabilité aux personnes qui ont subi un préjudice plutôt qu’à celles qui l’ont causé. Parfois, on leur dit que les violences qu’elles ont subies n’étaient pas graves ou ne constituaient pas un crime, et d’autres fois, on leur dit que ce n’était pas de la VFS. On demande souvent aux personnes victimes et survivantes avec qui elles se trouvaient, ce qu’elles portaient ou ce qu’elles ont fait, pour tenter d’expliquer (ou de justifier) la violence qu’elles ont subie.
Dans les médias, culpabiliser les victimes peut notamment se traduire par le fait de minimiser la violence, de remettre en question ce qui s’est passé, de se montrer insensible à l’expérience de la victime, de présenter la victime sous un mauvais jour – en effaçant la responsabilité de la personne qui a causé du tort.
Mais la vérité, c’est que la responsabilité appartient toujours à la personne qui a causé la violence.
La culpabilisation des victimes peut faire en sorte que certaines personnes ne se sentent pas à l’aise de se manifester. Elle peut pousser des personnes victimes ou survivantes à se taire, à douter d’elles-mêmes et à renoncer à demander de l’aide ou du soutien. C’est pourquoi il est si important de remettre en question et de lutter contre la culpabilisation des victimes quand nous en sommes témoins, et de créer un lieu sûr où chaque personne se sentira crue et soutenue.
27 - Aborder le sujet de la culpabilisation des victimes
Comment lutter contre la culpabilisation des victimes?
Notes:
La culpabilisation des victimes se manifeste dans des commentaires, des blagues et des questions courantes qui passent parfois inaperçues. C’est important de lutter contre la culpabilisation des victimes pour que la personne qui a causé du tort soit tenue responsable, et pour aider les personnes qui ont subi de la violence à se sentir soutenues.
Regardons l’exemple suivant. Imaginez que vous entendez deux personnes de votre entourage approuver une vidéo TikTok où l’on dit qu’une personne « méritait » d’être harcelée à cause des vêtements qu’elle portait. C’est un exemple classique de culpabilisation des victimes.
Que pourriez-vous leur dire?
Placez-vous en petits groupes et réfléchissez à différentes façons de réagir. Chaque groupe peut proposer différentes approches. Il n’y a pas de « bonne » réponse. L’important est d’aider les gens à comprendre que ce n’est pas la tenue vestimentaire qui a causé le préjudice, mais la personne qui a choisi de harceler quelqu’un.
Laissez les élèves en discuter, et complétez leurs réponses avec les éléments suivants :
- Exprimez-vous si vous vous sentez en sécurité de le faire
- Vous pourriez dire : « On dirait que tu culpabilises la personne qui a été blessée. Ça me semble injuste. »
- N’approuvez pas des commentaires blessants
- Vous pourriez dire : « On devrait tous pouvoir porter ce qu’on veut sans se faire agresser. »
- Attribuez la responsabilité à qui de droit
- Vous pourriez dire : « Quelqu’un a choisi de faire du mal à quelqu’un d'autre. C’est là-dessus qu’on doit se concentrer. »
- Respectez l’expérience de la victime
- Vous pouvez dire : « Cette personne a été agressée. Ce que cette personne faisait ou portait avant, pendant ou après, ça ne change rien à ce qui s’est passé. »
- Dénoncez les stéréotypes
- Vous pourriez dire : « Ça ressemble à un stéréotype, pas à un fait. »
- Soyez critique envers les médias et ce que vous voyez en ligne
- Vous pourriez dire : « Pourquoi est-ce qu’on se concentre sur ce que la victime a fait plutôt que sur ce qui lui est arrivé? »
- Mettez l’accent sur la personne qui a causé du tort
- Vous pourriez dire : « Pourquoi est-ce que cette personne a choisi de faire du mal à quelqu’un? »
28 - Section 6 : Intervention des témoins
29 - Être témoin
Comment vous pouvez changer les choses en tant que témoin
Notes:
Quand vous êtes témoin d’une blague blessante, d’un commentaire grossier, de harcèlement en ligne ou quand vous apprenez qu’une personne a été touchée sans son consentement, il peut être difficile de savoir quoi faire. Vous pourriez vous inquiéter pour votre propre sécurité ou pour la réaction des autres, et ces sentiments sont tout à fait normaux.
Même si vous n’avez pas créé ces normes néfastes, vous pouvez contribuer à les changer. De petits gestes peuvent établir une nouvelle norme dans votre cercle amical, votre école, votre lieu de travail ou en ligne.
Il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire pour intervenir et prendre position.
30 - Choix d’intervention
Vidéo sur l'intervention des témoins.
Notes:
Nous allons regarder une vidéo qui présente un exemple de VFS, et comment on peut réagir dans une telle situation.
Vous verrez qu’il existe plusieurs façons de réagir, en fonction de votre niveau de confort. Vous pouvez choisir de détourner l’attention, de documenter ce qui se passe, de vous attarder à la victime, de déléguer et de répondre directement. Vous pouvez utiliser un seul type d’action, en combiner plusieurs ou les adapter à la situation.
Quelle que soit l’action que vous choisissez, n’oubliez pas de toujours veiller à votre sécurité. Choisissez l’action qui vous semble la plus sécuritaire et réaliste pour vous.
31 - Section 7 : Points clés à retenir et ressources
32 - Points clés et droits
- Le droit à la sécurité personnelle : Personne n’a le droit de vous faire du mal, de vous faire peur ou de vous forcer à faire quoi que ce soit.
- Le droit à l’autonomie corporelle et au consentement : C’est vous qui décidez ce qui arrive à votre corps.
- Le droit à la vie privée : Vos expériences et vos questions doivent être traitées avec soin. Vous pouvez poser des questions sur la confidentialité et savoir à qui quelles informations seront communiquées.
- Le droit à du soutien : Vous avez le droit d’obtenir de l’aide, notamment en parlant à des adultes de confiance et grâce à des services d’entraide.
Les adultes qui travaillent avec les jeunes ont la responsabilité de vous aider à rester en sécurité :
- Le devoir de diligence : Ces adultes doivent prendre au sérieux vos préoccupations en matière de sécurité et vous protéger du danger.
- Le signalement obligatoire : Si vous ou une autre personne êtes en danger immédiat ou si vous risquez de subir un préjudice grave, des adultes sont tenus de contacter les autorités compétentes pour obtenir de l’aide.
Notes:
Il est important pour vous de connaître vos droits et les responsabilités des adultes dans votre vie. Vous avez le droit d’être en sécurité, de prendre des décisions concernant votre propre corps et de donner ou de refuser votre consentement. Vous avez aussi le droit d’avoir accès à des services d’entraide. Vous pouvez refuser tout contact physique, accès numérique ou activité sexuelle, et vous avez le droit de demander de l’aide, sans jugement.
Vous avez aussi le droit de prendre vos propres décisions et de préserver votre vie privée si vous partagez des informations personnelles avec des adultes. Mais, comme vous avez moins de 18 ans, il existe des exceptions. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes en danger immédiat, l’adulte à qui vous vous adressez devra contacter les autorités et les informer de la situation.
Ça ne veut pas dire que vous avez des ennuis. Ça signifie seulement que l’adulte fait ce qu’il faut pour assurer votre sécurité. Et comme je l’ai mentionné au début, moi-même et d’autres adultes, comme les enseignantes et enseignants, les entraîneuses et entraîneurs, les conseillères et conseillers et les animatrices et animateurs, sommes tenus de le faire.
Note aux personnes qui présentent (à ne pas prononcer à voix haute) : Certaines adaptations peuvent être nécessaires en fonction des politiques provinciales ou organisationnelles en matière de déclaration obligatoire.
33 - Trouver du soutien
Quelle aide est disponible?
Notes:
Vivre de la VFS ou soutenir une personne qui en vit peut vous bouleverser et vous donner l’impression que personne ne peut vous aider. Mais vous n’avez pas à affronter cette situation en solo. Vous avez accès à du soutien, que vous souhaitiez seulement parler à quelqu’un ou que vous ayez besoin d’aide dans une situation difficile ou dangereuse.
Je vais vous présenter des services d’entraide accessibles partout au Canada, mais aussi des ressources régionales, des endroits où vous pouvez obtenir de l’aide ou des groupes où trouver du soutien.
Note aux personnes qui présentent : Avant cette séance, identifiez quelques services de soutien de la région (comme des lignes d’entraide téléphonique, des refuges ou des organismes d’aide à la jeunesse) que vous pourrez communiquer aux participantes et aux participants. En ayant les coordonnées de ces ressources à portée de main, vous serez en mesure de proposer des options locales pertinentes si quelqu’un demande de l’aide ou a besoin de soutien. Notez que vous n’avez pas à passer en revue toutes les ressources sur chaque diapo, vous pouvez seulement présenter ce qui est accessible. Vous pouvez aussi inclure dans vos références pour les élèves la section Obtenir de l’aide du site Ce n’est pas juste.
34 - Où trouver de l’aide?
Services d’assistance accessibles en tout temps
- Jeunesse, J’écoute : Service confidentiel de soutien à la santé mentale par messagerie, texto et téléphone, pour les enfants, les ados et les jeunes adultes. 1 800 668-6868
- Ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes : Soutien par messagerie et par texto pour mettre les personnes victimes et survivantes de la traite des personnes en contact avec les services d’entraide. 1 833 900-1010
- Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être : Conseils et intervention en cas de crise offrant une aide immédiate aux peuples autochtones du Canada. 1 855 242-3310
- AidezMoiSVP.ca: Assistance en cas de violence sexuelle en ligne, incluant la suppression et le signalement de partage non consensuel d’images intimes.
- Trans Lifeline : Soutien par les pairs et ressources confidentiels pour les personnes trans et de genre différent, sans lien avec la police. 1 877 330-6366 (en anglais seulement)
Notes
Il existe de nombreuses ressources disponibles; à l’écran, vous pouvez voir certains services d’assistance accessibles en tout temps :
- Jeunesse, J’écoute est un service confidentiel de soutien à la santé mentale par messagerie, texto et téléphone, pour les enfants, les ados et les jeunes adultes. 1 800 668-6868
- La Ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes est un endroit que vous pouvez contacter pour du soutien par messagerie et par texto et qui met les personnes victimes et survivantes de la traite des personnes en contact avec les services d’entraide.
- La ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être propose des conseils et intervient en cas de crise en une aide immédiate aux peuples autochtones du Canada.
- AidezMoiSVP.ca est une ressource qui offre de l’assistance en cas de violence sexuelle en ligne, incluant la suppression et le signalement de partage non consensuel d’images intimes.
- Trans Lifeline est un service de soutien par les pairs et ressources confidentiels pour les personnes trans et de genre différent, sans lien avec la police.
35 - Sources
Bryce, I., Robinson, Y., Petherick, W. (Eds.). (2019). Child abuse and neglect: forensic issues in evidence, impact, and management. Academic Press (en anglais)
Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (2021). Understanding duty to report in school settings (en anglais)
Crenshaw, K. (1991). Mapping the Margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Color. Stanford Law Review, 43(6), 1241–1299 (en anglais)
Gouvernement du Canada (2022a). Module 1: La violence fondée sur le sexe et les relations saines. Femmes et Égalité des genres Canada
Gouvernement du Canada (2022b). Module 2 : La violence fondée sur le sexe et vous. Femmes et Égalité des genres Canada
Gouvernement du Canada (2022c). Module 3 : Trouver de l’aide en situation de violence fondée sur le sexe. Femmes et Égalité des genres Canada
Martínez Soto, Ainize, et al. (2024) Cyber Dating Abuse in Adolescents: Myths of Romantic Love, Sexting Practices and Bullying. Computers in Human Behavior, vol. 150, no 108001 (en anglais)
Planned Parenthood (2016). What is consent? Planned Parenthood Federation of America (en anglais)
Stonard, K. E., Bowen, E., Walker, K., & Price, S. A. (2017). They’ll Always Find a Way to Get to You: Technology Use in Adolescent Romantic Relationships and Its Role in Dating Violence and Abuse. Journal of Interpersonal Violence, 32(14), 2083–2117 (en anglais)
