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Ébauche du plan de gestion de la réserve nationale de faune Qualicum Proposition – 2025

À propos des aires protégées et des plans de gestion d’Environnement et Changement Climatique Canada

Que sont les aires protégées d’Environnement et Changement climatique Canada

Environnement et Changement climatique Canada crée des réserves nationales de faune marines et terrestres à des fins de conservation, de recherche et d’interprétation. Les réserves nationales de faune sont créées afin de protéger les oiseaux migrateurs, les espèces en péril ainsi que d’autres espèces sauvages et leurs habitats; elles sont créées au titre de la Loi sur les espèces sauvages du Canada et sont, avant tout, des lieux pour les espèces sauvages. Les refuges d’oiseaux migrateurs sont créés au titre de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et offrent un refuge aux oiseaux migrateurs dans l’environnement marin et terrestre.

Comment l’investissement du gouvernement fédéral dans le budget de 2018 a-t-il contribué à la gestion et à l’expansion des réserves nationales de faune et des refuges d’oiseaux migrateurs d’Environnement et Changement climatique Canada

L’initiative Patrimoine naturel représente un investissement historique de 1,3 milliard de dollars sur cinq ans qui aidera Environnement et Changement climatique Canada à étendre ses réserves nationales de faune et ses refuges d’oiseaux migrateurs, à poursuivre ses objectifs de conservation de la biodiversité et à accroître sa capacité à gérer ses aires protégées.

Selon le budget de 2018, Environnement et Changement climatique Canada pourra assurer la conservation d’un plus grand nombre d’aires et disposera de plus de ressources pour gérer et surveiller efficacement les habitats et les espèces qui se trouvent dans ses aires protégées.

Quelle est la taille du réseau d’aires protégées d’Environnement et Changement climatique Canada

Le réseau actuel d’aires protégées comprend 64 réserves nationales de faune et 92 refuges d’oiseaux migrateurs, couvrant plus de 15 millions d’hectares au Canada.

Qu’est‑ce qu’un plan de gestion

Un plan de gestion fournit le cadre dans lequel les décisions de gestion sont prises. Il permet au personnel d’Environnement et Changement climatique Canada de guider la prise de décision concernant la surveillance de la faune et la mise en valeur de son habitat, l’application des règlements, l’entretien des installations et l’octroi de permis. La gestion est réalisée afin de maintenir l’intégrité écologique de l’aire protégée et de conserver les attributs pour lesquels l’aire protégée a été créée. Environnement et Changement climatique Canada prépare un plan de gestion pour chaque aire protégée en consultation avec les peuples autochtones, le public et d’autres intervenants.

Un plan de gestion précise les activités autorisées et définit les autres activités qui peuvent être réalisées en vertu d’un permis. Il peut aussi décrire les améliorations à apporter à l’habitat et préciser où et quand ces améliorations doivent être apportées. Un plan de gestion définit les droits ancestraux et les pratiques autorisées précisées dans les accords sur les revendications territoriales. De plus, les mesures prises pour la conservation de la faune et de la flore sauvages ne doivent pas être incompatibles avec les lois relatives aux espèces sauvages dans la province où se trouve l’aire protégée.

Qu’est-ce que la gestion des aires protégées?

La gestion comprend la surveillance de la faune, le maintien et l’amélioration de l’habitat faunique, les inspections périodiques, l’application des règlements, ainsi que l’entretien des installations et des infrastructures. La recherche est aussi une activité importante dans les aires protégées; c’est pourquoi le personnel d’Environnement et Changement climatique Canada effectue ou coordonne des recherches dans certains sites.

La série

Toutes les réserves nationales de faune doivent être dotées d’un plan de gestion. Les plans de gestion devraient être révisés pour la première fois cinq ans après l’approbation du premier plan, puis tous les dix ans par la suite.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur les aires protégées d’Environnement et Changement climatique Canada, veuillez consulter notre site Web à l’adresse réserves nationales de faune ou communiquer avec le Service canadien de la faune.

La réserve nationale de faune Qualicum

La réserve nationale de faune (RNF) Qualicum est située sur une entité géomorphologique connue sous le nom de basses terres de Nanaimo, une bande de terre de 580 km2 sur la côte est de l’île de Vancouver. Située entre les chaînons de l’île de Vancouver à l’ouest et le détroit de Géorgie à l’est, la RNF fait partie d’une zone qui accueille des millions d’oiseaux migrateurs et hivernants d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et d’Asie. Elle est en mesure de maintenir et d’améliorer la capacité de l’aire à fournir des habitats d’hivernage et de migration pour les oiseaux migrateurs. Le climat maritime doux, la productivité élevée tout au long de l’année et les importantes populations d’oiseaux font de la région l’un des habitats d’oiseaux migrateurs les plus importants au Canada. La RNF revêt une importance internationale et chevauche les zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) de Little Qualicum jusqu’à Nanoose Bay et de K’ómoks, ainsi que la réserve de biosphère du Mont-Arrowsmith (MABR).

La RNF a été créée entre 1973 et 1979 et protège environ 82 hectares d’habitat faunique important. La RNF constitué de trois secteurs comprenant d’habitats estuariens et d’habitats de hautes terres. Les estuaires sont parmi les habitats les plus productifs au monde et ceux qui se trouvent dans la RNF ont bénéficié d’un accès et d’une utilisation limités par l’homme, ce qui a permis de conserver la valeur des habitats pour la faune.

Les hautes terres se composent d’un habitat riverain, d’une forêt mixte de seconde venue mature, de terres stériles et de milieux humides. Ensemble, les trois secteurs protègent des écosystèmes rares et fournissent un habitat à une variété de faune et de flore ainsi qu’à des espèces en péril. La RNF constitue un habitat de repos pour le gibier d’eau migrateur comme la bernache cravant (Branta bernicla) et un habitat d’hivernage pour le cygne trompette (Cygnus buccinator) et d’importantes volées d’oiseaux de rivage. Treize espèces en péril inscrites sur la liste fédérale ont été observées dans la RNF. La RNF offre aussi un habitat tout au long de l’année à certaines espèces en péril, notamment la sous-espèce fannini du grand héron, le hibou des marais (Asio flammeus), la grenouille à pattes rouges (Rana aurora) et le crapaud de l’Ouest (Anaxyrus boreas). Pour protéger ces habitats, toutes les activités qui ne sont pas explicitement autorisées dans la RNF sont interdites, à moins qu’elles ne soient signalées comme étant autorisées.

Il est entendu que le présent plan de gestion ne porte pas atteinte à la protection des droits existants – ancestraux ou issus de traités – des peuples autochtones au Canada découlant de leur reconnaissance et de leur confirmation au titre de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Description de l’aire protégée

La réserve nationale de faune (RNF) Qualicum en Colombie-Britannique (C.-B.) compte trois secteurs distincts dans le centre-est de l’île de Vancouver (Service canadien de la faune, 1986).

Les trois secteurs sont les suivantes : le secteur du ruisseau Rosewall, le secteur Marshall-Stevenson et le secteur de Nanoose Bay (figure 1). La RNF est constituée de marais estuariens dans l’estuaire de la rivière Little Qualicum et dans les estuaires des ruisseaux Bonell et Nanoose, ainsi que des hautes terres adjacentes à une lagune alimentée par des sources et associée à l’estuaire du ruisseau Rosewall. Les estuaires associés à la RNF sont de petites vallées fluviales noyées – typiques de la plupart des estuaires de la côte ouest et issues du recul et de la fonte des glaciers. Le système estuarien lagunaire du secteur du ruisseau Rosewall est la conséquence d’entités topographiques relativement plates et de faibles débits d’eau douce, tandis qu’une flèche créée par les courants de dérive littorale a façonné le système estuarien à barres du secteur Marshall-Stevenson (cf. Emmett et coll., 2000).

Les marais estuariens atténuent les répercussions des tempêtes en stabilisant les rivages, en atténuant l’action des vagues ainsi qu’en filtrant les nutriments et les polluants. Ces dernières années, ils ont été reconnus pour leur rôle de trappes à sédiments et de puits de carbone (cf. Campbell, 2010). De plus, un des rôles les plus importants des estuaires est celui d’indicateur de l’altération de l’environnement. Leurs liens avec d’autres écosystèmes et la dynamique de rétroaction des processus physiques et biologiques les rendent vulnérables aux incidences naturelles et anthropiques cumulatives (D’Alpaos, 2011). Parallèlement, les estuaires sont habitués à la variabilité; ils sont capables de se rétablir rapidement après des perturbations (Costanza et coll., 1993) et sont résilients au changement.

La RNF fait partie de la sous-zone maritime humide de la zone côtière à douglas (CDFmm) et de la variante maritime très sèche de la zone côtière à pruche de l’Ouest (CWHxm1) [Krajina, 1969]. De nombreuses plantes de cette zone se trouvent à l’extrémité septentrionale de leur aire de répartition, principalement en raison de facteurs climatiques. L’espèce d’arbre dominante est le douglas vert (Pseudotsuga menziesii), une espèce qui tolère bien la sécheresse estivale (Ward et coll., 1998). De nombreuses communautés écologiques et écosystèmes rares sont protégés dans la RNF.

Information sommaire sur la réserve nationale de faune Qualicum

Désignation de l’aire protégée : Réserve nationale de faune

Province ou territoire : Colombie-Britannique

Latitude et longitude du secteur du ruisseau Rosewall : 49° 27’ 37,92” N, 124° 46’ 50,81” W

Latitude et longitude du secteur Marshall-Stevenson : 49° 21’ 54,59” N, 124° 29’ 17,92” W

Latitude et longitude du secteur de Nanoose Bay : 49° 15’ 59,43” N, 124° 11’ 37,45” W

Superficie totale (ha) : 85,65

Superficie (ha) du secteur du ruisseau Rosewall : 21,34 (22 ha si on ajoute la propriété de Nature Trust)

Superficie (ha) du secteur Marshall-Stevenson : 36,27

Superficie (ha) du secteur de Nanoose Bay : 28,04

Critères de désignation des aires protégées (Manuel des aires protégées) : Historique : protection des habitats d’hivernage et de repos essentiels pour les oiseaux migrateurs. Actuellement : 1(c) – L’aire possède un potentiel de recherche élevé pour la restauration ou la mise en valeur, de sorte qu’il serait possible d’augmenter les populations d’oiseaux migrateurs pour atteindre les objectifs nationaux.

Système de classification des aires protégées : Catégorie A – Conservation élevée de l’habitat essentiel, et catégorie B – Connectivité élevée du site (Manuel des aires protégées, Politique sur l’établissement et la gestion des aires protégées d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), p. A8-1, 2005)

Classification de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) : Catégorie Ia : Réserve naturelle intégrale

Numéro de décret : 1977-2958; modification des décrets 1978-1439, 1979-1204

Numéro du Répertoire des numéros de biens immobiliers fédéraux (RBIF) : Secteur Marshall-Stevenson : propriété 67564

Secteur de Nanoose Bay : propriété 67571

Secteur du ruisseau Rosewall : propriété 67574

Publication dans la Gazette du Canada : 1977

Autres désignations : Fait partie des zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) de l’estuaire de la rivière Little Qualicum jusqu’à Nanoose Bay et de K’ómoks et fait partie de la réserve de la biosphère du Mont-Arrowsmith

Importance de la faune et de la flore : Protège des écosystèmes rares menacés d’extinction (douglas vert côtier, pruche de l’Ouest côtière, maritime très sèche), ainsi qu’un habitat important pour le gibier d’eau hivernant et les salmonidés juvéniles

Espèces envahissantes : Espèces estuariennes : iris des marais; espèces riveraines : genêt à balais, houx commun, daphné lauréole, ronce discolore, graminées agricoles et autres

Espèces en péril: 18 espèces inscrites à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, 10 évaluées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et 24 inscrites sur la liste rouge ou bleue de la province

Organisme de gestion : ECCC, Service canadien de la faune (SCF) en partenariat avec Canards Illimités Canada (CIC), The Nature Trust of British Columbia (NTBC) et le Vancouver Island Conservation Land Management Program (VICLMP).

Accès public et utilisation : Limité, avec autorisation uniquement pour la recherche et les études scientifiques, l’interprétation de la nature et la remise en état de l’habitat

Figure 1. Le secteur du ruisseau Rosewall, le secteur Marshall-Stevenson et le secteur de Nanoose Bay de la réserve nationale de faune Qualicum

Voir la description longue ci-dessous.
Description longue

L’image montre les trois unités qui composent la réserve nationale de faune (RNF) de Qualicum le long du détroit de Georgia : l’unité du ruisseau Rosewell, l’unité Marshall‑Stevenson et la baie Nanoose. Qualicum Beach, Parksville et le lac Horne sont également visibles. Une carte en médaillon situe la RNF en Colombie‑Britannique par rapport au Yukon, aux Territoires du Nord‑Ouest, à l’Alberta et à la frontière des États‑Unis. L’échelle de la carte est en kilomètres. Avis : Cette carte est fournie à titre indicatif seulement et ne doit pas servir à définir des limites légales.

Contexte régional

La RNF Qualicum est située dans une région naturelle connue sous le nom d’écosection des basses terres de Nanaimo, qui fait partie de l’écoprovince de la dépression de Georgia (Demarchi, 2011). L’écosection des basses terres de Nanaimo est une plaine côtière qui s’étend des rives de la mer des Salish à l’ouest vers la chaîne de Beaufort, un chaînon qui fait partie des chaînons de l’île de Vancouver. Lorsque les glaciers d’un kilomètre d’épaisseur se sont retirés de la région après le dernier âge glaciaire (il y a environ de 7 000 à 15 000 ans), ils ont laissé une couche de dépôts fluviaux, fluvio-glaciaires et glacio-marins non consolidés, ainsi qu’un paysage qui se relève encore de 0,2 à 0,25 mm par année (Bomhold, 2008; MABR, 1998).

Les écosystèmes estuariens sont physiquement et fonctionnellement liés aux habitats terrestres, d’eau douce et marins, et sont donc particulièrement vulnérables aux effets cumulatifs et synergiques découlant des perturbations naturelles et anthropiques dans ces habitats. Cependant, contrairement à de nombreux autres estuaires côtiers, la RNF Qualicum a bénéficié d’un accès et d’une utilisation limités par l’homme, ce qui a permis à la faune et aux espèces végétales sensibles aux perturbations anthropiques de prospérer.

La RNF Qualicum se trouve dans les territoires traditionnels de la Première Nation Snuneymuxw, de la Première Nation de Qualicum, de la Première Nation K’ómoks et de la Première Nation Nanoose (Snaw-naw-as).

La RNF Qualicum se compose des trois secteurs administratifs distincts suivants :

Secteur du ruisseau Rosewall : Ce secteur est situé le long de l’extrémité sud de Mud Bay entre les communautés de Deep Bay et Fanny Bay, à 35 km au sud-ouest de la ville de Courtenay (figure 2). Le secteur compte 21,34 ha (22 ha à la suite de l’ajout d’une cinquième parcelle) d’écosystèmes forestiers de seconde venue mixtes de conifères et de feuillus matures au-dessus d’une lagune abritée, peu profonde et alimentée par une source, et le long du ruisseau Rosewall. Des sources se jettent dans la lagune tout au long du versant, et de l’eau douce s’écoule par un ancien chenal du ruisseau (J. Newman, commentaire personnel, 18 décembre 2013). La ligne de rivage adjacente au secteur du ruisseau Rosewall fait partie du détroit de Baynes, qui est la zone de croissance des mollusques la plus vaste et la plus productive de la C.-B.

Figure 2. Secteur du ruisseau Rosewall

Voir la description longue ci-dessous.
Description longue

Une vue aérienne de l’unité du ruisseau Rosewell est présentée, avec les limites mises en évidence. L’échelle de la carte est en kilomètres. Avis : Cette carte est fournie à titre indicatif seulement et ne doit pas servir à définir des limites légales.

Secteur Marshall-Stevenson : Ce secteur englobe un marais estuarien très productif, un habitat riverain le long de la rivière Little Qualicum, une forêt mixte mature de seconde génération, un habitat de terre stérile et la propriété paisible de l’un des premiers pionniers européens de la région (figure 3). Le secteur Marshall-Stevenson compte 35,27 ha de marais saumâtres abrités par une flèche de sable et de gravier, et s’étend perpendiculairement à la rivière, à l’abri des courants et des vagues qui façonnent de nombreux autres estuaires côtiers. Des digues construites à la main, un ancien chemin ouvert, des champs agricoles, de vieux bâtiments et des vergers ont longtemps servi d’habitat faunique.

Figure 3. Secteur Marshall-Stevenson

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Description longue

Une vue aérienne de l’unité Marshall‑Stevenson est présentée, avec les limites mises en évidence. L’échelle de la carte est en kilomètres. Avis : Cette carte est fournie à titre indicatif seulement et ne doit pas servir à définir des limites légales.

Secteur de Nanoose Bay : Les 28,04 ha de ce secteur comprennent les marais salés associés aux ruisseaux Nanoose et Bonell (figure 4). Il se trouve à l’extrémité du port de Nanoose, adjacent à la collectivité rurale de Nanoose Bay. Les ruisseaux sont petits et ont un faible débit; le ruisseau Bonell est à sec en été. Au-dessus du marais salé, un milieu humide amélioré d’alpiste roseau (Phalaris arundinacea) est délimité par une digue et une installation de régulation des eaux. La zone est parsemée d’îlots plus élevés composés principalement d’arbres et d’arbustes à feuilles caduques.

Figure 4. Secteur de Nanoose Bay

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Description longue

Une vue aérienne de l’unité de la baie Nanoose est présentée, avec les limites mises en évidence. L’échelle de la carte est en kilomètres. Avis : Cette carte est fournie à titre indicatif seulement et ne doit pas servir à définir des limites légales.

Les températures moyennes dans la RNF varient de 1 °C à 23 °C (WeatherSpark, s. d.). Le secteur du ruisseau Rosewall est le secteur le plus au nord et le plus humide. À la station climatique de Mud Bay, près du secteur du ruisseau Rosewall, la moyenne des précipitations annuelles totales pour la période de la normale climatique de 1971 à 2000 était de 1 704,9 mm (District régional de Nanaimo [DRN], 2013a). La moyenne des précipitations annuelles totales était de 1 098,5 mm à l’écloserie de Little Qualicum près du secteur Marshall-Stevenson (DRN, 2013a). On dit que la région a un des climats les plus doux du Canada, mais elle subit régulièrement des tempêtes de vent et de pluie, des sécheresses saisonnières, des inondations hivernales et des ondes de tempête (MABR, 1998).

Les secteurs Marshall-Stevenson et de Nanoose Bay couvrent une superficie de 118 492 ha et constituent des aires protégées « centrales » au sein de la réserve de biosphère du Mont-Arrowsmith (MABR). Ces secteurs font également partie de la zone importante pour la conservation des oiseaux de Little Qualicum jusqu’à Nanoose Bay (ZICO BC056). Le secteur du ruisseau Rosewall fait partie de la ZICO de K’ómoks (ZICO BC272). Ces ZICO sont importantes à l’échelle mondiale pour leurs concentrations d’oiseaux aquatiques ou de mer coloniaux, et à l’échelle nationale pour la présence d’espèces menacées (ZICO Canada, 2012a, b). Ni la désignation de réserve de la biosphère ni celle de ZICO ne confèrent de protection juridique. Les autres aires protégées entourant la RNF sont présentées aux figures 5, 6 et 7.

Figure 5. Secteur du ruisseau Rosewall avec complexe de conservation

Voir la description longue ci-dessous.
Description longue

Une vue aérienne de l’unité du ruisseau Rosewall est présentée, ainsi que les parcs provinciaux de la Colombie‑Britannique, les réserves écologiques, les parcs des districts régionaux et les aires de conservation d’ONG. L’échelle de la carte est en kilomètres. Avis : Cette carte est fournie à titre indicatif seulement et ne doit pas servir à définir des limites légales.

Figure 6. Secteur Marshall-Stevenson avec complexe de conservation

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Description longue

Une vue aérienne de l’unité Marshall‑Stevenson est présentée, ainsi que les aires de conservation d’ONG, les aires de gestion de la faune de la Colombie‑Britannique et les parcs des districts régionaux. L’échelle de la carte est en kilomètres. Avis : Cette carte est fournie à titre indicatif seulement et ne doit pas servir à définir des limites légales.

Figure 7. Secteur de Nanoose Bay avec complexe de conservation

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Description longue

Une vue aérienne de l’unité de la baie Nanoose est présentée, ainsi que l’aire d’habitat faunique de la Colombie‑Britannique, les aires de gestion de la faune de la Colombie‑Britannique, les parcs provinciaux et les réserves écologiques de la Colombie‑Britannique, les parcs des districts régionaux et les aires de conservation d’ONG. L’échelle de la carte est en kilomètres. Avis : Cette carte est fournie à titre indicatif seulement et ne doit pas servir à définir des limites légales.

Historique

Les trois secteurs de la RNF Qualicum ont été créés pour protéger des habitats d’hivernage et de repos essentiels pour les oiseaux migrateurs. Quarante ans de gestion en tant que RNF ont été précédés par des milliers d’années de gestion par les peuples autochtones. Cette histoire a favorisé un héritage durable en matière de conservation. Les types de peuplement s’articulaient autour des besoins en ressources, et les hautes terres des estuaires étaient connus pour être des lieux de cueillette saisonniers (Deur et Turner, 2005). Certaines des pratiques traditionnelles les plus importantes des peuples autochtones étaient centrées sur les estuaires. Des fascines et des pièges à poissons ont été construits pour capturer le saumon. Les mollusques et crustacés étaient récoltés et certains bancs de palourdes étaient entretenus comme des jardins (Deur, 2005; Deur et Turner, 2005).

La RNF était autrefois occupée par les ancêtres des groupes culturels actuels Kwagiulth (ou Kwakwaka’wakw) et Salish du littoral. D’autres groupes, comme les Nuu-chah-nulth, étaient connus pour visiter la région (Recalma-Clutesi, 1992). Le secteur du ruisseau Rosewall se trouve sur les territoires traditionnels de la Première Nation de Qualicum, de la Société du traité Laich-Kwil-tach (Premières Nations We Wai Kai, Wei Wai Kum et Kwiakah) et de la Première Nation K’ómoks. Les territoires traditionnels de la Première Nation de Qualicum, de la Société du traité Laich-Kwil-tach, de la Première Nation K’ómoks et du Groupe du traité Hul’qumi’num (tribus Cowichan; Premières Nations Chemainus, Penelakut, Lyackson, Halalt et Lake Cowichan) font partie du secteur Marshall-Stevenson. Le secteur de Nanoose Bay se trouve dans les territoires traditionnels de l’Association du traité Te’mexw, qui comprend la Première Nation Snaw-naw-as (Nanoose), et du Groupe du traité Hul’qumi’num (Clermont, 2011).

À partir de la fin des années 1800, les pionniers ont utilisé les estuaires du centre-est de l’île de Vancouver pour la pêche, la foresterie et l’agriculture. Des conserveries et des saloirs pour le hareng (Clupea pallasii), le saumon kéta (Oncorhynchus keta) et les huîtres (Magallana gigas) se sont développés le long de la côte jusque dans les années 1920. De 1917 à 1931, une importante flotte de navires à vapeur a transporté du bois dans le monde entier, parallèlement aux opérations d’exploitation forestière à Deep Bay. En 1969, la Rosewall Logging Co. prélevait de 6 à 7 millions de pieds-planche de grumes par année. Dans le secteur Marshall-Stevenson, le marais bas servait d’aire de flottage du bois entre environ 1930 et le début des années 1950. Une scierie a fonctionné sur la flèche entre 1947 et 1950 (Dawe et White, 1982). Le port de Nanoose, près du secteur de Nanoose Bay, était autrefois le centre économique et industriel de la région (Elliot, 1983).

Après 1901, les terres du secteur Marshall-Stevenson ont été utilisées pour l’élevage d’un grand nombre de bovins, de moutons et de poulets. Vers 1910, la famille Kinkade élevait du bétail et fournissait de l’huile de poisson pour les machines sur les terres du secteur Marshall-Stevenson (Kinkade, 1946). En 1950, la ferme a été vendue et subdivisée (Nicholls et coll., 1958).

Les acquisitions du secteur du ruisseau Rosewall ont eu lieu de 1973 à 1979 pour compléter les propriétés fédérales entourant la lagune de Mud Bay. Des données d’inventaire ont été recueillies entre le milieu et la fin des années 1970, mais l’analyse reste incomplète (Prentice et Dawe, 1975-1977, 1989; N. Dawe, commentaire personnel, décembre 2013). En 1974, M. et Mme Sherwood Marshall ont donné la parcelle de terrain qui constitue aujourd’hui le secteur Marshall-Stevenson au gouvernement du Canada (SCF, 1977). Le secteur de Nanoose Bay a été acquis par The Nature Trust of British Columbia (NTBC) en 1976 et loué au SCF d’ECCC en 1978.

Sur la recommandation du SCF d’ECCC, une réserve cartographique sur le lot de la zone médiolittorale englobant l’estuaire inférieur de la rivière Little Qualicum a été créée par la province en 1982, puis intégrée à l’aire de gestion de la faune de Parksville-Qualicum Beach (PQWMA) en 1993. L’implication de Canards Illimités Canada (CIC) a commencé en 1983, lorsque le SCF d’ECCC a commencé à s’intéresser à la création de conditions permettant de retenir l’eau douce à proximité des habitats estuariens (D. Buffett, commentaire personnel, 9 janvier 2013). De 1973 à 2006, le personnel et les entrepreneurs du SCF d’ECCC ont géré activement les trois secteurs de la RNF (Dawe 1976, 1980; Dawe et Buechert, 1995; Dawe et Lang, 1980; Dawe et White, 1982; Kennedy, 1978; Prentice et Dawe, 1975-1977; Prentice et Dawe, 1989).

Propriété du terrain

Le secteur du ruisseau Rosewall est composé de quatre parcelles de hautes terres d’une superficie totale de 21,34 ha. Une parcelle supplémentaire de 0,5 ha appartenant à NTBC doit être incluse dans le secteur du ruisseau Rosewall une fois qu’un bail de 99 ans aura été signé avec le SCF d’ECCC. Le secteur du ruisseau Rosewall comprend une étroite lisière de terre de 1,06 ha délimitée à sa limite nord-est par le chemin Berray et à l’ouest par les terres de Pêches et Océans Canada (MPO). Une partie du ruisseau Rosewall traverse cette propriété, et il existe une convention de conservation sur le titre enregistré auprès de la province de la C.-B. qui protège davantage les valeurs riveraines le long du ruisseau Rosewall.

Les droits de surface des terres du secteur Marshall-Stevenson appartiennent à Sa Majesté le Roi du chef du Canada. La Couronne provinciale détient les droits miniers en subsurface pour toutes les parcelles. Le district régional de Nanaimo (DRN) fournit de l’eau de puits provenant du secteur Marshall-Stevenson aux propriétés résidentielles situées le long de la promenade Surfside et d’une partie de la promenade McFeely, et perçoit des redevances auprès des utilisateurs par un système de comptage et de taxes locales. Un accord d’accès de cinq ans conclu entre le SCF d’ECCC et le DRN permet à ce dernier d’entrer dans le secteur Marshall-Stevenson pour gérer ce système d’aqueduc. Il existe une servitude pour de la tuyauterie d’alimentation et un droit de passage pour une ligne de transport d’électricité sur la propriété du secteur Marshall-Stevenson.

Le secteur de Nanoose Bay appartient à NTBC et a été loué au SCF d’ECCC en 1978 pour une durée de 99 ans. CIC a conclu un accord avec NTBC et le SCF d’ECCC au titre duquel CIC maintient l’intégrité de l’installation de régulation des eaux et des bermes périmétriques installées en 1983, tandis que le SCF d’ECCC est responsable de l’utilisation publique et de la gestion de l’habitat.

Installations et infrastructure

La majeure partie de l’infrastructure de la RNF Qualicum se trouve dans le secteur Marshall-Stevenson (Tableau 1). La route principale, qui s’étend de la barrière de l’autoroute Island au bureau et à la grange, a une longueur de 468 mètres. La maison de ferme Kinkade et la grande grange sont des bâtiments historiques qui sont utilisés dans le cadre d’un accord avec The Nature Trust of BC et les Guardians of Our Salish Estuaries. Il y a une autre dépendance près de la grange. Ces structures sont gérées par la Division de la gestion des biens immobiliers du SCF d’ECCC. Les sentiers du secteur Marshall-Stevenson sont régulièrement utilisés par les résidents de la localité ou par les pêcheurs le long de la rivière Little Qualicum. L’ancien chemin, aujourd’hui un sentier, commence à une barrière en bois dotée d’un panneau, avec un passage pour piétons, et s’étend sur 470 m jusqu’à la rivière. Ce sentier fait une boucle le long de la rivière sur 450 m supplémentaires. En 2012, une nouvelle installation de régulation des eaux a été installée pour protéger l’habitat de marais, remplaçant l’ancien ponceau à clapet menant au marais d’eau douce dans le coin nord-est du secteur Marshall-Stevenson. Le personnel du DRN entre dans le secteur Marshall-Stevenson pour surveiller son site de puits et son utilisation de l’eau. La superficie au sol du site de puits du DRN est de 262 m2 et la tuyauterie d’alimentation s’étend sur environ 300 m le long d’une servitude à travers le secteur Marshall-Stevenson jusqu’aux résidents de la promenade Surfside.

La ligne de transport aérienne de BC Hydro longe une série de poteaux en bois sur 357 m, desservant le site de puits du DRN et le bureau. Une ligne de 26 m reliée à un poteau près du site de l’ancienne Bush House n’est plus en service. Au bout de la promenade Surfside, on trouve un stationnement de 30 m x 30 m et un accès à la plage de l’aire de gestion de la faune de Parksville-Qualicum. À mi-chemin le long de la chaussée de la promenade Surfside, on trouve un banc moderne et des panneaux de signalisation. Une clôture s’étend de la résidence Marshall et de l’aire protégée régionale de l’estuaire de la rivière Little Qualicum (LQRERCA) à l’angle nord-ouest du secteur Marshall-Stevenson jusqu’à l’angle de la promenade McFeely et du chemin Kinkade.

L’infrastructure du secteur du ruisseau Rosewall est composée d’une route et d’un pont d’environ 40 m partant du chemin Berray et traversant le ruisseau Rosewall jusqu’à la propriété du MPO (tableau 2). Sur le secteur du ruisseau Rosewall, il y a une aire de stationnement sur les terrains de NTBC, accessible depuis le chemin Curran.

Dans le secteur de Nanoose Bay, il y a une installation de régulation des eaux gérée par CIC, un déversoir et une berme périphérique de 340 m le long du ruisseau Nanoose (tableau 2). La berme permet de contenir l’eau douce dans le milieu humide aménagé. Le secteur de Nanoose Bay est clôturé sur 450 m tout le long de son côté ouest, le long du chemin Northwest Bay.

Tableau 1. Installations et infrastructure dans la réserve nationale de faune Qualicum
Unité Type d’installation ou d’infrastructure Taille approximative Responsable ou propriétaire
Secteur du ruisseau Rosewall Route et pont 40 m SCF-ECCC/MPO
Secteur du ruisseau Rosewall Aire de stationnement, chemin Curran 8 m x 30 m NTBC
Secteur du ruisseau Rosewall Panneau près de l’aire de stationnement 0,3 m x 0,45 m NTBC
Secteur du ruisseau Rosewall Banc près du panneau 0,4 m x 1,2 m NTBC
Secteur Marshall-Stevenson Maison Kinkade (bureau) Périmètre de 90 m Division de la gestion des biens immobiliers – Direction générale des services ministériels et des finances – ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Grange (entreposage) Périmètre de 122 m Division de la gestion des biens immobiliers – Direction générale des services ministériels et des finances – ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Aire de stationnement principale 10 m x 20 m SCF-ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Installation de régularisation des eaux 2 m x 2 m SCF-ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Entrée principale 1,3 m x 5 m SCF-ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Route entre la route et les bâtiments 468 m SCF-ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Digue protégeant la grange 146 m SCF-ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Emplacement du puits 262 m2 DRN/SCF-ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Tuyauterie d’alimentation 300 m DRN
Secteur Marshall-Stevenson Barrière le long de la rivière Non mesurée SCF-ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Ligne de transmission 357 m BC Hydro
Secteur Marshall-Stevenson Clôture en bois le long de la promenade Surfside/promenade McFeely 684 m SCF-ECCC
Secteur Marshall-Stevenson Panneaux 1 m x 1,5 m SCF-ECCC
Secteur de Nanoose Bay Berme/digue 340 m CIC
Secteur de Nanoose Bay Installation de régularisation des eaux 1 m x 1 m CIC
Secteur de Nanoose Bay Barrière de ferme en bois, chemin Northwest Bay Non mesurée SCF-ECCC
Secteur de Nanoose Bay Remblai routier 295 m2 SCF-ECCC
Secteur de Nanoose Bay Route de la barrière à la berme/digue 327 m SCF-ECCC
Secteur de Nanoose Bay Clôture en bois le long du chemin Northwest Bay 450 m SCF-ECCC
Secteur de Nanoose Bay Clôture grillagée métallique 317 m Église pentecôtiste/SCF-ECCC
Secteur de Nanoose Bay Clôture de ferme en fil de fer 200 m Sea Meadow Farm/SCF-ECCC
Secteur de Nanoose Bay Panneaux 0,3 m x 0,45 m SCF-ECCC

Ressources écologiques

Écosystèmes terrestres et aquatiques

Bien que les écosystèmes terrestres et aquatiques de la RNF soient tous associés à des estuaires, ils sont considérablement différents d’un secteur à l’autre. Les écosystèmes des hautes terres dans la RNF sont également relativement diversifiés. Le climat et l’hydrologie ont été les principales influences sur la géographie de la région et ont façonné les écosystèmes de la RNF. Dans l’ombre pluviométrique des montagnes, le climat du centre-est de l’île de Vancouver est caractérisé par des hivers doux et humides et des étés doux et secs (Moore et coll., 2010). Les types de communautés écosystémiques générales sont présentés dans le tableau 2 et décrits plus en détail ci-dessous.

Tableau 2 : Grands types d’écosystèmes dans la réserve nationale de faune Qualicum en pourcentage
Types d'écosystèmes Secteur Marshall-Stevenson Secteur de Nanoose Bay Secteur du ruisseau Rosewall
Forêt – Conifèresa 42,76 21,82 83,01
Pré/champ cultivé 19,42 19,43 0
Riverain frutescent 6,11 7,33 13,05
Riverain 0,00 10,25 3,94
Marais salé 25,42 22,01 0
Estran vaseux 5,50 18,67 0
Milieux urbains 0,79 0,49 0

a Les forêts de la réserve nationale de faune Qualicum sont principalement dominées par le thuya géant (Thuja plicata), la pruche de l’Ouest (Tsuga heterophylla) ou le douglas vert (Pseudotsuga menziesii).

Les hautes terres du secteur Marshall-Stevenson comprennent des forêts de douglas verts (Pseudotsuga menziesii) en cours de maturation et des habitats de terres stériles, dont la plupart présentent un nouveau mélange de plantes herbacées indigènes et d’herbes exotiques. La zone compte 14 communautés végétales contenant 78 espèces dans l’estuaire de la rivière Little Qualicum (Kennedy, 1982), 21 types d’habitats (Jones, 1979) et 9 communautés de plantes vasculaires nommées et cartographiées comptant 51 espèces (Dawe et White, 1982) [Tableau 3].

Le marais d’eau douce et les vestiges d’habitats de hautes terres caractérisent le secteur de Nanoose Bay. La végétation tolérante au sel prédomine, en particulier dans l’estuaire maritime et près du ruisseau Bonell, qui est souvent sec en été (Kennedy, 1982). Des conditions plus saumâtres sont observées près du ruisseau Nanoose, où l’on trouve du Carex lyngbyei. L’endiguement et l’agriculture ont modifié les tracés du réseau hydrographique dans le secteur de Nanoose Bay. Les cultures fourragères, les champs de foin et un milieu humide dominé par l’alpiste roseau (Phalaris arundinacea) ont déplacé les communautés végétales naturelles de l’arrière-plage. Dawe et White (1986) ont cartographié 8 communautés végétales et 49 espèces dans le secteur de Nanoose Bay (tableau 3).

Tableau 3. Communautés végétales dans la réserve nationale de faune Qualicum (Dawe et White, 1982; Dawe et White, 1986)
Communauté végétale Altitude (m) au-dessus du ZCa Type de sol Texture du sol Secteurb
Glauce maritime (Glaux) – espèce pionnière 3,20 Régosol orthique Gravier-sable Marshall-Stevenson
Ruppie maritime (Ruppia) – aquatique 3,54 Gleysol régosolique Limon Marshall-Stevenson
Laîche (Carex) – bord de chenal 3,95 à 4,23 Gleysol régosolique Tourbe à déblais organique Marshall-Stevenson, Nanoose Bay
Renoncule (Ranunculus) – pâturage bas 4,06 Gleysol régosolique Loam argileux Marshall-Stevenson
Laîche – Agrostide (Carex – Agrostis) – pente 4,19 Gleysol régosolique Tourbe Marshall-Stevenson
Pâturage élevé de renoncule – jonc (Ranunculus – Juncus) 4,39 Gleysol régosolique Loam argileux Marshall-Stevenson
Deschampsie cespiteuse (Deschampsia) – battures 4,44 Gleysol régosolique Tourbe Marshall-Stevenson
Jonc (Juncus) – haut marais 4,78, 4,65 à 4,88 Gleysol régosolique et humique orthique Loam à loam argileux
Argile à loam argileux
Marshall-Stevenson, Nanoose Bay
Rosier sauvage (Rosa) – banc de gravier 5,12, et sur des dépôts de gravier fluviaux et marins Régosol orthique Loam
Sable-gravier
Marshall-Stevenson, Nanoose Bay
Salicorne – espèce pionnière 2,79 à 3,82 Régosol orthique Sable-gravier Nanoose Bay
Ruppia –aquatique Dans les chenaux de marée Gleysol régosolique Limon Nanoose Bay
Carex/Distichlis – battures 4,42 à 4,67 Gleysol régosolique Tourbe Nanoose Bay
Agropyron– herbes hautes 4,85 à 5,26 Gleysols régosoliques, orthiques et humiques orthiques Limon à loam argileux Nanoose Bay

a Au-dessus du zéro des cartes
b Données sur les communautés végétales du secteur du ruisseau Rosewall non disponibles

Le secteur du ruisseau Rosewall possède des écosystèmes forestiers qui varient considérablement sur de courtes distances en raison de l’altitude et des gradients d’humidité. Ces forêts vont des sapinières de douglas relativement ouvertes et sèches aux forêts dominées par le thuya géant (Thuja plicata) et la pruche de l’Ouest (Tsuga heterophylla), avec de fréquentes zones de suintement, des fourrés de saules et des sous-bois denses de bois piquant (Oplopanax horridus) ou de prêles (Equisetum spp.).

En outre, la RNF comprend 36 communautés écologiques désignées comme étant en péril à l’échelle provinciale. Elles sont énumérées à l’annexe A (tableau A1). Quelques espèces végétales associées aux écosystèmes du chêne de Garry ont été observées dans la RNF, comme la camassie camash (Camassia quamash) et la fritillaire chocolat (Fritillaria affinis). Bien que peu probable, la RNF a un certain potentiel pour soutenir les communautés de prairies maritimes et de mares printanières, ainsi qu’une ou plusieurs des nombreuses espèces en péril qui leur sont associées.

Espèces sauvages

Les écosystèmes estuariens et côtiers de la RNF offrent un complexe d’habitats unique qui abrite de grandes populations d’oiseaux migrateurs, de mammifères, de reptiles, d’amphibiens, d’invertébrés et de poissons côtiers. Le British Columbia Conservation Data Centre (2006) estime que 80 % de la faune côtière de la Colombie-Britannique utilise les estuaires à un moment ou à un autre.

Mammifères

Les écosystèmes des hautes terres de la RNF abritent une grande variété d’espèces de mammifères, notamment le castor du Canada (Castor canadensis), le cerf à queue noire (Odocoileus hemionus columbianus), le vison d’Amérique (Neovison vison), la loutre de rivière (Lontra canadensis), l’ours noir (Ursus americanus) et le rat musqué (Ondatra zibethicus) [Barz et Hall, 2008]. Les anciens prés envahis par la végétation (c’est-à-dire les zones précédemment utilisées pour l’agriculture et le pâturage) constituent un excellent habitat pour les petits mammifères comme le campagnol de Townsend (Microtus townsendii), qui sont des proies importantes pour les rapaces et les oiseaux de proie. Dans le secteur Marshall-Stevenson, les chauves-souris, comme la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus), ont abondamment été observées; elles s’alimentent activement le long de la bordure de forêt, des champs et des battures estuariennes pendant l’été (Barz et Hall, 2008, Dawe, 1976).

L’estran et les parties marines de la RNF constituent un habitat propice à certains mammifères marins. Les observations historiques au large et dans l’embouchure du secteur Marshall-Stevenson incluent l’épaulard (Orcinus orca), le marsouin commun (Phocoena phocoena), l’otarie de Steller (Eumetopias jubatus) et le phoque commun (Phoca vitulina) (Dawe, 1976). On a aussi observé la baleine grise (Eschrichtius robustus) dans le secteur Marshall-Stevenson (Barz et Hall, 2008).

Oiseaux

Les habitats estuariens et les hautes terres de la RNF constituent un habitat important pour les oiseaux d’eau hivernants, et sa situation à mi-chemin de la voie migratoire du Pacifique suggère qu’elle est aussi importante pour la halte migratoire, la reproduction et la mue d’une grande diversité de migrateurs (Dawe, 1976; Dawe et Lang, 1980; Austin et coll., 2008; Crewe et coll., 2012). Par exemple, de 1975 à 1979, plus de 37 000 oiseaux, représentant 173 espèces, ont utilisé le complexe du secteur Marshall-Stevenson (Dawe et Buechert, 1995).

De nombreuses espèces communes à la RNF Qualicum ont montré une tendance au rétablissement ou à l’augmentation de leur population à long terme, tandis que d’autres sont dans un état relativement stable ou en déclin (ICOAN, 2019). Par exemple, les populations de sauvagine et d’oiseaux de proie ont largement augmenté depuis les années 1970, en grande partie grâce à des projets de conservation, à une intendance coopérative et à l’interdiction de pesticides nocifs. Les espèces de sauvagine et d’oiseaux d’eau communes à la RNF comprennent le plongeon huard (Gavia immer), le grèbe esclavon (Podiceps auritus), la bernache cravant (Branta bernicla) et le petit garrot (Bucephala albeola) [Dawe, 1976]. D’autres espèces communes sont le cygne trompette (Cygnus buccinator), le canard colvert (Anas platyrhynchos), le canard siffleur d’Amérique (Mareca americana) et la sarcelle à ailes vertes (Anas carolinensis) [Barz et Hall, 2008]. Les oiseaux de proie sont moins communs dans le secteur Marshall-Stevenson et le secteur de Nanoose Bay; on observe notamment l’urubu à tête rouge (Cathartes aura), l’épervier de Cooper (Accipiter cooperii), la buse à queue rousse (Buteo jamaicensis) et le pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus) [Dawe, 1976; Dawe et Lang, 1980].

À l’inverse, les espèces d’oiseaux de rivage ont diminué de 40 % au Canada. Ces déclins sont largement attribués à l’aménagement du littoral et aux perturbations, qui réduisent les habitats de reproduction, de migration et d’hivernage disponibles (ICOAN, 2019). Les espèces d’oiseaux de rivage observées utilisant les battures et les habitats de l’estran du secteur de Nanoose Bay et du secteur Marshall-Stevenson pendant la migration comprennent le bécasseau d’Alaska (Calidris mauri) et le grand chevalier (Tringa melanoleuca) [Dawe et Lang, 1980]. On trouve d’importantes concentrations de canards plongeurs (plus de 18 000) et de goélands (plus de 53 000) en mer dans le secteur de Nanoose Bay et le secteur Marshall-Stevenson en mars et en avril pendant la saison de frai du hareng (Barz et Hall, 2008).

Les oiseaux des prairies ont connu un déclin important partout au Canada (ICOAN, 2019). Certains des habitats de vieux prés de haute qualité du secteur de Nanoose Bay et du secteur Marshall-Stevenson abritent l’engoulevent d’Amérique (Chordeiles minor), le pipit d’Amérique (Anthus rubescens) et le bruant des prés (Passerculus sandwichensis). Les zones riveraines et les terres arbustives adjacentes aux prairies et aux cours d’eau abritent une grande diversité d’espèces d’oiseaux, dont l’hirondelle rustique (Hirundo rustica).

Poissons

Bien que la RNF ait été créée pour la conservation des oiseaux migrateurs et de leur habitat, les cours d’eau et les estuaires de la région sont également très précieux pour les salmonidés. Il y a environ de 4 à 4,3 km d’habitat dans les cours d’eau disponible dans le ruisseau Rosewall, 9,5 km dans la rivière Little Qualicum, 5 km dans le ruisseau Nanoose et 4,8 km dans le ruisseau Bonell (Braybrook et coll., 1995; D. Clough, commentaire personnel, 21 janvier 2014; FHIIP, 1991; Kapahi, 1983; Lill, 2002).

Le ruisseau Rosewall contient du saumon coho (Oncorhynchus kisutch), kéta (O. keta) et rose (Oncorhynchus gorbuscha), de la truite arc-en-ciel (O. mykiss irideus) et de la truite fardée (O. clarkii) [Clough, 1997]. La rivière Little Qualicum abrite toutes les espèces de saumon du Pacifique, la truite arc-en-ciel (O. mykiss irideus) et la truite fardée (O. clarkii). La rivière Little Qualicum abrite également l’omble chevalier ainsi que la truite arc-en-ciel et la truite brune (Cummings, 2020). Enfin, le ruisseau Nanoose a été un producteur précieux de truite fardée (O. clarkii) et de truite arc-en-ciel (O. mykiss irideus), ainsi que de saumon coho (O. kisutch) et kéta (O. keta) [Cook et Baldwin, 1994]. Le passage du saumon kéta (O. keta) vers les chenaux de frai artificiels entretenus par Pêches et Océans Canada peut dépasser 50 000 poissons (Barz et Hall, 2008).

Reptiles et amphibiens

Un relevé contemporain des amphibiens et des reptiles dans la RNF est justifié. Les dossiers historiques révèlent que le secteur de Nanoose Bay et le secteur Marshall-Stevenson contenaient des preuves de la présence de la rainette du Pacifique (Pseudacris regilla), du triton du Pacifique (Taricha spp.), de la salamandre foncée (Ambystoma gracile), de la grenouille à pattes rouges (Rana aurora), de la couleuvre du Nord-Ouest (Thamnophis ordinoides), de la couleuvre errante (Thamnophis elegans vagrans) et de la couleuvre rayée à flancs rouges (Thamnophis sirtalis) [Dawe, 1976; Dawe et Lang, 1980]. La RNF constitue un habitat essentiel pour les espèces d’amphibiens et de reptiles inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) [tableau 5]. Des populations de salamandre errante (Aneides vagrans), de crapaud de l’Ouest (Anaxyrus boreus) et de grenouille à pattes rouges (Rana aurora) ont été confirmées dans la RNF. La RNF est également un habitat potentiel pour la tortue luth (Dermochelys coriacea), qui est inscrite sur la liste de la LEP.

Invertébrés

Les invertébrés représentent un composant clé des écosystèmes, car ils jouent un rôle essentiel dans le développement du sol, la décomposition, la croissance des plantes et la santé des écosystèmes. Les invertébrés terrestres représentent un composant majeur de la biodiversité, de la complexité, de la résilience et de la stabilité des écosystèmes. Les invertébrés intertidaux (par exemple, bivalves, vers, anatifes, escargots, crabes, patelles, éponges, arthropodes) sont une composante essentielle de l’écosystème estuarien, car ils constituent une source de nourriture importante pour les poissons et les espèces sauvages et peuvent être utilisés comme indicateurs de contamination (Heerartz et coll., 2016). Une grande diversité historique d’espèces d’invertébrés a été enregistrée dans le secteur de Nanoose Bay et le secteur Marshall-Stevenson, notamment une éponge, des cœlentérés, des mollusques, des vers segmentés, des annélides et des arthropodes (Dawe, 1976; Dawe et Lang, 1980).

Espèces en péril

Les espèces en péril qui ont été observées ou qui sont susceptibles d’être présentes dans la RNF Qualicum sont présentées dans les tableaux 4 à 9. Voir l’annexe A pour des renseignements détaillés sur les espèces en péril énumérées dans le tableau.

Tableau 4. Espèces en péril : Plantes vasculaires
Noms communs et scientifiques des espèces Canada: LEPa Canada: COSEPACb Colombie-Britannique Classement provincialc Présence (confirmée, soupçonnée ou probable)d
Sidalcée de Henderson
Sidalcea hendersonii
S.O. S.O. Rouge Confirmée
Violette de Howell
Viola howellii
S.O. S.O. Rouge Confirmée
Tableau 5. Espèces en péril : Amphibiens
Noms communs et scientifiques des espèces Canada: LEPa Canada: COSEPACb Colombie-Britannique Classement provincialc Présence (confirmée, soupçonnée ou probable)d
Grenouille à pattes rouges
Rana aurora
Espèce préoccupante Espèce préoccupante  Bleu Confirmée
Salamandre errante
Aneides vagrans
Espèce préoccupante Espèce préoccupante  Bleu Confirmée
Crapaud de l’Ouest
Anaxyrus boreas
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Jaune Confirmée
Tableau 6. Espèces en péril : Oiseaux
Noms communs et scientifiques des espèces Canada: LEPa Canada: COSEPACb Colombie-Britannique Classement provincialc Présence (confirmée, soupçonnée ou probable)d
Pigeon à queue barrée
Patagioenas fasciata
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Bleu Confirmée
Effraie des clochers
Tyto alba
Espèce menacée Espèce menacée  Bleu Confirmée
Hirondelle rustique
Hirundo rustica
Espèce menacée Espèce menacée Jaune Confirmée
Bernache cravant
Branta bernicla
S.O. S.O. Bleu Confirmée
Sterne caspienne
Hydropogne caspia
S.O. Non en péril Bleu Confirmée
Guillemot marmette
Uria aalge
S.O. S.O. Rouge Confirmée
Engoulevent d’Amérique
Chordeiles minor
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Bleu Confirmée
Cormoran à aigrettes
Phalacrocorax auritus
S.O. Non en péril Bleu Confirmée
Gros-bec errant
Coccothraustes vespertinus
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Jaune Soupçonnée
Grand héron
Ardea herodias fannini
Espèce préoccupante S.O. Bleu Confirmée
Héron vert
Butorides virescens
S.O. S.O. Bleu Confirmée
faucon gerfaut
Falco rusticolus
S.O. Non en péril Bleu Confirmée
Guillemot marbré
Brachyramphus marmoratus
Espèce menacée Espèce menacée Bleu Confirmée
Autour des palombes
Accipiter gentilis laingi
Espèce menacée Espèce menacée Rouge Confirmée
Chevêchette naine
Glaucidium gnoma swarthi
S.O. S.O. Bleu Soupçonnée
Moucherolle à côtés olive
Contopus cooperi
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Jaune Confirmée
Faucon pèlerin
Falco peregrinus anatum
S.O. S.O. Rouge Confirmée
Hirondelle noire
Progne subis
S.O. S.O. Bleu Soupçonnée
Hibou des marais
Asio flammeus
Espèce préoccupante Espèce menacée Bleu Confirmée
Plongeon à bec blanc
Gavia adamsii
S.O. Non en péril Bleu Confirmée
Merlebleu de l’Ouest
(Population de la dépression de Georgia) Sialia mexicana
S.O. S.O. Jaune Confirmée
Grèbe élégant
Aechmophorus occidentalis
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Rouge Confirmée
Sturnelle de l’Ouest
(Population de la dépression de Georgia) Sturnella neglecta
S.O. S.O. Jaune Confirmée
Petit-duc des montagnes
Megascops kennicottii kennicottii
Espèce menacée Espèce menacée Bleu Confirmée
Tableau 7. Espèces en péril : Mammifères
Noms communs et scientifiques des espèces Canada: LEPa Canada: COSEPACb Colombie-Britannique Classement provincialc Présence (confirmée, soupçonnée ou probable)d
Musaraigne palustre
Sorex palustris brooksi
S.O. S.O. Bleu Probable
Chauve-souris de Keen
Myotis keenii
S.O. Données insuffisantes Jaune Probable
Oreillard de Townsend
Corynorhinus townsendii
S.O. S.O. Bleu Probable
Tableau 8. Espèces en péril : Invertébrés
Noms communs et scientifiques des espèces Canada: LEPa Canada: COSEPACb Colombie-Britannique Classement provincialc Présence (confirmée, soupçonnée ou probable)d
Sympétrum tardif
Sympetrum vicinum
S.O. S.O. Bleu Soupçonnée
Luisantine des marais
Zonitoides nitidus
S.O. S.O. Jaune Soupçonnée
Pachydiplax
Pachydiplax longipennis
S.O. S.O. Jaune Soupçonnée
Escargot de Johnson
Pristiloma johnsoni
S.O. S.O. Bleu Soupçonnée
Satyre des prés
Cercyonis pegala incana
S.O. S.O. Rouge Confirmée
Fadet des tourbières
Coenonympha tullia insulana
S.O. S.O. Rouge Soupçonnée
Hespérie rurale
Euphyes vestris
Espèce menacée Espèce menacée Bleu Soupçonnée
Damier de Taylor
Euphydryas editha taylori
Espèce en voie de disparition Espèce en voie de disparition Rouge Soupçonnée
Limace-grise vespérale
Deroceras hesperium
S.O. Données insuffisantes Rouge Soupçonnée
Monarque
Danaus plexippus
Espèce en voie de disparition Espèce en voie de disparition Rouge Soupçonnée
Huître plate du Pacifique
Ostrea conchaphila
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Bleu Probable
Monadenia fidelis
Monadenia fidelis
S.O. S.O. Jaune Soupçonnée
Arion à dos rouge
Prophysaon vanattae
S.O. S.O. Jaune Soupçonnée
Planorbe ombiliquée
Promenetus umbilicatellus
S.O. S.O. Bleu Soupçonnée
Vertigo à crêtes fines
Nearctula sp. 1
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Bleu Soupçonnée
Arion glanduleux
Hemphillia glandulosa
Espèce préoccupante Espèce préoccupante Bleu Soupçonnée
Hespérie du Colorado
Hesperia colorado oregonia
Espèce en voie de disparition Espèce en voie de disparition Rouge Soupçonnée
Lutin du pin gris
Callophrys eryphon sheltonensis
S.O. S.O. Rouge Soupçonnée
Érythème jumelle
Erythemis collocata
S.O. S.O. Jaune Soupçonnée
Auriculette de l’Ouest
Carychium occidentale
S.O. S.O. Bleu Soupçonnée
Speyeria zerene
Speyeria zerene bremnerii
S.O. S.O. Rouge Soupçonnée
Tableau 9. Espèces en péril : Reptiles
Noms communs et scientifiques des espèces Canada: LEPa Canada: COSEPACb Colombie-Britannique Classement provincialc Présence (confirmée, soupçonnée ou probable)d
Tortue luth
Dermochelys coriacea (Population du Pacifique)
Espèce en voie de disparition Espèce en voie de disparition Rouge Probable

a Loi sur les espèces en péril : disparue, disparue du pays, en voie de disparition, menacée, préoccupante, non en péril (évaluée et jugée non menacée d’extinction) ou sans statut (non classée).
b Comité sur la situation des espèces en péril au Canada : mêmes noms que pour les statuts de la LEP.
c Classement provincial utilisant les codes provinciaux, le cas échéant.
d Inscrite comme étant « confirmée », « probable » ou « soupçonnée ».
Sources : BC CDC, 2013; DAWE, 1976; DAWE, 1980; DAWE ET BUECHERT, 1995; DAWE ET LANG, 1980; PRENTICE ET DAWE, 1975-77.

Espèces envahissantes

L’iris des marais est une plante vivace ornementale envahissante qui s’est établie dans le milieu humide du secteur de Nanoose Bay, actuellement constitué d’alpiste roseau envahissant. Jusqu’en 2012, il était régulièrement fauché. Des efforts ont été déployés pour éliminer et enfouir l’iris des marais, mais l’efficacité du traitement a été entravée par des substrats de gravier peu profonds. Le fauchage a également permis de contenir d’autres espèces, comme la ronce discolore (Rubus armeniacus discolor), ainsi que les graminées agricoles et les mauvaises herbes (D. Buffett, commentaire personnel, 12 décembre 2013).

Il est généralement admis que les variétés d’alpiste roseau qui abondent dans les milieux humides du nord-ouest du Pacifique sont les cultivars européens de l’alpiste roseau qui ont été spécifiquement sélectionnés et introduits au début des années 1900 (Townsend et Hebda, 2013; Metro Vancouver, 2020). L’alpiste roseau forme des monocultures denses et persistantes dans les milieux humides, les fossés, les plaines inondables et les prairies humides (Invasive Plant Species Assessment Working Group, 2007). De plus, il offre peu de valeur fourragère à la faune indigène (King County Noxious Weed Control Program, 2015).

Une grande parcelle de géranium de Robert (Geranium robertianum) se trouve le long de la route près de l’écloserie du secteur du ruisseau Rosewall (Ward et coll., 1998), tandis que le houx commun (Ilex aquifolium) est peu fréquent dans le secteur du ruisseau Rosewall. Le secteur Marshall-Stevenson contient également des parcelles de ronces, de houx commun et une variété de graminées exotiques.

La spartine à fleurs denses (Spartina densiflora) et la spartine étalée (Spartina patens) sont des graminées vivaces introduites qui ont la capacité de supplanter les espèces végétales estuariennes indigènes et de former des peuplements denses. Ces espèces envahissantes réduisent considérablement l’habitat approprié pour la faune (CIPC, 2011-2013) et interfèrent avec la disponibilité des détritus, le dépôt de lais de mer et les populations d’invertébrés benthiques (Dresen et coll., 2010). Les invasions sont connues pour modifier la sédimentation du littoral et les réseaux de drainage, restreignant les écoulements et contribuant aux risques d’inondation (Millham et Godfrey, 2012). La présence d’espèces de Spartina a été confirmée en C.-B. au début des années 2000 (Dresen et coll.; 2010; CIC, 2010). La cartographie de la répartition de la Spartina réalisée en 2015 a indiqué qu’il n’y avait aucune occurrence dans la RNF; cependant, S. densiflora est présente à l’extérieur du secteur du ruisseau Rosewall et des relevés réguliers devraient être menés dans le secteur du ruisseau Rosewall pour surveiller si elle se propage dans la RNF à partir des zones environnantes.

Difficultés liées à la gestion et menaces

Utilisation récréative

L’accès non autorisé aux RNF par les personnes et les animaux domestiques peut perturber les espèces sauvages et dégrader leurs habitats. L’utilisation accrue par le public contribue à l’introduction et à la propagation d’espèces envahissantes, élargit et dégrade les sentiers, expose le SCF d’ECCC et d’autres partenaires de la conservation à des risques de responsabilité, et accroît le risque de vandalisme et de vol dans les bâtiments. De plus, des sites archéologiques autochtones potentiels qui n’ont pas encore été identifiés sont menacés en raison de l’accès non autorisé et des activités récréatives dans la RNF. Des projets de relevés archéologiques sont en cours.

Au cours de l’été 2022, le SCF d’ECCC a engagé un consultant en archéologie pour effectuer une reconnaissance préliminaire sur le terrain (RPT) et des évaluations du potentiel archéologique (EPA) afin de déterminer les sites archéologiques potentiels dans le secteur du ruisseau Rosewall, le secteur Marshall-Stevenson et le secteur de Nanoose Bay de la RNF Qualicum, en collaboration avec les Premières Nations locales. Ces trois secteurs sont situés sur les territoires de plusieurs Premières Nations. En menant une EPA en combinaison avec une visite sur le terrain (RPT) pour la RNF Qualicum, le SCF d’ECCC espère déterminer les sites qui peuvent avoir une importance culturelle pour les Premières Nations en C.-B. Le rapport final de l’EPA pour les trois secteurs, rédigé conformément aux lignes directrices sur l’évaluation des impacts archéologiques de la C.-B., devrait être achevé d’ici le printemps 2025.

Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents

Les effets potentiels des changements climatiques sur la RNF comprennent l’élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans, des débits plus variables, des sécheresses, des tempêtes violentes, des inondations, la perte directe d’habitat, l’altération des habitudes de migration, le déplacement des aires de répartition des espèces, la disharmonie phénologique, les épidémies de ravageurs et de maladies, la désagrégation et le réassemblage des communautés écologiques, et même l’effondrement de réseaux trophiques entiers (Walther, 2010; Walther et coll., 2002). Cette section se concentre sur l’élévation du niveau de la mer et l’acidification des océans, car ce sont les principales variables qui ont un effet négatif sur les espèces et les habitats estuariens.

On s’attend à ce que les oiseaux migrateurs qui utilisent les zones intertidales le long des voies migratoires côtières soient affectés par les changements climatiques, car l’élévation du niveau de la mer engendre une perte de connectivité entre les habitats restants appropriés (Iwamura et coll., 2013). Les espèces estuariennes, bien que capables de prospérer dans un environnement très dynamique, sont également adaptées à un habitat spécifique et peuvent avoir de la difficulté à s’adapter à de longues périodes d’inondation à forte salinité.

Les sécheresses estivales et le rabattement de la nappe phréatique combinés à l’élévation du niveau de la mer peuvent entraîner une diminution des marais saumâtres et une intrusion d’eau salée, déjà soupçonnée dans le secteur Marshall-Stevenson (cf. Dawe et coll., 2011). Les ondes de tempête lors des grandes marées peuvent causer des inondations et de l’érosion, et ce phénomène sera exacerbé par les changements climatiques. Si on ajoute à cela les pertes de la plate-forme du marais dues au surpâturage par des populations croissantes de bernaches du Canada, on peut légitimement s’inquiéter de la survie du marais estuarien, en particulier dans le secteur Marshall-Stevenson (cf. Mudd, 2013).

Gestion de l’eau

Le fort écoulement printanier du ruisseau Bonnell, combiné à l’élévation du niveau de la mer, provoque l’érosion de la berme améliorée par CIC en 2014 dans le secteur de Nanoose Bay. L’augmentation de l’intensité de l’écoulement associée aux changements climatiques augmentera probablement la sévérité de cette situation.

Le district régional de Nanaimo (DRN) tire son eau de deux puits situés dans la RNF Qualicum (secteur Marshall-Stevenson), qui desservent le lotissement de Surfside à Qualicum Beach, en C.-B. Le DRN doit demander un permis annuel au titre de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, qui autorise l’extraction de l’eau domestique des puits dans la RNF. Le DRN a testé la salinité, le chlorure et la conductivité dans le cadre de ses inspections régulières de la qualité de l’eau, qui ont été et continueront d’être fournies aux hydrologues d’ECCC pour évaluer l’intrusion potentielle d’eau salée dans l’aquifère sous la RNF.

Avec l’élévation du niveau de la mer le long des côtes, les ondes de tempête et les marées hautes peuvent entraîner l’infiltration d’eau salée dans les estuaires côtiers et les aquifères d’eau douce. L’augmentation de la salinité peut menacer la flore et la faune côtières et peut entraîner la destruction de l’habitat lorsque l’intrusion saline repousse les espèces intolérantes au sel (USDA, 2023). En plus d’affecter la composition des espèces, l’intrusion d’eau salée est également susceptible de modifier la disponibilité des ressources dans les habitats touchés (Zander et coll., 2013). Des inspections régulières de la qualité de l’eau peuvent aider à déterminer les taux d’intrusion d’eau salée dans les puits et éclairer les gestionnaires de la conservation qui doivent atténuer les effets des changements climatiques.

Espèces exotiques envahissantes

Les espèces envahissantes déplacent la flore et la faune indigènes et réduisent la qualité des habitats pour les organismes restants. Les inventaires réalisés par Dawe et Lang (1980) ont recensé un milieu humide dominé par l’alpiste roseau (Phalaris arundinacea) dans le secteur de Nanoose Bay dès 1978. Cependant, des études récentes révèlent que l’alpiste roseau est exotique en C.-B. et qu’il n’existe dans cette province que depuis la colonisation après perturbation et la conversion agricole des milieux humides courants au début des années 1900 (Townsend et Hebda, 2013).

Comme il a déjà été mentionné dans ce document, bien que les cartes et les relevés de 2015 montrent que la spartine n’est pas présente dans la RNF, la Spartina densiflora est présente à l’extérieur du secteur du ruisseau Rosewall, ce qui indique la nécessité d’effectuer des relevés réguliers pour assurer une détection et un traitement précoces au cas où la spartine se propagerait dans le secteur du ruisseau Rosewall. Une fois établie, la spartine supplante la végétation indigène qui fournit du fourrage et un habitat aux poissons et à la faune, ce qui entraîne une diminution de la qualité de l’habitat pour les espèces affectées. L’éradication précoce est essentielle pour éviter les problèmes coûteux et à long terme que l’on connaît ailleurs où la spartine s’est établie, comme dans la région du Grand Vancouver, en C.-B., ainsi qu’à divers endroits le long du littoral de l’État de Washington, où la Spartina alterniflora s’est rapidement développée depuis le milieu du XXe siècle (Saarela, 2012). Un inventaire effectué au moyen d’un SIG est nécessaire pour élaborer un plan global de gestion des espèces envahissantes dans la RNF. Plusieurs organisations peuvent faciliter la gestion des espèces envahissantes, notamment le groupe de travail sur la spartine de la Colombie-Britannique (BCSWG), l’Invasive Species Council of British Columbia (ISC), CIC et le Coastal Invasive Plant Committee (CIPC). Il existe aussi de nombreux groupes d’intendance qui peuvent apporter un soutien sur le terrain, comme Broombusters et les Qualicum Streamkeepers.

Faune indigène problématique

Avant les années 1970, la population de bernaches du Canada ne comprenait probablement qu’une petite population de la sous-espèce indigène de bernache du Canada de Vancouver (Branta canadensis fulva). La bernache du Canada de Vancouver est soupçonnée d’avoir été un oiseau nicheur rare uniquement présent dans la moitié nord de l’île de Vancouver (Dawe et Stewart, 2010). Une série d’introductions organisées par des initiatives gouvernementales et non gouvernementales ont eu lieu au cours des années 1970 et 1980 dans le but d’élargir les possibilités de chasse sportive sur l’île de Vancouver. Par conséquent, les bernaches du Canada se sont établies dans tous les estuaires des basses terres de Nanaimo, y compris dans le secteur Marshall-Stevenson et le secteur de Nanoose Bay (Dawe et Stewart, 2010).

On a déterminé que la population résidente de bernaches du Canada était un facteur central de la perte de sols productifs et de la structure des bords de chenaux dans les estuaires le long de la côte est de l’île de Vancouver, en raison du surpâturage et de l’arrachage de la végétation des bords de chenaux (Dawe et coll., 2011; Clermont, 2015). Parmi les écosystèmes touchés par le surpâturage des bernaches du Canada résidentes, on trouve la communauté de végétation herbacée de laîche carex de Lyngbye (Carex lyngbyei), inscrite sur la liste rouge. Cette communauté de Carex lyngbyei est prédominante dans le secteur Marshall-Stevenson et des mesures de régénération sont donc nécessaires pour atténuer les répercussions des populations résidentes de bernaches du Canada et restaurer l’intégrité écologique de l’estuaire.

Buts et objectifs

Vision

La vision globale de la gestion de la RNF Qualicum est de protéger, d’améliorer et de restaurer les habitats estuariens et des hautes terres pour la sauvagine migratrice, la faune, la flore et les espèces en péril. Les espèces sauvages prioritaires comprennent les oiseaux migrateurs (en particulier la sauvagine et les oiseaux d’eau) et les espèces en péril, bien que la productivité des estuaires côtiers signifie que la présence de ces habitats soutient à son tour de nombreuses espèces sauvages côtières à différents stades biologiques.

 Buts et objectifs

Les buts et objectifs ci-dessous précisent la vision de l’aire protégée et tiennent compte des menaces et des difficultés liées à la gestion. La réalisation de ces buts et objectifs se traduira par la mise en œuvre des mesures présentées dans la section Approches de gestion pour la RNF Qualicum, qui seront exécutées en fonction des ressources disponibles.

But 1.0

Protéger et maintenir les habitats naturels et les entités importantes contre les effets du non-respect de la réglementation (par exemple, l’accès non autorisé) et évaluer les effets et les avantages des perturbations anthropiques, qu’elles soient autorisées ou non.

Objectif 1.1

Gérer et surveiller les répercussions liées à l’accès autorisé et non autorisé à la RNF (en mettant l’accent sur l’accès autorisé) afin de réduire les effets des activités anthropiques sur la RNF.

Objectif 1.2

Déterminer, surveiller et protéger les sites archéologiques connus et potentiels de la RNF. Lorsque les sites ne peuvent être protégés, travailler avec les Premières Nations et les archéologues locaux pour préserver les artefacts et documenter l’histoire culturelle associée aux sites.

But 2.0

Évaluer et planifier pour réduire le plus possible les effets liés aux changements climatiques dans la RNF, en travaillant avec des partenaires et en s’appuyant sur les efforts déjà déployés par les autorités locales.

Objectif 2.1

Quantifier et traiter les principales vulnérabilités des sites liées aux changements climatiques, en se concentrant sur la santé, la sécurité ainsi que sur les effets sur les habitats clés, les sites culturels et les infrastructures. Revoir les objectifs de la planification de la gestion en tenant compte de ces vulnérabilités.

Objectif 2.2

Travailler avec des partenaires pour améliorer la connectivité avec d’autres sites protégés afin d’accroître la résilience des écosystèmes.

But 3.0

Maintenir ou améliorer la qualité de l’eau dans l’intérêt des gens et de la faune.

Objectif 3.1

Maintenir ou améliorer les conditions hydrologiques physiques des ruisseaux Bonnell, Rosewall et Nanoose ainsi que de la rivière Little Qualicum dans la RNF.

Objectif 3.2

Maintenir ou améliorer la qualité de l’eau des marais de l’estuaire conformément aux Recommandations canadiennes pour la qualité de l’environnement visant la protection de la vie aquatique du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME).

But 4.0

Gérer les habitats estuariens et des hautes terres de manière à ce que diverses populations d’oiseaux migrateurs, de flore et de faune résidentes, y compris les espèces en péril, soient maintenues ou que des habitats et des résidences soient créés, restaurés ou maintenus.

Sous-but 4.1

Réduire la dégradation de l’habitat estuarien due au surpâturage des bernaches du Canada.

Objectif 4.1.1

Mettre en œuvre les mesures nécessaires pour empêcher la reproduction des bernaches du Canada afin de réduire les effets sur les espèces ou les habitats indigènes, à long terme.

Objectif 4.1.2

Collaborer avec des partenaires locaux de la conservation pour mener à bien des projets expérimentaux de restauration au sein du secteur Marshall-Stevenson.

Sous-but 4.2

Contrôler l’étendue, la densité et réduire la distribution des espèces envahissantes conformément aux catégories de gestion définies par le Coastal Invasive Species Committee (Coastal ISC) (Disponible en anglais seulement).

Objectif 4.2.1

Réduire au fil du temps la présence de l’iris des marais, du genêt à balai, du houx, du daphné lauréole, de la ronce discolore et de l’alpiste roseau sur place.

Objectif 4.2.2

Élaborer une stratégie pour surveiller la présence de la spartine (Spartina alterniflora, Spartina anglica, Spartina densiflora et Spartina patens) dans la RNF et, le cas échéant, la traiter.

Sous-but 4.3

Déterminer et mettre en œuvre des mesures de gestion prioritaires pour les espèces en péril.

Objectif 4.3.1

Déterminer la présence et la répartition des espèces en péril sur place en réalisant des relevés tous les cinq ans. Élaborer et entreprendre des mesures de gestion des espèces en péril propres au site dans la RNF, conformément aux buts et aux objectifs de rétablissement et de gestion des espèces.

Évaluation

Le suivi annuel sera effectué dans les limites imposées par la disponibilité des ressources financières et humaines. Le plan de gestion sera examiné cinq ans après son approbation initiale et révisé et mis à jour tous les dix ans par la suite. L’évaluation prendra la forme d’un examen annuel des données de suivi obtenues dans le cadre des projets de suivi et de recherche décrits ci-dessous. Ce suivi servira à établir des priorités d’action et à allouer des ressources.

Approches de gestion

La présente section et le tableau suivant contiennent une description des approches possibles qui pourraient servir à gérer la RNF Qualicum. Les mesures de gestion seront toutefois déterminées au cours du processus de planification du travail annuel et seront mises en œuvre en fonction des ressources humaines et financières disponibles.

Approches de gestion pour la RNF Qualicum

Utilisation récréative

Priorité :1 - But, sous-but ou objectif(s)

Objectif 1.0 : Protéger et maintenir les habitats naturels et les entités importantes contre les effets du non-respect de la réglementation (par exemple, l’accès non autorisé) et évaluer les effets et les avantages des perturbations anthropiques, qu’elles soient autorisées ou non.

Objectif 1.1 : Gérer et surveiller les répercussions liées à l’accès autorisé et non autorisé à la RNF (en mettant l’accent sur l’accès autorisé) afin de réduire les impacts des activités anthropiques sur l’écologie de la RNF.

Objectif 1.2 : Déterminer, surveiller et protéger les sites archéologiques connus et potentiels de la RNF. Lorsque les sites ne peuvent être protégés, travailler avec les Premières Nations et les archéologues locaux pour préserver les artefacts et documenter l’histoire culturelle associée aux sites.

Approches de gestion (mesures, y compris le niveau de priorité)Note de bas de page 1
  • D’ici au printemps 2025, améliorer les barrières et les clôtures et concevoir les panneaux d’interprétation et de délimitation afin de sensibiliser le public à la zone, à ses limites et à son importance en matière de conservation. (Clôtures et panneaux de signalisation – Priorité 1; panneaux d’interprétation – Priorité 2)
  • Effectuer une surveillance saisonnière des sites et faire augmenter le nombre d’activités de l’application de la loi pour réduire les intrusions. (Priorité 1)
  • Tenir des discussions avec les gouvernements régionaux, les groupes d’utilisateurs et les particuliers afin de promouvoir la conformité et d’accroître la sensibilisation et la participation du public. (Priorité 2)
  • Travailler avec les groupes autochtones et les organismes du patrimoine pour faire délimiter les sites archéologiques et culturels d’ici le printemps 2025, en donnant la priorité aux sites de l’estran, car ils sont soumis à de multiples processus géomorphologiques. (Priorité 1)
  • Mettre en place des mesures, comme des clôtures et des panneaux de signalisation, pour restreindre davantage l’accès et l’utilisation afin de protéger les sites archéologiques connus. Lorsque la protection d’un site n’est pas possible, permettre aux experts de préserver les artefacts et de documenter l’histoire culturelle associée aux sites d’ici 2026. (Priorité 2 – passer à la priorité 1 une fois la délimitation des sites achevée)

Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents

Priorité :2 - But, sous-but ou objectif(s)

But 2.0

Évaluer et planifier pour réduire le plus possible les effets liés aux changements climatiques dans la RNF, en travaillant avec des partenaires et en s’appuyant sur les efforts déjà déployés par les autorités locales.

 Objectif 2.1

Quantifier et traiter les vulnérabilités des sites liées aux changements climatiques, en se concentrant sur la santé, la sécurité ainsi que sur les effets sur les habitats clés, les sites culturels et les infrastructures. Revoir les objectifs de la planification de la gestion en tenant compte de ces vulnérabilités.

Objectif 2.2

Travailler avec des partenaires pour améliorer la connectivité avec d’autres sites protégés afin d’accroître la résilience des écosystèmes.

Approches de gestion (mesures, y compris le niveau de priorité)Note de bas de page 1
  • Réaliser une analyse de haut niveau pour cerner les vulnérabilités des infrastructures et des espèces ou des écosystèmes principaux à l’égard des changements climatiques dans les secteurs de la RNF. Définir les mesures prioritaires à court terme. (Priorité 1)
  • Élaborer une stratégie quinquennale pour quantifier davantage et planifier les effets potentiels des changements climatiques au sein de la RNF. Réexaminer les buts et objectifs de la RNF, au besoin. (Priorité 2)
  • Rencontrer les autorités locales et les propriétaires fonciers pour discuter, rechercher et, dans la mesure du possible, mettre en œuvre des possibilités d’améliorer la connectivité entre la RNF et d’autres aires protégées. (Priorité 2)

Gestion de l’eau

Priorité :1 - But, sous-but ou objectif(s)

But 3.0

Maintenir ou améliorer la qualité de l’eau dans l’intérêt des gens et de la faune.

Objectif 3.1

Maintenir ou améliorer les conditions hydrologiques physiques des ruisseaux Bonnell, Rosewall et Nanoose ainsi que de la rivière Little Qualicum dans la RNF.

Objectif 3.2

Maintenir ou améliorer la qualité de l’eau des marais de l’estuaire conformément aux Recommandations canadiennes pour la qualité de l’environnement visant la protection de la vie aquatique du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME).

Approches de gestion (mesures, y compris le niveau de priorité)Note de bas de page 1
  • Évaluer le risque des activités adjacentes pour les ressources aquatiques de la RNF et contribuer à l’élaboration d’un plan de surveillance écologique de la qualité de l’eau. (Priorité 1)
  • Surveiller la qualité et la quantité d’eau pour s’assurer qu’elles respectent les Recommandations canadiennes pour la qualité de l’environnement visant la protection de la vie aquatique du CCME. (Priorité 2)
  • Travailler avec le DRN pour mener des études hydrogéologiques qui spécifieront un taux de pompage qui maintiendra la conformité avec le sous-alinéa 58(2)a)(i) de la Water Sustainability Act (WSA) de la C.‑B. et pour s’assurer que la salinité ne doit pas être induite à proximité (ou au‑dessus) de la concentration maximale acceptable (CMA) des recommandations pour la qualité de l’eau potable (RQEPC) de Santé Canada, mais pour maintenir ou améliorer les niveaux de salinité existants de l’aquifère dans la zone de captage des puits de Surfside. (Priorité 1)
  • Faire réévaluer l’extraction d’eau par le DRN dans le secteur Marshall-Stevenson à chaque renouvellement de l’accord. (Priorité 1)
  • Collaborer avec Canards Illimités Canada pour effectuer une évaluation hydrologique de la disponibilité de l’habitat après l’ouverture d’une brèche dans la berme et l’enlèvement de l’infrastructure de régulation des eaux. (Priorité 1)
  • En attendant les résultats de l’évaluation hydrologique, retirer l’ouvrage de régulation des eaux et ouvrir une brèche dans la berme pour adapter l’habitat aux changements climatiques. (Priorité 2)
  • Effectuer un contrôle périodique de l’infrastructure du pont conformément à l’accord conclu entre le SCF-ECCC et le MPO pour remédier à l’instabilité du lit et du chenal du ruisseau Rosewall. (Priorité 1)

Faune indigène problématique

Priorité : 1 But, sous-but ou objectif(s)

But 4.0 : Gérer les habitats estuariens et des hautes terres de manière à ce que diverses populations d’oiseaux migrateurs, de flore et de faune résidentes, y compris les espèces en péril, soient maintenues ou que des habitats et des résidences soient créés, restaurés ou maintenus.

Sous-but 4.1 : Réduire la dégradation de l’habitat estuarien due au surpâturage des bernaches du Canada.

Objectif 4.1.1 : Mettre en œuvre les mesures nécessaires pour empêcher la reproduction des bernaches du Canada afin de réduire les effets sur les espèces ou les habitats indigènes, à long terme.

Objectif 4.1.2 : Collaborer avec des partenaires locaux de la conservation pour mener à bien des projets de restauration expérimentale au sein du secteur Marshall-Stevenson.

Approches de gestion (mesures, y compris le niveau de priorité)Note de bas de page 1
  • Collaborer avec des partenaires du projet pour mener à bien des projets expérimentaux de remise en état de l’habitat. (Priorité 1)
  • Continuer à appuyer les mesures visant à réduire les effets des bernaches du Canada sur l’habitat estuarien. (Priorité 1)

Espèces végétales exotiques envahissantes

Priorité : 1 But, sous-but ou objectif(s)

But 4.0

Gérer les habitats estuariens et des hautes terres de manière à ce que diverses populations d’oiseaux migrateurs, de flore et de faune résidentes, y compris les espèces en péril, soient maintenues ou que des habitats et des résidences soient créés, restaurés ou maintenus.

Sous-but 4.2

Contrôler l’étendue, la densité et réduire la distribution des espèces envahissantes conformément aux catégories de gestion définies par le Coastal Invasive Species Committee (Coastal ISC) (Disponible en anglais seulement)

Objectif 4.2.1

Réduire au fil du temps la présence de l’iris des marais, du genêt à balai, du houx, du daphné lauréole, de la ronce discolore et de l’alpiste roseau sur place.

Objectif 4.2.2

Élaborer une stratégie pour surveiller la présence de la spartine (Spartina alterniflora, Spartina anglica, Spartina densiflora et Spartina patens) dans la RNF et, le cas échéant, la traiter.

Approches de gestion (mesures, y compris le niveau de priorité)Note de bas de page 1
  • Réaliser un inventaire complet des espèces végétales envahissantes dans la RNF au moyen d’un SIG d’ici l’automne 2026, et élaborer des stratégies de gestion pour les espèces prioritaires. (Priorité 1)
  • Collaborer avec des partenaires locaux de la conservation pour atteindre les objectifs de gestion des espèces envahissantes. (Priorité 2)
  • Collaborer avec le groupe de travail sur la spartine de la Colombie-Britannique pour continuer à étudier les marais de la RNF chaque année et intervenir conformément au plan d’intervention pour l’éradication de la spartine en C.-B. de 2010. (Priorité 1)
  • Entreprendre des traitements contre l’iris des marais dans le secteur de Nanoose Bay afin de contenir et de réduire la propagation de cette espèce. (Priorité 1)
  • Envisager et mettre en œuvre des techniques de restauration pour aider à contrôler la propagation de l’alpiste roseau et ramener les écosystèmes détériorés à un état plus naturel, lorsque cela est possible. (Priorité 2)

Utilisation récréative, changements climatiques et phénomènes météorologiques violents, espèces végétales exotiques envahissantes

Priorité : 1 But, sous-but ou objectif(s)

But 4.0

Gérer les habitats estuariens et des hautes terres de manière à ce que diverses populations d’oiseaux migrateurs, de flore et de faune résidentes, y compris les espèces en péril, soient maintenues ou que des habitats et des résidences soient créés, restaurés ou maintenus.

Sous-but 4.3

Déterminer et mettre en œuvre des mesures de gestion prioritaires pour les espèces en péril.

Objectif 4.3.1

Déterminer la présence et la répartition des espèces en péril sur place en réalisant des relevés tous les cinq ans. Élaborer et entreprendre des mesures de gestion des espèces en péril propres au site dans la RNF, conformément aux buts et aux objectifs de rétablissement et de gestion des espèces.

Approches de gestion (mesures, y compris le niveau de priorité)Note de bas de page 1
  • Réaliser un inventaire des espèces en péril pour le site d’ici l’automne 2026 (et tous les cinq ans par la suite) en utilisant les normes du RISC. (Priorité 1)
  • Déterminer les mesures de gestion prioritaires pour les espèces en péril dans la RNF à l’aide de stratégies de rétablissement, de plans de gestion, de plans d’action et de meilleures pratiques de gestion (MPG). Mettre en œuvre ces mesures en priorité, en s’assurant que les obligations de la LEP sont respectées. (Priorité 1)

Gestion de l’habitat

Accès

Afin de minimiser toute perturbation des habitats et de la faune, l’accès du public à la RNF Qualicum est limité. Au titre de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, les RNF sont protégées et gérées conformément au Règlement sur les réserves d’espèces sauvages. Conformément à la loi, toute activité effectuée dans une RNF qui pourrait nuire à la conservation de la faune peut être interdite. Par conséquent, quelques RNF ne sont pas accessibles au public et de nombreuses activités y sont interdites. Toutefois, certaines activités peuvent être autorisées par l’annexe I.1 du Règlement sur les réserves d’espèces sauvages ou par l’octroi de permis. Les activités suivantes inscrites à l’annexe I.1 du Règlement sur les réserves d’espèces sauvages sont autorisées dans la RNF Qualicum :

  1. l’observation de la faune;
  2. la randonnée pédestre sur les sentiers désignés;
  3. l’utilisation d’un véhicule, autre qu’une motoneige ou un véhicule tout-terrain, sur les routes et sentiers désignés et dans les aires de stationnement désignées;
  4. la chasse sportive au gibier d’eau – y compris avec des chiens sans laisse – dans des zones désignées du secteur du ruisseau Rosewall, d’une demi-heure avant le lever du soleil à une demi-heure après le coucher du soleil, si :
    1. elle est faite en conformité avec tout permis fédéral applicable et toute autorisation requise par la législation de la Colombie-Britannique pour la chasse sportive;
    2. il n’est pas fait usage de grenaille toxique.
  5. l’utilisation par les chasseurs sportifs d’un véhicule, autre qu’une motoneige ou un véhicule tout-terrain, sur les routes et sentiers désignés et dans les aires de stationnement désignées, d’une heure avant le lever du soleil à une heure après le coucher du soleil;
  6. la pêche sportive dans les zones désignées du secteur du ruisseau Rosewall conformément à tout permis fédéral applicable et à toute autorisation requise par les lois de la Colombie-Britannique pour la pêche sportive dans cette province (Gouvernement du Canada, 2022).

Bien que l’annexe I.1 définisse certaines activités autorisées dans la RNF Qualicum, l’accès non autorisé et les activités récréatives sur le site constituent toujours un défi. Il existe plusieurs moyens de réduire les perturbations de l’habitat par le public, notamment l’installation de clôtures, de barrières et d’une signalisation supplémentaire bien visible sur la propriété; la surveillance du site et l’application des règlements pour réduire les intrusions; la collaboration avec les gouvernements régionaux, les groupes d’utilisateurs et les particuliers pour promouvoir le respect des règlements et la sensibilisation du public.

Occasionnellement, l’accès et certaines activités sont autorisés pour certaines ONG et d’autres personnes à des fins d’étude scientifique, d’inventaire, d’entretien du site et de remise en état de l’habitat. Des permis ou des accords autorisant l’accès et l’utilisation sont délivrés aux groupes ou personnes appropriés lorsque leurs activités apportent un avantage net à la RNF. Les permis comprennent les conditions qui doivent être respectées pour que les travaux soient conformes au Règlement sur les réserves d’espèces sauvages.

Selon le Règlement sur les réserves d’espèces sauvages, toute personne entreprenant des activités interdites sans permis dans une RNF s’expose à des mesures d’application de la loi à la discrétion de la Direction de l’application de la loi sur la faune d’ECCC. La Direction effectue des patrouilles de routine dans les RNF et évalue les situations au cas par cas. Tout manquement à la réglementation applicable peut être signalé à la Direction en composant le 1‑888‑569‑5656.

Espèces envahissantes

Un inventaire complet et détaillé des espèces végétales envahissantes dans tous les secteurs de la RNF au moyen d’un SIG permettra de définir le problème et de contribuer ensuite à l’élaboration de stratégies de gestion des espèces végétales envahissantes, conformément au cadre de priorisation défini par le CIPC (Disponible en anglais seulement).

Une fois le problème et son étendue bien définis, le SCF d’ECCC collaborera avec des partenaires locaux de la conservation et éventuellement avec des établissements d’enseignement comme le British Columbia Institute of Technology (BCIT), afin de prévenir, d’éradiquer, de contenir, de surveiller et de contrôler les espèces envahissantes, conformément aux catégories de gestion définies par le CIPC (Disponible en anglais seulement).

Les marais situés dans la RNF continueront d’être étudiés pour détecter la présence d’espèces de spartine en collaboration avec le groupe de travail sur la spartine de la Colombie-Britannique. Si de la spartine envahissante est recensée sur place, des traitements appropriés seront effectués.

Espèces en péril

La RNF fournit un habitat important à de nombreuses espèces différentes (voir le tableau 4). Les renseignements actuels concernant la répartition et l’abondance des espèces en péril dans la RNF sont limités et quelque peu datés. Il est important qu’un inventaire actualisé des espèces en péril dans la RNF soit réalisé et utilisé, avec les documents de rétablissement et de planification des espèces, pour orienter les mesures de gestion prioritaires. Bien que bon nombre des principales menaces et approches de gestion recensées ailleurs dans ce plan répondent aussi aux objectifs de gestion des espèces en péril, une évaluation plus détaillée devra être réalisée pour cerner les lacunes en matière de gestion des espèces en péril et s’assurer qu’elles soient traitées en priorité.

Gestion de l’eau

Les activités adjacentes à la RNF doivent être prises en considération, car elles peuvent affecter les ressources aquatiques de l’aire protégée. Une évaluation professionnelle sera réalisée pour déterminer la présence ou l’absence de toute influence extérieure sur le système hydrologique au sein de la RNF, ainsi que l’étendue de ces influences.

Au sein du secteur de Nanoose Bay, l’érosion de la berme, améliorée par CIC en 2014, constitue actuellement une préoccupation. Lors de phénomènes météorologiques violents, l’eau s’écoulera par-dessus la berme, ce qui entraînera des inondations à l’intérieur du secteur de Nanoose Bay ainsi que le piégeage des poissons. Le SCF d’ECCC et CIC discutent de la possibilité de naturaliser le site en ouvrant une brèche dans la berme et en augmentant l’habitat estuarien. Des évaluations hydrologiques professionnelles de la zone seront effectuées pour éclairer ces discussions.

Dans le secteur Marshall-Stevenson, les taux de prélèvement d’eau des deux puits sont préoccupants. Des taux excessifs de prélèvement d’eau dans les puits pourraient entraîner une intrusion saline ou une contamination de l’aquifère. ECCC travaillera avec le DRN pour déterminer les taux de prélèvement appropriés, qui figureront sur les permis annuels délivrés par ECCC au DRN.

Gestion de la faune

La majeure partie de l’estran de la Couronne adjacent au secteur de Nanoose Bay a été fermée à la chasse. Le secteur Marshall-Stevenson est fermé à la chasse depuis 1974. Ces fermetures, associées à de nouveaux espaces verts urbains et périurbains, ont contribué à la croissance des populations de bernaches du Canada et à la dégradation subséquente des marais estuariens, des prairies maritimes associées aux écosystèmes de chênes de Garry et d’autres habitats.

Dawe et Stewart (2010) ont noté qu’au moins 15 000 bernaches résidentes (non migratrices) sont présentes sur la côte est de l’île de Vancouver, et recommandent de les considérer comme une espèce envahissante. Cependant, il n’y avait pas suffisamment de données probantes pour étayer ce nombre de bernaches et leur statut de résidentes. Les Guardians of Our Salish Estuaries (GooSE), anciennement connus sous le nom de Guardians of the Mid-Island Estuaries Society, travaillent en étroite collaboration avec le SCF d’ECCC pour mener un projet de recherche visant à restaurer l’habitat en bordure de chenal, qui a été dégradé par les bernaches du Canada. Des bénévoles associés à GooSE ont lancé un programme complet de recherche et de gestion comprenant la stérilisation des œufs, l’observation des bagues et des relevés de population. GooSE a aussi créé le Vancouver Island Regional Canada Goose Management Working Group, un groupe de travail composé de municipalités du centre de l’île et du district régional, afin de coordonner plus largement la gestion des bernaches. Des données pluriannuelles sont disponibles et seront analysées, et d’autres stratégies de gestion adaptative seront élaborées selon les résultats de ces données.

Gestion des sites archéologiques et culturels

Des sites archéologiques et des sites à valeur culturelle ont été recensés dans la RNF. Des évaluations des sites archéologiques et culturels sont en cours pour mieux comprendre ce potentiel et délimiter tout nouveau site. Le SCF d’ECCC continuera à travailler avec les Premières Nations locales et les organismes du patrimoine à l’élaboration de cette évaluation. Des mesures de gestion seront aussi établies pour assurer la protection continue de ces sites. Si la protection est impossible, le SCF d’ECCC travaillera avec les Premières Nations locales et les organismes du patrimoine pour déterminer les prochaines étapes, y compris la préservation des artefacts et la documentation de l’histoire culturelle associée à des sites spécifiques dans la RNF.

Comme mentionné dans les sections précédentes, le SCF d’ECCC a commandé en 2022 des évaluations archéologiques dans les trois secteurs de la RNF Qualicum, en collaboration avec les Premières Nations locales, afin de déterminer les zones d’importance archéologique. Jusqu’à présent, plusieurs zones d’importance archéologique ont été recensées, notamment deux sites archéologiques non répertoriés auparavant dans le secteur Marshall-Stevenson et des sites archéologiques contenant des dépôts coquilliers culturels et un piège à poissons en pierre dans le secteur de Nanoose Bay. Les études ont révélé qu’il y a probablement d’autres sites d’importance archéologique dans les secteurs. Le rapport final de l’EPA pour les trois secteurs, rédigé conformément aux directives d’évaluation de l’impact archéologique de la C.‑B., devrait être achevé d’ici 2025.

Gestion des changements climatiques et adaptation

Les habitats, les espèces, les sites archéologiques et culturels et la gestion de l’eau dans la RNF sont et continueront d’être affectés par les changements climatiques. L’élévation du niveau de la mer est une considération particulière compte tenu de l’emplacement des secteurs de la RNF. Une évaluation de haut niveau visant à recenser les principales vulnérabilités sera importante à court terme. À plus long terme, une stratégie plus complète quantifiant les effets potentiels et permettant de définir les mesures de gestion à moyen et long terme sera importante, tout comme la collaboration avec les partenaires pour assurer la connectivité des habitats afin que les espèces, les habitats et les écosystèmes de la RNF puissent s’adapter plus facilement aux changements. Dans certains cas, l’atténuation des effets sur le site ne sera pas réalisable et les buts et objectifs de la RNF devront peut-être être révisés.

Le chenal et le lit du ruisseau Rosewall sont depuis longtemps instables, ce qui est principalement attribué aux activités forestières dans le bassin versant. BC Parks surveille l’érosion dans le parc provincial de Rosewall Creek, en prévision du déplacement des infrastructures du parc, comme l’aire de stationnement et les toilettes extérieures (D. Forman, D. Chapman, commentaire personnel, novembre-décembre 2013). À mesure que le ruisseau réagit aux changements périodiques de la charge de fond et change de cours, il modifiera sans aucun doute le paysage du ruisseau au sein du secteur du ruisseau Rosewall. Si le débit et la vitesse sont extrêmes, il y a un risque de dommages au pont traversant le secteur du ruisseau Rosewall et menant aux écloseries. Une surveillance régulière de l’infrastructure du pont est nécessaire, comme le précise un accord conclu entre le SCF d’ECCC et le MPO, et les utilisateurs doivent surveiller et signaler tout changement présentant un risque.

Il faut continuellement surveiller et, au besoin, abattre les arbres dangereux dans la RNF pour les sections du site contiguës à d’autres propriétés dotées d’infrastructures (par exemple, des maisons).

Surveillance

Une surveillance efficace et efficiente exige une planification minutieuse et une approche coordonnée. La surveillance sera effectuée de sorte à contribuer à l’atteinte des objectifs des programmes de rétablissement et des plans d’action pour les espèces en péril. Les besoins en matière de surveillance continue sont les suivants.

  1. Composition et répartition des habitats au moyen de la cartographie existante des habitats ou de la mise à jour de la cartographie des écosystèmes terrestres comme condition de base à laquelle les changements futurs peuvent être comparés.
  2. Population de bernaches du Canada, annuellement.
  3. Qualité de l’eau dans tous les secteurs, tous les cinq ans; qualité et quantité de l’eau dans le ruisseau Rosewall et les autres eaux de surface entrant dans le secteur du ruisseau Rosewall et la lagune, tous les cinq ans.
  4. Espèces végétales envahissantes dans tous les secteurs; documenter et cartographier la présence et la répartition des espèces envahissantes, tous les cinq ans.
  5. Étudier les marais de la RNF chaque année pour détecter la présence de Spartina.
  6. Avec le DRN, surveiller les puits, en particulier le débit, dans le secteur Marshall-Stevenson pour s’assurer de l’absence d’effets néfastes pour l’environnement.
  7. Santé de l’habitat riverain, tous les cinq ans.
  8. Intrusions illégales du public et limites de propriété, annuellement.
  9. Fonctionnalité et état des ponceaux, annuellement.
  10. Habitats dégradés et endommagés, annuellement.
  11. Succès de la remise en état de l’habitat et des traitements de restauration, annuellement.
  12. Composition des communautés florales et fauniques pour documenter les changements dans la présence, la répartition et la viabilité des espèces et des écosystèmes en péril, tous les cinq ans.

Recherche

Les activités de recherche seront prises en considération pour l’octroi de permis lorsque les résultats obtenus grâce à la recherche sont susceptibles d’avoir les effets suivants.

  1. Il existe une application directe et évidente pour une décision de gestion, ou pour évaluer des décisions de gestion passées.
  2. Les résultats contribuent à la protection, à la remise en état ou à la mise en valeur des écosystèmes en péril ou d’autres habitats naturels.
  3. Les résultats contribuent au rétablissement des espèces en péril ou des populations en déclin et souhaitables d’autres espèces.
  4. Les résultats contribuent à la compréhension des paramètres biologiques et écologiques subissant des changements importants dus à des sources anthropiques ou naturelles ou à une combinaison de celles-ci (par exemple, les changements climatiques).
  5. Les résultats réduisent l’établissement, la propagation ou les effets des espèces envahissantes et nuisibles.
  6. Les résultats de la surveillance sont susceptibles de fournir une alerte précoce de la dégradation de l’habitat, et permettront d’économiser des ressources si les problèmes sont découverts tôt.
  7. Les résultats favorisent une meilleure compréhension menant à une meilleure gestion.
  8. Les résultats sont clairement compris et acceptés par les gestionnaires du SCF d’ECCC, les autres décideurs, les chercheurs et le grand public, qui devraient tous être en mesure de reconnaître les répercussions des résultats pour la protection et la gestion des valeurs de la RNF.

Des besoins précis en recherche ont été cernés pour la RNF. Certaines données, notamment les données de référence recueillies sur la végétation, pour le secteur du ruisseau Rosewall, exigent encore une analyse. Les protocoles de collecte de données sont restés relativement cohérents au fil du temps, mais diffèrent des normes provinciales (c’est-à-dire le BC Resources Information Standards Committee [RISC]). Les communautés végétales ont été décrites, mais diffèrent des systèmes de classification contemporains, notamment la classification des écosystèmes biogéoclimatiques (CEB).

De plus, l’analyse des données brutes et le regroupement de toutes les données permettraient au SCF d’ECCC et à ses partenaires de conservation de mieux combler les lacunes en matière d’inventaire et de recherche, et d’aider à prendre des décisions de gestion éclairées. Le recoupement de ces données avec la CEB permettrait une comparaison avec les études passées et futures entreprises pour les estuaires ou les forêts côtières par la Direction de la recherche du ministère des Forêts et du Territoire de la C.-B. et d’autres intervenants.

Un autre domaine de recherche qui requiert une attention particulière est les changements climatiques et leurs diverses menaces pour les estuaires, comme l’élévation du niveau de la mer, la modification du régime des pluies, la sécheresse et l’acidification de l’océan. L’acquisition de services professionnels pour modéliser ou prédire l’occurrence, le taux et l’effet potentiel de ces problèmes dans tous les secteurs de la RNF est justifiée. L’établissement de partenariats avec des institutions comme les universités locales pour étudier les effets potentiels des changements climatiques, tant en termes de changements physiques dans l’estuaire que d’effets potentiels plus larges sur les processus écologiques, est également une possibilité. Les résultats des modèles initiaux et de la recherche à plus long terme permettront aux gestionnaires des terres du SCF d’ECCC d’établir des priorités et de prendre des décisions concernant les efforts de protection et de restauration des estuaires.

Enfin, bien qu’il existe des connaissances approfondies sur les estuaires, leur biodiversité et leur relation avec le marais ne sont pas bien comprises. Par exemple, les marais estuariens peuvent abriter des taxons de vertébrés différenciés (par exemple, des sous-espèces endémiques aux marais) [Greenberg et coll., 2006]. Les marais estuariens sont aussi souvent décrits comme des « pouponnières » pour une grande variété d’invertébrés, fournissant un habitat aux larves pour se métamorphoser et croître jusqu’aux stades subadultes avant de se déplacer vers des habitats au large; cependant, des documents plus récents suggèrent que ces affirmations exigent une étude plus approfondie (Beck et coll., 2001).

Information et sensibilisation du public

Une signalisation supplémentaire aux points d’accès est nécessaire pour informer le public de l’accès restreint à la RNF. Les avantages et les risques associés à l’éducation et à la sensibilisation hors site liées à la RNF doivent être évalués. Puisque le fait qu’on connaisse davantage la RNF entraîne une augmentation des intrusions et de l’utilisation générale de la RNF, il est important que tout matériel d’éducation et de sensibilisation souligne que l’accès du public est limité. En mettant l’accent sur ces détails, on espère qu’une sensibilisation et une éducation accrues mèneront finalement à un taux plus élevé de conformité au Règlement sur les réserves d’espèces sauvages.

La sensibilisation et l’éducation consisteront à tenir des discussions avec les gouvernements régionaux, les groupes d’utilisateurs et les particuliers afin de promouvoir la conformité et d’accroître la sensibilisation et la participation du public. L’amélioration des clôtures et de la signalisation augmentera également la sensibilisation du public à la zone, à ses limites et à son importance pour la conservation. Le SCF d’ECCC travaillera également avec les groupes autochtones et les organismes du patrimoine pour délimiter et protéger les sites archéologiques et culturels.

Autorisations et interdictions

Dans l’intérêt de la faune et de l’environnement, les activités anthropiques sont minimisées et contrôlées dans les RNF par la mise en œuvre du Règlement sur les réserves d’espèces sauvages. Ce règlement énonce les activités qui sont interdites dans la RNF et prévoit des mécanismes permettant au ministre d’ECCC d’autoriser certaines activités dans les RNF. Le Règlement donne également au ministre le pouvoir d’interdire l’accès aux RNF.

Les activités dans une RNF sont autorisées par l’obtention d’un permis ou par l’autorisation de l’activité au titre de l’annexe I du Règlement sur les réserves d’espèces sauvages.

Interdiction d’accès

Pour la RNF Qualicum, l’accès est interdit dans les circonstances suivantes et dans les zones suivantes de la RNF :

  • l’accès est interdit dans toutes les zones, sauf autorisation du ministre de l’Environnement ou des délégués du ministre;
  • dans le secteur Marshall-Stevenson, l’accès est interdit pour toutes les activités décrites au paragraphe 3(1) du Règlement sur les réserves d’espèces sauvages, à l’exception de l’accès pour la pêche et l’observation passive de la faune sur les rives de la rivière Little Qualicum. L’accès ne doit pas être utilisé pour accéder à d’autres zones de la RNF.

Pour la RNF Qualicum, des avis interdisant l’accès seront affichés à l’entrée principale du secteur Marshall-Stevenson et aux points d’entrée connus de tous les secteurs de la RNF.

Activités autorisées

Activités autorisées sans restrictions particulières :

  1. activités du DRN visant à surveiller et à entretenir le site du puits et la conduite d’eau du secteur Marshall-Stevenson;
  2. activités de CIC pour entretenir les ouvrages de régularisation des eaux dans le secteur de Nanoose Bay et gérer l’iris des marais;
  3. activités du NTBC, du VICLMP et du Programme de partenariat pour la préservation des terres de la Couronne (CLSPP) pour aider à la gestion, à la garde et à la surveillance dans le secteur Marshall-Stevenson et dans le secteur de Nanoose Bay.

Activités autorisées avec restrictions particulières :

  1. activités bénévoles d’intendance (par exemple, plantation d’arbres et d’arbustes, élimination d’espèces envahissantes) ou relevés (par exemple, réalisation du Recensement des oiseaux de Noël) dans tous les secteurs si les projets appuient les buts et les objectifs du présent plan de gestion et sont conformes à ceux-ci;
  2. activités de Nanoose Streamkeeper pour aider CIC à surveiller et à entretenir les installations de régularisation des eaux, et pour surveiller les salmonidés et récupérer les alevins dans le secteur de Nanoose Bay;
  3. activités des Guardians pour mener des recherches scientifiques et gérer les bernaches du Canada dans le secteur Marshall-Stevenson et dans le secteur de Nanoose Bay.

Autorisations et permis

Les permis autorisant une activité ne peuvent être délivrés que si le ministre est d’avis que l’activité est une recherche scientifique liée à la conservation de la faune ou de l’habitat, ou que l’activité profite à la faune et à ses habitats ou contribuera à la conservation de la faune, ou que l’activité n’est pas incompatible avec l’objectif pour lequel la RNF a été créée et est conforme au plan de gestion le plus récent.

Le ministre peut également ajouter des conditions aux permis afin de réduire le plus possible l’effet d’une activité sur la faune et l’habitat faunique.

Toutes les demandes de permis ou d’autorisations doivent être faites par écrit à l’adresse suivante ou à l’adresse courriel ci-dessous :

Environnement et Changement climatique Canada, Service canadien de la faune
Région du Pacifique
5421, chemin Robertson, RR 1
Delta (Colombie-Britannique)
V4K 3N2
Courriel : scfpacpermitscwspacpermits@ec.gc.ca

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les directives d’Environnement et Changement climatique Canada concernant l’examen des demandes de permis dans les RNF désignées au titre du Règlement sur les réserves d’espèces sauvages et dans les zones marines protégées désignées au titre de la Loi sur les espèces sauvages du Canada (2023). Ce document de politique du SCF d’ECCC est disponible sur le site Web des aires protégées

Exceptions

Conformément à l’article 3.4 du Règlement sur les réserves d’espèces sauvages et conformément à la section 6.9 du Document d’orientation d’Environnement et Changement climatique Canada concernant la délivrance de permis pour des activités dans les réserves nationales de faune désignées au titre du Règlement sur les réserves d’espèces sauvages et les zones marines protégées désignées au titre de la Loi sur les espèces sauvages du Canada :

Les articles 3 et 3.3 ne s’appliquent pas aux activités exercées en vue d’assurer la sécurité publique ou la sécurité nationale ou de répondre à une situation d’urgence et, par conséquent, un permis n’est normalement pas requis pour ces activités.

Autres autorisations fédérales et provinciales

Selon le type d’activité, d’autres autorisations ou permis fédéraux ou provinciaux peuvent être requis pour entreprendre une activité dans la RNF Qualicum.

Communiquez avec le bureau régional, provincial ou fédéral des permis pour obtenir de plus amples renseignements.

Environnement et Changement climatique Canada, Service canadien de la faune
Région du Pacifique
5421, chemin Robertson, RR 1
Delta (Colombie-Britannique)
V4K 3N2

Santé et sécurité

Toute urgence environnementale liée à la RNF doit être signalée à la ligne d’urgence en cas de déversement de Gestion des urgences de la Colombie-Britannique au : 1-800-663-3456.

Tous les efforts raisonnables seront déployés pour protéger la santé et la sécurité du public, y compris en informant adéquatement les visiteurs de tout danger ou risque connu ou anticipé. De plus, le personnel du SCF d’ECCC prendra toutes les précautions raisonnables et nécessaires pour protéger sa propre santé et assurer sa sécurité ainsi que celle de ses collègues. Toutefois, les visiteurs (y compris les chercheurs et les entrepreneurs) doivent faire tous les efforts raisonnables pour s’informer des risques et des dangers et doivent être préparés et autonomes. Les aires naturelles comptent certains dangers inhérents, et les visiteurs doivent prendre des précautions appropriées, compte tenu du fait que le personnel du SCF d’ECCC ne patrouille pas régulièrement ni n’offre de services pour la sécurité des visiteurs dans les RNF. De plus, les changements climatiques sont susceptibles de présenter des défis de gestion au cours des prochaines années. Ces défis comprennent, notamment, l’élévation du niveau de la mer, des crues nivales plus importantes, des ondes de tempête et des inondations. Dans la mesure du possible, le SCF d’ECCC s’efforce de gérer ces défis en collaboration avec les organismes partenaires.

Les incidents ou les urgences peuvent être signalés aux entités suivantes :

  1. Recherche et sauvetage de la Garde côtière canadienne au 1-800-463-4393;
  2. GRC (911);
  3. Ligne de la Direction générale de l’application de la loi d’ECCC au 1‑888‑569‑5656 (401, rue Burrard, Vancouver, C.-B. V6C 3S5);
  4. Service des agents de conservation du ministère de l’Environnement de la C.‑B. – Signaler tous les braconniers et pollueurs sans frais au 1‑877‑952‑7277;
  5. Vancouver Island Conservation Land Management Program au 250-751-3218;
  6. District régional de Nanaimo, Services des eaux et des services publics au 250-248-4914.

Application de la loi

La gestion des RNF repose sur trois lois et leurs règlements :

  • Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, et Règlement sur les oiseaux migrateurs
  • Loi sur les espèces sauvages du Canada et Règlement sur les réserves d’espèces sauvages
  • Loi sur les espèces en péril

Une gestion active sur place ou une application périodique de la loi sont nécessaires pour prévenir certains effets néfastes sur les valeurs de la RNF. La Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les espèces en péril et la Loi sur les espèces sauvages du Canada interdisent des activités précises dans la RNF. Les agents d’application de la loi sur la faune du SCF d’ECCC ont pour mandat de surveiller la conformité aux lois et règlements de façon continue et de mener des enquêtes au besoin. Les agents d’application de la loi sur la faune du SCF d’ECCC patrouillent dans la RNF Qualicum à l’occasion, et peuvent augmenter la fréquence des visites si nécessaire.

Mise en œuvre du plan

Le plan de gestion sera mis en œuvre sur une période de dix ans. Des plans de travail annuels seront élaborés en fonction des priorités et des budgets, et les détails de la mise en œuvre du plan de gestion seront élaborés dans le cadre de la planification annuelle du travail du SCF d’ECCC. Une approche de gestion adaptative sera privilégiée pour la mise en œuvre du plan de gestion. La mise en œuvre du plan sera évaluée cinq ans après sa publication.

Description de la chronologie des activités (2021 à 2030)

Activités annuelles en cours (2021 à 2030)

Les activités suivantes ont lieu chaque année de 2021 à 2030 :

  1. Gestion responsable et partenariat avec les ONG
  2. Surveiller l'érosion des berges de cours d'eau
  3. Surveillance de la qualité et de la quantité d'eau
  4. Gestion des bernaches du Canada

Activités survenues durant des périodes spécifiques

  1. Collaborer avec des partenaires concernant les sites archéologiques - De 2022 à 2025
  2. Protocole d'entente ECCC–SCF–MPOconcernant le pont RCU - 2025
  3. Accroître la sensibilisation du public par la signalisation — 2021, 2022, 2024, 2026, 2028 et 2030
  4. Faciliter la recherche sur les changements climatiques - 2025 et 2026
  5. Contrôle des espèces envahissantes – 2021, 2022, 2023, 2025, 2027 et 2029.
  6. Restauration des marais à MSU - De 2021 à 2025
  7. Surveillance et entretien des structures de contrôle de l'eau - 2021, 2023, 2025, 2027 et 2029
  8. Étudier les droits souterrains et l'exploitation minière - 2026
  9. Surveillance des espèces et écosystèmes à risque - De 2024 à 2030

Autorités de gestion et mandats

Le SCF d’ECCC (région du Pacifique) est responsable de la gestion du site de la RNF Qualicum.

Canards Illimités Canada (CIC) est responsable de la construction et de l’entretien des installations de régularisation des eaux (digues et fossés) dans le secteur de Nanoose Bay.

Examen du plan de gestion

L’évaluation prendra la forme d’un examen des données obtenues à partir des projets de surveillance, de relevés et de recherche. La surveillance, les relevés et la recherche à la RNF Qualicum seront inclus dans le plan de travail et seront réalisés dans les limites imposées par les ressources financières et humaines. Les activités seront ajustées au fil du temps selon les besoins. Les données recueillies seront examinées annuellement et utilisées pour contribuer à la gestion future de la RNF. De plus, ces données seront utilisées pour évaluer les contributions fédérales à l’atteinte des mandats propres au SCF d’ECCC pour lesquels l’aire protégée a été établie.

Ce plan de gestion sera révisé cinq ans après son approbation officielle par le SCF d’ECCC et tous les dix ans par la suite. Des renseignements peuvent être annexés au document au besoin pour aider à la gestion du site et à la prise de décision.

Collaborateurs

Le centre-est de l’île de Vancouver a une longue et riche histoire de partenariats de conservation axés sur l’acquisition, la gestion et la remise en état des habitats. Les plus notables sont le Pacific Estuary Conservation Program (PECP), le Vancouver Island Conservation Lands Management Program (VICLMP) et le Programme de partenariat pour la préservation des terres de la Couronne (CLSPP). Le SCF d’ECCC, de concert avec le ministère des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des ressources naturelles (FLNRO) de la Colombie-Britannique et le ministère de l’Environnement (MoE) de la Colombie-Britannique, Canards Illimités Canada (CIC) et The Nature Trust of British Columbia (NTBC) collaborent à des projets stratégiques axés sur les milieux humides côtiers et les estuaires depuis le milieu des années 1980.

Les groupes d’intendance sont très actifs dans cette région, fournissant d’importants services bénévoles comme l’élimination des espèces envahissantes et la récupération des poissons lors des sécheresses estivales. Ces groupes sont souvent des citoyens scientifiques, recueillant des données qui éclairent et aident les gestionnaires des terres. La Fanny Bay Salmonid Enhancement Society (FBSES), les Guardians of our Salish Estuaries (GooSE) et les Nanoose Naturalists offrent actuellement des services dans les complexes de la RNF, et de nombreux autres groupes d’intendance surveillent des éléments comme les oiseaux et les eaux de surface et souterraines dans la région.

Le SCF d’ECCC continuera de collaborer avec les Premières Nations à la gestion de la RNF, par exemple, par la mise en œuvre collaborative de projets d’intérêt et l’examen des versions futures des plans de gestion. Quelques exemples de collaborations en cours incluent l’exploration archéologique des secteurs de la RNF Qualicum de concert avec la Première Nation de Qualicum, la Première Nation K’ómoks et la Première Nation de Nanoose. Le SCF d’ECCC collaborera également avec la Première Nation K’ómoks pour faciliter les pratiques culturelles traditionnelles au sein de la RNF Qualicum. Le SCF d’ECCC accueille favorablement toutes les occasions de collaborer avec les Premières Nations à la RNF Qualicum.

Les collaborateurs potentiels à la gestion de la RNF comprennent le MPO et les établissements d’enseignement, comme les programmes de la station de terrain de Deep Bay de l’Université de l’île de Vancouver et le Pacific Climate Impacts Consortium de l’Université de Victoria.

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Annexes

Annexe A

Tableau A1. Écosystèmes en péril dans la RNF (BC CDC, 2014; Cook, 2011; Dawe et White, 1982; Dawe et White, 1986; Kennedy, 1982; Madrone, 2008; Prentice et Dawe, 1989)
Nom français Nom scientifique Situation globale Situation à l’échelle provinciale Unités biogéoclimatiques Classe d’écosystème Présence dans le secteur
Salicorne d’Amérique – glauce maritime Sarcocornia/Salicornia pacifica– Glaux maritima G3G4 S2 (liste rouge) CDFmm/Em02 (Em=Marais estuarien); CWH/Em02 Marais estuarien Confirmée dans le secteur Marshall-Stevenson (Dawe et White, 1982); confirmée dans le secteur de Nanoose Bay (Dawe et White, 1986; Kennedy, 1982)
Végétation herbacée de ruppie maritime Ruppia maritima Herbaceous Vegetation GNR S2 (liste rouge) CDFmm/Em01; CWH/Em01 Marais estuarien Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall; confirmée dans le secteur de Nanoose Bay (Dawe et White, 1986; Madrone, 2008); confirmée dans le secteur Marshall-Stevenson (Dawe et White, 1982)
Peuplier de l’Ouest – aulne rouge/ronce remarquable Populus trichocarpa – Alnus rubra/Rubus spectabilis GNR S3 (liste bleue) CDFmm/Fm50 (Mackenzie et Moran, 2004) CDFmm/08; CWHxm1/09 Terrestre – banc d’inondation moyen; forêt : feuillus – humide/mouillé Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall; confirmée dans le secteur de Nanoose Bay 3,89 ha (Madrone, 2008); soupçonnée dans le secteur Marshall-Stevenson
Peuplier de l’Ouest/saule de Sitka Populus trichocarpa/Salix sitchensis GNR S2S3 (liste bleue) CWHxm1/10 Terrestre – banc d’inondation moyen; forêt : feuillus – humide/mouillé Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Quenouille à feuilles larges Typha latifolia G5 S3 (liste bleue) CDFmm/Wm05; CWHxm1/Wm0 Milieu humide – minéral; marais Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall; possible dans le secteur Marshall-Stevenson dans les années 1970 (Dawe et White, 1982; Kennedy, 1982), n’est probablement plus présent
Éléocharide des marais - Végétation herbacée Eleocharis palustris GNR S3 (liste bleue) CDFmm/Wm04; CWH/Wm04 Milieu humide – minéral; marais Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall; confirmée dans le secteur Marshall-Stevenson dans les années 1970 (Dawe et White, 1982), n’est probablement plus présent
Douglas vert/mahonia à nervures saillantes Pseudotsuga menziesii/Mahonia nervosa G2 S2 (liste rouge) Endémique CDFmm/01; CWHxm1 Forêt : conifères – mésique Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall; confirmée dans le secteur Marshall-Stevenson (Madrone, 2008)
Douglas vert – pin tordu/frangine blanchâtre Pseudotsuga menziesii – Pinus contorta/Racomitrium canescens GNR S2 (liste rouge) CWHxm1/02 Forêt : conifères – sec Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Douglas vert/polystic à épées Pseudotsuga menziesii/Polystichum munitum G2G4 S2S3 (liste bleue) CWHxm1/04 Forêt : conifères – sec Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall, trouvé à proximité à Chef Creek (Moul, 2010)
Douglas vert – pruche de l’Ouest/salal (maritime sec) Pseudotsuga menziesii – Tsuga heterophylla/Gaultheria shallon G3G4 S2S3 (liste bleue) CWHxm1/03 Forêt : conifères – sec Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Élyme des sables d’Amérique– gesse maritime Leymus mollis ssp. mollis – Lathyrus japonicus GNR S1S2 (liste rouge) CDFmm; CWHxm1 Terrestre – grève Confirmée dans le complexe du secteur Marshall-Stevenson (Kennedy, 1982), dans la LQRERCA
Sapin grandissime/mahonia à nervures saillantes Abies grandis/Mahonia nervosa G1 S1 (liste rouge) CDFmm/04 Forêt : conifères – mésique Possible dans le secteur Marshall-Stevenson
Sapin grandissime/tiarelle trifoliée Abies grandis/Tiarella trifoliata G1 S1 (liste rouge) CDFmm/06 Forêt : conifères – humide/très humide Confirmée dans le secteur de Nanoose Bay 0,509 ha (Madrone, 2008); possible dans le secteur Marshall-Stevenson
Scirpe aigu (marais profond) Schoenoplectus acutus G5 S3 (liste bleue) Endémique P CDFmm/Wm06; CWHxm1/Wm06 Milieu humide – minéral; Marais Confirmée dans le secteur Marshall-Stevenson (Kennedy, 1982)
Carex de Lyngbye (Végétation herbacée) Carex lyngbyei GNR S2 (liste rouge) CDFmm/Em05; CWH/Em05 Marais estuarien Soupçonnée dans le complexe du secteur du ruisseau Rosewall; confirmée dans le secteur Marshall-Stevenson (Dawe et White, 1982); confirmée dans le secteur de Nanoose Bay (Dawe et White, 1986; Kennedy, 1982)
Aulne rouge/ronce remarquable/prêle des champs Alnus rubra/Rubus spectabilis/Equisetum arvense GNR S3 (liste bleue) CDFmm/09; CDFmm/Fl51 Banc d’inondation bas Terrestre – banc d’inondation bas Soupçonnée dans le secteur de Nanoose Bay et le secteur Marshall-Stevenson
Aulne rouge/lysichiton d’Amérique Alnus rubra/Lysichiton americanus GNR S2 (liste rouge) CDFmm/Ws52 Milieu humide – minéral; marécage Soupçonnée dans le secteur de Nanoose Bay et le secteur Marshall-Stevenson
Aulne rouge/carex voilé [peuplier de l’Ouest] Alnus rubra/Carex obnupta [Populus trichocarpa] G1 S1 (liste rouge) CDFmm/14 Milieu humide – minéral; marécage Possible dans le secteur de Nanoose Bay et le secteur Marshall-Stevenson
distichlis dressé (Végétation herbacée) Distichlis spicata var. spicata GNR S2S3 (liste rouge) CDFmm/Em03; CWHxm1/Em03 Marais estuarien Confirmée dans la zone intertidale supérieure du secteur du ruisseau Rosewall; confirmée dans le secteur Marshall-Stevenson (Kennedy, 1982); confirmée dans le secteur de Nanoose Bay (Kennedy, 1982)
Carex riche – oénanthe sarmenteuse Carex sitchensis – Oenanthe sarmentosa G3 S3 (liste bleue) Endémique CWHxm1/Wm50 Milieu humide – minéral; marais Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Épinette de Sitka/ronce remarquable (maritime très sec) Picea sitchensis/Rubus spectabilis G3 S2 (liste rouge) CWHxm1/08 Terrestre – banc d’inondation élevé; forêt : mixte - humide/très humide Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall, trouvé à proximité à Chef Creek (Moul, 2010)
Saule de Sitka – saule du Pacifique/lysichiton d’Amérique Salix sitchensis – Salix lasiandra var. lasiandra/Lysichiton americanus G2 S2 (liste rouge) Endémique CDFmm/Ws51; CWH/Ws51 Milieu humide – minéral; marécage Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall et dans le secteur Marshall-Stevenson
Deschampsie cespiteuse – aster de Douglas Deschampsia cespitosa ssp. beringensis – Symphyotrichum subspicatum G3 S2 (liste rouge) Endémique CDFmm/Ed02;CWH/Ed02 Pré estuarien Soupçonnée dans le secteur Marshall-Stevenson, possible dans une partie des battures de la communauté de Deschampsia – notée par Dawe et White (1982)
Canche cespiteuse – orge des prés Deschampsia cespitosa ssp. beringensis – Hordeum brachyantherum G3 S2 (liste rouge) Endémique CDFmm/Ed01;CWH/Ed01 Pré estuarien Possible dans le secteur Marshall-Stevenson
Pruche de l’Ouest – douglas /eurhynchie de l’Oregon Tsuga heterophylla – Pseudotsuga menziesii/Eurhynchium oreganum G3G4 S2 (liste rouge) CWHxm1/01 Forêt : conifères – mésique Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Pruche de l’Ouest – thuya géant/bléchnum en épi Tsuga heterophylla – Thuja plicata/Blechnum spicant G2G3 S2 (liste rouge) CWHxm1/06 Forêt : conifères – humide/très humide Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Thuya géant/chèvrefeuille involucré Thuja plicata/Lonicera involucrata GNR S1 (liste rouge) CWHxm1/14 Forêt : conifères – humide/très humide Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Thuya géant/symphorine blanche Thuja plicata/Symphoricarpos albus GNR S1 (liste rouge) CDFmm/07 Terrestre – banc d’inondation élevé; forêt : mixte - humide/très humide Confirmée dans le secteur de Nanoose Bay 2,773 ha (Madrone, 2008); possible dans le secteur Marshall-Stevenson
Thuya géant – douglas vert/eurhynchie de l’Oregon Thuja plicata – Pseudotsuga menziesii/Eurhynchium oreganum GNR S1 (liste rouge) CDFmm/05 Forêt : conifères – humide/très humide Soupçonnée dans le secteur Marshall-Stevenson
Thuya géant/oémléria faux-prunier Thuja plicata/Oemleria cerasiformis G1 S1 (liste rouge) CDFmm/13 Forêt : conifères – humide/très humide Soupçonnée dans le secteur Marshall-Stevenson
Thuya géant/ronce remarquable Thuja plicata/Rubus spectabilis GNR S1S2 (liste rouge) CWHxm1/13 Forêt : conifères – humide/très humide Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Thuya géant – épinette de Sitka/lysichiton d’Amérique Thuja plicata – Picea sitchensis/Lysichiton americanus G3? S3? (liste bleue) CWHxm1/12 Milieu humide – minéral; marécage Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall, trouvé à proximité à Chef Creek (Moul, 2010)
Thuya géant/carex voilé Thuja plicata/Carex obnupta GNR S2S3 (liste bleue) CWHxm1/15 Milieu humide – minéral; marécage Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Thuya géant/polystic à épées – maritime très sec Thuja plicata/Polystichum munitum GNR S2S3 (liste bleue) CWHxm1/05 Forêt : conifères – mésique Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Thuya géant/tiarelle trifoliée – maritime très sec Thuja plicata/Tiarella trifoliata– maritime très sec G3 S2S3 (liste bleue) CWHxm1/07 Forêt : conifères – humide/très humide Soupçonnée dans le secteur du ruisseau Rosewall
Thuya géant/achlyde à trois folioles Thuja plicata/Achlys triphylla G1 S1 (liste rouge) CDFmm/12 Forêt : conifères – humide/très humide Confirmée dans le secteur Marshall-Stevenson (Madrone, 2008)

Annexe B. Communautés végétales de la RNF Qualicum

Tableau B1. Communautés végétales de l’estuaire de la rivière Little Qualicum (Dawe et White, 1982). Les altitudes moyennes sont au-dessus du zéro des cartes (ZC)
Communauté végétale Altitude (m) au-dessus du ZC Type de sol Texture du sol
Salicorne d’amérique - glauce maritime (glaux) – espèce pionnière 3,20 Régosol orthique Gravier-sable
Ruppie maritime (ruppia) – aquatique 3,54 Gleysol régosolique Limon
Laîche (carex) – bord de chenal 3,96 Gleysol régosolique Tourbe à déblais organique
Renoncule (ranunculus) – pâturage bas 4,06 Gleysol régosolique Loam argileux
Laîche – agrostide (carex – agrostis) – pente 4,19 Gleysol régosolique Tourbe
Pâturage élevé de renoncule – jonc (ranunculus – juncus) 4,39 Gleysol régosolique Loam argileux
Deschampsie cespiteuse (deschampsia) – battures 4,44 Gleysol régosolique Tourbe
Jonc (juncus) – haut marais 4,78 Gleysol humique orthique Loam à loam argileux
Rosier sauvage (rosa) – banc de gravier 5,12 Régosol orthique Loam
Tableau B2. Communautés végétales dans le secteur de Nanoose Bay (Dawe et White, 1986). Les altitudes moyennes sont au-dessus du zéro des cartes (ZC)
Communauté végétale Altitude (m) au-dessus du ZC Type de sol Texture du sol
Salicornia – espèce pionnière 2,79-3,82 Régosol orthique Sable-gravier
Ruppia – aquatique Dans les chenaux de marée Gleysol régosolique Limon
Carex – bord du canal 3,95-4,23 Gleysol régosolique Tourbe
Distichlis/Salicornia – battures 3,79-4,65 Gleysol régosolique Tourbe
Carex/Distichlis – battures 4,42-4,67 Gleysol régosolique Tourbe
Juncus – haut marais 4,65-4,88 Gleysols régosolique et humique orthique Argile à loam argileux
Agropyron – herbes hautes 4,85-5,26 Gleysols régosoliques, orthiques et humiques orthiques Limon à loam argileux
Rosa – banc de gravier Sur des dépôts de graviers fluviaux et marins Régosol orthique Sable-gravier

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2026-09-28

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