Exemples de réussites du Fonds pour dommages à l’environnement
Horizons verts : des récits de restauration, d’amélioration de la qualité de l’environnement, de recherche et d’éducation
Depuis plus de 30 ans, le Fonds pour dommages à l’environnement a investi au-delà de 275 millions de dollars dans plus de 600 projets dans l’ensemble du Canada.
Dans cette série de récits, des articles et des photos mettent en lumière des groupes communautaires, des chercheurs et chercheuses, des organisations autochtones, des organisations environnementales à but non lucratif, des gouvernements et des institutions universitaires qui travaillent ensemble pour restaurer les écosystèmes et empêcher que des dommages leur soient causés à l’avenir.
Ces récits célèbrent les personnes et les organisations qui créent des retombées environnementales positives au sein des collectivités de partout au Canada lorsque des torts ont été causés à l’environnement.
Restauration
Les projets axés sur la restauration visent à restaurer les ressources naturelles qui ont subi des dommages en raison d’une infraction environnementale. L’objectif est de redonner à la zone touchée ou aux régions à proximité la plus grande valeur environnementale possible.
Dans les montagnes Rocheuses canadiennes et les contreforts, on trouve bien plus que des paysages montagneux emblématiques. On y trouve des espèces qui soutiennent discrètement la santé des écosystèmes et la biodiversité. Deux pins à cinq aiguilles, le pin à écorce blanche et le pin flexible, sont tous deux des espèces d’arbres d’une importance cruciale dans les montagnes de l’Ouest canadien. Leurs grosses graines nutritives constituent une importante source de nourriture pour de nombreux animaux des milieux alpins, notamment le grizzli et l’ours noir, divers oiseaux et les écureuils. En tant qu’espèces clés, ils contribuent aussi à façonner et à soutenir des écosystèmes entiers, en créant des habitats, en stabilisant les sols et en provoquant la croissance dans des environnements alpins hostiles. Ces arbres entretiennent une relation hautement spécialisée et bien adaptée au cassenoix d’Amérique, un oiseau dont le comportement est essentiel à leur survie et à leur régénération dans les écosystèmes de haute montagne. Mais pourquoi? Les cassenoix d’Amérique recueillent les graines de pin à écorce blanche et de pin flexible et en font des réserves de nourriture qu’ils entreposent dans les montagnes et les contreforts. Cependant, ils ne reviennent pas toujours récupérer toutes les graines cachées. Les graines oubliées peuvent éventuellement donner naissance à de nouveaux pins à écorce blanche et pins flexibles! À bien des égards, les cassenoix d’Amérique sont les meilleurs planteurs d’arbres de la nature; chaque année, ils récupèrent soigneusement des milliers de graines dans les terrains montagneux accidentés et, sans le vouloir, plantent la prochaine génération de pins à écorce blanche et de pins flexibles. Les pins à écorce blanche et les pins flexibles procurent également des avantages directs aux humains. De nombreuses personnes ont admiré la beauté de ces arbres lors de randonnées ou de sorties de ski, leurs troncs tordus faisant autant partie du paysage que les montagnes elles-mêmes. Et surtout, ces espèces atténuent les effets d’un climat de plus en plus imprévisible en modérant la fonte des neiges, en soutenant la santé et la stabilité des bassins versants, et en prévenant l’érosion. Aujourd’hui, ces espèces cruciales connaissent un déclin rapide sous la pression de multiples menaces : une maladie fongique envahissante appelée rouille vésiculeuse du pin blanc, le dendroctone du pin ponderosa, les changements dans les tendances des feux de forêt, et un climat de plus en plus imprévisible. Pour conserver, restaurer et rétablir ces arbres d’une grande importance environnementale, la Whitebark Pine Ecosystem Foundation of Canada (WPEFC) [disponible en anglais seulement] s’est mobilisée pour diriger et coordonner les efforts partout au Canada. La WPEFC a reçu un financement de 1,575 million de dollars du Fonds pour dommages à l’environnement du gouvernement du Canada pour diriger ce projet de cinq ans dont le but est de soutenir la restauration et le rétablissement de ces écosystèmes en voie de disparition dans les montagnes Rocheuses canadiennes et les contreforts, grâce à une approche pratique fondée sur la science. « Les pins à écorce blanche et les pins flexibles poussent souvent en haute montagne, loin des villes et villages. De nombreux Canadiens ne connaissent pas ces arbres ni à quel point ils sont devenus en danger », a déclaré Nick Pochailo, gestionnaire de programme à la WPEFC. « C’est toujours spécial de voir comment les gens réagissent lorsqu’ils découvrent l’existence de ces espèces. » Dans le cadre du projet, la WPEFC a considérablement élargi les efforts de cartographie et élaboré une trousse d’outils de planification de la restauration adaptée à la région unique des Rocheuses canadiennes, qui aide désormais à repérer et à traiter les zones prioritaires de restauration, et à augmenter le nombre d’arbres sains et résistants aux maladies dans le paysage. Les activités de restauration sont déjà en cours et couvriront plus de 600 hectares dans les Rocheuses et les contreforts – soit presque l’équivalent de 600 terrains de football canadien! La WPEFC, et ses partenaires de Parcs Canada, sont fort occupés à planter 250 000 pins à cinq aiguilles, à traiter des arbres de grande valeur pour les protéger contre le dendroctone du pin ponderosa, et à collecter des cônes provenant d’arbres ayant démontré une résistance à la rouille vésiculeuse du pin blanc, une maladie envahissante. Cela permettra de produire des semis résistants aux maladies qui sont ensuite plantés sur le territoire. Pour récolter les graines, les ramasseurs de cônes de la WPEFC doivent grimper avec précaution jusqu’au sommet des arbres, dont la hauteur varie de 3 à 20 mètres – et ce, non pas une fois, mais deux fois! Ils grimpent d’abord au printemps pour installer des cages autour des cônes, pour empêcher que toutes les graines soient mangées par la faune. Ils retournent ensuite sur place à la fin de l’automne, lorsque les cônes se sont développés, ont mûri, et que les graines sont viables. « Ce projet unique offre l’occasion de sensibiliser les gens aux relations importantes que ces arbres entretiennent avec d’autres espèces, aux menaces auxquelles ils font face et à leur importance au sein de leurs majestueux paysages montagneux », a déclaré M. Pochailo. « La restauration de ces écosystèmes est donc d’une importance primordiale, avant qu’il ne soit trop tard. » Depuis plus de trente ans, plus de 275 millions de dollars ont été investis dans plus de 600 projets qui profitent aux écosystèmes et aux collectivités partout au Canada. Le Fonds pour dommages à l’environnement, un programme du gouvernement du Canada administré par Environnement et Changement climatique Canada, redistribue les sommes perçues dans le cadre d’amendes, de peines, d’ordonnances de la cour et de contributions volontaires dans des projets prioritaires qui profiteront à l’environnement naturel du Canada. Le Fonds vise à investir dans les régions où les dommages environnementaux se sont produits, transformant ainsi les violations environnementales en retombées concrètes et positives pour les collectivités canadiennes. Pour en savoir plus sur ce projet, consulter le site Whitebark Pine Ecosystem Foundation of Canada [disponible en anglais seulement].Planter l’avenir : restaurer les pins des hautes montagnes du Canada
Amélioration de la qualité de l’environnement
Les projets axés sur l’amélioration de la qualité de l’environnement visent à rendre l’environnement plus sain dans les secteurs touchés par un incident ou dans les régions avoisinantes. L’objectif est de renforcer les écosystèmes et de soutenir le rétablissement de l’environnement à long terme.
Recherche et développement
Les projets axés sur la recherche et le développement visent à étudier et à comprendre les dommages environnementaux afin de soutenir les futures mesures de remise en état. Il peut s’agir de recherches sur les effets à long terme et combinés de la pollution, de l’évaluation des facteurs créant des obstacles aux populations d’espèces sauvages – par exemple, les oiseaux migrateurs – ou encore de la collecte de renseignements essentiels à la planification de mesures efficaces de restauration.
Éducation et sensibilisation
Les projets axés sur l’éducation et la sensibilisation visent à favoriser les activités d’éducation et de formation qui aident la population à comprendre, à évaluer et à restaurer les dommages environnementaux. Ces projets peuvent apprendre aux communautés, aux organisations ou aux professionnels différentes pratiques de restauration, l’importance de respecter les règlements sur l’environnement et la façon de prévenir les dommages à l’avenir.
