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Évaluation du programme Nouveaux horizons pour les aînés, 2026

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Liste des tableaux

Tableau 1 : Population d'aînés et projets financés dans le cadre du volet communautaire, par province et par territoire

Tableau 2 : Enjeux et questions d'évaluation

Tableau 3 : Échelle d'évaluation quantitative pour les entrevues

Tableau 4 : Échelle d'évaluation quantitative pour les enquêtes

Tableau 5: Exemples d'indicateurs sans cibles définies ou à cibles désuètes

Tableau 6 : Le rôle des intervenants externes

Liste des figures

Figure 1 : Financement supplémentaire accordé au PNHA (de 2019-2020 à 2022-2023)

Figure 2 : Dépenses totales du programme pour les exercices financiers de 2019-2020 à 2022-2023

Figure 3 : Nombre de projets financés et nombre de demandes du volet communautaire

Figure 4 : Répartition des bénéficiaires dans le cadre de projets financés par le volet communautaire au cours de l'exercice 2022-2023

Figure 5 : Pourcentage des populations d'aînés vulnérables ciblées selon les rapports

Figure 6 : Types d'approches utilisées en vue de recruter des bénévoles pour les projets financés dans le cadre du volet communautaire

Figure 7 : Nombre total d'aînés bénévoles et non bénévoles ayant bénéficié d'un projet financé dans le cadre du volet communautaire, par groupe d'âge

Figure 8 : La participation des aînés à des activités sociales

Figure 9 : Les répondants issus de populations d'aînés vulnérables ont indiqué une amélioration de leur accès à la communauté et aux services

Figure 10 : Les aînés tirent profit de leur participation à des activités de bénévolat et de mentorat au sein de leur collectivité

Figure 11 : Avantages pour les aînés participant à des projets financés dans le cadre du volet communautaire, selon le pourcentage de projets qui ont contribué

Figure 12 : Comparaison annuelle entre les projets financés pour une aide à l'immobilisation et les projets financés pour répondre à d'autres objectifs principaux

Figure 13 : Nombre et pourcentage de projets qui ont reçu une aide à l'immobilisation au cours des exercices 2021-2022 et 2022-2023

Figure 14 : Types de maltraitance envers les aînés traités dans le cadre du programme

Figure 15 : Réduction perçue des obstacles à l'inclusion sociale

Figure 16 : Niveau de satisfaction des organismes à l'égard du processus d’application

Liste des abréviations

ACS Plus
Analyse comparative entre les sexes Plus
DGOP
Direction générale des opérations de programmes
DGSRDS
Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social
EDSC
Emploi et Développement social Canada
PNHA
Programme Nouveaux Horizons pour les aînés

Introduction

Le présent document présente les constatations et les recommandations de l'évaluation de 2026 du programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA), réalisée conformément à la Loi sur la gestion des finances publiques et à la Politique sur les résultats.

Lancé en 2004, le PNHA est un programme de subventions et de contributions qui soutient des projets visant à améliorer l'inclusion socialeNote de bas de page 1, le bien-êtreNote de bas de page 2 et la participation active des aînés. Le programme soutient des activités telles que le bénévolat, le mentorat intergénérationnel, la participation sociale et la sensibilisation à la maltraitance envers les aînésNote de bas de page 3, en plus d'offrir de l'aide à l'immobilisation pour améliorer la mise en œuvre de programmes. Par le soutien de ces activités, le programme vise à renforcer la vitalité des collectivités tout en répondant aux divers besoins de la population vieillissante du Canada.

Cette évaluation porte sur les activités du programme menées durant les exercices 2019-2020 à 2022-2023, dans le cadre des volets de financement communautaire et pancanadien.

Depuis sa création en 2004, le programme a fait l'objet de multiples évaluations, la dernière ayant été réalisée au cours de l'exercice 2019-2020. Cette évaluation a confirmé que le programme profite à la fois aux aînés et aux collectivités où les projets sont mis en œuvre. Elle a également mis en évidence des données probantes indiquant que le programme contribuait à renforcer, à divers égards, la capacité des organismes financés à soutenir les initiatives destinées aux aînés dans leurs collectivités. Des difficultés ont été soulevées, notamment des limites concernant la disponibilité et la nature des données recueillies, la teneur des améliorations apportées aux lignes directrices entourant l'évaluation des demandes de financement, ainsi que les problèmes qu'ont connus certaines initiatives pancanadiennes pour établir la confiance et la collaboration dans le cadre du modèle d'impact collectif.

À partir de ces observations, la présente évaluation se penche sur les avantages que peut apporter le programme aux aînés et aux collectivités dans le cadre des volets communautaire et pancanadien, sur les obstacles à l'inclusion sociale ainsi que sur la mise en œuvre d'approches novatrices pour mobiliser les aînés. L'évaluation examine également l'efficacité des projets financés à atteindre les groupes d'aînés vulnérables et elle comble les lacunes en matière d'information qui avaient été signalées en intégrant le point de vue des aînés. Elle rassemble aussi les leçons tirées des projets financés et se penche sur les mesures prises par le programme pendant la pandémie dans le cadre du volet communautaire.

La réalisation de cette évaluation repose sur une approche méthodologique mixte, qui intègre des données quantitatives et qualitatives provenant de différentes sources de données, notamment un examen des documents et un examen des données, des entrevues auprès d'informateurs clés, des enquêtes menées auprès d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire et auprès d'aînés participants (utilisateurs finaux), ainsi que des études de cas pour le volet pancanadien. De plus amples détails sur les questions d'évaluation, la méthodologie, les limites et les stratégies d'atténuation peuvent être consultés à l'annexe B.

Sommaire

Principales constatations

  • Le vieillissement de la population et divers indicateurs sociaux et de santé liés à la solitude et à l'isolement social montrent que ce type de programme reste nécessaire. Les données probantes indiquent également que le programme est demeuré pertinent pour répondre aux besoins en constante évolution des aînés et des organismes financés, en particulier pendant la pandémie.
  • Les données probantes montrent que le programme a rejoint les populations d'aînés vulnérables dans le cadre des volets communautaire et pancanadien. Cependant, il a été signalé que des difficultés continuent de limiter la capacité de certains projets à joindre efficacement les aînés vulnérables, en particulier dans les régions rurales.
  • Les projets financés dans le cadre des volets communautaire et pancanadien contribuent à accroître la participation des aînés aux activités communautaires en encourageant chez ces personnes le bénévolat et le mentorat, en favorisant leur participation sociale et en permettant d'élaborer des stratégies pour veiller à ce que les aînés aient accès à de l'information et à des services.
  • Selon les réponses fournies par les organismes financés et les aînés ayant participé à des projets financés dans le cadre des volets communautaire et pancanadien, les activités de bénévolat, de mentorat et de participation sociale ont contribué à l'inclusion sociale des aînés, notamment en ce qui a trait aux relations sociales, au sentiment d'appartenance, au bien-être et à la qualité de vie.
  • Les projets ayant bénéficié d'une aide à l'immobilisation ont permis à des organismes qui offrent des services aux aînés d'améliorer l'accès aux initiatives offertes au titre du programme grâce à la réparation d'infrastructures physiques ou à l'achat de matériel. Les données indiquent une baisse du nombre de demandes reçues et du financement total investi au chapitre de l'aide à l'immobilisation.
  • L'examen des documents, les données sur le rendement et les résultats des enquêtes montrent que la sensibilisation accrue à la maltraitance envers les aînés au moyen d'initiatives ciblées, combinée à l'amélioration de l'accès aux initiatives du programme, a contribué à renforcer l'autonomie des aînés participants et à réduire les obstacles à l'inclusion sociale.
  • Bien qu'il soit encore trop tôt pour évaluer l'effet du modèle d'impact collectif sur la viabilité à long terme, les représentants des organismes qui ont participé à une entrevue ont indiqué que ce modèle mis en œuvre pour les projets financés dans le cadre du volet pancanadien a permis de renforcer la collaboration à long terme entre les organismes. Ainsi, il est possible que certaines activités se poursuivent après la période de financement.
  • Le PNHA a permis de mettre en œuvre des améliorations, telles que la simplification du processus de demande de financement et d'affectation des fonds, la prolongation des échéanciers des projets et un soutien accru aux demandeurs, ce qui a rendu le programme plus accessible et équitable. Toutefois, certains demandeurs ont encore des difficultés à remplir les conditions requises pour présenter une demande et à naviguer sur le portail en ligne.
  • Le PNHA a amélioré la collecte et l'organisation des données ainsi que la clarté des documents, ce qui contribue à soutenir l'évaluation de son rendement. Toutefois, des problèmes liés à la qualité des données, l'absenceNote de bas de page 4 de cibles pour les résultats du programme et le nombre limité de révisions de ces cibles nuisent à la capacité d'évaluer pleinement le rendement du programme.

Recommandations

Recommandation 1 : Le PNHA devrait continuer à explorer des approches visant à aider les organismes qui offrent des services aux aînés à mieux surmonter les obstacles à la participation de ceux-ci, en accordant une attention particulière aux populations vulnérables.

Harmonisation des constatations avec la recommandation 1 : L'évaluation a révélé que les projets financés dans le cadre des volets communautaire et pancanadien ont contribué à réduire les obstacles à la participation sociale (constatations 7.1 et 7.2). Bien que des efforts aient été déployés pour remédier à des difficultés liées entre autres au transport, à la littératie numérique et à l'accès à la technologie (constatation 4.2), ces obstacles demeurent parmi les plus fréquemment signalés par les aînés vulnérables, en particulier ceux qui vivent dans des régions éloignées et rurales (constatation 3). Ces difficultés continuent de limiter la capacité des organismes qui offrent des services aux aînés à atteindre et à mobiliser efficacement ces populations (constatation 3). Compte tenu de la contribution des projets financés dans ce domaine, le programme gagnerait à intégrer systématiquement le soutien à ces organismes, afin de mieux surmonter les obstacles susceptibles d'entraver l'atteinte de ses objectifs.

Recommandation 2 : Le PNHA devrait poursuivre l'amélioration de la stratégie de mesure du rendement, notamment le profil de l'information sur le rendement, ainsi que la capacité en matière de données et les méthodes de collecte connexes pour mieux soutenir et éclairer les activités d'analyse, de recherche et d'évaluation des politiques.

Harmonisation des constatations avec la recommandation 2 :

L'évaluation a révélé que le programme a réalisé des progrès notables dans l'amélioration de l'organisation des données, ce qui a efficacement soutenu les activités d'analyse (constatation 10.1). Des possibilités de renforcer la qualité et la fiabilité des données présentées par les organismes financés sont également indiquées dans le rapport. Les lacunes observées sont en partie liées au caractère facultatif de la production de rapports finaux sur les projets, au recours à des données autodéclarées et aux difficultés ponctuelles rencontrées pour vérifier les renseignements (constatation 10.2).

Pour le volet pancanadien, l'évaluation a également souligné que les données sur les résultats intermédiaires et finaux ne sont pas recueillies systématiquement. Bien que la collecte de renseignements directement auprès des aînés participants ne soit pas une exigence du programme au moment de mener cette évaluation (2024-2025), l'intégration de leurs points de vue pourrait enrichir la stratégie de mesure du rendement et fournir des observations plus précises sur l'impact du programme (constatation 10.2).

Recommandation 3 : Le PNHA devrait se pencher sur la limite de financement des projets du volet communautaire, qui est de 25 000 dollars, afin d'évaluer l'effet qu'elle a sur la portée, l'ampleur et la surveillance des projets, ainsi que sur l'atteinte des résultats attendus des initiatives financées.

Harmonisation des constatations avec la recommandation 3 : Dans le cadre du programme, les organismes communautaires et les experts interrogés ont souligné que le plafond de financement annuel actuel de 25 000 dollars rendait difficiles le maintien des services et la réalisation des objectifs fixés. Ils ont fait observer que le financement à court terme et plafonné limitait la portée et l'ampleur des projets, en particulier dans un contexte de hausse des coûts. Il convient de noter que l'examen préliminaire de la mise en œuvre du PNHA de 2006 et les rapports d'évaluation ultérieurs confirment que ce plafond de financement est demeuré le même depuis le lancement du programme en 2004.

Contexte du programme

Objectifs et méthode d'exécution du programme

Le PNHA (ci-après dénommé « le programme ») a été créé en reconnaissance du fait que la participation des aînés à la vie communautaire est essentielle à leur bien-être et au maintien de la vitalité des collectivités. Le programme s'harmonise avec les grands objectifs sociaux du gouvernement du Canada, qui consistent à améliorer la qualité de vieNote de bas de page 5 et à promouvoir la pleine participation des personnes à tous les aspects de la société canadienne.

Le programme verse des subventions et des contributions pour financer des projets qui améliorent la vie des aînés et des membres de leurs collectivités. Les objectifs du programme sont les suivants :

  • promouvoir le bénévolat chez les aînés et les autres générations;
  • faire participer les aînés à la collectivité à titre de mentors auprès d'autres personnes;
  • accroître la sensibilisation aux mauvais traitements des aînés, y compris à l'exploitation financière;
  • appuyer la participation sociale et l'inclusion des aînés;
  • fournir une aide à l'immobilisation pour des projets ou des programmes communautaires nouveaux ou existants destinés aux aînés.

Le programme est exécuté dans le cadre de deux volets de financement : le volet communautaire et le volet pancanadien.

Volet communautaire : Les subventions du volet communautaire, gérées par les bureaux régionaux de Service Canada, financent des projets qui aident les organismes à régler des problèmes à l'échelle locale et permettent aux aînés d'apporter une précieuse contribution à leurs collectivités. Les projets financés sont basés sur le bénévolat, soutenus par les collectivités et inspirés ou dirigés par des aînésNote de bas de page 6. Ces projets sont sélectionnés dans le cadre d'appels de propositions annuels et doivent cibler au moins un des cinq objectifs du programme. Les projets financés dans le cadre de ce volet reçoivent jusqu'à 25 000 dollars en subventions pour une durée maximale d'un an.

Volet pancanadien : Le Centre national de prestation des subventions et contributions, situé dans la région de la capitale nationale, gère le volet pancanadien. Les projets financés dans le cadre de ce volet sont des projets pluriannuels qui, parmi leurs approches novatrices, ont recours à l'impact collectif pour renforcer les capacités communautaires et accroître l'inclusion sociale des aînésNote de bas de page 7. L'approche de l'impact collectif a été adoptée en 2015Note de bas de page 8 et rassemble plusieurs organismes communautaires qui travaillent ensemble pour obtenir des résultats communs. Le volet pancanadien fait appel à des organismes de soutien qui assurent la coordination générale et l'affectation des fonds aux organismes collaborateurs. Les projets financés sont sélectionnés au terme d'un processus d'appel d'études conceptuelles et peuvent recevoir jusqu'à 5 millions de dollars en contributions pendant une période maximale de cinq ans.

Profil financier du programme

L'enveloppe de financement actuelle du programme s'élève à 70 millions de dollars par année et soutient à la fois les projets du volet communautaire et ceux du volet pancanadienNote de bas de page 9. Elle tient compte de l'annonce faite dans le budget fédéral de 2019, qui prévoyait un financement supplémentaire de 100 millions de dollars sur cinq ans à compter de l'exercice 2019-2020 et un financement de 20 millions de dollars par année par la suite (15 millions de dollars pour le volet communautaire et 5 millions de dollars pour le volet pancanadien). Il y a eu d'autres annonces de financement temporaire supplémentaire en 2020 et dans le cadre du budget de 2022. Par exemple, pendant la pandémie de COVID‑19 en 2020, le gouvernement du Canada a versé des investissements importants à des organismes communautaires offrant des services aux aînés. Dans le cadre du volet pancanadien, 9 millions de dollars ont été versés par l'entremise de Centraide Canada pour financer plus de 900 projets à l'échelle nationale. Dans le cadre du volet communautaire, 20 millions de dollars supplémentaires ont été versés pour financer plus de 1 000 projets visant à réduire l'isolement et à améliorer la qualité de vie des aînés. En septembre 2020, un appel de propositions a été lancé afin de fournir un soutien financier temporaire adapté aux défis particuliers auxquels ces organismes étaient confrontés pendant la pandémie.

La figure 1 présente le financement supplémentaire accordé au PNHA pour les exercices de l 2019-2020 à 2022-2023.

Figure 1 : Financement supplémentaire accordé au PNHA (de 2019-2020 à 2022-2023)
Figure 1 : Financement supplémentaire accordé au PNHA (de 2019-2020 à 2022-2023)

Source : Renseignements généraux sur le programme tirés du plan d'évaluation

Figure 1 : Description textuelle

Le tableau illustre le financement supplémentaire accordé au PNHA de l'exercice 2019-2020 à l'exercice 2022-2023.

  • Depuis l'exercice 2019-2020, le programme reçoit un financement complémentaire annuel de 20 millions de dollars.
  • En 2020-2021, un financement temporaire lié à la pandémie a été ajouté.
  • En 2022-2023, le budget du programme a été bonifié de 10 millions de dollars.
  • Le tableau donne un aperçu des augmentations budgétaires du programme et des montants temporaires qui ont été ajoutés pendant la pandémie.

Dans le cadre de l'enveloppe budgétaire actuelle de 70 millions de dollars, le budget annuel actuel pour les subventions et les contributions s'élève à 63,14 millions de dollars, dont 71 % (50,04 millions de dollars)Note de bas de page 10 ont été affectés au volet communautaire et 19 % (13,1 millions de dollars) au volet pancanadien. Le reste des dépenses est lié au personnel et à l'administration du programme. La figure 2 donne un aperçu des dépenses annuelles du programme. Les différences entre les dépenses réelles et prévues reflètent en partie la réaffectation des fonds non dépensés entre les programmes de subventions et de contributions d'Emploi et Développement social Canada (EDSC).

Figure 2 : Dépenses totales du programme pour les exercices financiers de 2019-2020 à 2022-2023
Figure 2 : Dépenses totales du programme pour les exercices financiers de 2019-2020 à 2022-2023

Source : Renseignements financiers sur le programme

Source : Base de données administratives du programme. Comprend les projets supplémentaires financés en 2020 pour soutenir les aînés pendant la pandémie de COVID‑19.

Figure 2 : Description textuelle

Le graphique montre les dépenses globales du programme pour les exercices de 2019-2020 à 2022-2023 :

Au cours de tous les exercices, les dépenses réelles ont été supérieures aux dépenses prévues. Les dépenses prévues sont restées constantes à 63 millions de dollars au fil des ans. Le programme a dépensé en moyenne 72 millions de dollars par an, sauf en 2020-2021, où les dépenses ont culminé à 93 millions de dollars.

Axe des x : exercices financiers; axe des Y : dépenses en millions de dollars.

Tendance : Les dépenses ont systématiquement dépassé les prévisions durant cette période.

Au cours des exercices 2019-2020 à 2022-2023, environ 237 millions de dollars ont été dépensés par le programme pour financer 11 653 projets s'inscrivant dans le volet communautaireNote de bas de page 11.

Au cours de la période d'évaluation, le programme a soutenu en moyenne 2 870 projetsNote de bas de page 12 par année au titre du volet communautaire (comme le montre la figure 3). Dans le cadre du volet de financement pancanadien, 22 plans d'impact collectif ont été approuvés durant l'exercice 2019-2020 afin d'être mis en œuvre sur une période de cinq ans, soit des exercices 2019-2020 à 2024-2025.

Pendant cette période, le nombre de projets financés dans le cadre du volet communautaire est passé de 1 793 en 2019-2020 à 3 074 en 2022-2023. Au cours de la même période, l'examen de la base de données administrativeNote de bas de page 13 montre également une augmentation proportionnelle du nombre de demandes de financement reçues de la part d'organismes dans le cadre du volet communautaire (à l'exception de l'exercice 2020-2021). Pour la période allant de 2019-2020 à 2022-2023, le nombre de demandes de financement reçues a augmenté de 20 %. La figure 3 illustre une tendance à la hausse, tant pour le nombre de demandes reçues que pour le nombre de projets financés par le programme.

Figure 3 : Nombre de projets financés et nombre de demandes dans le cadre du volet communautaire
Figure 3 : Nombre de projets financés et nombre de demandes dans le cadre du volet communautaire

Source : Base de données administratives du programme

Figure 3 : Description textuelle

Le diagramme compare le nombre de projets financés dans le cadre du volet communautaire par rapport au nombre de demandes reçues sur plusieurs exercices.

Tendance générale : Le nombre de demandes et le nombre de projets financés ont augmenté au fil du temps.

Au cours de la première année : Parmi les 3 916 demandes reçues, 1 793 projets ont obtenu un financement.

Au cours de la dernière année : Parmi les 4 713 demandes reçues, 3 074 projets ont obtenu un financement.

Axe des x : exercices financiers; axe des y : nombre de projets.

Observation principale : Le nombre de demandes de financement approuvées a augmenté en même temps que le nombre de demandes reçues.

Intervenants du programme

Le programme est administré conjointement par l'administration centrale et les bureaux régionaux. L'administration centrale fournit une orientation et des directives générales afin d'assurer une prestation uniforme du programme à l'échelle du pays. Les bureaux régionaux supervisent la mise en œuvre à l'échelle régionale, notamment en assurant la liaison avec l'administration centrale, en apportant du soutien aux bureaux locaux, en gérant les budgets régionaux et en veillant à l'assurance de la qualitéNote de bas de page 14.

Les responsables du programme collaborent également avec des intervenants externes, dont les organismes financés qui mettent en œuvre des initiatives conformes aux priorités du programme.

Dans le cadre du volet pancanadien, des organismes de soutien dirigent et coordonnent les initiatives à impact collectif. Ils gèrent le financement fédéral et les ententes auxiliaires conclues avec d'autres organismes, ils soutiennent la collaboration et ils veillent à l'harmonisation stratégique, à la reddition de comptes et à la viabilité des projets. Les organismes collaborateurs reçoivent un financement des organismes de soutien par l'entremise d'ententes auxiliaires afin de mener à bien les activités de leurs projets.

Il y a des organisations partenaires qui partagent leur temps, leur expertise et leurs ressources sans recevoir de financement ni conclure d'ententes auxiliaires. Elles peuvent représenter divers types d'organisations (p. ex. le secteur privé, les municipalités, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les organismes à but non lucratif et les organismes communautaires).

Dans le cadre du volet communautaire, les organismes financés s'engagent à mettre en œuvre des projets approuvés qui proposent des initiatives répondant aux besoins des aînés en matière d'inclusion sociale.

Les aînés de 55 ans et plus sont les principaux bénéficiaires visés par le programme. Parmi les autres intervenants, mentionnons le Conseil national des aînés, qui fournit des conseils sur les questions touchant les aînés, et les députés, qui assurent la visibilité du programme et établissent des liens avec les organismes locaux. Ces intervenants collaborent tout au long du cycle de vie du programme pour aider à sa mise en œuvre efficace et au respect des objectifs stratégiques. Pour obtenir plus de détails, consulter l'annexe C.

Constatations de l'évaluation

Cette section présente les principales constatations de l'évaluation. Les constatations tiennent compte des sources de données disponibles, en incluant autant que possible le point de vue des aînés. Certaines limites, telles que la dépendance à l'égard de l'autodéclaration des organismes et la représentation partielle dans les entrevues et les enquêtes menées auprès des aînés, ont été prises en compte dans l'analyse. Bien que l'évaluation ait eu recours à un échantillonnage de commodité et un échantillonnage raisonné pour recruter des aînés et des représentants d'organismes financés, elle tient compte des points de vue d'un large éventail d'intervenants et d'études de cas qui couvrent de multiples régions, niveaux de revenu, types de programmes, statuts d'immigrant, degrés d'incapacité, groupes racisés, familles linguistiques ainsi que d'autres facteurs d'intersectionnalité liés à la diversité. Les limites et les stratégies d'adaptation sont énoncées dans l'annexe B. Tout au long du rapport, les études de cas font uniquement référence au volet pancanadien et le terme « représentant ayant participé à une entrevue » englobe les personnes interrogées provenant d'organismes de soutien, d'organismes collaborateurs et de partenaires de projet dans le cadre du volet pancanadien.

Pertinence

Constatation 1 : Le vieillissement de la population et divers indicateurs sociaux et de santé liés à la solitude et à l'isolement social montrent que ce type de programme reste nécessaire. Les données probantes indiquent également que le programme est toujours aussi pertinent pour répondre aux besoins en constante évolution des aînés et des organismes financés.

1.1 Les tendances démographiques indiquent que la population d'aînés augmente, et qu'une grande partie d'entre eux vivent seuls.

Les données probantes indiquent une augmentation du nombre d'aînés au Canada et des enjeux qui y sont associés, tels que l'isolement social et les obstacles à la participation communautaire.

Selon Statistique Canada, « environ 7,6 millions de Canadiennes et de Canadiens avaient 65 ans ou plus au 1er juillet 2023, ce qui représente près du cinquième (18,9 %) de la population totaleNote de bas de page 15 ». D'ici 2030, les aînés (personnes âgées de 65 ans et plus) pourraient représenter de 21,4 % à 23,4 % de la population totale du Canada (Estimations de la population, 1er juillet 2024Note de bas de page 16).

Selon le National Institute on AgeingNote de bas de page 17 (Institut national sur le vieillissement), près de 19 % des aînés canadiens ont déclaré s'être sentis seuls en 2020, ayant ressenti un manque de compagnie et s'étant sentis exclus ou isolés des autres, alors que 30 % des aînés canadiens étaient considérés comme étant à risque d'isolement social. Près d'un aîné sur quatre a déclaré avoir rencontré des obstacles à la participation sociale en 2019 et en 2020, ce qui signifie que ces personnes souhaitaient participer davantage à des activités sociales, récréatives ou de groupeNote de bas de page 18. Ceux qui ont déclaré avoir rencontré des obstacles à la participation sociale (38 %) étaient près de trois fois plus susceptibles de se sentir seuls que ceux qui n'ont déclaré aucun obstacle social (13 %)Note de bas de page 19.

Comme l'a fait observer le Groupe de travail fédéral, provincial et territorial sur l'isolement social et l'innovation sociale (2018), l'isolement social est associé à des effets négatifs sur la santé, à une baisse de la qualité de vie et à la perte de la contribution des aînés à la collectivité, notamment en matière de bénévolatNote de bas de page 20. Certains groupes d'aînésNote de bas de page 21 sont plus exposés au risque d'isolement social, qui est exacerbé par des obstacles à la participation sociale, tels qu'une absence de transport, des difficultés d'accès aux services ou un nombre limité de programmes communautaires.

Le programme s'est adapté aux besoins changeants des aînés en fournissant et en améliorant le soutien aux initiatives qui leur sont destinées et en contribuant à réduire les obstacles à leur inclusion sociale. De plus, un financement supplémentaire a été accordé au cours de l'exercice 2019-2020 et en 2022 afin de renforcer la capacité des organismes à offrir des services à ce groupe démographique.

Par ailleurs, le modèle de financement du programme semble refléter une volonté de s'adapter à l'évolution des besoins des aînés, en favorisant une couverture nationale et un accès inclusif aux ressources du programme. C'est ce que montre une analyse géospatiale des collectivités dans lesquelles des services du PNHA sont offerts. Cette analyse a été réalisée à la suite d'une évaluation antérieure et elle est fondée sur les données démographiques de 2016. Le tableau 1 illustre la répartition des aînés et des projets financés dans le cadre du volet communautaire dans les provinces et les territoires. Elle met en évidence les régions où les concentrations d'aînés sont les plus élevées et montre qu'il y a une harmonisation entre l'affectation des ressources et les besoins démographiques.

Tableau 1 : Population d'aînés et projets financés dans le cadre du volet communautaire, par province et territoire
Provinces et territoires Nombre total de projets (de 2019-2020 à 2023-2024) Proportion de projets financés (%) Proportion de la population d'aînés (%)
Terre-Neuve-et-Labrador 270 2,32 % 1,66 %
Île-du-Prince-Édouard 122 1,05 % 0,45 %
Nouvelle-Écosse 407 3,49 % 3,00 %
Nouveau-Brunswick 331 2,84 % 2,46 %
Québec 3 012 25,85 % 25,30 %
Ontario 3 978 34,14 % 37,48 %
Manitoba 454 3,90 % 3,24 %
Saskatchewan 401 3,44 % 2,78 %
Alberta 989 8,49 % 9,42 %
Colombie-Britannique 1 512 12,98 % 13,99 %
Yukon 53 0,45 % 0,10 %
Territoires du Nord-Ouest 75 0,64 % 0,08 %
Nunavut 49 0,42 % 0,04 %

Source : Statistique Canada, tableau 98-10-0131-01 - État matrimonial, groupe d'âge et genre : Canada, provinces et territoires et circonscriptions électorales fédérales (ordonnance de représentation de 2013); base de données administrative du PNHA.

Le tableau dresse la liste des provinces et des territoires et effectue les comparaisons suivantes :

Nombre de projets financés dans le cadre du volet communautaire pendant la période d'évaluation.

Proportion des projets financés (%) par province ou par territoire par rapport au total.

Proportion de la population d'aînés (%) vivant dans chaque province ou territoire par rapport au total national.

Objectif : Démontrer l'harmonisation (ou les écarts) entre la répartition du financement des projets et la répartition de la population d'aînés dans les provinces et les territoires.

Observation principale : La proportion du financement reçu pour les projets financés dans le cadre du volet communautaire dans chaque province et territoire correspond dans l'ensemble à la proportion des projets financés, qui est légèrement supérieure à la proportion de la population d'aînés, sauf en Alberta, où l'on observe l'inverse. La différence est toutefois minime.

De plus, la mesure dans laquelle des programmes semblables sont offerts à l'échelle provinciale et municipale n'a pas été examinée en raison de la portée de la présente évaluation.

1.2 Tous les organismes financés qui ont participé à l'évaluation ont souligné que le soutien du programme était essentiel pour leur permettre de mener des activités adaptées aux besoins particuliers des aînés.

Tous les informateurs clés interrogésNote de bas de page 22 (n=11) représentant des organismes financés dans le cadre des volets communautaire et pancanadien ont souligné le rôle déterminant du programme dans l'élaboration d'initiatives répondant aux besoins variés des aînés, car il les a aidés à offrir des programmes adaptés. Ces organismes ont été en mesure, par exemple, de créer des ressources bilingues ou encore d'organiser des activités virtuelles pour favoriser la participation des aînés à mobilité réduite.

Dans le cadre du volet pancanadien, des documents provenant de huit études de cas montrent que les projets financés ont permis de mobiliser les aînés grâce à une combinaison de mesures axées sur la sensibilisation, l'adaptation de programmes et la participation active à la planification et à la mise en œuvre. Selon desNote de bas de page 23 représentants interrogés dans le cadre des études de cas (4 sur 8) et des documents examinés concernant l'un de ces projets, des aînés ont été invités à participer à la gouvernance et à la conception des programmes dans le cadre de projets, que ce soit en prenant part à des consultations ou à des groupes consultatifs. De telles approches auraient renforcé le sentiment d'appartenance des aînés à des projets et fait en sorte que les projets répondaient mieux à leurs besoins.

« Le financement du PNHA a joué un rôle crucial dans la mise en place de divers programmes et événements spécialement conçus pour les aînés, ce qui a permis à l'organisation de répondre efficacement à leurs besoins particuliers. » [Traduction]

« Sans ce financement, l'organisation n'aurait pas été en mesure de répondre aux besoins des aînés. » [Traduction]

Représentants d'organismes financés interrogés dans le cadre du volet communautaire

« Le financement du PNHA a permis de répondre aux besoins des aînés en soutenant des activités qui leur permettent d'être vus et entendus ainsi que de participer de manière à ce qu'ils se sentent valorisés. » [Traduction]

Représentant d'un organisme pancanadien financé et interrogé dans le cadre des études de cas

La presqueNote de bas de page 24 totalité des répondants à l'enquête menée auprès des organismes financés dans le cadre du volet communautaireNote de bas de page 25, soit 99 % (962/965), ont déclaré que les fonds répondaient à leurs besoins pour la mise en œuvre de projets destinés aux aînés. Pour l'ensemble des objectifs du programme, une moyenne de 95 % des représentants de ces organismes financés ont déclaré que, sans le financement du PNHA, leurs projets n'auraient pas vu le jour ou auraient été réalisés à plus petite échelle.

Tous les informateurs clés (n=3) des organismes qui ont présenté une demande de financement dans le cadre du volet communautaire, mais qui n'ont pas reçu de financementNote de bas de page 26 du programme ont indiqué que, même s'ils ont pu mettre en œuvre des initiatives à l'aide d'autres ressources, la portée et l'ampleur de ces efforts ont été moindres que ce qui était initialement prévu. Cette situation démontre le rôle complémentaire que le programme peut jouer pour permettre aux organismes financés dans le cadre du volet communautaire de mettre en œuvre des activités qui répondent aux besoins des aînés.

Pendant la pandémie, le programme a été en mesure de répondre aux besoins en pleine évolution des aînés. La section suivante montre une fois de plus de quelle manière le programme a aidé les organismes communautaires à adapter leurs services aux besoins des aînés et les organismes au service des aînés dans le contexte des défis particuliers posés par la pandémie de COVID‑19.

Constatation 2 : Selon les représentants d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire, le programme leur a permis de faire preuve de souplesse et de réaliser des projets visant à soutenir les aînés et à contribuer à réduire leur isolement social pendant la pandémie de COVID‑19.

La pandémie de COVID-19 a considérablement aggravé l'isolement social et la solitude chez les aînés canadiens. Selon les estimations prépandémiques de Statistique Canada, de 12 à 20 % des aînés déclaraient se sentir seuls et de 12 à 30 % se sentaient isolés sur le plan social. Pendant la pandémie, les résultats des premières enquêtes ont montré que ces taux avaient fortement augmenté, passant à une fourchette de 29 à 40 % pour l'isolement social et de 33 à 51 % pour la solitudeNote de bas de page 27. Ces fortes augmentations soulignent la pertinence et la nécessité d'avoir un programme tel que le PNHA en place pendant cette période; en effet, grâce au financement reçu dans le cadre de ces initiatives, ces dernières ont pu atténuer les conséquences sociales de la pandémie chez les aînés.

Pendant la pandémie de COVID‑19, le programme a obtenu des fonds supplémentaires pour soutenir les aînés. Une somme de 20 millions de dollars a été affectée au volet communautaire, ce qui a permis de financer un total de 1 008 projets, et une autre de 9 millions de dollars a été affectée au volet pancanadien. Bien que le financement supplémentaire accordé en 2020 dans le cadre du volet pancanadien ne s'inscrive pas dans la portée de la présente évaluation, le rapport souligne que les projets n'ayant pas bénéficié de ce financement ont dû adapter leurs services pour répondre aux besoins des aînés pendant la pandémie.

En plus de l'isolement social accru dont ont souffert les aînés pendant la pandémie de COVID‑19, beaucoup d'entre eux se sont tournés vers la technologie pour entretenir des liens avec les autres et rester en contact avec le monde extérieur. En juillet 2020, 88 % des aînés utilisaient Internet quotidiennement, 65 % possédaient un téléphone intelligent et 72 % se sentaient à l'aise avec la technologie. Ces chiffres soulignent l'importance croissante de l'inclusion numérique pour les aînés. Cependant, certains obstacles (p. ex. un accès limité à Internet, le manque de connaissances et de confiance à l'égard du domaine numérique, un soutien insuffisant et des préoccupations liées à la protection de la vie privée et au vol d'identité) ont continué à freiner la participation sociale des aînésNote de bas de page 28.

De nombreuxNote de bas de page 29 informateurs clés provenant d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire (4 sur 9) ont signalé que certains aînés, en particulier dans les régions éloignées et rurales, avaient un accès limité à la technologie, à Internet et aux transports pendant la pandémie. Ces obstacles ont posé des problèmes importants à certains aînés, affectant leur participation et leur accès aux services sociaux et de santé, en particulier dans les régions rurales.

L'examen des documents indique que, pour aider à trouver des solutions à ces obstacles, le programme a octroyé des fonds supplémentaires aux organismes financés dans le cadre du volet communautaire et leur a offert de la souplesse dans l'utilisation de ces fonds pour mieux répondre aux besoins des aînés. Cette souplesse leur a permis :

  • d'effectuer la transition de programmes offerts en personne à des formats virtuels (p. ex. des projets visant à fournir des appareils numériques et de la formation aux aînés afin de leur permettre de participer à des activités virtuelles, de maintenir des liens sociaux et d'accéder à de l'information);
  • d'assurer la livraison de produits d'épicerie et d'articles essentiels (p. ex. livraison de nourriture et de produits alimentaires, services d'hygiène et d'entretien ménager);
  • de passer des appels téléphoniques aux aînés isolésNote de bas de page 30;
  • de prolonger la durée des projets des organismes au-delà des échéances initialement prévues en raison des circonstances liées à la pandémie;
  • d'offrir aux personnes marginalisées des activités liées à la santé et au bien-être, ainsi que d'organiser des cours et des ateliers encourageant les aînés à rester en bonne santé physique et mentale.

DesNote de bas de page 31 informateurs clés interrogés provenant d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire (2 sur 9) ont souligné que le financement et le soutien supplémentaires étaient essentiels pour assurer le maintien de leurs activités et continuer d'offrir des services pendant la pandémie. Ils ont déclaré avoir pu s'adapter efficacement en passant à des formats à distance et virtuels, notamment en offrant des programmes diffusés en direct et du mentorat en ligne, ce qui a élargi la portée de leurs projets et permis aux aînés de demeurer connectés sur le plan social depuis leur domicile.

Parmi les répondants à l'enquête issus d'organismes qui ont reçu un financement lié à la pandémie de COVID-19 dans le cadre du volet communautaire, 95 % (97 sur 102) ont déclaré que le programme répondait bien à leurs besoins et à ceux des aînés participants.

Dans le cadre du volet pancanadien, l'évaluation a également révélé, à partir d'un examen des documents et de certaines entrevues menées auprès de représentants ayant pris part à des études de cas, que leurs projets avaient été adaptés à leurs programmes (p. ex. en réduisant les activités en personne ou en instaurant un mode de prestation virtuel) pour que les aînés puissent continuer à y participer. Par exemple, dans le cadre de certains projets, les aînés ont vu leurs options de transport réduites pendant la pandémie. Le soutien accordé par le programme a contribué à atténuer cette difficulté en permettant aux organismes d'adapter leurs modes de prestation.

Atteindre les populations d'aînés vulnérables

Constatation 3 : Les données probantes montrent que le programme a joint les populations d'aînés vulnérables tant dans le cadre du volet communautaire que du volet pancanadien. Cependant, on a signalé des difficultés qui continuent de limiter la capacité de certains projets à joindre efficacement les aînés vulnérables, en particulier dans les régions rurales.

Le programme cible les personnes âgées de 55 ans et plus, notamment les aînés vulnérables confrontés à des obstacles à l'inclusion sociale. Ces obstacles peuvent réduire leur accès aux mesures de soutien et aux services. Parmi les aînés vulnérables, on compte les immigrants, les personnes à faible revenu, les femmes, les personnes vivant dans des régions rurales ou éloignées, les personnes s'identifiant comme Autochtones, les personnes en situation de handicap, les personnes racisées, les membres de communautés de langue officielle en situation minoritaire et les membres de la communauté LGBTQ2+Note de bas de page 32.

Pour les exercices 2021-2022 et 2022-2023, les rapports de projet des organismes ayant bénéficié d'un financement dans le cadre du volet communautaire indiquaient que 74 % des aînés participantsNote de bas de page 33 âgés de 55 ans et plus figuraient parmi les principaux bénéficiaires du financement du programme. Par exemple, parmi les bénéficiaires des projets financés en 2022-2023 dans le cadre du volet communautaire, 28 % étaient des personnes âgées de 55 à 64 ans et 47 % étaient âgées de 65 ans et plus. Comme le montre la figure 4, certains bénéficiaires ne sont pas des aînés en raison de la nature intergénérationnelle de certaines activités financées.

Figure 4 : Répartition des bénéficiaires dans le cadre de projets financés par le volet communautaire au cours de l'exercice 2022-2023
Figure 4 : Répartition des bénéficiaires dans le cadre de projets financés par le volet communautaire au cours de l'exercice 2022-2023

Source : Données sur le rendement de l'exercice 2022-2023

Figure 4 : Description textuelle

Le graphique circulaire illustre la répartition des bénéficiaires par groupe d'âge pour les projets financés dans le cadre du volet communautaire durant l'exercice 2022-2023.

  • Groupe le plus important : Personnes âgées de 65 ans et plus (47 % des bénéficiaires).
  • Deuxième groupe le plus important : Personnes âgées de 55 à 64 ans (28 % des bénéficiaires).
  • Plus petit groupe : Personnes âgées de 25 à 34 ans (3 % des bénéficiaires).
  • Objectif : Montrer les groupes d'âge qui ont le plus bénéficié des projets financés, en soulignant que les aînés (âgés de 65 ans et plus) ont été les principaux bénéficiaires .

L'examen des données sur le rendement des exercices 2021-2022 et 2022-2023 présenté par les organismes financés dans le cadre du volet de financement communautaireNote de bas de page 34 montre une augmentation du nombre et de la proportion de projets ciblant les groupes d'aînés vulnérables (figure 5). Par exemple, en 2022-2023, 71 % des projets (n=1 622) portaient sur les aînés isolés sur le plan social, alors que cette proportion était de 64 % (n=1 485) en 2021-2022. Les tendances étaient semblables pour tous les autres groupes d'aînés vulnérables.

Figure 5 : Pourcentage des populations d'aînés vulnérables ciblées selon les rapports
Figure 5 : Pourcentage des populations d'aînés vulnérables ciblées selon les rapports

Source : Données sur le rendement de 2021-2022 et de 2022-2023.

Figure 5 : Description textuelle
  • Remarque : Les organismes pouvaient sélectionner plusieurs groupes cibles pour un projet lors de la production de rapports. Par conséquent, un même projet peut figurer dans plusieurs catégories. Les données sur le rendement antérieures à l'exercice 2021-2022 ne sont pas disponibles.

Le diagramme montre le pourcentage d'aînés vulnérables ciblés qui ont été visés par les projets financés au cours de deux exercices financiers (2021-2022 et 2022-2023) :

  • groupe affichant le pourcentage le plus élevé : Aînés isolés sur le plan social - 71 % en 2021-2022 et 64 % en 2022-2023;
  • groupe affichant le pourcentage le plus faible : Anglophones vivant au Québec - 6 % en 2021-2022 et 3 % en 2022-2023;
  • les autres groupes vulnérables affichent des pourcentages variés;
  • objectif : Montrer les groupes d'aînés vulnérables qui ont été le mieux soutenus, en mettant principalement l'accent sur les aînés isolés sur le plan social.

Selon les données communiquées par les organismes financés, les populations d'aînés vulnérables affichant les proportions les plus élevées étaient les aînés isolés sur le plan social, les aînés en situation de handicap et les aînés à faible revenu. Ce résultat correspond aux conclusions de l'enquête menée auprès d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire : 86 % des répondants (756 organismes sur 879) ont déclaré avoir atteint les aînés isolés sur le plan social, suivis de 79 % (698 sur 879) pour les aînés à faible revenu et de 67 % (587 sur 879) pour les aînés en situation de handicap.

En ce qui concerne le volet pancanadien, toutes les études de cas (huit au total) montrent que le financement du programme a permis de mettre en œuvre des projets offrant aux aînés une grande variété d'activités et de programmes adaptés à leurs besoins. Les représentants interrogés (représentants d'organismes)Note de bas de page 35 ont indiqué qu'ils avaient amélioré les programmes déjà en place ou mis en œuvre de nouveaux programmes afin de mieux soutenir les aînés, en particulier ceux qui sont aux prises avec des obstacles à l'inclusion sociale, comme les personnes vivant en milieu rural, les personnes à faible revenu ou les aînés issus de diverses communautés culturelles.

La majorité des organismes qui ont participé à des entrevues liées aux huit études de cas et certains aînés qui ont participé à des entrevues liées à six études de casNote de bas de page 36 ont indiqué que chaque projet financé dans le cadre du volet pancanadien avait, au minimum, partiellement réussi à mobiliser les groupes vulnérables. Les efforts déployés pour adapter les programmes à certains groupes d'aînés ont été soulignés, notamment les nouveaux arrivants, les membres de la communauté 2ELGBTQI+ et les personnes atteintes de démence.

Malgré les efforts mentionnés ci-dessus, des difficultés demeurent en ce qui concerne la mobilisation de certains groupes d'aînés, tels que les Autochtones, les personnes vivant dans les régions rurales et les personnes confrontées à des obstacles linguistiques, technologiques ou liés au transport. C'est ce qu'ont mis en évidence des documents de projets, ainsi que certains représentants ayant répondu à une entrevue dans le cadre de quatre études de cas et des aînés ayant répondu à une entrevue dans le cadre de trois études de cas.

De plus, la majorité des organismes financés dans le cadre du volet communautaire (4 sur 7) ont souligné la nécessité de pouvoir bénéficier d'un financement régulier pour surmonter les obstacles persistants, notamment les problèmes liés au transport et à l'accès aux lieux où se déroulent les projets, car ils continuent de limiter la portée des projets et les services offerts.

« Le transport s'est révélé un défi majeur, en particulier pour les aînés vivant dans des régions éloignées ou sur différentes parcelles de terrain. Dans le cadre du projet, on a envisagé de recourir à d'autres subventions pour couvrir les frais de transport, ce qui fait ressortir la nécessité d'une planification stratégique pour surmonter les obstacles logistiques. » [Traduction]

Représentant d'un organisme communautaire ayant participé à une entrevue

Résultats du programme

Constatation 4 : Les projets financés dans le cadre des volets communautaire et pancanadien contribuent à accroître la participation des aînés aux activités communautaires en encourageant chez ces personnes le bénévolat et le mentorat, en favorisant leur participation sociale et en permettant d'élaborer des stratégies pour veiller à ce que les aînés aient accès à de l'information et à des services.

4.1 Des organismes financés dans le cadre des volets communautaire et pancanadien ont élaboré des approches visant à promouvoir la participation des aînés à des activités communautaires. Des aînés ont été recrutés pour occuper des postes bénévoles grâce à divers moyens, notamment le recrutement d'amis ou de pairs, l'envoi de courriels et l'utilisation des médias sociaux.

Le bénévolat est un élément clé pour soutenir la mise en œuvre d'initiatives financées dans le cadre du volet communautaire. Afin d'aider les organismes à attirer des bénévoles âgés et à les faire participer, le programme a conçu des stratégies de financement qui renforcent la mobilisation et l'aide des bénévoles, notamment grâce à des mesures de soutien ciblées pour recruter des bénévoles et les encourager à rester.

Les données sur le rendement pour les exercices 2021-2022 et 2022-2023 présentées par les organismes ayant reçu des fonds dans le cadre du volet communautaire indiquent que diverses approches de sensibilisation ont été utilisées pour recruter des bénévoles, ce qui a contribué à promouvoir le bénévolat auprès des aînés. Au cours de l'exercice 2022-2023, les méthodes les plus couramment utilisées dans le cadre des projets financés (comme le montre la figure 6) comprenaient le recrutement d'amis ou de pairs par les bénévoles (71 %, 1 637 sur 2 299), les médias sociaux (51 %, 1 165 sur 2 299) et la sensibilisation par courrier électronique (50 %, 1 146 sur 2 299).

Figure 6 : Types d'approches utilisées en vue de recruter des bénévoles pour les projets financés dans le cadre du volet communautaire
Figure 6 : Types d'approches utilisées en vue de recruter des bénévoles pour les projets financés dans le cadre du volet communautaire

Source : Données sur le rendement du programme pour les exercices 2021-2022 et 2022-2023.

Figure 6 : Description textuelle

Le diagramme illustre les types d'approches utilisées afin de recruter des bénévoles pour les projets financés dans le cadre du volet communautaire.

  • Méthode la plus courante : Le recrutement par l'entremise d'amis et de pairs (ce mode de recrutement a été utilisé dans 71 % des projets).
  • Méthode la moins efficace : Par la poste (9 %).
  • Les autres méthodes comprennent les réseaux sociaux, le téléphone, les séances d'information et les ateliers.
  • Objectif : Montrer quelles stratégies ont été les plus efficaces pour attirer des bénévoles.

Parmi les représentants d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire qui ont répondu à l'enquête, 76 % ont déclaré avoir mis en œuvre des activités bénévoles (730 sur 965), et 690 ont déclaré que ces activités n'auraient pas eu lieu, ou auraient eu lieu à une échelle beaucoup plus réduite ou avec un impact limité, sans le financement du programme. De plus, les représentants de la quasi-totalité de ces organismes (95 %, soit 691 sur 730) ont indiqué avoir réussi à atteindre les objectifs de leur projet, ce qui souligne leur capacité à mobiliser les aînés au moyen du bénévolat. Toutefois, il n'est pas possible de déterminer si les personnes auraient fait du bénévolat si ce n'avait été du programme.

Les données probantes tirées des projets sélectionnés dans le cadre de l'étude de cas du volet pancanadien évoquent également la mise en œuvre de stratégies de recrutement de bénévoles. Sur les huit projets sélectionnés, quatre ont utilisé à la fois des méthodes traditionnelles et numériques (publicités, sites Web, appels téléphoniques, bulletins d'information et réseaux sociaux) pour promouvoir le bénévolat.

La promotion du bénévolat a contribué à faire augmenter le nombre d'aînés qui ont participé à des activités.

Les données sur le rendement présentées par les organismes financés dans le cadre du volet communautaire indiquent que 57 % des personnes âgées de 55 ans et plus (971 051 sur 1 714 000) ont bénéficié de projets à titre de bénévoles et de non-bénévoles en 2022-2023. Ces données représentent une augmentation de 31 % par rapport à l'exercice 2021-2022 (n=742 949), comme le montre la figure 7.

Figure 7 : Nombre total d'aînés bénévoles et non bénévoles ayant bénéficié d'un projet financé dans le cadre du volet communautaire, par groupe d'âge
Figure 7 : Nombre total d'aînés bénévoles et non bénévoles ayant bénéficié d'un projet financé dans le cadre du volet communautaire, par groupe d'âge

Source : Données sur le rendement du programme pour les exercices 2021-2022 et 2022-2023.

Remarque : Ce ne sont pas tous les rapports de projets qui présentaient des données sur la participation par groupe d'âge. Les calculs faisant état des bénévoles ne tenaient compte que des projets ayant bénéficié aux bénévoles. Les aînés non bénévoles désignent les participants qui ont pris part à un projet, mais qui n'ont pas joué un rôle de bénévole.

Figure 7 : Description textuelle

Le diagramme présente le nombre total d'aînés bénévoles et non bénévoles qui ont bénéficié de projets financés dans le cadre du volet communautaire, ventilé par groupe d'âge pour deux exercices financiers (2021-2022 et 2022-2023).

  • En 2021-2022, la majorité des aînés bénévoles et non bénévoles étaient âgés de 65 ans et plus.
  • En 2022-2023, cette tendance s'est poursuivie.
  • Objectif : Mettre en évidence la répartition par groupe d'âge des aînés ayant bénéficié des projets.
4.2 Les organismes financés ont offert des possibilités de mentorat pour favoriser le transfert intergénérationnel des connaissances et les échanges culturels, notamment des ateliers d'apprentissage numérique, des séminaires sur les finances et des initiatives récréatives, contribuant ainsi à la participation des aînés dans leur collectivité.

Les organismes financés doivent élaborer des projets qui offrent des possibilités de mobilisation intra et intergénérationnelle. Le but de ces initiatives est de permettre aux aînés de transférer leurs connaissances et leur expérience à leurs pairs et aux jeunes générations, ce qui permet de créer des liens enrichissants et d'amener les aînés à se sentir valorisés et reconnus au sein de la société.

Selon l'analyse des données administratives sur les projets financés dans le cadre du volet communautaire, les initiatives de mentorat ayant reçu un financement ont augmenté au cours de la période d'évaluation. De l'exercice 2019-2020 à l'exercice 2022-2023, 32 % (3 767 sur 11 653) de tous les projets comportaient des activités de mentorat; cette proportion est passée de 20 % (n=364) pour l'exercice 2019-2020 à 43 % (n=1 308) pour l'exercice 2022-2023.

La plupart des représentants d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire (7 sur 9) ont indiqué que le mentorat s'était imposé comme un objectif clé de leurs projets. Ils ont insisté sur la nécessité de créer des possibilités pour que les aînés acquièrent des compétences d'ordre technologique (p. ex. l'utilisation d'appareils photo et de chaînes audio), améliorent leur littératie numérique (p. ex. des cours d'informatique adaptés aux femmes âgées) et participent à des transferts intergénérationnels des connaissances et des échanges culturels, en particulier au sein de communautés autochtones et multiculturelles.

Parmi les aînés (utilisateurs finaux) qui ont répondu à l'enquête, 61 % (894 sur 1 472) ont déclaré avoir participé à des activités de mentorat. Parmi ceux-ci, 56 % (498 sur 894) étaient des mentorés et 44 % (396 sur 894) étaient des mentors.

Parmi les représentants d'organismes communautaires qui ont participé à l'enquête et qui proposaient des activités de mentorat (505 sur 965), 96 % (485 organismes sur 505) ont déclaré avoir atteint les objectifs de leurs projets.

« Nous créons toujours un comité composé d'aînés bénévoles expérimentés qui jouent le rôle d'ambassadrices et d'ambassadeurs afin d'organiser des activités, de suggérer des idées de conférenciers, de présenter de nouvelles idées d'activités de sensibilisation et de former d'autres aînés à devenir mentors auprès des nouveaux membres. Les aînés planifient les thèmes des séances d'information, des ateliers, des séminaires sur les finances, des réunions virtuelles (pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer), des possibilités de bénévolat et des activités de mentorat. » [Traduction]

Répondant à l'enquête menée auprès d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire

Cette tendance à la hausse des projets axés sur le mentorat se reflète dans les données sur le rendement présentées par les organismes financés dans le cadre du volet communautaire. Ces données montrent une augmentation de 4 % de la participation globale des aînés aux activités de mentorat, passant de 124 912 pour l'exercice 2021-2022 à 128 561 pour l'exercice 2022-2023.

Parmi les huit projets sélectionnés pour les études de cas dans le cadre du volet pancanadien, trois ont fait appel à des aînés pour du mentorat au moyen de différentes approches, en mettant l'accent sur la participation intergénérationnelle, les activités d'encadrement et le soutien par les pairs.

4.3 Le soutien apporté par les organismes financés contribue à accroître les possibilités pour les aînés de participer à la vie dans leur collectivité.

Mis à part le mentorat, les organismes financés ont élaboré des stratégies visant à favoriser la participation sociale grâce à un large éventail d'activités. Celles-ci comprennent des exercices physiques tels que le yoga, ainsi que des cours de chant, de dessin, de peinture et de cuisine. Selon une analyse des données administratives, 86 % des projets financés (10 004 sur 11 653) de 2019-2020 à 2022-2023 avaient pour objectif la participation sociale. L'accent mis sur la participation sociale concorde avec ce que vivent les aînés, car la plupart (utilisateurs finaux) des aînés ayant répondu à l'enquête dans le cadre du volet communautaire ont déclaré participer à diverses activités sociales, comme le montre la figure 8. Il n'est toutefois pas possible de déterminer si les aînés auraient participé à des activités semblables s'il n'y avait pas eu le programme.

Figure 8 : Participation des aînés à des activités sociales
Figure 8 : Participation des aînés à des activités sociales

Source : Enquête auprès des aînés participants (utilisateurs finaux)

Remarque : Les répondants pouvaient donner plusieurs réponses. Les pourcentages ne doivent donc pas être additionnés.

Figure 8 : Description textuelle

Le diagramme illustre les types d'activités de participation sociale auxquelles les aînés ayant répondu à l'enquête ont pris part.

  • Activité la plus courante : Activités récréatives (p. ex. le sport ou les cours de conditionnement physique) - 59 % de participation.
  • Activité la moins courante : Activités spirituelles - 18 % de participation.
  • Les autres activités comprennent des activités culturelles et éducatives qui ont différents niveaux de participation.
  • Objectif : Montrer les activités sociales auxquelles les aînés ont le plus souvent pris part lors de projets financés dans le cadre du volet communautaire.

Toutes les études de cas (8) dans le cadre du volet pancanadien ont montré que les projets ont permis d'accroître la participation sociale des aînés, soit en leur proposant de nouvelles activités, soit en améliorant celles déjà en place. Parmi les pratiques efficaces pour renforcer les activités de participation sociale, on peut citer la prise en compte des différents intérêts, l'autonomisation des aînés grâce à des expériences enrichissantes, ainsi que le recours à des partenariats pour élargir la participation. De telles activités peuvent entre autres prendre la forme de programmes de bien-être, de clubs de lecture et d'initiatives intergénérationnelles.

« Comme je vis seul, le plus important pour moi a été de sortir de chez moi, de rencontrer des gens et de tisser des liens. J'ai beaucoup aimé interagir avec les étudiants. Je participe aux activités bénévoles du "comité des sages". Les responsables proposent des exercices et beaucoup d'autres activités, comme des jeux-questionnaires et des jeux de cartes. J'aime vraiment ces activités et j'y participe souvent. » [Traduction]

Aîné interrogé dans le cadre des études de cas

Les représentants d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire qui ont répondu à l'enquête ont fait état d'une capacité accrue à soutenir les initiatives destinées aux aînés. La plupart des répondants (86 %, ou 833 sur 965) ont indiqué une hausse de la participation sociale des aînés, 82 % (795 sur 965) ont accru leur capacité à offrir des activités et des programmes qui profitent aux aînés, et 61 % (588 sur 965) ont établi des partenariats ou des réseaux pour soutenir les activités communautaires. Ces résultats ont été corroborés par les données sur le rendement présentées par les organismes financés dans le cadre du volet communautaire, où une augmentation de la participation des aînés a été signalée pour 83 % des projets au cours de l'exercice 2021-2022. En 2022-2023, cette proportion est passée à 87 %.

La plupart des aînés participants (utilisateurs finaux) qui ont répondu à l'enquête, soit 86 % (1 271 sur 1 472 répondants), ont déclaré avoir participé davantage aux activités sociales dans le cadre des projets. De plus, 80 % (1 180 répondants sur 1 472) ont fait part d'un meilleur accès aux ressources et aux services communautaires. Les aînés immigrants, autochtones et issus de minorités visibles ont été proportionnellement plus nombreux que les autres groupes à signaler une amélioration marquée à cet égard (figure 9).

Figure 9 : Répondants issus de populations d'aînés vulnérables qui ont indiqué avoir un meilleur accès aux mesures de soutien et aux services communautaires
Figure 9 : Répondants issus de populations d'aînés vulnérables qui ont indiqué avoir un meilleur accès aux mesures de soutien et aux services communautaires

Source : Enquête auprès des aînés participants (utilisateurs finaux).

Remarque : Les répondants pouvaient donner plusieurs réponses. Les pourcentages ne doivent donc pas être additionnés.

Figure 9 : Description textuelle

Le diagramme présente les résultats de l'enquête menée auprès des utilisateurs finaux sur l'amélioration de l'accès aux mesures de soutien et aux services communautaires pour les aînés vulnérables.

  • Groupe ayant obtenu le pourcentage le plus élevé : Les immigrants (90 %) ont déclaré une amélioration de leur accès.
  • Groupe arrivant au deuxième rang : Les aînés autochtones (89 %).
  • Les autres groupes comprennent les membres des minorités visibles, les aînés à faible revenu, les personnes en situation de handicap et les minorités linguistiques, avec des pourcentages légèrement inférieurs.
  • Groupe ayant obtenu le pourcentage le plus faible : Les aînés membres de la communauté 2ELGBTQ (73 %) ont déclaré avoir un meilleur accès.
  • Objectif : Mettre en évidence les disparités à l'égard des améliorations perçues au sein des différentes populations d'aînés vulnérables.
4.4 Les études de cas suggèrent que les projets actuels financés dans le cadre du volet pancanadien ont contribué à améliorer l'accès des aînés à l'information et aux services

Sur les huit études de cas réalisées pour les projets financés dans le cadre du volet pancanadien, cinq ont montré que les projets avaient largement contribué à améliorer l'accès des aînés à l'information, aux ressources, aux programmes et aux services à divers degrés. Différentes approches et stratégies ont été utilisées dans le cadre des projets examinés, notamment l'utilisation de modes traditionnels d'échange de renseignements (p. ex. affichage sur des babillards, réunions communautaires et bulletins d'information) et l'accès à des ressources virtuelles. Par exemple, un projet a permis la création de « publicités d'une minute » à la radio pour aider les aînés à demeurer en contact pendant la pandémie, tandis qu'un autre a permis d'élaborer un répertoire commun de services et de ressources communautaires pour faciliter l'accès à l'information pour les aînés francophones vivant en milieu rural.

D'après des études de cas pour les projets s'inscrivant dans le volet pancanadien (3 sur 6), des aînés participants interrogés ont mentionné avoir constaté une amélioration de l'accès à l'information. Cette amélioration leur a non seulement permis d'obtenir les services dont ils avaient besoin, mais aussi de demeurer en contact, mobilisés et autonomes. Quelques représentants d'organismes financés (organismes de soutien, partenaires) interrogés dans le cadre de trois études de cas ont déclaré que la promotion croisée et l'échange de ressources avaient créé un « effet boule de neige » qui avait élargi la portée des activités. Selon des documents examinés et plusieurs personnes interrogées, trois projets ont permis d'élaborer des ressources virtuelles et deux projets ont fait appel à des travailleurs sociaux pour s'assurer que les aînés recevaient des renseignements dans des formats accessibles (p. ex. services virtuels, en personne ou par téléphone) et par des modes de communication locaux.

Constatation 5 : Selon les réponses fournies par les organismes financés et les aînés ayant participé à des projets financés dans le cadre des volets communautaire et pancanadien, la participation à des activités de bénévolat, de mentorat et de participation sociale a contribué à l'inclusion sociale des aînés, notamment en favorisant les liens sociaux, le sentiment d'appartenance, le bien-être et la qualité de vie.

D'après le profil de l'information sur le rendement, la réduction des obstacles à la participation socialeNote de bas de page 37, l'organisation d'activités liées au bénévolat ainsi que l'offre de possibilités de mentorat et d'activités de participation sociale contribuent toutes à l'inclusion sociale. L'inclusion sociale rend propice la participation significative à la vie économique, sociale, politique et culturelleNote de bas de page 38 et elle favorise l'établissement de liens sociauxNote de bas de page 39 et le sentiment d'appartenance à la communautéNote de bas de page 40 qui, ultimement, améliorent le bien-êtreNote de bas de page 41 et la qualité de vieNote de bas de page 42.

Ces résultats sont influencés par des facteurs matériels et non matériels, tels que la dignité, la participation et la mobilisation socialeNote de bas de page 43. Les données probantes révèlent que les aînés participant à ces activités font état d'une grande satisfaction, d'un fort sentiment d'accomplissement et d'utilité, d'un sentiment de reconnaissance pour leur contribution et d'un moindre isolement social. En retour, ces activités devraient favoriser l'inclusion sociale, le sentiment d'appartenance et le bien-être général des aînés.

Les données sur le rendement présentées par les organismes financés dans le cadre du volet communautaire montrent qu'au cours de l'exercice 2022-2023, la plus grande source de satisfaction des aînés bénévoles était leur contribution à la collectivité (84 %, dans 1 930 projets financés sur 2 299). Les aînés font également état d'un fort sentiment de réussite et d'accomplissement personnel (78 %, 1 783 projets sur 2 299), et ils mentionnent se sentir reconnus pour leur contribution (61 %, 1 404 projets sur 2 299). Des observations semblables ont été rapportées par de nombreux représentants (4 sur 9) d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire qui ont participé à une entrevue. Ils ont mentionné que les aînés étaient devenus plus actifs et visibles au sein de leurs collectivités, assumant souvent des rôles de leadership ou de représentation, en particulier lorsque les ressources internes étaient limitées.

« De toutes les activités auxquelles j'ai participé, ce sont celles de bénévole et de mentor qui m'ont le plus marquée. Ces expériences m'ont non seulement permis de contribuer de façon positive à la vie des autres, mais elles ont aussi profondément influencé mon développement personnel. Grâce au bénévolat et au mentorat, j'ai acquis des compétences précieuses, j'ai mieux compris les besoins de ma collectivité et j'ai contribué à créer un environnement favorable pour ceux avec qui je travaille. Ces rôles ont été transformateurs, me permettant d'apporter une contribution concrète tout en approfondissant ma propre compréhension et mon sens de l'empathie. » [Traduction]

Répondant à l'enquête auprès des aînés participants (utilisateurs finaux)

Les aînés participants qui ont répondu à l'enquête sur les projets financés dans le cadre du volet communautaire corroborent cette constatation en faisant état d'avantages personnels liés à leur participation à des activités de bénévolat et de mentorat, comme le montre la figure 10.

Figure 10 : Aînés qui tirent profit de leur participation à des activités de bénévolat et de mentorat au sein de leur collectivité
Figure 10 : Aînés qui tirent profit de leur participation à des activités de bénévolat et de mentorat au sein de leur collectivité

Source : Enquête auprès des aînés participants (utilisateurs finaux).

Remarque : Les répondants pouvaient donner plusieurs réponses. Les pourcentages ne doivent donc pas être additionnés.

Figure 10 : Description textuelle

Le diagramme compare les avantages perçus de la participation à des activités de bénévolat et de mentorat financées dans le cadre du volet communautaire, en s'appuyant sur les réponses à une enquête menée auprès d'utilisateurs finaux :

  • principal avantage : « Aider les aînés de ma collectivité m'a fait du bien », ont déclaré 86 % des utilisateurs finaux pour le mentorat et 85 % pour le bénévolat;
  • parmi d'autres avantages, on peut citer ceux-ci :
    • « J'ai atteint mes objectifs et je suis fier/fière de ce que j'ai accompli. »
    • « J'ai été reconnu pour ce que j'ai fait. »
  • catégorie ayant obtenu les pourcentages les plus faibles : « Autre » avec 6 % pour le bénévolat et 4 % pour le mentorat (ordre inverse par rapport aux autres catégories);
  • objectif : Comparer les aspects qui ont été jugés les plus bénéfiques relativement à la participation à des activités de mentorat et de bénévolat.

Ces résultats laissent entendre que la participation à des activités de bénévolat, de mentorat ou de participation sociale contribue à influencer positivement l'inclusion sociale des aînés.

Ces résultats sont également étayés par les données sur le rendement présentées par les organismes financés au titre du volet communautaire pour les exercices 2021-2022 et 2022-2023, qui indiquent que la plus grande partie des projets visent à réduire l'isolement social (86 % en 2021-2022 et 89 % en 2022-2023), comme le montre la figure 11.

Figure 11 : Avantages pour les aînés participant à des projets financés dans le cadre du volet communautaire, selon le pourcentage de projets qui y ont contribué
Figure 11 : Avantages pour les aînés participant à des projets financés dans le cadre du volet communautaire, selon le pourcentage de projets qui y ont contribué

Source : Données sur le rendement du programme pour les exercices 2021-2022 et 2022-2023.

Figure 11 : Description textuelle

Le diagramme montre les avantages pour les aînés participant à des projets financés dans le cadre du volet communautaire, mesurés en pourcentage de projets qui contribuent à ces avantages, sur deux exercices financiers :

  • la réduction de l'isolement social a été signalée pour 89 % des projets au cours de l'exercice 2022-2023, ce qui en fait l'avantage le plus fréquemment signalé;
  • l'amélioration de la santé mentale a été signalée pour 76 % des projets au cours de l'exercice 2022-2023, ce qui en fait l'avantage le moins souvent signalé;
  • parmi les autres avantages signalés, on trouve la participation à des activités sociales enrichissantes et un sentiment accru d'inclusion sociale, qui présentent des pourcentages variés;
  • objectif : Faire ressortir les résultats les plus fréquemment signalés dans le cadre des projets sur une période de deux ans.

De plus, les aînés participants ayant répondu à l'enquête sur les projets financés dans le cadre du volet communautaire et ceux qui ont participé à une entrevue au titre de cinq des six études de cas dans le cadre du volet pancanadien ont confirmé le lien entre la participation à des activités communautaires et les résultats positifs liés à l'inclusion sociale, au sentiment d'appartenance et à la qualité de vie des aînés :

  • inclusion sociale : 89 % (1 316 sur 1 472) des répondants âgés ont déclaré que les projets financés avaient amélioré leur inclusion sociale, contribuant ainsi à réduire leur sentiment d'isolement. Il est à noter que 86 % (229 sur 266) des aînés à faible revenu ont déclaré se sentir moins exclus sur le plan social après avoir participé à des activités financées;
  • sentiment d'appartenance : 93 % (1 364 sur 1 472) des répondants âgés se sentaient plus proches de leurs collectivités, et 91 % (1 333 sur 1 472) ont déclaré éprouver un sentiment d'appartenance plus fort depuis leur participation aux activités du programme;
  • qualité de vie : 82 % (1 203 sur 1 472) des répondants âgés ont indiqué que ces activités avaient amélioré leur bien-être. De même, 90 % des représentants d'organismes financés qui ont répondu au sondage (871 sur 965) ont déclaré que leurs activités avaient amélioré le bien-être des aînés.

Dans le cadre de l'enquête, on a demandé aux aînés en quoi leur participation aux activités financées par le PNHA avait eu une incidence sur leur vie :

« Ma participation m'a permis de socialiser, d'améliorer ma mobilité physique, de diminuer mon sentiment d'isolement et de solitude, de retrouver d'anciens amis et de m'en faire de nouveaux. » [Traduction]

« Tout d'abord, ces activités ont amélioré notre bien-être mental en nous aidant à nous sentir connectés aux autres, ce qui a ensuite contribué à améliorer notre santé générale et à réduire le sentiment d'isolement, en particulier chez les aînés. Certains d'entre nous sont seuls, et cela a donné à ces personnes l'occasion de profiter d'événements auxquels elles n'auraient normalement pas participé en tant qu'aînés seuls. Nous remercions donc le PNHA pour le financement qui nous permet de bénéficier de ces programmes et de ces avantages. »

« J'ai ressenti un sentiment d'appartenance à ma collectivité, je me suis senti moins seul grâce à de nouveaux amis et j'ai acquis de nouvelles compétences. Les séances de conditionnement physique m'ont beaucoup aidé à me sentir plus actif. » [Traduction]

Répondants à l'enquête menée auprès des aînés participants (utilisateurs finaux)

« [Le programme] m'a donné un sentiment d'appartenance : je me suis fait de nouveaux amis et j'ai rencontré de nouvelles personnes. Le programme m'a procuré un sentiment d'indépendance et a amélioré ma santé mentale. J'en suis reconnaissant. J'ai découvert de nouveaux passe-temps et j'attends toujours avec impatience les occasions de faire du bénévolat lors d'événements et d'activités de bienfaisance. Grâce au programme, je m'implique davantage et je me sens utile. » [Traduction]

Répondant dans le cadre des études de cas pour les projets financés par le volet pancanadien

L'amélioration de l'accès des aînés à l'information et aux services (comme indiqué à la section 4.4) a contribué à réduire leur isolement social, en particulier pour les groupes d'aînés vulnérables. Dans cinq études de cas sur huit réalisées dans le cadre du volet pancanadien, des effets positifs ont été remarqués. Par exemple, dans l'un des projets sélectionnés pour une étude de cas, les données de l'enquête menée par une organisation financée au titre du volet pancanadien ont montré que 86 % des participants se sentaient moins isolés. Un autre projet a fait état d'une diminution de l'isolement social déclaré par les aînés par rapport au niveau qu'ils avaient déclaré au début de la mise en œuvre : le taux de perception de l'isolement social est passé de 24 % en 2021 à 17 % en 2024. Les aînés qui ont fourni une rétroaction durant les études de cas liées au volet pancanadien ont exprimé leur confiance et leur fierté quant à leur contribution, soulignant que de telles occasions permettaient aux aînés d'exprimer leurs préoccupations et de trouver des solutions pour favoriser l'établissement de liens sociaux.

Constatation 6 : Les projets qui comprenaient une aide à l'immobilisation ont aidé les organismes qui offrent des services aux aînés à améliorer l'accès aux initiatives du programme en permettant la réparation des infrastructures physiques ou l'achat de matériel. Les données montrent une baisse du nombre de demandes reçues et du financement total investi au chapitre de l'aide à l'immobilisation.

Le financement du programme vise également à fournir aux organismes financés dans le cadre du volet communautaire une aide à l'immobilisation pour améliorer leurs infrastructures physiques, notamment pour construire, agrandir ou réparer des installations, ainsi que pour acheter du matériel. Ces améliorations ont pour but de renforcer la capacité des organismes à offrir des activités aux aînésNote de bas de page 44.

Selon l'analyse des données administratives, pour la période allant de 2019-2020 à 2022-2023, un total de 4 091 projets (sur 11 653), soit 35 % de toutes les initiatives financées, comprenaient des projets d'aide à l'immobilisation. Au cours de l'exercice 2019-2020, 48 % des projets (n=857) ont bénéficié d'une aide à l'immobilisation sur un total de 1 793 projets financésNote de bas de page 45. En 2022-2023, le nombre de projets financés pour lesquels une aide à l'immobilisation a été accordée est passé à 1 001. Toutefois, pour ce qui est de la proportion par rapport au nombre total de projets financés dans le cadre du volet communautaire, celle-ci a diminué pour atteindre 33 % (1 001 sur 3 074). La figure 12 présente les tendances du nombre de projets financés qui comprenaient une aide à l'immobilisation et des projets ayant d'autres objectifs principaux, de l'exercice 2019-2020 à l'exercice 2022-2023.

Figure 12 : Comparaison annuelle entre les projets financés pour une aide à l'immobilisation et les projets financés pour répondre à d'autres objectifs principaux
Figure 12 : Comparaison annuelle entre les projets financés pour une aide à l'immobilisation et les projets financés pour répondre à d'autres objectifs principaux

Source : Données administratives relatives à 11 653 projets financés dans le cadre du volet communautaire.

Figure 12 : Description textuelle

Le graphique présente une comparaison annuelle entre les projets financés pour l'aide à l'immobilisation et les projets financés pour répondre à d'autres objectifs principaux :

  • les projets d'aide à l'immobilisation affichent une croissance lente au fil du temps;
  • les projets financés pour répondre à d'autres objectifs demeurent plus nombreux dans l'ensemble, et leur proportion augmente;
  • la baisse notable observée en 2020 s'explique par le financement ponctuel lié à la pandémie de COVID‑19;
  • objectif : Illustrer les tendances en matière de financement et la part correspondant aux projets d'aide à l'immobilisation par rapport aux projets répondant à d'autres objectifs.

L'examen des documents et tous les experts interrogés indiquent que la hausse des coûts de construction et de main-d'œuvre a réduit le pouvoir d'achat du montant de financement disponible, dont le maximum est établi à 25 000 dollars. Les données sur le rendement tirées des rapports de fin d'évaluation des projets disponibles (figure 13) confirment que 47 % des projets financés en 2021-2022 et 39 % en 2022-2023Note de bas de page 46 comprenaient une aide à l'immobilisation, ce qui révèle une baisse de la proportion de projets ayant cet objectif.

Figure 13 : Nombre et pourcentage de projets qui ont reçu une aide à l'immobilisation au cours des exercices 2021-2022 et 2022-2023
Figure 13 : Nombre et pourcentage de projets qui ont reçu une aide à l'immobilisation au cours des exercices 2021-2022 et 2022-2023

Source : Données sur le rendement de l'exercice 2021-2022 (2 308 projets au total) et de l'exercice 2022-2023 (2 299 projets au total).

Remarque : Ce ne sont pas tous les projets qui ont fait l'objet d'un rapport final, et il n'a pas été possible d'utiliser toutes les données disponibles pour l'analyse, ce qui a eu une incidence sur les proportions indiquées.

Figure 13 : Description textuelle

Le diagramme montre le nombre et le pourcentage de projets qui ont reçu une aide à l'immobilisation au cours de deux exercices financiers :

  • en 2021-2022, davantage de projets ont reçu une aide à l'immobilisation (47 %);
  • en 2022-2023, le nombre et le pourcentage de projets pour lesquels ce type de financement a été accordé ont diminué pour atteindre 39 %;
  • objectif : Mettre en évidence la diminution du financement en aide à l'immobilisation reçu par les projets au cours des deux exercices.

Les données probantes indiquent que l'aide à l'immobilisation demeure importante pour certains organismes. Les représentants de quelques organismes financés dans le cadre du volet communautaire (2 sur 9) interrogés ont indiqué que l'aide à l'immobilisation permettait d'agrandir ou d'améliorer considérablement les infrastructures. Ces améliorations touchent entre autres l'accès aux installations et aux services pour les aînés. De plus, parmi les représentants de 965 organismes financés dans le cadre du volet communautaire qui ont répondu à l'enquête, 25 % (n=244) ont déclaré utiliser l'aide à l'immobilisation pour construire ou réparer des infrastructures, ou pour acheter ou moderniser le matériel. Malgré ces résultats, il n'est pas possible de déterminer si ces améliorations auraient eu lieu en l'absence du programme.

« Rénovation majeure d'une salle devenue multifonctionnelle à la suite de la rénovation . »

« Nous avons acheté des "vélos" spécialement conçus pour permettre aux personnes à mobilité réduite et en fauteuil roulant de faire des balades à vélo. » [Traduction]

« Nous avons construit une rampe d'accès plus longue pour les clients en fauteuil roulant, et nous avons fait installer une porte automatique pour faciliter l'accès à l'établissement. Nous avions déjà une rampe, mais elle n'était pas conforme aux normes. La nouvelle est bien meilleure et permet aux personnes qui utilisent un fauteuil roulant ou un déambulateur d'entrer dans le bâtiment en toute sécurité. Nous sommes heureux de l'aide apportée par le PNHA pour la réalisation de ce projet. » [Traduction]

« Si le bâtiment s'était détérioré davantage, la collectivité aurait dû recueillir encore plus de fonds pour financer le projeté. Entre-temps, la toiture se serait encore plus détériorée. » [Traduction]

Répondants à l'enquête menée auprès d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire

Constatation 7 : L'examen des documents, les données sur le rendement et les résultats de l'enquête montrent que la sensibilisation accrue à la maltraitance envers les aînés au moyen d'initiatives ciblées, combinée à l'amélioration de l'accès aux programmes, a contribué à renforcer l'autonomie des aînés participants et à réduire les obstacles à l'inclusion sociale.

7.1 Les organismes financés dans le cadre du volet communautaire ont contribué à sensibiliser les aînés à la maltraitance envers les aînés grâce à diverses initiatives, notamment des ateliers sur la sécurité et des activités axées sur le mieux-être

L'analyse des données administratives indique que le programme a octroyé un financement dans le cadre de 1 692 projets (14 %) visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés de l'exercice 2019-2020 à l'exercice 2022-2023. Parmi ceux-ci, 11 % portaient principalement sur la lutte contre la maltraitance envers les aînés (1 305 sur 11 653) et 3 % considéraient ce thème comme un objectif secondaire (387 sur 11 635).

Au cours des exercices 2021-2022 et 2022-2023, les projets financés ont principalement porté sur la lutte contre l'exploitation financière, suivie par la négligence et la violence psychologique, comme le montre la figure 14. Les activités mises en œuvre par les organismes financés comprenaient :

  • des séances individuelles, à distance et en groupe visant à aider les aînés à utiliser des appareils électroniques. Ces séances avaient pour objectif d'améliorer les compétences numériques et couvraient des sujets essentiels, tels que la prévention de la fraude et les pratiques de navigation sécurisées;
  • les initiatives comprenaient des après-midis consacrés à l'acquisition de connaissances, des dîners communautaires mensuels, des séries d'activités de création et des ateliers axés sur la maltraitance envers les aînés. Ces programmes visaient à donner aux aînés les moyens de déterminer si une communication est frauduleuse ou non et de se protéger contre toute forme de maltraitance psychologique ou financière;
  • des initiatives en matière de bien-être, notamment des cours de conditionnement physique, des conseils nutritionnels et un soutien en santé mentale, visaient à promouvoir le bien-être général et à prévenir la négligence chez les aînés.
Figure 14 : Types de maltraitance envers les aînés traités dans le cadre du programme
Figure 14 : Types de maltraitance envers les aînés traités dans le cadre du programme

Source : Données sur le rendement provenant de l'appel de propositions des exercices 2021-2022 et 2022-2023.

Remarque : Les pourcentages se fondent sur la moyenne pour les exercices 2021-2022 et 2022-2023 et sur le nombre de projets pour lesquels des activités de sensibilisation à la maltraitance envers les aînés ont été menées. Les projets pouvaient porter sur plusieurs types de maltraitance envers les aînés. Les valeurs manquantes pour chaque type sont disponibles sur demande.

Figure 14 : Description textuelle

Le diagramme présente les types de maltraitance envers les aînés traités dans le cadre du programme, en fonction des données sur le rendement recueillies sur deux ans :

  • la maltraitance financière a été la plus fréquemment signalée, avec 77 % des cas recensés au cours de la dernière année;
  • les autres catégories comprennent, par ordre croissant, la maltraitance psychologique, la maltraitance physique, la maltraitance sexuelle et la négligence;
  • la catégorie « Autres » a obtenu le pourcentage le plus faible, avec 13 % des cas;
  • objectif : Mettre en évidence les formes de maltraitance envers les aînés les plus fréquemment traitées par les projets financés dans le cadre du volet communautaire.

Les données sur le rendement présentées par les organismes financés dans le cadre du volet communautaire indiquent que, grâce à ces initiatives de sensibilisation à la maltraitance envers les aînés, les projets financés ont eu une incidence collective sur 550 902 personnes sur une période de deux ans, soit 233 376 en 2021-2022 et 317 526 en 2022-2023, ce qui représente une augmentation de la portée de 36 %.

Parmi les organismes financés dans le cadre du volet communautaire qui sont axés sur la sensibilisation à la maltraitance envers les aînés et dont les représentants ont répondu à l'enquête, 93 % (279 organismes sur 301) ont déclaré avoir atteint les objectifs de leur projet. Ces données témoignent du rôle important de ces activités dans la sensibilisation des aînés à la maltraitance dont elles peuvent être victimes.

7.2 En augmentant la sensibilisation à la maltraitance envers les aînés et en améliorant l'accès aux initiatives du programme, les projets financés ont contribué à donner aux aînés les moyens de se protéger et à réduire les obstacles à l'inclusion sociale.

Les projets visant à accroître la sensibilisation à la maltraitance envers les aînés et à favoriser le recours à l'aide à l'immobilisation ont possiblement contribué à réduire les obstacles à l'inclusion sociale, comme l'indique le modèle logique du programme. Selon les documents du programme, les projets visaient à améliorer l'accès aux initiatives ainsi qu'à augmenter la sécurité, le sentiment d'aisance et le bien-être des aînés, ce qui a permis d'accroître les interactions sociales. De plus, parmi les organismes qui ont reçu un financement pour un projet d'aide à l'immobilisation dans le cadre du volet communautaire et dont les représentants ont répondu à l'enquête, 93 % (226 sur 244) ont déclaré que leurs initiatives d'amélioration de l'accessibilité avaient contribué à réduire les obstacles à l'inclusion sociale. De même, 92 % (276 sur 301) des organismes qui ont mis en œuvre des activités de sensibilisation à la maltraitance envers les aînés ont répondu que leurs projets avaient contribué à réduire les obstacles à l'inclusion sociale.

Les points de vue des aînés soulignent les avantages de ces initiatives et leur contribution à la réduction des obstacles à la participation sociale. Parmi les aînés qui ont souligné des problèmes d'accessibilité physique et ceux ayant soulevé des difficultés de transport, respectivement 93 % (14 sur 15) et 84 % (155 sur 184) ont déclaré rencontrer moins d'obstacles à leur participation, comme le montre la figure 15.

Figure 15 : Réduction perçue des obstacles à l'inclusion sociale
Figure 15 : Réduction perçue des obstacles à l'inclusion sociale

Source : Enquête auprès des aînés participants (utilisateurs finaux).

Figure 15 : Description textuelle

Le diagramme démontre la perception des utilisateurs finaux quant à la réduction des obstacles à l'inclusion sociale, et compare les difficultés rencontrées aux obstacles éliminés :

  • les problèmes liés au transport ont été les plus fréquemment signalés (184 répondants), mais aussi les plus souvent éliminés (155 aînés);
  • le lieu physiquement inaccessible a été l'obstacle le moins souvent mentionné (15 cas signalés, 14 réglés);
  • les autres catégories comprennent les responsabilités personnelles ou familiales, l'emplacement trop éloigné, les coûts, l'horaire qui ne convient pas, la langue et le manque d'information;
  • objectif : Mettre en évidence les obstacles les plus courants et l'efficacité avec laquelle ils ont été éliminés au moyen des projets financés dans le cadre du volet communautaire.

Certains aînés (utilisateurs finaux) qui ont pris part à des initiatives de sensibilisation à la maltraitance envers les aînés ont mentionné avoir rencontré des difficultés pour participer à des activités communautaires dans leurs réponses à l'enquête sur les projets financés dans le cadre du volet communautaire. Parmi ceux-ci, 83 % (135 sur 163) ont déclaré avoir constaté une réduction des obstacles à la participation.

Constatation 8 : Bien qu'il soit encore trop tôt pour évaluer l'effet du modèle d'impact collectif sur la viabilité à long terme, les représentants des organismes qui ont participé à une entrevue ont indiqué que ce modèle mis en œuvre pour les projets financés dans le cadre du volet pancanadien avait permis de renforcer la collaboration à long terme entre les organismes. Ainsi, il est possible que certaines activités se poursuivent après la période de financement.

Aux fins de la présente évaluation, la viabilitéNote de bas de page 47 désigne la capacité des initiatives financées à poursuivre leurs activités une fois la période de financement du programme terminée. Cela comprend un financement prévisible qui se prolonge au-delà des projets à court terme ou ponctuelsNote de bas de page 48, l'établissement de partenariats solides et la promotion de l'échange de connaissances et de ressources. Ces éléments aident les organismes qui offrent des services aux aînés à maintenir la prestation de services au fil du temps.

8.1 La mise en œuvre de plans d'impact collectif a aidé les organismes financés dans le cadre du volet pancanadien à renforcer leurs efforts de collaboration entre les secteurs.

Dans le cadre du volet pancanadien, les modalités de financement du programme soutiennent des projets à plus long terme, ce qui permet aux organismes de recevoir des fonds pour des initiatives d'une durée maximale de cinq ans. Cette approche repose sur le modèle d'impact collectif, spécialement conçu pour le volet pancanadien, qui vise à renforcer la collaboration intersectorielle entre les organismes de soutien et les autres organismes financés autour d'un objectif commun, à savoir la promotion de l'inclusion sociale.

Pour la période allant de 2019-2020 à 2022-2023, les documents du programme ont révélé que 17 des 22 projets qui mettent en œuvre des plans d'impact collectif avaient été complétés au moment de l'évaluation, par rapport à neuf au cours de l'exercice 2015-2016.

Parmi les huit projets sélectionnés aux fins d'une étude de cas dans le cadre du volet pancanadien, les organismes financés ont insisté sur la nécessité de cette approche collaborative structurée pour assurer la réussite et la viabilité des projets à long terme. Cependant, compte tenu de la période de financement des huit projets sélectionnés, il est trop tôt pour déterminer si le modèle d'impact collectif a favorisé la continuité des initiatives destinées aux aînés une fois la période de financement terminée. Soulignons que, parmi les projets sélectionnés pour les études de cas, six prenaient fin au troisième et quatrième trimestres de 2024 et deux au premier trimestre de 2025.

Néanmoins, parmi les huit projets sélectionnés pour les études de cas, les représentants de deux organismes financés qui ont participé à une entrevue ont indiqué que certaines activités se poursuivraient une fois la période de financement terminée.

Comme le montrent les études de cas sélectionnées, la majorité des organismes financés n'ont évoqué que le « potentiel » de viabilité en exposant leur intention de poursuivre leurs efforts à cet égard au moyen de diverses stratégies, telles que le renforcement des partenariats existants, l'intégration d'initiatives dans des programmes déjà en place, l'élaboration de plans et d'outils de viabilité et la recherche de nouvelles sources de financement. Cependant, la mesure dans laquelle les activités seront maintenues varie. Les responsables de certains projets visent à maintenir pleinement les activités (n=4), tandis que d'autres ont l'intention de continuer à offrir une partie des activités seulement (n=3).

De plus, des entrevues menées auprès de représentants d'organismes financés et l'examen de documents tirés de quatre études de cas ont montré que de nombreux partenariats devraient se poursuivre au-delà de la durée du projet. À cette fin, certains représentants d'organismes financés qui ont participé à des entrevues dans le cadre de ces quatre études de cas ont souligné que la combinaison du financement du programme et du modèle d'impact collectif avait renforcé leur capacité à coordonner efficacement leurs efforts et à collaborer avec d'autres parties pour relever les défis sociaux complexes auxquels sont confrontés les aînés.

« Dans tout le Canada atlantique, le financement [du volet pancanadien] a facilité l'établissement de plus de 630 partenariats avec des organismes de divers secteurs, qui ont tous comme objectif d'améliorer l'inclusion sociale des aînés francophones dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire. » [Traduction]

« L'approche de l'impact collectif adoptée dans le cadre du programme et l'accent mis sur la collaboration communautaire font en sorte qu'un plus grand nombre d'organisations travaillent ensemble et tissent des liens solides au service des aînés. Cela contribue à la mise en œuvre de stratégies plus efficaces, qui sont adaptées aux défis particuliers que doivent surmonter les aînés à l'échelle locale. » [Traduction]

Représentants d'organismes financés dans le cadre du volet pancanadien interrogés dans le contexte des études de cas
8.2 Bien que la viabilité ne soit pas un objectif fondamental pour les organismes financés dans le cadre du volet communautaire, des représentants de ces organismes et des experts ont fait remarquer qu'il était difficile de maintenir les services destinés aux aînés en raison du financement à court terme qu'ils reçoivent et de la limite maximale établie

Le programme n'exige pas des bénéficiaires de financement du volet communautaire qu'ils planifient des activités qui se poursuivent une fois la période de financement terminée. Les responsables du programme interrogés ont indiqué que le volet communautaire du PNHA se concentre sur des projets à court terme, d'une durée habituelle d'un an, sans plan de prolongation.

Les organismes financés et les experts ont souligné que l'actuel modèle de financement ponctuel empêchait les organismes participant au volet communautaire d'élaborer des initiatives à long terme destinées aux aînés. Pendant la tenue d'entrevues menées auprès de représentants d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire, trois des sept répondants ont indiqué que le modèle actuel de financement par subvention, qui prévoit jusqu'à 25 000 dollars pour une seule année, limitait leur capacité à mettre en œuvre plusieurs projets de plus grande envergure qui pourraient offrir des avantages durables aux aînés. En voici quelques exemples :

  • les représentants de deux des sept organismes financés interrogésNote de bas de page 49 ont souligné que le délai d'un an était insuffisant pour élaborer et mettre en œuvre des projets qui produiront des avantages à long terme. Les trois experts consultésNote de bas de page 50 étaient tous d'accord avec cette affirmation;
  • le représentant d'un des sept organismes financés dans le cadre du volet communautaire et toutes les personnes interrogées qui proviennent d'organismes non financés (n=3) ont confirmé que les contraintes financières pouvaient avoir une incidence sur leurs plans et la mise en œuvre de leurs projets;
  • tous les experts interrogés (n=3) ont souligné l'insuffisance du montant maximal du financement du volet communautaire pour mener à bien des projets dans un contexte où les coûts ne cessent d'augmenter.

« Une des critiques que nous pourrions faire à propos de ce programme est de savoir si nous pourrions avoir des subventions qui nous permettent de continuer des projets prometteurs au-delà d'une seule année. Bien qu'une année puisse sembler suffisante ailleurs, ce n'est pas le cas à PNHA. De plus, je sais que le financement de 25 000 $ est resté le même pendant de nombreuses années. Compte tenu de l'inflation, ce montant n'est pas beaucoup. Les salaires des coordinateurs de projet augmentent, donc avec 25 000 $....

Expert interrogé

« Il faut maintenant trouver davantage de bénévoles et organiser des collectes de fonds pour compléter le financement des projets. Les coûts ont augmenté pour la nourriture, la location de locaux et toutes les autres dépenses, mais le financement maximal pour cette subvention indispensable reste plafonné à 25 000 dollars. » [Traduction]

« Il faut avoir plus de financement pour poursuivre le projet au moins 3 ans. La demande des aînés dans ce projet a été grande, mais nous n'avons pas eu la possibilité de continuer les ateliers, faute d'argent. Pour avoir des grands résultats et que nous toucherons plus d'ainés, le projet doit devenir pérenne. »

Répondant à l'enquête auprès des organismes financés dans le cadre du volet communautaire.

Conception et exécution du programme

Constatation 9 : L'équipe du programme a mis en œuvre des améliorations, telles que la simplification des processus de demande et d'affectation des fonds, la prolongation des échéanciers des projets et un soutien accru aux demandeurs, ce qui a rendu le programme plus accessible et plus inclusif. Toutefois, certains demandeurs ont encore des difficultés à remplir les conditions requises pour présenter une demande et à naviguer sur le portail en ligne.

9.1 L'examen des documents montre que l'équipe du programme s'est servi des données et de la rétroaction des intervenants, notamment celle des députés et des organismes bénéficiaires, pour proposer et mettre en œuvre des modifications dans la conception des deux volets de financement.

Selon l'examen des documents, plusieurs améliorations visant à accroître la portée du financement et à promouvoir l'inclusion ont été apportées au programme. Il s'agit notamment de modifications au modèle de financement afin d'assurer une couverture nationale, de mises à jour de la grille d'évaluation afin de donner la priorité aux populations vulnérables et d'une importance accrue accordée au soutien communautaireNote de bas de page 51.

En ce qui concerne le volet pancanadien, le fait de passer d'un appel de propositions à un appel d'énoncés de projet a simplifié le processus de réception des demandes. En outre, la durée des projets est passée de trois à cinq ans et un modèle de réaffectation des fonds provenant de tiers a été instauré afin d'aider les organismes de soutien à créer un impact collectif.

Les données probantes tirées de l'examen des documents montrent que l'équipe du programme a utilisé des données internes (p. ex. le rapport sur les leçons tirées du volet pancanadien), des données externes (p. ex. le rapport du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées [HUMA]) et la rétroaction d'intervenants (p. ex. la consultation des députés et des organismes financés) pour déterminer les modifications à apporter à la conception du programme et au processus de demande de financement pour l'exercice 2019-2020. Les modifications apportées aux composantes du programme pour les deux volets sont décrites ci-dessous :

  • Volet communautaire
    • L'équipe du programme a utilisé les données des demandes et les rapports finaux pour orienter ses efforts visant à mieux faire connaître le programme aux collectivités qui, par le passé, ont présenté moins de demandes.
    • Des notes de service du Ministère ont montré que des données externes (p. ex. celles de Statistique Canada) et des commentaires d'intervenants avaient mené à la simplification des formulaires de demande et à l'ajout de nouvelles questions pour donner la priorité aux projets destinés aux aînés vulnérables et à ceux vivant en milieu rural.
    • Des zones de répartition des fonds ont été établies en fonction des données de Statistique Canada, des priorités nationales et des recommandations du Comité HUMANote de bas de page 52 et du Forum fédéral-provincial-territorialNote de bas de page 53, ce qui a permis d'améliorer l'accès au financement et l'équité quant à la répartition des fonds entre les bénéficiaires.
  • Volet pancanadien
    • Les leçons tirées de la première cohorte ont orienté le processus de financement de la deuxième cohorte, notamment au moyen d'un appel de propositions visant à alléger le fardeau administratif lié au traitement des demandes.
    • La troisième cohorte a eu droit à une durée plus longue pour ses projets (5 ans) et à des enveloppes de financement dont le montant maximal était plus important (jusqu'à 5 millions de dollars), à la suite de consultations menées auprès d'intervenants et de discussions sur l'état d'avancement des projets.

Afin d'offrir un soutien accru aux demandeurs, les efforts de sensibilisation et de communication ont été renforcés par l'équipe du programme. Ces efforts comprenaient notamment l'organisation de séances d'information et l'envoi de courriels ciblés aux organismes qui offrent des services aux populations vulnérables (p. ex. les aînés ayant une incapacité physique ou qui sont à mobilité réduite, les aînés membres de minorités visibles, les aînés autochtones, ainsi que les aînés membres de la communauté 2ELGBTQI+). De plus, afin de surmonter les obstacles liés à la culture numérique, à la langue et à l'accès à Internet, des mesures de soutien ont été mises en place, telles que des ressources multilingues (p. ex. la traduction en langues autochtones), des exemples de réponses pour clarifier les exigences, des ateliers sur la manière de remplir les demandes et des méthodes supplémentaires de présentation des demandes. Ces efforts ont été particulièrement bénéfiques pour les petits organismes et ceux qui offrent des services aux collectivités éloignées ou aux communautés issues de la diversité. Les représentants d'organismes interrogés se sont déclarés satisfaits du soutien reçu, et le programme a fait preuve de son engagement à améliorer continuellement la prestation de services dans les deux volets.

Ces changements semblent avoir amélioré le processus de demande, d'après la rétroaction directe recueillie par le programme auprès des organismes financés et des intervenants. Selon l'enquête menée auprès des organismes financés dans le cadre du volet communautaire, une moyenne de 87 % (n=842 sur 965) des répondants se sont déclarés satisfaits de leur expérience concernant les changements apportés aux procédures administratives du programmeNote de bas de page 54, comme l'illustre la figure 16.

Figure 16 : Niveau de satisfaction des organismes à l'égard du processus d’application
Figure 16 : Niveau de satisfaction des organismes à l'égard de certains éléments

Source : Enquête auprès des organismes financés dans le cadre du volet communautaire.

Remarque : Les répondants pouvaient donner plusieurs réponses; les pourcentages ne doivent donc pas être additionnés.

Figure 16 : Description textuelle

Le diagramme présente le niveau de satisfaction des organismes concernant divers aspects administratifs du programme, d'après les réponses à l'enquête :

  • clarté des critères de présentation de demandes dans le cadre du PNHA : Satisfaction à 94 % (pourcentage le plus élevé);
  • ensemble des interactions avec le PNHA, de la demande à la production d'un rapport : Satisfaction à 93 %;
  • niveau de satisfaction le plus faible : Utilisation des services en ligne des subventions et contributions pour présenter les demandes;
  • objectif : Mettre en évidence les aspects administratifs qui ont le plus et le moins satisfait les organismes participants.
9.2 Malgré les mesures de soutien mises en place, certains organismes ont continué à éprouver des difficultés au cours du processus de présentation des demandes, notamment en raison de la complexité des formulaires et de problèmes de navigation en ligne.

Malgré les améliorations mentionnées au point 9.1, certains organismes financés ont fait état de difficultés lors des étapes de présentation des demandes et de mise en œuvre des programmes. Parmi les représentants d'organismes financés dans le cadre du volet communautaire qui ont été interrogés ou qui ont répondu à une enquête, certains ont exprimé leur mécontentement face à la longueur et à la complexité de la présentation de demandes de financement ainsi qu'à des difficultés pour naviguer sur le portail en ligne.

Parmi les demandeurs interrogés dans le cadre du volet communautaire, trois sur sept ont fait état des difficultés liées à la longueur et à la complexité des formulaires de demande, à la navigation sur le portail en ligne ainsi qu'aux retards dans les décisions de financement. Ces problèmes se reflètent également dans les résultats de l'enquête, où 72 % des organismes financés dans le cadre du volet communautaire (694 sur 965) ont déterminé que la rédaction de la proposition était leur principal défi, en particulier en ce qui touche les projets d'aide à l'immobilisation. De plus, 12 % (120 sur 965) se sont dits insatisfaits du temps nécessaire pour remplir la demande, et 11 % (105 sur 965) ont signalé des problèmes liés à l'utilisation du service d'envoi des demandes en ligne.

« Le défi est de compléter et d'amener tous nos arguments afin d'être admis. Les formulaires sont assez exhaustifs pour nous, bénévoles, qui n'avons pas toujours les mots justes pour justifier nos demandes. Mais nous avons réussi malgré les heures que nous ne comptons pas. »

« Nous n'avons reçu aucune explication sur les raisons exactes du rejet de notre demande, et personne ne nous a donné d'indications sur les modifications à apporter pour obtenir un meilleur résultat. » [Traduction]

« Avec les années, la demande de financement à votre programme est de plus en plus difficile à faire et en décourage plus d'un. Vous semblez oublier que les demandes sont souvent faites par des bénévoles âgés et que vos questionnaires volumineux en découragent plusieurs. J'ai rempli plusieurs demandes de financement et d'année en année, ça devient plus ardu et stressant; il ne faudrait pas oublier que ce programme s'adresse à des aînés bénévoles et pas toujours habitués à remplir toute cette paperasse. Merci »

Répondants à l'enquête auprès des organismes financés dans le cadre du volet communautaire

Dans le cadre du volet pancanadien, six des huit études de cas sélectionnées ont révélé des difficultés semblables liées au processus de présentation des demandes et aux décisions de financement. De plus, trois études de cas ont souligné la nécessité de communiquer plus clairement et d'offrir du soutien plus régulièrement.

« Certains aspects des rapports exigeaient des explications détaillées (p. ex. chaque sous-rubrique du budget), tandis que d'autres ventilaient les dépenses selon quelques catégories seulement (p. ex. les formulaires trimestriels de remboursement des dépenses). Nous ne comprenions pas pourquoi certains éléments faisaient l'objet d'un examen plus minutieux que d'autres. » [Traduction]

Représentant d'un organisme pancanadien financé et interrogé dans le cadre des études de cas

En ce qui concerne l'étape de mise en œuvre du programme, des représentants d'organismes (2 sur les 8 études de cas sélectionnées) ont souligné qu'il était nécessaire que la communauté de pratiqueNote de bas de page 55 tienne plus de réunions qu'il fallait pour améliorer le soutien offert.

Surveillance et production de rapports

Constatation 10 : L'organisation des données et la clarté des documents ont été améliorées, ce qui contribue à soutenir l'évaluation de rendement du programme. Toutefois, les problèmes liés à la qualité des données, l'absence de cibles quant aux résultats du programme et le nombre limité de révisions de ces cibles empêchent d'évaluer pleinement le rendement du programme.

10.1 L'équipe du programme a fourni des gabarits uniformisés pour les rapports finaux et amélioré les pratiques de documentation, notamment grâce à un étiquetage plus clair et à une collecte de données simplifiée, comme l'a confirmé l'examen des dossiers et des données.

L'examen des documents confirme que des gabarits adaptés sont envoyés aux organismes financés dans le cadre des deux volets du programme afin de faciliter la collecte de données. Dans le cadre du volet pancanadien, un gabarit commun pour la production des rapports finaux a été élaboré en vue d'uniformiser la collecte de données. On s'attend à ce que les rapports incluent des mesures pour les extrants et les résultats, ainsi que de l'information sur les partenariats et la viabilité des résultats. Grâce aux efforts visant à assurer des gabarits de rapports adaptés et une communication continue entre EDSC et les organismes de soutien, la collecte de données et l'efficacité de la production de rapports annuels devraient s'en trouver améliorées. La deuxième cohorte (appel d'énoncés de projet de 2019-2020), qui consiste en 22 projets dont les ententes sont d'une durée maximale de cinq ans, semble bénéficier davantage d'une approche améliorée de mesure du rendement. Pour cette cohorte, des gabarits de rapports d'activités et de rapports finaux ont été fournis dès le début des projets, en fonction de consultations avec les intervenants, de rapports sur les leçons tirées et de discussions continues sur les progrès réalisés avec les organismes de soutien.

Dans le cadre du volet communautaire, les gabarits de rapports comprennent des indicateurs clés, tels que les populations cibles, les objectifs, la participation des bénévoles et des données démographiques, ce qui permet aux responsables des organismes financés de rendre compte des activités menées à bien et de la portée de leurs initiatives.

Selon l'analyse de la base de données actuelle sur le rendement des projets financés dans le cadre du volet communautaire, de nombreux organismes financés dans le cadre de ce volet sont en mesure d'assurer le suivi des résultats de leur projet et d'en faire rapport. Au total, le Ministère a reçu les rapports finaux de 93 % des projets pour l'exercice 2021-2022 (2 782 sur 3 003) et de 92 % pour l'exercice 2022-2023 (2 831 sur 3 074). Cependant, certains rapports finaux étaient incomplets. Les données sur le rendement indiquent que 75 % (2 299 sur 3 003) des organismes financés en 2022-2023 et 77 % (2 309 sur 3 074) en 2021-2022 ont présenté un rapport final complet à la fin de leurs projets. Des rapports d'étape ont également été fournis sur demande. Les données sur le rendement tirées des rapports sur les projets financés dans le cadre du volet communautaire ont commencé à être compilées, et l'équivalent de deux années de données compilées était disponible au moment de l'évaluation. Ces améliorations permettent d'effectuer un suivi plus systématique du rendement et il sera possible de réaliser une analyse exhaustive lors des évaluations futures.

Le programme a amélioré ses pratiques de documentation, notamment au moyen d'un étiquetage clair, et il continue d'optimiser ses méthodes de collecte de données grâce à la révision des gabarits afin d'y inclure des champs liés à l'ACS Plus et des questions plus claires. Il a aussi instauré le formulaire de présentation des demandes en ligne du Système interactif de recherche de faits afin de simplifier la communication de l'information et de réduire le traitement manuel.

10.2 L'examen des données a mis en évidence des limites quant à la qualité des données sur le rendement

L'analyse des données a révélé plusieurs limites malgré le fait que le profil de l'information sur le rendement du programme comprend des mesures de rendement.

Les modalités du programme obligent les bénéficiaires de subventions à communiquer des renseignements sur les résultats obtenus à des fins de mesure du rendement et de rapports ministériels, au besoin. Cependant, les organismes financés dans le cadre du volet communautaire ne sont pas tenus de remplir toutes les sections du gabarit de rapport final du projet ni de montrer en quoi les activités de leur projet ont contribué aux résultats intermédiaires du programme. Si les responsables du programme recevaient des rapports finaux complets pour tous les projets du volet communautaire, cela contribuerait à améliorer la mesure du rendement et la production de rapports du programme. Bien qu'il ne soit pas obligatoire pour les organismes financés de fournir des rapports finaux dans le cadre des subventions conformément à la Directive sur les paiements de transfert, le Ministère exige la présentation de ces rapports. Cependant, divers facteurs indépendants de la volonté des responsables du programme peuvent entraver la capacité d'un organisme à rédiger son rapport final, comme des ressources limitées, une expertise insuffisante du personnel et des contraintes de temps, ce qui peut parfois entraîner des incohérences dans les données communiquées dans les rapports des différents organismes financés.

Les programmes de subventions et de contributions sont souvent dépendants des données que doivent fournir les organismes. Dans le cadre du volet pancanadien, pour lequel les rapports finaux sont obligatoires, cette forte dépendance à l'égard des données autodéclarées peut entraîner des biais ou donner une image trop optimiste du rendement, ce qui peut compliquer la vérification de l'exactitude des renseignements fournis.

Selon les dispositions actuelles de l'entente de contribution, seul le bénéficiaire de la contribution peut recueillir des renseignements sur les aînés, les organismes collaborateurs et les partenaires et transmettre ces données en leur nom, ce qui limite la capacité du programme à communiquer directement avec les aînés participants pour obtenir leur rétroaction. Cette façon de faire serait pourtant utile pour évaluer le rendement du programme au regard de ses résultats immédiats, intermédiaires et finaux. Dans l'ensemble, cette limite affecte la qualité, l'étendue et la fiabilité des données recueillies auprès des organismes financés, ce qui pourrait avoir une incidence sur l'exactitude des rapports relatifs au projet.

Bien que l'évaluation ait permis de recueillir de l'information auprès d'aînés participants et de combler partiellement cette lacune, des limites subsistent pour bien évaluer la mesure dans laquelle le programme contribue à l'inclusion sociale des aînés et, par conséquent, à leur qualité de vie et à leur bien-être.

10.3 Les cibles figurant dans le profil de l'information sur le rendement du programme ne sont pas révisées périodiquement pour le volet communautaire et elles sont incomplètes pour le volet pancanadien. De plus, les désignations de zones du programme sont obsolètes.

Les indicateurs de rendement du programme présentés dans le profil de l'information sur le rendement comprennent des cibles fixées pour les exercices 2019-2020 et 2020-2021. Les cibles du volet communautaire ne reflétaient pas les changements apportés à la portée du programme, notamment l'augmentation de son budget et du nombre de projets financés observée au cours de la période d'évaluation (voir l'exemple détaillé au tableau 5 de l'annexe B). De plus, pour plusieurs indicateurs de résultats, notamment celui du nombre de bénéficiaires âgés faisant état d'une participation sociale accrue et l'inclusion des populations vulnérables, les cibles sont demeurées les mêmes tout au long de la période d'évaluation.

En ce qui concerne le volet pancanadien, le profil de l'information sur le rendement ne prévoit pas de dates limites pour l'atteinte des cibles. Cela réduit la capacité des responsables du programme à effectuer un suivi uniforme des progrès réalisés au fil du temps ou à comparer le rendement actuel par rapport à des cibles définies.

Puisque peu de cibles sont utilisées, le programme aura du mal à évaluer les progrès à long terme pour bon nombre des résultats mentionnés dans le modèle logique. Par exemple, quel pourcentage des aînés participants devrait voir les obstacles à leur inclusion sociale s'atténuer? Quel pourcentage des projets devrait se poursuivre une fois la période de financement terminée? Le fait de disposer de ces pourcentages et résultats permettra aux responsables du programme d'évaluer annuellement les résultats par rapport aux cibles.

Enfin, la désignation des zones de programme utilisées pour l'affectation des fonds repose sur les données du recensement de 2016. Cela risque de ne pas refléter avec précision les données démographiques sur les aînés et leur répartition actuelle, limitant ainsi la capacité du programme à bien répondre aux besoins réels.

Réponse et plan d'action de la direction

Réponse générale de la direction

Nous remercions tous les membres du Comité consultatif d'évaluation et du groupe de travail chargé de l'évaluation pour leur précieuse contribution à cette évaluation du programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA).

Lancé en 2004, le PNHA soutient les objectifs globaux du gouvernement du Canada qui visent à améliorer la qualité de vie et à favoriser la pleine participation de toutes et de tous, y compris des aînés, aux divers aspects de la société canadienne, en soutenant des projets qui mobilisent les aînés et en éliminant les difficultés qui les concernent. Le programme contribue à la responsabilité essentielle du ministère de l'Emploi et du Développement social en matière de développement social, qui consiste à renforcer l'inclusion et à augmenter les possibilités permettant aux Canadiens de participer pleinement à la vie dans leurs collectivités.

Le PNHA est un programme de subventions et de contributions qui soutient des projets visant à renforcer l'inclusion sociale et le bien-être des aînés, ainsi qu'à lutter contre l'isolement social. La nécessité de lutter contre l'isolement social n'a jamais été aussi flagrante. Des études ont montré que les risques pour la santé liés à l'isolement social sont comparables à ceux liés au fait de fumer quotidiennement, à une consommation excessive d'alcool et à l'obésité. Les constatations de cette évaluation montrent que le PNHA aide les organismes à lutter contre l'isolement social. Ce faisant, le programme a une incidence positive sur la vie des aînés, des organismes qui leur offrent des services et de leurs collectivités.

Le programme soutient le rôle que jouent les collectivités et les organismes à but non lucratif dans la promotion du bien-être des aînés et il fournit à ces organismes les outils et les compétences nécessaires pour composer avec les enjeux actuels et émergents. Le soutien financier du programme à diverses activités de ses deux volets vise à renforcer les collectivités tout en répondant aux besoins diversifiés de la population vieillissante du Canada.

Les projets qui reçoivent des subventions dans le cadre du volet communautaire sont conçus à l'intention des aînés ou dirigés par eux, souvent dans un contexte de bénévolat, et ils sont soutenus par les collectivités. Les projets financés dans le cadre du volet pancanadien prennent généralement la forme de contributions pluriannuelles et visent à favoriser l'inclusion sociale des aînés au moyen de partenariats, mais aussi grâce à la participation et à la contribution des aînés eux-mêmes.

L'évaluation se penche sur les avantages du programme pour les aînés et les collectivités, elle cerne les obstacles à l'inclusion sociale susceptibles d'avoir une incidence sur le programme et ses bénéficiaires, et elle examine la mise en œuvre d'approches novatrices. Les principales constatations qui y sont présentées indiquent que le programme progresse bien dans l'atteinte des résultats attendus et permettent de cerner les secteurs où des améliorations peuvent être apportées. Les données probantes montrent que le programme demeure pertinent et adapté aux besoins des aînés et des organismes qui leur offrent des services, et qu'il a été d'une aide précieuse, particulièrement pendant la pandémie.

Les projets des deux volets favorisent la participation et l'inclusion sociales des aînés.

Le rapport d'évaluation contient trois recommandations que la direction approuve, et il précise que des mesures ont déjà été mises en œuvre pour y donner suite depuis la fin de la période d'évaluation, conformément à l'engagement continu à l'égard de l'amélioration et de la participation des intervenants.

Les responsables du programme entendent continuer à veiller à ce que les projets financés s'adressent à un éventail diversifié et inclusif de bénéficiaires âgés et de collectivités, tout en conservant un équilibre entre la nécessité d'être rentable et efficace et celle de disposer d'un outil fiable de mesure du rendement.

La réponse et le plan d'action de la direction seront mis en œuvre par la Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social et la Direction générale des opérations de programmes en collaboration avec les intervenants concernés, le cas échéant.

Recommandation no 1

Le Programme devrait poursuivre la recherche d'approches visant à aider les organismes qui offrent des services aux aînés à mieux surmonter les obstacles à la participation de ceux-ci, en accordant une attention particulière aux populations vulnérables

Réponse de la direction

La direction accueille favorablement cette recommandation. Elle se réjouit de constater que l'évaluation montre que le PNHA a réussi à atteindre les populations vulnérables, comme en témoignent les données administratives, les résultats des enquêtes et les entrevues menées auprès des informateurs clés. Par exemple, l'évaluation révèle que la plupart des aînés ayant répondu à l'enquête n'éprouvent pas de difficultés qui limitent leur participation aux projets.

Les organismes ont fait état de difficultés à atteindre les populations vulnérables, et le rapport attribue cette situation aux obstacles avec lesquels les aînés sont aux prises, en particulier dans les collectivités rurales et éloignées. Il est normal de rencontrer quelques difficultés (dans les deux volets), notamment lors de la mise en œuvre d'une approche complexe telle que l'impact collectif dans le cadre du volet pancanadien. Certaines difficultés dépassent le cadre du mandat du programme, comme les infrastructures liées aux transports et à l'accès numérique. Comme le souligne l'évaluation, de nombreux projets se sont déroulés pendant la pandémie en tant que mesures d'intervention et de relance, et ils ont donc rencontré plus de difficultés que la plupart des autres projets. Dans le cadre de ces projets, les responsables du programme ont sollicité, en 2021, les bénéficiaires de financement du volet pancanadien pour en savoir plus sur les difficultés éprouvées par les organismes de soutien chargés de mener à bien la mise en œuvre de projets complexes d'impact collectif.

La direction s'engage à améliorer de façon continue ses pratiques et continuera d'examiner les obstacles qui pourraient limiter l'inclusion et la participation de certains aînés au PNHA ainsi que les moyens de soutenir plus systématiquement les organismes qui offrent des services aux aînés.

Alors que cette période d'évaluation a pris fin au terme de l'exercice 2023-2024, certaines activités visant à donner suite à cette recommandation ont déjà été lancées. Par exemple, dans le cadre du volet pancanadien, l'appel de demandes de financement de 2019 encourageait la réalisation de projets destinés à offrir des services aux aînés vulnérables, alors que le dernier appel de demandes de financement, lancé en 2023, visait à soutenir des projets qui ciblent exclusivement les aînés vulnérables. De plus, les demandeurs devaient décrire les besoins des groupes vulnérables auxquels ils entendaient répondre. Les organismes doivent être conscients des obstacles auxquels les aînés sont confrontés, lesquels peuvent nuire à leur capacité de participer pleinement aux projets. La rétroaction et les résultats de la cohorte actuelle d'organismes financés devraient permettre au programme de mieux comprendre les obstacles que rencontrent les aînés à qui s'adressent les services des organismes financés.

Les responsables du programme continueront de prendre des mesures pour donner suite à cette recommandation, en plus de tenir compte à la fois de la complexité des facteurs qui contribuent à la vulnérabilité des aînés et de la nature exigeante du travail accompli à cet égard par les organismes qui offrent des services aux aînés. Dans le cadre de leurs interventions, les responsables du programme s'efforceront de respecter la priorité du gouvernement consistant à gérer efficacement les programmes de subventions et de contributions.

Plan d'action de la direction 1.1

En ce qui concerne le volet communautaire, la Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social (DGSRDS) et la Direction générale des opérations de programmes (DGOP) continueront à travailler ensemble pour étudier les possibilités d'améliorer le soutien apporté par le programme aux projets destinés aux groupes vulnérables, notamment ceux des collectivités rurales et éloignées. Il pourrait s'agir, par exemple, de procéder à un examen des outils qu'utilise le programme.

Date d'achèvement prévue : mars 2027

État de la mesure : en cours

Responsables : programmes sociaux, Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social et Direction générale des opérations de programmes

Plan d'action de la direction 1.2

Pour les deux volets, les responsables du programme continueront d'étudier les obstacles à l'inclusion sociale auxquels sont confrontés les aînés, ainsi que la manière dont les bénéficiaires de financement abordent ces obstacles. Pour ce faire, ils poursuivront l'analyse des sources d'information actuelles et repéreront les lacunes en matière d'information, notamment celles concernant les collectivités rurales et éloignées. Les responsables pourraient, par exemple, s'adresser à la communauté de pratique du volet pancanadien pour approfondir cette question.

Date d'achèvement prévue : mars 2030

État de la mesure : en cours

Responsable : Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social

Plan d'action de la direction 1.3

En ce qui concerne le volet communautaire, les responsables du programme examineront les activités de sensibilisation susceptibles d'être mises à profit pour que des populations particulières d'aînés vulnérables aient un meilleur accès au programme.

Date d'achèvement prévue : mars 2028

État de la mesure : à commencer

Responsables : Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social et Direction générale des opérations de programmes

Recommandation no2

Le Programme devrait poursuivre l'amélioration de la stratégie de mesure du rendement, notamment le profil de l'information sur le rendement, ainsi que la capacité en matière de données et les méthodes de collecte connexes pour mieux soutenir et éclairer les activités d'analyse, de recherche et d'évaluation des politiques.

Réponse de la direction

La direction accueille favorablement cette recommandation. Elle tient d'ailleurs à souligner que les activités actuelles de mesure et de suivi du rendement du programme répondent déjà aux exigences ministérielles en matière de production de rapports. Le PNHA s'inscrit dans le processus global d'EDSC d'établissement de cibles et de production de rapports destinés au Parlement, qui est axé sur les résultats.

La direction convient qu'il est nécessaire de continuer à aider les bénéficiaires de financement à respecter les exigences en matière de rapports, et elle se réjouit que l'évaluation ait relevé les progrès notables réalisés par le programme dans l'amélioration de la collecte et de l'organisation des données.

Depuis une réorganisation qui a eu lieu en 2022, les responsables du programme ont ciblé des problèmes liés à la collecte de données de base et à la production de rapports sur les résultats et les ont réglés, ce qui garantit maintenant une collecte et une analyse plus efficaces et uniformes des renseignements sur les résultats. La DGSRDS et la DGOP ont renforcé leur collaboration et des progrès importants ont été réalisés dans un délai relativement court. Les responsables du programme continueront d'apporter des améliorations afin d'optimiser les services offerts aux aînés et la qualité des données.

Cette période d'évaluation ayant pris fin au terme de l'exercice 2023-2024, certaines mesures visant à remédier à cette situation ont déjà été mises en œuvre et se poursuivent. Les responsables du programme ont continué d'analyser les difficultés liées aux rapports dans les deux volets et ont mis en place des mécanismes visant à améliorer la méthode de production de rapports. Par exemple, dans le cadre du volet communautaire, ils ont mis en place des méthodes statistiques pour améliorer la validité et l'exactitude des données.

De plus, dans le cadre du volet communautaire, les responsables du programme continueront à demander des rapports finaux et à envisager des moyens d'accroître les taux de participation et d'achèvement de ces rapports. Le niveau de détail exigé demeurera proportionnel au montant de la subvention. La direction se réjouit de l'augmentation des taux de présentation de rapports finaux qu'a relevée l'évaluation.

Pour donner un autre exemple de mesures déjà adoptées, il y a une série de nouveaux projets du volet pancanadien qui a démarré au début de l'année 2025. Les bénéficiaires de contributions sont tenus de recueillir des données pertinentes sur le rendement et de rendre compte des résultats de leurs projets tous les trimestres, une fois par année et à la fin de leurs projets. Une communication régulière vise à garantir que ces bénéficiaires sont bien informés de leur devoir de fournir des rapports de grande qualité sur les résultats et qu'ils peuvent obtenir du soutien pour satisfaire à ces exigences. Cette façon de faire devrait permettre d'atténuer certains obstacles que rencontrent les organismes lorsque les responsables rendent compte de leurs résultats, d'améliorer la qualité des résultats déclarés et de renforcer l'harmonisation des projets avec les objectifs et les priorités du programme.

Ces améliorations permettent une diffusion plus efficace et uniforme de l'information destinée aux bénéficiaires de financement concernant les attentes du programme en matière de résultats et de rapports. La direction estime que ces améliorations permettront aux bénéficiaires de financement d'adopter une approche simplifiée et efficace pour surmonter les obstacles qui les empêchent de s'acquitter convenablement de leurs obligations en matière de rapports. Les évaluations du rendement s'en trouveront améliorées, et les processus de production de rapports seront plus étroitement liés aux objectifs et aux priorités du programme, ce qui garantira des progrès constants et une amélioration continue des services. Bien que des efforts aient été déployés et que des résultats positifs aient été obtenus dans les deux volets, la direction reconnaît qu'une des recommandations de l'évaluation est d'étudier la possibilité d'apporter de nouvelles améliorations.

Le rapport a mis en évidence la nécessité de mettre à jour le profil de l'information sur le rendement et les responsables du programme s'engagent à prendre des mesures pour ce faire. La direction est également consciente de la possibilité que les profils de l'information sur le rendement soient remplacés par un autre outil, tel que les profils de l'information sur le rendement thématiques.

Les mesures visant à donner suite à cette recommandation continueront d'être mises en œuvre conformément aux exigences ministérielles, tout en tenant compte du fait que les ressources administratives du programme sont limitées et qu'il ne faudrait pas imposer un fardeau administratif injuste aux organismes financés.

Plan d'action de la direction 2.1

Pour le volet pancanadien, les responsables du programme se sont appuyés sur les leçons tirées de la précédente série de projets et ils ont mis en place des mécanismes visant à améliorer la méthode de production de rapports, à temps pour que les nouveaux projets sélectionnés dans le cadre de l'appel de 2023 puissent en bénéficier. Ces mécanismes comprennent un gabarit obligatoire pour la préparation du rapport final, des rapports d'activités personnalisés complémentaires, ainsi qu'un outil annuel permettant au PNHA de recueillir des renseignements sur l'état d'avancement des projets plutôt que de se baser uniquement sur un rapport final.

Des outils ont été mis à la disposition des bénéficiaires de financement au début du cycle, et les organismes savent à qui s'adresser pour obtenir du soutien.

Une telle démarche devrait améliorer la cohérence des résultats. En outre, cette démarche a obtenu un appui financier et ne fera pas augmenter les coûts administratifs internes.

Date d'achèvement prévue : mars 2025

État de la mesure : terminée

Responsables : programmes sociaux et Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social

Plan d'action de la direction 2.2

Pour le volet pancanadien, tirer parti de la communauté de pratique pour discuter de la mesure du rendement afin de soutenir la cohorte actuelle et d'orienter les approches pour le prochain appel de demandes de financement.

Date d'achèvement prévue : mars 2030

État de la mesure : à commencer

Responsables : programmes sociaux et Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social

Plan d'action de la direction 2.3

Pour le volet communautaire, élaborer une méthodologie visant à améliorer l'analyse des données.

Date d'achèvement prévue : mars 2025

État de la mesure : terminée

Responsables : programmes sociaux et Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social

Plan d'action de la direction 2.4

Pour le volet communautaire, mettre en œuvre la méthodologie élaborée afin d'améliorer l'analyse des données.

Date d'achèvement prévue : mars 2027

État de la mesure : en cours

Responsables : programmes sociaux et Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social

Plan d'action de la direction 2.5

Pour le volet communautaire, continuer d'étudier les moyens d'encourager davantage la présentation des rapports finaux en ligne. Grâce aux efforts déployés jusqu'à présent, le taux est passé de 86 % à 96 % de 2022 à 2025. Un taux plus élevé de production de rapports et de leur présentation en ligne permettrait de continuer à améliorer la qualité des données et d'économiser des ressources administratives, ce qui laisserait ainsi plus de temps pour l'analyse.

Le programme reconnaît toutefois que le taux de présentation de rapports en ligne n'atteindra probablement jamais 100 % en raison d'obstacles indépendants de sa volonté. Ces obstacles sont liés à l'accès au numérique (notamment dans les régions rurales) et au degré de maîtrise des outils numériques par le personnel ou les bénévoles chargés de remplir ces rapports.

Date d'achèvement prévue : mars 2028

État de la mesure : en cours

Responsables : programmes sociaux, Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social et Direction générale des opérations de programmes

Plan d'action de la direction 2.6

En ce qui concerne le volet communautaire, la DGOP et la DGSRDS poursuivront leur collaboration afin d'examiner et de réduire les obstacles rencontrés par les clients lorsqu'ils produisent leurs rapports dans le cadre du programme, ainsi que d'améliorer l'expérience client. Cette mesure inclut la mise à jour régulière du gabarit pour le rapport final. Les modifications à apporter au codage, qui demandent beaucoup de temps, influent sur les délais nécessaires à chaque mise à jour.

Date d'achèvement prévue : mars 2028

État de la mesure : en cours

Responsables : programmes sociaux, Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social et Direction générale des opérations de programmes

Plan d'action de la direction 2.7

Pour les deux volets, examiner s'il convient de mettre à jour le profil de l'information sur le rendement et, le cas échéant, déterminer la façon de procéder. Cela permettra de remédier au fait que le programme repose sur des indicateurs obsolètes, tout en respectant les directives ministérielles. La DGSRDS dirigera cette étude en collaboration avec la DGOP et d'autres directions générales, au besoin.

Date d'achèvement prévue : mars 2027

État de la mesure : à commencer

Responsables : programmes sociaux et Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social

Recommandation no 3

Le Programme devrait se pencher sur la limite de financement des projets du volet communautaire, qui est de 25 000 dollars, afin d'évaluer l'effet qu'elle a sur la portée, l'ampleur et la surveillance des projets, ainsi que sur l'atteinte des résultats attendus des initiatives financées.

Réponse de la direction

La direction accueille favorablement cette recommandation. Des travaux stratégiques ont déjà été amorcés et se poursuivent pour donner suite à la rétroaction des intervenants, comme quoi le plafond actuel de financement de 25 000 dollars dans le cadre du volet communautaire limite la capacité des organismes à absorber la hausse des coûts du programme et à répondre aux besoins complexes des aînés, en particulier ceux qui sont le plus exposés au risque d'isolement social.

La direction reconnaît que les coûts ont considérablement augmenté au cours de la période couverte par l'évaluation. En même temps, de nombreux organismes ont dû faire face à une demande accrue de services de la part des aînés, eux-mêmes touchés par la hausse du coût de la vie et d'autres facteurs socioéconomiques. Comme le suggère l'évaluation, un financement accru pourrait être utilisé par les organismes pour couvrir des coûts, tels que le recrutement et le maintien en poste du personnel dont ils ont besoin pour continuer à offrir des activités de grande qualité aux aînés. Les responsables du programme reconnaissent également que tous les organismes et toutes les populations ne sont pas touchés de la même manière.

Les responsables du programme continueront d'étudier les différentes options pour donner suite à cette recommandation, notamment en examinant les scénarios possibles et leurs incidences, tant positives que négatives, sur le programme et ses intervenants. Par exemple, une hausse du montant des subventions sans augmentation du budget du programme signifierait qu'il y aurait un moins grand nombre de projets financés.

Plan d'action de la direction 3.1

Pour le volet communautaire, examiner s'il est possible d'augmenter le plafond actuel de financement pour les subventions et, le cas échéant, de quelle manière, tout en évaluant l'incidence que cela pourrait avoir sur la portée et l'ampleur des projets, ainsi que sur l'atteinte des résultats escomptés des initiatives financées. La DGSRDS mènera cette étude en collaboration avec la DGOP et d'autres directions générales, au besoin.

La DGOP mènera une étude sur l'incidence que pourraient avoir ces changements sur le Réseau de prestation de services de Service Canada, en collaboration avec la DGSRDS.

Date d'achèvement prévue : mars 2027

État de la mesure : en cours

Responsables : programmes sociaux et Direction générale de la sécurité du revenu et du développement social

Annexes

Annexe A - Modèle logique du PNHA

Annexe A - Modèle logique du PNHA
Annex A - Modèle logique du PNHA : Description textuelle

Le programme repose sur trois éléments fondamentaux : le budget du programme, les ressources humaines (telles que les employés à temps plein) et les ressources matérielles, notamment les outils relatifs aux subventions et aux contributions, ainsi que les modalités du programme.

À partir de ces éléments fondamentaux, le PNHA mène une série d'activités. Celles-ci comprennent la mobilisation des intervenants, la promotion du programme et le soutien des demandeurs potentiels; la gestion des processus d'octroi de subventions et de contributions (lancement d'appels de propositions, évaluation des demandes, conclusion d'ententes de financement et surveillance des projets); la prestation de conseils stratégiques en matière de politiques et de conception de programmes; la mesure du rendement du programme grâce à un soutien de la mesure du rendement des projets et à la mise au point d'outils de collecte de données.

Ces activités permettent d'obtenir deux résultats clés : des projets financés qui s'harmonisent avec les priorités du PNHA ainsi que des rapports d'analyse et des présentations qui éclairent la prise de décisions au sein du programme.

Ces extrants mènent à un ensemble de résultats immédiats pour les organismes bénéficiaires. Elles peuvent ainsi prendre les mesures suivantes :

  1. élaborer des stratégies visant à promouvoir le bénévolat chez les aînés;
  2. mobiliser les aînés au moyen de mentorat;
  3. soutenir la participation sociale des aînés;
  4. utiliser l'aide à l'immobilisation pour améliorer les installations communautaires, autant les nouvelles que celles qui existent déjà;
  5. accroître la sensibilisation à la maltraitance envers les aînés.

Ces résultats immédiats contribuent à trois résultats intermédiaires plus généraux pour les aînés et les collectivités :

  1. la promotion du bénévolat et la mobilisation des aînés en tant que mentors renforcent la contribution des aînés participants à leurs collectivités;
  2. les mesures de soutien organisationnelles réduisent les obstacles et créent davantage de possibilités pour les aînés de participer à la vie communautaire;
  3. l'amélioration des immobilisations et la sensibilisation à la maltraitance envers les aînés réduisent les obstacles physiques et sociaux ainsi que ceux liés à la sécurité qui limitent la capacité des aînés à s'intégrer.

Ensemble, ces trois résultats intermédiaires mènent au résultat final du PNHA, soit un accroissement de l'inclusion sociale des aînés.

Annexe B - Méthode de l'évaluation

Les cinq sources de données utilisées pour cette évaluation s'appuient sur une approche à méthodes mixtes combinant des données qualitatives (p. ex. un examen de documents, de dossiers et de données, une revue de la littérature, des entrevues auprès des informateurs clés et des études de cas) et des données quantitatives (p. ex. les données tirées de l'enquête et des données géospatiales). Les approches analytiques utilisées ont été choisies en fonction de la nature et de la qualité des données disponibles. Cette section décrit chaque source de données, les limites rencontrées lors de l'étape de la collecte et de l'analyse des données, ainsi que les stratégies d'atténuation mises en œuvre compte tenu de ces limites.

Tableau 2 : Enjeux et questions d'évaluation
Enjeux Questions d'évaluation
Pertinence De quelle manière le programme s'est-il adapté à l'évolution des besoins des bénéficiaires de subventions et des aînés? Comment le programme a-t-il permis de relever les défis particuliers posés par la pandémie pour répondre aux besoins des aînés et des organismes qui leur offrent des services?
Rendement (efficacité) Dans quelle mesure le programme a-t-il permis de rejoindre les populations vulnérables dans l'ensemble du Canada? Dans quelle mesure le programme a-t-il atteint les résultats immédiats escomptés? Quelles leçons peut-on tirer des projets financés? • Les résultats escomptés des projets ont-ils été atteints, et dans quelle mesure? • De quelle manière ces projets contribuent-ils à l'atteinte des résultats intermédiaires du programme? • Quelle est l'incidence des projets financés sur chaque bénéficiaire? • Les projets financés ont-ils des incidences à long terme et sont-ils viables?
Conception et exécution Des procédures étaient-elles en place pour assurer une exécution efficace du programme?
Surveillance et production de rapports Les activités de suivi et de mesure du rendement ont-elles été suffisantes pour soutenir la production de rapports sur les résultats et l'évaluation de ces derniers?

Sources de données

Examen des documents

L'examen des documents a permis de fournir de l'information sur le contexte dans lequel le programme a fonctionné pendant la période d'évaluation et a porté sur les projets relevant du volet de financement communautaire mis en œuvre de l'exercice 2019-2020 à l'exercice 2023-2024. Cette source de données a servi de base pour l'évaluation de l'efficacité des systèmes de mesure du rendement et de production de rapports du PNHA, ainsi que du rendement du programme relativement à l'atteinte des résultats escomptés.

L'examen des documents a porté sur les éléments suivants :

  • les documents de base relatifs à la conception et à la mise en œuvre du programme, tels que les discours du Trône et le budget, les présentations au Conseil du Trésor, les modalités, le profil de l'information sur le rendement et la stratégie de mesure du rendement du programme, entre autres sources, ainsi que les plans ministériels et les rapports sur les résultats ministériels;
  • les dossiers de projet : un échantillon de 30 projets financés dans le cadre du volet communautaire a été sélectionné selon un échantillonnage stratifié afin de garantir que des facteurs tels que les différentes sous-populations d'aînés, l'emplacement où les projets se déroulent, les montants de financement et le niveau d'expérience et de connaissance des informateurs clés concernant le programme soient bien représentés par les projets (dossiers) sélectionnés. Les dossiers de projet comprennent les formulaires de demande et les ententes, les lettres de présentation, les grilles d'évaluation et de présélection, les outils d'observation et de recommandation du comité régional (le cas échéant), les rapports d'étape, les rapports sommaires de clôture et les rapports finaux.
Examen des données

Les données administratives et de rendement du programme ont été analysées afin de répondre à des questions d'évaluation, notamment pour déterminer si le programme avait réussi à joindre la population cible d'aînés, y compris les groupes sous-représentés. Cette mesure a également permis de recueillir des données sur les progrès accomplis pour atteindre les résultats escomptés du programme. Des données de Statistique Canada ont également été utilisées pour replacer les constatations dans leur contexte, notamment les statistiques sur la population d'aînés au Canada.

L'examen des données a été mené uniquement pour le volet communautaire. Les données sur le rendement des projets retenus dans le cadre de l'appel d'énoncés de projet de 2018-2019 du volet pancanadien n'étaient pas encore disponibles au moment de la présente évaluation, car ces projets s'étendent sur une période de cinq ans.

Entrevues auprès d'informateurs clés

Des entrevues ont été menées auprès d'informateurs clés afin d'apporter un éclairage contextuel sur le programme et de recueillir le point de vue des principaux intervenants quant à sa mise en œuvre et à ses résultats. Ces entrevues ont contribué à l'évaluation grâce aux détails supplémentaires et aux avis éclairés obtenus sur la conception et l'exécution du programme, ainsi que sur la mesure du rendement et le rapport sur le rendement du programme. Les questions posées portaient également sur les besoins des aînés (le programme y avait-il répondu et, le cas échéant, comment?), sur l'efficacité des volets de financement du programme et sur la manière dont le PNHA s'était adapté pendant la pandémie de COVID‑19.

Au total, 22 entrevues ont été menées auprès de responsables du programme, d'intervenants clés des deux volets de financement (communautaire et pancanadien) et d'experts ayant une expérience de travail auprès des aînés.

Les réponses ont été quantifiées et classées selon l'échelle présentée dans le tableau 3.

Tableau 3 : Échelle d'évaluation quantitative pour les entrevues
Terme Définition
Peu Lorsque moins de 10 % des participants ont donné des réponses semblables. Le sentiment exprimé dans ces réponses a été formulé par ces participants, mais pas par les autres.
Quelques-uns Lorsque moins de 20 % des participants ont donné des réponses semblables.
Un certain nombre Lorsque plus de 20 %, mais nettement moins de 50 % des participants ont donné des réponses semblables.
Un bon nombre Lorsque près de 50 % des participants ont donné des réponses semblables.
Une majorité Lorsque plus de 50 %, mais moins de 75 % des participants ont donné des réponses semblables.
La plupart Lorsque plus de 75 % des participants ont donné des réponses semblables.
Une vaste majorité Lorsque presque tous les participants ont donné des réponses semblables, mais que plusieurs d'entre eux avaient des opinions divergentes.
À l'unanimité, presque tous Lorsque tous les participants ont donné des réponses semblables ou lorsque la grande majorité des participants ont donné des réponses semblables et que les quelques autres participants restants ont refusé de se prononcer sur la question.
Enquêtes

Les enquêtes visaient deux groupes, soit les organismes ayant reçu un financement au titre du PNHA (les organismes financés) et les aînés ayant bénéficié des projets financés (les utilisateurs finaux). Ces enquêtes ont été menées afin de déterminer si le programme répondait aux besoins des organismes financés et des aînés, de recenser les difficultés auxquelles ils ont été confrontés, et de déterminer si les aînés participants avaient tiré profit des projets mis en œuvre, et le cas échéant, de quelle manière.

Le questionnaire de l'enquête a été envoyé par courriel à 5 216 organismes financés dans le cadre d'appels de propositions qui se sont tenus de l'exercice 2020-2021 à l'exercice 2022-2023, y compris les fonds provenant exclusivement d'investissements supplémentaires accordés en 2020 pour mener à bien des projets visant à remédier à des obstacles particuliers liés à la pandémie de COVID‑19. Sur l'ensemble des 5 216 organismes, 965 bénéficiaires ont répondu à l'enquête.

​Les utilisateurs finaux (les aînés) ont été joints grâce à une approche d'enquête en cascade. Les 617 répondants à l'enquête menée auprès des organismes financés dans le cadre de l'appel de propositions de 2022-2023 ont été encouragés à diffuser le questionnaire de l'enquête destiné aux utilisateurs finaux par courrier électronique, c'est-à-dire aux aînés ayant participé aux activités des projets financés. Au total, 1 472 aînés ayant participé aux activités de 223 organismes financés ont répondu à l'enquête.

Les réponses ont été quantifiées et classées selon l'échelle présentée dans le tableau 4.

Tableau 4 : Échelle d'évaluation quantitative pour les enquêtes
Terme Définition
Peu Lorsque moins de 10 % des participants ont donné des réponses semblables.
Quelques-uns Lorsque plus de 10 %, mais moins de 30 % des participants ont donné des réponses semblables.
Un certain nombre Lorsque plus de 30 %, mais moins de 50 % des participants ont donné des réponses semblables.
Un bon nombre Lorsque plus de 50 %, mais moins de 75 % des participants ont donné des réponses semblables.
La plupart Lorsque plus de 75 %, mais moins de 90 % des participants ont donné des réponses semblables.
La majorité Lorsque plus de 90 %, mais moins de 95 % des participants ont donné des réponses semblables.
La presque totalité Lorsque plus de 95 % des participants ont donné des réponses semblables.
Études de cas

Les services d'un consultant ont été retenus pour mener huit études de cas sur des projets financés dans le cadre du volet pancanadien au titre de l'évaluation. Ces études de cas visaient à déterminer si le programme répond aux besoins des organismes financés et des aînés, et de quelle manière, et s'il est conçu et exécuté de manière efficace. Elles ont permis de recueillir des données provenant de multiples sources, notamment des examens de documents, des entrevues avec des organismes de soutien et des collaborateurs, ainsi que des entrevues ou des groupes de discussion avec des aînés.

Les projets retenus pour les études de cas ont été sélectionnés parmi un total de 22 initiatives dans le cadre du volet pancanadien, en fonction de critères déterminés, notamment la durée du projet, le montant du financement, le nombre de participants et leurs caractéristiques, le nombre de partenaires ou d'intervenants, entre autres, afin de garantir leur diversité et leur représentativité.

L'échelle suivante a été utilisée pour quantifier et classer les réponses.

  • Quelques-uns : moins de 25 %
  • Un certain nombre : de 25 à 49 %
  • La moitié : 50 %
  • La majorité : de 51 à 75 %
  • La plupart : de 76 à 90 %
  • Presque tous ou tous : de 91 à 100 %
Analyse géospatiale

L'analyse géospatiale a permis d'intégrer une perspective géographique à l'évaluation en examinant la répartition du financement du PNHA, les objectifs des projets et le nombre de participants dans différentes régions, en mettant l'accent sur les zones du PNHANote de bas de page 56. Cette analyse a fourni des observations tant à l'échelle nationale que sous-régionale sur le fonctionnement géographique du programme. Elle a permis d'évaluer la portée du programme, de déterminer les tendances ou les lacunes régionales et d'étayer les constatations générales de l'évaluation. Cette méthode s'est avérée particulièrement utile pour visualiser les tendances en matière d'exécution du programme et de participation au cours de la période d'évaluation.

Revue de la littérature supplémentaire

Une revue de la littérature restreinte a été menée en complément des autres sources de données afin de déterminer les approches courantes et les pratiques exemplaires en matière d'évaluation de l'optimisation des ressources. Conformément aux recommandations du rapport 11 du Bureau du vérificateur général de 2024, l'évaluation a également permis d'examiner l'approche adoptée par le programme pour évaluer l'optimisation des ressources et elle a mis en évidence des pratiques exemplaires que le Ministère pourrait envisager d'adopter à l'avenir. Elle a également servi à définir certains termes clés utilisés dans le présent rapport d'évaluation afin de faciliter la compréhension du contexte du programme et de sa contribution à l'atteinte des résultats escomptés.

Termes clés et définition

Liens sociaux

Les liens sociaux désignent la présence, la qualité et la richesse des relations et des interactions qui contribuent au sentiment d'appartenance et d'utilité ainsi qu'au bien-être des aînés. Dans le cadre de cette évaluation, les liens sociaux peuvent être considérés par opposition à l'isolement social, défini comme « un état dans lequel les personnes signalent peu de contacts avec les autres ainsi que des contacts de piètre qualité, y compris un manque de communication avec autrui. De plus, ces personnes mentionnent un manque de participation dans la collectivité, un sentiment de solitude et l'absence d'accès à des services de base » [Traduction] (source : DGSRDS-EDSC [2021]. Profil de l'information sur le rendement du PNHA, p. 10).

Sentiment d'appartenance

Le « sentiment d'appartenance à la communauté » exprime l'attachement social des individus et reflète l'engagement social et la participation au sein des collectivités (source : Statistique Canada, Appartenance à la communauté, 2016).

Bien-être

Un concept multidimensionnel englobant des valeurs telles que la dignité, l'autonomie, la participation, l'équité et la sécurité, qui sont considérées comme des objectifs souhaitables pour les aînés (source : Statistique Canada, « Un portrait des aînés au Canada », 2006).

Inclusion sociale

L'inclusion sociale désigne les conditions dans lesquelles les personnes ont la possibilité de participer à la vie économique, sociale, politique et culturelle, d'y contribuer et d'en tirer profit. De plus, l'inclusion sociale favorise les possibilités d'améliorer et de préserver le bien-être de tous (source : DGSRDS-EDSC [2021]. Profil de l'information sur le rendement du PNHA, p. 10).

Qualité de vie

Dans le contexte de l'inclusion sociale des aînés, la qualité de vie fait référence au bien-être général et à la satisfaction de vivre des aînés, qui sont influencés par divers facteurs sociaux, émotionnels et cognitifs. De plus, les capacités de lecture et d'écriture sont reconnues comme un facteur essentiel à l'amélioration de la qualité de vie dans la société actuelle, fortement axée sur les connaissances (source : gouvernement du Canada [s.d.], « Un portrait des aînés au Canada »).

L'Organisation mondiale de la Santé définit la qualité de vie comme la perception qu'a une personne de sa situation dans la vie, dans le contexte de la culture et des systèmes de valeurs dans lesquels elle vit, et par rapport à ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses préoccupations (source : WHOQOL : Measuring Quality of Life. 1998).

Qualité de vie (ou bien-être) : La richesse et le confort des personnes, en fonction de facteurs matériels et non matériels qui sont importants pour la vie des gens, comme la santé, le bonheur et le confort (source : ministère des Finances Canada, 2021, « Mesurer ce qui importe : Vers une stratégie sur la qualité de vie pour le Canada », Statistique Canada).

Viabilité

Dans le cadre du PNHA, la viabilité peut désigner la capacité des initiatives financées à poursuivre leurs activités et à continuer d'offrir des avantages aux aînés une fois la période initiale de financement fédéral terminée. Il faut notamment mettre en place des mécanismes de financement à long terme, établir des partenariats solides et promouvoir l'échange de connaissances et de ressources. Ces éléments aident les organismes qui offrent des services aux aînés à maintenir une prestation de services constante au fil du temps. En ce qui a trait à la viabilité, le Conseil national des aînés souligne l'importance d'octroyer un financement qui se poursuit une fois les projets à court terme ou ponctuels terminés, car il reconnaît que les organismes et les initiatives nécessitent un soutien financier stable et à long terme pour avoir un impact durable (source : Rapport du Conseil national des aînés sur le bénévolat chez les aînés et le vieillissement positif et actif. 2010], p. 21 et 35).

Limites de l'évaluation et stratégies d'atténuation

Il y a eu des difficultés liées à la disponibilité des données lors de l'évaluation, ce qui a eu une incidence mineure sur la capacité à aborder certaines questions d'évaluation en raison du manque de données probantes. Obtenir la rétroaction des aînés est également difficile à faire, car aucun suivi individuel des aînés participants n'est réalisé dans le cadre du programme. Ces difficultés et les stratégies d'atténuation correspondantes sont détaillées ci-dessous.

Disponibilité limitée de données fiables sur le rendement

Dans le cadre de l'évaluation, aucun rapport de rendement sur le programme contenant des données agrégées recueillies pour le volet communautaire depuis 2018 n'a été trouvé. Seules des données sur le rendement relatives aux projets mis en œuvre au cours des exercices 2021-2022 et 2022-2023 étaient disponibles. Bien que plusieurs sources de données d'évaluation aient été utilisées pour combler cette lacune, cette limite a été prise en compte lors de l'interprétation des résultats.

La fiabilité des données sur le rendement est également limitée, car elles reposent sur de l'information fournie par les organismes eux-mêmes. Les rapports finaux de projet se fondent sur des données communiquées par les organismes financés dans le cadre du volet communautaire. L'exactitude des renseignements fournis ne peut pas être systématiquement vérifiée.

Les cibles définies dans le profil de l'information sur le rendement pour les exercices 2019-2020 et 2020-2021 sont désormais obsolètes et ne reflètent pas la portée actuelle du programme, notamment l'augmentation de son budget. Par conséquent, ces cibles ne peuvent pas être utilisées pour évaluer les progrès réalisés ni pour comparer le rendement actuel aux objectifs fixés.

Tableau 5 : Exemples d'indicateurs pour lesquels les cibles ne sont pas fixées ou sont obsolètes
Extrants ou résultats du programme Indicateur Cible Date d'atteinte de la cible actuelle Justification
Projets financés en fonction des priorités et des objectifs du programme Nombre total de projets du PNHA ayant bénéficié d'un financement 1 850 2019-2020 Bien que le budget du programme ait connu une augmentation en 2019 et en 2020, la date d'atteinte de la cible (2019-2020) ne tient pas compte de cette modification. Il faut réviser la date afin d'assurer une bonne harmonisation.
Les organismes bénéficiaires mobilisent les aînés au moyen du mentorat Nombre d'aînés participant à des projets visant à partager leurs connaissances, leur expérience et leur expertise 18 384 2019-2020 Il se peut que ces chiffres ne correspondent pas tout à fait aux variations du budget affecté observées au cours de la période d'évaluation. De plus, les données sur le rendement communiquées par les organismes financés ne sont disponibles que pour deux des années couvertes par l'évaluation (exercices 2021-2022 et 2022-2023); par ailleurs, la stratégie de collecte et de mesure des données ne semble pas s'harmoniser avec l'indicateur et n'inclut pas la rétroaction directe des aînés. Stratégie de mesure : À partir de données administratives, recenser le nombre d'aînés ayant participé aux activités du projet financé au sein de leurs collectivités.
Augmentation de l'inclusion sociale des aînés Nombre de bénéficiaires âgés ayant déclaré bénéficier d'une meilleure inclusion sociale 233 712 2019-2020
Réduction des obstacles à l'inclusion sociale des aînés (volet pancanadien seulement) Proportion des aînés ayant déclaré une diminution des obstacles à l'inclusion sociale S.O. (nouvel indicateur - cible à fixer pour l'exercice 2022-2023) 2024-2025 Fixer une cible permettrait de déterminer dans quelle mesure le programme atteint les résultats escomptés.

L'évaluation a permis d'atténuer ces limites en s'appuyant sur plusieurs sources d'information, notamment des entrevues menées dans le cadre d'études de cas auprès d'aînés ayant participé à des projets financés dans le cadre du volet pancanadien, ainsi qu'une enquête auprès des utilisateurs finaux (les aînés). Malgré ces lacunes, l'ensemble de données nettoyé comportait toujours des projets couvrant toutes les provinces et tous les territoires, y compris les régions rurales et éloignées. Ces données, combinées à plusieurs sources d'information, telles que des examens de documents, des enquêtes et des entrevues, ont fourni une base fiable pour déterminer les tendances générales du programme.

Zones du PNHA obsolètes

L'analyse géospatiale menée dans le cadre de cette évaluation s'est appuyée sur les zones du PNHA établies en 2016 à partir des données du recensement de 2016. Bien que ces zones aient offert un niveau de granularité utile pour l'analyse géospatiale, elles reposent sur des données obsolètes et ne tiennent pas compte des changements relevés lors du recensement de 2021. Il convient donc d'interpréter ces données avec prudence. Des notes en bas de page ont été ajoutées au rapport afin de fournir le contexte nécessaire.

Faible taux de réponse aux demandes d'entrevue de la part des intervenants

L'évaluation a eu recours à un échantillonnage raisonné pour recruter les participants aux entrevues. Cette approche peut introduire un biais, car les participants ne sont pas sélectionnés de manière aléatoire. De plus, malgré les efforts déployés pour nouer le dialogue avec divers intervenants du programme, les responsables de l'évaluation se sont heurtés à des difficultés en raison du nombre limité de réponses aux invitations à participer à des entrevues. Pour atténuer cette difficulté, l'équipe de l'évaluation a relancé les intervenants ou a passé des appels téléphoniques afin de recruter les personnes appropriées.

Pour les projets mis en œuvre au début de la période d'évaluation (en 2019 et en 2020), il a été plus difficile de déterminer quels informateurs clés détenaient les connaissances et l'expérience requises en raison du temps écoulé. De plus, les adresses électroniques fournies dans la base de données du PNHA n'étaient pas toujours exactes ou à jour.

Malgré cela, les entrevues ont été sciemment conçues pour garantir la représentation des provinces et des territoires où la plupart des projets sont financés ou encore où le ratio d'aînés par rapport à la population générale est élevé. Les entrevues ont été réalisées dans les deux langues officielles et dans différents milieux (en milieu rural et urbain et en régions éloignées).

Les informateurs clés ont été sélectionnés pour leur niveau élevé de connaissances et d'expérience à l'égard du programme. Parmi ceux-ci figuraient des représentants du programme, des organismes de soutien, des bénéficiaires de financement, des demandeurs qui n'ont pas reçu de financement et des experts des questions liées aux aînés. Cette diversité de points de vue contribue à étayer la validité des résultats qualitatifs.

Limites de l'enquête liées à un biais potentiel d'autosélection et de non-réponse

Il est difficile d'obtenir une rétroaction directe de la part d'aînés. L'enquête auprès des utilisateurs finaux a été menée en ligne, ce qui a limité la participation des personnes n'ayant pas accès au numérique. Les organismes financés ont également rencontré des difficultés pour recueillir et gérer les adresses de courrier électronique des aînés. Malgré ces difficultés, l'enquête a tout de même recueilli les réponses de 1 472 aînés en lien avec 223 organismes financés dans certaines provinces et certains territoires. Ces points de vue ont été complétés par 965 réponses à l'enquête auprès des organismes financés, des études de cas et des entrevues, ce qui a contribué à compenser les biais potentiels et à fournir une vue d'ensemble des incidences du programme.

Le biais potentiel d'autosélection et de non-réponse pose également des limites. Comme la participation à l'enquête était volontaire et qu'aucune donnée démographique n'était disponible pour les personnes n'ayant pas répondu, les résultats ne reflètent peut-être pas pleinement l'ensemble de la population des aînés.

L'évaluation a atténué ces limites en s'abstenant de généraliser les résultats de l'enquête et en s'appuyant sur de multiples sources d'information, notamment des entrevues auprès d'informateurs clés, certains résultats ayant été corroborés par des organismes financés dans le cadre du volet communautaire.

Mobiliser les aînés participants dans le cadre des études de cas

Il s'est avéré particulièrement difficile de mobiliser des aînés vulnérables dans le cadre des études de cas, car bon nombre d'entre eux sont aux prises avec des obstacles, tels qu'un accès limité à la technologie ou une réticence à utiliser les plateformes virtuelles, ce qui a rendu leur participation impossible dans certains cas. Malgré les efforts déployés pour proposer diverses options de participation, ces difficultés ont rendu impossible la participation d'aînés marginalisés, tels que ceux atteints de démence. Six des huit études de cas ont permis de recueillir les commentaires d'aînés participants.

Annexe C - Intervenants externes du programme

Tableau 6 : Le rôle des intervenants externes
Intervenants externes Rôle
Organismes financés Dans le cadre du volet pancanadien, les bénéficiaires de financement comprennent : Les organismes de soutien - ils dirigent et coordonnent l'initiative d'impact collectif, ils sont les premiers bénéficiaires de financement fédéral et ils gèrent ce financement ainsi que les accords auxiliaires. Ils favorisent également la collaboration et veillent à l'harmonisation stratégique, à la reddition de comptes et à la viabilité. Les organismes collaborateurs - il s'agit d'organismes qui reçoivent un financement d'organismes de soutien et qui mènent des activités de projet relevant d'accords auxiliaires avec ces mêmes organismes, ce qui contribue directement à la réussite du projet. Dans le cadre du volet communautaire, les organismes sélectionnés à l'issue d'un processus concurrentiel mettent en œuvre des projets approuvés destinés à offrir des services aux aînés. Il peut s'agir d'organismes à but non lucratif ou à but lucratif, de groupes communautaires, etc.
Partenaires de projet Il s'agit d'organismes qui collaborent avec l'organisation qui reçoit un financement du PNHA en offrant leur temps, leur expertise et leurs ressources pour soutenir l'exécution du projet. Elles ne reçoivent pas de financement et ne sont pas signataires d'accords auxiliaires; elles peuvent représenter divers secteurs (p. ex. le secteur privé, les municipalités, les gouvernements provinciaux et territoriaux, les organismes à but non lucratif, les organismes communautaires, etc.)
Conseil national des aînés Il collabore avec les aînés, les intervenants et les experts afin de fournir des conseils au gouvernement du Canada sur les enjeux actuels et nouveaux ainsi que sur les possibilités liées à la santé, au bien-être et à la qualité de vie des aînés.
Députés Ils contribuent à la visibilité du programme en annonçant le financement accordé, en faisant la promotion des projets et en mettant en relation les organismes locaux avec le PNHA. Ils défendent les initiatives qui profitent aux aînés de leurs circonscriptions.
Aînés Il s'agit des personnes âgées de 55 ans et plus qui sont les principaux bénéficiaires des projets financés par le PNHA.

Références

Bureau du vérificateur général du Canada, décembre 2024, « Rapport 11 : Les programmes d'aide aux personnes âgées » (Rapports de 2024 de la vérificatrice générale du Canada présentés au Parlement du Canada. Rapports 8 à 12). https://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_oag_202412_11_f_44594.html.

Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA), mars 2018, « Promotion de l'intégration et de la qualité de vie des aînés » (rapport no 8, 42e législature, 1re session), Chambre des communes du Canada, https://www.noscommunes.ca/Content/Committee/421/HUMA/Reports/RP9727458/humarp08/humarp08-f.pdf.

Conseil national des aînés, 2010, « Rapport du Conseil national des aînés sur le bénévolat chez les aînés et le vieillissement positif et actif », https://publications.gc.ca/collections/collection_2010/rhdcc-hrsdc/HS4-97-2010-fra.pdf

Emploi et Développement social Canada, 2021, programme Nouveaux Horizons pour les aînés : profil de l'information sur le rendement.

Ministère des Finances Canada, 19 avril 2021, « Mesurer ce qui importe : Vers une stratégie sur la qualité de vie pour le Canada », gouvernement du Canada, https://www.canada.ca/fr/ministere-finances/services/publications/mesurer-ce-qui-importe-vers-strategie-qualite-vie-canada.html.

Organisation mondiale de la Santé, 1998, WHOQOL : Measuring quality of life. https://www.who.int/tools/whoqol/whoqol-bref.

Statistique Canada, 2007, « Un portrait des aînés au Canada », 2006, no 89-519-XIF au catalogue, ministère de l'Industrie, https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/89-519-x/89-519-x2006001-fra.pdf.

Statistique Canada, 2016, Appartenance à la communauté, gouvernement du Canada, https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-229-x/2009001/envir/cob-fra.htm.

Statistique Canada, 25 septembre 2024, Estimations de la population du Canada : âge et genre, 1er juillet 2024, Le Quotidien, https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/240925/dq240925a-fra.htm.

Thompson, C., Morris, D., et Bird, S., 2022, Evaluation of the Improving Social Connectedness of Older Australians project pilot: Informing future policy considerations, Centre for Health Service Development, Australian Health Services Research Institute, University of Wollongong, Evaluation of the Improving Social Connectedness of Older Australians project pilot: Informing future policy considerations (en anglais seulement).

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2026-07-13

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