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Cahier d’information pour le comité TRCM : Comparution de la ministre de l’Emploi et des Familles – Le 11 mars, 2026

Titre officiel : Comparution par : la ministre de l'Emploi et des Familles, Comité permanent des Transports et communications (TRCM), Maintien des services de transport en cas de perturbations du travail, Date: 11 mars 2026, 18 h 45 – 19 h  45

Sur cette page

  1. Allocution d'ouverture
  2. Note de scénario
  3. Biographies des membres
  4. Conflits de travail et article 107
  5. Commission d'enquête sur les relations de travail dans les ports de la côte ouest
  6. Analyse des récents conflits de travail affectant les chaînes d'approvisionnement
  7. Port de Montréal
  8. Conflits de travail en cours et à venir
  9. La loi américaine sur le travail dans les chemins de fer (U.S. Railway Labor Act)
  10. Services essentiels
  11. Compétences requises pour les membres du Conseil canadien des relations industrielles
  12. Enquête sur le travail non rémunère dans le secteur aérien
  13. Protection des travailleurs à la demande relevant de la compétence fédérale / Classification erronée / Chauffeurs incorporés
  14. Les Services de Service Canada dans les Deux Langues Officielles
  15. Conseil consultatif tripartite

1. Allocation d'ouverture

Mot d'ouverture pour la ministre de l'Emploi et des Familles et ministre responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l'Ontario, l'honorable Patty Hajdu à l'occasion de sa comparution devant le Comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM) au sujet du maintien des services essentiels en cas de perturbations du travail.

Le 11 mars 2026

Merci, Monsieur le Président.

[Reconnaissance du territoire]

Je suis accompagnée de [noms].

Je tiens tout d'abord à remercier les membres du Comité pour le travail important qu'ils accomplissent à un moment charnière de l'histoire du Canada.

J'aimerais également saluer leur dévouement envers les travailleurs canadiens et le fait qu'ils appuient un processus de négociation collective libre et équitable.

Le gouvernement du Canada fait preuve du même dévouement.

Monsieur le Président, avant de commencer, j'aimerais prendre un instant pour remercier l'honorable Lisa Raitt de son témoignage sur le maintien des services essentiels en cas de perturbations du travail dans les secteurs ferroviaire et maritime sous réglementation fédérale.

Elle a mis en évidence la nécessité de concilier les intérêts divergents pendant les conflits de travail.

Cela illustre l'équilibre délicat que le gouvernement doit maintenir en période de conflit de travail.

Le Code canadien du travail exige que les parties déterminent toutes les activités qui sont nécessaires pour prévenir un danger imminent et grave pour la sécurité ou la santé du public.

Je reconnais que le Comité a entendu un vaste éventail de points de vue sur cette question. Certaines personnes ont préconisé que le gouvernement désigne des matières, comme la potasse et le propane, comme étant essentielles.

Nous devons trouver un équilibre entre le soutien de la stabilité de nos chaînes d'approvisionnement, le maintien d'un véritable processus de négociation collective et le respect du droit fondamental à la grève des travailleurs.

Il s'agit d'une composante essentielle de notre système de relations de travail.

Dans son témoignage, Mme Raitt a aussi affirmé que « Ce n'est pas en plein conflit de travail qu'on devrait essayer de déterminer comment nous allons transporter les marchandises et ce qui est essentiel ».

Je suis entièrement d'accord.

Et c'est pourquoi, l'an dernier, le gouvernement a présenté un nouveau projet de loi visant à obliger les parties à s'entendre sur le maintien des activités en cas de grève ou de lock-out dès le début des négociations.

Cela permettra de mettre en place une entente avant que ces situations ne se produisent.

Chaque conflit de travail est différent. Il n'y a pas de liste universelle de ces activités qui conviendrait à tous les conflits.

Nous avons également interdit le recours aux travailleurs de remplacement dans les milieux de travail sous réglementation fédérale pendant les grèves ou les lock-out.

Le recours à ces travailleurs avait pour effet d'éroder la confiance et de prolonger les conflits.

Cette pratique est maintenant chose du passé.

En fin de compte, le gouvernement est déterminé à améliorer les relations de travail et à soutenir les employeurs et les travailleurs au Canada.

Et maintenant, j'aimerais parler du rôle du gouvernement dans les conflits de travail.

Les meilleures ententes sont celles qui sont conclues par les parties, ensemble à la table de négociation.

Et notre Service fédéral de médiation et de conciliation (SFMC) peut intervenir au besoin pour soutenir les parties dans leurs négociations.

Il offre des services de règlement des différends aux employeurs et aux syndicats sous réglementation fédérale. Les parties doivent d'abord collaborer avec le SFMC avant d'obtenir le droit de grève ou de lock-out.

Pour donner un peu de contexte, au cours du dernier exercice, le SFMC a appuyé plus de 200 négociations collectives.

Parmi les conflits qui ont été réglés cette année-là, 97 % ont été réglés sans arrêt de travail.

C'est grâce au travail exceptionnel du SFMC et des parties qui se sont engagées à en arriver à des ententes.

Mais comme nous l'avons tous constaté, Monsieur le Président, il arrive parfois que les négociations échouent.

Au cours des dernières années, nous avons vu des négociations dans des secteurs essentiels comme le transport ferroviaire et les installations portuaires échouer sans aucun accord en vue.

Lorsque les parties mettent trop de temps à s'entendre à la table de négociation, la santé économique du Canada peut être menacée.

Nous traversons une période économique délicate, Monsieur le Président. Les Canadiens ne peuvent tout simplement pas se permettre de voir nos chaînes d'approvisionnement s'affaiblir ou se rompre.

En tant que ministre de l'Emploi et des Familles, mon rôle dans le cadre des négociations collectives consiste essentiellement à maintenir un équilibre.

À certains moments, je dois évaluer les risques pour les Canadiens et notre économie.

Et dans certaines situations, nous n'avons eu d'autre choix que d'agir.

Mais je peux vous assurer, Monsieur le Président, que le recours à l'article 107 du Code canadien du travail a été et sera toujours une mesure de dernier recours.

Monsieur le Président, je tiens à remercier les membres du Comité pour le travail qu'ils accomplissent.

Celui-ci est essentiel pour assurer l'avenir du Canada.

Le premier ministre Carney a déclaré que le Canada, comme le reste du monde, traverse une période charnière.

L'ensemble de la population active du Canada en ressent les effets.

Nous faisons face à la situation avec force et conviction.

Merci et au plaisir de répondre à vos questions.

2. Note de scénario

Comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM) – ministre de l'Emploi et des Familles – Étude sur le maintien des services de transport en cas de perturbations du travail – le 11 mars 2026, de 18 h 45 à 19 h 45

Aperçu

Le 28 octobre 2025, le Comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM) a lancé son étude sur le maintien des services de transport en cas de perturbations du travail. La ministre de l'Emploi et des Familles a d'abord été invitée à comparaître, puis à clore l'étude, le 25 novembre 2025. Depuis, le Comité l'a également invitée à comparaître en 2026, ce qui témoigne de son intérêt marqué à entendre son point de vue.

Voici ci-dessous la référence intégrale de l'étude :

  • « que le Comité sénatorial permanent des transports et des communications soit autorisé à examiner, afin d'en faire rapport, le maintien des activités ou des services essentiels dans les secteurs ferroviaire et maritime sous réglementation fédérale en cas de conflit de travail;
  • que le comité se penche en particulier sur les aspects suivants :
    • la façon dont le critère des « risques imminents et graves pour la sécurité ou la santé du public » est appliqué pour déterminer le caractère essentiel d'un travail aux termes de l'article 87.4 du Code canadien du travail, ainsi que les circonstances justifiant le maintien de certaines activités en cas de grève ou de lock-out;
    • les répercussions des conflits de travail sur les utilisateurs des réseaux ferroviaires et maritimes sous réglementation fédérale, sur les consommateurs canadiens et sur les chaînes d'approvisionnement du Canada;
    • la nécessité ou non, compte tenu de ces répercussions, de maintenir le transport de certaines marchandises sur les réseaux de transport sous réglementation fédérale lors d'une grève ou d'un lock-out;
    • le récent recours du ministre du Travail à l'article 107 du Code canadien du travail pour saisir le Conseil canadien des relations industrielles de conflits de travail survenant dans les secteurs de transport sous réglementation fédérale afin de favoriser la paix industrielle;
    • le recours du ministre à l'article 107 du Code canadien du travail - plutôt qu'à une loi de « retour au travail » adoptée par les deux Chambres du Parlement - comme moyen de mettre fin à un conflit de travail.
  • que le comité soit autorisé, nonobstant les pratiques habituelles, à déposer des rapports sur cette étude auprès de la greffière du Sénat, si le Sénat ne siège pas à ce moment-là, et que lesdits rapports soient réputés avoir été déposés au Sénat;
  • que le comité soumette son rapport final au Sénat au plus tard le 26 juin 2026 et qu'il conserve tous les pouvoirs nécessaires pour diffuser ses conclusions dans les 180 jours suivant le dépôt du rapport final. »

Délibérations du Comité

Lors de cette comparution, les membres du comité feront un tour de table pour se présenter, à commencer par le président, le sénateur Larry Smith (C., Québec), et la ministre disposera de cinq minutes pour prononcer ces notes d'allocution. Le président se tourne normalement vers la vice-présidente, la sénatrice Donna Dasko (GSI, Ontario), pour poser la première question. La période de questions allouée à chaque sénateur et sénatrice dure environ cinq minutes.

Les hauts fonctionnaires suivants seront présents :

  • le sous-ministre du Travail et sous-ministre délégué de l'Emploi et du Développement social, Rob Wright;
  • le sous-ministre adjoint principal, Politique, Règlement des différends et Affaires internationales, Gary Robertson.

Contexte parlementaire

  • Dans le cadre de sept audiences tenues jusqu'à maintenant, TRCM a entendu le témoignage de la présidente du Conseil canadien des relations industrielles, l'honorable Lisa Raitt (ancienne ministre du Travail et du Transport), du Bureau national de la chaîne d'approvisionnement (Transports Canada), de représentants de grandes compagnies ferroviaires, de représentants de l'industrie minière, ainsi que de représentants syndicaux, notamment des Teamsters et du Congrès du travail du Canada, d'associations de transport et d'universitaires.
  • TRCM s'est penché sur les conflits de travail dans les secteurs ferroviaires et portuaires du Canada. Les sénateurs s'intéressent aux limites du Code canadien du travail, au recours à l'article 107 et à la fiabilité du Canada à titre de partenaire commercial international dans le contexte actuel, et cherchent à comprendre les causes des conflits de travail, tout en conciliant le droit de grève.

Sujets soulevés par les sénateurs et les témoins

  • Mesures pour atténuer les perturbations du travail
  • Recommandations de Mme Raitt au Comité :
    1. élargir la définition des services essentiels de façon à y inclure la sécurité économique et l'intégrité de la chaîne d'approvisionnement;
    2. exiger des plans de continuité préventifs pour les corridors essentiels;
    3. élaborer des outils de résolution de conflits limités dans le temps et structurés qui permettent de protéger le processus de négociation collective, mais qui préviennent les interruptions complètes prolongées pouvant déstabiliser l'économie en général;
    4. reconnaître que tous les maillons de la chaîne d'approvisionnement contribuent à la compétitivité du Canada.
  • Révision du Code canadien du travail et adoption d'un cadre semblable à la Railway Labor Act des États-Unis afin de prévenir d'autres conflits de travail (le modèle est conçu pour ralentir le processus de négociation collective à toutes les étapes du processus afin de réduire les risques de grève).
  • Modification de l'article 87 (en particulier le maintien des activités) et de l'article 107 du Code canadien du travail.
  • Adoption de processus de médiation spéciaux.
  • Recommandations de la Commission d'enquête sur les relations de travail de Ready et Rogers.
  • Ensemble de compétences et antécédents des membres du Conseil canadien des relations industrielles (comme des antécédents dans le domaine de la logistique)
  • Planification de la relève du Service fédéral de médiation et de conciliation.
  • Choix de Nutrien à établir un nouveau terminal d'exportation de potasse à Longview, dans l'État de Washington, au lieu de s'établir dans un port canadien, probablement en raison du fait que le secteur des transports du Canada est peu fiable.

3. Biographies des membres (le titre ne figure pas dans le cartable initial)

Larry W. Smith – Conservateur (Québec - Saurel) - Président du comité

Photo de Larry W. Smith
  • Larry Smith est une personnalité bien connue et respectée au Québec. Après avoir décroché un baccalauréat en économie de l'Université Bishop's en 1972, il obtient un baccalauréat en droit civil de l'Université McGill en 1976. Il est connu à Montréal en raison de sa carrière comme centre-arrière des Alouettes de Montréal de 1972 à 1980, puis à titre de président et chef de la direction de l'équipe de 1997 à 2001, poste qu'il occupe à nouveau depuis 2004. Le sénateur Smith, qui œuvre sans relâche au développement du football amateur et professionnel, a également été commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF) avant de se joindre à l'équipe de direction des Alouettes.
  • À l'extérieur du monde du football, le sénateur Smith siège au conseil d'administration de plusieurs organismes de charité. Il copréside notamment la campagne de Centraide Montréal en 2001 et siège au conseil d'administration du Comité olympique canadien. Il possède une vaste expérience du monde des affaires, travaillant notamment pour John Labatt ltée et pour Ogilvie Mills ltée avant de devenir commissaire de la LCF. Enfin, il agit à titre de président et d'éditeur de la Montreal Gazette en 2002 et en 2003.
  • Le sénateur Smith a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière, dont le Prix du commissaire en reconnaissance de son dévouement et de ses efforts consacrés à l'essor et à la promotion du football canadien en 2001. Il est nommé personnalité marketing de l'année par le chapitre torontois de l'American Marketing Association (produits de consommation) en 1994 et personnalité sportive de l'année au Gala du mérite sportif québécois en 1998. Le sénateur Smith est admis au Panthéon des sports du Québec le 30 septembre 2015 à titre de « bâtisseur du football ».
  • Larry Smith vit à Hudson, au Québec, avec son épouse Leesa. Ils ont trois enfants et deux petits-enfants.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (Président);
    • comité sénatorial permanent de la Régie interne, budgets et administration.

Donna Dasko – Groupe des sénateurs indépendants (Ontario) - Vice-Présidente

Photo de Donna Dasko
  • Donna Dasko est une réputée spécialiste en sondages nationaux, commentatrice dans les médias, leader d'affaires du secteur privé et sociologue dotée d'une vaste expérience des politiques publiques. Elle détient un doctorat et une maîtrise ès arts de la University of Toronto ainsi qu'un baccalauréat ès arts avec spécialisation de la University of Manitoba.
  • La sénatrice Dasko est l'ancienne première vice-présidente d'Environics Research Group Ltd. Sous son leadership, la petite firme de consultation que le groupe était à l'époque est devenue l'une des plus grandes sociétés de recherche au Canada. Au cours de sa carrière, elle a dirigé d'importants travaux de recherche dans plusieurs domaines tels que l'économie, les priorités budgétaires, la lutte contre le tabagisme, la promotion de la santé et l'unité nationale, entre autres. Elle était une chef de file de l'élaboration de sondages commandités par les médias, dont le sondage Globe-Environics, et de sondages portant sur des élections et des dossiers particuliers pour le compte de CBC.
  • Elle a occupé de nombreux rôles, dont ceux de présidente de la St. Stephen's Community House, de directrice de Centraide du Grand Toronto, de gouverneure du Conseil de l'unité canadienne (voué à l'unité canadienne et au fédéralisme), de présidente de la table ronde des PDG de la Société Alzheimer du Canada et de conseillère de GreenPac (qui fait la promotion du leadership environnemental).
  • Sa passion à l'égard de la promotion des femmes en politique a guidé en grande partie son militantisme. Elle est cofondatrice et ancienne présidente nationale d'À voix égales, une organisation non partisane visant à faire élire un plus grand nombre de femmes au Canada. Elle siège actuellement au conseil d'administration du Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes, qui fait la promotion de droits égaux pour les femmes. En 2015, elle a cofondé la Campagne en faveur d'un Sénat égal au Canada, une initiative qui favorise la parité des sexes au Sénat. Elle collabore également avec le National Democratic Institute à des enjeux liés aux femmes dans le domaine politique à l'échelle internationale.
  • Elle est actuellement fellow à l'école de politiques publiques et de gouvernance de l'University of Toronto et enseigne au programme de maîtrise. Elle est membre du Comité consultatif des conditions sociales de Statistique Canada.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des affaires sociales, sciences et technologie (SOCI);
    • comité sénatorial permanent de la sécurité nationale et de la défense (SECD);
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM).

Fabian Manning – Conservateur (Terre-Neuve et Labrador)

Photo de Fabian Manning
  • Sénateur Fabian Manning a consacré sa carrière à servir les citoyens de Terre-Neuve et Labrador aux trois paliers de gouvernement. Conseiller municipal à trois reprises pour la ville de St. Brides, le sénateur Manning a été coordonnateur de l'Association de développement de la région de Cape Shore pendant trois ans. Le sénateur Manning a ensuite été élu à trois reprises à l'Assemblée législative de Terre-Neuve et Labrador comme représentant de Placentia - St. Mary's. Il a ensuite été élu député fédéral dans la circonscription d'Avalon aux élections générales de 2006.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des pêches et des océans (Président);
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM);
    • comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles (ENEV);
    • comité sénatorial permanent des droits de la personne (RIDR).

Dawn Arnold – Groupe des sénateurs indépendants (Nouveau-Brunswick)

Photo de Dawn Arnold
  • Dawn Arnold est une fonctionnaire accomplie qui cumule 30 ans d'expérience dans la gouvernance municipale, le développement communautaire et l'édition.
  • Élue mairesse de Moncton en 2016, Mme Arnold a écrit une page d'histoire en devenant la première femme à occuper ces fonctions. À titre de mairesse, elle s'est fait la championne de l'engagement communautaire et de la durabilité environnementale. Elle a mené Moncton vers une croissance rapide, tout en cultivant le caractère dynamique et inclusif de la communauté.
  • Avant d'être mairesse, Mme Arnold a été conseillère générale à la Ville de Moncton de 2012 à 2016. À ce poste, elle s'est acquis une réputation de transparence et de chef de file en matière de développement urbain durable. Elle a occupé des postes importants au sein de divers conseils d'administration, notamment celui de vice-présidente de l'Union des municipalités du Nouveau-Brunswick (caucus urbain), de vice-présidente de l'Association des cités du Nouveau-Brunswick et de présidente du Comité de revitalisation du centre-ville de Moncton. Elle a également travaillé en tant que responsable des publications spécialisées au Musée canadien de la nature à Ottawa, en Ontario, où elle a publié des livres et des magazines éducatifs.
  • Mme Arnold soutient avec enthousiasme les arts et la culture. Durant 15 ans, elle a été présidente du Festival Frye, qui célèbre les auteurs francophones et anglophones du Canada et du monde entier. Elle a également été membre de Français pour l'avenir, une organisation qui établit des dialogues avec des jeunes de partout au Canada afin d'inspirer la confiance, le sens du leadership et la passion pour la langue française et les cultures francophones.
  • Mme Arnold a reçu de nombreuses marques de reconnaissance prestigieuses. Elle a été décorée de l'Ordre du Nouveau-Brunswick, s'est vu décerner la Médaille du jubilé de platine de la reine Elizabeth II et la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, et a été faite chevalière de l'Ordre des Arts et des Lettres du gouvernement de la France. Par ailleurs, elle a reçu le prix de la Femme phénoménale de l'année du Club de femmes de carrières commerciales et professionnelles du Grand Moncton, le prix Women of Influence in Local Government du magazine Municipal World, et le prix Femmes de mérite remis par le YWCA.
  • Mme Arnold est titulaire d'un baccalauréat ès arts (avec distinction) de l'Université de Toronto et a obtenu le titre IAS.A de l'Institut des administrateurs de sociétés.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM);
    • comité sénatorial permanent des affaires sociales, sciences et technologies (SOCI).

Farah Mohamed – Groupe des sénateurs indépendants (Ontario)

Photo de Farah Mohamed
  • Farah Mohamed a été nommée sénatrice le 7 mars 2025. Cadre dans le secteur caritatif, militante et conférencière, elle cumule plus de 30 années d'expérience dans la lutte contre les inégalités systémiques au Canada et ailleurs dans le monde.
  • Mme Mohamed est réfugiée de l'Ouganda dont le parcours l'a menée à consacrer sa vie à la défense des plus vulnérables. Avant d'être nommée sénatrice, elle était présidente-directrice générale de la Fondation du Roi au Canada, un organisme de bienfaisance fondé par Sa Majesté le roi Charles III pour aider les jeunes à surmonter les obstacles qui nuisent à leur employabilité.
  • Ardente défenseure des droits des femmes et des filles, Mme Mohamed a été présidente-directrice générale du Fonds Malala. Dans le cadre de ces fonctions, elle a dirigé les efforts réalisés à l'échelle internationale pour faire avancer la mission de Malala Yousafzai, lauréate du Prix Nobel de la paix qui a à cœur d'instruire des millions de filles. Elle a fondé FORA, auparavant appelé G(irls)20, afin de donner les moyens d'agir aux femmes et aux filles grâce à l'éducation, à l'entrepreneuriat et aux expériences internationales, dans l'objectif de faire naître une nouvelle génération de dirigeantes.
  • Mme Mohamed siège actuellement au conseil d'administration de RefugePoint et du centre Harbourfront de Toronto et elle est conseillère auprès de l'organisation Apolitical. Elle a aussi été une directrice indépendance au sein de divers organismes de bienfaisance, dont la Fondation Trillium de l'Ontario, le Centre des sciences de l'Ontario, le Canadian Club of Toronto, Cameras for Girls et Music Canada.
  • Ses contributions lui ont valu plusieurs prix et distinctions, dont la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, la Médaille du couronnement du roi Charles III et la Médaille du service méritoire. Elle a également figuré au palmarès des 100 femmes les plus influentes de la BBC et au palmarès des 40 femmes de plus de 40 ans à surveiller du magazine Forbes, des immigrantes canadiennes et des 25 femmes d'influence.
  • Mme Mohamed détient un baccalauréat ès arts de l'Université Queen's ainsi qu'une maîtrise ès arts et un doctorat honorifique en droit de l'Université Western.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM);
    • sous-comité du budget des dépenses du Sénat et des budgets des comités.

Paula Simons – Groupe des sénateurs indépendants (Alberta)

Photo de Paula Simons
  • Nommée au Sénat du Canada en 2018, elle est auparavant productrice de radio à CBC ainsi que réalisatrice de documentaires, dramaturge et historienne populaire. Elle travaille pendant 23 ans pour l'Edmonton Journal en tant que journaliste et chroniqueuse, remportant deux National Newspaper Awards, l'un pour le journalisme d'investigation et l'autre pour la rédaction de chroniques. Elle remporte aussi six autres prix nationaux de journalisme pour ses chroniques et ses éditoriaux sur la politique albertaine.
  • Son journalisme lui vaut également des prix et des reconnaissances du Comité canadien de l'UNESCO pour la liberté de la presse dans le monde, de Journalistes pour les droits humains, du Centre de recherche sur les libertés civiles de l'Alberta, de l'Association du Barreau canadien, de l'Association canadienne pour la santé mentale, de l'American Society for Features Journalism et du Conseil historique d'Edmonton.
  • Pour la première fois en 2021, elle est finaliste du Prix du magazine canadien pour sa chronique régulière « On Second Thought L», qui est publiée dans le magazine Alberta Views. Elle anime aussi son propre balado politique, Alberta Unbound.
  • Au cours de la dernière législature, la sénatrice Simons a été vice-présidente du Comité sénatorial permanent de l'agriculture et des forêts, membre du Comité sénatorial permanent des transports et des communications et du Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles.
  • Née et ayant grandi à Edmonton, la sénatrice Simons est titulaire d'un baccalauréat de l'Université de l'Alberta et d'une maîtrise de l'Université Stanford. Elle vit à Edmonton avec son mari.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM);
    • comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles (LCJC).

Julie Miville-Dechêne – Groupe des sénateurs indépendants (Inkerman - Québec)

Photo de Julie Miville-Dechêne
  • Julie Miville-Dechêne a été journaliste, haute-fonctionnaire et est grande défenseure de l'égalité des sexes et des droits des femmes. Elle détient un diplôme de deuxième cycle en prévention et règlement des différends de l'Université de Sherbrooke, une maîtrise en journalisme de la Columbia University et un baccalauréat en science politique de l'Université du Québec à Montréal.
  • Durant plus de 25 ans, La sénatrice Miville-Dechêne a été journaliste à Radio-Canada, où elle a occupé des postes de correspondante à Washington, Toronto, Ottawa et Montréal dans le cadre de bulletins de nouvelles et d'émissions d'affaires publiques. En 2007, elle est devenue la première femme à être nommée ombudsman de Radio-Canada.
  • En 2011, elle a été nommée présidente du Conseil du statut de la femme du Québec. À ce titre, elle conseillait le gouvernement et a contribué à de nombreux rapports de recherche sur des enjeux liés à l'égalité des sexes. La sénatrice Miville-Dechêne a ensuite été représentante du Québec au sein de la Délégation permanente du Canada auprès de l'UNESCO et, en 2017, elle a été nommée par le gouvernement du Québec émissaire aux droits et libertés de la personne.
  • La sénatrice Miville-Dechêne est lauréate du prix Reconnaissance UQAM, du prix Raymond-Charette pour son apport exceptionnel à la diffusion d'un français de qualité et d'un prix aux New York Festivals pour son reportage « Les enfants et le terrorisme ».
  • La sénatrice Miville-Dechêne est co-présidente du Groupe multipartite de lutte contre l'esclavage moderne et la traite des personnes.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles (ENEV) ;
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM) ;
    • comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles (LCJC).

Duncan Wilson – Groupe progressiste du Sénat (Colombie-Britannique)

Photo de Duncan Wilson
  • Nommé au Sénat du Canada en février 2025, l'honorable Duncan Wilson représente la Colombie-Britannique. Le sénateur Wilson est un haut dirigeant qui compte plus de trente années d'expérience dans l'élaboration de stratégies, l'avancement d'initiatives complexes et la promotion de la collaboration dans des environnements aux intérêts multiples. Reconnu pour son expertise dans l'édification de relations de confiance entre des groupes divers, il a systématiquement proposé des solutions innovantes alliant croissance économique, protection de l'environnement et responsabilité sociale.
  • De 2011 à 2024, le sénateur Wilson a été membre de l'équipe de direction de l'Administration portuaire Vancouver Fraser, où il a dirigé des portefeuilles englobant l'environnement, les relations avec le gouvernement et les Autochtones, ainsi que les affaires extérieures du plus grand port du Canada. L'une des pierres angulaires de son travail a été l'établissement de partenariats à long terme avec les communautés autochtones, notamment la négociation réussie d'ententes de relations historiques et de collaborations axées sur des projets précis qui ont favorisé le développement économique et la gérance de l'environnement. Sous sa direction, le Port a acquis une reconnaissance mondiale pour ses initiatives en matière de gérance environnementale et de développement durable.
  • La carrière du sénateur Wilson est marquée par une passion pour le service public et l'inclusion. Il a été un pionnier de la représentation des personnes 2ELGBTQIA+, étant l'un des premiers élus ouvertement homosexuels de Colombie-Britannique dans les années 1990, où il a exercé pendant trois mandats consécutifs les fonctions de commissaire des parcs. Il a été président et membre de longue date du conseil d'administration de la Chambre de commerce du Canada et a siégé à d'autres conseils d'administration, notamment celui du Centre pour le transport maritime responsable Clear Seas, qu'il a fondé. Il a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II et la Médaille du couronnement du roi Charles III.
  • Le sénateur Wilson est titulaire d'un diplôme d'études supérieures en stratégie financière de l'Université d'Oxford, où il a reçu le prix Saïd. Il est également titulaire d'un baccalauréat ès arts en communications et d'un certificat en arts libéraux de l'Université Simon Fraser. En perpétuelle formation, il a suivi le programme avancé de gestion et de leadership de l'Université d'Oxford et le programme de perfectionnement des administrateurs (ICD.D) de l'Institut des administrateurs de sociétés et de l'École de gestion Rotman. Il a également suivi des formations spécialisées pour cadres, notamment dans les domaines de la négociation, de l'immobilier et du transport maritime.
  • Le sénateur Wilson s'intéresse vivement au commerce international, aux affaires étrangères, aux transports et à la réforme réglementaire. Il souhaite aider le Canada à saisir les occasions qui s'offrent à lui pour réaliser son plein potentiel économique à l'échelle mondiale, dans le respect des droits de la personne, de la réconciliation avec les peuples autochtones et de l'environnement.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM);
    • comité sénatorial permanent des affaires étrangères et commerce international (AEFI);
    • comité de sélection.

Réjean Aucoin – Groupe des sénateurs canadiens (Nouvelle-Écosse)

Photo de Réjean Aucoin
  • Réjean Aucoin a pratiqué le droit pour plus de trente ans et est un chef de file reconnu par les membres de la communauté acadienne de Chéticamp et de la Nouvelle-Écosse. Avant de pratiquer le droit, M. Aucoin a exercé le métier de journaliste, de réalisateur radio, d'écrivain et d'agent de développement communautaire. De 2004 à 2007, il a également siégé en tant que commissaire à temps partiel à la Commission des libérations conditionnelles du Canada.
  • Son dynamisme caractéristique et ses convictions envers la population francophone et acadienne l'ont incité à fonder en 1994 l'Association des juristes d'expression française de la Nouvelle-Écosse. M. Aucoin est également le président fondateur du Conseil économique de Chéticamp. Ces deux organismes ont beaucoup aidé au développement et à la vitalité de la communauté acadienne de la région. Il a également été vice-président de la Fédération des associations de juristes d'expression française de common law inc, vice-président de la Société nationale de l'Acadie, vice-président de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, vice-président du Fonds canadien de la radio communautaire et président de l'Alliance des radios communautaires du Canada. Il a également publié quelques livres dont un conte pour enfants, Le tapis du Grand Pré, qui remporta le Prix France-Acadie.Le livre fut adapté en film et remporta le prix d'excellence au Festival du film de l'Atlantique en 1986.
  • Son travail et son implication lui ont valu de nombreuses distinctions, dont le Prix du juriste de l'année 2017 de l'Association des juristes d'expression française de la Nouvelle-Écosse, le Prix de développement communautaire de l'Association du barreau canadien, division Nouvelle-Écosse, et le Prix intervenant communautaire de l'Alliance des radios communautaires du Canada. Il a été désigné bénévole de l'année par la Société Saint-Pierre de Chéticamp et récipiendaire du certificat du mérite Léger-Comeau de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse. Il a également été nommé à l'Ordre de la pléiade, Grade Chevalier.
  • M. Aucoin a été nommé conseiller du Roi en 2014. Il détient un baccalauréat spécialisé en service social et un baccalauréat en droit de l'Université de Moncton.
  • Il vit à Chéticamp avec son épouse, a 2 filles et un petit fils. Il est amateur de ski de fond, de cyclisme, de lecture et de voyages.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM);
    • comité sénatorial permanent de l'énergie, environnement et ressources naturelles (ENEV).

Todd Lewis – Groupe des sénateurs canadiens (Saskatchewan)

Photo de Todd Lewis
  • L'honorable Todd Lewis est depuis toujours un ardent défenseur de l'industrie agricole de la Saskatchewan et un leader dévoué au sein de sa communauté. Agriculteur en Saskatchewan depuis plus de 40 ans, il fait partie de la quatrième génération à travailler à la ferme familiale à Gray, au sud de Regina.
  • Le sénateur Lewis a consacré plusieurs années à prôner le changement et le progrès au sein de l'industrie agricole de la Saskatchewan. Pendant cinq ans, il a été président de l'Association des producteurs agricoles de la Saskatchewan et a siégé à divers comités et groupes de travail. Parmi ceux-ci figurent le Comité chargé de l'environnement de la Chambre de commerce de la Saskatchewan, le Groupe de travail sur la logistique du transport des récoltes établi par Agriculture et Agroalimentaire Canada, le conseil d'administration de la Fondation de recherches sur le grain de l'Ouest et le Groupe consultatif sur l'eau de la Saskatchewan. Il était premier vice-président de la Fédération canadienne de l'agriculture et membre du Comité consultatif agricole du Canadien National.
  • Le sénateur Lewis est un membre actif de sa communauté depuis de nombreuses années. Depuis 1975, il est bénévole au centre coopératif et à la salle commémorative de Gray. Auparavant, il a siégé comme commissaire de conseil scolaire et président du conseil d'administration de la patinoire de sa communauté. Il a également contribué à la vie communautaire en tant que pompier volontaire et membre du conseil d'administration du Service des pompiers volontaires de Riceton. Il a siégé au Conseil municipal de Lajord pendant plus de 20 ans, occupant plus récemment le poste de sous-préfet.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM);
    • comité sénatorial permanent de l'énergie, environnement et ressources naturelles (ENEV).

Jim Quinn – Groupe des sénateurs canadiens (Nouveau-Brunswick)

Photo de Jim Quinn
  • Jim Quinn a été nommé président-directeur général de l'Administration portuaire de Saint John en septembre 2010. Ayant commencé sa carrière en 1973, sur des navires de la Garde côtière et des pétroliers, il possède plus de 30 ans d'expérience dans les secteurs public et maritime du port de Saint John. En 1981, il a réintégré la Garde côtière et, en 1982, il est allé travailler au siège social de l'organisation, à Ottawa, où il a été promu à différents postes de direction, dont ceux de directeur régional de la Région du Centre et de l'Arctique et de directeur général des Programmes maritimes. Ses années à la Garde côtière l'ont amené à visiter de nombreux ports du Canada et du monde entier.
  • Après 23 ans à la Garde côtière, le sénateur Quinn est devenu conseiller principal au Secrétariat des politiques de développement social et au Secrétariat de l'appareil gouvernemental du Bureau du Conseil privé. En 2002, il a été nommé directeur général des Terres au ministère des Affaires autochtones et du Nord. Il a ensuite été promu à différents postes de direction jusqu'à celui de dirigeant principal des finances et sous-ministre adjoint. Le sénateur Quinn a aussi été dirigeant principal des finances à l'Agence canadienne de développement international avant de quitter la fonction publique pour retourner travailler au port de Saint John.
  • Le sénateur Quinn a obtenu un baccalauréat à l'Université Dalhousie et il a aussi les titres de comptable en management accrédité et d'expert-comptable.
  • De 2019 à 2021, il a été président du conseil d'administration de l'Association des administrations portuaires canadiennes. Pendant plusieurs années, il a aussi été président de la délégation canadienne à l'Association américaine des administrations portuaires, dont il a présidé le conseil d'administration en 2015-2016. Le sénateur Quinn est aussi lieutenant-colonel honoraire au sein du 3e Régiment d'artillerie de campagne (The Loyal Company), 5e Division, Armée. Il est membre de plusieurs regroupements d'affaires à Saint John. Il a notamment été membre du conseil d'administration de la Chambre de commerce du Grand Saint John pendant plusieurs années, dont deux (2018-2019) à titre de président. Le sénateur Quinn a fait beaucoup de bénévolat, notamment à titre de membre du conseil d'administration de la Saint John Seafarers Mission de 2010 à 2021.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • sous-comité sur la diversité (DVSC);
    • sous-comité sur les ressources humaines du Comité permanent de la régie interne, des budgets et de l'administration (HRRH);
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM).

René Cormier – Groupe des sénateurs indépendants (Nouveau-Brunswick)

Photo de René Cormier
  • L'honorable René Cormier a fait son entrée au Sénat du Canada le 15 novembre 2016 en tant que sénateur indépendant et non partisan du Nouveau-Brunswick. Formé en musique à l'Université du Québec à Montréal et en théâtre à l'École internationale Jacques LeCoq de Paris, cet artiste multidisciplinaire a occupé de nombreuses fonctions au sein de l'écosystème culturel canadien dont celles de directeur artistique, metteur en scène, comédien, musicien, compositeur, gestionnaire culturel, communicateur et animateur.
  • Le sénateur Cormier œuvre depuis près de quarante ans pour assurer une meilleure intégration des arts et de la culture dans toutes les sphères de la société acadienne et canadienne. On lui a confié la direction musicale et l'animation de plusieurs émissions de variétés à la télévision de Radio-Canada, y compris des rôles avec le Théâtre populaire, le Centre national des arts du Canada, le Congrès mondial acadien 2009 et la direction du bureau des États généraux des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick au sein de l'Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB).
  • Le sénateur René Cormier a aussi assuré la présidence de nombreux organismes nationaux et internationaux dont la Commission internationale du théâtre francophone (CITF), la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF), l'Association des théâtres francophones du Canada (ATFC) et le Conseil des Arts du Nouveau-Brunswick. Il a de plus de siéger à de nombreux conseils d'administration dont TV5 Québec-Canada, la Conférence canadienne des arts et le Festival des arts visuels en Atlantique. Militant acadien de longue date, il a présidé de juin 2015 à sa nomination à la Chambre haute, la Société Nationale de l'Acadie (SNA), l'organisme porte-parole du peuple acadien sur les scènes atlantiques, nationale et internationale.
  • Le sénateur Cormier a reçu de nombreuses marques de reconnaissance au cours de sa carrière dont l'Ordre des Arts et des Lettres de France (2003), l'Ordre des francophones d'Amérique (2008), l'Éloize de l'artiste de l'année en théâtre (2000), le Prix Jean-Claude Marcus pour sa contribution au théâtre francophone au Canada et le prix de gestionnaire de l'année 2000 du Conseil économique du Nouveau-Brunswick.
  • Membre des comité(s) suivant :
    • comité sénatorial permanent des transports et des communications;
    • comité sénatorial permanent des langues officielles.

4. Conflits de travail et article 107

Question

Utilisation de l'article 107 du Code canadien du travail dans les conflits du travail.

Contexte

  • En vertu de l'article 107 du Code canadien du travail (le Code), le ministre du Travail peut déférer toute question au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) ou lui ordonner de prendre les mesures de nature à favoriser la bonne entente dans le monde du travail et à susciter des conditions favorables au règlement des différends.
  • Le texte de l'article 107 est le suivant

Pouvoirs supplémentaires

Article 107 : Le ministre peut prendre les mesures qu'il estime de nature à favoriser la bonne entente dans le monde du travail et à susciter des conditions favorables au règlement des désaccords ou différends qui y surgissent; à ces fins il peut déférer au Conseil toute question ou lui ordonner de prendre les mesures qu'il juge nécessaires.

  • Bien que l'expression « la bonne entente dans le monde du travail » ne soit pas défini dans le Code, elle peut désigner un état de relations harmonieuses entre employeurs et employés, dans lequel les conflits de travail, s'ils surviennent, sont résolus de manière à éviter ou à réduire les arrêts de travail.

Utilisation la plus récente de l'article 107

  • Le 16 août 2025, une grève et un lock-out ont été déclenchés dans le cadre du différend entre Air Canada et la division du transport aérien du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).
  • Le même jour, le 16 août 2025, le ministre du Travail a invoqué l'article 107 du Code et a ordonné au CCRI d'ordonner aux parties de reprendre les opérations de service aérien, d'imposer un arbitrage exécutoire final pour résoudre les modalités en suspens de la convention collective, et de prolonger la durée de la convention collective existante jusqu'à ce que de nouvelles conventions soient déterminées par l'arbitre. Le CCRI a suivi les directives du ministre et a effectivement ordonné la fin du conflit le 17 août 2025.
  • Le SCFP a défié l'ordonnance rendue par le CCRI et est resté en grève, ce qui a conduit l'employeur à déposer une requête auprès du CCRI pour obtenir une déclaration de grève illégale. Le CCRI a déclaré la grève illégale le 18 août 2025, mais le SCFP est resté en grève jusqu'au 19 août 2025, date à laquelle les parties ont conclu un accord de principe.

Faits saillants

  • Depuis 2023, dix renvois en vertu de l'article 107 ont été effectués, dont neuf visaient à mettre fin ou à suspendre temporairement une grève ou un lock-out et/ou imposer un arbitrage. Les renvois les plus récents ont été effectués dans le cadre des conflits de travail suivants :
    • Air Canada (août 2025);
    • Postes Canada (décembre 2024);
    • Ports de la côte ouest (novembre 2024);
    • Port de Montréal (novembre 2024);
    • Port de Québec (novembre 2024);
    • Chemins de fer nationaux du Canada et Chemin de fer Canadien Pacifique Kansas City (août 2024).
  • Les syndicats ont contesté les renvois en vertu de l'article 107 et les ordonnances connexes rendues par le CCRI, qui ont mis fin ou suspendu temporairement les grèves et les lock-out, et ordonné l'arbitrage en 2024 et 2025. Ils ont souligné que les renvois et les ordonnances entravaient le processus significatif de négociation collective, qui comprend le droit de grève, garanti par l'alinéa 2d) de la Charte canadienne des droits et libertés (liberté d'association). La Cour fédérale et la Cour d'appel fédérale sont actuellement saisies de ces contestations.
  • Le 6 octobre 2025, la députée Leah Gazan du Nouveau Parti démocratique a présenté le projet de loi C-247, Loi modifiant le Code canadien du travail. Le projet de loi propose d'abroger entièrement l'article 107 du Code. Mme Gazan est au 39e rang sur la liste portant examen des affaires émanant des députés, ce qui signifie que le projet de loi C-247 ne fait pas partie de l'ordre de priorité.
  • L'établissement de l'ordre de priorité est prévu pour l'hiver ou le printemps 2026 (à confirmer). À ce moment-là, Mme Gazan pourrait sélectionner le projet de loi C-247. Il faut généralement entre 10 et 29 mois pour qu'un projet de loi d'initiative parlementaire reçoive la sanction royale, s'il est adopté par les deux Chambres du Parlement.

Messages clés

Généralités

  • Le droit de grève est fondamental, et le gouvernement appuie pleinement ce pilier du système canadien de relations de travail., Le gouvernement sait que les accords négociés constituent la meilleure voie à suivre.
  • Il incombe toujours aux employeurs et aux syndicats de collaborer pour parvenir à un accord.
  • Le gouvernement soutient les parties par l'intermédiaire du Service fédéral de médiation et de conciliation, qui a été créé pour fournir une aide au règlement des différends et au développement des relations entre les parties relevant du Code canadien du travail.
  • Au cours du dernier exercice 2024 à 2025, le Service fédéral de médiation et de conciliation a réglé 97 % des différends sans arrêt de travail.

Utilisation de l'article 107

  • L'article 107 du Code canadien du travail confère au ministre du Travail le pouvoir de contribuer au maintien de relations de travail stables au Canada. Il permet au ministre de prendre les mesures jugées nécessaires pour préserver la paix industrielle et promouvoir des conditions favorables au règlement des conflits du travail.
  • Pour atteindre ces objectifs, le ministre peut également renvoyer des questions au Conseil canadien des relations industrielles ou demander à celui-ci de prendre des mesures spécifiques lorsque cela est nécessaire.
  • La décision d'invoquer l'article 107 n'est pas prise à la légère et est examinée au cas par cas.
  • Le gouvernement utilise l'article 107 pour mettre fin aux arrêts de travail en dernier recours et uniquement après que les efforts de négociation collective - médiation, conciliation et soutien direct des représentants fédéraux du travail - ont échoué à aboutir à un accord.
  • Le gouvernement a eu recours à l'article 107 pour mettre fin à des arrêts de travail afin d'assurer la paix industrielle et de promouvoir des conditions favorables au règlement des différends lorsque les arrêts de travail avaient des répercussions importantes sur les Canadiens, l'économie canadienne, la sécurité publique et les chaînes d'approvisionnement.
  • L'objectif est d'amener les parties à trouver une solution équitable sans causer de répercussions importantes sur les Canadiens et l'économie canadienne.

Prochaines étapes

  • Le gouvernement actuel s'engage à renforcer les outils de négociation collective et de règlement rapide des différends afin que les interventions au titre de l'article 107 deviennent de plus en plus rares.
  • Le gouvernement continue d'examiner les recommandations de la Commission d'enquête industrielle sur les ports de la côte ouest. En effet, j'ai récemment rencontré les parties pour discuter de cette question importante.
  • Le gouvernement attend avec impatience les résultats de l'étude de ce comité sur l'article 107 du Code et examinera ses conclusions lorsqu'elles seront disponibles.
  • Je suis toujours ouverte à envisager des occasions de renforcer le cadre fédéral des relations de travail en vertu du Code.
  • Je suis déterminée à travailler en collaboration afin de veiller à ce que le Canada dispose de relations de travail justes et équitables ainsi que de milieux de travail sûrs et productifs.

Grands projets

Enjeu

Emploi et Développement social Canada (EDSC) joue un rôle clé dans le soutien à la main‑d'œuvre essentielle à la réalisation de projets structurants pour le pays, notamment en favorisant l'adéquation compétences‑emplois et la formation des compétences en fonction des besoins de l'industrie.

Contexte

  • Le Bureau des grands projets (BGP) a été mis sur pied afin d'accélérer l'approbation, le financement et la réalisation de projets d'intérêt national, en étroite collaboration avec les provinces, les territoires, les peuples autochtones et les investisseurs privés. Ces projets comprennent notamment l'énergie propre, le logement, les ports et les minéraux critiques, et leur réussite dépend de l'accès à une main‑d'œuvre qualifiée, mobile et disponible à mesure que les projets progressent.
  • Le 11 septembre 2025, le premier ministre a annoncé que la première série de projets était renvoyée au BGP pour examen. Le 13 novembre 2025, il a annoncé une deuxième vague de projets structurants pour bâtir l'économie canadienne. Ensemble, ces projets représentent environ 116 milliards de dollars en nouveaux investissements.

Faits saillants

  • Plusieurs grands projets figurant sur la liste du Bureau de gestion des grands projets (MPO) concernent des secteurs qui font déjà face à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Il s'agit notamment de l'exploitation minière, de l'extraction en carrière, de l'extraction de pétrole et de gaz, ainsi que de la construction, où plus de 70 % des entreprises ont déclaré éprouver des difficultés à recruter des travailleurs possédant des compétences techniques, pratiques et professionnelles adaptées. Plus précisément :
  • Le secteur de la construction est l'un des principaux moteurs économiques du Canada, contribuant à environ 162 milliards de dollars (soit environ 7,5 %) au produit intérieur brut (PIB) annuel du Canada et employant plus de 1,6 million de travailleurs. Le secteur soutient le logement, les infrastructures et les chaînes d'approvisionnement et englobe 34 métiers et professions, incluant la construction et la maintenance résidentielles ainsi que la construction industrielle, commerciale et institutionnelle.
  • Le secteur devrait afficher le deuxième plus grand nombre de professions en pénurie, après le secteur des soins de santé.
  • Le secteur de l'énergie, y compris le pétrole, le gaz et l'électricité, a contribué à hauteur de 222 milliards de dollars au PIB et employait 285 600 travailleurs en 2023. La majeure partie de l'électricité canadienne provient de l'hydroélectricité, avec un excédent d'énergie propre exporté vers les États‑Unis. Des possibilités de croissance existent dans le gaz naturel liquéfié ainsi que dans les énergies propres (hydroélectricité, éolien, solaire et nucléaire).
  • Bien que la majorité des professions du secteur de l'énergie soient en situation d'équilibre, des pénuries subsistent dans certains rôles, notamment ceux de mécaniciens de machinerie lourde et de techniciens industriels.
  • En 2023, le secteur minier a contribué directement pour 117 milliards de dollars au PIB du Canada et employait directement environ 430 000 travailleurs. Les retombées indirectes ont ajouté 42 milliards de dollars supplémentaires, pour un total de 159 milliards de dollars (6 % du PIB total du Canada).

Messages clés

  • Pour réaliser le plein potentiel des grands projets - connecter les collectivités, créer des occasions et renforcer le Canada - ces projets doivent avoir accès à une main‑d'œuvre possédant les compétences appropriées. Par exemple :
    • le nouveau projet nucléaire de Darlington nécessite environ 1 600 emplois spécialisés dans les métiers;
    • le projet LNG Canada - phase 2 devrait embaucher 7 000 à 10 000 travailleurs durant la phase de construction;
    • la mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite créera plus de 1 000 emplois.
  • Ces projets exigent des travailleurs spécialisés pour la construction des infrastructures (sou­deurs, tuyauteurs, électriciens), ainsi que des ingénieurs, des géologues et des techniciens miniers, entre autres.
  • EDSC soutient le développement de la main‑d'œuvre grâce à une gamme complète de programmes et d'initiatives d'emploi et de développement des compétences visant à aider les travailleurs et les employeurs à assurer l'adéquation entre les compétences et les emplois, notamment :
    • de l'information exhaustive sur le marché du travail, aux niveaux national et régional;
    • un service public de l'emploi modernisé, facilitant la recherche d'emploi, les candidatures, le jumelage et l'apprentissage en ligne;
    • de nouvelles Alliances sectorielles pour la main‑d'œuvre et un Fonds d'innovation pour la main‑d'œuvre afin de réunir les principaux intervenants dans les secteurs sous pression;
    • des partenariats avec les provinces, les territoires et les titulaires de programmes de formation et d'emploi pour les Autochtones;
    • des soutiens ciblés pour les apprentis, et plus encore.
  • Le message est simple : pour livrer le programme Bâtir le Canada, la main‑d'œuvre doit être au rendez‑vous. Cela signifie investir dans le développement et le soutien des travailleurs qualifiés nécessaires pour répondre à la demande.

Descriptions de projets (au besoin)

Secteur de l'énergie
  • Le projet LNG Canada - Phase 2 permettra d'accroître la capacité existante en doublant la production de gaz naturel liquéfié de LNG Canada. Il vise à attirer 33 milliards de dollars en capitaux privés au Canada, à contribuer à la croissance du PIB et à soutenir l'emploi et la croissance économique dans les collectivités locales.
  • Le projet LNG Canada - Phase 2 devrait embaucher entre 7 000 et 10 000 travailleurs durant la phase de construction, en accordant la priorité aux travailleurs locaux et autochtones. Une fois en exploitation, l'effectif permanent est estimé à environ 300 employés. Pendant la phase de construction, le projet nécessitera des travailleurs spécialisés pour la construction d'infrastructures, notamment des métiers de la construction tels que des soudeurs, des tuyauteurs et des électriciens, ainsi que des manœuvres, des ingénieurs civils et spécialisés en ouvrages lourds, des conducteurs de camions et des agents de surveillance environnementale et de la santé et sécurité.

Projet nucléaire Darlington New Nuclear (Ontario Power Generation), à Bowmanville (Ontario)

  • Le projet nucléaire Darlington New Nuclear fera du Canada le premier pays du G7 à disposer d'un petit réacteur modulaire (PRM) opérationnel, accélérant la commercialisation d'une technologie clé susceptible de soutenir les besoins canadiens et mondiaux en énergie propre, tout en injectant environ 500 millions de dollars par année dans la chaîne d'approvisionnement nucléaire de l'Ontario.
  • Le projet fournira une énergie fiable, abordable et propre à 300 000 foyers et soutiendra environ 200 emplois permanents bien rémunérés, notamment pour des ingénieurs civils et spécialisés en ouvrages lourds ainsi que des professionnels en technologies de l'information, en plus d'environ 1 600 emplois dans les métiers spécialisés durant la phase de construction, incluant des ajusteurs‑monteurs, des chaudronniers et des électriciens. Le projet pourrait positionner le Canada comme chef de file mondial dans la technologie des petits réacteurs modulaires, pour une utilisation à l'échelle nationale et pour l'exportation dès 2030.
Secteur minier

Projet de mine de cuivre McIlvenna Bay Foran (Foran Mining), dans le centre‑est de la Saskatchewan

  • Le projet de mine de cuivre McIlvenna Bay Foran, situé dans l'une des ceintures minérales les plus riches du Canada, fournira du cuivre et du zinc afin de renforcer la position du Canada en tant que fournisseur mondial de minéraux critiques destinés aux énergies propres, à la fabrication de pointe et aux infrastructures modernes.
  • Le projet de mine de cuivre McIlvenna Bay Foran créera des centaines d'emplois (environ 450), stimulera les économies locales en Saskatchewan et au Québec - où le cuivre sera fondu - et comptera parmi les exploitations affichant les plus faibles émissions de sa catégorie. Les besoins actuels du projet concernent l'exploitation minière souterraine et les métiers spécialisés, notamment les mécaniciens, les électriciens, les soudeurs, les opérateurs d'usine (concentrateur) et les techniciens en instrumentation.

Mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite (Nouveau Monde Graphite), à Saint‑Michel‑des‑Saints (Québec)

  • Nouveau Monde Graphite développe une mine de graphite à ciel ouvert qui sera intégrée à une usine de matériaux pour batteries prévue afin de produire du graphite sphérique destiné aux batteries et à d'autres applications de fabrication de pointe. Le graphite est un composant essentiel des applications de défense ainsi que des batteries de véhicules électriques et des systèmes de stockage d'énergie, et constitue un matériau clé pour la décarbonation du secteur des transports.
  • La mine Matawinie de Nouveau Monde Graphite renforcera le pôle émergent des batteries à Bécancour, au Québec, tout en pouvant ouvrir la voie à de futures possibilités liées au graphite partout au Canada. Le projet attirera 1,8 milliard de dollars en investissements et créera plus de 1 000 emplois, tant dans l'exploitation minière directe - notamment pour des ingénieurs, des géologues et des techniciens miniers - que dans des emplois liés aux activités de soutien, tels que les opérateurs de chargeuses sur roues, de camions et de bulldozers.

5. Commission d'enquête sur les relations de travail dans les ports de la côte ouest

Question

Quelles sont les prochaines étapes à la suite de l'enquête sur les conflits de travail avec les débardeurs dans les ports de la côte ouest menés par la Commission d'enquête sur les relations de travail?

Contexte

Conflit dans les ports de la côte ouest

  • En juillet 2023, le conflit de travail entre l'International Longshore and Warehouse Union (ILWU) Canada et la British Columbia Maritime Employers Association (BCMEA) a entrainé une grève de 13 jours dans les ports de la côte ouest. Cet arrêt de travail a paralysé les principales opérations des ports de la côte ouest, notamment celles du port de Vancouver, qui est le plus grand port du Canada et le troisième plus grand port d'Amérique du Nord en termes de volume.
  • Le conflit de travail entre l'ILWU Canada et la BCMEA dans les ports de la côte ouest en juillet 2023 a gravement perturbé l'économie et les chaînes d'approvisionnement du Canada.

Commission d'enquête sur les relations de travail dans les ports de la côte ouest

  • Le 22 avril 2024, une commission d'enquête sur les relations de travail (la Commission) a été nommée en vertu de l'article 108 du Code canadien du travail (le Code) afin de mener un examen complet des problèmes sous-jacents dans les ports de la côte ouest. La Commission, composée de deux personnes, était présidée par Vincent Ready et comprenait Amanda Rogers comme membre.
  • La Commission a présenté son rapport final accompagné de recommandations à l'ancien ministre de l'Emploi et de la Famille le 8 mai 2025.

Conclusions du rapport

  • Le rapport met en évidence plusieurs enjeux sous-jacents ayant des répercussions sur les conflits de travail dans le secteur du débardage dans les ports de la côte ouest du Canada. Il souligne que le secteur du débardage a connu une transformation importante au cours des dernières décennies. Il constate également que les ports de la côte ouest sont confrontés à des défis complexes et à une dynamique en évolution qui ont des incidences sur les négociations collectives.
  • Il suggère que ces défis nécessitent une attention particulière et des mesures afin de garantir un juste équilibre entre les droits des membres syndicaux et les droits des employeurs, ainsi que l'intérêt national du maintien de la stabilité du travail.
  • Le gouvernement étudie attentivement les conclusions et recommandations de la Commission afin de déterminer les prochaines étapes.

Faits saillants

  • Le conflit de travail entre l'ILWU Canada et la BCMEA a déclenché une grève de 13 jours dans les ports de la côte ouest en juillet 2023, qui a gravement perturbé l'économie canadienne et les chaînes d'approvisionnement.
  • L'arrêt de travail a paralysé les principales activités de 30 ports de la côte ouest, dont le port de Vancouver, qui est le plus grand port du Canada et le troisième plus grand port d'Amérique du Nord en termes de volume.
  • La grève des ports de la côte ouest a gravement perturbé l'économie et créé des obstacles importants à la circulation des marchandises. Cela s'est ajouté aux défis auxquels l'économie canadienne était déjà confrontée, y compris la volatilité de la chaîne d'approvisionnement, les incendies de forêt et la pénurie de main-d'œuvre. Le conflit a entravé la circulation de marchandises d'une valeur totale d'environ 10 milliards de dollars, impactant considérablement les chaînes d'approvisionnement canadiennes dans toutes les régions du pays. Les secteurs les plus touchés ont été les transports, l'entreposage, la construction, la fabrication, les ressources naturelles et les commerces de détail.

Message clés

  • Après les perturbations du travail dans les ports de la côte ouest en 2023, le gouvernement a pris des mesures et mis sur pied une Commission d'enquête industrielle chargée d'examiner les problèmes sous-jacents qui continuent de provoquer des conflits dans le secteur du débardage.
  • La Commission avait pour mandat de recommander des solutions pratiques qui respectent la négociation collective et aident les employeurs et les travailleurs à conclure des ententes, sans avoir recours à des arrêts de travail. L'objectif est de soutenir les travailleurs, de réduire les perturbations futures et de maintenir la stabilité des chaînes d'approvisionnement du Canada.
  • La Commission a remis son rapport final en mai 2025. Le gouvernement examine actuellement avec soin ses conclusions et ses recommandations.
  • Afin de faire avancer ce travail, j'ai rencontré les syndicats et les employeurs du secteur du débardage de la côte ouest à la fin du mois de janvier, et une autre fois la semaine passée. L'objectif était d'identifier les domaines dans lesquels les parties peuvent s'entendre et commencer à mettre en œuvre certaines des propositions de la Commission.
  • Les réunions ont été productives et encourageantes. Tous ont convenu que la poursuite du dialogue était essentielle et que la collaboration était le meilleur moyen de trouver des solutions qui profitent à la fois aux travailleurs et à l'industrie.
  • Je me réjouis de poursuivre l'engagement avec ces partenaires importants et j'espère constater des progrès dans leurs travaux visant à résoudre les questions en suspens.

6. Analyse des récents conflits de travail affectant les chaînes d'approvisionnement

Question

Les conflits du travail survenues entre juillet 2023 et novembre 2024 peuvent-ils être considérés comme exceptionnels et leurs répercussions justifient-elles des modifications à la partie I du Code canadien du travail (le Code).

Contexte

  • Entre juillet 2023 et novembre 2024, d'importants blocages portuaires et des fermetures ferroviaires simultanées ont entraîné une série de perturbations largement qualifiées d'« exceptionnelles » ou de « sans précédent ».
  • Ces perturbations font présentement l'objet d'examens menés par des commissions de la Chambre des représentants et du Sénat, qui s'appuient sur les données du Programme du travail pour étayer leurs affirmations concernant les répercussions historiques sur la chaîne d'approvisionnement et les propositions d'amendements à la partie I du Code.

Faits saillants

  • L'analyse de la fréquence des arrêts de travail montre que le cycle 2023-2024 n'est pas significatif d'un point de vue historique.
    • De 1946 à 2024, le nombre annuel moyen d'arrêts de travail dans le secteur des transports sous réglementation fédérale s'élevait à 11,6.
    • En 2023, le nombre moyen d'arrêts de travail était de 6.
    • En 2024, le nombre moyen d'arrêts de travail était de 12.
  • L'analyse du nombre de « jours-personnes non travaillés » (JPNT)Note de bas de page 1 montre également que la période 2023-2024 ne présente pas d'importance historique.
    • De 1946 à 2024, la moyenne annuelle s'élevait à 155 000 JPNT.
    • En 2023, la moyenne annuelle était de 90 000 JPNT.
    • En 2024, si l'on exclut les arrêts de travail à Postes Canada, la moyenne annuelle était de 57 000 JPNT.
  • Un examen des conflits de travail passés montre que des grèves et des lock-out ont déjà entraîné la fermeture de grands ports et de lignes ferroviaires à un rythme soutenu. Un cycle similaire à celui de 2023-2024 s'est produit tout récemment, entre 2018 et 2020, période durant laquelle tous les grands réseaux ferroviaires et ports ont connu des fermetures en l'espace d'environ deux ans.

Messages clés

  • J'y cru comprendre que l'Association des chemins de fer du Canada a comparu devant ce comité en octobre et a présenté les conclusions de son rapport de 2025. Ce rapport faisait état de 62 arrêts de travail en 2023 et 2024, et indiquait que le nombre de jours-personnes perdus avait atteint son plus haut niveau depuis 1966.
  • Les employeurs se réfèrent souvent à ce chiffre de 62 arrêts de travail. Je tiens à préciser que ce chiffre regroupe à la fois les conflits fédéraux et provinciaux et ne reflète donc pas le nombre réel d'arrêts de travail survenus dans les secteurs de la chaîne d'approvisionnement réglementés par le gouvernement fédéral.
  • Je reconnais que les récents arrêts de travail ont mis en évidence des préoccupations concernant la fiabilité de la chaîne d'approvisionnement. Le discours public et parlementaire les a de plus en plus qualifiés comme exceptionnels ou sans précédent.
  • Cependant, si l'on examine les données historiques sur les arrêts de travail, on constate une situation plus cyclique et plus stable.
  • Lorsque l'on recherche des cycles comparables à ce qui s'est passé en 2023 et 2024, on constate que des séries similaires d'arrêts de travail majeurs se sont déjà produites par le passé.
  • S'appuyer sur des données sans en comprendre le contexte risque de simplifier à l'excès la dynamique des perturbations du travail et peut conduire à des réponses politiques motivées par des perceptions plutôt que par des preuves.

7. Port de Montreal

Les relations de travail au port de Montréal

Question

Historique des relations de travail et des négociations collectives entre l'Association des employeurs maritimes (AEM) et le Syndicat des débardeurs, section locale 375 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) - les débardeurs du port de Montréal.

Contexte

  • L'AEM représente les armateurs, les exploitants, les entreprises de manutention et les exploitants de terminaux du port de Montréal. L'AEM agit en tant que représentant des employeurs dans les négociations collectives.
  • La section locale 375 du SCFP représente plus de 1 100 débardeurs du port de Montréal.
  • Les deux dernières séries de négociations collectives entre les parties ont été longues et difficiles, marquées par : des périodes de médiation intensives et prolongées ; de multiples arrêts de travail ; et une escalade des actions syndicales qui n'a finalement pris fin que grâce à l'intervention du gouvernement (loi de retour au travail et renvoi en vertu de l'article 107 - voir ci-dessous).

Faits saillants

  • Cycle de négociations collectives 2018-2022 :
    • la convention collective a expiré le 31 décembre 2018;
    • le Service fédéral de médiation et de conciliation (SFMC) a accompagné les parties dans leurs négociations pendant plus de deux ans et demi, dont 15 mois au cours desquels les parties ont comparu devant le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) au sujet du maintien des activités, ainsi que pendant une trêve de sept mois;
    • le 1er mai 2021, à la suite de multiples arrêts de travail, d'une escalade des actions syndicales et de deux grèves générales, une loi de retour au travail a été adoptée;
    • le 12 mai 2021, un arbitre a été nommé conformément à cette loi, et il a rendu sa sentence le 9 décembre 2022;
    • la nouvelle convention collective est entrée en vigueur immédiatement, avec une date d'expiration fixée au 31 décembre 2023.
  • Négociations collectives 2023-2026 :
    • le SFMC a été désigné pour s'occuper du dossier et a commencé à travailler avec les parties en octobre 2023, avant l'expiration de leur convention collective;
    • les médiateurs fédéraux ont travaillé en étroite collaboration avec les parties pendant plus d'un an;
    • cette ronde de négociations a de nouveau été marquée par une escalade d'actions syndicales de part et d'autre, incluant de nombreuses grèves (grèves successives, refus de faire des heures supplémentaires et grève générale) et des lock-out dans différents terminaux du port de Montréal;
    • le 12 novembre 2024, le ministre du Travail a invoqué l'article 107 du Code canadien du travail et a ordonné au CCRI d'ordonner aux parties de reprendre toutes les opérations et toutes les fonctions au port, de prolonger la convention collective et d'imposer l'arbitrage exécutoire;
    • l'arbitrage est en cours.

Messages clés

  • Cette affaire étant actuellement devant un arbitre, il serait inapproprié de m'exprimer sur les détails.
  • Cependant, ce que je peux dire, c'est que les expériences récentes au niveau fédéral montrent l'importance de régler rapidement les problèmes sous-jacents entre employeurs et syndicats afin d'éviter toute escalade. Le gouvernement s'engage à favoriser des relations de travail stables et constructives en utilisant les outils prévus par le Code canadien du travail.

8. Conflits de travail en cours et à venir

Question

Soutien du gouvernement fédéral aux conflits de travail en cours.

Contexte

  • Le Service fédéral de médiation et de conciliation (SFMC) offre des services de règlement des différends, sous forme de médiation et de conciliation, aux syndicats et aux employeurs du secteur privé sous réglementation fédérale pendant les négociations collectives.
  • Les parties assujetties à la partie I du Code canadien du travail doivent obligatoirement recourir aux services du SFMC avant d'acquérir le droit de grève ou de lock-out.
  • Le SFMC offre également des services de développement des relations de travail et de résolution des conflits pendant la durée des conventions collectives (par exemple, médiation de griefs, ateliers de formation, discussions ou interventions facilitées). Ces services visent à améliorer les relations de travail et à résoudre les désaccords pendant la durée de la convention et avant le début des négociations collectives.

Faits saillants

  • En 2024‑2025, le SFMC a apporté son soutien dans plus de 225 différends liés à la négociation collective.
  • En 2024-2025, 97 % de tous les différends pour lesquels le SFMC est intervenu (et réglés au cours de l'exercice) ont été réglés sans arrêt de travail.
  • Au cours de ce même exercice, le SFMC a réalisé un total de 76 interventions en développement des relations de travail.

Messages clés

  • Le gouvernement soutient fermement le processus de négociation collective et estime que les meilleures ententes sont conclues par les parties elles‑mêmes à la table de négociation.
  • Il incombe toujours aux employeurs et aux syndicats de travailler ensemble afin de parvenir à une entente. Le Service fédéral de médiation et de conciliation est disponible pour offrir un soutien lorsque nécessaire. En fait, les parties assujetties au Code canadien du travail doivent travailler avec le SFMC avant d'acquérir le droit de grève ou de lock-out.
  • Au cours de l'exercice 2024‑2025, les médiateurs fédéraux ont apporté leur soutien dans plus de 220 différends liés à la négociation collective, et 97 % de tous les différends réglés durant cet exercice l'ont été sans arrêt de travail.
  • Le gouvernement suit de près les négociations en cours ainsi que les échéances prochaines des conventions collectives. Le Service fédéral de médiation et de conciliation apporte un soutien aux parties dans leurs négociations.

9. La loi américaine sur le travail dans les chemins de fer (US Railway Labor Act)

Question

Examiner la possibilité de s'inspirer des pouvoirs dont dispose le président des États-Unis pour intervenir dans les conflits de travail du secteur privé et évaluer si une telle autorité pourrait être appliquée dans le contexte canadien.

Contexte

  • Aux États-Unis, le président peut suspendre les arrêts de travail dans la plupart des secteurs privés, pendant une période déterminée, lorsqu'une grève ou un lock-out présente un risque pour la santé ou la sécurité nationale.
  • Les lois américaines régissant le travail s'appliquent de manière générale à l'ensemble des secteurs, principalement par le biais de la loi nationale sur les relations du travail (National Labor Relations Act), de la loi sur les relations patronales-syndicales (Labor Management Relations Act) et de la loi sur le travail dans les chemins de fer (Railway Labor Act).
  • Ces lois autorisent l'intervention présidentielle dans des circonstances limitées, telles que les situations d'urgence nationale. En revanche, le Code canadien du travail (le Code) ne s'applique qu'aux secteurs sous réglementation fédérale.
  • Le président ne peut pas mettre fin à un arrêt de travail ni imposer l'arbitrage.
  • Le Code ne confère pas au premier ministre ou au ministre du Travail un pouvoir comparable de reporter un arrêt de travail.

Faits saillants

  • Si ces pouvoirs pouvaient élargir l'éventail des outils fédéraux permettant de faire face aux arrêts de travail perturbateurs, la mise en place de pouvoirs présidentiels à l'américaine pour autoriser le report d'un événement nécessiterait un travail législatif et juridique considérable, notamment en ce qui concerne les critères, les garanties et les mécanismes de contrôle.
  • Contrairement aux États-Unis, la Charte canadienne des droits et libertés (la Charte) protège le droit à une négociation collective effective, y compris le droit de grève (alinéa 2d)). Tout pouvoir d'intervention devrait éviter toute « ingérence substantielle » dans les droits protégés par la Charte.
  • Compte tenu des contestations potentielles au titre de la Charte, des répercussions sur l'équilibre des négociations entre employeurs et syndicats, et des dispositions existantes du Code relatives au maintien des activités, de telles modifications n'ont pas été recommandées dans le contexte canadien.

Messages clés

  • Aux États-Unis, le président ne peut suspendre certaines grèves dans le secteur privé que dans des situations d'urgence nationale bien précises. La législation fédérale canadienne en matière de travail ne prévoit pas de pouvoir équivalent.
  • Le cadre des relations de travail au Canada se distingue du modèle américain. Ici, le droit à une négociation collective effective, y compris le droit de grève, est protégé par la Charte des droits et libertés.
  • L'introduction d'un tel pouvoir représenterait un changement important dans l'approche canadienne des relations de travail et pourrait affecter l'équilibre entre les employeurs et les syndicats.

10. Services essentiels

Question

L'adoption du projet de loi 89 au Québec et les récents arrêts de travail dans des secteurs clés ont mis en évidence la nécessité d'examiner si le fait de désigner certains services comme essentiels dans le Code canadien du travail pourrait atténuer l'impact des conflits de travail à l'avenir.

Contexte

Services essentiels

  • Le Code canadien du travail (le Code) ne désigne aucun secteur comme essentiel et ne confère pas au ministre du Travail ni au gouvernement le pouvoir de désigner des services ou des secteurs comme essentiels.
  • La partie I du Code comporte deux articles traitant de la poursuite de certaines activités pendant une grève ou un lock-out : l'article 87.4 (maintien des activités) et l'article 87.7 (service aux navires céréaliers).

Maintien des activités

  • L'article 87.4 du Code exige que les employeurs et les syndicats relevant de la réglementation fédérale poursuivent toute activité nécessaire pour prévenir un danger immédiat et grave pour la sécurité ou la santé du public.
  • Des modifications ont été apportées au Code afin d'améliorer les processus de maintien des activités par le biais du projet de loi C-58, qui est entré en vigueur le 20 juin 2025.
  • En vertu des nouvelles règles, les employeurs et les syndicats doivent conclure une entente de maintien des activités dans les 15 jours suivant la remise d'un avis de négociation. S'ils ne parviennent pas à s'entendre, le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) décidera quelles activités, le cas échéant, doivent être maintenues. Un avis de grève ou de lock-out ne peut être émis tant qu'une entente de maintien des activités n'a pas été conclue entre les parties ou qu'une décision n'a pas été prise par le CCRI.

Services aux navires céréaliers

  • L'article 87.7 du Code exige que les syndicats et les employeurs des secteurs du déchargement et de la navigation/du transport maritime connexes continuent d'assurer le service des navires céréaliers pendant les grèves et les lock-out légaux.
  • Cette exception a été ajoutée au Code en 1998, à la suite de l'examen de la partie I du Code réalisé en 1995 par le groupe de travail Sims, afin de garantir le transport du grain pendant les conflits de travail dans le secteur du déchargement portuaire.
  • L'article 87.7 est la seule disposition du Code qui oblige les parties à poursuivre une activité particulière pendant un arrêt de travail. D'autres activités peuvent être maintenues; toutefois, les parties doivent conclure une entente de maintien des activités pour que cela soit possible.

Projet de loi 89

  • Le projet de loi 89 du Québec, intitulé « Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out », a été adopté le 29 mai 2025 et est entré en vigueur le 30 novembre 2025. Il impose aux parties de maintenir des services minimaux afin d'éviter des répercussions disproportionnées sur la sécurité sociale, économique ou environnementale en cas de grève ou de lock-out.
    • Le projet de loi confère de nouveaux pouvoirs au ministre du Travail du Québec et au Tribunal administratif du travail (le tribunal du travail du Québec) pour déterminer et maintenir un niveau minimal de services pendant une grève ou un lock-out.
    • De plus, en cas de désaccord entre les parties, le ministre peut déclarer une grève ou un lock-out illégal, imposer un arbitrage exécutoire et infliger des sanctions pécuniaires importantes aux contrevenants.
  • Les principaux syndicats québécois ont engagé des procédures judiciaires pour faire déclarer la loi inconstitutionnelle. On ignore quand les décisions seront rendues.

Approches provinciales en matière de services essentiels

  • Au-delà du Québec, de nombreuses provinces canadiennes ont mis en place une législation interdisant à certains employés du secteur public de faire grève. Ces restrictions s'appliquent généralement, mais pas toujours, aux policiers et aux pompiers. Dans ces circonstances, d'autres mécanismes, tels que l'arbitrage d'intérêt exécutoire, sont prévus pour résoudre une impasse dans les négociations collectives.

Faits saillants

  • Les récents arrêts de travail dans les principaux ports et chemins de fer ont conduit les parties prenantes à demander l'intervention du gouvernement en raison des répercussions négatives sur l'économie et la réputation du Canada en tant que partenaire commercial fiable.
    • Le 9 septembre 2024, Fertilizer Canada a écrit au ministre pour lui demander de modifier l'article 87.7 du Code afin d'accorder aux engrais le même statut de protection qu'aux céréales, en invoquant les risques persistants pour la chaîne d'approvisionnement.
    • La Coalition des expéditeurs de l'Ouest canadien a également proposé une dérogation pour les services ferroviaires et portuaires en ajoutant un nouvel outil au Code afin d'éviter les arrêts de travail en cas d'échec des négociations collectives.
  • Entre octobre et novembre 2025, diverses parties prenantes ont comparu devant le Comité sénatorial permanent des transports et des communications pour plaider en faveur de :
    • élargir les critères de maintien des activités afin de tenir compte des répercussions économiques;
    • désigner les services essentiels dans les secteurs ferroviaire et maritime afin de garantir un niveau minimal d'exploitation des ports et des chemins de fer en cas de grève ou de lock-out;
    • mettre en place des mécanismes plus solides pour éviter ou mettre fin aux arrêts de travail.

Messages clés

  • Afin de garantir que les grèves et les lock-out ne mettent pas en danger la santé et la sécurité du public, le Code canadien du travail exige que les syndicats et les employeurs maintiennent les activités nécessaires pour prévenir tout danger immédiat et grave pour la sécurité ou la santé du public pendant un arrêt de travail.
  • Le Code ne désigne aucune industrie comme étant essentielle et ne confère pas non plus au ministre du Travail ou au gouvernement le pouvoir de déclarer des services ou des industries comme étant essentiels.
  • Je reconnais que le comité a entendu un large éventail d'opinions sur cette question. Certaines parties prenantes ont plaidé pour que le gouvernement désigne des matières spécifiques, comme la potasse et le propane, comme essentielles.
  • D'autres sont allés plus loin, proposant que l'ensemble du secteur ferroviaire ou tous les travailleurs de la chaîne d'approvisionnement soient considérés comme essentiels pendant les arrêts de travail. Ces propositions reflètent des préoccupations importantes concernant les répercussions économiques des arrêts de travail.
  • Je tiens à vous assurer que le gouvernement s'engage à travailler en collaboration avec les employeurs et les syndicats pour renforcer les relations de travail, améliorer la stabilité de la main-d'œuvre et soutenir les employeurs et les travailleurs au Canada.

Prochaines étapes

  • J'ai hâte d'examiner les résultats de l'étude de ce comité et d'en prendre connaissance lorsqu'ils seront disponibles.
  • Je suis toujours disposée à examiner les possibilités de renforcer le cadre fédéral des relations de travail prévu par le Code.

11. Compétences requises pour les membres du Conseil canadien des relations industrielles

Question

Les membres nommés au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) doivent-ils posséder une expertise spécialisée en matière de chaînes d'approvisionnement et un éventail plus large de compétences afin de renforcer la capacité globale du CCRI?

Contexte

  • Le CCRI est un tribunal indépendant, représentatif et quasi judiciaire dont le mandat consiste à régler les conflits de travail et certains appels découlant du Code canadien du travail (le Code), de la Loi sur le statut de l'artiste et de la Loi sur le Programme de protection des salariés.
  • Le président et les vice-présidents, ainsi que les membres représentant les employeurs et les employés sont nommés par le gouverneur en conseil (GEC) au moyen de décrets.
  • Le ministre du Travail recommande au GEC la nomination du président, des vice-présidents et des membres représentant les employeurs et les employés à la suite de consultations (paragraphes 10(1) et 10(2) du Code).
  • Le Code ne prévoit qu'une seule exigence en matière de compétences : la présidente et les vice-présidents doivent posséder de l'expérience et de l'expertise en relations industrielles (paragraphe 10(5) du Code).
  • Le 19 novembre 2025, la présidente du CCRI, Maryse Tremblay, a comparu devant le Comité sénatorial permanent des transports et des communications (TRCM). Le sénateur Jim Quinn a interrogé la présidente sur les compétences requises pour les membres du CCRI et sur la nécessité pour ceux-ci d'avoir de l'expérience dans des secteurs spécifiques.
    • La présidente a indiqué que le Code ne prévoit aucune exigence quant à la représentation d'un secteur particulier ou à l'expérience dans un secteur particulier pour la nomination des membres du CCRI.
  • Le 26 novembre 2025, le sénateur Jim Quinn a posé une question similaire à l'honorable Lisa Raitt, C.P., qui comparaissait à titre de témoin individuel devant le Comité TRCM. Il a demandé si le CCRI devrait inclure des membres ayant une expérience dans les chaînes d'approvisionnement et un meilleur éventail de compétences dans le processus de nomination. Mme Raitt a exprimé son soutien à cette suggestion.

Faits saillants

  • Le Conseil est actuellement composé d'un président, de huit vice-présidents à temps plein et de deux vice-présidents à temps partiel, de deux membres représentant les employeurs à temps plein et d'un membre représentant les employeurs à temps partiel, ainsi que de deux membres représentant les employés à temps plein et d'un membre représentant les employés à temps partiel.

Messages clés

  • Comme l'a indiqué Mme Tremblay lors de sa comparution devant ce comité en novembre dernier, le Code canadien du travail n'exige pas que les membres du CCRI aient de l'expérience dans un secteur particulier.
  • Le Code exige uniquement que le président et les vice-présidents possèdent une expérience et une expertise en matière de « relations industrielles ».
  • Le Code exige également que le ministre du Travail consulte les organisations patronales et syndicales avant de recommander des membres représentant les employeurs et les employés au GEC.
  • Ces exigences garantissent que le CCRI dispose d'une expertise en matière de relations industrielles et d'une représentation équilibrée.

12. Enquête sur le travail non rémunère dans le secteur aérien

Question

Quels sont les résultats de l'enquête sur le travail non rémunéré dans le secteur aérien?

Contexte

  • La partie III du Code canadien du travail (le Code) établit des normes relatives aux conditions d'emploi, notamment la durée du travail, le paiement des salaires, les congés, les congés annuels, les jours fériés et les droits en cas de cessation d'emploi. Environ 1 020 000 employés sont assujettis à la partie III du Code, employés par quelque 18 500 employeurs du secteur privé sous réglementation fédérale et sociétés d'État.
  • La partie III ne définit pas ce qui constitue le « travail ». Mais le Programme du travail a élaboré des interprétations, des politiques et des guides (IPG) qui clarifient la signification du terme « travail » afin d'assurer une interprétation uniforme du Code. La définition du travail énoncée dans l'IPG sur la durée du travail comprend le temps de formation, le temps de déplacement exigé par l'employeur, le temps où l'employé est à la disposition de l'employeur sur le lieu de travail et doit attendre que celui-ci lui assigne du travail, et le temps passé en pause mais où il est tenu de demeurer à la disposition de l'employeur.
  • Pour les agentes et agents de bord, dont environ 90 % sont syndiqués, la définition du travail et la rémunération correspondante sont négociées entre les employeurs et les agents négociateurs bien qu'ils doivent respecter les normes minimales établies dans le Code et ses règlements.
  • En 2015, la composante d'Air Canada du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a accepté une structure de rémunération dans le cadre de sa précédente convention collective avec Air Canada. Cet accord a entraîné des allégations de travail non rémunéré.
  • Tout récemment, le 19 février 2026, un arbitre a finalisé la nouvelle convention collective des agents de bord d'Air Canada.

Faits saillants

  • Le 18 août 2025, la ministre de l'Emploi et des Familles a annoncé le lancement d'une enquête dans le secteur aérien, par le moyen de consultations visant à déterminer si la rémunération des agentes et agents de bord respecte les exigences du Code.
  • Le rapport initial, Enquête sur le travail non rémunéré dans le secteur aérien : Phase I - Ce que nous avons entendu, publié le 12 février 2026, ne conclut pas à un manquement systémique à l'échelle du secteur au respect des normes du Code concernant la rémunération. Cependant, les consultations ont révélé des domaines, notamment ceux concernant les agentes et agents de bord à temps partiel et débutants, où les pratiques de rémunération peuvent poser problème. De plus amples données sont nécessaires pour évaluer pleinement ces préoccupations.
  • L'enquête passe maintenant à la phase suivante.
    • En janvier 2026, une inspection a été lancée auprès d'un employeur soupçonné de non-conformité des normes salariales. L'inspection est toujours en cours, mais l'employeur coopère et a modifié ses systèmes de rémunération.
    • Le 19 février 2026, le Programme du travail a tenu une séance d'information spéciale avec les principaux intervenants, les compagnies aériennes et les syndicats. Par la suite, un courriel a été envoyé aux compagnies aériennes leur demandant d'effectuer des auto-vérifications de conformité salariales. La date limite pour fournir les résultats au Programme du travail est le 22 mai 2026.
    • Dans le cadre de cette initiative, le gouvernement continuera à examiner la manière dont le terme « travail » est défini et appliqué dans le Code. Cela comprendra toute conclusion pouvant découler de l'étude du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences et du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) sur la définition du « travail ».

Messages clés

  • Le gouvernement du Canada prend au sérieux les allégations concernant le travail non rémunéré. L'été dernier, l'une des principales préoccupations soulevées par les agentes et agents de bord d'Air Canada était qu'une partie de leur travail n'était pas rémunérée. En réponse à ces allégations, j'ai lancé une enquête sur le travail non rémunéré dans le secteur aérien, en mettant l'accent sur les pratiques de rémunération des agentes et agents de bord.
  • Le rapport initial de l'enquête ne conclut pas à un manquement à l'échelle du secteur au respect des normes du Code concernant la rémunération. Il met toutefois en évidence certains domaines où les pratiques en matière de rémunération méritent d'être examinées de plus près.
  • En conséquence, j'ai demandé au Programme du travail de mener un examen approfondi, notamment en invitant le secteur aérien à réaliser des vérifications internes de conformité salariale, en effectuant des inspections et en enquêtant sur toute plainte. Cet examen approfondi fournira les informations nécessaires pour évaluer la conformité des structures de rémunération avec les heures travaillées.
  • J'ai également demandé au Programme du travail de déterminer comment la notion de « travail » est définie et appliquée dans ce secteur en vertu du Code. Les intervenants clés du secteur sont mobilisés afin d'acquérir une compréhension commune des protections salariales, de leur application concrète et des mesures de soutien offertes aux employés.
  • Le Canada ne peut être fort que si nous travaillons ensemble pour garantir des milieux de travail équitables et sécuritaires. Je remercie tous les participants d'avoir partagé leurs expériences et leurs points de vue, et j'encourage la poursuite de la collaboration pour la prochaine étape de l'analyse.

13. Protection des travailleurs à la demande relevant de la compétence fédérale / Classification erronée / Chauffeurs incorporés

Enjeu

Lutter contre les erreurs de classification des employés dans le secteur du transport routier et protéger les travailleurs à la demande relevant de la compétence fédérale en vertu du Code canadien du travail.

Contexte

  • On parle de classification erronée lorsque des employeurs traitent à tort des employés comme des entrepreneurs indépendants, les privant ainsi de leurs droits et protections fondamentaux. Cela expose les travailleurs à des situations précaires et de vulnérabilité économique.
  • Dans le secteur du transport routier, les chauffeurs routiers dont le statut professionnel a été classé de manière erronée peuvent se voir privés de leurs droits syndicaux, des mesures de protection en matière de santé et de sécurité, des normes minimales du travail (telles que le salaire minimum, les congés payés, les heures supplémentaires et les congés annuels) et des prestations telles que l'assurance-emploi.
  • La classification erronée engendre également une concurrence déloyale pour les employeurs qui respectent la loi.
  • Depuis 2021, le Code canadien du travail interdit de considérer des employés comme des travailleurs autonomes afin d'échapper à certaines obligations. Un projet pilote mené en Ontario a révélé l'existence d'une classification erronée généralisée dans le secteur du transport routier, ce qui a conduit à une augmentation du financement fédéral et à la création d'une équipe d'inspection spécialisée
  • Les modifications législatives de juin 2024 ont renforcé les interdictions prévues aux parties I, II et III du Code et ont instauré une présomption selon laquelle tous les travailleurs - y compris les travailleurs à la demande - sont considérés comme des salariés, sauf si l'employeur prouve le contraire. Les véritables entrepreneurs indépendants ne sont pas concernés.
  • Afin d'améliorer l'application de la loi, la Loi d'exécution du budget de 2024 a permis la mise en place d'un nouveau mécanisme de partage de données entre EDSC et l'ARC, qui est en vigueur depuis mars 2025. D'autres modifications législatives ont été introduites dans la Loi d'exécution du budget de 2025 afin de permettre à l'ARC de partager des renseignements confidentiels sur les contribuables avec EDSC.
  • Le Programme du travail et le Programme des travailleurs étrangers temporaires ont également conclu un PE visant à échanger des informations sur la conformité des employeurs, y compris les enquêtes et les plaintes, afin de mieux cibler l'application de la loi dans le secteur du transport routier.

Faits saillants

  • Le secteur du transport routier, réglementé au niveau fédéral, compte plus de 8 000 employeurs et 260 000 employés, ainsi qu'environ 31 800 chauffeurs routiers indépendants constitués en société.
  • Depuis sa création en avril 2023 jusqu'au 18 février 2026, l'équipe nationale chargée des erreurs de classification a réalisé plus de 910 inspections et mené 600 actions de sensibilisation.
  • Plus de 80 % des employeurs non conformes ont accepté volontairement de reclassifier correctement leurs chauffeurs; les autres ont reçu des ordres de conformité ou des sanctions administratives pécuniaires.
  • Depuis sa création jusqu'au 18 février 2026, 38 ordres de conformité et 37 sanctions administratives pécuniaires ont été émis.
  • L'équipe collabore également avec des partenaires fédéraux et provinciaux pour sensibiliser davantage les chauffeurs aux postes de pesée à travers le Canada. Elle mène des opérations conjointes depuis la fin 2024 dans plusieurs provinces, sensibilise les chauffeurs et recueille des informations sur les cas potentiels de classification erronée.

Messages clés

  • Le gouvernement du Canada s'engage à protéger les droits des travailleurs et à veiller à ce que tous les employeurs respectent des pratiques de travail équitables.
  • La classification erronée des travailleurs - en particulier dans le secteur du transport routier - reste une priorité absolue, car elle porte préjudice aux travailleurs, engendre une concurrence déloyale et sape la confiance dans le marché du travail.
  • C'est pourquoi notre gouvernement a décidé d'agir. Le budget de 2025 a prévu un investissement de 77 millions de dollars sur quatre ans pour permettre à l'Agence du revenu du Canada de sévir contre les employeurs qui classifient à tort leurs employés.
  • Le Code canadien du travail est clair : la classification erronée des travailleurs est illégale. Tous les travailleurs sont présumés être des employés, sauf preuve du contraire. Cela fait peser la responsabilité sur les employeurs tout en préservant le statut des véritables entrepreneurs indépendants.
  • Enfin, le budget 2025 a réaffirmé l'engagement du gouvernement à sévir contre les employeurs qui enfreignent le Code canadien du travail, en augmentant considérablement les sanctions infligées aux contrevenants. Ces mesures renforceront la protection des travailleurs et garantiront une concurrence loyale pour les employeurs qui respectent les règles.

Ce que nous avons accompli jusqu'à présent

  • Au cours des deux dernières années, le Programme du travail a :
    • inspecté plus de 910 employeurs;
    • organisé plus de 600 séances de sensibilisation et de formation;
    • imposé des sanctions et pris d'autres mesures coercitives à l'encontre des employeurs qui n'ont pas respecté le Code canadien du travail;
    • mené une opération éclaire dans la région du Grand Toronto au début du mois de décembre 2025, qui a donné lieu à 188 inspections; bien que les résultats ne soient pas encore connus, un certain nombre d'employeurs ont été identifiés comme ayant commis des erreurs de classification.

Collaboration avec nos partenaires

  • Nous travaillons en étroite collaboration avec nos partenaires fédéraux et provinciaux partout au pays.
  • Notre présence aux postes de pesée de camions et au port de Montréal contribue à sensibiliser les chauffeurs et à détecter les cas potentiels de classification erronée.
  • Nous échangeons également des informations avec des partenaires clés, notamment l'Agence du revenu du Canada, afin de soutenir une action coordonnée visant à mettre fin à la classification erronée.

Pourquoi c'est important

L'attention que le Programme du travail continue de porter au secteur du transport routier protège les travailleurs, favorise une concurrence loyale et contribue à rehausser les normes dans l'ensemble du secteur.

14. Les services de Service Canada dans les deux langues officielles

Question

La présente note a pour objectif de décrire comment Service Canada s'acquitte de ses obligations ministérielles en matière de langues officielles en vertu de la Loi sur les langues officielles dans la prestation de services en ligne, par téléphone et en personne

Contexte

  • Service Canada offre un point d'accès unique à un large éventail de services, de prestations et de renseignements gouvernementaux.
  • Service Canada s'acquitte de ses obligations en matière de langues officielles en vertu de la partie IV (Communications avec le public et prestation des services) de la Loi sur les langues officielles en offrant à ses clients des services de qualité égale dans les deux langues officielles.
  • Les services et les renseignements sont offerts en personne, en ligne, par téléphone, par la poste et dans les collectivités partout au pays dans les deux langues officielles.

Considérations

Services numériques

Toutes les communications et tous les services offerts au public par le biais de systèmes numériques, y compris les sites Web gouvernementaux tels que Canada.ca, ainsi que d'autres plateformes et technologies connexes disponibles au public, sont fournis simultanément dans les deux langues officielles et d'une manière qui garantit une qualité égale entre les deux langues officielles.

Centres d'appels

  • La solution technologique des centres d'appels de Service Canada est conçue pour intégrer la prestation de services dans les deux langues officielles au sein d'un seul système, permettant ainsi aux clients de sélectionner leur langue officielle de choix dès qu'ils joignent le centre d'appels.
  • Tous les centres d'appels utilisent des numéros sans frais qui accueillent les appelants avec un enregistrement bilingue, assurant ainsi que le service dans les deux langues officielles est disponible dès le début de l'appel.
  • Afin d'assurer que les services téléphoniques soient offerts simultanément et de qualité égale dans les deux langues officielles, Service Canada surveille les temps d'attente en fonction de la langue officielle choisie par le client.
    • Par exemple, la norme de service établie pour le centre d'appels 1800 O-Canada exige que les agents répondent dans un délai de 18 secondes dans 80 % des cas. Depuis le début de l'exercice 2025-2026 jusqu'à présent, le centre d'appels a répondu à 1,6 million d'appels, dont 22 % en français et 78 % en anglais. Les utilisateurs francophones et anglophones ont connu des temps d'attente moyens équivalents : 18 secondes pour les appels en français et 17 secondes pour les appels en anglais.
Pour l'exercice financier 2025-2026 à ce jour, le tableau ci-dessous présente le volume d'appels reçus par les centres d'appels et les temps d'attente pour certains autres programmes :
Centres d'appels Volumes d'appels Normes de services Niveau de Service cumul annuel 2025-2026
(au 27 février 2026)
Pourcentage de volume
Français
Pourcentage de volume
Anglais
Temps d'attente moyen (en minutes)
Français
Temps d'attente moyen (en minutes)
Anglais
Assurance-emploi 5,3 millions 80 % des appels liés à l'AE doivent être répondus par un agent dans un délai de 10 minutes 82,16 % 23.7 % 76.3 % 6 5
Régime de pensions du Canada et services de sécurité de la vieillesse (RPC/SV) 2,8 millions 80 % des appels liés au RPC/SV doivent être répondus par un agent dans un délai de 10 minutes 43,08 % 18.9 % 81.1 % 20 16
Services du Régime canadien de soins dentaires (RCSD) 1,6 millions 80 % des appels liés au RCSD doivent être répondus par un agent dans un délai de 10 minutes 61,27 % 31.3 % 68.7 % 12 10
Services de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées (PCPH) 256,6 milliers 80 % des appels liés à la PCPN doivent être répondus par un agent dans un délai de 10 minutes 67,46 % 11.4 % 88.6 % 9 8

En personne

  • La désignation linguistique des bureaux de Service Canada est déterminée selon les critères établis par la Loi sur les langues officielles et le Règlement sur les langues officielles.
  • L'un des principes clés de la partie IV est que les membres du public ont le droit de communiquer avec les institutions fédérales et de recevoir des services dans la langue officielle de leur choix lorsque la vocation du bureau le justifie ou lorsqu'il existe une demande importante pour des communications et des services dans cette langue.
  • Le seuil de demande requis pour offrir des services bilingues est établi par le Règlement sur les langues officielles.
  • Service Canada a récemment terminé l'examen de la désignation linguistique de tous les points de service en personne, en utilisant les données les plus récentes du recensement, dans le cadre de l'Exercice de révision de l'application du Règlement sur les langues officielles dirigé par le Secrétariat du Conseil du Trésor. À la suite de cet exercice, 62 bureaux de Service Canada à travers le Canada ont été nouvellement désignés comme bilingues.
  • À l'heure actuelle, sur 334 sites, 172 sont bilingues et 162 sont unilingues.
    • Parmi les 172 sites bilingues, 10 sont désignés bilingues de façon volontaire par EDSC afin de mieux servir les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
    • Dans tous les bureaux désignés bilingues, les clients sont accueillis dans les deux langues officielles afin d'indiquer la disponibilité des services bilingues. Les clients sont ensuite servis en conséquence dans la langue officielle de leur choix.
  • Service Canada offre également un Service d'interprétation téléphonique (SIT) qui permet aux clients des bureaux désignés unilingues d'obtenir une interprétation téléphonique en direct lorsqu'ils demandent des services dans la langue officielle minoritaire. Le SIT fournit des services de traduction dans plus de 100 langues, y compris les langues autochtones, dans tous les bureaux de Service Canada pour les clients qui en font la demande.
  • De plus, Service Canada offre un service d'interprétation vidéo à distance (IVD) dans ses 334 bureaux, facilitant ainsi l'accès aux services pour les clients sourds ou malentendants grâce à la Langue des signes américaine et à la langue des signes québécoise.
  • Les Services mobiles et de liaison aux communautés (SMLC) élargissent la portée de Service Canada en aidant les populations qui font face à des obstacles géographiques, culturels ou autres pour accéder aux services. Les SMLC offrent l'accès aux programmes, services et prestations dans les deux langues officielles au sein des communautés où les clients vivent et passent leur temps, en accordant une attention particulière aux clients vulnérables.

Messages clés

  • Service Canada offre des services aux clients dans les deux langues officielles dans l'ensemble de ses modes de prestation, conformément à la partie IV (Communications avec le public et prestation des services) de la Loi sur les langues officielles.
  • Le Ministère a récemment revu la désignation linguistique de tous ses points de service en personne. À la suite de cet exercice, 62 bureaux de Service Canada à travers le Canada ont été nouvellement désignés bilingues.
  • La désignation linguistique des bureaux reflète désormais mieux la réalité canadienne actuelle et répond plus adéquatement aux besoins des communautés de langue officielle en situation minoritaire.

15. Conseil consultatif tripartite

Question

Le Conseil consultatif tripartite du Programme du travail tiendra sa première réunion le 12 mars 2026. Il aura comme mandat d'agir à titre d'organisme consultatif composé de représentants de groupes d'employeurs et d'employés, qui fourniront des conseils à la ministre et au secrétaire d'État (Travail) sur les questions émergentes afin d'améliorer le processus d'élaboration des politiques fédérales en matière de travail.

Contexte

  • Le Conseil consultatif contribuera à rendre la politique fédérale du travail plus réactive face aux questions émergentes au sein du monde du travail, notamment en :
    • étudiant et échangeant sur les points de vue et des expériences des domaines suivants :
      • les relations industrielles;
      • les normes du travail;
      • la santé et la sécurité au travail;
      • les affaires nationales et internationales du travail;
      • la diversité et l'équité sur le lieu de travail;
      • d'autres questions liées au lieu de travail et au travail; et
    • fournissant des avis indépendants sur des questions soumises à l'examen.
  • Les membres du Conseil consultatif s'efforceront de travailler en collaboration afin de fournir au Programme du travail des conseils qui reflètent leur expertise et leur expérience variées. Les membres s'entreprendront à trouver des terrains d'entente possibles et de respecter les autres membres et leurs points de vue.
  • À l'exception du sous-ministre, les membres seront sélectionnés par la ministre et/ou le secrétaire d'État (Travail) suivant des recommandations reçues des organisations syndicales représentatives, des associations d'employeurs et des organisations représentant les travailleurs non syndiqués.

Faits saillants

  • La réunion inaugurale est prévue le 12 mars 2026 dans la région de la capitale nationale.
  • Les membres qui devraient participer à la réunion inaugurale sont les suivants :
    • Bea Bruske, présidente du CTC;
    • Lana Payne, présidente nationale, Unifor;
    • Magali Picard, présidente, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec;
    • Derrick Hynes, président et chef de la direction, ETCOF;
    • Michelle Llambías Meunier, présidente et chef de la direction, Conseil du patronat du Québec;
    • Goldy Hyder, président et chef de la direction, Conseil canadien des affaires.
  • Les membres exercent leurs fonctions sans rémunération.

Messages clés

  • La voix des travailleurs et des employeurs est essentielle envers nos efforts pour bâtir une économie forte et soutenir la main-d'œuvre de demain.
  • Le Conseil renforcera la coopération et contribuera à rendre la politique fédérale du travail plus réactive aux nouveaux enjeux. Il permettra aux intervenants de partager leurs expériences et enjeux spécifiques et formera une tribune privilégiée pour le dialogue, la coopération et la recherche de consensus, où le gouvernement du Canada sollicitera l'avis sur les questions liées au milieu de travail et au travail qui revêtent une importance fédérale, nationale ou internationale.
  • Composé de représentants des travailleurs et des employeurs, le Conseil travaillera en collaboration afin de fournir des conseils qui reflètent leur expertise et leur expérience variées.
  • Il devrait se réunir tout au long de l'année, sa réunion inaugurale ayant lieu le 12 mars 2026.

Détails de la page

2026-06-30

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