Le point sur la mise en œuvre
Sommaire
L’intervention globale et pangouvernementale du Canada à la crise du fentanyl produit des résultats mesurables.
Nos interventions ciblent tous les aspects de la crise : faire progresser des lois déterminantes en vue de leur adoption, collaborer avec nos partenaires américains pour renforcer la sécurité aux frontières, perturber les réseaux criminels et les chaînes d’approvisionnement en précurseurs, financer les ressources liées à la prévention, au traitement, au rétablissement, ainsi que d’autres services de soutien communautaires, et prendre des mesures coordonnées dans le cadre de partenariats solides et durables.
La population canadienne commence à constater les fruits de ces efforts :
Entre les mois de janvier et de décembre 2025Footnote 1, une diminution de 23 % des décès liés aux opioïdes a été signalée parallèlement à une réduction du nombre d’hospitalisations pour intoxication aux opioïdes.
Au cours de la dernière année :
l’Agence des services frontaliers du Canada a saisi environ 1,37 kg de fentanyl à la frontière
la Gendarmerie royale du Canada a saisi 134,65 kg de fentanyl dans l’ensemble du pays
4 930 accusations et arrestations liées au fentanyl ou à ses analogues ont été enregistrées
Cette mise à jour sur l’état d’avancement rend compte des progrès réalisés et des résultats obtenus sous trois thèmes : la lutte contre le crime organisé et les chaînes d’approvisionnement illicites, l’appui aux collectivités les plus touchées par la crise, et le renforcement de la collecte de données, de la surveillance et du suivi des résultats. Elle fournit également une liste concrète des prochaines étapes.
Cibler le crime organisé
Le commerce illégal de fentanyl est contrôlé par des réseaux criminels transnationaux sophistiqués qui s’adaptent rapidement aux changements et aux pressions exercées par les forces de l’ordre. Dans le cadre de son intervention, le Canada a tenu compte de cette complexité en renforçant les contrôles à la frontière canado-américaine, en perturbant la circulation des précurseurs, en renforçant la sécurité portuaire, en améliorant la capacité d’intervention des forces de l’ordre et en remontant la piste de l’argent.
Frontière canado-américaine renforcée
Grâce à son Plan frontalier doté d’un budget de 1,3 milliard de dollars, le Canada a renforcé ses capacités de première ligne ainsi que ses mesures de surveillance et d’interdiction. Selon les données du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, moins de 0,1 % des saisies de fentanyl ont lieu dans la région frontalière nord des États-Unis.
Déploiement de nouveaux outils de surveillance à la frontière : L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a déployé des numériseurs mobiles aux points d’entrée alors que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a élargi l’utilisation des drones le long de la frontière, mis sur pied une force opérationnelle de renseignement aérien composée d’hélicoptères Blackhawk, de drones et de tours de surveillance mobiles, et lancé un projet pilote de lutte contre les drones en collaboration avec le service américain Homeland Security Investigations à Niagara. Ces outils renforcent la capacité du Canada à détecter et à intercepter le fentanyl, d’autres drogues et les précurseurs chimiques avant qu’ils ne franchissent la frontière. Entre avril 2025 et juin 2026, l’ASFC a saisi environ 1,37 kg de fentanyl à la frontière.
Capacité accrue : L’embauche de 1 000 nouveaux agents de l’ASFC et 1 000 nouveaux agents de la GRC est en cours en vue de renforcer la capacité du gouvernement fédéral à contrer les menaces transfrontalières et à mener des enquêtes à leur sujet, ainsi que de consolider davantage les capacités de la Police fédérale. En date d’août 2026, l’ASFC avait embauché environ 180 agents et en comptait environ 140 en formation au Collège de l’ASFC, à Rigaud. À la GRC, le recrutement est en pleine expansion grâce à un plan triennal élaboré à la suite d’un examen approfondi de la réforme du recrutement.
Capacité ajoutée de détection du fentanyl aux points d’entrée : L’ASFC a déployé ses premières équipes maîtres-chiens spécialisées dans la détection du fentanyl, qui viennent s’ajouter aux plus de 80 unités de maîtres-chiens déjà en place aux points d’entrée. Grâce à ces capacités, l’ASFC a procédé à plus de 31 000 saisies de drogues illicites.
Perturber la circulation des précurseurs
Obtention d’engagements préliminaires au plus haut niveau concernant le contrôle et le partage de renseignements : Le premier ministre a obtenu des engagements de la part de la Chine et de l’Inde pour renforcer le contrôle des précurseurs. En mai 2026, la Chine a mis en place de nouveaux moyens pour contrôler les exportations des produits chimiques précurseurs à destination du Canada, des États-Unis et du Mexique, alors que l’Inde a accepté de créer des postes de liaison en matière d’application de la loi pour transmettre des renseignements en temps réel sur le détournement de précurseurs. Ensemble, ces engagements renforcent la coordination internationale et les contrôles à la source.
Recours à un régime renforcé de contrôle des précurseurs pour bloquer les importations : Grâce aux nouveaux pouvoirs que lui confère le projet de loi C-12 récemment adopté (Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada), le Canada a pu contrôler en temps opportun un précurseur chimique pouvant servir à la fabrication d’opioïdes synthétiques illégaux ainsi que deux opioïdes synthétiques. Ces pouvoirs sont entrés en vigueur le 5 juin 2026. Ce processus accéléré permet au Canada de suivre le rythme auquel évolue le marché des drogues.
Surveillance réglementaire accrue : Santé Canada a renforcé la surveillance grâce à des modifications apportées à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances et au Règlement sur les précurseurs (décembre 2025) afin de réduire le risque de détournement des précurseurs chimiques vers des marchés illégaux. Ces mesures, maintenant en vigueur, comprennent de nouveaux contrôles à l’importation des presses à comprimés et de leurs composants, ainsi que de nouvelles exigences en matière de déclaration pour les entreprises détenant une licence, ce qui permet de mener des inspections plus fréquentes et ciblées auprès des opérateurs manipulant des précurseurs chimiques à haut risque, notamment les précurseurs du fentanyl.
Renforcer la sécurité maritime et portuaire
Élargissement de la capacité d’application de la loi dans le secteur maritime : Grâce au projet de loi C-12, la Garde côtière canadienne détient désormais de nouveaux pouvoirs pour appuyer les enquêtes sur le trafic de drogues par voie maritime, ce qui comble des lacunes de longue date en matière de sécurité maritime et permet aux partenaires de recueillir, d’analyser et de partager des renseignements sur le crime organisé le long des côtes et des voies navigables du Canada.
Harmonisation des ressources d’application de la loi au port de Vancouver : Les opérations des Forces conjointes du secteur riverain ont été relancées au port de Vancouver, ce qui a permis de réunir la GRC, l’ASFC et la police municipale au sein d’un seul modèle coordonné axé sur la lutte contre la contrebande de drogues et de précurseurs. Cette présence intégrée permet de combler les lacunes juridictionnelles et rend l’exploitation d’un des ports les plus achalandés du Canada plus difficile pour les trafiquants.
Établissement de la sécurité portuaire en tant que priorité du G7 : Au cours de sa présidence du G7, le Canada a fait de la sécurité portuaire une priorité commune du G7. Les dirigeants du G7 ont ainsi convenu de créer un nouveau réseau portuaire G7+ pour lutter contre le trafic de drogues.
Renforcer notre position en matière d’application de la loi
Renforcement de la coopération nord-américaine : Par l’entremise de la force de frappe conjointe canado-américaine, les autorités canadiennes et américaines ciblent les réseaux de production et de trafic de fentanyl, tandis qu’un engagement renouvelé avec le Mexique et les responsables du Dialogue nord-américain sur les drogues a donné lieu à des engagements visant la sécurité frontalière et postale, la lutte contre le trafic d’armes à feu et la collaboration en matière de surveillance des eaux usées.
Équipes d’application de la loi spécialisées élargies : Des équipes intégrées de lutte antidrogue de la GRC ont été mises en place dans les quatre régions de la Police fédérale et travaillent en collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux. De plus, la création d’équipes régionales intégrées de lutte antidrogue a été annoncée en Ontario et en Colombie-Britannique, et la création de telles équipes dans les autres provinces et territoires est à l’étude. Les investissements consacrés à la Cellule opérationnelle conjointe de renseignement (COCR) ont permis d’accroître le partage de l’information entre les partenaires d’application de la loi. Ces équipes positionnent des enquêteurs spécialisés à proximité des lieux de production et de trafic de drogues synthétiques.
Résultats des mesures d’application de la loi axées sur le renseignement : Entre avril 2025 et juin 2026, les organismes d’application de la loi canadiens ont procédé à 4 930 accusations et arrestations liées au fentanyl ou à des analogues du fentanyl, et la GRC a saisi 134,65 kg de fentanyl dans l’ensemble du pays. Par l’entremise de la Réponse intégrée canadienne au crime organisé (RICCO), les forces de l’ordre et les partenaires des trois paliers de gouvernement partagent de l’information et définissent les priorités des opérations de lutte contre les réseaux criminels présentant une menace particulièrement importante. Les initiatives dirigées par la RICCO, y compris la Campagne de lutte contre le fentanyl 2.0 en 2025, ont permis de saisir 386 kg de fentanyl et plus de 270 kg de précurseurs chimiques, ce qui a empêché ces substances de pénétrer dans la chaîne d’approvisionnement en drogues illicites. Ces efforts s’inscrivent dans le cadre d’activités plus générales ciblant le trafic illicite de drogue qui ont mené à la saisie de près de 6 000 kg de cocaïne et de plus de 1 700 kg de méthamphétamine. En outre, la nouvelle COCR a réuni des organismes chargés de la sécurité et des partenaires d’application de la loi pour cibler les activités transnationales du crime organisé, le blanchiment d’argent et le trafic de drogue, ainsi que pour améliorer la sécurité à la frontière.
Renforcement des outils de justice pénale : Grâce au projet de loi C-12, ainsi qu’aux projets de loi C-14 (Loi sur des mesures de réforme concernant la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine) et C-16 (Loi visant à protéger les victimes), le Canada a pris des mesures visant à appuyer les enquêtes et les procédures judiciaires, à instaurer des règles plus strictes en matière de mise en liberté sous caution et des peines plus sévères, à lutter contre le financement illicite, et à renforcer les outils permettant de démanteler les réseaux de trafic de drogues et de les priver du produit de leurs activités criminelles.
Pouvoirs d’accès aux données numériques proposés : Le crime organisé utilise de plus en plus des espaces numériques cryptés pour mener ses activités. Le projet de loi C-22 (Loi concernant l’accès légal proposée) permettrait de moderniser le régime d’accès légal du Canada et de donner aux responsables de l’application de la loi des outils à jour pour mener des enquêtes sur le renseignement et sur les activités criminelles. Ces pouvoirs aideraient les enquêteurs à suivre le rythme de l’utilisation des communications numériques par le crime organisé.
Utilisation des listes des entités terroristes pour améliorer les outils d’enquête : En février 2025, le gouvernement du Canada a inscrit sept organisations criminelles transnationales sur la liste des entités terroristes en vertu du Code criminel. Ces organisations produisent du fentanyl, terrorisent des civils et se livrent à des activités de trafic de drogues qui constituent une menace pour la sécurité nationale du Canada. Cette liste fournit aux responsables de l’application de la loi des outils plus robustes pour mener des enquêtes, engager des poursuites, geler des avoirs, perturber le financement et appliquer des infractions liées au terrorisme.
Suivre la piste de l’argent
Renforcement des capacités en matière de renseignement financier : Dans le cadre de la Mise à jour économique du printemps, plus de 17 millions de dollars sur 4 ans seront consacrés au Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) pour accélérer la production de renseignements financiers liés au fentanyl afin de soutenir les enquêtes sur des infractions sous-jacentes graves, notamment celles liées au trafic de fentanyl. L’ASFC a également lancé une unité de transparence des opérations commerciales pour détecter le blanchiment d’argent par voie commerciale. Ensemble, ces mesures permettent de détecter rapidement les mouvements suspects de marchandises et de fonds liés au commerce de fentanyl et d’en tirer des renseignements utiles.
Création d’une agence spécialisée contre les crimes financiers : Le projet de loi C-29 (Loi constituant l’Agence contre les crimes financiers proposée) permettra au gouvernement canadien de mettre en place une agence contre les crimes financiers chargée d’enquêter sur les crimes financiers sophistiqués, comme le blanchiment d’argent, les fraudes graves et les crimes majeurs liés aux marchés financiers, ainsi que de démanteler les structures financières du crime organisé. Ce qui permet de combler une lacune de longue date en matière de renseignement, d’enquête et d’application de la loi dans ce domaine complexe de l’activité criminelle. Cela permettra d’améliorer les capacités du Canada en matière d’enquêtes et d’application de la loi dans ce domaine complexe de la criminalité.
Renforcement des partenariats public-privé en matière de renseignement : Les banques sont des partenaires essentiels pour détecter l’argent issu d’activités criminelles. Le Partenariat intégré sur le renseignement en matière de blanchiment d’argent permet à la GRC de collaborer avec les principaux agents de diverses grandes institutions financières chargés de la lutte contre le recyclage des produits de la criminalité pour soutenir le partage autorisé de renseignements sur le blanchiment d’argent et le crime organisé.
Lutter contre la crise des drogues illicites dans les collectivités
Investissement dans des solutions axées sur les collectivités : Les investissements fédéraux soutiennent les initiatives locales visant à prévenir la consommation de drogues, à offrir des traitements et des services de rétablissement, à réduire les risques, ainsi qu’à prévenir la violence liée aux armes à feu et aux gangs de rue. Parmi les principales sources de financement, citons le Fonds d’urgence pour le traitement de 150 millions de dollars et le Programme sur l’usage et les dépendances aux substances de plus de 762 millions de dollars de Santé Canada, le Programme de prévention de la consommation de substances chez les jeunes de l’Agence de la santé publique du Canada de 12,9 millions de dollars, ainsi que le Fonds pour bâtir des communautés plus sécuritaires de 157,5 millions de dollars de Sécurité publique Canada. Des projets pilotes ciblés menés à Ottawa, à Winnipeg, à Edmonton et à Victoria mettent à l’essai des approches adaptées au contexte local visant à réduire les troubles sociaux, à prévenir la criminalité et à renforcer la résilience des collectivités.
Renforcement des mesures d’accompagnement et prise en charge des populations vulnérables : Certains groupes sont confrontés à des préjudices, des risques et des obstacles disproportionnés pour accéder à des soins. Service correctionnel Canada propose des programmes sur mesure afin d’aider les personnes relevant du système correctionnel fédéral remises en liberté à effectuer une transition plus harmonieuse vers les services de santé provinciaux et territoriaux ainsi que vers d’autres services, tels que les services de logement, d’aide à l’emploi et de traitement en milieu communautaire à la suite d’une détention. Dans le cadre de la Mise à jour économique du printemps, le gouvernement a également annoncé un investissement de 794 millions de dollars pour renforcer le Programme des services de santé non assurés afin d’améliorer l’accès aux services de counseling en santé mentale et aux services connexes des Premières Nations et des Inuits.
Protection des communautés autochtones et isolées contre les drogues acheminées par la poste : Grâce aux modifications proposées à la Loi sur la Société canadienne des postes dans le cadre du projet de loi C-2 (Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière), le gouvernement du Canada propose à obtenir de nouveaux pouvoirs afin que les organismes de l’application de la loi, agissant aux termes d’une autorisation judiciaire, puissent intercepter les envois de courrier et de messagerie contenant des drogues illicites. Ces mesures sont essentielles pour arrêter la circulation du fentanyl avant qu’il n’atteigne les communautés canadiennes, en particulier les communautés nordiques, isolées et autochtones, qui sont exposées à un risque accru en raison de leur accès limité aux services sociaux et de santé.
Mesurer ce qui compte
Suivi de la baisse du taux de mortalité : Entre janvier et décembre 2025, le Canada a enregistré une diminution de 23 % des décès liés aux opioïdes, parallèlement à une réduction du nombre d’hospitalisations pour intoxication liées aux opioïdes. L’Agence de la santé publique du Canada a mené des activités nationales de surveillance des facteurs à l’origine de cette diminution avec l’aide d’experts renommés pour analyser et expliquer ce changement, ainsi que pour éclairer l’élaboration de mesures stratégiques. Ensemble, ces initiatives ont permis de mieux comprendre les facteurs influençant les tendances récentes, de cerner les principales lacunes en matière de données et de mettre en évidence les possibilités d’action concernant l’approvisionnement en drogues toxiques, la prévention en amont et les approches communautaires.
Amélioration des capacités d’expertise judiciaire : Les nouveaux laboratoires du Centre canadien d’analyse des drogues (CCAD) situés à Vancouver et à Toronto ont été inaugurés en mai 2026. Ils apportent un soutien complémentaire aux laboratoires existants du Service d’analyse des drogues de Santé Canada en proposant des analyses spécialisées des drogues de synthèse qui correspondent aux efforts déployés aux États-Unis. Le CCAD effectue des analyses criminalistiques approfondies pour déterminer les liens entre les échantillons, et ainsi mieux comprendre comment et où les drogues sont produites et distribuées, ce qui permet aux organismes d’application de la loi de mieux cerner l’évolution des marchés des drogues synthétiques.
Accroissement des sources de données en temps réel pour intervenir rapidement : L’Initiative de Surveillance nationale des drogues dans les eaux usées (SNDEU) gère actuellement 64 sites de collecte répartis dans 8 provinces et 3 territoires, soit plus du double des 30 sites participants en 2025, et dispose d’un tableau de bord destiné au public présentant les tendances relatives aux nouvelles substances (mis à jour chaque trimestre).
Regroupement des données pour avoir une vue d’ensemble : Aucune suite unique de données ne raconte toute l’histoire. Grâce au système canadien de surveillance des drogues et des substances (SCSDS), les données liées aux saisies, à la surveillance du Web, à l’analyse des eaux usées et à d’autres sources sont intégrées afin de fournir une image plus complète de la consommation de drogues illégales au Canada. Cette approche à plusieurs volets peut mettre en lumière plus rapidement les changements au niveau de l’approvisionnement en drogues illicites avant que celles-ci ne fassent des victimes, ce qui contribue à gérer la crise, et non pas à en recenser seulement les conséquences.
Prochaines étapes
Les drogues toxiques faisant encore environ 15 victimes quotidiennement, il reste beaucoup de travail à faire. Un large éventail de mesures est déjà en cours de mise en œuvre, et voici quelques-unes des prochaines étapes clés qui s’appuient sur ces efforts soutenus :
Renforcement de la sécurité à la frontière et élargissement des activités d’application de la loi : L’ASFC et la GRC poursuivront leurs efforts pour recruter et former 1 000 nouveaux agents au sein de chaque organisation. En prenant appui sur le succès rencontré en Ontario et en Colombie-Britannique, des équipes régionales intégrées de lutte antidrogue seront déployées dans plusieurs provinces et territoires. Afin de renforcer davantage la sécurité aux points d’entrée maritimes et aériens du Canada, Transports Canada a lancé des consultations publiques sur les changements proposés pour renforcer les habilitations de sécurité en matière de transport pour certains employés de ce secteur. Les modifications apportées au Programme d’habilitation de sécurité en matière de transport visent à combler les lacunes possibles relatives à la sécurité publique à l’échelle des corridors de transport au Canada.
Lutte contre les précurseurs grâce à la collaboration internationale et à un meilleur suivi : Le Canada continuera de collaborer avec plusieurs pays, y compris les États-Unis et le Mexique, dans le cadre du Dialogue nord-américain sur les drogues et d’autres mécanismes opérationnels, afin de mettre un terme au commerce illégal de précurseurs. D’ici l’automne 2026, l’ASFC prendra des mesures pour améliorer le suivi des précurseurs du fentanyl. En 2027, le Canada renforcera sa coopération avec la Chine en matière de lutte contre les substances narcotiques, notamment par l’entremise du Groupe de travail sur l’application de la loi.
Renforcement de la sécurité publique et nationale, ainsi que des cadres de justice pénale au Canada : Nous poursuivrons les travaux parlementaires sur les projets de loi C-22 et C-29 à l’automne 2026 en vue de leur adoption, ce qui permettra de moderniser les modalités d’accès légal aux données et de créer l’Agence de lutte contre les crimes financiers. Nous étudierons également de nouvelles réformes en matière de justice pénale afin de faciliter les enquêtes et les poursuites visant des actes criminels complexes.
Utilisation de données pour garder une longueur d’avance : Nous renforcerons et élargirons la portée de nos systèmes d’alerte précoce et de nos capacités de surveillance au moyen de la Surveillance nationale des drogues dans les eaux usées (SNDEU) et du Système canadien de surveillance des drogues et des substances (SCSDS) afin d’améliorer notre capacité à prévoir les fluctuations en ce qui concerne l’approvisionnement de drogues illégales et à conserver une longueur d’avance relativement à la planification des interventions en matière de santé et de sécurité. Le Canada continuera également à tenir à jour son tableau de bord destiné au public présentant les données sur la lutte contre le fentanyl chaque trimestre et à élaborer, d’ici l’hiver 2026, des mesures de performance pour évaluer les progrès réalisés.
