La contamination des poissons d’eau douce par les substances toxiques – 5e édition
État : Intermédiaire
Tendance : Détérioration depuis 2016 pour le mercure, stable pour les BPC, les penta-BDE et les dioxines et furanes et inconnue pour le PFOS.
Rédaction :
Denis Laliberté – Direction du suivi et de l’évaluation de l’état des milieux aquatiques, Direction principale de la qualité des milieux aquatiques,
Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Renseignements sur les droits d’auteur
No de cat. : En78-5/2026F-PDF
ISBN : 978-0-660-99483-3
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510-234 rue Donald
Winnipeg, Manitoba
R3C 1M8
Canada
Courriel : water-eau@cwa-aec.gc.ca
© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par le Président de l’Agence de l’eau du Canada et la ministre responsable de l’Agence de l’eau du Canada, 2026.
Publié avec l’autorisation du ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec
© Gouvernement du Québec, 2026
Also available in English under the title: Toxic contamination of freshwater fish – 5th edition
Faits saillants
Durant la période 2019-2024, pour les espèces et les tailles étudiées, les teneurs en mercure dans la chair de poissons excédaient occasionnellement la directive de Santé CanadaNote de bas de page 1 alors que celles en sulfonate de perfluorooctane (PFOS) dépassaient fréquemment les critères de protection de la faune terrestre piscivore du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).Note de bas de page 2 Les teneurs des autres substances toxiques demeuraient inférieures aux critères et aux valeurs de référence pour la consommation humaine.
Problématique
Cet indicateur présente le niveau de contamination par le mercure, les biphényles polychlorés (BPC), les polybromodiphényléthers (PBDE), les dioxines et furanes et les substances perfluoroalkylées (SPFA) de la chair du doré jaune, du grand brochet et de la perchaude ainsi que du meunier noir entier au lac Saint-François, au lac Saint-Louis et au lac Saint-Pierre pour la période 2014-2024 (figure 1). L’échantillonnage des poissons est réalisé à une fréquence de trois à cinq ans dans le cadre du Réseau de suivi ichtyologique (RSI). L’indicateur permet d’établir des recommandations sur la consommation de poissons issus de la pêche sportiveNote de bas de page 3 et d’évaluer le risque que court la faune piscivore d’absorber ces substances toxiques bioaccumulables et persistantes dans l’environnement.
Figure 1 : Les stations d’échantillonnage des poissons dans le lac Saint-François, le lac Saint-Louis et le lac Saint-Pierre de 2014 à 2024
Description de la figure 1
But de la figure
- Illustrer l’emplacement des stations d’échantillonnage des poissons le long du fleuve Saint‑Laurent et de certains affluents, entre le secteur de Montréal (à l’ouest) et Québec (à l’est).
- Indiquer, pour chaque station numérotée, si elle a été échantillonnée ou non échantillonnée au cours de la période 2014 à 2024 (selon la légende).
Étendue géographique
- Portion centrale et est du sud du Québec axée sur le couloir fluvial du Saint‑Laurent.
- Villes repères visibles : Montréal, Varennes, Sorel‑Tracy, Trois‑Rivières, Bécancour, Québec.
- Principaux cours d’eau visibles (libellés bleus) : Fleuve Saint‑Laurent (axe principal), rivière des Outaouais (extrême sud‑ouest, en dehors du tracé principal), rivière des Prairies, rivière Richelieu, rivière Saint‑Maurice, rivière Bécancour, rivière Nicolet, rivière Yamaska, rivière L’Assomption, entre autres affluents secondaires.
Éléments cartographiques et habillage
- Orientation : flèche du nord indiquée dans le coin supérieur gauche.
- Échelle graphique : barre graduée (0–25–50 km) dans le bas gauche.
- Carte de localisation (incrustation, coin supérieur gauche) : situe l’aire d’étude à l’intérieur du Québec (encadré rouge).
- Fond : relief en niveaux de gris; réseau hydrographique en bleu.
- Logo et crédits en bas à droite : Gouvernement du Québec
Légende – signification des symboles
- Titre de la légende : « Station d’échantillonnage des poissons ».
- Deux symboles :
- Échantillonnée (2014–2024) : cercles bleu foncé (remplis).
- Non échantillonnée (2014–2024) : cercles bleu pâle à contour (peu ou pas remplis).
- Les stations sont numérotées de 1 à 20 le long du fleuve, d’ouest en est.
Distribution des stations (d’ouest en est)
- Secteur Montréal / aval immédiat : stations 1 à 11 disposées le long du chenal du Saint‑Laurent, incluant des points proches de Montréal et Varennes.
- Secteur Sorel‑Tracy et lac Saint‑Pierre : stations 12 à 16 autour de Sorel‑Tracy, du lac Saint‑Pierre et vers Trois‑Rivières.
- Secteur Bécancour : station 17 près de la rive sud, à la hauteur de Bécancour.
- Couloir vers Québec : stations 18 à 20 réparties entre la confluence de grands affluents (p. ex. rivière Saint‑Maurice) et l’agglomération de Québec (station 20 en amont immédiat de la ville).
- Tendance visuelle : la plupart des stations se concentrent le long du chenal principal du Saint‑Laurent; un petit nombre se trouvent près des confluences ou élargissements (lac Saint‑Pierre).
Lecture et contrastes
- Les numéros (1–20) sont inscrits à l’intérieur ou à proximité des cercles.
- Le contraste entre le bleu des cours d’eau, le gris du relief et les cercles bleus permet d’identifier clairement le réseau hydrographique et les stations.
- Les toponymes des rivières et des villes sont en bleu (cours d’eau) et en noir (localités), avec une taille de police hiérarchisée selon l’importance.
Principales sources de contamination
Mercure
Présent naturellement dans le roc, l’air et l’eau, le mercure est aussi rejeté dans l’environnement par des sources industrielles. En effet, il est disséminé dans l’environnement par l’intermédiaire d’une multitude de produits de consommation et la combustion du pétrole, de l’huile et du charbon notamment.Note de bas de page 3 Note de bas de page 4
BPC
Les BPC constituent une catégorie de produits chimiques organiques dont les usages ont longtemps été multiples. Ces composés sont interdits d’usage au Canada depuis 1980. Ils doivent exclusivement leur présence à l’activité humaine. Les BPC ont été utilisés dans des équipements hydrauliques et électriques.Note de bas de page 3 Note de bas de page 5
PBDE
Les PBDE ont été ajoutés dans différentes matrices plastiques et résines synthétiques ainsi que dans des fibres textiles pour réduire l’inflammabilité d’une foule de produits de consommation, matériaux de rembourrage de meubles, boîtiers d’appareils électroniques, pièces d’automobiles, etc. Les PBDE ont fait l’objet d’une élimination progressive de leur utilisation entre 2006 et 2012.Note de bas de page 3 Note de bas de page 6
Dioxines et furanes
Les dioxines et les furanes se forment en très petites quantités comme impuretés lors de la production de certains pesticides ou du blanchiment au chlore dans les usines de pâtes et papiers. Ils sont aussi formés lors de l’incinération de certains déchets municipaux et industriels et d’incendies où se trouve du matériel électrique contenant des produits organiques chlorés. Les dioxines peuvent également résulter de causes naturelles, comme les feux de forêt et les éruptions volcaniques.Note de bas de page 3 Note de bas de page 7
SPFA
Les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) sont utilisées comme agents antitaches, antiadhésifs et imperméabilisants ainsi que pour leur résistance aux flammes.Note de bas de page 3 Note de bas de page 8
Au Canada, le gouvernement fédéral a adopté un règlement interdisant la fabrication, l’utilisation, la vente et l’importation de certaines SPFA, telles que le PFOS, l’acide perfluorooctanoïque (PFOA) et les acides perfluorocarboxyliques (APFC) à longues chaînes, ainsi que des produits qui en contiennent.
Facteurs qui interviennent sur le degré de contamination des poissons
Mercure
Le mercure se concentre dans le poisson, les crustacés et d’autres organismes comestibles d’eau douce sous une forme potentiellement nocive pour l’être humain. La contamination des poissons varie en fonction de l’espèce, de l’âge et du lieu de capture. Les espèces piscivores, c’est-à-dire celles qui se nourrissent d’autres poissons, tels que l’achigan, le brochet, le doré et le maskinongé, sont les plus contaminées. À l’intérieur d’une même espèce, les gros spécimens contiennent généralement une plus grande concentration de mercure que les petits.Note de bas de page 3
BPC, PBDE et dioxines et furanes
Les biphényles polychlorés (BPC), les polybromodiphényléther (PBDE) et les dioxines et furanes s’acheminent presque toujours vers les plans d’eau, où ils s’associent en grande partie à des particules fines, qui demeurent en suspension ou se déposent au fond. Ils passent ensuite dans les organismes aquatiques par leur consommation d’eau ou de nourriture contaminées et s’accumulent dans leurs graisses.
Les concentrations de ces substances dans les poissons dépendent de leur régime alimentaire et de la teneur en gras de leurs tissus. Les poissons à chair maigre, tels que le doré jaune, le grand brochet ou la perchaude, concentrent ces substances principalement dans leur foie ou leur tissu adipeux alors que le meunier noir analysé entier avec ses viscères contient plus de gras et présente des concentrations plus élevées que celles des poissons à chair maigre. En règle générale, les viscères, les graisses et la peau sont les endroits où s’accumulent ces contaminants.Note de bas de page 3
SPFA
D’une manière générale, les SPFA sont extrêmement persistantes dans l’environnement, car les groupes fluorocarbures (essentiellement le -CF2-) sont très stables et résistent à la biodégradation, à l’hydrolyse, à la photolyse et à la thermolyse. Les SPFA ont généralement des propriétés combinées d’oléophobie, d’hydrophobie et d’hydrophilie à différents endroits de leur structure chimique. Il est important de noter que, plutôt que de s’accumuler dans les lipides, comme les PBDE et les organochlorés, certaines de ces substances se lient de préférence à des protéines et se retrouvent donc dans des tissus riches en protéines, comme la chair, le foie et le sang. Pour le meunier noir entier, un homogénat de tous ces tissus est analysé, contrairement à l’analyse de la chair seulement.Note de bas de page 8
Mesures clés
Classes permettant de juger de l’état de la contamination de la chair des poissons :
Bon : toutes les concentrations mesurées dans la chair des poissons sont sous les valeurs de référence pour la consommation humaine ou ne les excèdent pas de plus de 10 % – non préoccupant.
Intermédiaire : les concentrations mesurées dans la chair des poissons sont près des valeurs de référence pour la consommation humaine, mais une espèce peut présenter localement des dépassements de plus de 10 % de ces valeurs – à surveiller.
Mauvais : plusieurs espèces présentent des concentrations dans la chair de plus de 10 % au-dessus des valeurs de référence pour la consommation humaine ou une seule espèce présente des concentrations au-dessus de ces valeurs à l’échelle de tout le corridor fluvial – préoccupant.
État et tendances
Mercure
Pour la période 2019-2024, les teneurs moyennes en mercure sont inférieures à la directive de Santé Canada de 0,5 mg/kgNote de bas de page 1 pour la mise en marché du doré jaune (à l’exception des prises sur la rive nord du lac Saint-Louis en 2019), de la perchaude et du meunier noir. Toutefois, le grand brochet présente une teneur moyenne en mercure supérieure à cette directive sur la rive nord du lac Saint-François en 2022 (0,59 mg/kg), sur la rive sud du lac Saint-Louis en 2024 (0,58 mg/kg) ainsi que sur la rive nord du lac Saint‑Pierre en 2021 (0,69 mg/kg) et la rive sud du lac Saint-Pierre en 2019 (0,54 mg/kg) et 2021 (0,53 mg/kg), voir figure 2.
Une tendance à la hausse des teneurs en mercure
En comparant les teneurs moyennes en mercure mesurées au cours de la période 2019-2024 avec celles de la période 2014-2016 chez le doré jaune (425 mm), le grand brochet (600 mm), la perchaude (215 mm) et le meunier noir (425 mm), les tendances décelées sont les suivantes :
- Lac Saint-François : sur la rive sud en 2022, le doré jaune (0,31 mg/kg) présentait une augmentation significative de 41 % des teneurs moyennes en mercure. Sur la rive nord en 2022, la perchaude (0,31 mg/kg) et le meunier noir entier (0,26 mg/kg) montraient respectivement une augmentation significative de 24 % et 86 % des teneurs moyennes en mercure par rapport à 2014.
- Lac Saint-Louis : sur la rive sud en 2024, le grand brochet (0,58 mg/kg) et la perchaude (0,30 mg/kg) présentaient respectivement une diminution significative de 28 % et 25 % des teneurs en mercure par rapport à 2016.
- Lac Saint-Pierre : sur la rive sud en 2021, le doré jaune (0,50 mg/kg), le grand brochet (0,53 mg/kg), la perchaude (0,23 mg/kg) et le meunier noir entier (0,21 mg/kg) montraient respectivement une augmentation significative de 35 %, 56 %, 21 % et 62 % des teneurs en mercure par rapport à 2016. Sur la rive nord en 2021, le doré jaune (0,47 mg/kg), le grand brochet (0,69 mg/kg), la perchaude (0,27 mg/kg) et le meunier noir entier (0,20 mg/kg) présentaient également une augmentation significative respective de 42 %, 57 %, 17 % et 54 % des teneurs en mercure par rapport à 2016.
Figure 2 : Concentrations de mercure mesurées dans différents poissons entre 2014 et 2024 pour plusieurs lacs et stations du fleuve Saint-Laurent
Description de la figure 2
Titre du graphique
- Concentrations de mercure mesurées dans différents poissons entre 2014 et 2024 pour plusieurs lacs et stations du fleuve Saint-Laurent.
Type de graphique
- Diagramme à barres verticales comparatives.
- Plusieurs groupes de barres représentant différentes stations de mesure et années.
Axe vertical
- Indique la concentration de mercure en milligrammes par kilogramme (mg/kg).
- Échelle graduée de 0 à 1,0 mg/kg.
- Une ligne horizontale pointillée noire marque la norme pour la consommation humaine : 0,5 mg/kg.
Axe horizontal
- Regroupe les stations par lac :
- Lac Saint‑François – rive sud (stations 1 et 2)
- Lac Saint‑François – rive nord (station 3)
- Lac Saint‑Louis – rive sud (stations 5 et 6)
- Lac Saint‑Louis – rive nord (station 7)
- Lac Saint‑Pierre – rive nord (stations 13 et 14)
- Lac Saint‑Pierre – rive sud (stations 15 et 16)
- Sous chaque station : les années d’échantillonnage (p. ex. 2014, 2016, 2019, 2021, 2022, 2024 selon le site).
Espèces représentées (légende)
- Doré jaune : barre bleue.
- Grand brochet : barre gris foncé.
- Perchaude : barre rouge avec contour.
- Meunier noir entier : barre orange.
- Norme de consommation humaine (0,5 mg/kg) : ligne pointillée noire.
Principales observations visuelles
- Le grand brochet (barres gris foncé) présente les concentrations de mercure les plus élevées dans pratiquement toutes les stations et années.
- Plusieurs valeurs dépassent la norme de 0,5 mg/kg, notamment :
- Lac Saint‑François rive nord (2014 et 2022)
- Lac Saint‑Louis rive sud (2016)
- Lac Saint‑Pierre rive nord (2019 et 2021)
- Plusieurs valeurs dépassent la norme de 0,5 mg/kg, notamment :
- Le doré jaune (barres bleues) présente des concentrations modérées, parfois proches de la norme dans certains sites.
- Exemples où les valeurs se rapprochent ou dépassent légèrement la norme :
- Lac Saint‑Louis rive nord (2019)
- Exemples où les valeurs se rapprochent ou dépassent légèrement la norme :
- La perchaude (barres rouges) montre des concentrations faibles à modérées, toujours en dessous de la norme.
- Le meunier noir entier (barres orange) affiche globalement les plus faibles concentrations, systématiquement sous la norme.
- Les valeurs varient sensiblement d’un lac à l’autre et d’une année à l’autre.
Tendances générales
- Les concentrations les plus élevées pour plusieurs espèces se trouvent :
- Au Lac Saint‑François, particulièrement rive nord (station 3).
- Au Lac Saint‑Pierre, notamment rive nord (stations 13 et 14).
- Les espèces prédatrices (p. ex. grand brochet, doré jaune) présentent des niveaux de mercure plus élevés que les espèces de bas niveau trophique (perchaude, meunier noir).
Biphényles polychlorés (BPC)
Les teneurs moyennes de BPC mesurées dans la chair des poissons entre 2019 et 2024 sont toutes inférieures à la norme de l’Union européenneNote de bas de page 9 de 125 µg/kg. De plus, chez le meunier noir entier, les teneurs moyennes en BPC sont toutes inférieures au critère de protection de la faune terrestre piscivore du MELCCFPNote de bas de page 2 de 160 µg/kg, à l’exception de la rive nord du lac Saint-Pierre en 2021 qui excède légèrement le critère (figure 3).
Les teneurs moyennes en BPC dans la chair des poissons montrent peu de différences entre les secteurs étudiés, à l’exception du doré jaune sur les rives nord (60 µg/kg) et sud (93 µg/kg) du lac Saint-François en 2022 et du meunier noir entier sur la rive nord (176 µg/kg) du lac Saint-Pierre en 2021 (figure 3).
Les teneurs moyennes en BPC mesurées au cours de la période 2019-2024 demeurent relativement comparables à celles de la période 2014-2016, à l’exception des teneurs moyennes du doré jaune capturé sur la rive sud du lac Saint-François en 2022 (93 µg/kg) comparativement à 2014 (49 µg/kg).
Figure 3 : Concentrations de BPC mesurées dans différentes espèces de poissons entre 2014 et 2024 pour plusieurs stations des lacs Saint‑François, Saint‑Louis et Saint‑Pierre
Description de la figure 3
Type de graphique
- Diagramme à barres verticales comparatives.
- Groupements de barres pour diverses stations et années d’échantillonnage.
Axe vertical
- Mesure la concentration de BPC en microgrammes par kilogramme (µg/kg).
- Échelle graduée de 0 à 250 µg/kg.
- Deux repères horizontaux :
- Ligne noire pleine : Norme de l’Union européenne – 125 µg/kg.
- Ligne noire pointillée : Critère de protection de la faune terrestre piscivore – 160 µg/kg.
Axe horizontal
- Indique les stations regroupées par lac :
- Lac Saint‑François – rive sud (stations 1 et 2)
- Lac Saint‑François – rive nord (station 3)
- Lac Saint‑Louis – rive sud (stations 5 et 6)
- Lac Saint‑Louis – rive nord (station 7)
- Lac Saint‑Pierre – rive nord (stations 13 et 14)
- Lac Saint‑Pierre – rive sud (stations 15 et 16)
- Sous chaque station : années d’échantillonnage (2014, 2016, 2019, 2021, 2022, 2024 selon le site).
Espèces représentées
- Doré jaune : barre bleue.
- Perchaude : barre rouge avec contour.
- Grand brochet : barre gris foncé.
- Meunier noir entier : barre orange.
- Ligne de référence 125 µg/kg (norme européenne) : noir plein.
- Ligne de référence 160 µg/kg (critère protection faune) : noir pointillé.
Principales observations visuelles
- Le meunier noir entier (barres orange) présente les concentrations les plus élevées de BPC dans presque toutes les stations.
- Plusieurs valeurs dépassent le critère de protection de la faune (160 µg/kg), notamment :
- Lac Saint‑Pierre – rive nord (2016, 2019, 2021 : pics très élevés)
- Lac Saint‑François – rive sud (2014)
- De nombreuses valeurs dépassent aussi la norme européenne de 125 µg/kg.
- Plusieurs valeurs dépassent le critère de protection de la faune (160 µg/kg), notamment :
- Le doré jaune (barres bleues) montre des concentrations modérées, parfois proches du seuil de 125 µg/kg :
- Lac Saint‑François – rive sud (2014)
- Lac Saint‑François – rive nord (2014, 2022)
- Le grand brochet (barres gris foncé) affiche des valeurs faibles à modérées, toujours sous les critères de 125 et 160 µg/kg.
- La perchaude (barres rouges contournées) présente systématiquement les concentrations les plus faibles, largement sous les deux seuils réglementaires.
- Les valeurs varient fortement selon le lac, la station et l'année.
Tendances générales
- Les stations ayant les concentrations les plus élevées se trouvent :
- Au Lac Saint‑Pierre, particulièrement sur la rive nord (stations 13 et 14).
- Au Lac Saint‑François, surtout sur la rive sud lors de certaines années.
- Les espèces à bas niveau trophique comme le meunier noir montrent une bioaccumulation marquée pour les BPC dans plusieurs stations.
- Les espèces prédatrices comme le doré jaune et le grand brochet présentent des niveaux intermédiaires mais inférieurs à ceux observés pour le meunier noir.
Polybromodiphényléthers
Il n’existe pas de valeur de référence par rapport à la quantité de PBDE dans la chair des poissons jugée acceptable pour la consommation humaine. Durant la période 2019-2024, les teneurs moyennes relatives aux trois principaux groupes de substances que l’on détecte habituellement dans les poissons, soit les tétra‑BDE, les penta‑BDE et les hexa‑BDE, étaient toutes inférieures aux critères respectifs de 44 µg/kg, 3 µg/kg et 4 µg/kg.Note de bas de page 2 Note de bas de page 10
Les teneurs moyennes en PBDE totaux dans la chair des poissons montrent peu de différences entre les secteurs étudiés. Toutefois, dans le meunier noir entier sur les rives nord (20,8 µg/kg) et sud (11,2 µg/kg) du lac Saint-Pierre en 2021, elles sont relativement plus faibles qu’en 2016 (figure 4).
Les teneurs moyennes en PBDE totaux mesurées au cours de la période 2019-2024 montrent quant à elles une tendance à la baisse comparativement à la période 2014-2016, notamment chez le meunier noir entier sur la rive nord du lac Saint-Pierre en 2021 (20,8 µg/kg) comparativement à 2016 (27,7 µg/kg) et sur la rive sud du lac Saint-Pierre en 2021 (11,2 µg/kg) comparativement à 2016 (22 µg/kg).
Figure 4 : Concentrations de PBDE totaux mesurées dans différentes espèces de poissons entre 2014 et 2024 dans les lacs Saint‑François, Saint‑Louis et Saint‑Pierre
Description de la figure 4
Type de graphique
- Diagramme à barres verticales.
- Les barres sont regroupées par station de suivi, chacune incluant plusieurs années d’échantillonnage.
Axe vertical
- Indique la concentration de PBDE totaux en microgrammes par kilogramme (µg/kg).
- Échelle graduée de 0 à 40 µg/kg.
Axe horizontal
- Regroupe les stations par lac :
- Lac Saint‑François – rive sud (stations 1 et 2)
- Lac Saint‑François – rive nord (station 3)
- Lac Saint‑Louis – rive sud (stations 5 et 6)
- Lac Saint‑Louis – rive nord (station 7)
- Lac Saint‑Pierre – rive nord (stations 13 et 14)
- Lac Saint‑Pierre – rive sud (stations 15 et 16)
- Pour chaque station, les années d’échantillonnage apparaissent sous les barres (2014, 2016, 2019, 2021, 2022, 2024 selon le site).
Espèces représentées (légende)
- Doré jaune : barre bleue.
- Grand brochet : barre gris foncé.
- Perchaude : barre rouge avec contour.
- Meunier noir entier : barre orange.
Principales observations visuelles
- Le meunier noir entier (barres orange) présente systématiquement les concentrations de PBDE les plus élevées, particulièrement dans :
- Le Lac Saint‑Pierre – rive nord (2016, 2019, 2021), avec des valeurs dépassant fréquemment 20 µg/kg et atteignant environ 30 µg/kg en 2016.
- Le Lac Saint‑Pierre – rive sud (2016, 2019, 2021), avec des valeurs variant de 10 à environ 20 µg/kg.
- Le Lac Saint‑François – rive nord (2014), où une valeur élevée avoisine 8 µg/kg.
- Le doré jaune (barres bleues) montre des concentrations généralement faibles, souvent entre 1 et 4 µg/kg selon les stations.
- Le grand brochet (barres gris foncé) présente des concentrations faibles à modérées, généralement inférieures à 5 µg/kg.
- La perchaude (barres rouges contournées) affiche les concentrations les plus faibles, souvent proches de 0 à 1 µg/kg, et toujours très inférieures aux niveaux observés chez le meunier noir.
- Les concentrations varient fortement selon le lac, la station et l’année, avec un contraste marqué entre le meunier noir et les autres espèces.
Tendances générales
- Les concentrations les plus élevées de PBDE sont observées au Lac Saint‑Pierre, particulièrement dans les stations de la rive nord (stations 13 et 14).
- Le meunier noir — espèce benthique — montre une accumulation beaucoup plus élevée que les espèces prédatrices (doré jaune, grand brochet).
- Les espèces prédatrices présentent des concentrations faibles à modérées, bien inférieures à celles observées pour le meunier noir.
- La perchaude demeure l’espèce ayant les concentrations les plus basses, tous sites confondus.
Dioxines et furanes
Durant la période 2019-2024, les teneurs moyennes en dioxines et furanes dans la chair des poissons, exprimées en équivalents toxiques à la 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-p-dioxine (TCDD), sont demeurées inférieures à la norme de l’Union européenne de 3,5 ng/kgNote de bas de page 9 chez toutes les espèces, quels que soient les secteurs. Elles variaient de 0 à 0,044 ng/kg, à l’exception d’une valeur moyenne dans la chair des dorés jaunes prélevés sur la rive nord (0,28 ng/kg) du lac Saint‑François (figure 5).
Dans les meuniers noirs entiers, durant la période 2019-2024, les teneurs moyennes en équivalents toxiques à la 2,3,7,8‑TCDD étaient toutes inférieures au critère de 0,66 ng/kgNote de bas de page 2 pour la protection de la faune terrestre piscivore, à l’exception de ceux de la rive nord (0,716 ng/kg) du lac Saint-Pierre en 2021. Les valeurs les plus élevées ont été mesurées dans les meuniers noirs entiers sur la rive nord (0,525 ng/kg et 0,716 ng/kg) du lac Saint‑Pierre en 2019 et 2021 et sur les rives nord (0,5 ng/kg) et sud (0,4 ng/kg) du lac Saint-François en 2022 (figure 5).
Figure 5 : Équivalents toxiques à la 2,3,7,8‑TCDD (EQT) mesurés dans différentes espèces de poissons entre 2014 et 2024 dans les lacs Saint‑François, Saint‑Louis et Saint‑Pierre
Description de la figure 5
Type de graphique
- Diagramme à barres verticales comparatives.
- Plusieurs groupes de barres correspondant à diverses stations de suivi et années d’échantillonnage.
Axe vertical (ordonnée)
- Indique les équivalents toxiques de dioxines en nanogrammes par kilogramme (ng/kg).
- Échelle graduée de 0 à 4,0 ng/kg.
Axe horizontal (abscisse)
- Regroupe les stations de suivi par lac :
- Lac Saint‑François – rive sud (stations 1 et 2)
- Lac Saint‑François – rive nord (station 3)
- Lac Saint‑Louis – rive sud (stations 5 et 6)
- Lac Saint‑Louis – rive nord (station 7)
- Lac Saint‑Pierre – rive nord (stations 13 et 14)
- Lac Saint‑Pierre – rive sud (stations 15 et 16)
- Sous chaque station figurent les années d’échantillonnage (2014, 2016, 2019, 2021, 2022, 2024 selon le site).
Éléments de la légende
- Doré jaune : barre bleue.
- Grand brochet : barre gris foncé.
- Perchaude : barre rouge contour.
- Meunier noir entier : barre orange.
- Ligne noire pleine : Norme de l’Union européenne – 3,5 ng/kg.
- Ligne noire pointillée : Critère de protection de la faune terrestre piscivore – 0,66 ng/kg EQT.
Principales observations visuelles
- Le meunier noir entier (barres orange) affiche les concentrations d’EQT les plus élevées dans la plupart des stations.
- Plusieurs valeurs dépassent le critère de protection de la faune (0,66 ng/kg EQT), notamment :
- Lac Saint‑Pierre – rive nord (stations 13 et 14) en 2016, 2019 et 2021.
- Lac Saint‑Pierre – rive sud (stations 15 et 16) en 2016 et 2019.
- Lac Saint‑François – rive nord (2014).
- Certaines valeurs sont proches ou légèrement supérieures à 1 ng/kg.
- Plusieurs valeurs dépassent le critère de protection de la faune (0,66 ng/kg EQT), notamment :
- Le doré jaune (barres bleues) présente des concentrations faibles, variant généralement entre 0 et 0,5 ng/kg selon les stations et années.
- Le grand brochet (barres gris foncé) montre des valeurs très faibles, inférieures à 0,2 ng/kg dans toutes les stations.
- La perchaude (barres rouges) affiche systématiquement les concentrations les plus faibles, souvent proches de zéro.
- Aucune espèce ne dépasse la norme européenne (3,5 ng/kg).
Tendances générales
- Les concentrations les plus élevées sont observées dans les stations du Lac Saint‑Pierre, particulièrement sur la rive nord.
- L’espèce montrant la plus grande accumulation est le meunier noir — une espèce benthique.
- Les espèces prédatrices (doré jaune et grand brochet) présentent des concentrations faibles à très faibles.
- La perchaude demeure constamment l’espèce la moins contaminée.
SPFA
Parmi les 37 SPFA analysées dans les poissons, seulement quatre ont été détectées fréquemment. Le sulfonate de perfluorooctane (PFOS) représentait à lui seul en moyenne 85 % des teneurs totales en SPFA. Les trois autres principales SPFA détectées étaient le sulfonate de perfluorodécane (PFDS), l’acide perfluorodécanoïque (PFDA) et l’acide perfluoroundécanoïque (PFUnDA) (voir la figure 6). Actuellement, des critères existent seulement pour le PFOS. Or, au Canada, il n’y a pas encore de directive concernant la consommation humaine des poissons, et les normes de l’Union européenneNote de bas de page 9 sont variables selon les espèces et s’appliquent difficilement à celles du Québec. Des recommandations ont cependant été émises à titre préventif pour les femmes qui planifient une grossesse, les femmes enceintes et celles qui allaitent, soit de réduire de moitié le nombre de repas par mois composés de poissons du fleuve Saint-Laurent en eau douce.Note de bas de page 3
Durant la période de 2019 à 2024, exception faite de trois valeurs dans la chair des poissons du lac Saint-Pierre, 89 % des teneurs moyennes en PFOS excèdent le critère relatif à la protection de la faune terrestre piscivore pour les mammifères de 4,6 µg/kg du MELCCFP.Note de bas de page 2 Dans la chair des dorés jaunes, des grands brochets et des perchaudes, l’amplitude des dépassements varie de 1,1 à 2,8 fois le critère alors que dans les meuniers noirs entiers, l’amplitude varie de 6 à 10 fois. Quant au critère de 8,2 µg/kg pour la protection de la faune aviaire, il est dépassé dans la chair des dorés jaunes, des grands brochets et des perchaudes à neuf reprises (33,3 %), au lac Saint-François et au lac Saint-Louis. Pour le meunier noir entier, 100 % des teneurs excèdent le critère de 8,2 µg/kg; toutefois, aucun meunier noir n’a été capturé au lac Saint-Louis.
Dans la chair des poissons, les teneurs moyennes oscillent de 5,2 à 13 µg/kg pour le doré jaune, de 3,5 µg/kg à 7,3 µg/kg pour le grand brochet et de 1,4 µg/kg à 12,8 µg/kg pour la perchaude. La teneur la plus faible a été mesurée dans les perchaudes sur la rive nord du lac Saint-Pierre en 2021. En ce qui concerne le meunier noir entier, les teneurs varient de 28 µg/kg à 47,6 µg/kg, les valeurs les plus élevées ayant été obtenues sur la rive sud du lac Saint-Pierre en 2019 (46,6 µg/kg) et en 2021 (47,6 µg/kg). Viennent ensuite la rive nord du lac Saint-Pierre en 2019 (37 µg/kg) et 2021 (31 µg/kg) ainsi que la rive sud (30 µg/kg) et la rive nord (28 µg/kg) du lac Saint-François en 2022.
Figure 6 : Concentrations de SPFA (PFOS, PFDS, PFDA, PFUnDA) mesurées dans diverses espèces de poissons pour plusieurs stations des lacs Saint‑François, Saint‑Louis et Saint‑Pierre, entre 2019 et 2024
Description de la figure 6
Type de graphique
- Diagramme à barres verticales empilées.
- Chaque barre représente une espèce de poisson échantillonnée pour une année et une station précises.
- Les segments de couleur correspondent aux différents SPFA.
Axe vertical
- Indique la concentration totale de SPFA en microgrammes par kilogramme (µg/kg).
- L’échelle varie de 0 à 60 µg/kg.
Axe horizontal
- Stations regroupées par lac :
- Lac Saint‑François – rive sud (stations 1 et 2)
- Lac Saint‑François – rive nord (station 3)
- Lac Saint‑Louis – rive sud (stations 5 et 6)
- Lac Saint‑Louis – rive nord (station 7)
- Lac Saint‑Pierre – rive nord (stations 13 et 14)
- Lac Saint‑Pierre – rive sud (stations 15 et 16)
- Sous chaque station figurent les années d’échantillonnage (2014, 2016, 2019, 2021, 2022, 2024 selon le site).
- Pour chaque année, les codes d’espèces (D, B, P, M) sont indiqués :
- D : doré jaune
- B : grand brochet
- P : perchaude
- M : meunier noir
Éléments de la légende
- PFOS : bleu.
- PFDS : gris.
- PFDA : jaune.
- PFUnDA : orange.
- Ligne noire pointillée : Critère de protection de la faune terrestre piscivore – 8,2 µg/kg (faune aviaire).
- Ligne noire en tirets et points : Critère de protection de la faune terrestre piscivore – 4,6 µg/kg (mammifères).
Principales observations visuelles
- Le PFOS (bleu) domine largement les concentrations totales de SPFA dans toutes les stations et pour toutes les espèces.
- Plusieurs valeurs dépassent les critères de protection faunique, surtout dans :
- Lac Saint‑Pierre – stations 13 et 14 (rive nord) en 2019 et 2021, où les concentrations atteignent environ 50 µg/kg.
- Lac Saint‑Pierre – stations 15 et 16 (rive sud) en 2016, 2019 et 2021, avec des valeurs autour de 30 à 40 µg/kg.
- Lac Saint‑François – station 3 (rive nord) en 2014, où une valeur élevée approche 30 µg/kg.
- Plusieurs valeurs dépassent les critères de protection faunique, surtout dans :
- Le meunier noir (M) présente les concentrations les plus élevées de SPFA pour la majorité des stations et années.
- Les autres composés (PFDS, PFDA, PFUnDA) contribuent faiblement aux concentrations totales :
- PFDS (gris) et PFDA (jaune) apparaissent à de faibles niveaux.
- PFUnDA (orange) est présent à des concentrations modestes, mais contribue davantage dans certaines stations du lac Saint‑Pierre.
- Les espèces prédatrices (doré jaune et grand brochet) affichent des concentrations plus faibles que le meunier noir.
- La perchaude (P) présente les concentrations les plus faibles parmi les espèces analysées.
Tendances générales
- Les concentrations les plus élevées de SPFA sont observées dans :
- Le Lac Saint‑Pierre, particulièrement aux stations de la rive nord (stations 13 et 14).
- Certaines années du Lac Saint‑François, notamment station 3.
- Le PFOS est le contaminant prédominant dans l’ensemble des échantillons.
- Les concentrations dépassent fréquemment les critères de protection de la faune piscivore, surtout pour le meunier noir.
Perspectives
Une réglementation plus sévère et plusieurs programmes gouvernementaux ont permis de réduire considérablement les rejets de contaminants dans le système Saint-Laurent-Grands Lacs. Les données disponibles indiquent que les teneurs en substances toxiques permettent la consommation modérée ou occasionnelle de poissons du fleuve par les populations humaines, leur permettant ainsi de retirer les bénéfices pour la santé qui y sont associés.
Programme Suivi de l’état du Saint-Laurent
Environnement et Changement climatique Canada, Pêches et Océans Canada, Parcs Canada et le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec – et Stratégies Saint-Laurent, un organisme non gouvernemental actif auprès des collectivités riveraines, mettent en commun leur expertise et leurs efforts pour rendre compte à la population de l’état et de l’évolution à long terme du Saint-Laurent.
Pour obtenir plus d’information sur le programme Suivi de l’état du Saint-Laurent, veuillez consulter notre site Internet : https://www.planstlaurent.qc.ca/developper-lesconnaissances/suivi-de-letat-du-saint-laurent
